Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 1 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes DUMONT et AESCHLIMANN, MM. ALLIZARD, ANGLARS, BACCI et BELIN, Mmes BELLAMY, BELLUROT, BELRHITI et BORCHIO FONTIMP, M. BRISSON, Mme CANAYER, MM. DAUBRESSE et de NICOLAY, Mme DI FOLCO, M. GENET, Mmes GRUNY, IMBERT, JOSENDE et LASSARADE, MM. Daniel LAURENT et Henri LEROY, Mmes MALET, Marie MERCIER, MICOULEAU, MULLER-BRONN et NOËL, MM. PANUNZI et POINTEREAU, Mme PUISSAT, MM. RAPIN et SOMON, Mme VENTALON, MM. Paul VIDAL, Jean Pierre VOGEL et FAVREAU, Mme Frédérique GERBAUD et M. GREMILLET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 BIS |
Après l’article 12 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après la troisième phrase du premier alinéa de l’article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Il en est de même des revenus tirés des fermes-auberges, des gîtes à la ferme, des chambres d’hôtes à la ferme, des tables d’hôtes à la ferme, des campings à la ferme, de l’accueil des enfants dans le cadre scolaire ou de loisirs dans les fermes pédagogiques, permettant à un ou plusieurs exploitants agricoles de faire découvrir les métiers du monde agricole, ses productions ainsi que plus généralement le mode de vie rural. »
Objet
Le présent amendement propose de réputer agricoles les activités de l’agrotourisme.
A ce jour, les activités d’accueil touristiques proposées par les agriculteurs ne relèvent pas de la fiscalité agricole, mais de la fiscalité commerciale, à l’exception des prestations équestres désormais agricoles.
Elles sont pourtant aujourd’hui clairement reconnues comme des leviers pédagogiques pour favoriser le « manger mieux » et le « manger local ».
L’agrotourisme étant considéré comme une activité économique, les exploitants doivent s’acquitter des impôts et taxes correspondantes, même si certaines spécificités et exonérations peuvent s’appliquer selon la nature des activités agrotouristiques et les recettes fiscales commerciales générées.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 2 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. Daniel LAURENT, Mmes IMBERT, BELRHITI et BELLUROT, MM. Jean-Baptiste BLANC et BOUCHET, Mme BOURCIER, MM. BRAULT, BRUYEN, BUIS, BURGOA et CABANEL, Mmes Maryse CARRÈRE et CHAIN-LARCHÉ, MM. CHATILLON, CHEVALIER, CUYPERS et DUFFOURG, Mmes DUMONT, DUMAS et DURANTON, M. FIALAIRE, Mme GARNIER, MM. GENET et GILLÉ, Mme GOSSELIN, M. GREMILLET, Mme GRUNY, M. HOUPERT, Mme JOSENDE, MM. KAROUTCHI et KLINGER, Mme LASSARADE, MM. LEFÈVRE, LEMOYNE, Henri LEROY et LONGEOT, Mmes MALET, Pauline MARTIN, Marie MERCIER et MICOULEAU, M. MILON, Mme MULLER-BRONN, M. NOUGEIN, Mme PAOLI-GAGIN, M. PANUNZI, Mme PERROT, MM. POINTEREAU et RAPIN, Mme RENAUD-GARABEDIAN, M. ROJOUAN, Mme ROMAGNY, M. RUELLE, Mme RICHER, M. SAURY, Mmes SCHILLINGER, SOLLOGOUB et VENTALON et M. Cédric VIAL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 13 |
Après l’article 13
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 251-20 du code rural et de la pêche maritime est complété par un paragraphe ainsi rédigé :
« ... – Est puni d’une contravention de cinquième classe le fait de ne pas respecter le premier alinéa de l’article L. 251- 10 du présent code pour les parcelles plantées en vignes. »
Objet
Depuis plusieurs années, on observe une multiplication des parcelles de vignes abandonnées sur l’ensemble du vignoble français. Celles-ci deviennent des foyers potentiels du vecteur de la flavescence dorée, maladie de dépérissement de la vigne soumis à une obligation de lutte en application des articles L 250-1 à 9 et L 251-3 à 11 du code rural et de la pêche maritime.
Cette situation, en nette aggravation du fait de la crise multifactorielle que subit aujourd’hui la viticulture française contribue à la forte déprise agricole et affaiblit très sérieusement la stratégie de lutte contre la cicadelle. Cet insecte est vecteur de la flavescence dorée qui se développe de manière logarithmique et pour laquelle il n’existe aucun remède. Les parcelles abandonnées constituent ainsi des réservoirs d’agents pathogènes et nécessitent alors de traiter très régulièrement les parcelles voisines situées dans les zones soumises à lutte obligatoire afin de prévenir leur contamination.
L’augmentation de l’usage de produits insecticides que cela entraîne va totalement à l’encontre de la stratégie globale de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires et de la préservation de la biodiversité.
Les solutions définitives au problème des vignes non cultivées passent par leur arrachage dans le cadre de sanctions pénales prévues à l’article L 251-20 du code rural et de la pêche maritime. Les procédures d’arrachage administratif ou par voie judiciaire sont donc très longues à mettre en œuvre, coûteuses pour l’Etat et peu efficaces. Elles ne répondent pas à l’enjeu majeur que fait peser la multiplication des parcelles de vignes non cultivées, dans le contexte actuel de crise viticole et déprise du vignoble. En Gironde par exemple, on estime les surfaces concernées à plus de 2000 ha. alors que les arrachages administratifs représentent dans le meilleur des cas 2 à 3 ha. par an.
Afin de rendre la stratégie de lutte contre la flavescence dorée plus efficace et de réduire son impact sur l’environnement, il est nécessaire de dissuader les propriétaires de conserver ces parcelles en l’état.
La réforme de l’article Article L251-20 du Code rural et de la Pêche Maritime, au cœur de cette proposition de loi, propose d’instaurer un dispositif de sanction contraventionnelle pour non-respect de la stratégie de lutte contre la flavescence dorée qui interviendrait au titre des mesures d’exécution des arrêtés, à l’issue d’une mise en demeure restée sans effet d’arracher ces parcelles, leur traitement contre le vecteur de la maladie n’étant plus possible du fait de leur état de friches arbustives.
La nouvelle sanction proposée serait la mieux adaptée à la grande diversité des situations juridiques rencontrées chez les propriétaires de parcelles de vignes non cultivées (indivision, succession, procédure collective, propriétaire retraité n’ayant plus de fermier, etc. ... ). Elle favoriserait la mise en place d’une gradation de la sanction avant de recourir in fine à la procédure délictuelle prévue par les textes : le non-respect de la lutte obligatoire contre la flavescence dorée est aujourd’hui passible d’une amende de 150 000 € en vertu de l’article L 251-20 II du code rural et de la pêche maritime. La mise en oeuvre d’une contravention de 5ème classe serait applicable à chaque parcelle de vigne non cultivée. Son application serait laissée à l’appréciation des services de contrôle.
Tel est l’objet de cet amendement travaillé avec la Confédération Nationale des producteurs de vins et eaux de vie de vin à Appellations d'Origine Contrôlées (CNAOC)
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 3 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Jean-Michel ARNAUD, DUPLOMB, MENONVILLE et DARNAUD, Mme CUKIERMAN, MM. Alain MARC, ROUX, SAUTAREL et Jean-Baptiste BLANC, Mme Olivia RICHARD, MM. PARIGI et LEVI, Mmes VERMEILLET, VÉRIEN et SOLLOGOUB, MM. FOLLIOT, PILLEFER et PERNOT, Mmes SAINT-PÉ et PERROT, MM. ROJOUAN et CANÉVET, Mme ROMAGNY, MM. Cédric VIAL et GREMILLET, Mme Frédérique GERBAUD, MM. GENET et SOMON, Mmes DEVÉSA, ANTOINE, BILLON et de LA PROVÔTÉ, M. ANGLARS, Mme GUIDEZ, M. MAUREY, Mme HOUSSEAU, M. HAYE, Mme VENTALON, M. SAURY, Mmes JOSENDE et Marie MERCIER, MM. RIETMANN, PERRIN, JOYANDET, MEIGNEN et REYNAUD, Mme Pauline MARTIN, MM. BURGOA et Jean Pierre VOGEL, Mmes PUISSAT et NOËL et M. BRISSON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 18 |
Après l’article 18
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Le titre Ier du livre II de la cinquième partie du code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :
1° La sous-section 2 de la section 8 du chapitre Ier est complétée par un article L. 5211-45-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 5211-45-1. – Au moins une fois par an, la commission départementale de coopération intercommunale se réunit pour évoquer l’organisation territoriale des compétences relatives à l’eau et à l’assainissement.
« La convocation adressée à ses membres par le représentant de l’État dans le département est accompagnée d’un rapport sur l’exercice des compétences relatives à l’eau et à l’assainissement à l’échelle du département, présentant notamment les enjeux liés à la qualité et la quantité de la ressource ainsi qu’à la performance des services et l’efficacité des interconnexions.
« Au regard de ces enjeux, la commission apprécie la cohérence de l’exercice de ces mêmes compétences dans le département, eu égard aux contraintes géographiques, organisationnelles, techniques, administratives et financières propres au territoire concerné. Elle formule, le cas échéant, des propositions visant à renforcer la mutualisation desdites compétences à l’échelle du département. » ;
2° L’article L. 5214-16 est ainsi modifié :
a) Le I est ainsi modifié :
- Les 6° et 7° sont ainsi rédigés :
« 6° Assainissement des eaux usées, lorsque l’ensemble des communes lui ont transféré cette compétence à la date de promulgation de la loi n° …du…d’orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture ;
« 7° Eau, lorsque l’ensemble des communes lui ont transféré cette compétence à la date de promulgation de la loi n° du d’orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture » ;
- Les treizième à dix-septième alinéas sont remplacés par trois alinéas ainsi rédigés :
« La communauté de communes peut déléguer, par convention, tout ou partie des compétences mentionnées aux 6° et 7° du présent I ainsi que la compétence relative à la gestion des eaux pluviales urbaines définie à l’article L. 2226-1 à l’une de ses communes membres ou au profit d’un syndicat mentionné à l’article L. 5212-1 et inclus en totalité dans le périmètre de la communauté de communes. Par dérogation à l’article L. 5214-21, le syndicat délégataire est administré dans les conditions prévues à l’article L. 5211-7. Lorsqu’une commune demande à bénéficier d’une délégation, l’organe délibérant de la communauté de communes statue sur cette demande dans un délai de deux mois.
« Les compétences déléguées en application du treizième alinéa du présent I sont exercées au nom et pour le compte de la communauté de communes délégante.
« La convention conclue entre les parties et approuvée par leurs assemblées délibérantes précise la durée de la délégation et ses modalités d’exécution. Elle détermine notamment les conditions tarifaires des services d’eau et d’assainissement des eaux usées sur le territoire de la communauté de communes. Les autres modalités de cette convention sont définies par décret en Conseil d’État. » ;
b) Le II est ainsi modifié :
- Les 6° et 7° sont ainsi rétablis :
« 6° Assainissement des eaux usées, dans les conditions prévues à l’article L. 2224-8 du présent code ;
« 7° Eau ; »
- Après le 7°, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :
« La communauté de communes peut déléguer, par convention, tout ou partie des compétences mentionnées aux 6° et 7° du présent II ainsi que la compétence relative à la gestion des eaux pluviales urbaines définie à l’article L. 2226-1 à l’une de ses communes membres ou au profit d’un syndicat mentionné à l’article L. 5212-1 et inclus en totalité dans le périmètre de la communauté de communes. Par dérogation à l’article L. 5214-21, le syndicat délégataire est administré dans les conditions prévues à l’article L. 5211-7. Lorsqu’une commune demande à bénéficier d’une délégation, l’organe délibérant de la communauté de communes statue sur cette demande dans un délai de deux mois.
« Les compétences déléguées en application du douzième alinéa du présent II sont exercées au nom et pour le compte de la communauté de communes délégante.
« La convention conclue entre les parties et approuvée par leurs assemblées délibérantes précise la durée de la délégation et ses modalités d’exécution. Elle détermine notamment les conditions tarifaires des services d’eau et d’assainissement des eaux usées sur le territoire de la communauté de communes. Les autres modalités de cette convention sont définies par décret en Conseil d’État. »
II. – L’article 1er de la loi n° 2018-702 du 3 août 2018 relative à la mise en œuvre du transfert des compétences eau et assainissement aux communautés de communes est abrogé.
III. – Les II, IV et V de l’article 14 de la loi n° 2019-1461 du 27 décembre 2019 relative à l’engagement dans la vie locale et à la proximité de l’action publique sont abrogés.
IV. – Les III et IV de l’article 30 de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale sont abrogés.
Objet
Le présent amendement entend mettre un terme à l’obligation de transfert des compétences « eau » et « assainissement » des communes vers les communautés de communes, qui devait intervenir au 1er janvier 2026.L’amendement reprend le dispositif voté par le Sénat lors de l’adoption, le 17 octobre 2024, de la proposition de loi visant à assouplir la gestion des compétences « eau » et « assainissement ».
Le dispositif proposé permettrait ainsi à toutes les communes membres d’une communauté de communes qui n’ont pas encore transféré les compétences à l’intercommunalité d’en conserver l’exercice. Ces communes pourront ainsi librement confier, en tout ou partie, les compétences « eau » et « assainissement » à un syndicat ou à leur communauté de communes (transfert facultatif), ou continuer à les exercer seules. S’agissant des transferts de compétences déjà effectués, aucun « retour en arrière » ne serait possible. Concrètement, les communes qui n’ont pas fait usage de la « minorité de blocage » permettant de reporter le transfert des compétences au 1er janvier 2026 ne pourront pas obtenir la restitution des compétences.
Il convient de préciser que les communes qui, alors qu’elles ont fait le choix de repousser le transfert des compétences « eau » et « assainissement » au 1er janvier 2026, ont engagé ou ont été associées à des études visant à préparer ce transfert, ne seraient pas considérées comme ayant transféré ces compétences à leur communauté de communes, et donc conserveraient leur liberté.
En somme, cet amendement permettrait aux communes qui exercent encore les compétences « eau » et « assainissement » au moment de l’entrée en vigueur de la loi de conserver leur entière liberté de gestion en la matière. Parallèlement, les transferts déjà réalisés ne seraient pas remis en cause.
Enfin, l’amendement tend à organiser, dans le cadre de la commission départementale de coopération intercommunale (CDCI), un dialogue sur l’organisation de l’exercice des compétences « eau » et « assainissement ». Chaque année, la CDCI se réunirait avec un ordre du jour dédié à cette question. En tenant compte de l’ensemble de spécificités du territoire, elle pourrait formuler des propositions visant à renforcer la mutualisation de l’exercice de ces compétences à l’échelle du département.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 4 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CAMBIER, Mme ROMAGNY, M. LONGEOT, Mme JACQUEMET, M. DAUBRESSE, Mme PERROT, MM. SOMON et CHEVALIER, Mme GACQUERRE, M. DARNAUD, Mmes BILLON, DOINEAU, HERZOG, JOSEPH, ANTOINE et JOUVE, M. Jean-Baptiste BLANC, Mme de LA PROVÔTÉ et MM. GROSVALET et GREMILLET ARTICLE 14 |
Après l’alinéa 14
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
« IV. – Les haies implantées le long des voies publiques et des chemins ruraux ont des sujétions particulières concernant la liberté et la sécurité de la circulation.
« Les travaux de taille ou d’élagage de ces haies entrepris pour assurer la sûreté et la commodité de la circulation, constituent des travaux d’intérêt public majeur qui visent à garantir la sécurité publique. La mise en œuvre de ces dispositions se fait librement et ne requiert aucune autorisation ou déclaration préalable.
« Afin de prévenir les risques d’érosion, pour tout projet de destruction d’une haie implantée aux limites des voies publiques ou des chemins ruraux constituées d’un talus ou dénivelé, l’avis favorable de l’autorité gestionnaire de la voie doit être joint au dossier.
Objet
On observe que les destructions des haies situées sur les talus provoquent des érosions des sols qui occasionnent l’obstruction des fossés des voiries ou qui peuvent gêner la circulation . Ces destructions ont des conséquences financières pour les budgets des collectivités territoriales qui sont amenées à prévoir des travaux de réfection et de curage des fossés pour assurer l’écoulement des eaux. Le Conseil d’État a jugé que le talus était une dépendance de l’ouvrage public utile à la conservation du chemin rural (CE n°71122), mais ces destructions de haies se poursuivent sans consulter les collectivités territoriales.
Compte tenu des conséquences budgétaires pour les collectivités concernées par ces suppressions de haies il serait nécessaire d'apporter des précisions dans la loi pour que ces collectivités ne soient plus mises devant le fait accompli.
D’autre part les haies qui bordent les voiries (voies publiques et chemins ruraux) sont soumises à des dispositions spécifiques qui n’apparaissent pas clairement à l’article 14.
Les communes sont contestées lorsqu’elles veulent exiger la taille des haies en bordure des voiries. Les riverains se servent des prescriptions relatives aux bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE PAC) qui interdisent de tailler les haies une partie de l’année. Les communes sont également mises en cause si elles veulent effectuer ces travaux de taille.
En outre les entreprises d‘élagage subissent une pénalité économique, voient leur activité perturbée et décalée voire supprimée avec des conséquences sur l’emploi des personnels.
Il n’existe pas de dispositions législatives pour les haies des chemins ruraux et la réglementation en vigueur peut apparaître comme imprécise et contradictoire. Les communes ont des difficultés avec des riverains pour la mise en œuvre des dispositions de l’article D161-24 du code rural et de la pêche maritime qui prévoient que les haies qui bordent les chemins ruraux soient taillées pour ne pas compromettre la circulation. Ces riverains s’y soustraient en utilisant l’article D614-52 du même code qui fait interdiction de tailler les haies du 16 mars au 15 août de chaque année, période où la végétation avance sur les voies et chemins ruraux.
Il apparaît nécessaire de clarifier cette problématique par une disposition législative. La disposition proposée pour compléter l’article 14 vise à permettre la taille des haies sans cependant en imposer l’obligation aux communes lorsque celles ci n’y sont pas tenues.
Si les haies ont un rôle pour la biodiversité, elles sont impliquées par la mission de service public des voiries. Il est important que la liberté, la sûreté et la commodité de la circulation soient assurées et que les tailles ou élagages rendus nécessaires puissent avoir lieu pour la sécurité publique.
Il s’agit de préciser que des règles spécifiques s’appliquent aux haies qui bordent les voiries afin d’éviter les confusions et interprétations diverses.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 5 27 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 6 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme ROMAGNY, MM. CAMBIER, KHALIFÉ, LAUGIER, MÉDEVIELLE, LAMÉNIE, COURTIAL et Stéphane DEMILLY, Mmes SAINT-PÉ, JOSEPH et BOURCIER, MM. KERN et CHEVALIER, Mme VERMEILLET, M. WATTEBLED, Mme JACQUEMET, M. LEVI, Mme BILLON, MM. GENET et SOMON, Mme PAOLI-GAGIN et MM. ROCHETTE et LEMOYNE ARTICLE 1ER QUATER |
Après l'alinéa 3
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
...° La mention relative à l’origine des produits est inscrite de façon visible et lisible, en caractères d’une taille égale à celle de l’indication du prix, lorsque celui-ci est mentionné, sur les emballages de fruits et légumes frais et secs ;
Objet
Dans la cadre de l'objectif affiché, dès 2025, de porter au sein du Conseil de l’Union européenne une proposition de révision du règlement (UE) n° 1169/2011 dit « INCO » (Information du consommateur) concourant au renforcement de la souveraineté alimentaire de la France, cet amendement vise à rendre obligatoire l’application de la mention du pays d’origine en caractères de taille équivalente à celle du prix, lorsque celui-ci est mentionné, sur les emballages de fruits et légumes frais ou secs.
Le critère prix est un facteur déterminant d’achat chez les consommateurs, tout comme l’indication visible de la provenance des fruits et légumes.
Ainsi, l’affichage de la provenance des fruits et légumes vendus au détail est obligatoire en caractères d’une taille égale à celle du prix, aussi bien en grandes surfaces que sur les étals des marchés.
En revanche, s’agissant des fruits et légumes vendus emballés, aucune norme d’affichage, sur la taille des caractères pour la provenance, n’est exigée.
Le baromètre Interfel 2023 de confiance envers les fruits et légumes frais démontre que les Français sont sensibles à l’origine des produits : 63 % placent l’origine comme leur 2è critère d’achats.
La filière « tomate », par exemple, est confrontée à une réglementation largement insuffisante sur l’indication de l’origine, dont profitent largement les producteurs étrangers. Par exemple, s’agissant des tomates cerises, les concurrents à bas coût de main d’œuvre mettent en avant le prix de manière très visible via des « packagings » qui ne donnent pas au consommateur la possibilité de voir de manière certaine et en « un coup d’œil » l’origine des produits.
Il faut donner au consommateur une information claire et non faussée en affichant le prix et l’origine du fruit/légume de manière équivalente sur les emballages (comme c’est le cas pour la vente au détail).
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 7 rect. 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme PAOLI-GAGIN, MM. CHEVALIER et MALHURET, Mme BOURCIER, MM. BRAULT, CAPUS et CHASSEING, Mme Laure DARCOS, M. GRAND, Mme LERMYTTE et MM. Vincent LOUAULT, Alain MARC, MÉDEVIELLE, ROCHETTE, Louis VOGEL, VERZELEN et WATTEBLED ARTICLE 12 (SUPPRESSION MAINTENUE) |
Rétablir l’article 12 dans la rédaction suivante :
I. - Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° Le chapitre II du titre II du livre III du code rural et de la pêche maritime est complété par un article L. 322-25 ainsi rédigé :
« Art. L. 322-25. – I. – Tout groupement foncier agricole mentionné à l’article L. 322-1, qui lève des capitaux auprès d’investisseurs en vue de les investir dans l’intérêt de ces derniers et conformément à une politique d’investissement que ce groupement ou sa société de gestion définit, est un groupement foncier agricole d’investissement. Ce groupement est soumis à l’article L. 214-24 du code monétaire et financier.
« Un groupement foncier agricole d’investissement est une société civile régie par les articles 1832 à 1870-1 du code civil et par les articles L. 322-1 à L. 322-21 et L. 322-23 du présent code. Il peut offrir au public ses parts sociales.
« II. – L’offre au public de ses parts sociales par un groupement foncier agricole d’investissement est soumise aux articles L. 214-86 à L. 214-113 du code monétaire et financier et respecte les conditions suivantes :
« 1° Les statuts prévoient au profit des membres du groupement autres que les personnes morales un droit de préférence pour l’acquisition des parts mises en vente. Les statuts peuvent accorder un droit de priorité aux associés participant à l’exploitation des biens du groupement, notamment en vertu d’un bail à long terme ;
« 2° À concurrence de 15% au moins, le capital maximal du groupement, tel que fixé par ses statuts, doit être souscrit par le public dans un délai de deux années après la date d’ouverture de la souscription. À défaut, le groupement est dissous et ses associés sont remboursés du montant de leur souscription ;
« 3° L’ensemble des biens immobiliers du groupement foncier agricole doit être donné à bail à long terme ;
« 4° L’actif du groupement foncier agricole d’investissement est constitué d’immeubles à usage ou vocation agricole en vue de l’exercice d’une activité agricole définie à l’article L. 311-1 du présent code et de liquidités ou valeurs assimilées. Un décret en Conseil d’État fixe les conditions et limites de détention et de gestion de ces actifs, en particulier pour ce qui concerne la composition de l’actif du groupement foncier agricole d’investissement, les opérations d’échange et de cession de l’actif, les règles de gestion et de fusion des groupements fonciers agricoles d’investissement ;
« 5° Pour l’application de l’article L. 214-89 du code monétaire et financier, la responsabilité de chaque associé d’un groupement foncier agricole d’investissement qui a recours à l’offre au public ne peut dépasser le montant de sa part dans le capital.
« III. – Le groupement foncier agricole d’investissement mentionné au II est soumis aux articles L. 231-8 à L. 231-21 du code monétaire et financier.
« IV. – Pour l’application des articles L. 321-1, L. 411-1 à L. 412-1, L. 621-1, L. 621-8 à L. 621-8-2 et du I de l’article L. 621-9 du code monétaire et financier, les parts des groupements fonciers agricoles d’investissement sont assimilées à des instruments financiers.
« V. – Pour l’application des articles L. 621-5-3, L. 621-5-4 et L. 621-8-4 du code monétaire et financier, les groupements fonciers agricoles d’investissement sont assimilés à des organismes de placement collectif.
« VI. – Le règlement général de l’Autorité des marchés financiers précise les conditions d’exercice de l’activité de gestion des groupements fonciers agricoles d’investissement relevant du présent article.
« VII. – L’application du présent article ne permet de déroger à aucune des règles applicables aux baux ruraux prévues au chapitre VI du titre Ier du livre IV du code rural et de la pêche maritime. »
2° Le 3° du II de l’article L. 141-1 est complété par les mots : « ou la totalité des parts de groupements fonciers agricoles d’investissement tels que définis à l’article L. 322-25 » ;
3° Après la première phrase de l’article L. 322-13, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Ce délai est porté à deux ans pour les groupements fonciers agricoles d’investissement définis à l’article L. 322-25. »
II. - Le code monétaire et financier est ainsi modifié :
1° À l’intitulé du paragraphe 4 de la sous-section 2 de la section 2 du chapitre IV du titre Ier du livre II, après le mot : « forestière », la fin est ainsi rédigée : « , groupements forestiers d’investissement et groupements fonciers agricoles d’investissement » ;
2° Au premier alinéa de l’article L. 214-86, après le mot : « forestier », sont insérés les mots : « et les groupements fonciers agricoles d’investissement définis à l’article L. 322-25 du code rural et de la pêche maritime » ;
3° Aux deuxième et troisième alinéas de l’article L. 214-89, après le mot : « investissement », sont insérés les mots : « et des groupements fonciers agricoles d’investissement » ;
4° Au début du deuxième alinéa de l’article L. 214-103, sont ajoutés les mots : « Sous réserve de l’article L. 322-10 du code rural et de la pêche maritime, ».
Objet
Cet amendement vise à rétablir l’article 12 du projet de loi, supprimé en Commission à l’Assemblée nationale, dont l’objet est d’instaurer des groupements fonciers agricoles d’investissement (GFAI).
Le Sénat s’était déjà prononcé en faveur d’un tel dispositif, en adoptant le 31 octobre 2023, la proposition de loi visant à associer les épargnants à la transmission des exploitations agricoles françaises, présentée par l’auteur de cet amendement dans l’espace réservé du groupe Les Indépendants.
Afin de valoriser les travaux du Sénat, il est proposé d’en revenir au dispositif issu des travaux de la Commission des Finances et adopté par le Sénat, plutôt qu’à la version originale de la proposition de loi.
Pour rappel, les GFAI visent à collecter de l’épargne pour l’investir dans l’acquisition de foncier agricole. Sur le modèle du Groupement Forestier d’Investissement (GFI), créé en 2014, le GFAI permet :
- En amont (volet épargne), de mobiliser directement des capitaux auprès d’investisseurs individuels par de l’offre au public de titres, sous l’encadrement strict de l’AMF ;
- En aval (volet investissement), d’acquérir du foncier, soit déjà exploité par des agriculteurs, soit en vue de l’installation de jeunes agriculteurs.
Le GFAI n’est en aucun cas une révolution mais une évolution du dispositif existant. Plusieurs types de GFA existent déjà, mais la loi ne leur permet pas de mobiliser l’épargne populaire : le GFAI n’est au fond qu’un GFA faisant une offre au public de titres et limitant la responsabilité des associés. Le GFAI s’insère dans le cadre actuel sans modifier ses éléments structurants, notamment le fermage et le droit de préemption dont disposent les SAFER sur le foncier.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 8 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. PLA, MÉRILLOU, MICHAU et STANZIONE, Mme BÉLIM, M. BOURGI et Mmes CONWAY-MOURET, ESPAGNAC, Gisèle JOURDA et MONIER ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER |
Après l'article 1er
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Chaque année, le Gouvernement présente au Parlement un rapport présentant les perspectives de développement de chaque filière et faisant état de l’évolution du revenu agricole, de la part de foncier arable disponible, du nombre de transmissions et renouvellements d’exploitations réalisés dans l’année, du nombre de formations dispensées, de l’état écologique des milieux et des pratiques agraires à encourager pour maintenir une haute exigence environnementale.
Objet
Le présent amendement vise à présenter un rapport annuel au Parlement l'informant sur l’état des filières agricoles, au regard des problématiques de revenu et d'exigence environnementale, afin de rendre compte de la diversité des productions agricoles françaises, et notamment de leurs opportunités de développement ou des fragilités qui les traversent.
La remise d’un rapport au Parlement vise à donner une vision prospective et tendancielle de la résilience de notre modèle agricole français mais aussi à évaluer les effets des politiques publiques sur sa transformation ou son maintien.
A cet effet, disposer d’une liste d’indicateurs semble un prérequis minimal pour évaluer la performance des politiques publiques, et l’état de l’agriculture en France au moyen de l’évolution du revenu agricole, de la part de foncier arable disponible, du nombre de transmissions et renouvellements d’exploitations réalisés dans l’année comme du nombre de formations dispensées.
La connaissance de l’état écologique des milieux et l’identification des pratiques agraires à encourager pour maintenir une haute exigence environnementale participent, quant à elles, de la prospective à conduire pour encourager les pratiques agricoles durables.
Enfin, la diversité agricole française mérite un zoom différencié pour chaque filière, qui ne saura ignorer la question centrale de l’évolution du revenu agricole.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 9 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. PLA, MÉRILLOU, MICHAU et STANZIONE, Mme BÉLIM, M. BOURGI et Mmes CANALÈS, CONWAY-MOURET, ESPAGNAC, Gisèle JOURDA, LUBIN et MONIER ARTICLE 2 |
Alinéa 10
Compléter cet alinéa par les mots :
en diffusant aussi ces connaissances aux travailleurs saisonniers
Objet
Le travail saisonnier est au cœur de la réflexion à mener pour assurer le renouvellement des générations, il est regrettable qu’il ne soit jamais mentionné dans le projet de loi.
L’activité agricole est cyclique, par nature, les productions étant organisées en fonction des saisons. Pour répondre aux besoins, lors des récoltes, tailles, traitements…les exploitants agricoles ont dès lors recours aux travailleurs saisonniers. Ceux-ci font partie intégrante du modèle agricole.
Afin de fidéliser cette main d’œuvre dans un secteur identifié parmi les secteurs en tension, les travailleurs saisonniers devraient être davantage incités à suivre des dispositifs de formation, ce d’autant qu’ils peuvent devenir de potentiels repreneurs d’exploitation.
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N° 10 27 janvier 2025 |
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N° 11 27 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. PLA ARTICLE 6 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 12 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. PLA, MÉRILLOU, MICHAU, STANZIONE et GILLÉ, Mme BÉLIM, M. BOURGI, Mmes CONWAY-MOURET, ESPAGNAC, Gisèle JOURDA et MONIER et M. Michaël WEBER ARTICLE 6 |
I. – Alinéa 3
Rédiger ainsi cet alinéa :
a) Le premier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Il accompagne les transitions agroécologique et climatique par la mise en œuvre de pratiques agricoles territorialisées et le concours à la promotion de la diversité des systèmes de production et vise au renforcement de la résilience alimentaire. » ;
II. – Alinéa 5, seconde phrase
Compléter cette phrase par les mots :
afin de contribuer à la préservation des fonctions écologiques des agro-écosystèmes
Objet
Les plans prioritaires pluriannuels de transition agroécologique et climatique et de souveraineté supposent une accélération en matière de conception de systèmes de production intégrés de façon à ce que nous positionnions enfin l’agriculture au cœur des stratégies territoriales avec un ancrage fort sur la protection du vivant, la réduction de la vulnérabilité et la protection des fonctions écologiques des agro-écosystèmes, à des fins nourricières.
A l’opposé d’une vision qui oppose environnement et agriculture, cette rédaction propose de renforcer le rôle de l’Etat, à travers les plans prioritaires pluriannuels de transition agroécologique et climatique et de souveraineté, en précisant leur contenu et leur vocation à encourager les agriculteurs vers des modèles de transitions agroenvironnementales décisives pour le maintien de la biodiversité et la survie de notre modèle agricole.
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N° 13 rect. 30 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 14 27 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 15 27 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. PLA ARTICLE ADDITIONNEL AVANT ARTICLE 13 |
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N° 16 27 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 17 27 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 18 rect. bis 4 février 2025 |
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MM. PLA, MÉRILLOU, MICHAU et STANZIONE, Mme BÉLIM, M. BOURGI, Mmes CONWAY-MOURET, ESPAGNAC, Gisèle JOURDA et MONIER et M. Michaël WEBER ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 TER |
Après l’article 12 ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° Après l’article L. 731-13, il est inséré un article L. 731-13-… ainsi rédigé :
« Art. L. 731-13-…. – Les chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole qui embauchent leur conjoint en tant que salarié alors qu’il était précédemment soumis au statut de conjoint collaborateur bénéficient d’une exonération partielle des cotisations d’assurance maladie, invalidité et maternité, à l’exception de la cotisation prévue pour financer les prestations mentionnées à l’article L. 732-4, et des cotisations de prestations familiales et d’assurance vieillesse agricole dont ils sont redevables au titre de ce salarié.
« Cette exonération est applicable pendant cinq années civiles aux chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole à titre principal à compter de la première année au titre de laquelle des cotisations d’assurance maladie, invalidité et maternité, de prestations familiales et d’assurance vieillesse agricole sont dues. Toutefois, en cas de cessation temporaire d’activité avant la fin de la période d’exonération, le bénéfice de celle-ci est suspendu. Il est rétabli à la reprise d’activité pour la durée d’exonération restant à courir à condition que la cessation d’activité n’excède pas une durée fixée par décret.
« Les taux d’exonération, le plafond des exonérations et le montant minimal de cotisations dont les jeunes chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole sont redevables sont déterminés par décret. »
2° À la dernière phrase du troisième alinéa de l’article L. 731-13, après les mots : « non salariées agricole », sont insérés les mots : « ou être d’anciens conjoints collaborateurs ».
II. – Le code général des impôts est ainsi modifié :
1° L’article 1647-00 bis est complété par un paragraphe ainsi rédigé :
« …. – Sont assimilés aux jeunes agriculteurs installés visés au présent article les anciens conjoints collaborateurs qui s’installent en agriculture en qualité d’exploitant à titre principal ou de collaborateur associé. »
2° Après le chapitre 0-II bis du titre V de la deuxième partie du livre premier, il est inséré un chapitre 0-II ter ainsi rédigé :
« Chapitre 0-II ter
« Dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés bâties au bénéfice des anciens conjoints collaborateurs installés en agriculture
« Art. 1647-00 …. – Il est accordé un dégrèvement de 50 % de la taxe foncière sur les propriétés bâties sur des parcelles exploitées par les anciens conjoints collaborateurs installés en qualité d’exploitant d’agricole à titre principal ou de collaborateur associé, à compter du 1er janvier 2025, pendant les cinq années suivant celle de leur installation.
« Lorsque ces agriculteurs sont associés ou deviennent associés d’une société civile au cours des cinq années suivant celle de leur installation, le dégrèvement s’applique aux propriétés bâties sur des parcelles qu’ils apportent à la société ou mettent à sa disposition.
« Pour bénéficier de ce dégrèvement, l’exploitant doit souscrire, avant le 31 janvier de l’année suivant celle de son installation, une déclaration par commune et par propriétaire des parcelles sur lesquelles sont situées les propriétés bâties au 1er janvier de l’année. Pour les quatre années suivantes et en cas de modifications apportées à la consistance parcellaire de l’exploitation, l’exploitant souscrit avant le 31 janvier de chaque année, une déclaration mentionnant ces modifications. Lorsque ces déclarations sont souscrites hors délai, le dégrèvement est accordé pour la durée restant à courir après le 31 décembre de l’année de souscription.
« Ces dégrèvements sont à la charge des collectivités territoriales et de leurs groupements. Ils s’imputent sur les attributions mentionnées à l’article 34 de la loi n° 77-574 du 7 juin 1977 portant diverses dispositions d’ordre économique et financier. »
IV. – La perte de recettes résultant pour les collectivités territoriales du I est compensée, à due concurrence, par une majoration de la dotation globale de fonctionnement.
V. – La perte de recettes résultant pour l’État du paragraphe précédent est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Objet
Cet amendement vise à favoriser les exonérations pour le recrutement d'un conjoint collaborateur en qualité de salarié.
Depuis 2008, l'ONU commémore la journée internationale de la femme rurale le 15 octobre, rappelant que : « les femmes et les filles jouent un rôle majeur et de plus en plus reconnu dans la pérennité des foyers et des communautés en zone rurale. Elles constituent une large part de la main d'oeuvre agricole, formelle et informelle, et effectuent la grande majorité des tâches domestiques et des soins - activités non rémunérées - au sein des familles et foyers en zones rurales. Elles contribuent aussi de manière significative à la production agricole, à la sécurité alimentaire et à la nutrition, à la gestion des terres et des ressources naturelles et au renforcement des capacités d'adaptation face aux changements climatiques. »
En France, l'agriculture a pourtant longtemps été une « affaire d'hommes », « une activité transmise de père en fils», les femmes, elles, ne faisaient "qu'aider leurs maris", rendues « invisibles », avec des statuts précaires, créant des inégalités, qui perdurent, aujourd'hui encore, au moment de leur départ à la retraite.
Qu'il s'agisse de l'accès à la formation, des patrimoines productifs, du mode d'exercice et de ses conséquences en termes de retraite, le chemin vers l'égalité est encore long à parcourir.
Certaines exploitantes sont encore privées de protection sociale, même si elles sont soumises à l'obligation de cotisation, faute d'atteindre la superficie minimale d'assujettissement. On estime à 5 000 à 6 000 le nombre de femmes qui travaillent sur les exploitations sans statut juridique, ce qui s'explique pour partie, et malgré les risques graves, par le fait que certains exploitants peinent à arbitrer entre payer plus de cotisations à la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et investir dans du matériel pour préserver leur activité.
Comme dans la plupart des autres secteurs d'activité, les revenus agricoles révèlent finalement les importantes disparités qui persistent entre les hommes et les femmes en agriculture, en défaveur de ces dernières.
In fine, neuf conjoints collaborateurs sur dix sont des femmes.
L’objet du présent amendement est d’accélérer les sorties de statut de conjoint collaborateur, considéré comme précarisant, et d’encourager le recours au salariat par un mécanisme d’exonération de charges sociales et de la taxe foncière sur les propriétés non bâties au bénéfice des employeurs qui recrutent leur conjoint collaborateur comme salarié. Cet amendement est issu de la proposition de loi visant à renforcer l’égalité hommes femmes en agriculture portée par l’auteur de cet amendement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 19 27 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 20 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LEVI, BRISSON et HENNO, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. KHALIFÉ, DHERSIN, LAUGIER, BURGOA, MÉDEVIELLE et Louis VOGEL, Mmes SOLLOGOUB et PATRU, MM. REYNAUD, COURTIAL, CANÉVET, Stéphane DEMILLY et Vincent LOUAULT, Mme SAINT-PÉ, MM. LAMÉNIE et Henri LEROY, Mme ROMAGNY, MM. FOUASSIN, DAUBRESSE, CHATILLON, FOLLIOT et CHAUVET, Mme JOSENDE, MM. LONGEOT et BONHOMME, Mme PLUCHET, MM. Alain MARC et MENONVILLE, Mme GUIDEZ, MM. NATUREL et SAVIN, Mme VENTALON, MM. KERN et RAPIN, Mmes AESCHLIMANN et BILLON, M. GREMILLET, Mme GACQUERRE, MM. Jean-Michel ARNAUD, GENET, ROJOUAN, MAUREY, LEMOYNE et KLINGER, Mme CANAYER, M. SOMON, Mme PAOLI-GAGIN et MM. RAVIER et BLEUNVEN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 13 |
Après l’article 13
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – L’avant-dernier alinéa de l’article 1398 du code général des impôts est ainsi modifié :
1° Les mots : « de bétail » sont supprimés ;
2° Après le mot : « épizootie » sont insérés les mots : « (mortalité, infertilité, production, retard de croissance...) » ;
3° Sont ajoutés les mots : « évaluant la nature des pertes. Dès lors que l’épizootie touche plusieurs communes, le préfet peut décider de dispenser l’exploitant de fournir l’attestation du maire. »
II. – La perte de recettes résultant pour les collectivités territoriales du I est compensée, à due concurrence, par une majoration de la dotation globale de fonctionnement.
III. – La perte de recettes résultant pour l’État du paragraphe précédent est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Objet
Cet amendement vise à rétablir l'équité entre productions végétales et animales dans le dispositif de dégrèvement de taxe foncière en cas de sinistre.
Actuellement, l'article 1398 du CGI prévoit un dégrèvement en cas de pertes de récoltes sur pied pour les productions végétales, mais ne prend en compte que les pertes directes de bétail pour les élevages. Or, les épizooties récentes (MHE, FCO) ont démontré que leurs impacts vont bien au-delà de la seule mortalité : baisse de fertilité, chute de production laitière, retards de croissance. Ces pertes de production sont tout aussi préjudiciables que les pertes de rendement en production végétale.
L'amendement propose donc d'élargir le champ du dégrèvement pour les élevages à l'ensemble des pertes liées aux épizooties. Il simplifie également la procédure administrative en permettant au préfet de dispenser de l'attestation du maire en cas d'épizootie touchant plusieurs communes.
Cette mesure d'équité permettra de mieux accompagner les éleveurs confrontés à ces crises sanitaires majeures.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 21 27 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 22 27 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme ESPAGNAC ARTICLE 6 |
Après l’alinéa 5
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Les plans prioritaires pluriannuels de transition agroécologique et climatique et de souveraineté peuvent renforcer les schémas de sélection permettant l’adaptation des races locales aux défis du changement climatique. » ;
Objet
Cet amendement vise à préciser que les plans prioritaires pluriannuels de transition agroécologique et climatique et de souveraineté peuvent être orientés vers le pastoralisme et le renforcement des schémas de sélection.
Les races locales sont un des piliers de l’élevage pastoral et elles sont issues d’un long processus d’adaptation aux conditions de milieu et d’élevage des différents territoires pastoraux.
Les effets du changement climatique (apparition de nouvelles maladies émergents, augmentation de la pression parasitaire, impact des stress thermiques et hydriques sur les capacités de production et de reproduction, ...) se feront sentir sur un pas de temps ne permettant pas la coévolution des races locales ce qui risque d’engendrer des ruptures fortes pour les systèmes d’élevage pastoraux.
Dans ce contexte, la génétique peut jouer un rôle d’accélérateur en intégrant des critères d’adaptation aux objectifs de sélection et permettre ainsi d’amortir les impacts.
Le programme PHENOPASTO mis en œuvre dans le cadre des financements France 2030 et avec l’appui de l’IDELE et de l’INRAE, doit permettre des avancées décisives en matière de R&D en ce qui concerne les races locales ovines laitières et allaitantes.
Mais ces avancées doivent dans un second temps pouvoir être intégrées efficacement dans le fonctionnement en routine des schémas des différentes races locales :
- Au niveau de la création du progrès génétique sur ces nouveaux objectifs au sein des noyaux de sélection.
- Au niveau de la diffusion à l’emble des populations des races concernées.
A un moment où les financements de la génétique font l’objet d’une réforme profonde, il va être nécessaire de réaffirmer la volonté d’accompagner, pour l’ensemble des races locales, le prolongement de ces avancées tant en matière de création qu’en matière de diffusion des progrès génétique sur ces critères d’adaptation.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 23 27 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme ESPAGNAC ARTICLE 10 |
Après l’alinéa 20
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Elles sont chargés d’établir le lien avec l’ensemble des initiatives locales existantes afin d’être en mesure d’orienter chaque porteur de projet au regard de ses besoins en installation et des pratiques agricoles envisagées. »
Objet
Cet amendement vise à souligner l’importance pour le futur réseau « France installations-transmissions » de centraliser l’ensemble des initiatives locales auxquelles peuvent prétendre les porteurs de projet à l’installation en agriculture.
Il faut que ce futur guichet unique soit en mesure de faire le lien avec des dispositifs de type « Bourse d’emploi des bergers vachers transhumants » qui ont cours par exemple dans les Pyrénées orientales.
L’intégration de ces dispositifs « de type « Bourse d’emploi » au réseau « France Service Agriculture » doit permettre d’en renforcer les moyens, de les pérenniser et de les professionnaliser.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 24 27 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme ESPAGNAC ARTICLE 2 |
Après l’alinéa 14
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
…° D’orienter les politiques publiques de soutien à l’agriculture pour encourager la transition du système agricole et renforcer significativement les innovations agroécologiques, notamment l’agriculture biologique.
Objet
Cet amendement vise à orienter les politiques publiques de soutien à l’agriculture pour encourager la transition du système agricole et renforcer significativement les innovations agroécologiques, notamment l’agriculture biologique.
Dans son rapport « Les enjeux structurels pour la France », la Cour des comptes précise que : « La transmission des exploitations et le renouvellement des générations sont également un moment critique, au cours duquel les choix de systèmes agricoles sont définis pour de nombreuses années ; il s’agit donc de saisir cette occasion de réorienter les pratiques et développer l’agroécologie, tout en veillant à la rentabilité des exploitations. »
Il s’agit donc d’orienter la formation en ce sens.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 25 27 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 26 27 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 27 27 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 28 27 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme ESPAGNAC ARTICLE 9 |
Après l’alinéa 7
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
Ils permettent notamment d’améliorer la maîtrise des coûts et la stratégie liées à la mécanisation.
Objet
Dans son rapport sur les charges de mécanisation, le CGAAER a porté la conclusion suivante : “la connaissance et la maîtrise du coût de la mécanisation dans les coûts de production restent donc fondamentales dans l’économie des exploitations agricoles. Ces éléments sont d’autant plus importants que les exploitations font aujourd’hui face à la transformation des systèmes de production et que les outils de l’agroéquipement sont au cœur de cette transformation. La substitution du glyphosate, le développement de l’agroécologie, la décarbonation vont entraîner la mise en œuvre de nouvelles pratiques culturales et par voie de conséquence le recours à de nouveaux outils, pour certains avec de nouvelles technologies dont l’intelligence artificielle”[1]. Aujourd’hui, la France est leader européen des charges de mécanisation. Ce poste grève les modèles économiques des nouveaux installés, sans qu’il existe aujourd’hui d’appui sur ce volet, dans le cadre du parcours à l’installation, permettant réflexion stratégique et optimisation. Pour améliorer cette maîtrise du coût de la mécanisation, nous proposons que soit intégré, dans le diagnostic économique du parcours à l’installation, un volet mécanisation. Il s’agit dès lors de l’intégrer dans la conception du modèle économique du futur installé. Cette proposition a fait l’objet d’échanges avec les élus nationaux des Chambres d’Agriculture de France et les Jeunes Agriculteurs, qui se poursuivront pour sa déclinaison concrète.
[1] CGAAER, La charge de mécanisation des exploitations agricoles, 13/03/2021.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 29 27 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 30 27 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 31 28 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 32 28 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. FAVREAU ARTICLE 18 |
Alinéa 3
Après le mot :
exclusivement
insérer les mots :
d'une ou de plusieurs communes,
Objet
Lors de sa déclaration de politique générale, le Premier Ministre, François Bayrou, a manifesté son souhait de redonner du pouvoir au terrain estimant que les collectivités locales doivent avoir une place centrale.
Il a donc décidé de conforter les avancées très attendues sur des sujets comme l’eau ou l’assainissement, sujets sur lesquels les initiatives parlementaires prises en ce sens devraient aboutir.
Ces engagements avaient déjà été pris par son prédécesseur à Matignon, Michel Barnier. Ce dernier s’était prononcé pour la suppression du transfert obligatoire des compétences eau et assainissement aux communautés de communes au 1er janvier 2026. Une promesse que devrait entériner la proposition de loi déjà votée en première lecture par le Sénat, le 29 avril 2024, en instance d’examen à l’Assemblée nationale.
En conséquence, cet amendement vient mettre en conformité l’ensemble des dispositions en cours de discussion au Parlement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 33 28 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. FAVREAU ARTICLE 18 |
Alinéa 2
Après les mots :
confié par
insérer les mots :
la commune,
Objet
Il a donc décidé de conforter les avancées très attendues sur des sujets comme l’eau ou l’assainissement, sujets sur lesquels les initiatives parlementaires prises en ce sens devraient aboutir.
Ces engagements avaient déjà été pris par son prédécesseur à Matignon, Michel Barnier. Ce dernier s’était prononcé pour la suppression du transfert obligatoire des compétences eau et assainissement aux communautés de communes au 1er janvier 2026. Une promesse que devrait entériner la proposition de loi déjà votée en première lecture par le Sénat, le 29 avril 2024, en instance d’examen à l’Assemblée nationale.
En conséquence, cet amendement vient mettre en conformité l’ensemble des dispositions en cours de discussion au Parlement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 34 rect. 30 janvier 2025 |
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M. FARGEOT ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 13 BIS B (SUPPRIMÉ) |
Après l'article 13 bis B
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article 199 de la loi n°2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques est ainsi modifié :
1° Les mots : « marché d'intérêt national de Paris-Rungis » sont remplacés par les mots : « marché d'intérêt national de la région parisienne »;
2° L'année « 2049 » est remplacée par l'année « 2068 ».
Objet
La France est confrontée à de nombreux défis en matière d’approvisionnement alimentaire. La souveraineté alimentaire régionale et nationale implique par conséquent, de diversifier les pôles d’attractivité autour de l’alimentation, des circuits courts et de la production agricole de proximité. Il est également nécessaire de renforcer la résilience des infrastructures agro-logistiques en cas de crise pour garantir une continuité des approvisionnements.
Dans ce contexte, le rôle du Marché d’Intérêt National (MIN) de Rungis, maillon indispensable entre la production agricole et la distribution de proximité, est essentiel en fournissant des produits frais, locaux et de qualité à une population francilienne grandissante, et en renforçant par la même occasion la souveraineté alimentaire du pays.
Or, l’augmentation des besoins alimentaires des Franciliens combinée à la croissance démographique continue de la région (56 000 habitants supplémentaires par an en moyenne depuis 2013) qui atteindra 13,6 millions d’habitants d’ici 2050, rendent prévisible la saturation du MIN.
Il est par ailleurs estimé que les besoins en transport de produits alimentaires frais augmenteront de 37 % d’ici 2035.
Conçu, en concertation avec l’État, les acteurs locaux et la SEMMARIS (Société d’économie mixte d’aménagement et de gestion du marché d’intérêt national de la région parisienne), « AGORALIM » répond à cet objectif. Il s’inscrit comme un projet mondial unique et ambitieux, démonstrateur d’un nouveau paradigme entre agriculture, alimentation et territoire dans l’une des plus grandes zones urbaines d’Europe. Il joue un rôle clef dans la souveraineté et la sécurité alimentaires tant en Île-de-France qu’à l’échelle nationale.
Reconnu projet d’intérêt général par arrêté préfectoral le 2 octobre 2024, ce projet innovant sera implanté dans l’Est du Val-d’Oise, au sein d’un corridor aérien international, conformément aux orientations stratégiques du Plan Val-d’Oise présenté par le Premier ministre le 7 mai 2021.
Pour financer et amortir ces investissements, évalués à 800 millions d’euros pour AGORALIM (hors investissements privés), la mission de service public confiée à la SEMMARIS jusqu’en 2042, doit être prolongée. Cet amendement prévoit une prolongation de la concession de la SEMMARIS jusqu’au 31 décembre 2068 pour permettre notamment l’amortissement des investissements.
Ce prolongement garantit la soutenabilité financière des infrastructures essentielles à la souveraineté alimentaire, tout en étant encadré par un contrôle étroit de l’État. Aucune contribution financière de l’Etat n’est requise.
Ainsi, la SEMMARIS procèdera aux acquisitions des terrains pour le compte de l’Etat et disposera d’un droit d’exploitation économique pendant la durée de sa mission. La SEMMARIS exercera sa mission de service public sur le domaine de l’Etat, les nouvelles emprises se définissant sous forme de biens de retour appartenant ab initio à l’Etat.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 35 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. PLA, MÉRILLOU, MICHAU et STANZIONE, Mme BÉLIM, M. BOURGI et Mmes CANALÈS, CONWAY-MOURET, ESPAGNAC, Gisèle JOURDA, LUBIN et MONIER ARTICLE 2 |
Alinéa 8
Remplacer les mots :
, y compris celles en situation de handicap dans le cadre de leurs différents parcours de scolarisation
par les mots :
et plus particulièrement la formation des femmes agricultrices et les travailleurs saisonniers ainsi que les personnes en situation de handicap dans le cadre de leurs différents parcours de scolarisation
Objet
L’activité agricole est cyclique, par nature, les productions étant organisées en fonction des saisons. Pour répondre aux besoins, lors des récoltes, tailles, traitements…les exploitants agricoles ont dès lors recours aux travailleurs saisonniers, qui font partie intégrante du modèle agricole.
Le travail saisonnier est au cœur de la réflexion à mener pour assurer le renouvellement des générations, il est regrettable qu’il ne soit jamais mentionné dans le projet de loi.
Afin de fidéliser cette main d’œuvre dans un secteur identifié parmi les secteurs en tension, les travailleurs saisonniers devraient être davantage incités à suivre des dispositifs de formation, ce d’autant qu’ils peuvent devenir de potentiels repreneurs d’exploitation.
En outre, dans les lycées agricoles et dans les entreprises de formation, les filles ne représentent que 32 % des élèves, l'orientation des femmes vers des niveaux d'études générales supérieures se fait plus souvent au détriment d'un passage par une formation agricole, qui conditionne l'obtention des dotations « jeunes agriculteurs » ouvrant droit aux prêts bonifiés et autres subventions. La complexité des trajectoires d'installation des femmes, à la différence des processus d'installation des hommes, est aussi fortement génératrice d'exclusions.
Finalement, l'accès précoce des femmes à la profession demeure rare et répond souvent aux impératifs familiaux (remplacer un frère absent ou qui ne souhaite pas reprendre l'exploitation), et ce d’autant que seules 13 % de filles figurent parmi les « héritiers » agricoles.
Pour encourager le renouvellement des générations et inciter les jeunes filles à s’engager dans cette profession,
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 36 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. PLA, MÉRILLOU, MICHAU et STANZIONE, Mme BÉLIM, M. BOURGI, Mmes CANALÈS, CONWAY-MOURET, ESPAGNAC, Gisèle JOURDA et MONIER et M. Michaël WEBER ARTICLE 12 TER |
Compléter cet article par les mots :
ainsi que leurs possibilités de concours au renouvellement des générations en agriculture
Objet
D’ici 2030, près de 50 % des agriculteurs auront l'âge de partir à la retraite.
Rapprocher des agriculteurs sans successeur avec des apprenants portant un projet d'installation agricole après leurs études est au cœur des enjeux de renouvellement.
Cette mise en relation cédants/repreneurs d'exploitation peut aussi être portée par le mouvement coopératif agricole, qui demeure le « grand oublié » de ce projet de loi alors qu’il concerne 3 agriculteurs sur 4. Avec un chiffre d’affaires de plus de 104 milliards d’€, le modèle coopératif agricole représente ainsi plus de 40 % du poids de l’agroalimentaire national.
Grâce à sa proximité avec le terrain et son expertise, le mouvement coopératif agricole peut participer de l’identification des exploitations sans successeur tout en s’assurant que celles-ci sont « économiquement viables », mais il peut aussi accompagner des producteurs prêts à former des jeunes et à leur céder leur structure dans les six ans.
Redonner au mouvement coopératif sa place dans le processus de transmission, c’est reconnaitre sa capacité à assurer la continuité des exploitations, en collaborant avec l’enseignement agricole, mais aussi assurer la pérennité de la vie agricole dans les territoires et de celle des filières.
L’objet du présent amendement est donc d’associer le mouvement coopératif agricole ainsi que le préconisait déjà le rapport d’information n°5040 déposé par la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale, en conclusion des travaux d'une mission d'information sur « le secteur coopératif dans le domaine agricole » présentée par M. Stéphane Travert et M. Fabien Di Filippo, dans sa 9ème recommandation.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 37 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme HAVET, MM. BLEUNVEN, CANÉVET, BUIS, BUVAL et PATRIAT, Mmes PHINERA-HORTH, CAZEBONNE et DURANTON, MM. FOUASSIN, IACOVELLI, KULIMOETOKE, LEMOYNE et LÉVRIER, Mme NADILLE, MM. PATIENT et RAMBAUD, Mme RAMIA, MM. ROHFRITSCH et THÉOPHILE et Mme SCHILLINGER ARTICLE 12 TER |
Rédiger ainsi cet article :
Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° L’article L. 523-4-1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Elles donnent droit à un intérêt dont les statuts peuvent fixer le taux à deux points au-dessus de celui des parts sociales d’activité. » ;
2° Au e de l’article L. 524-2-1, les mots : « d’au moins 10 % des excédents annuels disponibles à l’issue des délibérations précédentes » sont supprimés.
Objet
Simplification de la rémunération attachée aux parts sociales d’épargne des associés coopérateurs
Cet amendement vise à simplifier la rémunération attachée aux parts sociales d’épargne des associés coopérateurs en relevant le taux d'intérêt versé à ces parts et en l’alignant sur le plafond en vigueur pour la rémunération des Parts Sociales à Avantage Particulier (PSAP) et des parts sociales des associés non coopérateurs.
Dans le rapport d’information sur le secteur coopératif dans le domaine agricole remis en février 2022 à l'Assemblée nationale, les parlementaires ont souligné le fort besoin de fonds propres des coopératives agricoles, afin d’accompagner les évolutions nécessaires pour relever les défis en matière de souveraineté alimentaire et de transition écologique.
Cet amendement propose ainsi de majorer le plafond existant des parts sociales d’épargne (PSE) de 2 points supplémentaires pour rendre la détention des PSE incitative pour les associés coopérateurs.
Les PSE, créées par la loi d’orientation agricole (Loi 2006-11 du 5 janvier 2006), constituent une rémunération complémentaire réservée aux associés coopérateurs affectée en cas de résultat positif de la coopérative.
Celles-ci ont de multiples avantages : la coopérative agricole « capitalise » sur ces PSE pendant un temps donné, et l’agriculteur se constitue de l’épargne dans la coopérative, qui peut être rémunérée et n’est imposable qu’au moment où elle est débloquée.
Dans la mesure où les entreprises coopératives envisagent de recourir à l’émission de PSE afin de conforter leurs fonds propres, nécessaires à l’accompagnement des transitions, il serait pertinent de rendre ce dispositif plus attractif pour les associés coopérateurs et de simplifier leur rémunération en les alignant sur les autres catégories de parts sociales.
Par ailleurs, afin de simplifier la possibilité de transformer la ristourne en PSE il convient de supprimer la référence au « 10% des excédents annuels disponibles à l’issue des distributions précédentes » faisant l’objet des délibérations de l’AG figurant à l’article L. 524-2-1 CRPM. Il s’agit d’un point technique, pour supprimer une restriction dont l’utilité n’est pas perçue et qui complique inutilement le déclenchement de PSE.
Enfin, il est précisé que cette proposition avait été retenue par le gouvernement dans le cadre du déclenchement de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution lors de l’examen du Projet de Loi de Finances pour 2024. Cependant, le Conseil constitutionnel avait censuré ce dispositif en tant que cavalier législatif, à défaut de conséquences sur les recettes ou les dépenses de l’État.
C'est pourquoi de dispositif est proposé dans le projet de loi d'orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 38 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes LOISIER et SOLLOGOUB, M. CANÉVET, Mme LASSARADE, MM. BACCI, de NICOLAY, Jean-Michel ARNAUD, BRAULT et LEVI, Mmes BILLON et PAOLI-GAGIN, M. CHAUVET, Mme VERMEILLET, MM. FAVREAU et HENNO, Mme BERTHET, MM. KLINGER et FARGEOT, Mmes ANTOINE, HOUSSEAU et SAINT-PÉ, M. CHEVALIER, Mme GACQUERRE, M. CHASSEING, Mmes ROMAGNY, JACQUEMET, PLUCHET et de LA PROVÔTÉ et MM. PILLEFER, SOMON, GREMILLET, LEMOYNE et DAUBET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 TER |
Après l'article 14 ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au 4° de l’article L. 541-10-1 du code de l’environnement, après le mot : « matériaux », sont insérés les mots : « , à l’exception des produits du bois, ».
Objet
La loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC), promulguée en 2020, vise à réduire le gaspillage et à promouvoir une économie circulaire plus durable. Elle pose aussi le cadre de la responsabilité élargie du producteur.
Ce mécanisme impose depuis le 1er mai 2023, l’application d’écocontributions sur les produits et matériaux de construction du bâtiment (PMCB) pour financer la filière responsabilité élargie du producteur (REP) Bâtiment et ainsi favoriser la reprise gratuite des déchets de chantier. Depuis, la hausse des écocontributions pour l’année 2025 est estimée à +50 % malgré les stabilisateurs mis en place (arrêté de juillet 2024).
Alors qu’ils subissent de plein fouet une crise de la construction, la multiplication par deux ou trois des tarifs des écocontributions à l’horizon 2027 va profondément réduire la compétitivité de ce secteur. Plus spécifiquement, certains produits bois se verront infliger des écocontributions proches de 4 % du chiffre d’affaires et jusqu’à 9 % en 2027.
Les acteurs de la filière bois alertent sur la perte de compétitivité de ce matériau biosourcé, qui perdrait ainsi l’intérêt des constructeurs qui iraient vers d’autres matières transformées comme l’acier, le béton mais aussi le PVC et la moquette pour les revêtements intérieurs. Alors qu’il est recommandé l’usage du bois dans les constructions pour l’aspect positif du stockage carbone, ce matériau est pénalisé car plus fortement taxé que d’autres matériaux moins recyclables lorsqu’ils sont en fin de cycle.
Cet amendement vise donc à placer le bois hors du champ d’application de la REP.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 39 28 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 40 28 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 41 28 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme ESPAGNAC ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 18 |
Après l’article 18
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 5214-16 du code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :
1° Le I est ainsi modifié :
a) Les 6° et 7° sont complétés par les mots : « à l’exception des communes situées en zone de montagne au sens de l’article 3 de la loi n° 85-30 du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne ; » ;
b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
« Une ou plusieurs communes situées en zone de montagne au sens de l’article 3 de la loi n° 85-30 du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne, peuvent décider, par délibération et après avis de l’organe délibérant de la communauté de communes, de retrouver l’exercice des compétences visées aux 6° et 7° du présent I. L’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale rend son avis dans un délai de trois mois à compter de sa saisine par la commune concernée. » ;
2° Les 6° et 7° du II sont rétablis dans la rédaction suivante :
« 6° Assainissement des eaux usées, dans les conditions prévues à l’article L. 2224-8, dans les communes situées en zone de montagne au sens de l’article 3 de la loi n° 85-30 du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne, et, si des mesures doivent être prises pour assurer la maitrise de l’écoulement des eaux pluviales ou des pollutions apportées au milieu par le rejet des eaux pluviales, la collecte et le stockage de ces eaux ainsi que le traitement de ces pollutions dans les zones délimitées par la communauté́ en application des 3° et 4° de l’article L. 2224-10 du présent code ;
« 7° Eau dans les communes situées en zone de montagne au sens de l’article 3 de la loi n° 85-30 du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne ; ».
Objet
Cet amendement vise à revenir sur le caractère obligatoire du transfert de la compétence eau et assainissement, rendue obligatoire pour les communautés de communes par la loi n° 2015-991 du 7 août 2015, dite loi NOTRe, sans tenir compte des particularités des zones de montagne, tant physiques que démographiques.
Les assouplissements ultérieurs introduits par la loi du 3 août 2018 et la loi du 27 décembre 2019 n'ont pas satisfait les attentes des élus locaux, compliquant davantage la gestion de cette compétence.
De nombreuses communes de montagne souhaitent maintenir la gestion locale des services d'eau et d'assainissement, offrant des tarifs abordables et une qualité de service appréciée par les usagers.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 42 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SOL, BURGOA et KHALIFÉ, Mme MALET, MM. REYNAUD et KLINGER, Mmes BELRHITI, JOSENDE et PETRUS, MM. Paul VIDAL, Henri LEROY, PERRIN et RIETMANN, Mmes MICOULEAU et MULLER-BRONN, M. SAURY, Mme DREXLER, M. GENET, Mmes GOSSELIN et LASSARADE, MM. BRUYEN et CHATILLON, Mmes JOSEPH, BORCHIO FONTIMP, IMBERT et GRUNY et MM. Jean-Baptiste BLANC, GREMILLET et CUYPERS ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 28
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« …° De préserver et de développer les réseaux d’irrigation indispensables au maintien de l’agriculture et de ses externalités positives, en particulier dans les territoires proches du littoral méditerranéen régulièrement confrontés à des périodes de sécheresse ;
Objet
Cet amendement vise à inclure la prise en compte de la préservation et du développement des réseaux d’irrigation dans les finalités des politiques en faveur de la souveraineté alimentaire.
En effet, les réseaux d’irrigation sont incontournables pour le maintien de l’agriculture et de ses externalités positives.
Les territoires proches du littoral méditerranéen confrontés à de nombreux épisodes de sécheresse en ont fortement besoin pour pérenniser leur agriculture indispensable à l’activité économique, à son développement et à la protection de l’environnement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 43 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SOL, BURGOA et KHALIFÉ, Mme MALET, MM. REYNAUD et KLINGER, Mmes BELRHITI, JOSENDE et PETRUS, MM. Paul VIDAL, Henri LEROY, PERRIN et RIETMANN, Mmes MICOULEAU et MULLER-BRONN, M. SAURY, Mme DREXLER, M. GENET, Mmes GOSSELIN et LASSARADE, MM. BRUYEN et CHATILLON, Mmes JOSEPH, BORCHIO FONTIMP, IMBERT et GRUNY et MM. MILON, Jean-Baptiste BLANC, GREMILLET et CUYPERS ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 18 |
Après l'article 18
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le premier alinéa de l’article L. 213-8-1 du code de l’environnement est complété par une phrase ainsi rédigée : « Pour protéger les activités agricoles, elle veille à la préservation des surfaces irriguées, notamment dans les territoires proches du littoral méditerranéen régulièrement confrontés à des périodes de sécheresse. »
Objet
Cet amendement a pour objet que l’agence de l’eau veille à la préservation des surfaces irriguées dans le but de protéger les activités agricoles qui sont fortement menacées lors des périodes de sécheresse.
Cela est notamment le cas des territoires proches du littoral méditerranéen mais cette disposition servira aussi plus généralement à resserrer les liens entre les agences de l’eau et le monde agricole.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 44 29 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 45 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Vincent LOUAULT, CAPUS et MÉDEVIELLE, Mme LERMYTTE, M. CHASSEING, Mme Laure DARCOS, MM. LAMÉNIE, Louis VOGEL, BRAULT, CHEVALIER, ROCHETTE et Alain MARC, Mme PAOLI-GAGIN et M. MALHURET ARTICLE 14 |
Alinéas 5 à 9
Remplacer ces alinéas par un alinéa ainsi rédigé :
« Art. L. 412-21. – La haie régie par la présente section s’entend de toute unité linéaire implantée à plat, sur talus ou sur creux, avec présence d’arbustes et, le cas échéant, présence d’arbres ou d’autres ligneux tels que les ronces, les genêts ou les ajoncs. Ne sont pas inclus dans les haies les alignements d’arbres caractérisés par la présence d’une unité linéaire de végétation ligneuse composée uniquement d’arbres, à l’exclusion des allées d’arbres et des alignements d’arbres mentionnés à l’article L. 350-3 et des haies implantées en bordure de bâtiments ou sur une place, qui constituent l’enceinte d’un jardin ou d’un parc attenant à une habitation ou qui se situent à l’intérieur de cette enceinte. »
Objet
Cet amendement, qui avait été déposé par le groupe Horizons et apparentés à l’Assemblée nationale, vise à préciser et clarifier la définition de la haie sur la base du règlement européen en la matière, afin d’accorder notre droit national avec les principes de l’Union européenne, ce qui permettra de mettre un terme aux confusions existantes à ce jour.
Ceci vise à éviter tout abus de classement de bord de rivière en haie ce qui est totalement contre-productif vu les entretiens nécessaires des bords de rivière.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 46 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Vincent LOUAULT, CAPUS et MÉDEVIELLE, Mme LERMYTTE, M. CHASSEING, Mme Laure DARCOS, MM. LAMÉNIE, Louis VOGEL, BRAULT, CHEVALIER, ROCHETTE et Alain MARC, Mme PAOLI-GAGIN et M. MALHURET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 TER |
Après l’article 14 ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au 3° du I de l’article L. 341-2 du code forestier, les mots : « depuis moins de trente ans » sont remplacés par les mots : « depuis moins de 50 ans ».
Objet
Cet amendement vise à faire en sorte que désormais ne soient pas considérés comme un défrichement (avec ce que cela induit comme obligations de reboisement) les opérations portant sur les taillis à courte rotation normalement entretenus et exploités (tels que les peupleraies) implantés sur d’anciens sols agricoles depuis moins de cinquante ans (et non plus trente comme prévu actuellement).
Ceci doit notamment permettre aux propriétaires de ces sols agricoles d’être moins contraints et d’avoir plus aisément le choix, si nécessaire, de donner une nouvelle destination aux espaces ainsi déboisés, telle que celle de pâturage.
C'est donc nécessaire pour permettre un retour à l'élevage de nombreuses peupleraies, monocultures consommatrices d'eau et de biodiversité.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 47 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Vincent LOUAULT, CAPUS et MÉDEVIELLE, Mme LERMYTTE, M. CHASSEING, Mme Laure DARCOS, MM. LAMÉNIE, Louis VOGEL, BRAULT, CHEVALIER, ROCHETTE et Alain MARC, Mme PAOLI-GAGIN et M. MALHURET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 TER |
Après l’article 14 ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au 3° du I de l’article L. 341-2 du code forestier, les mots : « depuis moins de trente ans » sont remplacés par les mots : « depuis moins de 40 ans ».
Objet
Amendement de repli.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 48 29 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 49 29 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 50 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Vincent LOUAULT, CAPUS et MÉDEVIELLE, Mme LERMYTTE, M. CHASSEING, Mme Laure DARCOS, MM. LAMÉNIE, BRAULT, CHEVALIER, ROCHETTE et Alain MARC, Mme PAOLI-GAGIN et M. MALHURET ARTICLE 12 TER |
Rédiger ainsi cet article :
Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° L’article L. 523-4-1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Elles donnent droit à un intérêt dont les statuts peuvent fixer le taux à deux points au-dessus de celui des parts sociales d’activité. » ;
2° Au e de l’article L 524-2-1, les mots : « d’au moins 10 % des excédents annuels disponibles à l’issue des délibérations précédentes » sont supprimés.
Objet
Cet amendement vise à simplifier la rémunération attachée aux parts sociales d’épargne des associés coopérateurs en relevant le taux d'intérêt versé à ces parts et en l’alignant sur le plafond en vigueur pour la rémunération des Parts Sociales à Avantage Particulier (PSAP) et des parts sociales des associés non coopérateurs.
Dans le rapport d’information sur le secteur coopératif dans le domaine agricole remis en février 2022 à l'Assemblée nationale, les parlementaires ont souligné le fort besoin de fonds propres des coopératives agricoles, afin d’accompagner les évolutions nécessaires pour relever les défis en matière de souveraineté alimentaire et de transition écologique.
Cet amendement propose donc de majorer le plafond existant des parts sociales d’épargne (PSE) de 2 points supplémentaires pour rendre la détention des PSE incitative pour les associés coopérateurs.
Les PSE, créées par la loi d’orientation agricole (Loi 2006-11 du 5 janvier 2006), constituent une rémunération complémentaire réservée aux associés coopérateurs affectée en cas de résultat positif de la coopérative.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 51 29 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 52 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LEVI, BRISSON et HENNO, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. KHALIFÉ, DHERSIN, LAUGIER, BURGOA, MÉDEVIELLE et Louis VOGEL, Mmes SOLLOGOUB et PATRU, MM. REYNAUD, COURTIAL, CANÉVET, Stéphane DEMILLY et Vincent LOUAULT, Mme SAINT-PÉ, MM. LAMÉNIE et Henri LEROY, Mmes ROMAGNY et JACQUEMET, MM. FOLLIOT et BONHOMME, Mmes BILLON et GACQUERRE, M. KLINGER, Mmes Marie MERCIER et CANAYER, M. SOMON, Mme PAOLI-GAGIN et M. RAVIER ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 4
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Art. L. 1.... – La souveraineté alimentaire de la France se traduit par sa capacité à produire, à transformer et à distribuer les produits agricoles et alimentaires nécessaires à l’accès de l’ensemble de la population à une alimentation suffisante, saine, sûre, diversifiée, nutritive, accessible à tous, tout au long de l’année, et issue d’aliments produits de manière durable. »
Objet
Cet amendement vise à définir dans le livre préliminaire du code rural et de la pêche maritime la notion de souveraineté alimentaire mobilisée à plusieurs reprises dans les articles de ce texte de loi.
Ainsi, la souveraineté alimentaire est entendue comme le maintien et le développement des capacités de la France à produire, à transformer et à distribuer, en toutes circonstances, les produits agricoles et alimentaires nécessaires à l’accès de l’ensemble de sa population à une alimentation suffisante, saine, sûre, diversifiée, nutritive, tout au long de l’année.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 53 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LEVI, BRISSON et HENNO, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. KHALIFÉ, DHERSIN, LAUGIER, BURGOA, MÉDEVIELLE et Louis VOGEL, Mmes SOLLOGOUB et PATRU, MM. REYNAUD, COURTIAL, CANÉVET, Stéphane DEMILLY et Vincent LOUAULT, Mme SAINT-PÉ, MM. LAMÉNIE et Henri LEROY, Mme ROMAGNY, M. BONHOMME, Mmes BILLON et GACQUERRE, M. KLINGER, Mmes Marie MERCIER, CANAYER et PAOLI-GAGIN et M. RAVIER ARTICLE 1ER |
Alinéa 11
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 3° De permettre l’adaptation de l’agriculture au changement climatique, d’anticiper les conséquences et d’atténuer les effets de celui-ci sur les systèmes agricoles, d’accompagner les agriculteurs y compris en soutenant la recherche et l’innovation, et de surmonter de façon résiliente les crises de toute nature susceptibles de porter atteinte aux capacités de production nationale et à l’approvisionnement alimentaire ;
Objet
Considérant que la recherche et l’innovation ne peuvent, à elles seules, répondre aux défis engendrés par le changement climatique, cet amendement vise à consacrer l’adaptation de l’agriculture au changement climatique comme une priorité majeure de la politique en faveur de la souveraineté alimentaire. L’accompagnement du monde agricole face à ce défi climatique sera central pour pouvoir continuer à produire sur notre territoire dans les années futures.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 54 29 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 55 29 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. LEVI ARTICLE 2 BIS AA |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 56 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LEVI, BRISSON et HENNO, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. KHALIFÉ, DHERSIN, LAUGIER, BURGOA, MÉDEVIELLE et Louis VOGEL, Mmes SOLLOGOUB et PATRU, MM. REYNAUD, COURTIAL, CANÉVET, Stéphane DEMILLY et Vincent LOUAULT, Mme SAINT-PÉ, MM. LAMÉNIE et Henri LEROY, Mme JACQUEMET, M. BONHOMME, Mmes BILLON et GACQUERRE, M. KLINGER, Mmes Marie MERCIER, CANAYER et PAOLI-GAGIN et MM. RAVIER et BLEUNVEN ARTICLE 8 |
Alinéa 8
Remplacer les mots :
de viabilité économique et de vivabilité des projets agricoles
par les mots :
modulaire de l’exploitation agricole
Objet
Cet amendement vise à mettre en exergue l’ambition du diagnostic modulaire et ses différents composants.
Ce diagnostic modulaire vise à délivrer une analyse 360° permettant de projeter une exploitation vers l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 57 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LEVI, BRISSON et HENNO, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. KHALIFÉ, DHERSIN, LAUGIER, BURGOA, MÉDEVIELLE et Louis VOGEL, Mmes SOLLOGOUB et PATRU, MM. REYNAUD, COURTIAL, CANÉVET, Stéphane DEMILLY et Vincent LOUAULT, Mme SAINT-PÉ, MM. BACCI, LAMÉNIE, Henri LEROY et BONHOMME, Mmes BILLON et GACQUERRE, M. KLINGER, Mmes Marie MERCIER et CANAYER et MM. RAVIER et BLEUNVEN ARTICLE 8 |
I. – Alinéa 5
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
II. – Alinéa 16
Remplacer les mots :
France services agriculture
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Aussi cet amendement remplace la dénomination “ France installations-transmissions ” par « France agriculture formation installation transmission » afin d’éviter toute confusion et d’apporter de la lisibilité dans le texte.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 58 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LEVI, BRISSON et HENNO, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. KHALIFÉ, DHERSIN, LAUGIER, BURGOA, MÉDEVIELLE et Louis VOGEL, Mmes SOLLOGOUB et PATRU, MM. REYNAUD, COURTIAL, CANÉVET, Stéphane DEMILLY, Vincent LOUAULT, LAMÉNIE, Henri LEROY et BONHOMME, Mmes BILLON et GACQUERRE, M. KLINGER, Mmes Marie MERCIER et CANAYER et M. RAVIER ARTICLE 8 |
I. – Alinéa 5
1° Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
2° Compléter cet alinéa par les mots :
ou encore du droit à l’essai ou tout autre dispositif permettant la mise en relation
II. – Alinéa 6
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement a un double objectif.
D’une part, il modifie le nom du réseau « France installations-transmissions » , ne représentant pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8, par le nom « France agriculture formation installation transmission » qui reflète davantage les missions de ce guichet unique. Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
D’autre part, le droit à l’essai, en tant que dispositif permettant de tester le relationnel entre associés dans le cadre d’une mise relation entre agriculteurs ou porteurs de projets dans le but de préparer et/ou de faciliter une installation, entre dans une dynamique globale de mise de relation à l’instar de l’aide au passage de relai. C’est pourquoi la simplification et la compréhension des enjeux de ces dispositifs de mise en relation recommandent de les énoncer dans le même alinéa.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 59 rect. bis 4 février 2025 |
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MM. LEVI, BRISSON et HENNO, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. KHALIFÉ, DHERSIN, LAUGIER, BURGOA, MÉDEVIELLE et Louis VOGEL, Mmes SOLLOGOUB et PATRU, MM. REYNAUD, COURTIAL, CANÉVET, Stéphane DEMILLY, Vincent LOUAULT, BACCI, LAMÉNIE et Henri LEROY, Mmes ROMAGNY et JACQUEMET, M. BONHOMME, Mme BILLON, M. KLINGER, Mmes Marie MERCIER, CANAYER et PAOLI-GAGIN et M. RAVIER ARTICLE 8 |
Alinéa 20, première phrase
Supprimer les mots :
et des entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers
Objet
Les services de remplacement sont des structures locales employant des agents qualifiés, majoritairement en CDI, capables d’assurer des missions de remplacement sur des exploitations agricoles. Les services de remplacement sont des associations dirigées par des agriculteurs.
Véritable partenaire et employeur de la profession agricole, le Service de Remplacement a pour mission d'aider les agriculteurs à poursuivre leur dynamique d'entreprise en assurant leurs remplacements.
Il est nécessaire de préciser que le Service de Remplacement s’adresse strictement aux chefs d’exploitations agricoles. Le remplacement des chefs d’entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers n’entre pas dans ses prérogatives.
Dès lors, cet amendement vise à enlever les entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers du champ de mission des services de remplacement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 60 rect. 4 février 2025 |
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MM. LEVI, BRISSON et HENNO, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. KHALIFÉ, DHERSIN, LAUGIER, BURGOA, MÉDEVIELLE et Louis VOGEL, Mmes SOLLOGOUB et PATRU, MM. REYNAUD, COURTIAL, CANÉVET, Stéphane DEMILLY et Vincent LOUAULT, Mme SAINT-PÉ, MM. LAMÉNIE et Henri LEROY, Mmes ROMAGNY et JACQUEMET, M. BONHOMME, Mme BILLON, M. KLINGER, Mmes Marie MERCIER, CANAYER et PAOLI-GAGIN et MM. RAVIER et BLEUNVEN ARTICLE 9 |
Rédiger ainsi cet article :
I. – Au plus tard en 2026, l’État se donne pour objectif, en coordination avec les régions, d’accompagner la création et de promouvoir la mise en œuvre d’un diagnostic modulaire de l’exploitation agricole. Il s’appuie sur le réseau « France agriculture formation installation transmission » prévu au dernier alinéa du I de l’article 8 pour accompagner les exploitants agricoles et les personnes ayant un projet d’installation pour la réalisation et l’exploitation de ce diagnostic.
Le diagnostic modulaire est destiné à fournir des informations utiles aux exploitants agricoles pour les orienter et les accompagner lors des différentes étapes de la vie de l’exploitation. Il est notamment mobilisé lors de la cession d’une exploitation agricole et lors de l’installation d’un nouvel exploitant agricole.
II. – Le diagnostic de l’exploitation agricole permet de faciliter la transmission des exploitations ou l’installation de nouveaux exploitants agricoles. Il permet de renforcer la viabilité économique, environnementale et sociale des projets d’installation et de cession d’exploitations agricoles.
Il est notamment composé des modules suivants, qui peuvent être mobilisés indépendamment les uns des autres :
1° Un module de « stress-test climatique », qui permet d’évaluer la résilience du projet d’installation ou de transmission face aux conséquences du changement climatique, estimée au regard de la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique et de sa capacité à contribuer à l’atténuation de celui-ci, notamment par la mise en place de pratiques agroécologiques ;
2° Un module d’analyse économique de l’exploitation à transmettre ou du projet d’installation au regard des productions concernées par le projet et de leurs débouchés, des capacités de diversification de l’exploitation et de ses capacités de restructuration ainsi que de la stratégie de maîtrise des coûts, notamment de ceux liés à la mécanisation ;
3° Un module consacré à l’aspect social du projet, afin de prendre en compte les conditions de travail sur l’exploitation, notamment en matière de santé, de sécurité ainsi que de gestion du travail et des ressources humaines.
III. – Le Gouvernement élabore un cadre pour la conception et la mise en œuvre des modules mentionnés au II du présent article et de tout autre module utile à l’atteinte des objectifs mentionnés au I, notamment un module relatif à la valeur de reprise des exploitations agricoles à céder. Il veille au déploiement homogène des diagnostics dans le réseau « France agriculture formation installation transmission » prévu au dernier alinéa du I de l’article 8.
Objet
Cet amendement propose une réécriture intégrale de l’article 9 afin de préciser, avec davantage de clarté, les principes, objectifs, et le fonctionnement du diagnostic modulaire qui sera mis en œuvre progressivement d’ici à 2026.
Ce diagnostic modulaire vise à délivrer une analyse 360° permettant de projeter une exploitation vers l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise.
Cet amendement de réécriture vient donc modifier certains éléments:
- En distinguant les trois principaux modules, ainsi que l’ajout éventuel de module(s) pertinent(s) au sens des objectifs portés par les politiques agricoles fixés au Premier article de ce Projet de loi; à l’heure où la dernière écriture de l’article parle “d’informations”, dénaturant la modularité de ce diagnostic, et empêchant le porteur de projet d’adapter ce diagnostic à ses propres caractéristiques ainsi que celles de l’exploitation pressentie pour son installation;
- En appuyant sur le fait que ce diagnostic doit permettre de se projeter sur la viabilité économique et sociale, ainsi qu’à l’adaptation climatique de l'exploitation; et qu'il doit donc être réalisé en amont d’une transmission, et non plusieurs années après une nouvelle installation, tel que cela est écrit dans la dernière version de l’article;
- En n’évoquant volontairement pas dans l’écriture de l’article que le diagnostic dépend strictement de la volonté des agriculteurs, comme cela apparaît dans le I. de l’article 9 tel qu’il est écrit dans sa plus récente version. Ce diagnostic est dans l'intérêt-même de la pérennité du tissu agricole français, et de la viabilité des projets que de nombreux candidats à l’installation porteront. Une très vive incitation à effectuer ce diagnostic est à minima nécessaire pour qu’il prouve son intérêt à large échelle et à long terme.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 61 rect. 4 février 2025 |
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MM. LEVI, BRISSON et HENNO, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. KHALIFÉ, DHERSIN, LAUGIER, BURGOA, MÉDEVIELLE et Louis VOGEL, Mmes SOLLOGOUB et PATRU, MM. REYNAUD, COURTIAL, CANÉVET, Stéphane DEMILLY, Vincent LOUAULT, LAMÉNIE, Henri LEROY et BONHOMME, Mme BILLON, M. KLINGER, Mmes Marie MERCIER, CANAYER et PAOLI-GAGIN et MM. RAVIER et BLEUNVEN ARTICLE 9 |
Alinéa 1, dernière phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
La mise en œuvre des diagnostics de viabilité économique et de viabilité des projets agricoles est déjà facultative. De plus, la réalisation d’un tel diagnostic est dans l’intérêt même de l’exploitation agricole, de la viabilité des projets et du tissu agricole dans son ensemble.
Des dispositifs incitatifs pourraient être pertinents pour s’assurer de son déploiement à grande échelle.
Enfin, la disposition considérant que la non-réalisation d’un diagnostic ne peut conditionner l’accès à certaines aides publiques va à l’encontre des principes des contrats d’avenir proposés par des acteurs agricoles ainsi que des aides à l’installation.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 62 29 janvier 2025 |
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M. LEVI ARTICLE 9 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 63 rect. 4 février 2025 |
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Remplacer ces alinéas par un paragraphe ainsi rédigé :
II. – Le diagnostic de l’exploitation agricole permet de faciliter la transmission des exploitations ou l’installation de nouveaux exploitants agricoles. Il permet de renforcer la viabilité économique, environnementale et sociale des projets d’installation et de cession d’exploitations agricoles.
Il est notamment composé des modules suivants, qui peuvent être mobilisés indépendamment les uns des autres :
1° Un module de « stress-test climatique », qui permet d’évaluer la résilience du projet d’installation ou de transmission face aux conséquences du changement climatique, estimée au regard de la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique et de sa capacité à contribuer à l’atténuation de celui-ci, notamment par la mise en place de pratiques agroécologiques ;
2° Un module d’analyse économique de l’exploitation à transmettre ou du projet d’installation au regard des productions concernées par le projet et de leurs débouchés, des capacités de diversification de l’exploitation et de ses capacités de restructuration ainsi que de la stratégie de maîtrise des coûts, notamment de ceux liés à la mécanisation ;
3° Un module consacré à l’aspect social du projet, afin de prendre en compte les conditions de travail sur l’exploitation, notamment en matière de santé, de sécurité ainsi que de gestion du travail et des ressources humaines.
Objet
Cet amendement vise à clarifier les principes, objectifs, et le fonctionnement du diagnostic qui sera progressivement mis en œuvre. Le diagnostic de l’exploitation doit permettre de délivrer une analyse à 360° de l’exploitation à chaque étape de la carrière de l’agriculteur, de sa pré-installation à sa cession et être ainsi en mesure de la projeter vers l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise.
L’amendement permet également une distinction plus affirmée des trois principaux modules tout en réintroduisant le caractère adaptable du dispositif à la situation et au territoire de l’exploitation. Un tel outil ne peut être véritablement pertinent que s’il permet au porteur de projet ou à l’exploitant de l’adapter à ses propres caractéristiques et à ses propres besoins.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 64 29 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. LEVI ARTICLE 9 BIS |
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N° 65 rect. 4 février 2025 |
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MM. LEVI, BRISSON et HENNO, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. KHALIFÉ, DHERSIN, LAUGIER, BURGOA, MÉDEVIELLE et Louis VOGEL, Mmes SOLLOGOUB et PATRU, MM. REYNAUD, COURTIAL, CANÉVET, Stéphane DEMILLY, Vincent LOUAULT, LAMÉNIE, Henri LEROY et BONHOMME, Mmes BILLON et GACQUERRE, M. KLINGER, Mmes Marie MERCIER, CANAYER et PAOLI-GAGIN et MM. RAVIER et BLEUNVEN ARTICLE 9 BIS |
Alinéa 6
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 66 rect. 4 février 2025 |
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Alinéas 4 et 8
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant pas que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’il soit porteur de projet à l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
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N° 67 rect. bis 4 février 2025 |
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MM. LEVI, BRISSON et HENNO, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. KHALIFÉ, DHERSIN, LAUGIER, BURGOA, MÉDEVIELLE et Louis VOGEL, Mmes SOLLOGOUB et PATRU, MM. REYNAUD, COURTIAL, CANÉVET, Vincent LOUAULT, LAMÉNIE, Henri LEROY et BONHOMME, Mmes BILLON et GACQUERRE, M. KLINGER, Mmes Marie MERCIER, CANAYER et PAOLI-GAGIN et M. RAVIER ARTICLE 10 |
Alinéa 5, première phrase
Remplacer cette phrase par trois alinéas ainsi rédigés :
« Le réseau mentionné au premier alinéa du présent I propose :
« 1° Un service d’accueil, d’information et d’orientation à destination de toute personne qui souhaite s’engager dans une activité agricole ou qui souhaite transmettre son entreprise agricole ;
« 2° Un service d’accueil, d’information et d’orientation proposé dès le début de l’activité et tout au long de la carrière de l’agriculteur, afin de l’accompagner les premières années d’activité, de le sensibiliser à la préparation de la transmission et de lui apporter des conseils sur les démarches à entreprendre pour faciliter la cession ou la reprise de son exploitation.
Objet
Cet amendement vise à préciser les publics accueillis par le réseau « France installations-transmissions ».
L’enjeu de la transmission est central pour réussir à favoriser le renouvellement des générations en agriculture : l’âge moyen des agriculteurs est de 51,4 ans en 2020. Le métier d’agriculteur est devenu un métier comme les autres, voyant de moins en moins de transmission dans le cadre familial et n’étant plus un métier de carrière. France installations-transmissions doit être au centre de l’accompagnement de ces évolutions. Pour ce faire, la transmission de l’entreprise doit être réfléchi tout au long de la carrière pour que le système soit réfléchi et adapté.
Le conseiller France agriculture formation installations transmissions sera l’acteur qui amènera tout chef d’entreprise en activité à se poser les bonnes questions, pour faciliter sa prise de décision et ainsi l’aider dans ses choix. La transmission fait partie des sujets peu anticipés car très peu abordés en amont. Aujourd’hui, cette sensibilisation et réflexion est trop tardive pour amener une évolution dans les choix stratégiques de l’entreprise.
De plus, cet amendement supprime les publics « conjoint » qui ne répond pas à une vision actuelle de l’agriculture et supprime les publics « salariés agricoles et des industries agro-alimentaires ». S’il est vrai que ces publics sont un vivier pour l’installation, l’utilité de ce rendez-vous dans les 5 premières années de leur activité ne semble pas être opportun pour évoquer le sujet de l’installation. Ces publics seront en capacité de contacter le réseau France installations-transmissions au bon moment.
Pour répondre aux objectifs du présent texte de loi , France agriculture installations transmission doit accueillir les porteurs de projet qui ne connaissent pas l’agriculture. Afin de les accompagner, une activité d’émergence spécifique auprès de ces publics permettra de leur faire découvrir les métiers de l’agriculture et les orientera vers les interlocuteurs du réseau adapté.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 68 rect. bis 4 février 2025 |
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MM. LEVI, BRISSON et HENNO, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. KHALIFÉ, DHERSIN, LAUGIER, BURGOA, MÉDEVIELLE et Louis VOGEL, Mmes SOLLOGOUB et PATRU, MM. REYNAUD, COURTIAL, CANÉVET, Stéphane DEMILLY, Vincent LOUAULT, LAMÉNIE, Henri LEROY et BONHOMME, Mmes BILLON et GACQUERRE, M. KLINGER, Mmes Marie MERCIER, CANAYER et PAOLI-GAGIN et M. RAVIER ARTICLE 10 |
Alinéa 8
Supprimer cet alinéa.
Objet
La mise à disposition des données de tous les cédants et repreneurs accueillis par le réseau France installations-transmissions à l’ensemble des usagers n’est pas souhaitable. La publication des données des cédants et l’affichage au plus grand nombre de leur volonté de transmettre leur exploitation sera contre-productif.
Aujourd’hui, les cédants sont réticents à partager cette information, ce qui est un frein important. Cette transparence pourrait limiter l’efficacité de ce nouvel outil.
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N° 69 rect. bis 5 février 2025 |
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Alinéas 12, 13 et 14
Rédiger ainsi ces alinéas :
« Art. L. 330-… Le réseau France installations-transmissions informe chaque exploitant agricole six ans avant qu’il n’atteigne l’âge requis pour bénéficier de la retraite, sur la base d’informations transmises régulièrement par les services et les organismes chargés de gérer les retraites. Cette transmission s’effectue dans les conditions fixées par le décret prévu au premier alinéa de l’article L. 114-9 du code des relations entre le public et l’administration. »
« Art. L. 330-5.– Cinq ans avant que les exploitants agricoles du département atteignent l’âge légal de départ à la retraite, le point d’accueil départemental unique les invite à lui transmettre, dans les meilleurs délais, les caractéristiques de leur exploitation, leur éventuel projet de cession et à lui indiquer s’ils ont identifié un repreneur potentiel.
« Les courriers envoyés par le point départemental unique en application de l’alinéa précédent répondent au cahier des charges défini par les instances de gouvernance national et régional de France installations-transmission et rappellent l’intérêt de préparer suffisamment à l’avance la transmission de son exploitation. Ils présentent les outils existants d’estimation de la valeur d’une exploitation, les primes existantes en cas d’inscription au répertoire départemental unique et proposent un rendez-vous avec un référent unique au sein du point d’accueil. »
Objet
Cet amendement vise à clarifier et à structurer la procédure de transmission des exploitations agricoles afin de renforcer l’accompagnement des exploitants agricoles et d’encourager une anticipation essentielle.
En informant les cédants six ans avant l’âge légal de départ à la retraite et en centralisant les démarches au sein du point d’accueil départemental unique, il garantit une meilleure préparation des transmissions. Les courriers normés, intégrant des outils d’estimation et des incitations à l’inscription au répertoire unique, assurent une approche homogène et efficace, tout en favorisant un accompagnement personnalisé grâce à un référent dédié.
Cette mesure contribue à sécuriser les projets de transmission, à favoriser le renouvellement des générations agricoles et à préserver la pérennité des exploitations.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 70 rect. 4 février 2025 |
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MM. LEVI, BRISSON et HENNO, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. KHALIFÉ, DHERSIN, LAUGIER, BURGOA, MÉDEVIELLE et Louis VOGEL, Mmes SOLLOGOUB et PATRU, MM. REYNAUD, COURTIAL, CANÉVET, Stéphane DEMILLY, Vincent LOUAULT, LAMÉNIE, Henri LEROY et BONHOMME, Mmes BILLON et GACQUERRE, M. KLINGER, Mmes Marie MERCIER et CANAYER et MM. RAVIER et BLEUNVEN ARTICLE 10 |
I. – Après l’alinéa 34
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
« III –Les personnes ayant eu recours au dispositif de conseil et d’accompagnement prévu au présent article reçoivent une attestation qu’elles doivent être en mesure de présenter sur demande de l’autorité administrative. » ;
II. – Alinéa 46
Rétablir le 3° dans la rédaction suivante :
3° L’attestation mentionnée au III de l’article L. 330-8 dudit code est présentée, sur demande de l’autorité administrative compétente, par toute personne qui s’installe ou cède son exploitation afin de justifier d’avoir bénéficié du même service, à compter d’une date fixée par décret, et au plus tard du 31 décembre 2027.
Objet
Cet amendement a pour objet de mettre en place l’obligation, pour les agriculteurs, de présenter l’attestation de recours à France agriculture formation Installation Transmission à l’autorité administrative.
En effet, l'administration et les usagers doivent pouvoir conserver et justifier au besoin le passage d’un cédant ou d’un nouvel installé sur le dispositif FIT. Il est nécessaire de pouvoir garder une trace de ce passage afin de conserver l'efficacité et l’efficience de cet outil pour le renouvellement des générations en agriculture.
En outre, l’absence de l’attestation de passage à FIT reviendrait à vider ce dispositif de sa substance car elle serait de nature à induire une opacité concernant ceux qui passent par ce dispositif. Or, l’une des vocations premières du guichet unique de FIT est concrètement d’apporter de la transparence sur l’installation et la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 71 rect. bis 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LEVI, BRISSON et HENNO, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. KHALIFÉ, DHERSIN, LAUGIER, BURGOA, MÉDEVIELLE et Louis VOGEL, Mmes SOLLOGOUB et PATRU, MM. REYNAUD, COURTIAL, CANÉVET, Stéphane DEMILLY, Vincent LOUAULT, LAMÉNIE, Henri LEROY et BONHOMME, Mmes BILLON et GACQUERRE, M. KLINGER, Mmes Marie MERCIER et CANAYER et M. RAVIER ARTICLE 10 |
Alinéa 41
Supprimer cet alinéa.
Objet
France agriculture formation installations transmissions doit impérativement devenir l'outil central et incontournable pour l'accompagnement de l'installation jusqu’à la transmission des exploitations agricoles. Il a pour vocation de structurer et de coordonner les efforts des différents acteurs publics et privés engagés dans ce domaine. Pour être véritablement efficace, cet outil nécessite une communication et une promotion cohérentes, partagées par l'ensemble des parties prenantes qui le composent, ainsi que par les pouvoirs publics.
Une telle communication ne peut se limiter à une mission assumée par un acteur unique, tel que la Chambre d'Agriculture. L’installation et la transmission en agriculture sont des enjeux complexes, qui touchent un grand nombre d’acteurs et nécessitent une approche collective. Chaque acteur doit être impliqué de manière claire et définie pour assurer une gestion fluide, coordonnée et adaptée aux besoins des usagers.
Attribuer à la Chambre d'Agriculture une mission exclusive de promotion et de communication sur ces sujets pourrait limiter l'impact d'une approche collective et coordonnée. L’installation et la transmission en agriculture sont des enjeux complexes qui nécessitent une implication de tous les acteurs concernés, à différents niveaux. Pour garantir l'efficacité du dispositif France installations-transmissions, il est essentiel que la communication et la promotion soient partagées entre les acteurs qui le composent.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 72 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LEVI, BRISSON et HENNO, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. KHALIFÉ, DHERSIN, LAUGIER, BURGOA, MÉDEVIELLE et Louis VOGEL, Mmes SOLLOGOUB et PATRU, MM. REYNAUD, COURTIAL, CANÉVET, Stéphane DEMILLY, Vincent LOUAULT, BACCI, LAMÉNIE, Henri LEROY et BONHOMME, Mmes BILLON et GACQUERRE, M. KLINGER, Mmes Marie MERCIER et CANAYER et MM. RAVIER et BLEUNVEN ARTICLE 10 BIS |
Alinéa 9
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 73 rect. ter 12 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Jean-Michel ARNAUD et ROUX, Mmes SAINT-PÉ et BILLON, M. LEVI, Mmes GACQUERRE et ROMAGNY, MM. LAUGIER, HENNO et MAUREY, Mmes DEVÉSA, ANTOINE et GUIDEZ, MM. COURTIAL et DHERSIN, Mme PERROT et M. MIZZON ARTICLE 18 |
Alinéa 3
Après le mot :
exclusivement
insérer les mots :
d'une ou de plusieurs communes,
Objet
De nombreux syndicats mixtes déjà compétents en matière de production, de transport et de stockage d’eau, ou susceptibles de modifier leurs statuts afin de pouvoir prendre ces compétences, comptent actuellement parmi leurs membres une ou plusieurs communes pour le compte desquelles ils exercent par ailleurs une ou plusieurs autres compétences « à la carte », conformément aux conditions fixées dans leurs statuts.
Or la rédaction proposée de l’article L.2224-7-9 du CGCT aurait pour effet d’exclure ces syndicats à la carte nouvellement créés ou préexistants du champ d’application des dispositions de cet article, qui ne visent que les syndicats mixtes constitués d’un ou plusieurs groupements de collectivités territoriales et départements.
Le présent amendement a donc pour objet de réparer ce qui doit être considéré comme un oubli, afin de ne pas écarter systématiquement les syndicats mixtes qui comptent au moins une commune parmi leurs adhérents de bénéficier de la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions.
D’autre part, si le nouvel article L.2224-7-9 vise également à permettre des adhésions partielles à des syndicats mixtes, il convient de préciser, dans un souci de cohérence afin d’éviter toute ambiguïté, que ces nouvelles dispositions sont sans préjudice de celles déjà existantes prévues à l’article L.5211-61 du CGCT et relatives au secteur de l’eau, dont le champ d’application est plus large.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 74 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GILLÉ, MÉRILLOU, PLA et Michaël WEBER, Mme BÉLIM, MM. OMAR OILI, Patrice JOLY, ROS, LUREL, DEVINAZ et BOURGI et Mmes CONWAY-MOURET, MONIER, POUMIROL et ESPAGNAC ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 13 |
Après l'article 13
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 251-20 du code rural et de la pêche maritime est complété par un paragraphe ainsi rédigé :
« … – Lorsqu’une parcelle plantée en vignes ne respecte pas le premier alinéa de l’article L. 251-10, les propriétaires sont tenus, dans un délai de six mois à compter de la mise en demeure, de proposer un projet de reconversion ou de renaturation de la parcelle concernée. Ce projet pourra inclure, en fonction des spécificités locales, des actions telles que :
« - le reboisement de la parcelle avec des essences locales adaptées aux conditions climatiques ;
« - la transformation de la parcelle en zone de biodiversité protégée ;
« - la reconversion en un autre type d’exploitation agricole respectueux de l’environnement, tel que l’agriculture biologique.
« Les projets devront respecter des critères environnementaux visant à la restauration de la biodiversité, la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires et la préservation des sols.
« À défaut de présentation d’un projet de reconversion ou de renaturation dans les six mois suivant la mise en demeure, ou si le projet proposé est jugé insuffisant au regard des critères environnementaux précités, le propriétaire pourra être soumis à une contravention de cinquième classe, dont le montant sera affecté au financement d’actions de reconversion écologique dans la région concernée.
Objet
Cet amendement vise à encourager la reconversion ou la renaturation des parcelles de vignes abandonnées, plutôt que de recourir directement à des sanctions pénales. Face à la dégradation des sols, à l’abandon des terres et à la propagation de maladies comme la flavescence dorée, une approche environnementale et constructive est nécessaire.
La reconversion des parcelles en espaces favorisant la biodiversité ou en cultures respectueuses de l'environnement permettrait de répondre à la fois aux enjeux sanitaires, agricoles et écologiques, tout en offrant un soutien aux viticulteurs et propriétaires de terres en difficulté.
L’objectif est de transformer les parcelles abandonnées en ressources pour la biodiversité et d’orienter la viticulture vers des pratiques plus durables, contribuant ainsi à la réduction des produits phytosanitaires et au maintien de la qualité environnementale.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 75 29 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 76 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 11 |
Après l'article 11
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au plus tard le 31 décembre 2025, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la nécessité d'inclure les Groupement d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification "Agriculture et Espaces verts" dans le champ d'application du décret n° 2022-1714 du 29 décembre 2022 relatif à l'aide unique aux employeurs d'apprentis et à l'aide exceptionnelle aux employeurs d'apprentis et de salariés en contrat de professionnalisation.
Objet
En juillet 2020, pendant la crise sanitaire, le gouvernement avait mis en place des aides pour soutenir l'emploi des jeunes avec une prime pour les embauches d'apprentis ou de salariés en contrat de professionnalisation de moins de 30 ans.
Or, le 27 avril 2024, le Décret n° 2024-392 portant suppression de l'aide exceptionnelle aux employeurs de salariés en contrat de professionnalisation a supprimé à compter du 1er mai 2024 l'aide à l'embauche à hauteur de 6.000 euros maximum pour les alternants en contrat de professionnalisation.
Cette suppression a un impact majeur sur le modèle de fonctionnement des Groupements d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification (Geiq).
Ces derniers sont des collectifs d’entreprises, pilotés par leurs adhérents, qui organisent des parcours d’insertion et de qualification. Ainsi, les entreprises prennent part au projet associatif du Geiq et parient sur le potentiel de candidats pour résoudre leurs problématiques de recrutement.
Porté par ses entreprises adhérentes, sur un territoire, chaque Geiq met à leur disposition des salariés pour des parcours allant de 6 à 24 mois. Chaque parcours vise une qualification (généralement de 1er niveau), et permet au salarié d’acquérir des savoir-faire inhérents à son poste, dans un cadre sécurisant et motivant, propice à développer leurs savoir-faire. A l’issue de cette période d’accompagnement et de mise à disposition, les entreprises ont la possibilité d’embaucher directement le salarié.
Les adhérents mutualisent ainsi un outil de recrutement, de qualification et d’accompagnement de leurs futurs collaborateurs.
Le Geiq organise donc des parcours d’inclusion adaptés aux besoins des salariés et des entreprises adhérentes en favorisant l’insertion et la qualification de publics éloignés de l’emploi.
Néanmoins, la suppression de l'aide exceptionnelle aux employeurs de salariés en contrat de professionnalisation à compter du 1er mai 2024 fragilise la viabilité économique de ce modèle original favorisant l'emploi, la qualification et l'insertion, notamment de salariés agricoles.
Compte tenu du contexte de crise des vocations envers les métiers de l'agriculture, exacerbé par le besoin de renouvellement des générations des exploitants agricoles, il est nécessaire de promouvoir tous types de formations débouchant sur des professions agricoles.
C'est pourquoi, il est proposé par cet amendement d'étudier la possibilité de rétablir l'aide exceptionnelle aux employeurs de salariés en contrat de professionnalisation, que le décret susmentionné a supprimé, par la réalisation d'un rapport que le Gouvernement devra remettre au Parlement avant le 31 décembre 2025.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 77 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, M. FIALAIRE, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE et MM. LAOUEDJ et ROUX ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Le code de l’environnement est ainsi modifié :
1° L’article L. 181-10-1 est ainsi modifié :
a) Au second alinéa du I, après le mot « organise », sont insérés les mots : « , après concertation avec le commissaire enquêteur ou la commission d’enquête, » ;
b) Le 1° du III est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le commissaire enquêteur ou la commission d’enquête peuvent néanmoins choisir, en concertation avec l’autorité administrative chargée de la consultation du public, de remplacer cette réunion publique par une permanence à des lieux, jours et heures qu’ils déterminent, incluant au moins une journée dans la mairie de chaque commune du lieu d’implantation du projet ; »
c) Le 4° du même III est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Ces réponses, à l’exception de la réponse à l’avis de l’autorité environnementale, sont facultatives. Les réponses aux observations et aux propositions du public peuvent être transmises et publiées en une fois, jusqu’à la fin de la consultation du public ; »
d) Après la première phrase du 5° dudit III, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Le commissaire enquêteur ou la commission d’enquête peuvent néanmoins choisir, en concertation avec l’autorité administrative chargée de la consultation du public, de remplacer cette réunion publique par une permanence à des lieux, jours et heures qu’ils déterminent, incluant au moins une journée dans la mairie de chaque commune du lieu d’implantation du projet. » ;
e) Au dernier alinéa dudit III, après le mot : « consultation », sont insérés les mots : « , ou le premier jour de la permanence qui lui est substituée, » ;
f) Au premier alinéa du IV, le mot : « clôture » est remplacé par le mot : « fin » ;
2° L’article L. 512-7 est ainsi modifié :
a) Au second alinéa du I, après le mot : « industrielles », sont insérés les mots : « et aux émissions de l’élevage » ;
b) Après le I bis, il est inséré un I ter ainsi rédigé :
« I ter. – Peuvent également relever du régime de l’enregistrement les installations d’élevage mentionnées à l’annexe I bis de la directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil relative aux émissions industrielles et aux émissions de l’élevage, à l’exception des installations destinées à l’élevage intensif énumérées à l’annexe I de la directive 2011/92/UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement. »
II. – Le 5° du I du présent article entre en vigueur à la date de publication de l’acte d’exécution prévu au 2 de l’article 70 decies de la directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil relative aux émissions industrielles et aux émissions de l’élevage.
Objet
Cet amendement reprend l'article 3 de la proposition de loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur adoptée au Sénat le 27 janvier 2025.
Il procède à des simplifications du régime français des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), bénéficiant aux bâtiments d’élevage. Cette mesure est censée renforcer notre compétitivité agricole en permettant aux éleveurs français de bénéficier d’installations plus grandes permettant de répondre davantage à la consommation nationale de viande.
Pour ce faire, il renforce les obligations de motivation et de transparence des avis de l’autorité environnementale, souvent utilisés par les tiers à l’occasion de recours contre des projets de construction ou d’extension d’élevage.
Il relève également les seuils à partir desquels s’applique l’obligation d’enquête publique, en s’alignant, pour les bâtiments d’élevage, sur les seuils de la directive EIE (évaluation des incidences sur l’environnement) et non plus sur ceux, inférieurs, de la directive IED (directive sur les émissions industrielles). Cela permettrait de faire basculer des exploitations du régime de l’autorisation à celui, moins contraignant, de l’enregistrement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 78 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. FIALAIRE et GOLD, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, M. LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 9 BIS |
Après l'article 9 bis (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° L’article L. 254-1 est ainsi modifié :
a) Au 3° du II, les mots : « prévu aux articles L. 254-6-2 et L. 254-6-3 » sont remplacés par les mots : « à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques » ;
b) Le VI est ainsi modifié :
– à la fin de la première phrase, les mots : « incompatible avec celui des activités mentionnées aux 1° ou 2° du II ou au IV » sont remplacés par les mots : « interdit aux producteurs au sens du 11 de l’article 3 du règlement (CE) n° 1107/2009 du 21 octobre 2009, sauf lorsque la production concerne des produits de biocontrôle figurant sur la liste mentionnée à l’article L. 253-5 du présent code, des produits composés uniquement de substances de base au sens de l’article 23 du règlement (CE) n° 1107/2009 ou de produits à faible risque au sens de l’article 47 du même règlement (CE) n° 1107/2009 et des produits dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique. » ;
– la seconde phrase est supprimée ;
2° L’article L. 254-1-1 est ainsi modifié :
a) Le I est ainsi modifié :
– à la fin du 1°, les mots : « mentionnée aux 1° ou 2° du même II ou au IV du même article » sont remplacés par les mots : « de producteur au sens du 11 de l’article 3 du règlement (CE) n° 1107/2009 du 21 octobre 2009 » ;
– au 2°, les mots : « mentionnée aux 1° ou 2° du II ou au IV de l’article L. 254-1 » sont remplacés par les mots : « de producteur au sens du 11 de l’article 3 du règlement (CE) n° 1107/2009 » et, à la fin, les mots : « de ce II » sont remplacés par les mots : « du II de l’article L. 254-1 » ;
– au 3°, les mots : « mentionnée, d’une part, au 3° du II de l’article L. 254-1 et, d’autre part, aux 1° ou 2° du même II ou au IV du même article » sont remplacés par les mots : « , d’une part, mentionnée au 3° du II de l’article L. 254-1 et, d’autre part, de producteur au sens du 11 de l’article 3 du règlement (CE) n° 1107/2009 » ;
b) Le II est ainsi modifié :
– à la fin du 1°, les mots : « mentionnée aux 1° ou 2° du même II ou au IV du même article » sont remplacés par les mots : « de producteur au sens du 11 de l’article 3 du règlement (CE) n° 1107/2009 » ;
– au 2°, les mots : « mentionnée aux 1° ou 2° du II ou au IV de l’article L. 254-1 » sont remplacés par les mots : « de producteur au sens du 11 de l’article 3 du règlement (CE) n° 1107/2009 » et, à la fin, les mots : « de ce II » sont remplacés par les mots : « du II de l’article L. 254-1 » ;
3° L’article L. 254-1-2 est ainsi modifié :
a) Le premier alinéa est ainsi modifié :
– les mots : « mentionnée aux 1° ou 2° du même II ou au IV du même article » sont remplacés par les mots : « de producteur au sens du 11 de l’article 3 du règlement (CE) n° 1107/2009 du 21 octobre 2009 » ;
– les mots : « mentionnée aux 1° ou 2° de ce II ou à ce IV de ce même article » sont remplacés par les mots : « de producteur au sens du même 11 » ;
– à la fin, les mots : « de ce II » sont remplacés par les mots : « du II de l’article L. 254-1 » ;
b) Le second alinéa est supprimé ;
4° L’article L. 254-1-3 est ainsi modifié :
a) À la fin du I, les mots : « mentionnée aux 1° ou 2° du même II ou au IV de ce même article » sont remplacés par les mots : « de producteur au sens du 11 de l’article 3 du règlement (CE) n° 1107/2009 du 21 octobre 2009 » ;
b) À la fin du II, les mots : « les activités mentionnées aux 1° ou 2° du même II ou au IV du même article » sont remplacés par les mots : « une activité de producteur au sens du 11 de l’article 3 du règlement (CE) n° 1107/2009 » ;
5° Au cinquième alinéa du I de l’article L. 254-2, les mots : « aux 1° et 2° du II de l’article L. 254-1 » sont remplacés par les mots : « au 1° du II de l’article L. 254-1 » ;
6° Les articles L. 254-6-2 et L. 254-6-3 sont abrogés ;
7° L’article L. 254-6-4 est ainsi modifié :
a) Le premier alinéa est ainsi modifié :
– la première phrase est remplacée par quatre phrases ainsi rédigées : « I. – Le conseil mentionné au 3° du II de l’article L. 254-1 couvre toute recommandation d’utilisation de produits phytopharmaceutiques. Il est formalisé par écrit. La prestation est effectuée à titre onéreux. Il s’inscrit dans un objectif de réduction de l’usage et des impacts des produits phytopharmaceutiques et respecte les principes généraux de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures mentionnée à l’article L. 253-6. » ;
– à la deuxième phrase, les mots : « ils privilégient » sont remplacés par les mots : « il privilégie » et les mots : « ils recommandent » sont remplacés par les mots : « il recommande » ;
– au début de la troisième phrase, les mots : « Ils promeuvent » sont remplacés par les mots : « Il promeut » ;
– au début de la dernière phrase, les mots : « Ils tiennent » sont remplacés par les mots : « Il tient » ;
b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
« II. – Le conseil stratégique à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques établit un plan d’action pluriannuel pour la protection des cultures de l’exploitation agricole qui s’inscrit dans les objectifs du plan d’action national mentionné à l’article L. 253-6. Il est fondé sur un diagnostic prenant en compte les spécificités de l’exploitation. Les exigences concernant la prévention des conflits d’intérêt pour la délivrance du conseil stratégique par le détenteur d’un agrément au titre des activités mentionnées au 1° du II de l’article L. 254-1 sont déterminées par voie réglementaire. » ;
8° L’article L. 254-7-1 est ainsi modifié :
a) Au premier alinéa, les mots : « , et notamment la désignation de l’autorité administrative, les conditions de délivrance, de renouvellement, de suspension, de modulation et de retrait des agréments, des certificats ainsi que des habilitations des organismes » sont supprimés ;
b) Le second alinéa est ainsi modifié :
– à la première phrase, après le mot : « prévoit », il est inséré le mot : « notamment » ;
– la dernière phrase est ainsi rédigée : « Il précise les modalités de délivrance du conseil mentionné au 3° du II de l’article L. 254-1. » ;
9° L’article L. 254-10-1 est ainsi modifié :
a) À la fin de la première phrase du premier alinéa du I, les mots : « auprès desquelles la redevance pour pollutions diffuses est exigible, mentionnées au IV de l’article L. 213-10-8 du code de l’environnement » sont remplacés par les mots : « exerçant les activités mentionnées au 1° du II de l’article L. 254-1 » ;
b) Au début du premier alinéa du II, les mots : « L’autorité administrative notifie à chaque obligé pour les périodes du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2020 et du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2021, puis, à compter du 1er janvier 2022, pour chaque période successive d’une durée fixée par décret en Conseil d’État, dans la limite de quatre ans » sont remplacés par les mots : « L’autorité administrative notifie à chaque obligé, pour chaque période successive » ;
10° Au premier alinéa du I de l’article L. 254-12, le nombre : « 15 000 » est remplacé par le nombre : « 50 000 » ;
11° Avant le titre Ier du livre V, il est inséré un titre préliminaire ainsi rédigé :
« Titre préliminaire
« Du conseil stratégique global
« Art. L. 500-1. – I. – Les exploitants agricoles peuvent bénéficier d’un conseil stratégique global, formalisé par écrit, fourni par des conseillers compétents en agronomie, en protection des végétaux, en utilisation efficace, économe et durable des ressources ou en stratégie de valorisation et de filière, afin d’améliorer la viabilité économique, environnementale et sociale de leur exploitation.
« Le conseil stratégique à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques mentionné à l’article L. 254-6-4 constitue un volet de ce conseil stratégique global.
« II. – Un décret définit les exigences relatives à l’exercice de la fonction de conseiller mentionnée au I, notamment en matière de formation. »
Objet
Cet amendement traduit l'article 1er de la proposition de loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur adoptée au Sénat le 27 janvier 2025.
Il permet de maintenir une séparation organisationnelle des activités de vente et de conseil en matière de produits phytosanitaires pour les distributeurs, ainsi que d’une séparation organisationnelle et capitalistique pour les fabricants de ces produits.
En effet, l’expérience montre une grande complexité du dispositif de la séparation de la vente et du conseil et des contournements de ce dispositif sur le terrain. Pour autant, une abrogation totale de toutes les obligations qui s’appliquerait sans contrepartie, n’est pas envisageable notamment afin de se prémunir des conflits d’intérêts et de continuer à encourager le développement de l’activité de conseil en protection intégrée des cultures auprès des agriculteurs.
Cet amendement aménage donc le rétablissement de la possibilité pour un distributeur de produits phytopharmaceutiques de pouvoir exercer une activité de conseil, en conservant les CEPP et en prévoyant des règles de prévention de conflit d’intérêts.
Il conserve la nécessité d’un agrément d’entreprise pour l’exercice d’une activité de vente ou de distribution de produits phytopharmaceutiques, d’application ou de conseil à l'utilisation des produits phytopharmaceutiques.
Il supprime la notion de conseil spécifique et permet aux distributeurs de produits phytopharmaceutiques de réaliser une activité de conseil stratégique. Pour la réalisation du conseil cette faculté sera conditionnée au respect d’exigences pour prévenir les conflits d’intérêt, à préciser par décret. Les référentiels liés aux agréments (définis par voie réglementaire) comprendront des points de contrôle pour garantir la qualité du conseil ainsi que le respect des exigences précitées.
L’exercice de l’activité de conseil stratégique à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques reste interdit aux metteurs en marché de produits phytopharmaceutiques, compte tenu du risque élevé de conflit d’intérêt. Ainsi, les règles de séparation capitalistique des activités continueront de s’appliquer pour les producteurs de produits phytopharmaceutiques. Cependant, afin d’encourager le développement d’alternatives aux produits les plus préoccupants, les règles de séparation capitalistique ne s’appliquent pas aux opérateurs qui produisant uniquement des produits de biocontrôle, à faible risque ou utilisables en agriculture biologique.
L’amendement permet par ailleurs de préciser que la prestation de conseil est facturée et effectuée à titre onéreux, afin d’individualiser et formaliser de façon plus complète l’acte de conseil.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 79 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 (SUPPRESSION MAINTENUE) |
Après l'article 12
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° L’article L. 111-2-2 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Les projets alimentaires territoriaux comportent une stratégie sur l’aménagement foncier rural et sur l’évolution des structures d’exploitation agricoles. Les porteurs de projets alimentaires territoriaux sont consultés pour avis sur les demandes d’autorisation d’exploiter et les cessions opérées par les sociétés d’aménagement et d’établissement rural. » ;
2° Au premier alinéa de l’article L. 143-7-2, après les mots : « informe les maires », sont insérés les mots : « et les porteurs de projets alimentaires territoriaux ».
Objet
Les Collectivités développant un Projet Alimentaire Territorial (PAT) doivent être associées à la politique foncière afin de faciliter la mise en œuvre de leur projet.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 80 29 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. CABANEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 81 29 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CABANEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER QUATER |
Après l'article 1er quater
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 541-9-1 du code de l’environnement est ainsi modifié :
1° Le deuxième alinéa est supprimé ;
2° Le quatrième alinéa est remplacé par trois alinéas ainsi rédigés :
« Il est interdit de faire figurer sur un produit ou un emballage la mention “compostable” ou “biodégradable”, sauf lorsque le produit ou emballage répond aux exigences des normes européennes pertinentes de compostage et biodégradation et est destiné à des usages agricoles ou à être recyclé par voie de compostage industriel.
« Les produits ou emballages compostables portent la mention “compostable en compostage industriel”.
« Il est interdit de faire figurer sur un produit ou un emballage la mention “respectueux de l’environnement” ou toute autre mention équivalente. »
Objet
Afin d’apporter de la clarté aux agriculteurs quant aux caractéristiques des matériaux qu’ils utilisent, cet amendement, qui s’inscrit dans le cadre de mesures de simplification de ce projet de loi, vise à remédier à la surtransposition de dispositions européennes, en permettant d’apposer les mentions « compostable » et « biodégradable » sur un produit répondant aux exigences des normes européennes pertinentes leur correspondant.
Les films de paillage biodégradables sont utilisés en agriculture maraîchère et céréalière afin de protéger les cultures. Ils limitent l’utilisation de désherbant, la consommation d’eau et augmentent la productivité. Les clips et les ficelles compostables sont utilisés pour des cultures grimpantes, de type tomates par exemple, et sont par la suite compostés à la ferme, avec la partie végétale, en compostage industriel.
Pour des raisons tant écologiques qu’économiques, de plus en plus d’agriculteurs ont, depuis une vingtaine d’années, recours à ces clips et ficelles et à des films de paillages biodégradables, dont l’intérêt est incontestable afin d’éviter les coûts incompressibles liés à la dépose, à la collecte et au traitement des paillages usagés. Grâce à leur complète biodégradation en fin de culture, ces films sont aujourd’hui enfouis par les agriculteurs en fin de culture, les micro-organismes du sol les transformant en dioxyde de carbone, eau et humus.
Or, les agriculteurs français ne peuvent pas obtenir aujourd’hui la certitude que les produits qui finissent dans leurs sols et leurs composts sont bien biodégradables. En effet, le droit français interdit à l’article L.541-9-1 du code de l’environnement d’apposer la mention biodégradable et compostable sur ces produits, quand bien même ils répondraient aux exigences des normes harmonisées européennes de biodégradation et compostage (EN NF 17033 et EN NF 13432). Les agriculteurs qui utilisent ces matériaux en France sont donc contraints de se fier uniquement aux dires du fabricant, mais ne peuvent se baser sur une mention « biodégradable » ou « compostable » apposée sur le produit, interdite en France alors même que le droit européen l’autorise.
Le droit européen a ainsi fait l’objet d’une surtransposition par la France dans le cadre de la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, dont l’article 13 interdit aux produits et emballages en matière plastique de porter les mentions “biodégradable” et “compostable” lorsque la compostabilité ne peut être obtenue qu’en unité industrielle. La norme européenne de compostage mise en place par la directive européenne relative aux emballages (94/62/EC) dispose pourtant que tout produit mis sur le marché dans l’Union européenne, qu’il soit compostable en compostage domestique ou sur site industriel, doit se voir apposer la mention « compostable ».
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 82 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE et MM. LAOUEDJ, MASSET et ROUX ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 |
Après l'article 8
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le dernier alinéa du III de l’article L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime est complété par une phrase ainsi rédigée : « Néanmoins, lorsqu’une opération est relative à une exploitation agricole détenant un ou plusieurs bovins ou à l’installation d’un agriculteur ayant pour projet l’exploitation d’un ou de plusieurs bovins, le schéma directeur régional des exploitations agricoles établit l’ordre des priorités sur la base d’un critère d’appréciation supplémentaire prépondérant relatif au développement du pâturage. »
Objet
Cet amendement vise à prioriser les systèmes en élevage bovin majoritairement en pâturage pour l’alimentation des animaux dans les Schémas Directeurs Régionaux des Exploitations Agricoles (SDREA).
En effet, l’élevage bovin traverse aujourd’hui une crise multidimensionnelle. Un des impacts de cette crise est la baisse du pâturage observée et le développement d’exploitations en zéro pâturage (dont le nombre a augmenté de plus d’un tiers depuis 2008 selon l’Idele pour représenter désormais plus de 10% du cheptel laitier français.)
Cette tendance entre en contradiction avec les objectifs de :
- L’interprofession laitière qui « préconise de donner aux vaches un accès au pâturage et souhaite enrayer le développement des exploitations sans accès au pâturage » (CNIEL, 2020).
- La Stratégie nationale bas carbone (SNBC) qui vise à l’horizon 2050 0% de vaches en zéro pâturage et 64% des vaches dans des systèmes où le pâturage est dominant.
En effet, les élevages pâturants doivent être conservés car :
Les élevages herbagers contribuent à préserver nos territoires et nos paysages et incarnent la spécificité et la plus-value du modèle agricole français ;D’après l’observatoire technico-économique des CIVAM, les élevages laitiers pâturants ont une meilleure efficacité économique que les autres (+60% grâce à une conduite sobre de l’exploitation permettant de réduire les coûts) ;Ils contribuent à améliorer notre souveraineté alimentaire en étant moins dépendants d’intrants (engrais, alimentation animale, etc.) et sont donc plus autonomes et résilients face aux chocs économiques et géopolitiques ;Ils ont d’autres externalités positives, comme le stockage de carbone, la préservation de la biodiversité ainsi que la production de biomasse.
Il faut donc privilégier lors de l’achat et/ou de la vente de terres agricoles les agriculteurs qui sont en élevage herbager.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 83 29 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. CABANEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 84 29 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. CABANEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 BIS (SUPPRIMÉ) |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 85 29 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. CABANEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 2 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 86 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mmes Maryse CARRÈRE et CONTE JAUBERT, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 |
Après l'article 14
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 522-1 du code rural et de la pêche maritime est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« ...° Pour les coopératives d’utilisation de matériel agricole : toute association syndicale de propriétaires telle que définie dans l’ordonnance n° 2004-632 du 1er juillet 2004 relative aux associations syndicales de propriétaires, toute personne morale de droit privée de l’économie sociale et solidaire telle que définie à l’article 1 de la loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l'économie sociale et solidaire ou personne morale ou établissement de droit public pour les opérations relevant de leur activité exercée sur un territoire rural. »
Objet
L’entretien des haies, l’intervention dans la lutte contre les incendies, la construction de projets de co-compostage en lien entre les collectivités territoriales, EPCI, et les agriculteurs ou encore le développement de projets alimentaires locaux associant agriculteurs et acteurs de la ruralité pourrait utilement s’appuyer sur les coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma). Cela nécessite que les acteurs ruraux puissent être pleinement associés dans leur sociétariat pour renforcer la coopération en milieu rural.
A titre d’exemple, les incendies de 2022 ont conduit plus de 30 Cuma sur le territoire à mobiliser leurs matériels agricoles pour venir en aide aux pompiers. Depuis, des SDIS ne sont rapprochés de fédérations de Cuma pour étudier un partenariat plus étroit. L’utilisation du matériel des Cuma (ex : tonnes à eau pendant les incendies) par les collectivités ou les acteurs de l’économie sociale et solidaire, nécessite que ces acteurs puissent prendre des parts sociales dans la coopérative pour leur utilisation.
Aujourd’hui, seules les personnes morales ayant un intérêt agricole, notion interprétée de manière limitative par la jurisprudence (ex : commune possédant des terres agricoles), peuvent être membres d’une Cuma. Cela constitue un frein pour associer par exemple des EPCI, des SDIS, des associations, etc.
Concrètement, ces acteurs pourront utiliser avec cette mesure, le matériel dont ils ont besoin en souscrivant un engagement en tant qu’associé coopérateur. La FNCuma propose que les personnes morales de droit privé et de droit public ayant un intérêt rural puissent être associées d’une Cuma et participer pleinement au renforcement de la coopération entre agriculteurs et acteurs ruraux.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 87 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mmes Maryse CARRÈRE et CONTE JAUBERT, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 BIS |
Après l’article 11
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au premier alinéa de l’article L. 325-1 du code rural et de la pêche maritime, après le mot : « agriculteurs », sont insérés les mots : « ou entre une coopérative d’utilisation de matériel agricole et ses associés coopérateurs ».
Objet
La coopérative d’utilisation de matériel agricole (Cuma) est la concrétisation même de la notion d’entraide en agriculture de par son objet et aussi son but non lucratif. Toutefois, l’entraide définie à l’article L325-1 du Code rural exclut l’entraide entre un agriculteur membre de la Cuma et la Cuma elle-même dans la mesure où la Cuma n’est pas agricultrice au sens strict.
Cette règle est un frein au partage entre la Cuma et ses adhérents, frein préjudiciable au développement notamment des petites Cuma. C’est également un frein en général pour les coopératives agricoles.
La question se pose donc d’ouvrir la possibilité d’opter pour l’entraide dans le cadre de l’échange de service de la coopérative avec ses agriculteurs membres, notamment, dans le cas des Cuma, pour la conduite occasionnelle du matériel.
La Cuma est la concrétisation même de la notion d’entraide en agriculture de par son objet et aussi son but non lucratif. Toutefois, l’entraide définie à l’article L325-1 du Code rural exclut l’entraide entre un agriculteur membre de la Cuma et la Cuma elle-même dans la mesure où la Cuma n’est pas agricultrice au sens strict.
Cette règle est un frein au partage entre la Cuma et ses adhérents, frein préjudiciable au développement notamment des petites Cuma. C’est également un frein en général pour les coopératives agricoles.
La question se pose donc d’ouvrir la possibilité d’opter pour l’entraide dans le cadre de l’échange de service de la coopérative avec ses agriculteurs membres, notamment, dans le cas des Cuma, pour la conduite occasionnelle du matériel.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 88 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER |
Après l'alinéa 4
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Les politiques économiques, sociales et environnementales concourent à assurer la souveraineté alimentaire et agricole de la France. Conformément à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales adoptée le 17 décembre 2018 par l’Assemblée générale des Nations unies, la souveraineté alimentaire s’entend comme le droit des peuples de définir leurs systèmes alimentaires et agricoles et le droit à une alimentation saine et culturellement appropriée produite avec des méthodes écologiques et durables respectueuses des droits de l’homme. Elle maintient et développe les capacités de la France à produire, à transformer et à distribuer les produits agricoles et alimentaires nécessaires à l’accès de l’ensemble de la population à une alimentation suffisante, saine, sûre, diversifiée, nutritive, accessible à tous, tout au long de l’année, et issue d’aliments produits de manière durable de la manière suivante ;
Objet
Ce projet de loi entend introduire dans le code rural un nouvel article L. 1 A. relatif aux orientations des politiques publiques associées à la protection de la souveraineté alimentaire.
La rédaction proposée est néanmoins incomplète au regard de la définition admise de la souveraineté alimentaire par les instances internationales (FAO, 1996) et adoptée par l’Assemblée générale des Nations-Unies dans sa déclaration sur les droits des paysans en 2018. En effet, nulle référence aux implications commerciales, aux droits et aux revenus des agriculteurs. Elle est même contradictoire avec certains objectifs des politiques publiques agricoles poursuivis par ailleurs et entretient la confusion entre souveraineté alimentaire et sécurité alimentaire.
Cet amendement vise à préciser la définition de souveraineté alimentaire de la France en s’appuyant sur le cadre international de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des paysans et Autres Personnes Travaillant dans les Zones Rurales adoptée en 2018 par l’Assemblée générale des Nations-unies, dans laquelle est définie la souveraineté alimentaire.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 89 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, M. LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 10 |
I. - Alinéa 34, au début
Insérer une phrase ainsi rédigée :
Les personnes ayant eu recours au dispositif de conseil et d’accompagnement prévu au présent article reçoivent une attestation qu’elles doivent être en mesure de présenter sur demande de l’autorité administrative.
II. - Alinéa 46
Rétablir le 3° dans la rédaction suivante :
« 3° L’attestation mentionnée au II de l’article L. 330-8 du même code est présentée, sur demande de l’autorité administrative compétente, par toute personne qui s’installe ou cède son exploitation afin de justifier d’avoir bénéficié du même service, à compter d’une date fixée par décret, et au plus tard du 31 décembre 2026. »
Objet
Cet amendement a pour objet de remettre en place l’obligation, pour les agriculteurs, de présenter l’attestation de recours à France Installation-Transmission (FIT) à l’autorité administrative.
En effet, l'administration et les usagers doivent pouvoir conserver et justifier au besoin le passage d’un cédant ou d’un nouveau installé sur le dispositif FIT. Il est nécessaire de pouvoir garder une trace de ce passage afin de conserver l'efficacité et l’efficience de cet outil pour le renouvellement des générations en agriculture.
En outre, l’absence de l’attestation de passage à FIT reviendrait à vider ce dispositif de sa substance car elle serait de nature à induire une opacité concernant ceux qui passent par ce dispositif. Or, l’une des vocations premières du guichet unique de FIT est concrètement d’apporter de la transparence sur l’installation et la transmission.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 90 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER |
Après l'alinéa 21
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« ...° De porter l'agriculture française comme grande cause nationale ;
Objet
Le monde agricole attend que la société dans son ensemble, de plus en plus urbaine, prenne conscience que tout un monde d’exploitants, avec leur famille, de salariés, d’entrepreneurs, de services, d’enseignants, de vétérinaires etc., est mobilisé toute l’année, week-end compris et sans période de vacances, le jour, et bien souvent la nuit, pour nourrir les Français.
Et, bien entendu, que l’ensemble des Français apprennent qu’une partie du monde agricole va mal. Et qu’une part non négligeable de ses paysans, dont l’étymologie les rattache à tous les habitants de ce pays, qui ont tant fait leur fierté, en viennent à commettre l’irréparable, au terme d’un désespoir de plus en plus criant.
Ce suicide des agriculteurs est la face la plus terrible d’un problème plus global de déconnexion entre les agriculteurs et les citoyens, eux-mêmes atteints d’une certaine schizophrénie lorsqu’ils enfilent leur casquette de consommateurs.
De nombreux éléments, parfois indirects mais toujours concrets, concourent alternativement et souvent simultanément au sentiment de détresse ressenti par certains agriculteurs et leurs familles, et que ces derniers ne sont pas réellement traités par les dispositifs existants : déshumanisation des procédures, complexité administrative, agribashing, sentiment d’échec, difficultés à engager une reconversion professionnelle, en sont quelques exemples.
Un véritable travail est ainsi à faire pour recréer le lien entre l’urbain et le rural, le citoyen et l’agriculteur, le travailleur de la terre et le jardinier du dimanche, l’entrepreneur du vivant et l’admirateur de la diversité animale.
Ce travail passe par une communication d’ampleur, menée par les professionnels appuyés par l’État, afin de recréer ces liens essentiels entre la société française et son agriculture.
L’impulsion doit venir d’en haut, infuser massivement les esprits, ouvrir tous les débats, sans tabou, y compris celui du suicide. Elle bénéficiera aux agriculteurs eux-mêmes, en favorisant une prise de conscience globale de leur vie quotidienne, de leurs problématiques particulières. Elle créera, sans nul doute, une mobilisation collective permettant de mieux communiquer sur les outils en place.
C’est pourquoi il apparaît essentiel de faire de « l’avenir de l’agriculture française » une grande cause nationale dans les années à venir.
Ce label, octroyé par le Premier ministre au terme d’un appel à candidatures, permettrait d’une part à l’ensemble des acteurs de se constituer en un collectif en vue de l’obtention du label. Ce collectif permettrait de créer une dynamique et des synergies entre les acteurs.
D’autre part, ce label permettrait à ce collectif d’obtenir des diffusions gracieuses de campagnes de communication, sur les radios et les chaînes de télévision publiques, afin de recréer ce lien entre les citoyens et les agriculteurs, tout en communiquant sur des problématiques particulières rencontrées par les agriculteurs, y compris la problématique suicidaire, en mettant massivement l’accent sur les outils en place.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 91 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER |
Alinéa 24
Remplacer le mot :
comparables
par les mots :
n'allant pas au-delà des exigences minimales des normes européennes
Objet
En octobre 2024, le RDSE a déposé une résolution visant à réaffirmer et clarifier notre opposition ferme à la conclusion de l’accord Mercosur négocié dans la plus totale opacité et ne répondant nullement aux « lignes rouges » exprimées : respect de l’accord de Paris, zéro déforestation importée, zéro importation de produits agricoles ne respectant pas les normes de production françaises et européennes.
Le 16 janvier 2024, le Sénat avait déjà adopté à l’unanimité la même position avec l’adoption de la proposition de résolution relative aux négociations en cours en vue d’un accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur.
Pourtant, si l’exécutif annonce que l’accord ne serait pas conclu, les négociations ne se sont jamais arrêtées et ont fini par se concrétiser par sa signature le 6 décembre 2024.
Cet amendement de clarification cherche ainsi à ce que des accords de libre-échange ne puissent être conclus s’ils ne respectent pas les exigences minimales des normes européennes et françaises, notamment en matière environnementales, sociales et sanitaires, afin qu’ils n’apportent pas une concurrence déloyale à nos agriculteurs en écoulant des denrées produites ne respectant pas les méthodes de production européenne et française.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 92 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, M. LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 5 |
Alinéa 5, seconde phrase
Remplacer les mots :
Bachelor Agro
par les mots :
Bachelor Science Agro
Objet
Cet amendement renomme le diplôme national de niveau « bac +3 » dans les métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire que crée l’article 5 de ce projet de loi en : "Bachelor Science Agro".
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 93 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 10 |
Alinéa 12
Remplacer le mot :
Cinq
par le mot :
Trois
Objet
Cet amendement porte à trois ans le délai accordé aux exploitants agricoles ayant un projet de cession quant à leur obligation d’indication au point d’accueil départemental unique les caractéristiques de leur exploitation agricole, leur projet de cession et le nom de leur repreneur potentiel.
En effet, imposer un délai de cinq ans pour une telle déclaration suggérerait qu’un exploitant agricole ait connaissance, au moins cinq ans avant, de la date de son départ à la retraite. Or, dans les faits cette décision se prend dans un temps plus restreint, qui plus est pouvant être déterminé et provoqué par un contexte économique défavorable.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 94 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, M. LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 3 |
Alinéa 15
Après le mot :
favorisant
insérer les mots :
le bilinguisme,
Objet
Cet amendement vise à promouvoir le bilinguisme au sein des établissements dispensant l’enseignement et la formation professionnelle publics (ainsi que les établissements d’enseignement et de formation professionnelle agricoles privés dont l’association ou l’organisme responsable a passé un contrat avec l’État) aux métiers de l’agriculture, de la forêt, de la nature et des territoires.
En ce sens, il cherche à ce que soit appliquer pleinement la philosophie de la réforme du lycée dans l’enseignement agricole en permettant à chaque élève de construire son parcours en fonction de son projet professionnel.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 95 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 8 |
Après l’alinéa 19
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
.... – Afin de mettre en œuvre toute action visant à répondre durablement aux besoins d’emplois nécessaires assurant la souveraineté alimentaire et le développement des connaissances et des compétences en matière de transitions agroécologique et climatique, et visant à garantir la durabilité des systèmes agricoles, l’État se donne comme objectif d’assurer, en vue de son application dès 2025, la sixième mission assignée à l’enseignement agricole technique public et privé sous contrat avec l’État telle qu’elle est définie au 6° de l’article L. 811-1 du code rural et de la pêche maritime.
Objet
Le présent projet de loi d’orientation s’inscrit dans un contexte où le monde agricole est au croisement d’importantes mutations d’ordre climatiques, sociétales, environnementales, démographiques, économiques ou encore technologiques.
Parmi les grands défis que doit relever la ferme France, l’un des enjeux majeurs est celui du renouvellement des génération. En effet, l’étude des chiffres du dernier recensement agricole nous révèle que dans les dix prochaines années, un agriculteur sur deux devra prendre sa retraite dont 45 % d’entre eux d’ici 2026. Il y a urgence si nous voulons maintenir le nombre d’exploitation en France et continuer à créer de la valeur grâce au développement d’exploitations innovantes, résilientes et compétitives.
Or, si nous voulons atteindre un objectif de renouvellement des générations pour maintenir les près de 400 000 exploitations françaises, nous ne pouvons pas écarter la question de l’enseignement agricole technique public et privé sous contrat afin de lui donner les moyens de ses ambitions.
L’article 3 de ce projet de loi assigne à l’enseignement agricole technique public et privé sous contrat une nouvelle et sixième mission, qui marque la reconnaissance de son rôle majeur en matière de réponse aux enjeux du renouvellement des générations d’actifs agricoles et des transitions écologique et climatique en agriculture, en lui confiant le soin, notamment par l’intermédiaire de ses établissements présents sur l’ensemble du territoire national, de mettre en œuvre toute action répondant durablement aux besoins en emplois et de garantir le développement des connaissances et compétences en matière de transitions écologique et climatique. Cette nouvelle mission, qui tend à l’adoption de toute mesure et plan d’action utiles à l’échelle nationale ou territoriale, se doit de recevoir les crédits traduisant son application
Dans ce contexte, le présent amendement programmatique prévoit que le Gouvernement s’engage à créditer dans le prochain projet de loi de finances la traduction budgétaire qu’incombe la mise en place de cette nouvelle mission.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 96 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL, BILHAC, DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 9 |
Après l’alinéa 4
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
...° À l’état des sols des parcelles de l’exploitation, en particulier sur la matière organique présente ;
Objet
La réécriture globale de l’article 9 lors de l’examen du projet de loi à l’Assemblée Nationale puis en Commission des Affaires économiques au Sénat a supprimé le module d’évaluation de la qualité et de la santé des sols de l’exploitation.
Or, la santé des sols est un maillon indispensable pour la production de la biomasse alimentaire et non alimentaire, la conservation de la biodiversité, le contrôle des maladies et des ravageurs, le contrôle de l’érosion, de la quantité et de la qualité de l’eau, la régulation du climat et l’atténuation de la pollution, la préservation de la valeur patrimoniale et culturelle du paysage, sa protection et sa restauration demeurent encore lacunaires.
Surtout, les sols constituent l’outil de production d’un exploitant agricole et dont la qualité impacte directement le rendement de son exploitation.
Une évaluation ayant pour objet de fournir une information claire et transparente sur l’état des sols permettra ainsi à l’exploitant cédant de donner à l’exploitant porteur de projet des orientations claires sur le potentiel économique de l’exploitation.
Par ailleurs, ce module n’arriverait pas en surtransposition par rapport au droit communautaire, alors que Bruxelles étudie en ce moment même une proposition de directive sur la surveillance et la résilience des sols n’imposant pas de diagnostic systématique pour les exploitations agricoles. En effet, le module d’évaluation des sols proposé par cet amendement viendrait compléter le module d’analyse économique de l’exploitation étant donné que la qualité des sols aura un impact direct sur les capacités de production, de diversification et de restructuration de l’exploitation
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 97 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER |
Alinéa 37
Après le mot :
décapitalisation
insérer les mots :
, notamment de l'élevage pâturant en plein-air,
Objet
Cet amendement vise à lutter contre la décapitalisation des élevages herbagers, reposant majoritairement sur le pâturage en extérieur pour l’alimentation des animaux.
En effet, alors qu’on observe tendanciellement une baisse du nombre d’exploitations d’élevage (-30% entre 2010 et 2020), on observe parallèlement une concentration de celles-ci, une tendance qui ne favorise pas le renouvellement des générations et qui accentue la chute du monde paysan.
L’analyse du cheptel laitier et du cheptel de bovins allaitants est particulièrement parlante : entre 2000 et 2020, le nombre d’exploitations avec un cheptel laitier a baissé de 42%, et de 27% pour les bovins allaitants. En parallèle, le nombre de têtes par exploitation a progressé de 27% pour les vaches allaitantes et de 39% pour les laitières d’après Agreste.
Par ailleurs, aujourd’hui, la proportion d’élevages bovins en zéro pâturage augmente jusqu’à dépasser 10% du nombre de vaches laitières. Cette tendance entre en contradiction avec plusieurs objectifs, que ce soit ceux :
- Des professionnels de la filière : le CNIEL « préconise de donner aux vaches un accès au pâturage et souhaite enrayer le développement des exploitations sans accès au pâturage » (CNIEL, 2020) ;
- De la Stratégie nationale bas carbone qui vise, pour 2050, 0% de vaches en zéro pâturage et 64% des vaches dans des systèmes où le pâturage est dominant ;
- Ou encore de la Stratégie nationale biodiversité 2030 (SNB) et de la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI).
Soutenir ces modèles permettra de préserver des exploitations agricoles qui créent des emplois agricoles, qui sont plus résilientes économiquement face à la volatilité du prix des matières premières, qui assurent la préservation de nos paysages et de nos territoires, ou encore qui renforcent le stockage du carbone des prairies et la biodiversité.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 98 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER |
Alinéa 29
Après les mots :
autonomie protéique
insérer les mots :
issue d’élevages durables
Objet
Cet amendement vise à souligner l’enjeu du maintien de l’élevage durable français. Pour assurer le maintien de cet élevage de qualité, qui fait l’exceptionnalité du modèle agricole français, il est nécessaire d’assurer l’approvisionnement en produits issus de ces élevages dans tous les lieux de consommation, notamment la restauration hors domicile (RHD).
En effet, depuis la promulgation de la loi Climat et Résilience d’octobre 2021, à partir du 1er janvier 2024, au moins 60% du total achat de la famille de denrées « viandes et poissons » servies en restauration collective devrait être composé des produits de qualité et durables. Ce taux est fixé à 100% pour la restauration de l’Etat, ses établissements publics et les entreprises publiques nationales. Ces objectifs ont pour but de créer les débouchés nécessaires aux éleveurs français produisant de la viande de qualité, qui sont trop souvent concurrencés par de la viande bas-de-gamme importée. Pourtant, ces objectifs sont loin d’être respectés.
En filière bovine également, selon Interbev, en 2022, la viande importée est très présente en RHD puisqu’elle constitue 55% des approvisionnements du secteur (dont 73% pour le piécé), et concentre près de deux tiers des importations totales de viande bovine, tous débouchés confondus. Il en est de même pour la consommation d’ovoproduits en RHD, dont 75,9% est issus d’élevage de poules en cages.
En conséquence, les filières bovines, porcines et avicoles françaises durables, dont sont en agriculture biologique et en plein air, peinent à se maintenir2. La part des poulets standards progresse et représente 72 % de la production en 2023, contre 65 % en 2020.
L’enjeu aujourd’hui n’est pas tant un déficit en volume de viande qu’une stagnation de l’offre durable et des débouchés associés faute de réelle politique alimentaire et en raison d’un développement non-régulé de la consommation hors domicile. Cet amendement vise à répondre à cette situation dramatique pour nos éleveurs français.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 99 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER |
Après l'alinéa 22
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« ...° En orientant les politiques alimentaires, dans le respect de la programmation pluriannuelle de l’agriculture française, de la stratégie nationale pour la biodiversité et de la stratégie nationale bas carbone définie à l’article L. 222-1 B du code de l’environnement ;
Objet
Cet amendement a pour objectif de remédier à une omission du législateur en ajoutant la mention de la Stratégie nationale bas carbone aux côtés de la Stratégie nationale biodiversité comme participant aux finalités définies par la politique en faveur de la souveraineté alimentaire française.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 100 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 9 |
Alinéa 1, dernière phrase
Après les mots :
des agriculteurs
insérer les mots :
, ne peuvent être mobilisés indépendamment les uns des autres,
Objet
Cet amendement vise à assurer que l’ensemble des modules de ce diagnostic puissent être mis en place au moment de l’installation-transmission.
En effet, la pertinence de ce diagnostic se verrait réduite si seulement certains modules, et pas d’autres, sont réalisés par les nouveaux agriculteurs. À titre d’exemple, une exploitation agricole pourrait avoir une bonne rentabilité économique à l'instant t (diagnostic de viabilité économique) mais posséder une viabilité économique fragile (diagnostic de vivabilité des projets agricoles) sur une projection à n années.
Ainsi, si seulement certains modules sont réalisés et pas d’autres, les nouveaux agriculteurs n’auront pas accès à une vision à 360° de leur exploitation agricole et donc n’auront pas accès à l’ensemble des informations nécessaires et indispensables pour leur permettent de choisir le modèle agricole le plus viable d’un point de vue social, économique et environnemental.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 101 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 10 |
Alinéa 28, après la première phrase
Insérer une phrase ainsi rédigée :
Elles fournissent aux personnes souhaitant s’installer des conseils pour favoriser l’adoption de pratiques agroécologiques.
Objet
Cet amendement vise à renforcer l’accompagnement des nouveaux agriculteurs en intégrant un volet de conseil en agroécologie dans le parcours de France Services Agriculture.
Cette mesure permettra d’encourager les futurs exploitants à adopter des techniques agroécologiques, aux multiples bénéfices pour :
- La souveraineté alimentaire : Les pratiques agroécologiques permettent de réduire la dépendance des exploitations agricoles aux intrants, tels que les engrais de synthèse que nous importons à plus de 80 %, ainsi que l’alimentation animale. Cela renforce notre autonomie alimentaire et réduit notre vulnérabilité face aux fluctuations des marchés internationaux.
- La résilience des exploitations : Selon le GIEC, les pertes de récoltes liées aux sécheresses et aux canicules auraient triplé ces 50 dernières années en Europe. L’agroécologie se révèle être, selon le GIEC, une des meilleures méthodes pour s’adapter au changement climatique, en renforçant la robustesse des exploitations face aux aléas climatiques.
En intégrant ces conseils au parcours de France Services Agriculture, nous soutenons nos agriculteurs dans la transition vers des pratiques plus durables et économiquement viables, tout en assurant la pérennité de notre secteur agricole.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 102 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 8 |
Après l’alinéa 19
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
.... - Afin de favoriser l’installation d’exploitations agricoles participant au développement des pratiques agroécologiques, l’État se donne comme objectif de mener, en vue de son application dès 2025, une réforme de la fiscalité applicable aux aides à l’installation dont bénéficient les exploitants agricoles en cas de pratiques agroécologiques.
Objet
Les installations étant des moments propices aux transitions agroécologiques et climatiques, il est proposé par cet amendement que l’État réforme la fiscalité applicable aux aides à l’installation dont bénéficient les exploitants agricoles en cas de pratiques agroécologiques.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 103 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 8 |
Après l’alinéa 19
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
.... - Afin de garantir le renouvellement des générations d’exploitants agricoles et de pérenniser le modèle d’exploitation familiale, l’État se donne comme objectif de mener, en vue de son application dès 2025, une réforme de la fiscalité applicable à la taxe foncière sur les propriétés non bâties.
Objet
Les propriétés non bâties de toute nature, situées en France, sont imposables à la taxe foncière. L’imposition est annuelle ; elle est établie au nom du propriétaire (au 1er janvier de l’année d’imposition) ou de celui qui a la propriété utile (usufruitier par exemple) dans la commune où est situé le bien.
Depuis 2011, les départements et les régions ne perçoivent plus la taxe foncière sur les propriétés non bâties. Pour compenser la suppression des parts départementale et régionale, il a été créé une taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties dont le bénéfice revient aux communes et à leurs établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).
Or, les propriétés agricoles classées dans les catégories « terres, prés, pâturages, vergers, vignes, bois et landes, lacs, étangs et jardins » sont exonérées de la taxe foncière sur les propriétés non bâties perçue au profit des communes, des syndicats et de leurs EPCI à concurrence de 20 %.
Dans un contexte d’attrition des biens immobiliers et de hausse des prix du foncier, le maintien de surfaces agricoles utiles non cultivées dans le temps concoure par conséquent aux difficultés d’accès au foncier agricole pour les porteurs de projet.
Ainsi, afin de libérer du foncier agricole utile, et ainsi participer et faciliter la politique d’installation des agriculteurs et de transmissions des exploitations, cet amendement programmatique demande à l’État de réformer la fiscalité applicable à la taxe foncière sur les propriétés non bâties dans le cas spécifique des surfaces agricoles utiles non cultivées.
Une hausse de cette taxe permettrait en effet la remise supplémentaire de surfaces agricoles utiles sur le marché foncier, contribuerait à la baisse de ses prix, et ainsi faciliterait son accès aux porteurs de projet.
L’optimisation de notre surface agricole utile contribue également au renforcement de notre souveraineté agricole et alimentaire.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 104 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mmes Maryse CARRÈRE et CONTE JAUBERT, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 8 |
Alinéa 18
Compléter cet alinéa par quatre phrases ainsi rédigées :
Les mesures fiscales doivent libérer la transmission du foncier agricole loué par bail à long terme. Elles sont conditionnées à des engagements de conservation des biens par les bénéficiaires de la transmission ou par leurs ayants-droits. Les mesures fiscales doivent inciter les générations dotées de patrimoine à le transmettre de leur vivant afin d’assurer une meilleure circulation des richesses au profit des jeunes générations, notamment en augmentant l’abattement relatif aux transmissions en ligne directe. Les mesures fiscales doivent lever les freins aux échanges de biens ruraux afin d’inciter à une organisation rationnelle, rentable et durable des exploitations morcelées.
Objet
Le projet de Loi d’orientation pour la souveraineté agricole et le renouvellement des générations en agriculture relève très justement dans ses motifs que « le renouvellement des générations constitue le second défi immédiat pour notre souveraineté alimentaire et agricole ».
Son Titre III « Favoriser l’installation des agriculteurs ainsi que la transmission des exploitations et améliorer les conditions d’exercice de la profession d’agriculteur » propose des orientations programmatiques se rapportant à l’accompagnement de ces opérations d’installation et de transmission.
Cependant, la dimension fiscale, dont l’impact ne peut être nié, n’est pas abordée. Les orientations sont partielles au risque d’être insuffisantes. Néanmoins, une loi d’orientation agricole ambitieuse et cohérente ne peut faire l’impasse sur la fiscalité et doit a minima prendre les orientations dans le cadre desquelles le projet de loi de finances sera débattu.
Si, lors de son Assemblée nationale, le texte a été complété de dispositions donnant une orientation à court terme (pour le prochain projet de loi de finances) prévoyant une réforme de la fiscalité applicable à la transmission des biens agricoles, notamment du foncier agricole, cet amendement cherche à conforter et compléter le périmètre de ces orientations.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 105 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mmes Maryse CARRÈRE et CONTE JAUBERT, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER |
Alinéa 33
Après le mot :
durable
insérer les mots :
, concourant notamment à la qualité des services à la population,
Objet
Dans le cadre de la politique d’installation et de transmission en agriculture, cet amendement cherche à reconnaître l’importance de la qualité des services à la population dans un territoire rural.
En effet, celle-ci influe directement sur la sélection d’un territoire par rapport à un autre lors de la définition de son lieu d’installation, notamment pour les parents de jeunes enfants.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 106 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mmes Maryse CARRÈRE et CONTE JAUBERT, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 2 |
Alinéa 1, première phrase
Compléter cette phrase par les mots :
, dans les services et dans l’animation du territoire
Objet
Dans le cadre de la politique d’installation et de transmission en agriculture, cet amendement cherche à reconnaître l’importance de la qualité des services à la population dans un territoire rural.
En effet, celle-ci influe directement sur la sélection d’un territoire par rapport à un autre lors de la définition de son lieu d’installation, notamment pour les parents de jeunes enfants.
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N° 107 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DAUBET, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER |
Alinéa 27
Compléter cet alinéa par les mots :
et d’entretien des paysages
Objet
Cet amendement a pour objet de préciser et compléter les finalités de la politique menée en faveur de l’agriculture et de l’alimentation.
Il vise à citer explicitement l’objectif d’entretien des paysages, externalité incontournable au croisement de plusieurs politiques publiques, incluant le tourisme, le cadre de vie, et la sécurité incendie.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 108 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DAUBET, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, M. LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER |
Alinéa 22
Après les mots :
de production,
insérer les mots :
d'abattage,
Objet
Cet amendement a pour objet de préciser et compléter les moyens permettant d’assurer la souveraineté alimentaire et agricole de la France.
Il vise à citer explicitement l’objectif de préservation des outils d’abattage, chaînons intermédiaires incontournables entre la production et la transformation et outils indispensables à la valorisation des produits de l’élevage et au fonctionnement de la chaîne alimentaire.
Cette précision est justifiée à plusieurs titres.
D’une part, les abattoirs se trouvent régulièrement au cœur de rapports de force, à l’image de l’agriculture dans son acception large. Le rééquilibrage des priorités nationales, visé par le projet de loi, doit aussi concerner ces outils.
D’autre part, en 70 ans, la France a perdu 90% de ses outils d’abattage. La préservation de l’élevage, matérialisée par l’attention portée au maintien du cheptel et l’annonce d’un plan abattoir justifie également la préservation explicite des moyens et outils abattage.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 109 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DAUBET, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER |
Alinéa 29
Après la première occurrence du mot :
utile
insérer les mots :
, notamment en protégeant la ressource en eau et ses moyens d’accès
Objet
Cet amendement a pour objet de préciser l’importance de la ressource en eau et ainsi compléter les moyens permettant d’assurer la souveraineté alimentaire et agricole de la France.
Il vise à citer explicitement l’objectif de préservation des réseaux d’irrigation, créés, entretenus, gérés par de nombreuses Associations Syndicales Autorisées (ASA). Elles regroupent propriétaires privés, agriculteurs, collectivités, et exercent des missions d’intérêt général plurielles qui s’étendent de la gestion du réseau d’irrigation des cultures à la défense incendie de bâtiments publics voire de zones d’activité.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 110 rect. 4 février 2025 |
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MM. ROUX, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET et Mme PANTEL ARTICLE 8 |
Alinéa 12
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Les agriculteurs de la filière biologique bénéficient du concours de l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique.
Objet
Avec 64 000 fermes biologiques et 24 000 opérateurs, la France constitue la première surface biologique cultivée en Europe et le premier vignoble biologique.
De même, le label officiel Agriculture Biologique est installé depuis 40 ans dans le paysage agricole, et alimentaire de nos concitoyens.
Alors que la filière biologique a traversé une période de 3 ans d’importantes difficultés économiques, il apparait indispensable de conforter les acteurs de cette filière.
Tandis qu’un quart des nouveaux installés en Agriculture étaient en bio, il apparaît indispensable de conforter le rôle de l'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique, plus communément nommée "l’Agence Bio", auprès de ces jeunes agriculteurs.
Les auteurs de l’amendement rappellent qu’il existe bien une place pour la diversité des profils agricoles et que celle-ci est effectivement assurée par l’Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique, acteur essentiel de la structuration, de la représentation, du suivi et de la promotion de la filière.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 111 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GOLD et CABANEL, Mme JOUVE, M. BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GROSVALET, GUIOL et LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER |
Alinéa 16
Après le mot :
filière
insérer les mots :
et par mode de production
Objet
Le rapport pour avis que le Gouvernement remet au Parlement, présentant une programmation pluriannuelle de l’agriculture française pour les sept années couvrant le prochain cadre financier, présente une opportunité de mieux suivre la production alimentaire française afin d’assurer un suivi des objectifs fixés par le gouvernement.
Dans un souci de mise en cohérence des politiques publiques agricoles et donc d’efficacité de L’action publique, ce rapport doit doit aussi traiter de l’atteinte des objectif par mode de production, quand il en existe, comme c’est le cas de l’agriculture biologique.
En effet, les différents plans gouvernementaux fixent des objectifs de développement de l’agriculture biologique allant de 18% des surfaces en 2027 à 21% en 2030. Il serait logique que la PPA permette aussi de faire le suivi de l’atteinte de cet objectif.
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N° 112 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. GOLD, Mme JOUVE, MM. BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, MM. GUIOL et LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER |
Alinéa 28
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 8° De promouvoir la préservation, la conversion et le développement de l’agriculture et des filières biologiques, au sens de l’article L. 641-13, pour atteindre, d’ici au 1er janvier 2027, 18% de surface agricole utile cultivée en agriculture biologique et en 2030, 21% de surface agricole utile cultivée en agriculture biologique au sens de l’article L. 641-13, ainsi que les autres objectifs inscrits dans le programme national sur l’ambition en agriculture biologique, en permettant à la fois aux filières biologiques d’accéder à l’ensemble des outils nécessaires au pilotage des volumes, au suivi des marchés, à la collecte des données de production et de partage de la valeur et en stimulant la demande par la communication sur l’agriculture biologique, et la fixation d’objectifs de consommation par secteur. Les politiques d’installation et de transmission d’exploitations agricoles concourent à ces objectifs ;
Objet
Cet amendement vise à réintroduire dans le Code Rural et de la pêche maritime des objectifs de surfaces agricoles cultivées en agriculture biologique.
Le Code Rural et de la pêche maritime s’aligne ainsi avec les différents plans publics et notamment avec les objectifs inscrits dans la déclinaison de la PAC appelée Plan Stratégique National qui prévoit 18% de surfaces bio en 2027, et avec la Planification Écologique qui prévoit 21% de surfaces bio en 2030.
Ce système de production est considéré par France Stratégie comme le plus abouti de l’agroécologie, alliant performance environnementale et économique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 113 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GOLD et CABANEL, Mme JOUVE, M. BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, MM. GUIOL, LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et LONGEOT ARTICLE 2 |
Alinéa 9
Après le mot :
accroissant
insérer les mots :
leurs compétences en matière de transitions agroécologiques et climatiques et d’agriculture biologique,
Objet
L’objectif de cet amendement est de réintroduire dans les politiques de formation les objectifs du plan Enseigner à produire autrement 2 (EPA 2).
Ce plan ministériel a déjà conduit, entre 2020 et 2024, à la rénovation de tous les diplômes de l’enseignement agricole. Les derniers Brevets de Technicien Supérieur Agricole rénovés seront mis en œuvre à la rentrée 2025. Les rénovations prévoient un développement des compétences en matière de transition agroécologique et climatique. Ces compétences sont précieuses à tous les apprenants lorsqu’ils s’insèrent dans le monde du travail. Ainsi, la modification des objectifs de formation dans le présent projet de loi d’orientation agricole conduirait à des complications administratives, notamment à rouvrir le chantier de rénovation de diplômes tout juste rénovés.
Les besoins de compétences en matière de transition agroécologique et climatiques se ressentent déjà sur le marché de l’emploi agricole. Ainsi le secteur de l’agriculture biologique concentre 16% de l’emploi agricole, pour 10% des surfaces. 30 à 50% des candidat·es à l’installation agricole veulent le faire en bio. Or la technicité de ce mode de production (gestion des adventices et des ravageurs sans possibilité de les éliminer totalement, gestion de la fertilisation sans fertilisant chimique…) demande des compétences bien spécifiques.
C'est pourquoi, pour s’assurer du maintien de ces emplois dans toute la filière, sécuriser les objectifs de formation semble être un des leviers d’actions de l’État.
Les formations en bio ne représentent que 5% de l’offre de formations production, transformation et commercialisation de l’enseignement agricole public, inégalement réparties selon les territoires et les cursus. Et hors formation en bio, AgroParisTech souligne, dans son diagnostic de compétences des cadres agricoles, que les formations agricoles manquent d’une approche technique de l’agroécologie qui permette véritablement de savoir produire en bio.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 114 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GOLD et CABANEL, Mme JOUVE, M. BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, MM. GUIOL, LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 3 |
Alinéa 16
Compléter cet alinéa par les mots :
et assurent le développement des compétences en matière aux transitions agroécologiques et climatiques, en intégrant dans les référentiels de formation des modules d’enseignement spécifiques et obligatoires liés à l’agriculture biologique
Objet
Cet amendement propose de reprendre certaines dispositions de la sixième mission de l’enseignement agricole qui avaient été adoptées par l’Assemblée Nationale.
Ces dispositions permettent de mettre en cohérence les missions de l’enseignement agricole avec les objectifs des plans gouvernementaux « Enseigner à produire autrement » (EPA). Ils permettent également de s’aligner avec les objectifs de développement agricole inscrits à l’article premier du Code Rural et de la Pêche Maritime.
Ainsi, cette sixième mission permettra aux établissements de mettre en œuvre les rénovations des diplômes telles que travaillées ces dernières années en leur donnant les moyens de le faire.
Ces moyens pourront être déclinés par le prochain plan Enseigner à produire autrement et par le plan de formation des personnels de l’enseignement, de la formation et du conseil, prévus par le présent projet de loi.
Il semble essentiel d’y préciser ici les contours de futurs modules spécifiques et obligatoires sur les transitions agroécologiques et climatiques et sur l’agriculture biologique. Ce secteur concentre en effet 16% de l’emploi agricole, et on estime qu’il faudra créer 200 000 emplois en plus pour atteindre les objectifs gouvernementaux de 21% des surfaces en 2030.
Pourtant les formations en bio ne représentent que 5% de l’offre de formations production, transformation et commercialisation de l’enseignement agricole public inégalement réparties selon les territoires et les cursus.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 115 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GOLD et CABANEL, Mme JOUVE, M. BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. FIALAIRE et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, MM. GUIOL et LAOUEDJ, Mme PANTEL et MM. ROUX et LONGEOT ARTICLE 20 |
Après l'alinéa 1
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
…° Après le 8° de l’article L. 632-1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« ...° Promouvoir les produits biologiques au sens de l’article L. 641-13 du présent code et améliorer la connaissance de l’agriculture biologique afin d’atteindre les objectifs fixés au I de l’article L.1 . » ;
Objet
Les interprofessions ont dans leurs missions la promotion des produits agricoles et alimentaires. Ces budgets correspondent parfois à la moitié du budget total annuel de l’interprofession et se chiffrent en millions d’euros.
Alors que l’agriculture biologique contribue au financement de ces structures interprofessionnelles, les produits biologiques bénéficient de budgets promotionnels très en deçà de ce qui serait nécessaire pour stimuler la consommation. A titre d’exemple dans la filière des fruits et légumes alors que les cotisations provenant des filières biologiques s’élèvent à plus de 3 millions d’euros annuels, les montants réinjectés dans la promotion Business to Consumers des produits bio est quasi inexistante.
La campagne #Bioréflexe portée par l’Agence Bio a montré qu’avec une communication grand public au budget limité on pouvait stimuler la consommation, la campagne précédente ayant généré +5% de chiffres d’affaires bio dans la semaine suivante alors qu’on était sur de la communication probono uniquement en radios. Il est donc primordial d’avoir une communication consommateurs des filières sur les produits bio qui soit intégrée aux budgets des interprofessions
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 116 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GOLD et CABANEL, Mme JOUVE, MM. LONGEOT et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. FIALAIRE et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, MM. GUIOL et LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 20 |
Après l’alinéa 3
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Les organisations interprofessionnelles reconnues au titre de l’article L. 632-2 élaborent et publient des indicateurs spécifiques aux productions des filières biologiques, au sens de l’article L. 641-13. Elles s’assurent que les filières biologiques accèdent à l’ensemble des outils nécessaires au pilotage des volumes et au suivi des marchés. » ;
Objet
Les interprofessions déclinent leurs travaux autour des grands axes d'actions suivants : améliorer la connaissance et la transparence de la production et du marché ; contribuer à une meilleure coordination de la mise sur le marché des produits ; explorer les marchés d'exportation ; exploiter le potentiel des produits ; identifier et répondre aux nouvelles attentes des consommateurs ; réaliser des recherches nécessaires à l'innovation pour répondre aux nouveaux besoins des marché et aux goûts des consommateurs.
La baisse de la croissance du marché biologique était largement anticipable d’un côté avec le non-respect des objectifs de consommation en restauration collective fixés par la loi Egalim (objectif de 20% de produits bio en 2022), de l’autre par la multiplication des allégations de qualité non encadrées et l’absence de message de communication clair sur les produits biologiques depuis plusieurs années, en dehors des communications des marques.
Le suivi des données de marché est nécessaire pour permettre à chaque filière de piloter minutieusement l’équilibre offre / demande et éviter de trop gros a-coups sur le marché, de même que la connaissance des comportements de consommation, leurs évolutions et la façon de les faire évoluer.
De par sa représentation minoritaire dans les interprofessions, puisqu’elle représente 10% des surfaces et 14% des fermes, l’agriculture biologique a du mal à faire entendre sa voix et à obtenir des outils de suivi dédiés.
Des interprofessions comme le CNIEL ont déjà avancé sur la construction d’outils spécifiques à l’agriculture biologique avec notamment un poste d’économiste depuis 2022 mobilisé sur les filières biologiques. Les autres interprofessions doivent rejoindre cette dynamique, notamment les fruits et légumes, pour lesquels le marché bio est significatif, mais aussi les céréales et grandes cultures. Cela permettrait de rassurer grandement les exploitations engagées en agriculture biologique, largement fragilisées.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 117 rect. bis 12 février 2025 |
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M. CHAIZE, Mmes JACQUES et BELRHITI, MM. BOUCHET, KHALIFÉ, PIEDNOIR, BRISSON, LEFÈVRE et Daniel LAURENT, Mme LASSARADE, MM. Cédric VIAL, MANDELLI et Paul VIDAL, Mmes JOSEPH, Pauline MARTIN et DI FOLCO, M. de NICOLAY, Mme JOSENDE, MM. Jean-Baptiste BLANC et GENET, Mme Marie MERCIER, MM. GREMILLET, SIDO et MOUILLER et Mme IMBERT ARTICLE 18 |
Alinéa 3
Après le mot :
exclusivement
insérer les mots :
d'une ou de plusieurs communes,
Objet
De nombreux syndicats mixtes déjà compétents en matière de production, de transport et de stockage d’eau, ou susceptibles de modifier leurs statuts afin de pouvoir prendre ces compétences, comptent actuellement parmi leurs membres une ou plusieurs communes pour le compte desquelles ils exercent par ailleurs une ou plusieurs autres compétences « à la carte », conformément aux conditions fixées dans leurs statuts.
Or la rédaction proposée de l’article L.2224-7-9 du CGCT aurait pour effet d’exclure ces syndicats à la carte nouvellement créés ou préexistants du champ d’application des dispositions de cet article, qui ne visent que les syndicats mixtes constitués d’un ou plusieurs groupements de collectivités territoriales et départements.
Le présent amendement a donc pour objet de réparer ce qui doit être considéré comme un oubli, afin de ne pas écarter systématiquement les syndicats mixtes qui comptent au moins une commune parmi leurs adhérents de bénéficier de la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions.
D’autre part, si le nouvel article L.2224-7-9 vise également à permettre des adhésions partielles à des syndicats mixtes, il convient de préciser, dans un souci de cohérence afin d’éviter toute ambiguïté, que ces nouvelles dispositions sont sans préjudice de celles déjà existantes prévues à l’article L.5211-61 du CGCT et relatives au secteur de l’eau, dont le champ d’application est plus large.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 118 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET, BILLON et SAINT-PÉ, MM. Stéphane DEMILLY, DUFFOURG, FOLLIOT, PILLEFER, LONGEOT et BLEUNVEN et Mme HERZOG ARTICLE 14 |
Alinéa 13
Supprimer les mots :
et de réseaux de distribution publique d’électricité
Objet
Les gestionnaires de réseaux de distribution d’électricité, en matière d’élagage, sont déjà soumis à de multiples dispositions (norme NF C 11-201, arrêté technique du 17 mai 2001 etc.).
Ajouter un nouveau plan d’action concernant la gestion durable des haies ne ferait qu’alourdir les dispositifs déjà existants et ce, alors même que le plan proposé n’est, par ailleurs, pas explicité par la loi dans ses attendus.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 119 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET et BILLON, MM. DUFFOURG et Stéphane DEMILLY, Mme SAINT-PÉ, M. FOLLIOT, Mme ROMAGNY, MM. LEVI, PILLEFER, LONGEOT et BLEUNVEN et Mme HERZOG ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 122-1-2 du code de l'environnement, il est inséré un article L. 122-1-... ainsi rédigé :
« Art. L. 122-1-.... - Les avis rendus par l’autorité environnementale mentionnée au L. 122-1 sont réalisés sur la base des informations environnementales et des connaissances scientifiques disponibles. Les sources scientifiques sur lesquelles s’appuient les avis et les recommandations de l’autorité environnementale y sont renseignées. »
Objet
Cet amendement vise à ce que les avis de l’autorité environnementale soient sourcés scientifiquement. L’autorité environnementale est l’autorité indépendante chargée de rendre un avis sur la qualité de l’évaluation environnementale de tous les projets qui y sont soumis, incluant certains élevages. Si le principe d’une autorité indépendante est indispensable, il est regrettable que les sources scientifiques utilisées pour fonder les recommandations ne soient rendues publiques au sein de l’avis.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 120 29 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 121 rect. quinquies 5 février 2025 |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET, BILLON et DOINEAU et MM. MAUREY, Stéphane DEMILLY, FOLLIOT, PILLEFER, LONGEOT et BLEUNVEN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au second alinéa du I de l’article L. 512-7 du code de l’environnement, les mots : « soumises ni à la directive 2010/75/ UE du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010 relative aux émissions industrielles au titre de son annexe I, ni » sont remplacés par les mots : « pas soumises ».
Objet
Cet amendement vise à permettre aux activités agricoles soumises à la Directive européenne sur les Emissions Industrielles (IED) de relever du régime ICPE d'enregistrement.
En France, les Installations Classées Protection de l’Environnement (ICPE) sont réparties entre trois niveaux : elles sont ainsi soumises à autorisation, à enregistrement ou à déclaration. Les seuils autorisation fixés dans la nomenclature ICPE correspondent notamment aux seuils de la Directive sur les Emissions Industrielles.
Le régime de l’autorisation, plus haut seuil de la nomenclature ICPE relatif aux élevages de porcs et de volailles est également celui utilisé pour soumettre un élevage à évaluation environnementale. Or, cette organisation procède d’une confusion dans la transposition des directives européennes car la réglementation IED n’impose pas d’évaluation environnementale de l’exploitation ni la réalisation d’une enquête publique.
C’est en effet la Directive européenne d’Evaluation de l’Incidence des projets sur l’Environnement (EIE) qui détermine les seuils au-delà desquels une évaluation environnementale est systématiquement nécessaire à l’autorisation d’un projet.
Or ces seuils sont bien plus relevés que ceux fixés dans la directive IED.
De nombreux élevages sont donc soumis de façon systématique à des régimes plus contraignants que ceux auxquels ils devraient être soumis en vertu du droit de l’Union Européenne.
Le coût d’une évaluation environnementale, la durée importante de la procédure d’autorisation, et la crainte de l’enquête publique constituent autant freins à l’investissement et au développement des projets par les exploitants. Cette dernière formalité constitue une véritable épreuve pour les éleveuses et éleveurs qui se retrouvent seuls face à des oppositions souvent peu constructives et peu nuancées.
Il convient donc de permettre à des installations IED de pouvoir bénéficier du régime enregistrement, répondant aux obligations actuelles de la directive sur les émissions industrielles (sous forme “simplifiée”) et encore plus de la directive révisée qui reconnaîtra pleinement cette notion via le terme anglais “registration”.
Le relèvement des seuils de l’autorisation environnementale, ainsi permis, pourra entraîner une relance des investissements de modernisation dans un contexte de renouvellement des générations, contribuer ainsi au maintien de la souveraineté alimentaire pour les produits animaux et sans recul environnemental, compte- tenu des prescriptions techniques adossées à ce régime.
Aussi, il convient de modifier l’article L.512-7 du code de l’environnement pour ouvrir la procédure et le régime de l’enregistrement aux installations IED tout en se conformant au droit européen, et de modifier par décret la nomenclature ICPE et le tableau annexé à l’article R.122-2 du code l’environnement et les rubriques 2102 – 2111 et 3660 afin de l’aligner sur les seuils européens définis dans la directive EIE.
Seule la modification de l’article L.512-7 du code de l’environnement relève du niveau législatif, cette modification législative doit s’accompagner d’une évolution réglementaire pour être opérationnelle.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 122 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, GUIDEZ, HAVET et BILLON et MM. DUFFOURG, Stéphane DEMILLY, FOLLIOT, PILLEFER, LONGEOT et BLEUNVEN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après le premier alinéa de l’article L. 511-1 du code de l'environnement, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Les dispositions du présent titre prennent en compte les spécificités des projets des exploitations agricoles, qui font l’objet de procédures et prescriptions adaptées si nécessaire. »
Objet
Cet amendement vise à inscrire la spécificité des projets agricoles dans le code de l’environnement au regard de la nomenclature des installations classées (ICPE) et des autres dispositions réglementaires, notamment les prescriptions qui leur sont applicables.
Les exploitations agricoles sont des très petites entreprises, à caractère familial et dont l’activité est basée sur la gestion du vivant. Tout ceci les distingue des activités industrielles. Il est donc nécessaire de prévoir des dispositions adaptées à ces spécificités et proportionnées à leur impact sur l’environnement et aux moyens dont disposent les agriculteurs, qui ne sont pas comparables à ceux de l’industrie.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 123 29 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 124 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET, BILLON et DOINEAU et MM. DUFFOURG, Stéphane DEMILLY, FOLLIOT, LONGEOT et BLEUNVEN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
La première phrase du premier alinéa du I de l’article L. 181-10 du code de l’environnement est complétée par les mots : « ou L. 181-10-2 ».
Objet
Cet amendement vise à adapter les nouvelles modalités de l’instruction des dossiers d’autorisation ICPE et la phase de consultation du public issues de la loi industrie verte aux spécificités des installations agricoles par la création d’un article dédié.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 125 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET et BILLON et MM. DUFFOURG, Stéphane DEMILLY, FOLLIOT, PILLEFER, LONGEOT et BLEUNVEN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 512-6-1 du code de l’environnement est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Par dérogation aux dispositions du présent article, la mise à l’arrêt définitif des installations d’élevage de la rubrique 3660 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement définie à l'article R. 511-9 du code de l'environnement est réalisée conformément aux dispositions des articles R. 512-66-1 et suivants. »
Objet
Cet amendement vise à aligner les formalités relatives à cessation d’activité ICPE des exploitations en autorisation sur celles prévues pour la déclaration en supprimant l’obligation de fournir des attestations réalisées par des entreprises certifiées sites et sols pollués dans le cadre de la cessation d’activité des élevages en enregistrement et en autorisation ICPE.
Ces attestations ont été pensées pour les industries et plus généralement les activités susceptibles d’endommager les sols sur leur période fonctionnement, par l’utilisation et la manipulation de produits chimiques et toxiques. Elles sont disproportionnées aux enjeux de la cessation d’activité propre aux sites d’élevage. Sur une exploitation d’élevage, la cessation d’activité ICPE doit avant tout permettre la mise en sécurité du site afin de prévenir tout accident sur un site désaffecté.
Les dispositions du code de l’environnement qui organisent la cessation d’activité pour les ICPE élevages en déclaration prévoient justement la mise en sécurité. Les enjeux étant identiques en régime autorisation et enregistrement, la procédure de cessation d’activité pour les élevages relevant de ces régimes ICPE doit être calquée sur celle prévue pour les élevages en déclaration ICPE, ce qui est l’objectif de cet amendement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 126 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, GUIDEZ, HAVET et BILLON, MM. DUFFOURG, Stéphane DEMILLY, FOLLIOT, LEVI, PILLEFER, LONGEOT et BLEUNVEN et Mme HERZOG ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l’article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 431-3 du code de l’urbanisme est ainsi rédigé :
« Art. L. 431-3. – Conformément aux dispositions de l’article 4 de la loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 sur l’architecture, par dérogation à l’article L. 431-1, ne sont pas tenues de recourir à un architecte :
« a) les personnes physiques qui déclarent vouloir édifier ou modifier, pour elles-mêmes, une construction de faible importance dont les caractéristiques, notamment la surface maximale de plancher, sont déterminées par décret en Conseil d’État. Ces caractéristiques peuvent être différentes selon la destination des constructions ;
« b) les exploitations agricoles ;
« c) les coopératives d’utilisation de matériel agricole
« Pour les constructions édifiées ou modifiées par les personnes physiques, à l’exception des constructions à usage agricole, la surface maximale de plancher déterminée par ce décret ne peut être supérieure à 150 mètres carrés.
« Le recours à l’architecte n’est pas non plus obligatoire pour les travaux soumis au permis de construire qui portent exclusivement sur l’aménagement et l’équipement des espaces intérieurs des constructions et des vitrines commerciales ou qui sont limités à des reprises n’entraînant pas de modifications visibles de l’extérieur.
« Conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 sur l’architecture, les modèles types de construction et leurs variantes, industrialisées ou non, susceptibles d’utilisation répétée, doivent, avant toute commercialisation, être établis par un architecte dans les conditions prévues à l’article 3 de ladite loi et ce quel que soit le maître d’ouvrage qui les utilise. »
Objet
Cet amendement vise à simplifier les procédures d’élaboration des permis de construire des bâtiments agricoles, en soustrayant les projets à l’obligation de recourir à un architecte.
Les exploitants agricoles qui souhaitent réaliser une construction, doivent, pour l’instruction de leur dossier de permis de construire, faire appel à un architecte pour établir le projet architectural de leur future construction. Ce recours obligatoire à l’architecte, outre son coût pour les éleveurs, complexifie considérablement la réalisation de leurs projets.
Actuellement, peu de projets sont réellement dispensés du recours à l’architecte car, sur des bâtiments agricoles, le seuil de 800 m2, pour lequel le recours à l’architecte devient obligatoire, est très vite atteint.
Pour la conception des bâtiments agricoles, une expertise technique est indispensable en matière d’environnement, de sanitaire, d’hygiène, de sécurité et de zootechnie. Or, cette expertise est concentrée dans les bureaux d’études des organisations de producteurs et est moins développée, voire inexistante, chez les architectes.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 127 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, GUIDEZ, HAVET et BILLON, MM. DUFFOURG, Stéphane DEMILLY et FOLLIOT, Mme ROMAGNY, MM. PILLEFER, LONGEOT et BLEUNVEN et Mme HERZOG ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l’article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 512-7-6 du code de l’environnement est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Par dérogation aux dispositions du présent article, la mise à l’arrêt définitif des installations d’élevage des rubriques 2101, 2102, 2110, 2111 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement définie à l’article R. 511-9 du code de l’environnement est réalisée conformément aux dispositions des articles R. 512-66-1 et suivants. »
Objet
Cet amendement vise à aligner les formalités relatives à cessation d’activité ICPE des exploitations en enregistrement sur celles prévues pour la déclaration en supprimant l’obligation de fournir des attestations réalisées par des entreprises certifiées sites et sols pollués dans le cadre de la cessation d’activité des élevages en enregistrement et en autorisation ICPE.
Ces attestations ont été pensées pour les industries et plus généralement les activités susceptibles d’endommager les sols sur leur période fonctionnement, par l’utilisation et la manipulation de produits chimiques et toxiques. Elles sont disproportionnées aux enjeux de la cessation d’activité propre aux sites d’élevage. Sur une exploitation d’élevage, la cessation d’activité ICPE doit avant tout permettre la mise en sécurité du site afin de prévenir tout accident sur un site désaffecté.
Les dispositions du code de l’environnement qui organisent la cessation d’activité pour les ICPE élevages en déclaration prévoient justement la mise en sécurité. Les enjeux étant identiques en régime autorisation et enregistrement, la procédure de cessation d’activité pour les élevages relevant de ces régimes ICPE doit être calquée sur celle prévue pour les élevages en déclaration ICPE, ce qui est l’objectif de cet amendement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 128 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, GUIDEZ, HAVET et BILLON, MM. DUFFOURG et Stéphane DEMILLY, Mme SAINT-PÉ, M. FOLLIOT, Mme ROMAGNY, MM. PILLEFER, LONGEOT et BLEUNVEN et Mme HERZOG ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l’article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 512-7-3 du code de l’environnement est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Dans les cas où le préfet est l’autorité compétente pour délivrer l’arrêté d’enregistrement de l’installation classée pour la protection de l’environnement et le permis de construire, la décision est rendue simultanément. Le délai d’instruction de la demande d’enregistrement, mentionné à l’article R. 512-46-18, est le même que le délai d’instruction de droit commun des demandes de permis de construire, prévu à l’article R. 423-23 du code de l’urbanisme. »
Objet
Le présent amendement vise à aligner les délais d’instruction des demandes d’enregistrement d’Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et des demandes de permis de construire, dans le cas où le préfet est l’autorité compétente pour délivrer ces derniers.
Aujourd’hui, le délai d’instruction des demandes d’enregistrement d’ICPE est de 5 mois et peut être prolongé de 2 mois, comme le prévoit l’article R.512-46-18 du code de l’environnement. Le délai d’instruction des demandes de permis de construire est quant à lui de deux ou trois mois, comme le prévoit l’article R.423-23.
Les travaux ne pouvant être exécutés avant que le préfet ait pris l’arrêté d’enregistrement, les ICPE sont ralenties. Il semble donc nécessaire que les délais pour l’instruction par le préfet soient alignés afin de fluidifier et de simplifier les ICPE.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 129 rect. quater 4 février 2025 |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET et BILLON et MM. DUFFOURG, Stéphane DEMILLY, FOLLIOT, LEVI, PILLEFER, LONGEOT et BLEUNVEN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l’article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après le premier alinéa de l’article L. 511-1 du code de l’environnement, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Les activités agricoles d’élevage, compte tenu de leur spécificités propres, peuvent faire l’objet d’une adaptation des règles définies à ce chapitre. »
Objet
Le présent amendement vise à introduire une affirmation des spécificités agricoles dans la législation ICPE, permettant d'éviter une extension de règles et procédures conçues pour des activités industrielles mais inadaptées à des TPE telles que les exploitations d'élevage.
Sans cela, toute la charge administrative finit par retomber sur l'éleveur conduisant soit à une inapplicabilité de la règle, soit à une externalisation de la mise en œuvre, débouchant sur une désappropriation par l'éleveur.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 130 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET, GUIDEZ et BILLON, MM. DUFFOURG et Stéphane DEMILLY et Mme SAINT-PÉ ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 13 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 131 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET et BILLON, MM. DUFFOURG et Stéphane DEMILLY, Mme SAINT-PÉ, M. FOLLIOT, Mme ROMAGNY, MM. LEVI, LONGEOT et BLEUNVEN et Mme HERZOG ARTICLE 9 |
Alinéa 1
Après les mots :
projets agricoles
insérer les mots :
et aquacoles
Objet
L'article 9 vise à mettre en place d’ici 2026 un diagnostic modulaire des exploitations agricoles qui permettra d’évaluer les exploitations agricoles en amont de leur transmission, au moment de l’installation puis tout au long de son cycle de vie.
Le présent amendement vise à étendre ce diagnostic modulaire aux exploitations aquacoles.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 132 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET et BILLON, MM. DUFFOURG et Stéphane DEMILLY, Mme SAINT-PÉ, M. FOLLIOT, Mme ROMAGNY, MM. LEVI, LONGEOT et BLEUNVEN et Mme HERZOG ARTICLE 10 BIS |
I. - Alinéa 3
Après les mots :
projet d'agriculture
insérer les mots :
ou d'aquaculture
II. - Alinéa 4, première phrase
Après les mots :
exploitation agricole
insérer les mots :
ou aquacole
Objet
Cet article créé le statut d’associé à l’essai afin de permettre à une personne physique de participer à la direction, aux travaux et aux bénéfices
d’une exploitation agricole.
Le présent amendement vise à étendre ce contrat d’association aux exploitations aquacoles.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 133 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET et BILLON, MM. DUFFOURG et Stéphane DEMILLY, Mme SAINT-PÉ, M. FOLLIOT, Mme ROMAGNY et MM. LEVI, LONGEOT et BLEUNVEN ARTICLE 10 |
Alinéa 4
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Ce réseau assure également le suivi de la transmission des établissements aquacoles.
Objet
L'article 10 vise à créer le réseau France installations-transmissions pour les exploitations agricoles composé, dans chaque département, d’un guichet unique mis en place dans le réseau des chambres d’agriculture (niveau 1) et d’un réseau départemental de structures d’accompagnement (niveau 2) vers lesquelles le point d’accueil orientera les porteurs de projets d’installation ou de cession d’exploitation.
Cet amendement vise à étendre ce réseau France installations-transmissions au suivi de la transmission des établissements aquacoles.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 134 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET, GUIDEZ, BILLON et DOINEAU et MM. DUFFOURG et Stéphane DEMILLY ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER |
Après l'article 1er
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au 1° du I de l’article L. 211-1 du code de l’environnement, les mots : «, ou dont » sont remplacés par le signe : « ; ».
Objet
L’amendement modifie la définition des zones humides dans le but de revenir à la définition des zones humides d’avant 2016, qui obligeait à un cumul des critères “sol hydromorphe” et “flore hygrophile”.
Dans l’objectif d’un rééquilibrage des intérêts de protection de l’environnement et de l’agriculture, il est important d’avoir une définition des zones humides qui corresponde aux territoires nécessitant réellement une attention.
Or, actuellement, la définition permet de qualifier une zone humide seulement sur le critère de la flore hygrophile, quand bien même il n’y a plus aucune trace d’hydromorphie et que la zone humide ne rend pas les services écosystémiques souhaités.
L’amendement, en s’appuyant sur une définition fondée sur des critères cumulatifs, permettra de cibler uniquement les zones humides fonctionnelles qui ont besoin d’être maintenues, et donc de rééquilibrer les intérêts généraux que sont la protection de l’environnement et de l’agriculture.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 135 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET, GUIDEZ et BILLON et MM. DUFFOURG et Stéphane DEMILLY ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER |
Après l'article 1er
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 211-1 du code de l’environnement est ainsi modifié :
1° Le I est ainsi modifié :
a) Au premier alinéa , après les mots : « nécessaires au changement climatique » sont insérés les mots : « et à la protection de l’agriculture conformément à l’article L. 1 du code rural et de la pêche maritime » ;
b) Le 5° est complété par les mots : « et pour sécuriser dans le temps l’agriculture » ;
c) Au 5° bis, après les mots : « politique active de stockage de l'eau » sont insérés les mots : «, le cas échéant, » ;
2° Le II est ainsi modifié :
a) Au premier alinéa, après les mots : « de la sécurité civile » sont insérés les mots : «, de la sécurité de l’agriculture » ;
b) Au 3°, les mots : « De l’agriculture, » sont supprimés.
Objet
Au-delà de la reconnaissance de l’intérêt général comme principe fondateur du droit et des politiques publiques en faveur de la protection, du déploiement et du développement de l’agriculture, des modifications appropriées du Code de l’Environnement sont nécessaires. En particulier, en ce qui concerne le domaine de l’eau.
L’article L. 211-1 du code de l’environnement, en tant que socle de ce droit de l’eau, doit être mis en conformité avec la reconnaissance de l’intérêt majeur qui s’attache à la protection, la valorisation et le développement de l’agriculture en France.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 136 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET, BILLON et DOINEAU, MM. MAUREY, DUFFOURG et Stéphane DEMILLY et Mme SAINT-PÉ ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER |
Après l'article 1er
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L'article L. 211-1-1 du code de l'environnement est ainsi modifié :
1° A la deuxième phrase, les mots : « une agriculture, » sont supprimés ;
2° Après cette même phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Toute atteinte portée à la protection de l’agriculture, qui est d’intérêt général en vertu de l’article L. 1 du code rural et de la pêche maritime, doit être nécessaire et proportionnée. »
Objet
Au-delà de la reconnaissance de l’intérêt général comme principe fondateur du droit et des politiques publiques en faveur de la protection, du déploiement et du développement de l’agriculture, des modifications appropriées du Code de l’Environnement sont nécessaires.
L’objet de cet amendement est de préciser que toute atteinte portée à l’agriculture dans le cadre de la préservation et de la gestion durable des zones humides doit être nécessaire et proportionnée à sa protection qui est également d’intérêt général.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 137 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET et BILLON, MM. CAMBIER, DUFFOURG et Stéphane DEMILLY, Mme SAINT-PÉ, M. FOLLIOT, Mme ROMAGNY et MM. LEVI, PILLEFER, LONGEOT et BLEUNVEN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 BIS |
Après l'article 12 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Au II de l’article 1378 octies du code général des impôts, les mots : « 223-1-2, 223-15-2, 223-15-3, 313-2, 314- 1, 321-1, 324-1, 421-1 à 421-2-6 ou 433-3-1 du code pénal » sont remplacés par les mots : « 225-2, 226-4, 226-8, 313-2, 314-1, 321-1, 322-1, 322-4-1, 322-6, 322-12, 322-14, 324-1, 421- 1 à 421-2-6 ou 433-3-1 du code pénal ou des articles 23, 24 ou 29 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ».
II. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Objet
Aux termes du II de l'article 1378 octies du code général des impôts, l’administration fiscale est tenue de suspendre les avantages fiscaux des associations au titre des dons, versements et legs lorsqu’une décision pénale définitive a été rendue au titre de l’une des infractions limitativement énumérées dans ce dispositif.
Depuis plusieurs mois, les professionnels de l’agriculture ne cessent d’alerter les pouvoirs publics et les parlementaires sur la recrudescence d’actes de malveillance envers les agriculteurs de la part d’associations activistes.
Toutefois, ces actions illicites subies par les agriculteurs et entreprises alimentaires ne sont pas visées au II de l'article 1378 octies du code général des impôts.
Afin de conjuguer l’objectif poursuivi et les exigences de constitutionnalité, il est proposé d’élargir la liste des infractions pénales susceptibles d’exclure les associations du champ de la réduction d’impôt accordée au titre des dons réalisés par les particuliers (article 1378 octies du CGI) en visant : l’entrave aux conditions de travail et à l’activité économique par discrimination (article 225-2 du code pénal), l’introduction dans le domicile d’autrui (article 226-4 du code pénal), le montage réalisé avec les paroles ou l'image d'une personne sans son consentement (article 226-8), le fait de « squatter » un terrain appartenant à autrui (article 322-4-1 du code pénal), la destruction ou la menace de la destruction d’un bien par l’emploi d’un engin explosif ou incendiaire (article 322-6 et 12 du code pénal), la communication ou la divulgation de fausses informations dans le but de faire croire qu'une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise (article 322-14 du code pénal) ou encore la provocation à commission d’infractions par tout moyen de communication (articles 23 et 24 de la loi de 1881), ainsi que la diffamation (article 29 de ladite loi).
Ces actes peuvent faire l’objet de condamnations pénales à l’encontre des individus qui les ont perpétrés ; condamnations qui peuvent s’étendre à la personne morale de l’association dont ces personnes sont membres, s’il est établi qu’elles ont agi pour son compte (article 121-2 du code pénal). Le complément législatif proposé vient ainsi renforcer un dispositif existant tout en étant conforme aux principes qui régissent la Constitution de la République Française.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 138 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET et BILLON et MM. DUFFOURG, Stéphane DEMILLY, FOLLIOT, LONGEOT et BLEUNVEN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 16 |
Après l'article 16
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le code de l'environnement est ainsi modifié :
1° L’article L. 425-5 est ainsi rédigé :
« I. – Le nourrissage est interdit.
« II. - L'agrainage et l'affouragement sont autorisés dans des conditions définies par le schéma départemental de gestion cynégétique. À destination du grand gibier, ils ne sont possibles que dans un but de réduction des dégâts qu’ils peuvent engendrer, dans des conditions définies par décret.
« III. - L'agrainage et l'affouragement sont interdits dans les espaces clos empêchant complètement le passage des animaux non domestiques, sauf exceptions inscrites dans le schéma départemental de gestion cynégétique dans les cas et les conditions prévus par décret. Dans les espaces clos permettant le passage des animaux non domestiques, les conditions d'agrainage et d'affouragement sont celles prévues au II. » ;
2° L’article L. 425-5-1 est ainsi modifié :
a) Le second alinéa est ainsi modifié :
- les mots : « Lorsque l’équilibre agro-sylvo-cynégétique est fortement perturbé autour de ce territoire » sont remplacés par les mots : « En cas de dégâts avérés »;
- les mots : « peut notifier à ce détenteur » sont remplacés par les mots : « notifie à ce détenteur » ;
- après les mots : « un nombre d'animaux à prélever dans un délai donné », sont insérés les mots : « durant la présente saison de chasse » ;
b) Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés :
« Le non-respect des éléments notifiés constitue une présomption simple de la responsabilité financière du propriétaire en application du premier alinéa.
« Les coûts de mise en œuvre par l’Etat des mesures administratives nécessaires pour effectuer les prélèvements exigés sont à la charge du propriétaire. » ;
3° À l’article L. 426-5, les mots : « et forestiers » sont supprimés ;
4° L’article L. 426-7 est complété par un paragraphe ainsi rédigé :
« II. - L’exploitant ayant engagé une procédure non contentieuse d'indemnisation des dégâts causés par le grand gibier aux cultures et aux récoltes agricoles prévue aux articles L. 426-1 et suivants ne peut contester cette procédure qu’en exerçant un recours judiciaire à l’encontre des décisions clôturant définitivement cette procédure.
« Ce délai de recours est de deux mois à compter de la notification de ces décisions.
« Dans ce cas, le délai de prescription prévu au I du présent article ne s’applique pas. »
Objet
L'accord national global signé le 1er mars 2023 entre la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et les organisations professionnelles agricoles visant à lever les freins relatifs à la régulation du sanglier, à encadrer strictement l'agrainage et à faciliter l’accès à la procédure d’indemnisation non contentieuse a été traduit réglementairement via un décret et un arrêté publié au JO du 30 décembre 2023. De nature législative, trois points de l’accord n’ont pas encore été traduits :
1. La possibilité, par exception, de tirer du sanglier à poste fixe autour de points d’appâtage dans les conditions définies par le schéma départemental de gestion cynégétique. Les représentants agricoles et cynégétiques souhaitent une vigilance forte dans la rédaction des mesures afin de différencier le principe d’« appâtage » localisé d’animaux en vue de les tirer, de l’agrainage dissuasif dont les principes restent inchangés d’autant plus qu’ils sont maintenant précisément cadrés par des dispositifs réglementaires complémentaires. Cette modalité de régulation exceptionnelle s’appuie sur les expériences déjà pratiquées en Alsace et en Moselle et viendrait compléter la boîte à outils élaborée pour faciliter la régulation du sanglier.
2. La modification de la composition de la Commission nationale d’indemnisation des dégâts de grand gibier (CNI) autour d’une représentation tripartite : État – représentants agricoles – représentants cynégétiques. Instance de recours dans les dossiers d’indemnisation d’agriculteurs victimes de dégâts de grand gibier, la CNI fixe également les fourchettes de prix dans lesquelles s’établissent les barèmes départementaux servant de base à l’indemnisation. Par cohérence, il est proposé de limiter sa composition aux seuls représentants des intérêts agricoles et cynégétiques. De plus, un comité national technique sur l’équilibre forêt gibier, suite aux assises de la forêt et du bois, est en cours de création offrant un espace de dialogue spécifique entre les représentants des chasseurs et ceux des forestiers.
3. Une meilleure articulation entre la procédure d’indemnisation non-contentieuse (art. L. 426- 1 c. env.) et la procédure judiciaire (art. L. 426-4 c. env.). Partant du constat que le délai de prescription de 6 mois permettant aux agriculteurs victimes d’agir en justice à l’encontre de la fédération des chasseurs est systématiquement dépassé dès lors que l’agriculteur fait le choix de débuter par une procédure non-contentieuse.
En complément de ces trois points qui complètent la boîte à outils de régulation du sanglier et simplifient la procédure d’indemnisation, il est proposé de clarifier et d’accroître l’efficacité de la procédure d’action récursoire permettant d’engager la responsabilité des détenteurs de droit de chasse qui ne procèdent pas à la régulation des espèces présentes sur leur fonds et qui causent des dégâts.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 139 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET, GUIDEZ et BILLON et MM. DUFFOURG et Stéphane DEMILLY ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 18 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 140 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET et BILLON, MM. DUFFOURG et Stéphane DEMILLY, Mme SAINT-PÉ, M. FOLLIOT, Mme ROMAGNY, MM. LEVI, LONGEOT et BLEUNVEN et Mme HERZOG ARTICLE 3 |
Alinéa 21
Après les mots :
exploitations agricoles
insérer les mots :
ou aquacoles
Objet
L'article 3 complète l’article L. 811-1 du code rural et de la pêche maritime relatif aux missions que doivent poursuivre l’enseignement et la formation professionnelle publics aux métiers de l’agriculture, de la forêt, de la nature et des territoires.
Le présent amendement vise à préciser que les établissements d'enseignement et de formation professionnelle agricoles peuvent disposer, en plus d'une ou de plusieurs exploitations agricoles, d'une ou plusieurs exploitations aquacoles. L'aquaculture doit aussi être intégré dans nos lycées professionnels.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 141 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CANÉVET, Mmes Nathalie GOULET, HAVET et BILLON, MM. DUFFOURG, Stéphane DEMILLY et FOLLIOT, Mme ROMAGNY, MM. LEVI, LONGEOT et BLEUNVEN et Mme HERZOG ARTICLE 8 |
Après l'alinéa 13
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
La France se fixe également comme objectif d'accroître de 10 % les installations aquacoles lors de la période de programmation mentionnée au premier alinéa.
Objet
L’article 8 prévoit une programmation pour la période 2025-2035 des politiques publiques d’installation et de transmission des exploitations agricoles, en lien avec le réseau « France
Services agriculture » prévu à l’article 10 du projet de loi.
Cependant, cet article n'inclut pas l'enjeu de l'aquaculture et de son développement. Le présent amendement vise donc à fixer un objectif en matière d'aquaculture pour la France : accroître de 10% les installations aquacoles lors de la période de programmation 2025-2035. Cet objectif complèterait celui fixé pour les exploitations agricoles.
La filière aquacole rencontre un certain nombre de difficultés (freins administratifs et politiques pour l’installation et le renouvellement de nos sites, balance commerciale déficitaire…). Pourtant, qualifiée de filière à haut potentiel pour la souveraineté alimentaire française, elle s'appuie sur des savoir-faire d’exception, une géographie propice et relève de véritables défis pour produire les poissons essentiels à un régime alimentaire sain. Développer l'aquaculture doit faire partie de nos priorités.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 142 29 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 143 29 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 144 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. FIALAIRE et GOLD, Mme JOUVE, M. LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 TER |
Après l'article 12 ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 311-2-2 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un article L. 311-2-... ainsi rédigé :
« Art. L. 311-2-.... - Sans préjudice des dispositions des articles L.111-3 et suivants du code de l'urbanisme, dès lors que le terrain occupé par l'exploitation agricole ou pastorale ne comporte pas de lieu d'habitation, le statut d'actif agricole défini à l'article L. 311-2 du présent code ouvre à son titulaire le droit d'installer un logement de fonction sous la forme d'une résidence démontable constituant son domicile permanent au sens de l’article R. 111-51 du code de l’urbanisme et dont les modalités techniques doivent permettre :
« 1° Que cette installation n'affecte pas durablement les fonctions écologiques du sol, en particulier ses fonctions biologiques, hydriques et climatiques ainsi que son potentiel agronomique ;
« 2° Et que cette installation ne soit pas incompatible avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière sur la parcelle de l'exploitation. »
Objet
Suite à de nombreux abus ayant participé à l'artificialisation des terres (multiplications de maisons sur fondation béton, mise en lotissement des "ceintures maraîchères"...), l’obtention d’un permis pour construire un logement sur des terres agricoles est désormais strictement encadré et contrôlé.
Néanmoins, la législation actuelle ne tient pas compte des nouvelles techniques de construction écologique et sans emprise au sol, dit "habitat réversible"(mobil-home, chalet, cabanon, yourtes, tiny house...), souvent en matériaux biosourcés et associées à des systèmes autonomes en énergie et en eau. Le caractère réversible de ces habitats tient au fait qu’une part l’installation doit être démontable et d’autre part que le terrain sur lequel il est installé peut être remis en état simplement, sans pollution, ni destruction des sols.
Alors que les revenus d'un exploitant agricole l'année de son installation sont nuls ou quasi nuls, c'est pris en étau entre un risque d'endettement insoutenable, l'absence d'accès au logement et une réglementation datée, que les créateurs ou repreneurs d’activités agricoles sont donc parfois contraints de vivre dans l'illégalité : 30% des installations agricoles selon l’enquête “Habitat des paysans” du réseau RELIER en 2018 se font grâce à une implantation de l'agriculteur (et de sa famille) dans un habitat réversible sur ses terres.
Cette illégalité, parfois même sans que l'agriculteur ait conscience de transgresser des lois, ou alors qu'il a fait les demandes d'urbanisme nécessaires mais qui lui auront été refusées, entraîne ces malheureux candidats à l'installation dans des contentieux de plus en plus nombreux. Malheureusement, sans cadre légal clair et uniforme, certains maires de communes rurales entament rapidement des poursuites contre ces exploitants ou usent de leur pouvoir d’astreinte financière.
Cet amendement, en apportant une base légale à la construction d'un logement de fonction sous la forme d'une résidence démontable et constituant le domicile principal d'un exploitant agricole, permet d'apporter une aide supplémentaire à l'installation de jeunes agriculteurs dont l'accès au foncier et au bâti est une charge financière trop souvent dissuasive.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 145 29 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 146 29 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 147 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 18 |
Alinéa 3
Après le mot :
exclusivement
insérer les mots :
d’une ou de plusieurs communes ou
Objet
Lors de sa déclaration de politique générale, François Bayrou a manifesté son souhait de redonner du pouvoir au terrain estimant que les collectivités locales doivent avoir une place centrale.
Il a donc décidé de conforter les avancées très attendues sur des sujets comme l’eau ou l’assainissement, sujets sur lesquels les initiatives parlementaires prises en ce sens devraient aboutir.
Ces engagements avaient déjà été pris par son prédécesseur à Matignon, Michel Barnier. Ce dernier s’était prononcé pour la suppression du transfert obligatoire des compétences eau et assainissement aux communautés de communes au 1er janvier 2026. Une promesse que devrait entériner la proposition de loi déjà votée en première lecture par le Sénat, le 29 avril 2024, en instance d’examen à l’Assemblée nationale.
En conséquence, cet amendement vient mettre en conformité l’ensemble des dispositions en cours de discussion au Parlement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 148 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 18 |
Alinéa 2
Après les mots :
confié par
insérer les mots :
la commune,
Objet
Il a donc décidé de conforter les avancées très attendues sur des sujets comme l’eau ou l’assainissement, sujets sur lesquels les initiatives parlementaires prises en ce sens devraient aboutir.
Ces engagements avaient déjà été pris par son prédécesseur à Matignon, Michel Barnier. Ce dernier s’était prononcé pour la suppression du transfert obligatoire des compétences eau et assainissement aux communautés de communes au 1er janvier 2026. Une promesse que devrait entériner la proposition de loi déjà votée en première lecture par le Sénat, le 29 avril 2024, en instance d’examen à l’Assemblée nationale.
En conséquence, cet amendement vient mettre en conformité l’ensemble des dispositions en cours de discussion au Parlement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 149 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 3 |
Après l'alinéa 16
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« ...° Ils sensibilisent aux nouvelles réalités du métier d'agriculteur.
Objet
Cet amendement, tiré d'une des recommandations du rapport sénatorial de 2021 de Mme Férat et de M. Cabanel visant à mieux lutter contre le phénomène du suicide dans le monde agricole, permet de mieux sensibiliser les étudiants agricoles aux nouvelles réalités du métier d’agriculteur.
A ce titre, il cherche à intégrer aux programmes de la formation initiale et continue agricole des modules sur les tâches administratives auxquelles les agriculteurs feront face dans leur carrière, l’évolution des normes sanitaires et environnementales et leur impact financier sur la trésorerie d’une exploitation, ainsi qu'une sensibilisation au burn-out.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 150 29 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 151 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Laure DARCOS et BOURCIER, MM. BRAULT, CAPUS, CHASSEING, CHEVALIER et Vincent LOUAULT, Mme PAOLI-GAGIN et M. WATTEBLED ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 19
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
« …. – Les priorités figurant au 1° du I A du présent article se traduisent par des politiques ayant pour finalités :
« 1° D’assurer le renouvellement des générations d’actifs en agissant sur les conditions d’installation, de transmission et de reprise d’exploitation agricole ;
« 2° De faire connaître les métiers d’exploitant et de salarié agricole et de susciter des vocations agricoles dans le public scolaire et parmi les personnes en reconversion professionnelle ou en recherche d’emploi ;
« 3° De favoriser la diversification des profils des porteurs de projets à l’installation et d’encourager les formes d’installation collective et les formes d’installation progressive, y compris le droit à l’essai ;
« 4° De proposer un accueil, une orientation et un accompagnement personnalisés, pluralistes et coordonnés à l’ensemble des candidats à l’installation en agriculture et des personnes projetant de cesser et de transmettre leur activité ;
« 5° D’orienter en priorité l’installation en agriculture vers des secteurs stratégiques pour la souveraineté alimentaire et les transitions écologique et climatique, adaptés aux enjeux de chaque territoire, et vers des systèmes de production diversifiés et viables humainement, économiquement et écologiquement ;
« 6° De faciliter l’accès au foncier agricole dans des conditions transparentes et équitables.
Objet
La pérennité et l’attractivité de l’agriculture ainsi que le renouvellement des générations d’actifs sont des enjeux majeurs auxquels il convient de répondre au moyen de politiques publiques concrètes englobant l’orientation, la formation, la transmission et l’installation.
Le renouvellement des générations est menacé par des facteurs structurels, comme la difficulté d’accès au foncier agricole, le niveau d’investissements à consentir et le manque d’attractivité du métier.
Il est dès lors nécessaire de mobiliser tous les leviers possibles pour faire face avec succès aux défis posés par le maintien et le développement de notre souveraineté alimentaire.
Cet amendement traduit l’engagement de l’État à préserver l’agriculture française en soutenant activement les jeunes générations qui en sont l’avenir.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 152 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 |
Après l’article 10
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Avant le 1er octobre 2025, le Gouvernement remet au Parlement un rapport estimant le coût pour les services de l’État de la mise en œuvre effective du réseau France installations-transmissions et fait également apparaître les crédits effectivement consacrés, à la date de la promulgation de la présente loi, aux services de l’État pour l’application de ces dispositions. Ce rapport doit faire apparaître les crédits effectivement nécessaires au déploiement effectif et optimal du réseau France installations-transmissions.
Objet
Cet amendement doit permettre de réaliser une évaluation pertinente du coût engendré par la création et le fonctionnement optimal du réseau France Installation-Transmission afin de dégager le nombre de crédits budgétaires nécessaires à son fonctionnement dans le prochain projet de loi de finances.
L'efficacité de ce réseau dépend en premier lieu des besoins humains et financiers nécessaires à sa pleine exécution.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 153 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GILLÉ, MÉRILLOU, PLA et BOURGI, Mme BÉLIM, MM. OMAR OILI, ROS et LUREL et Mmes CONWAY-MOURET, MONIER, POUMIROL et ESPAGNAC ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 20 |
Après l'article 20
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Les collectivités territoriales doivent prendre en compte la dimension des engins agricoles et forestiers dans le cadre des réaménagements routiers et le cas échéant, proposer un itinéraire de substitution adapté.
Objet
Le présent amendement vise à mieux prendre en considération la dimension des engins agricoles et forestiers lors des réaménagements routiers réalises par les collectivités territoriales. Les engins utilisés sont souvent de grande taille et nécessitent des infrastructures adaptées pour circuler en toute sécurité, éviter des situations de gêne de la circulation et des coûts supplémentaires liés à des modifications ultérieures des infrastructures.
Cet amendement a été travaillé avec la Fédération Nationale Entrepreneurs Des Territoires (FNEDT).
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 154 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. GILLÉ ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 BIS |
Après l'article 12 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après la troisième phrase du premier alinéa de l’article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Il en est de même pour les entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers. »
Objet
Cet amendement a pour objectif de faciliter l'accès des entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers, définies dans le cadre de l’article L 311-1 du Code rural et de la pêche, aux dispositifs d'aides, de financement et d’accompagnement proposées par les différentes structures publiques telles que DRAAF, DREAL, CASDAR, COREARM, PNDAR, FEADER, Agence de l'eau, Ecophyto, etc.
Les entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers jouent un rôle essentiel dans le développement et l'entretien du secteur agricole et rural. Elles ne bénéficient pourtant pas toujours d'un soutien proportionnel à leur importance dans la chaîne de valeur de l'agriculture durable.
Cet amendement a été travaillé avec la Fédération Nationale Entrepreneurs Des Territoires (FNEDT).
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 155 rect. 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. GILLÉ ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 TER |
Après l'article 12 ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le deuxième alinéa de l’article L. 315-1 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :
« Cette personne morale doit comprendre plusieurs exploitants agricoles ou entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers et peut comporter d'autres personnes physiques ou morales, privées ou publiques. Les exploitants agricoles ou entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers doivent détenir ensemble la majorité des voix au sein des instances du groupement. »
Objet
Le présent amendement propose la création d'un groupement d'intérêt économique et environnemental (GIEE) spécifiquement destiné aux entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers, afin de leur permettre de participer plus activement à la mise en œuvre du Plan Ecophyto.
Le Plan Ecophyto, mis en place pour réduire l’usage des produits phytosanitaires en agriculture, repose en grande partie sur l’adoption de pratiques agricoles alternatives et écologiques. Bien que son objectif principal visant une réduction de 50% de l’usage des phytosanitaires a été considérablement affaibli, les entreprises de travaux et services agricoles, qui interviennent directement sur le terrain en assurant des prestations cruciales pour la gestion des cultures, des espaces naturels ou des forêts, doivent également être impliquées dans cette dynamique de transition agroécologique.
Aujourd'hui, ces entreprises rencontrent plusieurs obstacles pour intégrer pleinement les objectifs du Plan Ecophyto dans leurs activités. Ainsi, il est proposé de créer un GIEE dédié afin de structurer leurs efforts et de renforcer leur contribution à la réduction des phytosanitaires.
Cet amendement a été travaillé avec la Fédération Nationale Entrepreneurs Des Territoires (FNEDT)
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 156 29 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. GILLÉ ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 18 |
Après l’article 18
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le chapitre Ier du titre III du livre VI de la première partie du code rural et de la pêche maritime est complété par une section ainsi rédigée :
«Section...
« Relations contractuelles dans le cadre de prestations de services
« Art. L. 631-.... Avant toute prestation de service d’un montant supérieur à 5000€ hors taxes, un devis écrit, gratuit, détaillé et chiffré fait apparaître, pour chaque prestation ou fourniture, la nature et le prix toutes taxes comprises ainsi que le montant total du devis toutes taxes comprises. Il est remis au client qui doit le signer. Le devis fait apparaître les mêmes mentions légales que pour une facture. »
Objet
Le présent amendement propose d'introduire une obligation de signature préalable d'un contrat ou d’un devis pour tous les travaux agricoles et forestiers dont le montant est supérieur à 5 000€. Cette mesure interviendrait avant toute facturation, dans l'optique de préparer la généralisation prochaine de la facture électronique en France.
La réforme de la facturation électronique a pour objectif de moderniser et de sécuriser les échanges commerciaux, en facilitant la traçabilité des transactions. Toutefois, en l'absence d'un cadre contractuel préalable, de nombreuses entreprises du secteur agricole et forestier se trouvent aujourd'hui dans une position difficile, notamment lors de la cessation d'activité ou dans le cadre d’une cession d’entreprise. La valorisation d’une entreprise, qu’il s’agisse de sa cession ou de ses projets d’investissements, repose en grande partie sur la solidité de son chiffre d’affaires et sur la traçabilité de ses relations commerciales.
Cet amendement a été travaillé avec la Fédération Nationale Entrepreneurs Des Territoires (FNEDT).
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 157 29 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 158 rect. 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. GILLÉ ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 13 BIS AA |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 159 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GILLÉ, MÉRILLOU, PLA et Michaël WEBER, Mme BÉLIM, MM. OMAR OILI, ROS, LUREL, DEVINAZ et MICHAU, Mme POUMIROL, M. BOURGI, Mmes CONWAY-MOURET et Sylvie ROBERT, M. Patrice JOLY et Mme ESPAGNAC ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 BIS |
Après l’article 10 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le chapitre V du titre II du livre III du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° L’intitulé est complété́ par les mots : « et le glanage solidaire » ;
2° Après l’article L. 325-3, il est inséré́ un article L. 325-… ainsi rédigé́ :
« Art. L. 325-…. – Le glanage solidaire permet à l’agriculteur de mettre à disposition sa parcelle de terre agricole après récolte, à des bénévoles dits « glaneurs », encadrés par une association à but non lucratif, afin de procéder au ramassage à la main et sans outils des produits agricoles non récoltés ou tombés lors de la récolte principale
« Il peut être occasionnel, temporaire ou intervenir de manière régulière.
« Le glanage solidaire constitue un contrat à titre gratuit entre l’agriculteur et le glaneur en dehors de tout lien de subordination.
« Les modalités d’application des dispositions prévues au présent article sont déterminées par décret. »
Objet
Le glanage solidaire consiste, à des fins solidaires, en la récupération des produits agricoles non récoltés par les agriculteurs. Il contribue ainsi à la réduction du gaspillage alimentaire, à soutenir les associations d’aide alimentaire et à l’inclusion sociale. Cette initiative s’inscrit dans la continuité des politiques visant à valoriser les excédents agricoles et à renforcer les solidarités locales.
Il est proposé que cette activité puisse être exercée de façon non professionnelle de manière ponctuelle ou régulière, sans qu'il y ait à rechercher un lien de subordination entre l’agriculteur et le glaneur, à l’instar de l'entraide agricole. Ce dispositif exclut ainsi toute requalification en salariat, et des conséquences y afférent, sous réserve des modalités d’application qui devront être précisées par décret.
Cette mesure pérennise ainsi les actions solidaires locales, en lien avec les Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) et autres initiatives de lutte contre le gaspillage alimentaire. Elle offre également aux exploitants agricoles la possibilité de valoriser leurs produits non récoltés, souvent pour des raisons techniques ou de calibre, et de les redistribuer à des associations d’aide alimentaire.
Ces actions, généralement organisées par des associations, s’inscrivent dans une démarche d’économie circulaire et de lutte contre le gaspillage. Elles permettent aux agriculteurs de réduire leurs pertes tout en fournissant des denrées de qualité aux personnes en difficulté et en encourageant des actions humanitaires bénévoles.
Le glanage solidaire représente ainsi une réponse concrète et durable aux enjeux sociaux et environnementaux actuels, tout en renforçant le tissu solidaire local et en améliorant la valorisation des ressources agricoles.
Cet amendement a été travaillé en lien avec la MSA.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 160 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GILLÉ, MÉRILLOU, PLA et Michaël WEBER, Mme BÉLIM, MM. OMAR OILI, ROS, LUREL et DEVINAZ, Mmes Sylvie ROBERT, CONWAY-MOURET et MONIER, M. MICHAU, Mme POUMIROL, MM. CHAILLOU, Patrice JOLY et BOURGI et Mme ESPAGNAC ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 BIS |
Après l’article 10 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Le deuxième alinéa de l’article L. 731-14 du code rural et de la pêche maritime est complété par les mots : « ainsi que des sommes qui correspondent à la valeur de dons en nature portant sur des denrées alimentaires, effectués par les chefs d’exploitations au profit d’associations caritatives, à partir de produits issus de leur production dans une limite et selon des conditions prévues par décret ».
II. – Le I entre en vigueur à compter du 1er janvier 2026.
Objet
En France, chaque année, 10 millions de tonnes de denrées alimentaires (150 kg par personne pour une valeur de 16 milliards d’euros) sont gaspillées, du champ à l’assiette, selon les données de l’Agence de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
Cet amendement vise à lutter contre le gaspillage de denrées alimentaires, le plus en amont possible, dès la production des produits agricoles. En effet, certains produits agricoles comme des fruits et légumes trop petits, de forme biscornue, abîmés, tachés, bien que sains et mangeables, ne correspondant pas aux critères du cahier des charges des acheteurs (grossistes, grande distribution…) et ne sont pas commercialisables. Par ailleurs, le contexte économique ou géopolitique peut engendrer la constitution de stocks de produits agricoles qui deviennent non commercialisables à l’approche des dates de péremption.
Afin de reconnaître pleinement le rôle des exploitants agricoles dans la lutte contre le gaspillage de denrées alimentaires, le présent amendement vise à promouvoir et encourager les dons de denrées alimentaires en provenance de la production des exploitants agricoles, réalisés par les chefs d’exploitations agricoles eux-mêmes au profit d’associations caritatives.
Ces actions en faveur de la lutte contre le gaspillage alimentaire permettront par la même occasion d’agir positivement contre la précarité alimentaire, qui constitue le deuxième objectif de cet amendement. Ces dispositions permettront aux exploitants agricoles de valoriser leurs produits non commercialisés, souvent pour des raisons techniques ou de calibre, et de les redistribuer à des associations d’aide alimentaire tout en réduisant leurs pertes tout en fournissant des denrées de qualité aux personnes en difficulté et en encourageant des actions humanitaires bénévoles.
Cet amendement a été travaillé en lien avec la MSA.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 161 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GILLÉ, MÉRILLOU, PLA et BOURGI, Mme BÉLIM, MM. OMAR OILI, ROS et LUREL, Mme CONWAY-MOURET, M. MICHAU et Mmes POUMIROL et ESPAGNAC ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 |
Après l’article 8
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° La section 3 du chapitre 1er du titre IV du livre VII est complétée par un article 741-… ainsi rédigé :
« Art. L. 741-…. – I. – Sont considérés comme une rémunération, au sens de l’article L. 741-10, pour leur montant excédant 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes versées en compte courant, les revenus détenus en pleine propriété ou en usufruit par les personnes mentionnées aux 8° et 9° de l’article L. 722-20, lorsque ces revenus sont générés par des sociétés par actions simplifiées de plus de 3 salariés.
« 1° Les revenus de capitaux mobiliers définis aux articles 108 à 115 du code général des impôts, perçus par ces personnes, leur conjoint, partenaire PACS, ou enfants mineurs non émancipés, ainsi que les revenus mentionnés au 4° de l’article 124 du même code ;
« 2° En cas d’exploitation sous la forme d’une société passible de l’impôt sur le revenu, la part des revenus soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices agricoles, ainsi que la part des revenus provenant des activités agricoles mentionnées à l’article L. 722-1, soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices non commerciaux.
« Un décret en Conseil d’État précisera la nature des apports retenus pour la détermination du capital social, ainsi que les modalités de prise en compte des sommes versées en compte courant.
« II. – Le I s’applique aux cotisations et contributions sociales dues au titre des revenus perçus à compter du 1er janvier 2026. » ;
2° Le second alinéa du I de l’article L. 732-39 est complété par les mots : « ou une activité assimilée salariée agricole mentionnée dans les arrêtés départementaux mentionnés à l’article L. 722-5-1 et exercée en tant que président ou dirigeant assimilé salarié d’une société par actions simplifiées de plus de 3 salariés, ou en tant que gérant minoritaire ou égalitaire d’une société à responsabilité limitée mentionnée au 8° de l’article L. 722-20. » ;
3° La première phrase du premier alinéa de l’article L. 722-23 est complété par les mots : « , y compris les personnes mentionnées aux 8° et 9° de l’article L. 722-20, exerçant dans une société par actions simplifiées de plus de 3 salariés. »
Objet
L'objectif de cet amendement est de rétablir une équité de traitement entre les dirigeants de sociétés agricoles, en particulier ceux des sociétés par actions simplifiées (SAS), dans le cadre des cotisations sociales. En effet, les dividendes versés aux dirigeants de SAS, souvent considérés comme des revenus de capitaux mobiliers, échappent à certaines cotisations sociales, contrairement aux dividendes perçus par les non-salariés agricoles, qui sont soumis à cotisations sociales dès lors qu'ils excèdent 10 % du capital social de la société.
Afin de limiter cette distorsion, il est proposé de restreindre ce dispositif aux sociétés par actions simplifiées (SAS) comptant plus de 3 salariés. Cette limitation se justifie car les petites exploitations agricoles, souvent dirigées par des agriculteurs ayant déjà du mal à dégager un bénéfice, seraient gravement fragilisées par une telle mesure. En effet, ces agriculteurs rencontrent déjà des obstacles importants pour maintenir la rentabilité de leurs activités et dégager un revenu suffisant. Les soumettre aux mêmes règles que des sociétés de plus grande taille risquerait de mettre leur exploitation en péril. En excluant ainsi les SAS de petite taille, l'amendement protège les structures agricoles qui ont un besoin crucial de souplesse pour faire face aux difficultés économiques, tout en assurant une meilleure équité pour les structures plus grandes, dans lesquelles l'optimisation sociale et la gestion des dividendes peuvent entraîner une concurrence déloyale avec les exploitants agricoles traditionnels.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 162 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. GILLÉ, Mme BLATRIX CONTAT, M. Michaël WEBER, Mme BÉLIM, MM. PLA, MÉRILLOU et OMAR OILI, Mme POUMIROL, M. MICHAU, Mmes CONWAY-MOURET et Sylvie ROBERT, MM. LUREL, ROS, Patrice JOLY et BOURGI et Mme ESPAGNAC ARTICLE 8 |
I. – Alinéa 17
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Dans ce cadre, l’État met en place des dispositifs de soutien, notamment financiers, en faveur des agriculteurs visant à maintenir l’équilibre économique des exploitations ou à favoriser leur adaptation quand elles sont concernées par l’application d’un programme d’actions tel que prévu au 7° de l’article L. 211-3 du code de l’environnement.
II. – Pour compenser la perte de recettes résultant du I, compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
…. – La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Objet
Le préfet peut, dans les aires d’alimentation des captages, définir des programmes d’actions pouvant limiter certaines occupations des sols et l’usage d’intrants notamment pour les agriculteurs. L’adaptation nécessaire des exploitations voire l’impossibilité d’exploiter engendre nécessairement des coûts pour les exploitants agricoles.
Aussi, au regard du service environnemental rendu, il apparaît nécessaire de prévoir un dispositif de soutien pour les agriculteurs afin de maintenir l’équilibre économique des exploitations ou à favoriser leur adaptation quand elles sont concernées par de tels programmes d’actions.
Tel est l’objet du présent amendement.
Cet amendement a été travaillé avec AMORCE.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 163 29 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
Mme Laure DARCOS ARTICLE 2 BIS AA |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 164 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. PLA, MONTAUGÉ et GILLÉ, Mme Gisèle JOURDA, MM. MÉRILLOU, MICHAU et STANZIONE, Mme BÉLIM, M. BOURGI et Mmes CONWAY-MOURET et ESPAGNAC ARTICLE 14 QUINQUIES |
Alinéa 3
1° Première phrase
Supprimer les mots :
entre les espaces agricoles et les espaces urbanisés
2° Deuxième et troisième phrases
Supprimer ces phrases.
Objet
La protection des terres agricoles est nécessaire pour protéger notre souveraineté alimentaire. La forte pression de l’urbanisation met en danger les terres agricoles et peut être une source de conflits d'usage entre les agriculteurs et les riverains.
Si la protection sanitaire des riverains et des utilisateurs des produits phytosanitaires est un impératif sanitaire, ce n’est pas à la seule agriculture d’en supporter le prix.
L’obligation pour les constructeurs de prévoir dans leurs projets une zone de transition répondant aux caractéristiques des zones de non-traitement est donc une avancée significative pour la protection du foncier agricole et le maintien des continuités agricoles.
L'article L 151-6-3 (nouveau) prévoit en effet "les conditions dans lesquelles les projets de construction et d’aménagement situés en limite d’un espace agricole, (...) intègrent un espace de transition végétalisé non artificialisé entre les espaces agricoles et les espaces urbanisés au sein de la zone urbaine ou à urbaniser, à la charge de l’aménageur".
Un projet d'urbanisation situé en zone urbaine ou à urbaniser ne peut cependant se situer simultanément sur l'emprise d'une zone agricole et en zone urbaine ou à urbaniser.
Dès lors la mention "La zone de transition est projetée de préférence en dehors des zones dévolues à l’agriculture." est nulle et non avenue et la dérogation évoquée hors propos.
L'objet du présent amendement vise donc à clarifier la rédaction proposée de l'article L 151-6-3 (nouveau) du code de l'urbanisme en retirant la possibilité de dérogation à l’obligation des constructeurs d’intégrer un espace de transition dans les nouvelles constructions dans la mesure où cette rédaction est contraire à l'énoncé qui précède.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 165 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Laure DARCOS et BOURCIER et MM. BRAULT, CAPUS, CHASSEING, CHEVALIER et WATTEBLED ARTICLE 8 |
Alinéa 8
Remplacer les mots :
de viabilité économique et de vivabilité des projets agricoles
par les mots :
modulaire de l'exploitation agricole
Objet
Cet amendement propose de substituer le diagnostic modulaire de l'exploitation agricole au diagnostic de viabilité économique et de vivabilité des projets agricoles afin de permettre la délivrance d'une analyse complète et objective de la situation d'une exploitation dans toutes ses dimensions, agricole, économique, sociale et environnementale, en vue de faciliter sa transmission et l'installation d'un repreneur.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 166 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Laure DARCOS et MM. BRAULT, CAPUS, CHEVALIER et WATTEBLED ARTICLE 8 |
Alinéa 20, première phrase
Supprimer les mots :
et des entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers
Objet
Les services de remplacement sont des structures locales employant des agents qualifiés, majoritairement en contrat à durée indéterminée, capables d’assurer des missions de remplacement dans des exploitations agricoles. Les services de remplacement sont des associations dirigées par des agriculteurs.
Véritable partenaire et employeur de la profession agricole, le service de remplacement s’adresse uniquement aux chefs d’exploitations agricoles. Le remplacement des chefs d’entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers n’entre pas dans ses prérogatives. Le présent amendement en tire les conséquences en supprimant les entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers du champ des missions des services de remplacement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 167 rect. ter 5 février 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 168 rect. ter 5 février 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 169 rect. ter 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme JOSENDE, M. BURGOA, Mme Marie MERCIER, MM. PANUNZI, KHALIFÉ et SOL, Mme BELRHITI, M. Paul VIDAL, Mme DUMONT, MM. RAPIN, BRISSON, LEFÈVRE et Cédric VIAL, Mmes BORCHIO FONTIMP, DI FOLCO et VENTALON et MM. BELIN et CUYPERS ARTICLE 3 |
Alinéa 9, première phrase
Compléter cette phrase par les mots :
et répondent à la problématique de l'accès raisonné à l'eau
Objet
Le présent amendement précise le sens de l'article 3 en inscrivant l’enjeu crucial de l’accès à l’eau dans le cadre de notre souveraineté alimentaire.
En effet, face aux phénomènes de grave sécheresse causés par le dérèglement climatique comme nous les connaissons dans les Pyrénées-Orientales, l’accès raisonné à l’eau doit être une priorité absolue.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 170 rect. quinquies 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme JOSENDE, M. BURGOA, Mme Marie MERCIER, MM. PANUNZI et KHALIFÉ, Mme BELRHITI, M. Paul VIDAL, Mme DUMONT, MM. RAPIN, BRISSON, LEFÈVRE et Cédric VIAL, Mmes BORCHIO FONTIMP, DI FOLCO et VENTALON et MM. BELIN, Jean-Baptiste BLANC et CUYPERS ARTICLE 1ER |
Après l'alinéa 27
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« ... ° De préserver et de développer les réseaux d’irrigation indispensables au maintien de l’agriculture et de ses externalités positives ;
Objet
Le présent amendement précise le sens de l'article 1er en inscrivant l’enjeu crucial de l’accès à l’eau dans le cadre de notre souveraineté alimentaire.
En effet, face aux phénomènes de grave sécheresse causés par le dérèglement climatique comme nous les connaissons dans les Pyrénées-Orientales, l’accès raisonné à l’eau doit être une priorité absolue.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 171 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Laure DARCOS, MM. BRAULT, CAPUS, CHASSEING, CHEVALIER et Vincent LOUAULT, Mme PAOLI-GAGIN et M. WATTEBLED ARTICLE 9 |
Rédiger ainsi cet article :
I. - Au plus tard en 2026, l’État se donne pour objectif, en coordination avec les régions, d’accompagner la création et de promouvoir la mise en œuvre d’un diagnostic modulaire de l’exploitation agricole. Il s’appuie sur le réseau « France services agriculture » prévu au dernier alinéa du I de l’article 8 de la présente loi pour accompagner les exploitants agricoles et les personnes ayant un projet d’installation aux fins de réaliser et d'exploiter ce diagnostic.
Le diagnostic modulaire de l’exploitation agricole est destiné à fournir des informations utiles aux exploitants agricoles pour les orienter et les accompagner lors des différentes étapes de la vie de l’exploitation. Il est notamment mobilisé lors de la cession d’une exploitation agricole et de l’installation d’un nouvel exploitant agricole.
II. – Le diagnostic de l’exploitation agricole permet de faciliter la transmission des exploitations ou l’installation de nouveaux exploitants agricoles. Il permet de renforcer la viabilité économique, environnementale et sociale des projets d’installation et de cession d’exploitations agricoles.
Il est notamment composé des modules suivants, qui peuvent être réalisés indépendamment les uns des autres :
1° Un module de « stress-test climatique», permettant d’évaluer la résilience du projet d’installation ou de transmission face aux conséquences du changement climatique, estimée au regard de la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique et de sa capacité à contribuer à l’atténuation de celui-ci, notamment par la mise en place de pratiques agroécologiques ;
2° Un module d’analyse économique de l’exploitation à transmettre ou du projet d’installation au regard des productions concernées par le projet et de leurs débouchés, des capacités de diversification de l’exploitation et de ses capacités de restructuration ainsi que de la stratégie de maîtrise des coûts, notamment ceux liés à la mécanisation ;
3° Un module consacré à l’aspect social du projet, afin de prendre en compte les conditions de travail sur l’exploitation, notamment en matière de santé, de sécurité ainsi que de gestion du travail et des ressources humaines.
III. - Le Gouvernement élabore un cadre pour la conception et la mise en œuvre des modules mentionnés au II du présent article et de tout autre module utile à l’atteinte des objectifs mentionnés au I, notamment un module relatif à la valeur de reprise des exploitations agricoles à céder. Il veille au déploiement homogène des diagnostics dans le réseau prévu au dernier alinéa du I de l’article 8 de la présente.
Objet
Cet amendement propose une réécriture complète de l’article 9 afin de préciser, avec davantage de clarté, les principes, les objectifs et le rôle du diagnostic modulaire de l’exploitation agricole qui sera mis en œuvre progressivement d’ici à 2026.
Ce diagnostic vise à délivrer une analyse exhaustive permettant de projeter une exploitation vers l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 172 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Laure DARCOS et BOURCIER, MM. BRAULT, CAPUS, Vincent LOUAULT, CHASSEING et CHEVALIER, Mme PAOLI-GAGIN et M. WATTEBLED ARTICLE 10 |
Alinéa 5
Remplacer cet alinéa par trois alinéas ainsi rédigés :
« Le réseau mentionné au premier alinéa du présent I propose :
« 1° Un service d’accueil, d’information et d’orientation à destination de toute personne ayant un projet d'installation ou souhaitant céder son entreprise agricole ;
« 2° Un service d’accueil, d’information et d’orientation personnalisé dès le début de l’activité et tout au long de la carrière de l’exploitant agricole, afin de l’accompagner durant les premières années d’activité, le sensibiliser à la préparation de la transmission et lui apporter des conseils sur les démarches à entreprendre pour faciliter la cession ou la reprise de son exploitation.
Objet
Le présent amendement vise à préciser la nature des publics accueillis par le réseau « France installations-transmissions » ainsi que les prestations susceptibles d'être délivrées. L'objectif est de permettre une transmission fluide de son entreprise par exploitant et une installation facilitée pour le porteur de projet d'installation.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 173 rect. bis 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Laure DARCOS, MM. BRAULT, CAPUS et CHEVALIER, Mme PAOLI-GAGIN et M. WATTEBLED ARTICLE 10 |
Alinéa 41
Supprimer cet alinéa.
Objet
Le réseau France installations-transmissions a vocation à devenir l'outil unique dédié à l'accompagnement de l'installation et à la transmission des exploitations agricoles. Il a pour vocation de structurer et coordonner les efforts des différents acteurs publics et privés engagés dans ce domaine. Pour être véritablement efficace, cet outil nécessite une communication et une promotion cohérentes, partagées par l'ensemble des parties prenantes qui le composent, ainsi que par les pouvoirs publics.
Une telle communication ne peut se limiter à une mission assumée par la Chambre d'agriculture. L’installation et la transmission en agriculture sont des enjeux complexes, qui touchent un grand nombre d’acteurs et nécessitent une approche collective. Chaque acteur doit être impliqué de manière claire et définie pour assurer une gestion fluide, coordonnée et adaptée aux besoins des usagers.
En conséquence, le présent amendement prévoit l'intervention d'un acteur unique à travers le réseau France installations-transmissions.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 174 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. CANÉVET, Mme HAVET, MM. FICHET, PAUL et BLEUNVEN, Mme PATRU, M. CADEC, Mme Muriel JOURDA, MM. de LEGGE et UZENAT, Mmes Nathalie GOULET et BILLON et MM. KAROUTCHI, CHEVROLLIER et de NICOLAY ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 175 29 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. FOLLIOT ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après le II bis de l’article L. 214-3 du code de l’environnement, il est inséré un paragraphe ainsi rédigé :
« .... – Sont soumis à déclaration les installations, ouvrages, travaux et activités visant à mettre en place des retenues collinaires de moins de 75 000 mètres cubes d’eau.
« Dans un délai de deux mois, l’autorité administrative peut solliciter la communication de mesures de compensation si l’opération projetée porte gravement atteinte aux intérêts mentionnés à l’article L. 211-1. Lorsque des mesures de compensation sont communiquées, l’autorité administrative dispose d’un délai de deux mois pour s’opposer à l’opération projetée dès lors que celle-ci porte une atteinte d’une gravité telle qu’aucune mesure de compensation n’apparaît suffisante. Les travaux ne peuvent commencer avant l’expiration de ce délai. »
Objet
Cet amendement vise à épurer en amont le contentieux en matière d'installation de retenues collinaires par les agriculteurs. Les retenues collinaires concernées par cette simplification sont celles ne dépassant pas 75 000 mètres cubes.
Pour le monde agricole, il devient de plus en plus urgent et essentiel de pouvoir stocker de l’eau d’autant que nous sommes confrontés à une évolution climatique qui va conduire à des périodes de sécheresse de plus en plus longues. À ce titre, les retenues collinaires permettent de faire des réserves en périodes de fortes pluies, puis de la réutiliser lorsque les besoins de l’exploitation le demandent. Au titre de nos objectifs en matière de souveraineté alimentaire, d’équilibre des territoires et de consommation locale, et face à la crise existentielle du monde agricole, il apparaît essentiel d’encourager ces initiatives.
Les agriculteurs qui souhaitent aujourd’hui mettre en place une retenue collinaire doivent accomplir des démarches administratives longues et complexes, à l’aboutissement incertain, ce qui nuit fortement aux objectifs mentionnés. Pourtant, il est tout à fait possible de réduire cette complexité tout en préservant nos exigences en matière d’environnement.
Cet amendement vise ainsi à soumettre à simple déclaration l’aménagement d’une retenue collinaire, en offrant les garanties nécessaires en ce qui concerne les atteintes à l’environnement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 176 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
MM. Vincent LOUAULT, CAPUS et MÉDEVIELLE, Mme LERMYTTE, M. CHASSEING, Mme Laure DARCOS et M. LAMÉNIE ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 177 rect. quater 12 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GENET et PERNOT, Mme BELRHITI, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET, de LEGGE, Cédric VIAL et PAUL, Mmes Pauline MARTIN et BORCHIO FONTIMP, M. KHALIFÉ, Mme JOSEPH, M. Henri LEROY, Mmes CANAYER, BELLUROT et GOY-CHAVENT, MM. RIETMANN, PERRIN, GREMILLET et SIDO et Mme JOSENDE ARTICLE 18 |
Alinéa 3
Après le mot :
exclusivement
insérer les mots :
d'une ou de plusieurs communes,
Objet
De nombreux syndicats mixtes déjà compétents en matière de production, de transport et de stockage d’eau, ou susceptibles de modifier leurs statuts afin de pouvoir prendre ces compétences, comptent actuellement parmi leurs membres une ou plusieurs communes pour le compte desquelles ils exercent par ailleurs une ou plusieurs autres compétences « à la carte », conformément aux conditions fixées dans leurs statuts.
Or la rédaction proposée de l’article L.2224-7-9 du CGCT aurait pour effet d’exclure ces syndicats à la carte nouvellement créés ou préexistants du champ d’application des dispositions de cet article, qui ne visent que les syndicats mixtes constitués d’un ou plusieurs groupements de collectivités territoriales et départements.
Le présent amendement a donc pour objet de réparer ce qui doit être considéré comme un oubli, afin de ne pas écarter systématiquement les syndicats mixtes qui comptent au moins une commune parmi leurs adhérents de bénéficier de la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions.
D’autre part, si le nouvel article L.2224-7-9 vise également à permettre des adhésions partielles à des syndicats mixtes, il convient de préciser, dans un souci de cohérence afin d’éviter toute ambiguïté, que ces nouvelles dispositions sont sans préjudice de celles déjà existantes prévues à l’article L.5211-61 du CGCT et relatives au secteur de l’eau, dont le champ d’application est plus large.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 178 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GENET et PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET et de LEGGE, Mme JOSEPH, MM. Cédric VIAL et PAUL, Mmes Pauline MARTIN et BELLUROT, MM. Jean-Baptiste BLANC, RIETMANN, PERRIN, LONGEOT et SIDO et Mme JOSENDE ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 4
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Art. L. 1.... – La souveraineté alimentaire de la France se traduit par sa capacité à produire, à transformer et à distribuer les produits agricoles et alimentaires nécessaires à l’accès de l’ensemble de la population à une alimentation suffisante, saine, sûre, diversifiée, nutritive, accessible à tous, tout au long de l’année, et issue d’aliments produits de manière durable. »
Objet
Cet amendement vise à définir dans le livre préliminaire du code rural et de la pêche maritime la notion de souveraineté alimentaire mobilisée à plusieurs reprises dans les articles de ce texte de loi.
Ainsi, la souveraineté alimentaire est entendue comme le maintien et le développement des capacités de la France à produire, à transformer et à distribuer, en toutes circonstances, les produits
agricoles et alimentaires nécessaires à l’accès de l’ensemble de sa population à une alimentation suffisante, saine, sûre, diversifiée, nutritive, tout au long de l’année.
Cet amendement a été travaillé en lien avec les Jeunes Agriculteurs.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 179 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GENET et PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET et PAUL, Mmes Pauline MARTIN, BORCHIO FONTIMP, JOSEPH et BELLUROT, MM. RIETMANN, PERRIN, LONGEOT et SIDO et Mme JOSENDE ARTICLE 1ER |
Alinéa 11
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 3° De permettre l’adaptation de l’agriculture au changement climatique, d’anticiper les conséquences et d’atténuer les effets de celui-ci sur les systèmes agricoles, d’accompagner les agriculteurs y compris en soutenant la recherche et l’innovation, et de surmonter de façon résiliente les crises de toute nature susceptibles de porter atteinte aux capacités de production nationale et à l’approvisionnement alimentaire ;
Objet
Considérant que la recherche et l’innovation ne peuvent, à elles seules, répondre aux défis engendrés par le changement climatique, cet amendement vise à consacrer l’adaptation de l’agriculture au changement climatique comme une priorité majeure de la politique en faveur de la souveraineté alimentaire. L’accompagnement du monde agricole face à ce défi climatique sera central pour pouvoir continuer à produire sur notre territoire dans les années futures.
Cet amendement a été travaillé avec les Jeunes Agriculteurs.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 180 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GENET et PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET et PAUL, Mmes BORCHIO FONTIMP et Pauline MARTIN, M. KHALIFÉ, Mme JOSEPH, M. Henri LEROY, Mmes CANAYER, BELLUROT et GOY-CHAVENT, MM. RIETMANN, PERRIN, GREMILLET et SIDO et Mme JOSENDE ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 19
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« .... - Les priorités figurant au 1° du I A du présent article se traduisent par des politiques ayant pour finalités :
« 1° De faciliter le renouvellement des générations en agriculture et pour cela l’installation, la transmission et la reprise d’exploitation ;
« 2° De faire connaître les métiers d’exploitant agricole et de salarié agricole, de susciter des vocations agricoles dans le public scolaire et parmi les personnes en reconversion professionnelle ou en recherche d’emploi ;
« 3° De favoriser la diversification des profils des porteurs de projets à l’installation ; d’encourager les formes d’installations collectives et les formes d’installations progressives, y compris le droit à l’essai ;
« 4° De proposer un accueil, une orientation et un accompagnement qui soient à la fois personnalisés, pluralistes et coordonnés, à l’ensemble des candidats à l’entrée en agriculture et des personnes envisageant de cesser et de transmettre leur activité ;
« 5° D’orienter en priorité l’installation en agriculture vers des secteurs stratégiques pour la souveraineté alimentaire et les transitions écologique et climatique, adaptés aux enjeux de chaque territoire, et vers des systèmes de production diversifiés et viables humainement, économiquement et écologiquement ;
« 6° De faciliter l’accès au foncier agricole dans des conditions transparentes et équitables ;
Objet
Par cet amendement, il est proposé de traduire la priorité visant à « assurer la pérennité et
l’attractivité de l’agriculture ainsi que le renouvellement de ses générations d’actifs » par des
politiques publiques concrètes englobant l’orientation, la formation, la transmission et l’installation.
A l’aune des deux défis majeurs et urgents pour notre souveraineté alimentaire - le défi
démographique et le défi climatique - il convient en effet de mobiliser tous les leviers possibles
permettant de les relever avec succès.
Cet amendement traduit également l’engagement de l’État à préserver l’agriculture française en
soutenant les jeunes générations, qui en sont l’avenir. Le renouvellement des générations est
également menacé par des facteurs structurels, comme la difficulté de l’accès au foncier, le niveau
d’investissements financiers à consentir, le manque d’attractivité du métier. À terme, ces enjeux
mettent en péril non seulement la viabilité de nos exploitations agricoles, mais aussi la sécurité
alimentaire, la transition écologique et le maintien de la vitalité de nos territoires ruraux.
De plus, cette déclinaison intervient dans un souci de cohérence puisque les priorités figurant au 2°,
3° et 4° du I A de l’article 1er sont elles-mêmes précisées.
Cet amendement a été travaillé avec les Jeunes Agriculteurs
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 181 rect. 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
MM. GENET et PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY et BOUCHET, Mme JOSEPH, MM. Cédric VIAL et PAUL, Mmes Pauline MARTIN et BORCHIO FONTIMP, MM. KHALIFÉ et Henri LEROY et Mmes CANAYER, BELLUROT et GOY-CHAVENT ARTICLE 2 BIS AA |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 182 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GENET, PERNOT et BELIN, Mme MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET et PAUL, Mmes Pauline MARTIN, JOSEPH et BELLUROT, MM. LONGEOT et SIDO et Mme JOSENDE ARTICLE 8 |
Alinéa 8
Remplacer les mots :
de viabilité économique et de vivabilité des projets agricoles
par les mots :
modulaire de l’exploitation agricole
Objet
Cet amendement vise à mettre en exergue l’ambition du diagnostic modulaire et ses différents
composants.
Ce diagnostic modulaire vise à délivrer une analyse 360° permettant de projeter une exploitation vers
l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise.
Tel est l’objet de cet amendement travaillé avec les Jeunes Agriculteurs
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 183 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GENET et PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET et PAUL, Mmes Pauline MARTIN, BORCHIO FONTIMP, JOSEPH et BELLUROT, MM. LONGEOT et SIDO et Mme JOSENDE ARTICLE 8 |
I. - Alinéa 5
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
II. - Alinéa 16
Remplacer les mots :
France services agriculture
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions
définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir
actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser
un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur
chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à
l’installation et à la transmission.
Aussi cet amendement remplace la dénomination “ France installations-transmissions ” par « France
agriculture formation installation transmission » afin d’éviter toute confusion et d’apporter de la
lisibilité dans le texte.
Tel est l’objet de cet amendement travaillé avec les Jeunes Agriculteurs.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 184 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GENET et PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET et PAUL, Mmes Pauline MARTIN, JOSEPH et BELLUROT, MM. LONGEOT et SIDO et Mme JOSENDE ARTICLE 8 |
I. - Alinéa 5
1° Remplacer les mots:
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
2° Compléter cet alinéa par les mots :
ou encore du droit à l’essai ou tout autre dispositif permettant la mise en relation
II. - Alinéa 6
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement a un double objectifs.
D’une part, il modifie le nom du réseau « France installations-transmissions » , ne représentant pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8, par le nom « France agriculture formation installation transmission » qui reflète davantage les missions de ce guichet unique. Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
D’autre part, le droit à l’essai, en tant que dispositif permettant de tester le relationnel entre associés dans le cadre d’une mise relation entre agriculteurs ou porteurs de projets dans le but de préparer et/ou de faciliter une installation, entre dans une dynamique globale de mise de relation à l’instar de l’aide au passage de relai. C’est pourquoi la simplification et la compréhension des enjeux de ces dispositifs de mise en relation recommandent de les énoncer dans le même alinéa.
Cet amendement a été travaillé avec les Jeunes Agriculteurs
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 185 29 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 186 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GENET et PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET et PAUL, Mmes Pauline MARTIN, JOSEPH et BELLUROT, MM. PERRIN, RIETMANN, LONGEOT et SIDO et Mme JOSENDE ARTICLE 9 |
Rédiger ainsi cet article :
I. – Au plus tard en 2026, l’État se donne pour objectif, en coordination avec les régions, d’accompagner la création et de promouvoir la mise en œuvre d’un diagnostic modulaire de l’exploitation agricole. Il s’appuie sur le réseau « France agriculture formation installation transmission » prévu au dernier alinéa du I de l’article 8 pour accompagner les exploitants agricoles et les personnes ayant un projet d’installation pour la réalisation et l’exploitation de ce diagnostic.
Le diagnostic modulaire est destiné à fournir des informations utiles aux exploitants agricoles pour les orienter et les accompagner lors des différentes étapes de la vie de l’exploitation. Il est notamment mobilisé lors de la cession d’une exploitation agricole et lors de l’installation d’un nouvel exploitant agricole.
II. – Le diagnostic de l’exploitation agricole permet de faciliter la transmission des exploitations ou l’installation de nouveaux exploitants agricoles. Il permet de renforcer la viabilité économique, environnementale et sociale des projets d’installation et de cession d’exploitations agricoles.
Il est notamment composé des modules suivants, qui peuvent être mobilisés indépendamment les uns des autres :
1° Un module de « stress-test climatique », qui permet d’évaluer la résilience du projet d’installation ou de transmission face aux conséquences du changement climatique, estimée au regard de la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique et de sa capacité à contribuer à l’atténuation de celui-ci, notamment par la mise en place de pratiques agroécologiques ;
2° Un module d’analyse économique de l’exploitation à transmettre ou du projet d’installation au regard des productions concernées par le projet et de leurs débouchés, des capacités de diversification de l’exploitation et de ses capacités de restructuration ainsi que de la stratégie de maîtrise des coûts, notamment de ceux liés à la mécanisation ;
3° Un module consacré à l’aspect social du projet, afin de prendre en compte les conditions de travail sur l’exploitation, notamment en matière de santé, de sécurité ainsi que de gestion du travail et des ressources humaines.
III. – Le Gouvernement élabore un cadre pour la conception et la mise en œuvre des modules mentionnés au II du présent article et de tout autre module utile à l’atteinte des objectifs mentionnés au I, notamment un module relatif à la valeur de reprise des exploitations agricoles à céder. Il veille au déploiement homogène des diagnostics dans le réseau « France agriculture formation installation transmission » prévu au dernier alinéa du I de l’article 8.
Objet
Cet amendement propose une réécriture intégrale de l’article 9 afin de préciser, avec
davantage de clarté, les principes, objectifs, et le fonctionnement du diagnostic modulaire qui
sera mis en œuvre progressivement d’ici à 2026.
Ce diagnostic modulaire vise à délivrer une analyse 360° permettant de projeter une
exploitation vers l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise.
Cet amendement de réécriture vient donc modifier certains éléments:
- En distinguant les trois principaux modules, ainsi que l’ajout éventuel de module(s)
pertinent(s) au sens des objectifs portés par les politiques agricoles fixés au Premier
article de ce Projet de loi; à l’heure où la dernière écriture de l’article parle
“d’informations”, dénaturant la modularité de ce diagnostic, et empêchant le porteur
de projet d’adapter ce diagnostic à ses propres caractéristiques ainsi que celles de
l’exploitation pressentie pour son installation;
- En appuyant sur le fait que ce diagnostic doit permettre de se projeter sur la viabilité
économique et sociale, ainsi qu’à l’adaptation climatique de l'exploitation; et qu'il doit
donc être réalisé en amont d’une transmission, et non plusieurs années après une
nouvelle installation, tel que cela est écrit dans la dernière version de l’article;
- En n’évoquant volontairement pas dans l’écriture de l’article que le diagnostic dépend
strictement de la volonté des agriculteurs, comme cela apparaît dans le I. de l’article 9
tel qu’il est écrit dans sa plus récente version. Ce diagnostic est dans l'intérêt-même
de la pérennité du tissu agricole français, et de la vivabilité des projets que de
nombreux candidats à l’installation porteront. Une très vive incitation à effectuer ce
diagnostic est à minima nécessaire pour qu’il prouve son intérêt à large échelle et à
long terme.
Cet amendement a été travaillé avec les Jeunes Agriculteurs
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 187 29 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 188 rect. 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
MM. GENET et PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET et PAUL, Mme Pauline MARTIN, M. KHALIFÉ, Mme JOSEPH, M. Henri LEROY et Mmes CANAYER et BELLUROT ARTICLE 9 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 189 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GENET et PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET et PAUL, Mmes Pauline MARTIN, JOSEPH et BELLUROT, MM. LONGEOT et SIDO et Mme JOSENDE ARTICLE 9 |
Remplacer ces alinéas par un paragraphe ainsi rédigé :
II. – Le diagnostic de l’exploitation agricole permet de faciliter la transmission des exploitations ou l’installation de nouveaux exploitants agricoles. Il permet de renforcer la viabilité économique, environnementale et sociale des projets d’installation et de cession d’exploitations agricoles.
Il est notamment composé des modules suivants, qui peuvent être mobilisés indépendamment les uns des autres :
1° Un module de « stress-test climatique », qui permet d’évaluer la résilience du projet d’installation ou de transmission face aux conséquences du changement climatique, estimée au regard de la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique et de sa capacité à contribuer à l’atténuation de celui-ci, notamment par la mise en place de pratiques agroécologiques ;
2° Un module d’analyse économique de l’exploitation à transmettre ou du projet d’installation au regard des productions concernées par le projet et de leurs débouchés, des capacités de diversification de l’exploitation et de ses capacités de restructuration ainsi que de la stratégie de maîtrise des coûts, notamment de ceux liés à la mécanisation ;
3° Un module consacré à l’aspect social du projet, afin de prendre en compte les conditions de travail sur l’exploitation, notamment en matière de santé, de sécurité ainsi que de gestion du travail et des ressources humaines.
Objet
L’amendement permet également une distinction plus affirmée des trois principaux modules tout en réintroduisant le caractère adaptable du dispositif à la situation et au territoire de l’exploitation. Un tel outil ne peut être véritablement pertinent que s’il permet au porteur de projet ou à l’exploitant de l’adapter à ses propres caractéristiques et à ses propres besoins.
Cet amendement a été travaillé avec les Jeunes Agriculteurs.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 190 rect. 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
MM. GENET et PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET et PAUL, Mmes Pauline MARTIN et BORCHIO FONTIMP, M. KHALIFÉ, Mme JOSEPH, M. Henri LEROY et Mmes CANAYER et BELLUROT ARTICLE 9 BIS |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 191 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GENET et PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET et PAUL, Mmes Pauline MARTIN, BORCHIO FONTIMP, JOSEPH et BELLUROT, MM. LONGEOT et SIDO et Mme JOSENDE ARTICLE 9 BIS |
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement travaillé avec les Jeunes Agriculteurs.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 192 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GENET et PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET et PAUL, Mmes Pauline MARTIN, BORCHIO FONTIMP, JOSEPH et BELLUROT, MM. LONGEOT et SIDO et Mme JOSENDE ARTICLE 10 |
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant pas que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’il soit porteur de projet à l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement travaillé avec les Jeunes Agriculteurs.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 193 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GENET et PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, BOUCHET et PAUL, Mmes Pauline MARTIN, JOSEPH et BELLUROT, MM. LONGEOT et SIDO et Mme JOSENDE ARTICLE 10 |
Alinéa 5, première phrase
Remplacer cette phrase par trois alinéas ainsi rédigés :
« Le réseau mentionné au premier alinéa du présent I propose :
« 1° Un service d’accueil, d’information et d’orientation à destination de toute personne qui souhaite s’engager dans une activité agricole ou qui souhaite transmettre son entreprise agricole ;
« 2° Un service d’accueil, d’information et d’orientation proposé dès le début de l’activité et tout au long de la carrière de l’agriculteur, afin de l’accompagner les premières années d’activité, de le sensibiliser à la préparation de la transmission et de lui apporter des conseils sur les démarches à entreprendre pour faciliter la cession ou la reprise de son exploitation.
Objet
Cet amendement vise à préciser les publics accueillis par le réseau « France installations-
transmissions ».
L’enjeu de la transmission est central pour réussir à favoriser le renouvellement des générations en
agriculture : l’âge moyen des agriculteurs est de 51,4 ans en 2020. Le métier d’agriculteur est devenu
un métier comme les autres, voyant de moins en moins de transmission dans le cadre familial et
n’étant plus un métier de carrière. France installations-transmissions doit être au centre de
l’accompagnement de ces évolutions. Pour ce faire, la transmission de l’entreprise doit être réfléchi
tout au long de la carrière pour que le système soit réfléchi et adapté.
Le conseiller France agriculture formation installations transmissions sera l’acteur qui amènera tout
chef d’entreprise en activité à se poser les bonnes questions, pour faciliter sa prise de décision et ainsi
l’aider dans ses choix. La transmission fait partie des sujets peu anticipés car très peu abordés en
amont. Aujourd’hui, cette sensibilisation et réflexion est trop tardive pour amener une évolution dans
les choix stratégiques de l’entreprise.
De plus, cet amendement supprime les publics « conjoint » qui ne répond pas à une vision actuelle de
l’agriculture et supprime les publics « salariés agricoles et des industries agro-alimentaires ». S’il est
vrai que ces publics sont un vivier pour l’installation, l’utilité de ce rendez-vous dans les 5 premières
années de leur activité ne semble pas être opportun pour évoquer le sujet de l’installation. Ces publics
seront en capacité de contacter le réseau France installations-transmissions au bon moment.
Pour répondre aux objectifs du présent texte de loi , France agriculture installations transmission
doit accueillir les porteurs de projet qui ne connaissent pas l’agriculture. Afin de les accompagner, une
activité d’émergence spécifique auprès de ces publics permettra de leur faire découvrir les métiers de
l’agriculture et les orientera vers les interlocuteurs du réseau adapté.
Cet amendement a été travaillé avec les Jeunes Agriculteurs
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 194 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GENET et PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET et PAUL, Mmes Pauline MARTIN, JOSEPH et BELLUROT, MM. RIETMANN, PERRIN, LONGEOT et SIDO et Mme JOSENDE ARTICLE 10 |
Alinéa 8
Supprimer cet alinéa.
Objet
La mise à disposition des données de tous les cédants et repreneurs accueillis par le réseau France
installations-transmissions à l’ensemble des usagers n’est pas souhaitable. La publication des données
des cédants et l’affichage au plus grand nombre de leur volonté de transmettre leur exploitation sera
contre-productif.
Aujourd’hui, les cédants sont réticents à partager cette information, ce qui est un frein important.
Cette transparence pourrait limiter l’efficacité de ce nouvel outil.
Cet amendement a été travaillé avec les Jeunes Agriculteurs.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 195 rect. ter 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GENET et PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET et PAUL, Mmes Pauline MARTIN, BORCHIO FONTIMP, JOSEPH et BELLUROT, MM. RIETMANN, PERRIN, LONGEOT, GREMILLET et SIDO et Mme JOSENDE ARTICLE 10 |
Alinéas 12, 13 et 14
Rédiger ainsi ces alinéas :
« Art. L. 330-… Le réseau France installations-transmissions informe chaque exploitant agricole six ans avant qu’il n’atteigne l’âge requis pour bénéficier de la retraite, sur la base d’informations transmises régulièrement par les services et les organismes chargés de gérer les retraites. Cette transmission s’effectue dans les conditions fixées par le décret prévu au premier alinéa de l’article L. 114-9 du code des relations entre le public et l’administration. »
« Art. L. 330-5.– Cinq ans avant que les exploitants agricoles du département atteignent l’âge légal de départ à la retraite, le point d’accueil départemental unique les invite à lui transmettre, dans les meilleurs délais, les caractéristiques de leur exploitation, leur éventuel projet de cession et à lui indiquer s’ils ont identifié un repreneur potentiel.
« Les courriers envoyés par le point départemental unique en application de l’alinéa précédent répondent au cahier des charges défini par les instances de gouvernance national et régional de France installations-transmission et rappellent l’intérêt de préparer suffisamment à l’avance la transmission de son exploitation. Ils présentent les outils existants d’estimation de la valeur d’une exploitation, les primes existantes en cas d’inscription au répertoire départemental unique et proposent un rendez-vous avec un référent unique au sein du point d’accueil. »
Objet
Cet amendement vise à clarifier et à structurer la procédure de transmission des exploitations agricoles
afin de renforcer l’accompagnement des exploitants agricoles et d’encourager une anticipation
essentielle.
En informant les cédants six ans avant l’âge légal de départ à la retraite et en centralisant les démarches
au sein du point d’accueil départemental unique, il garantit une meilleure préparation des
transmissions. Les courriers normés, intégrant des outils d’estimation et des incitations à l’inscription
au répertoire unique, assurent une approche homogène et efficace, tout en favorisant un
accompagnement personnalisé grâce à un référent dédié.
Cette mesure contribue à sécuriser les projets de transmission, à favoriser le renouvellement des
générations agricoles et à préserver la pérennité des exploitations.
Cet amendement a été travaillé avec les Jeunes Agriculteurs.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 196 29 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 197 rect. ter 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GENET et PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET et PAUL, Mmes Pauline MARTIN, JOSEPH et BELLUROT, MM. LONGEOT et SIDO et Mme JOSENDE ARTICLE 10 |
Alinéa 41
Supprimer cet alinéa.
Objet
France agriculture formation installations transmissions doit impérativement devenir l'outil central et
incontournable pour l'accompagnement de l'installation jusqu’à la transmission des exploitations
agricoles. Il a pour vocation de structurer et de coordonner les efforts des différents acteurs publics et
privés engagés dans ce domaine. Pour être véritablement efficace, cet outil nécessite une
communication et une promotion cohérentes, partagées par l'ensemble des parties prenantes qui le
composent, ainsi que par les pouvoirs publics.
Une telle communication ne peut se limiter à une mission assumée par un acteur unique, tel que la
Chambre d'Agriculture. L’installation et la transmission en agriculture sont des enjeux complexes, qui
touchent un grand nombre d’acteurs et nécessitent une approche collective. Chaque acteur doit être
impliqué de manière claire et définie pour assurer une gestion fluide, coordonnée et adaptée aux
besoins des usagers.
Attribuer à la Chambre d'Agriculture une mission exclusive de promotion et de communication sur ces
sujets pourrait limiter l'impact d'une approche collective et coordonnée. L’installation et la
transmission en agriculture sont des enjeux complexes qui nécessitent une implication de tous les
acteurs concernés, à différents niveaux. Pour garantir l'efficacité du dispositif France installations-
transmissions, il est essentiel que la communication et la promotion soient partagées entre les acteurs
qui le composent.
Cet amendement a été travaillé avec les Jeunes Agriculteurs.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 198 rect. ter 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. GENET, Mme JOSEPH, M. PERNOT, Mmes BELRHITI et MICOULEAU, MM. Daniel LAURENT, SAURY, BOUCHET et PAUL, Mmes Pauline MARTIN, BORCHIO FONTIMP et BELLUROT, MM. Jean-Baptiste BLANC, LONGEOT et SIDO et Mme JOSENDE ARTICLE 10 BIS |
Alinéa 9
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions
définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir
actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser
un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur
chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à
l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement travaillé avec les Jeunes Agriculteurs.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 199 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Vincent LOUAULT, CAPUS et MÉDEVIELLE, Mme LERMYTTE, M. CHASSEING, Mme Laure DARCOS, MM. LAMÉNIE, BRAULT, CHEVALIER, ROCHETTE et Alain MARC, Mme PAOLI-GAGIN et M. MALHURET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 TER |
Après l'article 14 ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le 1° de l'article L. 342-1 du code forestier est abrogé.
Objet
Cet amendement vise à revenir sur le fait que l’on puisse défricher les bois et forêts de superficie inférieure à un seuil compris entre 0,5 et 4 hectares sans avoir obtenu d’autorisation préalable.
Il s’avère que ces dernières années, cette possibilité a permis à beaucoup de propriétaires de supprimer de petites parcelles de bois pour les remettre en plein champs ce qui, bien sûr, a un impact sur la biodiversité.
Trop d'abus sont identifiés sans aucune valeur ajoutée pour l'agriculture.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 200 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Vincent LOUAULT, CAPUS et MÉDEVIELLE, Mme LERMYTTE, M. CHASSEING, Mme Laure DARCOS, MM. LAMÉNIE, Louis VOGEL, BRAULT, CHEVALIER, ROCHETTE et Alain MARC, Mme PAOLI-GAGIN et M. MALHURET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 TER |
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après le 2° du I de l’article L. 341-2 du code forestier, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« ...° Les opérations portant sur les vignes abandonnées ; » .
Objet
Il s’agit ici de faciliter l’arrachage des vignes abandonnées qui constituent toujours un danger pour les exploitations voisines. En effet, n’étant pas traitées elles constituent un refuge pour les maladies et provoquent des foyers très importants de celles-ci.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 201 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
Mme PANTEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 24 (SUPPRIMÉ) |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 202 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROUX, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET et Mme PANTEL ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 4
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Art. L. 1.... – La souveraineté alimentaire de la France se traduit par sa capacité à produire, à transformer et à distribuer les produits agricoles et alimentaires nécessaires à l’accès de l’ensemble de la population à une alimentation suffisante, saine, sûre, diversifiée, nutritive, accessible à tous, tout au long de l’année, et issue d’aliments produits de manière durable. »
Objet
Cet amendement vise à définir dans le livre préliminaire du code rural et de la pêche maritime la notion de souveraineté alimentaire mobilisée à plusieurs reprises dans les articles de ce texte de loi.
Ainsi, la souveraineté alimentaire est entendue comme le maintien et le développement des capacités de la France à produire, à transformer et à distribuer, en toutes circonstances, les produits agricoles et alimentaires nécessaires à l’accès de l’ensemble de sa population à une alimentation suffisante, saine, sûre, diversifiée, nutritive, tout au long de l’année.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 203 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROUX, CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET et Mme PANTEL ARTICLE 1ER |
Alinéa 11
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 3° De permettre l’adaptation de l’agriculture au changement climatique, d’anticiper les conséquences et d’atténuer les effets de celui-ci sur les systèmes agricoles, d’accompagner les agriculteurs y compris en soutenant la recherche et l’innovation, et de surmonter de façon résiliente les crises de toute nature susceptibles de porter atteinte aux capacités de production nationale et à l’approvisionnement alimentaire ;
Objet
Considérant que la recherche et l’innovation ne peuvent, à elles seules, répondre aux défis engendrés par le changement climatique, cet amendement vise à consacrer l’adaptation de l’agriculture au changement climatique comme une priorité majeure de la politique en faveur de la souveraineté alimentaire. L’accompagnement du monde agricole face à ce défi climatique sera central pour pouvoir continuer à produire sur notre territoire dans les années futures.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 204 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme PANTEL, MM. CABANEL, ROUX et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE et M. LAOUEDJ ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 19
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
« …. – Les priorités figurant au 1° du I A du présent article se traduisent par des politiques ayant pour finalités :
« 1° De faciliter le renouvellement des générations en agriculture et pour cela l’installation, la transmission et la reprise d’exploitation ;
« 2° De faire connaître les métiers d’exploitant agricole et de salarié agricole, de susciter des vocations agricoles dans le public scolaire et parmi les personnes en reconversion professionnelle ou en recherche d’emploi ;
« 3° De favoriser la diversification des profils des porteurs de projets à l’installation ; d’encourager les formes d’installations collectives et les formes d’installations progressives, y compris le droit à l’essai ;
« 4° De proposer un accueil, une orientation et un accompagnement qui soient à la fois personnalisés, pluralistes et coordonnés, à l’ensemble des candidats à l’entrée en agriculture et des personnes envisageant de cesser et de transmettre leur activité ;
« 5° D’orienter en priorité l’installation en agriculture vers des secteurs stratégiques pour la souveraineté alimentaire et les transitions écologique et climatique, adaptés aux enjeux de chaque territoire, et vers des systèmes de production diversifiés et viables humainement, économiquement et écologiquement ;
« 6° De faciliter l’accès au foncier agricole dans des conditions transparentes et équitables.
Objet
Par cet amendement, il est proposé de traduire la priorité visant à « assurer la pérennité et l’attractivité de l’agriculture ainsi que le renouvellement de ses générations d’actifs » par des politiques publiques concrètes englobant l’orientation, la formation, la transmission et l’installation. A l’aune des deux défis majeurs et urgents pour notre souveraineté alimentaire - le défi démographique et le défi climatique - il convient en effet de mobiliser tous les leviers possibles permettant de les relever avec succès.
Cet amendement traduit également l’engagement de l’État à préserver l’agriculture française en soutenant les jeunes générations, qui en sont l’avenir. Le renouvellement des générations est également menacé par des facteurs structurels, comme la difficulté de l’accès au foncier, le niveau d’investissements financiers à consentir, le manque d’attractivité du métier. À terme, ces enjeux mettent en péril non seulement la viabilité de nos exploitations agricoles, mais aussi la sécurité alimentaire, la transition écologique et le maintien de la vitalité de nos territoires ruraux.
De plus, cette déclinaison intervient dans un souci de cohérence puisque les priorités figurant au 2°, 3° et 4° du I A de l’article 1er sont elles-mêmes précisées.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 205 29 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. CABANEL ARTICLE 2 BIS AA |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 206 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROUX, CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET et Mme PANTEL ARTICLE 8 |
Alinéa 8
Remplacer les mots :
de viabilité économique et de vivabilité des projets agricoles
par les mots :
modulaire de l’exploitation agricole
Objet
Cet amendement vise à mettre en exergue l’ambition du diagnostic modulaire et ses différents composants (module de « stress-test climatique » ; module d’analyse économique de l’exploitation ; module consacré à l’aspect social du projet) en revenant sur les modifications apportées par la Commission des affaires économiques qui a transformé et restreint le diagnostic modulaire initial en un diagnostic de viabilité économique et de vivabilité des projets agricoles.
Ce diagnostic modulaire vise à délivrer une analyse à 360° permettant de projeter une exploitation vers l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 207 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE et GOLD, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 8 |
I. – Alinéa 5
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
II. – Alinéa 16
Remplacer les mots :
France services agriculture
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Ainsi cet amendement remplace la dénomination « France installations-transmissions » par « France agriculture formation installation transmission » afin d’éviter toute confusion et d’apporter de la lisibilité dans le texte.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 208 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et RUEL ARTICLE 8 |
I. – Alinéa 5
1° Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
2° Compléter cet alinéa par les mots :
ou encore du droit à l’essai ou tout autre dispositif permettant la mise en relation
II. – Alinéa 6
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement a un double objectifs.
D’une part, il modifie le nom du réseau « France installations-transmissions », ne représentant pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8, par le nom « France agriculture formation installation transmission » qui reflète davantage les missions de ce guichet unique.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
D’autre part, le droit à l’essai, en tant que dispositif permettant de tester le relationnel entre associés dans le cadre d’une mise relation entre agriculteurs ou porteurs de projets dans le but de préparer et/ou de faciliter une installation, entre dans une dynamique globale de mise de relation à l’instar de l’aide au passage de relai.
C’est pourquoi la simplification et la compréhension des enjeux de ces dispositifs de mise en relation recommandent de les énoncer dans le même alinéa.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 209 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROUX, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET et Mme PANTEL ARTICLE 9 |
Rédiger ainsi cet article :
I. – Au plus tard en 2026, l’État se donne pour objectif, en coordination avec les régions, d’accompagner la création et de promouvoir la mise en œuvre d’un diagnostic modulaire de l’exploitation agricole. Il s’appuie sur le réseau « France agriculture formation installation transmission » prévu au dernier alinéa du I de l’article 8 pour accompagner les exploitants agricoles et les personnes ayant un projet d’installation pour la réalisation et l’exploitation de ce diagnostic.
Le diagnostic modulaire est destiné à fournir des informations utiles aux exploitants agricoles pour les orienter et les accompagner lors des différentes étapes de la vie de l’exploitation. Il est notamment mobilisé lors de la cession d’une exploitation agricole et lors de l’installation d’un nouvel exploitant agricole.
II. – Le diagnostic de l’exploitation agricole permet de faciliter la transmission des exploitations ou l’installation de nouveaux exploitants agricoles. Il permet de renforcer la viabilité économique, environnementale et sociale des projets d’installation et de cession d’exploitations agricoles.
Il est notamment composé des modules suivants, qui peuvent être mobilisés indépendamment les uns des autres :
1° Un module de « stress-test climatique », qui permet d’évaluer la résilience du projet d’installation ou de transmission face aux conséquences du changement climatique, estimée au regard de la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique et de sa capacité à contribuer à l’atténuation de celui-ci, notamment par la mise en place de pratiques agroécologiques ;
2° Un module d’analyse économique de l’exploitation à transmettre ou du projet d’installation au regard des productions concernées par le projet et de leurs débouchés, des capacités de diversification de l’exploitation et de ses capacités de restructuration ainsi que de la stratégie de maîtrise des coûts, notamment de ceux liés à la mécanisation ;
3° Un module consacré à l’aspect social du projet, afin de prendre en compte les conditions de travail sur l’exploitation, notamment en matière de santé, de sécurité ainsi que de gestion du travail et des ressources humaines.
III. – Le Gouvernement élabore un cadre pour la conception et la mise en œuvre des modules mentionnés au II du présent article et de tout autre module utile à l’atteinte des objectifs mentionnés au I, notamment un module relatif à la valeur de reprise des exploitations agricoles à céder. Il veille au déploiement homogène des diagnostics dans le réseau « France agriculture formation installation transmission » prévu au dernier alinéa du I de l’article 8.
Objet
Cet amendement propose une réécriture intégrale de l’article 9 en revenant à sa rédaction telle qu'issue des travaux à l'Assemblée nationale à la différence que ses différents modules ne peuvent être mobilisés indépendamment les uns des autres.
Il précise ainsi, avec davantage de clarté, les principes, objectifs, et le fonctionnement du diagnostic modulaire qui sera mis en œuvre progressivement d’ici à 2026.
Ce diagnostic modulaire vise à délivrer une analyse 360° permettant de projeter une exploitation vers l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise.
Cet amendement de réécriture vient donc modifier certains éléments:
- En distinguant les trois principaux modules, ainsi que l’ajout éventuel de module(s) pertinent(s) au sens des objectifs portés par les politiques agricoles fixés au Premier article de ce Projet de loi, à l’heure où la dernière écriture de l’article parle “d’informations”, dénaturant la modularité de ce diagnostic, et empêchant le porteur de projet d’adapter ce diagnostic à ses propres caractéristiques ainsi que celles de l’exploitation pressentie pour son installation ;
- En appuyant sur le fait que ce diagnostic doit permettre de se projeter sur la viabilité économique et sociale, ainsi qu’à l’adaptation climatique de l'exploitation, et qu'il doit donc être réalisé en amont d’une transmission, et non plusieurs années après une nouvelle installation, tel que cela est écrit dans la dernière version de l’article ;
- En n’évoquant volontairement pas dans l’écriture de l’article que le diagnostic dépend strictement de la volonté des agriculteurs, comme cela apparaît dans le I. de l’article 9 tel qu’il est écrit dans sa plus récente version. Ce diagnostic est dans l'intérêt-même de la pérennité du tissu agricole français, et de la vivabilité des projets que de nombreux candidats à l’installation porteront. Une très vive incitation à effectuer ce diagnostic est à minima nécessaire pour qu’il prouve son intérêt à large échelle et à long terme.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 210 29 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. ROUX ARTICLE 9 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 211 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
|
||||||||
MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 9 |
Remplacer ces alinéas par un paragraphe ainsi rédigé :
II. – Le diagnostic de l’exploitation agricole permet de faciliter la transmission des exploitations ou l’installation de nouveaux exploitants agricoles. Il permet de renforcer la viabilité économique, environnementale et sociale des projets d’installation et de cession d’exploitations agricoles.
Il est notamment composé des modules suivants, qui peuvent être mobilisés indépendamment les uns des autres :
1° Un module de « stress-test climatique », qui permet d’évaluer la résilience du projet d’installation ou de transmission face aux conséquences du changement climatique, estimée au regard de la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique et de sa capacité à contribuer à l’atténuation de celui-ci, notamment par la mise en place de pratiques agroécologiques ;
2° Un module d’analyse économique de l’exploitation à transmettre ou du projet d’installation au regard des productions concernées par le projet et de leurs débouchés, des capacités de diversification de l’exploitation et de ses capacités de restructuration ainsi que de la stratégie de maîtrise des coûts, notamment de ceux liés à la mécanisation ;
3° Un module consacré à l’aspect social du projet, afin de prendre en compte les conditions de travail sur l’exploitation, notamment en matière de santé, de sécurité ainsi que de gestion du travail et des ressources humaines.
Objet
Cet amendement vise à clarifier les principes, objectifs, et le fonctionnement du diagnostic qui sera progressivement mis en œuvre.
Le diagnostic de l’exploitation doit permettre de délivrer une analyse à 360° de l’exploitation à chaque étape de la carrière de l’agriculteur, de sa pré-installation à sa cession et être ainsi en mesure de la projeter vers l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise.
L’amendement permet également une distinction plus affirmée des trois principaux modules tout en réintroduisant le caractère adaptable du dispositif à la situation et au territoire de l’exploitation. Un tel outil ne peut être véritablement pertinent que s’il permet au porteur de projet ou à l’exploitant de l’adapter à ses propres caractéristiques et à ses propres besoins.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 212 29 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. CABANEL ARTICLE 9 BIS |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 213 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
|
||||||||
MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 9 BIS |
Alinéa 6
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 214 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
|
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 10 |
Alinéas 4 et 8
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant pas que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’il soit porteur de projet à l’installation et à la transmission.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 215 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 10 |
Alinéa 5, première phrase
Remplacer cette phrase par trois alinéas ainsi rédigés :
« Le réseau mentionné au premier alinéa du présent I propose :
« 1° Un service d’accueil, d’information et d’orientation à destination de toute personne qui souhaite s’engager dans une activité agricole ou qui souhaite transmettre son entreprise agricole ;
« 2° Un service d’accueil, d’information et d’orientation proposé dès le début de l’activité et tout au long de la carrière de l’agriculteur, afin de l’accompagner les premières années d’activité, de le sensibiliser à la préparation de la transmission et de lui apporter des conseils sur les démarches à entreprendre pour faciliter la cession ou la reprise de son exploitation.
Objet
Cet amendement vise à préciser les publics accueillis par le réseau « France installations-transmissions ».
L’enjeu de la transmission est central pour réussir à favoriser le renouvellement des générations en agriculture : l’âge moyen des agriculteurs est de 51,4 ans en 2020. Le métier d’agriculteur est devenu un métier comme les autres, voyant de moins en moins de transmission dans le cadre familial et n’étant plus un métier de carrière. France installations-transmissions doit être au centre de l’accompagnement de ces évolutions. Pour ce faire, la transmission de l’entreprise doit être réfléchi tout au long de la carrière pour que le système soit réfléchi et adapté.
Le conseiller France installations-transmissions sera l’acteur qui amènera tout chef d’entreprise en activité à se poser les bonnes questions, pour faciliter sa prise de décision et ainsi l’aider dans ses choix. La transmission fait partie des sujets peu anticipés car très peu abordés en amont. Aujourd’hui, cette sensibilisation et réflexion est trop tardive pour amener une évolution dans les choix stratégiques de l’entreprise.
De plus, cet amendement supprime les publics « conjoint » qui ne répond pas à une vision actuelle de l’agriculture et supprime les publics « salariés agricoles et des industries agro-alimentaires ». S’il est vrai que ces publics sont un vivier pour l’installation, l’utilité de ce rendez-vous dans les 5 premières années de leur activité ne semble pas être opportun pour évoquer le sujet de l’installation. Ces publics seront en capacité de contacter le réseau France installations-transmissions au bon moment.
Pour répondre aux objectifs du présent projet de loi, France installations-transmission doit accueillir les porteurs de projet qui ne connaissent pas l’agriculture. Afin de les accompagner, une activité d’émergence spécifique auprès de ces publics permettra de leur faire découvrir les métiers de l’agriculture et les orientera vers les interlocuteurs du réseau adapté.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 216 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 10 |
Alinéas 12, 13 et 14
Rédiger ainsi ces alinéas :
« Art. L. 330-5. – Le point d’accueil départemental unique, sur la base d’informations transmises régulièrement par les services et les organismes chargés de gérer les retraites dans les conditions fixées au premier alinéa de l’article L. 114-9 du code des relations entre le public et l’administration, informe les exploitants agricoles du département six ans avant qu’ils atteignent l’âge légal de départ à la retraite, de l’obligation de lui transmettre, dans les meilleurs délais, les caractéristiques de leur exploitation, leur éventuel projet de cession et à lui indiquer s’ils ont identifié un repreneur potentiel.
« Cinq ans avant l’âge estimé de départ effectif à la retraite, le point d’accueil relance les exploitants agricoles qui n’auraient pas déjà transmis les informations mentionnées au premier alinéa du présent article.
« Les courriers envoyés par le point départemental unique en application du premier alinéa répondent au cahier des charges défini par les instances de gouvernance national et régional de France installations-transmission et rappellent l’intérêt de préparer suffisamment à l’avance la transmission de son exploitation. Ils présentent les outils existants d’estimation de la valeur d’une exploitation, les primes existantes en cas d’inscription au répertoire départemental unique et proposent un rendez-vous avec un référent unique au sein du point d’accueil. »
Objet
Cet amendement vise à clarifier et à structurer la procédure de transmission des exploitations agricoles afin de renforcer l’accompagnement des exploitants agricoles et d’encourager une anticipation essentielle.
En informant les cédants six ans avant l’âge légal de départ à la retraite et en centralisant les démarches au sein du point d’accueil départemental unique, il garantit une meilleure préparation des transmissions. Les courriers normés, intégrant des outils d’estimation et des incitations à l’inscription au répertoire unique, assurent une approche homogène et efficace, tout en favorisant un accompagnement personnalisé grâce à un référent dédié.
Cette mesure contribue à sécuriser les projets de transmission, à favoriser le renouvellement des générations agricoles et à préserver la pérennité des exploitations.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 217 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 10 BIS |
Alinéa 9
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 218 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes LOISIER et SOLLOGOUB, M. CANÉVET, Mme LASSARADE, MM. BACCI, de NICOLAY, Jean-Michel ARNAUD, BRAULT et LEVI, Mmes BILLON et PAOLI-GAGIN, M. CHAUVET, Mme VERMEILLET, MM. FAVREAU et HENNO, Mme BERTHET, MM. KLINGER et FARGEOT, Mme SAINT-PÉ, M. CHEVALIER, Mme GACQUERRE, M. CHASSEING, Mmes ROMAGNY, JACQUEMET et de LA PROVÔTÉ et MM. PILLEFER, SOMON, GREMILLET et DAUBET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 BIS |
Après l'article 12 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après la troisième phrase du premier alinéa de l’article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Il en est de même pour les entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers. »
Objet
Cet amendement vise à intégrer les entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers dans le champ de l’article L 311-1 du code rural et de la pêche afin de leur faire bénéficier plus facilement des dispositifs d’aides, de financement et d’accompagnement des structures telles que DRAAF, DREAL, CASDAR, COREARM, PNDAR, FEADER, Agence de l'eau, Ecophyto, etc, qui leur sont aujourd’hui soit fermés, soit très contraignant à obtenir.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 219 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes LOISIER et SOLLOGOUB, M. CANÉVET, Mme LASSARADE, MM. BACCI, de NICOLAY, Jean-Michel ARNAUD, BRAULT et LEVI, Mmes BILLON et PAOLI-GAGIN, M. CHAUVET, Mme VERMEILLET, MM. FAVREAU et HENNO, Mme BERTHET, MM. KLINGER et FARGEOT, Mme SAINT-PÉ, M. CHEVALIER, Mme GACQUERRE, M. CHASSEING, Mmes ROMAGNY, JACQUEMET et de LA PROVÔTÉ et MM. PILLEFER, GREMILLET et DAUBET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 TER |
Après l'article 12 ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
À la première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 315-1 du code rural et de la pêche maritime, après le mot : « agricoles » sont insérés les mots : « ou entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers ».
Objet
Cet amendement prévoit de rendre possible la création d’un Groupement d'intérêt économique et environnemental pour les entreprises de travaux et services agricoles,ruraux et forestiers.
Une telle disposition doit leur permettre de devenir des acteurs de plein exercice du Plan Ecophyto.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 220 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes LOISIER et SOLLOGOUB, M. CANÉVET, Mme LASSARADE, MM. BACCI, de NICOLAY, Jean-Michel ARNAUD, BRAULT et LEVI, Mmes BILLON et PAOLI-GAGIN, M. CHAUVET, Mme VERMEILLET, MM. FAVREAU et HENNO, Mme BERTHET, MM. KLINGER et FARGEOT, Mmes HOUSSEAU et SAINT-PÉ, MM. CHEVALIER et CHASSEING, Mmes ROMAGNY et JACQUEMET et MM. PILLEFER et GREMILLET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 18 |
Après l’article 18
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le chapitre Ier du titre III du livre VI de la première partie du code rural et de la pêche maritime est complété par une section ainsi rédigée :
«Section...
« Relations contractuelles dans le cadre de prestations de services
« Art. L. 631-.... Avant toute prestation de service d’un montant supérieur à 5000€ hors taxes, un devis écrit, gratuit, détaillé et chiffré fait apparaître, pour chaque prestation ou fourniture, la nature et le prix toutes taxes comprises ainsi que le montant total du devis toutes taxes comprises. Il est remis au client qui doit le signer. Le devis fait apparaître les mêmes mentions légales que pour une facture. »
Objet
Prochainement, la facture électronique sera généralisée en France.
Dans cette perspective, il est proposé de rendre obligatoire dès maintenant, la signature d'un contrat ou d’un devis préalable aux travaux agricoles et forestiers et avant facturation pour les chantiers supérieurs à 5000€. Cette disposition doit permettre d’asseoir un chiffre d'affaires par contractualisation pour les structures qui pourront ainsi justifier la valorisation de l’entreprise lors de la cession ou dans le cadre d’investissements.
Cet amendement s’inscrit pleinement dans le titre IV du projet de loi qui vise à sécuriser l’exercice des activités agricoles.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 221 rect. ter 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUFFOURG, HENNO et LEVI, Mme ROMAGNY, M. CHASSEING, Mme PAOLI-GAGIN et M. HINGRAY ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au second alinéa du I de l’article L. 512-7 du code de l’environnement, les mots : « soumises ni à la directive 2010/75/ UE du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010 relative aux émissions industrielles au titre de son annexe I, ni » sont remplacés par les mots : « pas soumises ».
Objet
Cet amendement vise à permettre aux activités agricoles soumises à la Directive européenne sur les Emissions Industrielles (IED) de relever du régime ICPE d'enregistrement.
En France, les Installations Classées Protection de l’Environnement (ICPE) sont réparties entre trois niveaux : elles sont ainsi soumises à autorisation, à enregistrement ou à déclaration. Les seuils autorisation fixés dans la nomenclature ICPE correspondent notamment aux seuils de la Directive sur les Emissions Industrielles. Le régime de l’autorisation, plus haut seuil de la nomenclature ICPE relatif aux élevages de porcs et de volailles est également celui utilisé pour soumettre un élevage à évaluation environnementale. Or, cette organisation procède d’une confusion dans la transposition des directives européennes car la réglementation IED n’impose pas d’évaluation environnementale de l’exploitation ni la réalisation d’une enquête publique.
C’est en effet la Directive européenne d’Evaluation de l’Incidence des projets sur l’Environnement (EIE) qui détermine les seuils au-delà desquels une évaluation environnementale est systématiquement nécessaire à l’autorisation d’un projet. Or, ces seuils sont bien plus relevés que ceux fixés dans la directive IED.
♦ Les seuils EIE imposent une évaluation environnementale pour toutes les exploitations de plus de 3.000 emplacements porcs de production, 900 truies, 85.000 emplacements poulets de chair, ou 60.000 poules pondeuses.
♦ Les seuils IED (dont la révision est en cours de validation en avril 2024) vont s’appliquer à tous les élevages de 1.200 emplacements porcs de production, 750 truies, 120 truies naisseur-engraisseurs, 21.500 poules pondeuses.
De nombreux élevages sont donc soumis de façon systématique à des régimes plus contraignants que ceux auxquels ils devraient être soumis en vertu du droit de l’Union Européenne. Le coût d’une évaluation environnementale, la durée importante de la procédure d’autorisation, et la crainte de l’enquête publique constituent autant freins à l’investissement et au développement des projets par les exploitants. Cette dernière formalité constitue une véritable épreuve pour les éleveurs qui se retrouvent seuls face à des oppositions souvent peu constructives et peu nuancées. Il convient donc de permettre à des installations IED de pouvoir bénéficier du régime enregistrement, répondant aux obligations actuelles de la directive sur les émissions industrielles (sous forme “simplifiée”) et encore plus de la directive révisée qui reconnaîtra pleinement cette notion via le terme anglais “registration”. Le relèvement des seuils de l’autorisation environnementale, ainsi permis, pourra entraîner une relance des investissements de modernisation dans un contexte de renouvellement des générations, contribuer ainsi au maintien de la souveraineté alimentaire pour les produits animaux et sans recul environnemental, compte-tenu des prescriptions techniques adossées à ce régime.
Aussi, il convient de modifier l’article L.512-7 du code de l’environnement pour ouvrir la procédure et le régime de l’enregistrement aux installations IED tout en se conformant au droit européen, et de modifier par décret la nomenclature ICPE et le tableau annexé à l’article R.122-2 du code l’environnement et les rubriques 2102 – 2111 et 3660 afin de l’aligner sur les seuils européens définis dans la directive EIE. Seule la modification de l’article L.512-7 du code de l’environnement relève du niveau législatif, cette modification législative doit s’accompagner d’une évolution réglementaire pour être opérationnelle (modification des annexes de l’article R511-9 et à l’article R122-2 du code de l’environnement).
Cet amendement a été travaillé avec les Chambres d'agriculture.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 222 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUFFOURG, HENNO et COURTIAL, Mmes LOPEZ et ROMAGNY et MM. BLEUNVEN et HINGRAY ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 9 BIS |
Après l'article 9 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 254-1-2 du code rural et de la pêche maritime est abrogé.
Objet
Cet amendement vise à revenir sur l’interdiction pour les élus des chambres d’agriculture de siéger à l'organe de surveillance ou d'administration d’un établissement vendant des produits phytosanitaires.
L’article L254-1-2 du Code Rural et de la Pêche Maritime a été introduit par la Loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, dans le cadre de la séparation de la vente du conseil de produits phytopharmaceutiques. Pour la mandature actuelle des Chambres d’agriculture, et par dérogation au second alinéa de l'article L254-1-2, un élu du bureau d’une Chambre d’agriculture (dont le Président de la Chambre) peut également être membre d’une instance de gouvernance d’une structure agréée pour la vente, la distribution ou l’application de produits phytosanitaires, sous réserve de ne pas participer aux instances de décisions portant sur les sujets des produits phytosanitaires. La dérogation expire en avril 2025, soit après les élections des Chambres d’agriculture pour la mandature 2025-2031. Cette dérogation ayant été fixée par ordonnance, sa pérennisation ou sa modification doivent obligatoirement passer par voie législative.
Pour préserver la qualité de leur mission d’accompagnement auprès des agriculteurs et des territoires, les Chambres d’agriculture ont besoin de la présence des différentes composantes des filières agricoles au sein de ses instances, en particulier des coopératives, dont la majorité a choisi la vente des produits phytopharmaceutiques plutôt que le conseil. Cette diversité s’exprime dans la composition de la Session et doit pouvoir se retrouver également dans la composition des bureaux des Chambres d’agriculture départementales et régionales.
Par ailleurs, il est de plus en plus difficile lors des élections de Chambres d’agriculture d’identifier et de convaincre de s’engager des représentants de l’ensemble du milieu agricole et des différents collèges. Si le cadre réglementaire n’évolue pas, les élus concernés, membres du bureau des Chambres d’agriculture, devront privilégier un seul de ces deux engagements, avec le risque d’affaiblir la représentativité dans les Chambres d’agriculture lors des prochaines élections, mais aussi de mettre en péril la prochaine constitution des listes électorales dans certains départements. Une enquête conduite sur 40 Chambres d’agriculture a permis de mettre en évidence que, pour la mandature actuelle, 11% des élus étaient concernés par ce double mandat, dont 5 Chambres présentent 25% ou plus d'élus concernés et 3 Chambres départementales avec 40% des élus concernés.
Aussi, les Chambres d’agriculture portent une demande de suppression de l’article L254-1-2 du Code Rural et de la Pêche Maritime.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 223 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUFFOURG et HENNO, Mmes SAINT-PÉ et PAOLI-GAGIN et MM. BLEUNVEN et HINGRAY ARTICLE 10 |
Alinéa 28, après la première phrase
Insérer une phrase ainsi rédigée :
Elles informent les candidats à l’installation du schéma directeur régional des exploitations agricoles et veillent à ce que le projet d’installation s’inscrive dans les priorités dudit schéma.
Objet
L’accompagnement des cédants et des candidats à l’installation et à un agrandissement mesuré devra tenir compte des critères de priorités des SDREA. Les structures agréées par l’Etat pour accompagner les candidats à l’installation doivent informer les candidats des critères du SDREA et n’accompagner que des projets conformes au SDREA.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 224 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUFFOURG et HENNO, Mmes SAINT-PÉ et ROMAGNY, M. COURTIAL, Mmes GACQUERRE et PAOLI-GAGIN et MM. BLEUNVEN et HINGRAY ARTICLE 10 |
Après l'alinéa 15
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Ces informations sont communiquées à la société d’aménagement foncier et d’établissement rural qui les met immédiatement à disposition du public. »
Objet
Les déclarations d’intention de cessation d’activité doivent être connues de tous ceux qui souhaitent s’installer ou s’agrandir. L’observatoire national opérationnel des marchés fonciers ruraux doit être destinataire de ces informations.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 225 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUFFOURG, HENNO et COURTIAL, Mmes GACQUERRE, LOPEZ et PAOLI-GAGIN et MM. BLEUNVEN et HINGRAY ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 19 |
Après l'article 19
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le nombre de dérogations existantes à la durée de travail hebdomadaire dans le secteur agricole et les modalités administrative de leur demande. Le rapport examine l’opportunité que les exonérations accordées annuellement soient désormais accordées pour une durée de cinq années.
Objet
Aujourd’hui une dérogation de la durée du travail en période de travaux saisonniers est obtenue auprès des autorités compétentes sur une base annuelle.
Néanmoins, les formalités sont d’une telle lourdeur administrative que concrètement, à peine une demande de dérogation est obtenue, qu’il faut en demander une autre.
Aussi, l’idéal serait de prévoit que l’autorisation de dérogation sur la durée du travail ne le soit plus sur une base annuelle mais quinquennale. Parallèlement, le registre d’heures à transmettre resterait sur le mode actuel, c’est-à-dire annuel.
Une telle disposition étant d’ordre réglementaire, il est proposé que le gouvernement remette au Parlement un rapport sur le nombre de dérogations existantes à la durée de travail hebdomadaire dans le secteur agricole et les modalités administrative de leur demande. Le rapport devra examiner l’opportunité que les exonérations accordées annuellement soient désormais accordées pour une durée de cinq années.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 226 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUFFOURG et HENNO, Mme SAINT-PÉ, M. LEVI, Mmes ROMAGNY et GACQUERRE, M. CHASSEING, Mme PAOLI-GAGIN et MM. BLEUNVEN et HINGRAY ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 TER |
Après l'article 12 ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le deuxième alinéa de l’article L. 315-1 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :
« Cette personne morale doit comprendre plusieurs exploitants agricoles ou entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers et peut comporter d'autres personnes physiques ou morales, privées ou publiques. Les exploitants agricoles ou entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers doivent détenir ensemble la majorité des voix au sein des instances du groupement. »
Objet
Cet amendement prévoit de rendre possible la création d’un Groupement d'intérêt économique et environnemental pour les entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers.
Une telle disposition doit leur permettre de devenir des acteurs de plein exercice du Plan Ecophyto.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 227 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. DUFFOURG ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 228 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme DEVÉSA, MM. LE RUDULIER et COURTIAL, Mme DOINEAU, M. CHASSEING, Mme SAINT-PÉ et MM. LONGEOT et LEVI ARTICLE 1ER |
Alinéa 4
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
La souveraineté alimentaire de la France se traduit par sa capacité à produire, à transformer et à distribuer les produits agricoles et alimentaires nécessaires à l’accès de l’ensemble de la population à une alimentation suffisante, saine, sûre, diversifiée, nutritive, accessible à tous, tout au long de l’année, et issue d’aliments produits de manière durable.
Objet
Cet amendement vise à définir dans le livre préliminaire du code rural et de la pêche maritime la notion de souveraineté alimentaire, mobilisée à plusieurs reprises dans les articles de ce texte de loi.
Ainsi, la souveraineté alimentaire est entendue comme le maintien et le développement des capacités de la France à produire, à transformer et à distribuer, en toutes circonstances, les produits agricoles et alimentaires nécessaires à l’accès de l’ensemble de sa population à une alimentation suffisante, saine, sûre, diversifiée, nutritive, tout au long de l’année.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 229 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme DEVÉSA, M. LE RUDULIER, Mme DOINEAU et M. CHASSEING ARTICLE 1ER |
Alinéa 11
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 3° De permettre l’adaptation de l’agriculture au changement climatique, d’anticiper les conséquences et d’atténuer les effets de celui-ci sur les systèmes agricoles, d’accompagner les agriculteurs y compris en soutenant la recherche et l’innovation, et de surmonter de façon résiliente les crises de toute nature susceptibles de porter atteinte aux capacités de production nationale et à l’approvisionnement alimentaire ;
Objet
Considérant que la recherche et l’innovation ne peuvent, à elles seules, répondre aux défis engendrés par le changement climatique, cet amendement vise à consacrer l’adaptation de l’agriculture au changement climatique comme une priorité majeure de la politique en faveur de la souveraineté alimentaire. L’accompagnement du monde agricole face à ce défi climatique sera central pour pouvoir continuer à produire sur notre territoire dans les années futures.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 230 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme DEVÉSA, MM. LE RUDULIER et COURTIAL, Mmes DOINEAU et Marie MERCIER et MM. CHASSEING, LONGEOT et LEVI ARTICLE 1ER |
Après l'alinéa 19
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
« .... - Les priorités figurant au 1° du I A du présent article se traduisent par des politiques ayant pour finalités :
« 1° De faciliter le renouvellement des générations en agriculture et pour cela l’installation, la transmission et la reprise d’exploitation.
« 2° De faire connaître les métiers d’exploitant agricole et de salarié agricole, de susciter des vocations agricoles dans le public scolaire et parmi les personnes en reconversion professionnelle ou en recherche d’emploi ;
« 3° De favoriser la diversification des profils des porteurs de projets à l’installation ; d’encourager les formes d’installations collectives et les formes d’installations progressives, y compris le droit à l’essai ;
« 4° De proposer un accueil, une orientation et un accompagnement qui soient à la fois personnalisés, pluralistes et coordonnés, à l’ensemble des candidats à l’entrée en agriculture et des personnes envisageant de cesser et de transmettre leur activité ;
« 5° D’orienter en priorité l’installation en agriculture vers des secteurs stratégiques pour la souveraineté alimentaire et les transitions écologique et climatique, adaptés aux enjeux de chaque territoire, et vers des systèmes de production diversifiés et viables humainement, économiquement et écologiquement ;
« 6° De faciliter l’accès au foncier agricole dans des conditions transparentes et équitables. »
Objet
Par cet amendement, il est proposé de traduire la priorité visant à « assurer la pérennité et l’attractivité de l’agriculture ainsi que le renouvellement de ses générations d’actifs » par des politiques publiques concrètes englobant l’orientation, la formation, la transmission et l’installation. A l’aune des deux défis majeurs et urgents pour notre souveraineté alimentaire - le défi démographique et le défi climatique - il convient en effet de mobiliser tous les leviers possibles permettant de les relever avec succès.
Cet amendement traduit également l’engagement de l’État à préserver l’agriculture française en soutenant les jeunes générations, qui en sont l’avenir. Le renouvellement des générations est également menacé par des facteurs structurels, comme la difficulté de l’accès au foncier, le niveau d’investissements financiers à consentir, le manque d’attractivité du métier. À terme, ces enjeux mettent en péril non seulement la viabilité de nos exploitations agricoles, mais aussi la sécurité alimentaire, la transition écologique et le maintien de la vitalité de nos territoires ruraux.
De plus, cette déclinaison intervient dans un souci de cohérence puisque les priorités figurant au 2°, 3° et 4° du I A de l’article 1er sont elles-mêmes précisées.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 231 rect. bis 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
Mme DEVÉSA et MM. LE RUDULIER et COURTIAL ARTICLE 2 BIS AA |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 232 29 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
Mme HOUSSEAU ARTICLE 9 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 233 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes HOUSSEAU, GUIDEZ et SAINT-PÉ, M. DUFFOURG et Mme DOINEAU ARTICLE 9 |
Remplacer ces alinéas par un paragraphe ainsi rédigé :
II. – Le diagnostic de l’exploitation agricole permet de faciliter la transmission des exploitations ou l’installation de nouveaux exploitants agricoles. Il permet de renforcer la viabilité économique, environnementale et sociale des projets d’installation et de cession d’exploitations agricoles.
Il est notamment composé des modules suivants, qui peuvent être mobilisés indépendamment les uns des autres :
1° Un module de « stress-test climatique », qui permet d’évaluer la résilience du projet d’installation ou de transmission face aux conséquences du changement climatique, estimée au regard de la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique et de sa capacité à contribuer à l’atténuation de celui-ci, notamment par la mise en place de pratiques agroécologiques ;
2° Un module d’analyse économique de l’exploitation à transmettre ou du projet d’installation au regard des productions concernées par le projet et de leurs débouchés, des capacités de diversification de l’exploitation et de ses capacités de restructuration ainsi que de la stratégie de maîtrise des coûts, notamment de ceux liés à la mécanisation ;
3° Un module consacré à l’aspect social du projet, afin de prendre en compte les conditions de travail sur l’exploitation, notamment en matière de santé, de sécurité ainsi que de gestion du travail et des ressources humaines.
Objet
Cet amendement vise à clarifier les principes, objectifs, et le fonctionnement du diagnostic qui sera progressivement mis en œuvre.
Le diagnostic de l’exploitation doit permettre de délivrer une analyse à 360° de l’exploitation à chaque étape de la carrière de l’agriculteur, de sa pré-installation à sa cession et être ainsi en mesure de la projeter vers l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise.
L’amendement permet également une distinction plus affirmée des trois principaux modules tout en réintroduisant le caractère adaptable du dispositif à la situation et au territoire de l’exploitation. Un tel outil ne peut être véritablement pertinent que s’il permet au porteur de projet ou à l’exploitant de l’adapter à ses propres caractéristiques et à ses propres besoins.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 234 29 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
Mme HOUSSEAU ARTICLE 9 BIS |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 235 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes HOUSSEAU, GUIDEZ et SAINT-PÉ, M. DUFFOURG et Mme DOINEAU ARTICLE 9 BIS |
Alinéa 6
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission »
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 236 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes HOUSSEAU, GUIDEZ et SAINT-PÉ, M. DUFFOURG et Mme DOINEAU ARTICLE 10 |
Alinéas 4 et 8
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant pas que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’il soit porteur de projet à l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 237 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes HOUSSEAU et GUIDEZ, M. DUFFOURG et Mme DOINEAU ARTICLE 10 |
Alinéa 5, première phrase
Remplacer cette phrase par trois alinéas ainsi rédigés :
« Le réseau mentionné au premier alinéa du présent I propose :
« 1° Un service d’accueil, d’information et d’orientation à destination de toute personne qui souhaite s’engager dans une activité agricole ou qui souhaite transmettre son entreprise agricole ;
« 2° Un service d’accueil, d’information et d’orientation proposé dès le début de l’activité et tout au long de la carrière de l’agriculteur, afin de l’accompagner les premières années d’activité, de le sensibiliser à la préparation de la transmission et de lui apporter des conseils sur les démarches à entreprendre pour faciliter la cession ou la reprise de son exploitation.
Objet
Cet amendement vise à préciser les publics accueillis par le réseau « France installations- transmissions ».
L’enjeu de la transmission est central pour réussir à favoriser le renouvellement des générations en agriculture : l’âge moyen des agriculteurs est de 51,4 ans en 2020. Le métier d’agriculteur est devenu un métier comme les autres, voyant de moins en moins de transmission dans le cadre familial et n’étant plus un métier de carrière. France installations-transmissions doit être au centre de l’accompagnement de ces évolutions. Pour ce faire, la transmission de l’entreprise doit être réfléchi tout au long de la carrière pour que le système soit réfléchi et adapté.
Le conseiller France agriculture formation installations transmissions sera l’acteur qui amènera tout chef d’entreprise en activité à se poser les bonnes questions, pour faciliter sa prise de décision et ainsi l’aider dans ses choix. La transmission fait partie des sujets peu anticipés car très peu abordés en amont. Aujourd’hui, cette sensibilisation et réflexion est trop tardive pour amener une évolution dans les choix stratégiques de l’entreprise.
De plus, cet amendement supprime les publics « conjoint » qui ne répond pas à une vision actuelle de l’agriculture et supprime les publics « salariés agricoles et des industries agro-alimentaires ». S’il est vrai que ces publics sont un vivier pour l’installation, l’utilité de ce rendez-vous dans les 5 premières années de leur activité ne semble pas être opportun pour évoquer le sujet de l’installation. Ces publics seront en capacité de contacter le réseau France installations-transmissions au bon moment.
Pour répondre aux objectifs du présent texte de loi , France agriculture installations transmission doit accueillir les porteurs de projet qui ne connaissent pas l’agriculture. Afin de les accompagner, une activité d’émergence spécifique auprès de ces publics permettra de leur faire découvrir les métiers de l’agriculture et les orientera vers les interlocuteurs du réseau adapté.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 238 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme HOUSSEAU, M. LEVI, Mmes GUIDEZ, BILLON et SAINT-PÉ, M. DUFFOURG et Mmes DOINEAU et ROMAGNY ARTICLE 10 |
I. - Alinéa 13
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Le réseau France installations-transmissions informe chaque exploitant agricole six ans avant qu’il n’atteigne l’âge requis pour bénéficier de la retraite, sur la base d’informations transmises régulièrement par les services et les organismes chargés de gérer les retraites. Cette transmission s’effectue dans les conditions fixées par le décret prévu au premier alinéa de l’article L.114-9 du code des relations entre le public et l’administration. »
II. - Alinéa 14, première phrase
Rédiger ainsi cette phrase :
« Les courriers envoyés par le point départemental unique en application de l’alinéa précédent répondent au cahier des charges défini par les instances de gouvernance national et régional de France installations transmission et rappellent l’intérêt de préparer suffisamment à l’avance la transmission de son exploitation.
Objet
Cet amendement vise à clarifier et à structurer la procédure de transmission des exploitations agricoles afin de renforcer l’accompagnement des exploitants agricoles et d’encourager une anticipation essentielle.
En informant les cédants six ans avant l’âge légal de départ à la retraite et en centralisant les démarches au sein du point d’accueil départemental unique, il garantit une meilleure préparation des transmissions. Les courriers normés, intégrant des outils d’estimation et des incitations à l’inscription au répertoire unique, assurent une approche homogène et efficace, tout en favorisant un accompagnement personnalisé grâce à un référent dédié.
Cette mesure contribue à sécuriser les projets de transmission, à favoriser le renouvellement des générations agricoles et à préserver la pérennité des exploitations.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 239 rect. bis 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes HOUSSEAU et GUIDEZ, M. DUFFOURG et Mme DOINEAU ARTICLE 10 |
I. – Après l’alinéa 34
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
« III –Les personnes ayant eu recours au dispositif de conseil et d’accompagnement prévu au présent article reçoivent une attestation qu’elles doivent être en mesure de présenter sur demande de l’autorité administrative. » ;
II. – Alinéa 46
Rétablir le 3° dans la rédaction suivante :
3° L’attestation mentionnée au III de l’article L. 330-8 dudit code est présentée, sur demande de l’autorité administrative compétente, par toute personne qui s’installe ou cède son exploitation afin de justifier d’avoir bénéficié du même service, à compter d’une date fixée par décret, et au plus tard du 31 décembre 2027.
Objet
Cet amendement a pour objet de mettre en place l’obligation, pour les agriculteurs, de présenter l’attestation de recours à France agriculture formation Installation Transmission à l’autorité administrative.
En effet, l'administration et les usagers doivent pouvoir conserver et justifier au besoin le passage d’un cédant ou d’un nouvel installé sur le dispositif FIT. Il est nécessaire de pouvoir garder une trace de ce passage afin de conserver l'efficacité et l’efficience de cet outil pour le renouvellement des générations en agriculture.
En outre, l’absence de l’attestation de passage à FIT reviendrait à vider ce dispositif de sa substance car elle serait de nature à induire une opacité concernant ceux qui passent par ce dispositif. Or, l’une des vocations premières du guichet unique de FIT est concrètement d’apporter de la transparence sur l’installation et la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 240 rect. bis 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes HOUSSEAU, GUIDEZ et SAINT-PÉ, M. DUFFOURG et Mme DOINEAU ARTICLE 10 BIS |
Alinéa 9
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 241 29 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 242 rect. 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme HOUSSEAU, M. LEVI et Mmes GUIDEZ, BILLON et SAINT-PÉ ARTICLE 16 |
Alinéas 9 et 17
Supprimer ces alinéas.
Objet
Cet amendement adopté par la Commission des affaires économiques du Sénat prévoit qu’en dehors des communes des cercles 0 et 1, l’application de la présomption demandée par la profession pour encadrer l’engagement de la responsabilité pénale des propriétaires ou détenteurs de chiens de protection de troupeaux est conditionnée à la réalisation d’une évaluation comportementale et au suivi d’une formation spécifique à ce type de chiens.
Or, l’évaluation comportementale n’est pas éligible dans le dispositif d’aide à la protection des exploitations contre la prédation, et obligerait donc les éleveurs en cercles 2 et 3 à financer eux-mêmes cette évaluation pour bénéficier, le cas échéant, de cette présomption. Par ailleurs, cela reviendrait à systématiser une mesure normalement réservée aux chiens classés catégorie 1 et 2, ainsi qu’aux chiens dits « mordeurs », sur prescription du maire ou du préfet dans ce dernier cas. L’obligation de formation est quant à elle superflue.
Dans un contexte où les agriculteurs attendent des signaux forts en termes de simplification, une telle mesure est inappropriée, d’autant que :
(i) D’une part, les dispositifs règlementaires d’aide à la protection prévoient la possibilité de faire financer des tests de comportements,
(ii) D’autre part, les préfets et maires conservent toutes leurs attributions pour ordonner, en cas de nécessité, à une personne de procéder à l’évaluation comportementale.
Il est recommandé de supprimer la disposition de cet amendement qui étend indument le champ de l’évaluation comportementale à des situations qui s’éloignent de son objet initial.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 243 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme DEVÉSA et M. LE RUDULIER ARTICLE 8 |
Alinéa 20, première phrase
Supprimer les mots :
et des entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers
Objet
Les services de remplacement sont des structures locales employant des agents qualifiés, majoritairement en CDI, capables d’assurer des missions de remplacement sur des exploitations agricoles. Les services de remplacement sont des associations dirigées par des agriculteurs.
Véritable partenaire et employeur de la profession agricole, le Service de Remplacement a pour mission d'aider les agriculteurs à poursuivre leur dynamique d'entreprise en assurant leurs remplacements.
Il est nécessaire de préciser que le Service de Remplacement s’adresse strictement aux chefs d’exploitations agricoles. Le remplacement des chefs d’entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers n’entre pas dans ses prérogatives.
Dès lors, cet amendement vise à enlever les entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers du champ de mission des services de remplacement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 244 rect. 30 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 245 rect. bis 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme DEVÉSA et MM. LE RUDULIER et COURTIAL ARTICLE 10 |
Alinéa 41
Remplacer le mot :
assure
par les mots :
contribue à assurer
Objet
France installations-transmissions doit impérativement devenir l'outil central et incontournable pour l'accompagnement, de l'installation jusqu’à la transmission des exploitations agricoles. Il a pour vocation de structurer et de coordonner les efforts des différents acteurs publics et privés engagés dans ce domaine. Pour être véritablement efficace, cet outil nécessite une communication et une promotion cohérentes, partagées par l'ensemble des parties prenantes qui le composent, ainsi que par les pouvoirs publics.
Une telle communication ne peut se limiter à une mission assumée par un acteur unique, tel que la Chambre d'agriculture. L’installation et la transmission en agriculture sont des enjeux complexes, qui touchent un grand nombre d’acteurs et nécessitent une approche collective. Chaque acteur doit être impliqué de manière claire et définie pour assurer une gestion fluide, coordonnée et adaptée aux besoins des usagers.
Attribuer à la Chambre d'agriculture une mission exclusive de promotion et de communication sur ces sujets pourrait limiter l'impact d'une approche collective et coordonnée. L’installation et la transmission en agriculture sont des enjeux complexes qui nécessitent une implication de tous les acteurs concernés, à différents niveaux. Pour garantir l'efficacité du dispositif France installations-transmissions, il est essentiel que la communication et la promotion soient partagées entre les acteurs qui le composent.
Cet amendement vise donc à préciser que les Chambres d'agriculture contribuent à assurer, entre autres acteurs, la promotion de la mission de service public liée à la politique d’installation et de transmission en agriculture.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 246 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme DEVÉSA, MM. LE RUDULIER, COURTIAL et CHEVALIER, Mme SAINT-PÉ et MM. LONGEOT et LEVI ARTICLE 8 |
Alinéa 5
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installations transmissions
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions de cet organisme.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 247 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme DEVÉSA, MM. LE RUDULIER, COURTIAL et CHEVALIER, Mme SAINT-PÉ et MM. LONGEOT et LEVI ARTICLE 9 |
Alinéa 8
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installations transmissions
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions de cet organisme.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 248 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme DEVÉSA et MM. LE RUDULIER et CHEVALIER ARTICLE 9 BIS |
Alinéa 6
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions de cet organisme.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 249 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme DEVÉSA et MM. LE RUDULIER et CHEVALIER ARTICLE 10 |
Alinéas 4 et 8
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions de cet organisme.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 250 rect. quater 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme DEVÉSA et MM. LE RUDULIER et CHEVALIER ARTICLE 10 BIS |
Alinéa 9
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions de cet organisme.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 251 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mmes BILLON, GACQUERRE et JACQUEMET, M. LEVI, Mme SAINT-PÉ et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE 3 |
Alinéa 9, première phrase
Après les mots :
de développement
insérer les mots :
, de structuration
Objet
Cet amendement s'inscrit dans une volonté de renforcer la structuration de la filière agricole et alimentaire en France. En effet, la structuration des filières est essentielle pour garantir leur performance économique, sociale, environnementale et sanitaire.
En sensibilisant les enfants, puis les agriculteurs de demain aux enjeux de l'agriculture, de l'alimentation et de l'environnement, cet amendement participe à la construction d'une société plus consciente des défis auxquels elle est confrontée et plus engagée dans la transition agroécologique et climatique.
Dans ce contexte, l'ajout de cette disposition renforce le texte en lui conférant une dimension plus complète et en phase avec les enjeux contemporains de l'agriculture et de l'alimentation.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 252 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mme BILLON, MM. CHASSEING et COURTIAL, Mmes GACQUERRE et JACQUEMET, M. LEVI, Mme SAINT-PÉ et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER TER |
Après l’article 1er ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’État se donne comme objectif la création et la mise en place, en coordination avec les régions, d’un dispositif d’accompagnement et de soutien destiné au regroupement des agriculteurs en organisations de producteurs.
Le dispositif permet de faciliter le regroupement des producteurs en organisations de producteurs et les organisations de producteurs en associations d’organisations de producteurs, conformément aux dispositions des articles L. 551-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime.
Il comprend des mesures incitatives visant à encourager la création et le développement de telles structures, en fournissant un appui financier, technique et logistique adéquat.
Il comporte également des procédés de coordination entre l’État, les régions et les acteurs du terrain, qui ont pour objet d’assurer une mise en œuvre efficace et cohérente de cette politique de soutien au regroupement des producteurs.
Objet
Affirmer que l'agriculture est stratégique pour la souveraineté nationale constitue un impératif crucial dans un contexte où la sécurité alimentaire et la préservation des ressources agricoles revêtent une importance capitale pour la France. Dans cette perspective, il est primordial de redonner un sens collectif.
Dans cette optique, l’État se fixe comme objectif d’accompagner et de soutenir les agriculteurs à se regrouper en organisations de producteurs.
En favorisant le regroupement des producteurs dans le cadre fixé par le droit de l’Union Européenne, cet amendement vise à favoriser une meilleure structuration de l’amont et ainsi à accorder un pouvoir de force lors des négociations commerciales avec l’aval
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 253 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mmes BILLON, GACQUERRE, JACQUEMET et PERROT et MM. de NICOLAY, LEVI et KERN ARTICLE 1ER |
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Art. L. 1 B. – La protection, la valorisation, le développement de l’agriculture sont d’intérêt général majeur et défendus au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation au sens de l’article 410-1 du code pénal.
Objet
Le présent amendement traduit juridiquement l’exigence transversale de protection de l’agriculture en décidant de faire de la protection de l’agriculture un sujet d’intérêt au même titre que d’autres intérêts comme l’urbanisme, l’aménagement du territoire, l’environnement, le climat. Ce nécessaire ré équilibrage des intérêts en présence est une condition indispensable du maintien et du déploiement demain de l’agriculture en France. C’est désormais au regard de cet intérêt général que devront être appréciées toutes les atteintes portées à l’agriculture.
L’objet de cet amendement est de reconnaitre l’intérêt général qui s’attache à l’agriculture de façon à éviter qu’elle ne soit assimilée à un service public et de façon à produire les effets juridiques attendus.
Ce sont donc bien les notions de protection, de valorisation et de développement appliqués à l’agriculture qui doivent être qualifiés d’intérêt général majeur.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 254 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mme BILLON, M. CHASSEING, Mme JACQUEMET, M. LEVI, Mme SAINT-PÉ et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE 1ER |
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« …° De maintenir un haut niveau de protection des cultures, notamment dans le cadre du principe refusant des interdictions de produits phytopharmaceutiques sans solutions économiquement viables et techniquement efficaces apportées aux agriculteurs ;
Objet
L’objectif de cet amendement est de formaliser dans les finalités des politiques publiques, le principe du « pas d’interdiction sans solutions ». Certaines filières ont en effet, depuis plusieurs années, déjà un manque de solutions de protection des cultures, qui va encore s’accentuer avec le changement climatique et le développement de nouvelles maladies et ravageurs. C’est pourquoi, il est essentiel de prioriser les politiques publiques vers la préservation de nos moyens de production.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 255 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mmes BILLON et JACQUEMET et MM. LEVI, de NICOLAY et KERN ARTICLE 2 BIS AA |
Supprimer cet article.
Objet
Le renouvellement des générations et l’attractivité des métiers en agriculture sont de réels enjeux pour l’avenir du secteur d’activité.
Créer les conditions permettant à des publics ne connaissant pas l’agriculture de pouvoir découvrir les métiers et s’y envisager un avenir professionnel est primordial.
Mais cela doit se faire dans un cadre sécurisé pour tous, aussi bien les personnes en découverte ou en immersion, que les exploitations agricoles en situation d’accueil.
Le service volontaire tel qu’il est proposé ne permet pas définir ni le statut du volontaire, ni le type d’intervention ou de taches qu’il serait amené à réaliser en exploitation agricole.
Le lien contractuel, le référent, le donneur d’ordre, les limites de responsabilité, le type de rémunération ou gratification, etc... ; sont un ensemble d’éléments indispensables à préciser afin de ne pas conduire à des situations de travail dissimulé.
L’objet de cet amendement vise donc à supprimer cet article qui n’encadre pas le statut de la personne « volontaire » et crée ainsi une grande insécurité juridique pour les exploitations qui se retrouveraient en situation d’accueillir ce type de public.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 256 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mme BILLON, M. CHASSEING, Mmes GACQUERRE et JACQUEMET, M. LEVI, Mme SAINT-PÉ et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE 8 |
Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
..... - Afin de prendre en compte l’évolution des attentes sociales et professionnelles de toutes les personnes travaillant en agriculture, aussi bien salariés qu’agriculteurs, l’État se donne comme objectif de bâtir un plan d’accompagnement au développement des groupements d’employeurs agricoles et ruraux à vocation de temps partagé, afin de favoriser l’intégration de nouveaux profils de salariés dans les métiers de l’agriculture et de contribuer à améliorer les conditions de travail et la qualité de vie des agriculteurs, comme des salariés.
Objet
Les Groupements d’Employeurs (GE), ont pour vocation depuis leur origine de mutualiser des besoins de main d’œuvre et des ressources salariées, par un principe de mise à disposition de salariés du groupement auprès des entreprises utilisatrices adhérentes en structurant des emplois stables et à temps choisi via un employeur unique, le GE.
En secteur agricole, les Groupements d’Employeurs Agricoles et Ruraux connaissent un développement important ces 10 dernières années et représentent jourd’hui 30 000 ETP salariés. Les GE agricoles interviennent à 90% auprès de TPE-PME et permettent à des exploitations agricoles d’accéder à une fonction d’employeur qui serait inenvisageable sans cet outil.
Les GE contribuent ainsi à l’amélioration de l’organisation du travail en exploitation et à la qualité de vie des exploitants car ceux-ci « sont sécurisés dans les recrutements et soutenus dans la gestion de la relation d’emploi, tout en étant déchargés des tâches administratives afférentes. Ils peuvent également bénéficier de l’effet réseau (développement d’un marché interne au groupement) et de relations de proximité avec les acteurs socio-économiques du territoire. (rapport CGAAER sept 21 sur les nouvelles formes de travail en agriculture).
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 257 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN ARTICLE 10 BIS A |
Rédiger ainsi cet article :
Le deuxième alinéa de l’article L. 718-2-3 du code rural et de la pêche maritime est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :
« Les dépenses de formation engagées par le candidat à la création ou la reprise d'une exploitation agricole sont éligibles en tout ou partie au financement du fonds d’assurance de formation des non-salariés agricoles selon les critères définis par le conseil d’administration du fonds.
« Le fonds d’assurance de formation des non-salariés agricoles peut abonder le compte professionnel de formation du candidat à la création ou la reprise d'une exploitation agricole. »
Objet
Le présent amendement vise à permettre à VIVEA, le fonds d’assurance formation des non-salariés en agriculture, de cofinancer en tout ou partie des porteurs de projet à l’installation en agriculture mobilisant leur compte personnel de formation (CPF) par exemple, et ainsi contribuer à la politique publique de renouvellement des générations en agriculture.
Il supprime en effet la condition que VIVEA intervienne par abondement du CPF uniquement « à défaut d’un financement par un organisme de financement de la formation professionnelle continue ou de demandeurs d'emploi », condition porteuse d’une grande rigidité.
Cet amendement rappelle en outre au sein du code rural et de la pêche maritime les dispositions du code du travail qui, à l’article L. 6323-4, permettent déjà l’abondement du CPF par les fonds d’assurance formation.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 258 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mme BILLON, M. LEVI, Mmes GACQUERRE et JACQUEMET et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE 12 BIS |
Alinéa 2, première phrase
Rédiger ainsi cette phrase :
Dans des conditions définies par décret, les sociétés civiles mentionnées aux chapitres II, III, IV et VII du présent titre peuvent compléter les activités mentionnées à l’article L. 311-1 par des activités artisanales, commerciales et non commerciales connexes ou complémentaires à l’activité agricole.
Objet
Cet amendement rejoint l’objectif porté par les travaux des députés à l’Assemblée nationale, ainsi que ceux des rapporteurs de la commission des affaires économiques au Sénat, à savoir : autoriser juridiquement les sociétés civiles agricoles à pratiquer, à la marge et de manière très limitée, des activités commerciales accessoires.
Cet amendement vise à clarifier le champ des activités non agricoles qui pourraient juridiquement être ouvertes aux sociétés civiles agricoles.
Il résulte des dispositions de l’article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime que « les activités exercées par un exploitant agricole qui sont dans le prolongement de l'acte de production ou qui ont pour support l'exploitation » sont déjà réputées agricoles. Par conséquent, les sociétés civiles agricoles sont d’ores et déjà autorisées à les réaliser.
Afin d’éviter toute potentielle confusion entre les activités réputées agricoles au regard des dispositions de l’article L. 311-1 du code rural et les nouvelles autres activités ouvertes aux sociétés civiles agricoles, malgré leur caractère non agricole ; il est proposé de supprimer à l’article L. 320-1, la référence aux activités « connexes ou complémentaires qui s'inscrivent dans le prolongement de l'acte de production ou qui ont pour support l'exploitation ».
Par ailleurs, la volonté du législateur étant d’encadrer cette dérogation, ouverte exclusivement aux sociétés civiles agricoles, seules les activités connexes ou complémentaires à l’activité agricole de la structure sont admises. Ainsi, la mesure de simplification proposée pourra atteindre son objectif.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 259 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mmes BILLON et JACQUEMET et MM. LEVI, de NICOLAY et KERN ARTICLE 13 |
I. – Alinéa 4
Après les mots :
infractions mentionnées
insérer les mots :
aux articles L. 216-6, L. 432-2 et
II. – Compléter cet article par deux paragraphes ainsi rédigés :
.... – Après le premier alinéa de l’article L. 216-6, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Par dérogation aux dispositions du présent article, les infractions mentionnées au présent article sont soumises, lorsqu’elles n’ont pas été commises par négligence grave ou de manière intentionnelle, aux sanctions prévues par l’article L. 171-7-2 du présent code. Sont présumés n’avoir pas été commis de manière intentionnelle, les faits répondant à l’exécution d’une obligation légale ou réglementaire ou des prescriptions prévues par une autorisation administrative. »
..... – L’article L. 432-2 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Par dérogation aux dispositions du présent article, les infractions mentionnées au présent article sont soumises, lorsqu’elles n’ont pas été commises par négligence grave ou de manière intentionnelle, aux sanctions prévues par l’article L. 171-7-2 du présent code. Sont présumés n’avoir pas été commis de manière intentionnelle, les faits répondant à l’exécution d’une obligation légale ou réglementaire ou des prescriptions prévues par une autorisation administrative. »
Objet
Cet amendement vise à dépénaliser les infractions de pollution des eaux qui ne sont pas commisse intentionnellement ou par négligence grave.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 260 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mme BILLON, M. LEVI, Mmes GACQUERRE et JACQUEMET et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE 13 |
Alinéa 11
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Un décret précise les modalités dans lesquelles le stage de sensibilisation peut s’effectuer.
Objet
Cet amendement vise à prévoir les possibles structures organisatrices des stages de sensibilisation, en orientant, par exemple, vers les Chambres d’Agriculture lorsque ce sont des agriculteurs qui sont concernés.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 261 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mme BILLON, M. COURTIAL, Mmes GACQUERRE et JACQUEMET et MM. LEVI, de NICOLAY et KERN ARTICLE 14 |
Alinéas 41 à 43
Supprimer ces alinéas.
Objet
L’amendement a pour but de supprimer la possibilité, pour l’autorité compétente, d’ajouter des prescriptions complémentaires ou d’imposer un conseil préalable pour le pétitionnaire.
En effet, ces alinéas ajoutent des contraintes qui ne sont aujourd’hui pas présentes dans l'ensemble des règlementations qui encadrent les haies.
En outre, cette nouvelle section sur la protection des haies prévoit d’ores et déjà que l’autorité compétente pourra demander des éléments complémentaires au dossier si besoin et ajouter, si nécessaire, des prescriptions.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 262 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mme BILLON, M. LEVI, Mmes GACQUERRE et JACQUEMET et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE 14 |
Après l’alinéa 1
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
... ° Le premier alinéa de l’article L. 411-2-1 est complété par les mots : «, ainsi que les projets de destruction et les travaux d’entretien d’une haie mentionnée à l’article L. 412-21 du présent code » ;
Objet
Cet amendement vise à introduire une présomption de raison impérative d’intérêt public majeur pour les travaux d’entretien de haies afin de faciliter l’accès à la dérogation d’interdiction de destruction d’espèces protégées.
En effet, les travaux réalisés sur les haies peuvent, dans certains cas, imposer l’obtention d’une dérogation au régime de protection des espèces. Une telle dérogation est soumise à des conditions strictes, puisqu’il convient notamment de démontrer que le projet répond à une raison impérative d'intérêt public majeur. Or ce point s'avère délicat à démontrer pour des travaux d’une faible ampleur et est source de fragilité juridique.
Afin de garantir la possibilité de réaliser des travaux d’entretien des haies selon un mode de gestion durable, et compte tenu de la nouvelle obligation générale de compensation instaurée par le projet de loi, qui contribuera à l’atteinte de l’objectif de l’augmentation du linéaire de haies d’ici 2030, il convient de sécuriser l’obtention, le cas échéant, d’une dérogation au régime de protection des espèces.
Le présent amendement propose donc d’étendre, aux projets de destruction et aux travaux d’entretien des haies, le mécanisme déjà instauré au bénéfice des projets de production d’énergie renouvelables, c’est-à-dire la création d’une présomption légale qu’un tel projet répond à une raison impérative d’intérêt public majeur.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 263 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mme BILLON, M. CHASSEING, Mme JACQUEMET, M. LEVI, Mme PERROT et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE 14 QUINQUIES |
Alinéas 1 à 4
Remplacer ces alinéas par dix-huit alinéas ainsi rédigés :
Le code de l’urbanisme est ainsi modifié :
1° L’article L. 111-3 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Les projets de construction et d’aménagement situés en limite d’un espace agricole, quel que soit son classement, intègrent un espace de transition végétalisé non artificialisé entre les espaces agricoles et les espaces urbanisés au sein de la zone urbaine ou à urbaniser, à la charge de l’aménageur. Ces espaces de transition végétalisés respectent les obligations définies au III de l’article L. 253-8 du code rural et de la pêche maritime et sont réputés comme zones de non-traitement. L’espace de transition végétalisé est constitué en dehors des zones dévolues à l’agriculture. Il peut exceptionnellement être dérogé à l’obligation de constituer l’espace de transition végétalisé en dehors des zones dévolues à l’agriculture après avis conforme de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers prévue à l’article L. 112-1-1 du même code. Lorsqu’il est constitué sur des zones dévolues à l’agriculture, l’espace de transition constitue une servitude d’utilité publique. Les propriétaires des terrains concernés peuvent mettre en demeure la commune de procéder à l’acquisition de leur terrain, dans les conditions et délais prévus au titre III du livre II du présent code. » ;
2° Après le sixième alinéa de l’article L. 141-10, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Le document d’orientation et d’objectifs peut également définir, en cohérence avec le projet d’aménagement stratégique, les conditions dans lesquelles les projets de construction et d’aménagement situés en limite d’un espace agricole, quel que soit son classement, intègrent un espace de transition végétalisé défini au deuxième alinéa de l’article L. 111-3 du présent code. » ;
3° La section 3 du chapitre Ier du titre V du livre Ier est ainsi modifiée :
a) Après l’article L. 151-6-2, il est inséré un article L. 151-6-… ainsi rédigé :
« Art. L. 151-6-…. – Les orientations d’aménagement et de programmation définissent, en cohérence avec le projet d’aménagement et de développement durable, les conditions dans lesquelles les projets de construction et d’aménagement situés en limite d’un espace agricole, quel que soit son classement, intègrent un espace de transition végétalisé défini au deuxième alinéa de l’article L. 111-3. »
b) Le 7° de l’article L. 151-7 est abrogé ;
4° Le I de l’article L. 161-4 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« La carte communale délimite les espaces de transition végétalisés définis au deuxième alinéa de l’article L. 111-3. » ;
5° Le titre III du livre II est ainsi modifié :
a) Le premier alinéa de l’article L. 230-1 est ainsi rédigé : « Les droits de délaissement prévus par les articles L. 111-3, L. 152-2, L. 311-2 ou L. 424-1, s’exercent dans les conditions prévues par le présent titre. » ;
b) Il est ajouté un article L. 230-7 ainsi rédigé :
« Art. L. 230-7. – Lorsqu’un propriétaire exerce le droit de délaissement prévu par l’article L. 111-3, le prix d’acquisition défini à l’article L. 230-3 est mis à la charge exclusive de la personne dont le projet d’aménagement ou de construction nécessite la constitution d’un espace de transition végétalisé sur des zones dévolues à l’agriculture. La collectivité ou le service public qui fait l’objet de la mise en demeure informe celle-ci dès réception de la mise en demeure.
« La délivrance d’un permis de construire ou d’une décision de non-opposition à déclaration préalable dont la mise en œuvre nécessiterait la constitution d’un espace de transition végétalisé sur des zones dévolues à l’agriculture est subordonnée à la constitution préalable d’une garantie financière par le pétitionnaire. » ;
6° Après le cinquième alinéa de l’article L. 423-1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsque les demandes ou déclarations concernent un projet qui nécessite la constitution d’espaces de transition végétalisés définis au deuxième alinéa de l’article L. 111-3, le dossier joint à ces demandes et déclarations indique le tracé projeté de ces espaces. Si, à titre dérogatoire, les demandes ou déclarations sollicitent la constitution d’espaces de transition végétalisés sur des zones dévolues à l’agriculture, le dossier justifie cette demande. Il comporte une estimation de prix qui sera mis à la charge du pétitionnaire en cas d’exercice du droit de délaissement et la garantie financière proposée en application de l’article L. 230-7. »
Objet
La Commission des affaires économiques introduit un nouvel article 14 quinquies. Cet article vise à créer des zones de transition entre les espaces artificialisés et les espaces agricoles. Cela dans le but de préserver les espaces agricoles qui jouent un rôle crucial dans la production alimentaire, la préservation de la biodiversité et la gestion des paysages ruraux. En effet, l’expansion des zones urbanisées et artificialisées fait disparaître ces espaces et engendre des conflits d’usage de plus en plus fréquents entre les activités agricoles et les autres usages du sol, et ce malgré la mise en place de zones de non traitement (ZNT). L’objectif de cette disposition ajoutée par la commission est donc tout à la fois de prévenir les conflits d'usage en établissant des zones tampons, permettant ainsi de réduire les nuisances et les conflits entre les activités agricoles et les zones urbanisées, et de protéger les surfaces agricoles dans un contexte où la surface agricole utile (SAU) diminue régulièrement. Les zones de transition contribueront ainsi à maintenir l'intégrité des exploitations agricoles et à soutenir leur viabilité économique. Elles permettront également d’améliorer la qualité environnementale en créant des espaces de transition, en favorisant également la biodiversité, la qualité des sols et des eaux, et la résilience des paysages ruraux face aux changements climatiques. Elles répondent à une demande constante de la profession agricole.
Le présent amendement à vise renforcer cet article qui répond à une demande constante de la profession agricole. Il propose de :
1. Étendre l’obligation de création d’un espace de transition entre les espaces agricoles et les nouveaux espaces urbanisés à l’ensemble des communes et non pas seulement à celles ayant un plan local d’urbanisme.
2. Renforcer le caractère dérogatoire de la possibilité offerte de créer les zones de transition sur l’emprise agricole en soumettant explicitement cette dérogation à un avis conforme de la CDPENAF.
3. Dans les cas où à titre dérogatoire la zone de transition est créée sur l’emprise agricole, ouvrir un droit de délaissement au profit du propriétaire du terrain concerné. En effet, la création de la zone de transition peut entraîner une forte perte de valeur du bien. L’équité exige que les propriétaires ruraux ne supportent pas cette perte de valeur. Pour autant, il ne serait pas plus équitable que la commune supporte seule le coût du droit du délaissement. Il est donc proposé que le coût du droit de délaissement soit à la charge de l’aménageur. En sollicitant une dérogation, celui-ci devra également estimer le coût du délaissement dans le cas où le propriétaire souhaiterait l’exercer, et apporter à la commune des garanties financières de paiement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 264 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mmes BILLON, GACQUERRE et JACQUEMET et MM. LEVI, de NICOLAY et KERN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au second alinéa du I de l’article L. 512-7 du code de l’environnement, après la première occurrence des mots : « annexe I », sont insérés les mots : « à l’exception des activités d’élevage ».
Objet
Cet amendement vise à permettre le relèvement, pour les élevages de porcs et de volailles, des seuils de l’autorisation et de l’enregistrement du régime des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE).
En effet, les seuils ICPE français pour les élevages ne sont pas cohérents avec les seuils européens. ll s’agit donc ici de pouvoir les aligner sur les seuils de la Directive européenne 2011/92 sur l’évaluation environnementale (EIE), et sur les seuils de de la Directive européenne 2010/75/UE sur les émissions industrielles (IED).
Le relèvement des seuils contribuera à la relance des investissements de modernisation dans un contexte de renouvellement des générations et ainsi au maintien de la souveraineté alimentaire pour les produits animaux.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 265 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mme BILLON, M. COURTIAL, Mmes GACQUERRE et JACQUEMET, M. LEVI, Mme PERROT et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 18 |
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Le dernier alinéa de l’article L. 2224-7-7 du code général des collectivités territoriales est ainsi rédigé :
« Lorsque le plan d’action concerne un point de prélèvement sensible, au sens de l’article L. 211-11-1 du code de l’environnement, il contient également un projet de territoire élaboré notamment avec les représentants agricoles visant à concilier la protection de la ressource en eau et la protection de l’agriculture. »
II. – Le second alinéa du 7° du II de l’article L. 211-3 du code de l’environnement est ainsi rédigé :
« Le programme d’actions peut notamment concerner les pratiques agricoles. Il doit alors s’appuyer sur un projet de territoire tel que prévu au dernier alinéa de l’article L. 2224-7-7 du code général des collectivités territoriales ; ».
Objet
Cet amendement vise à concilier la nécessaire préservation des ressources en eau et le maintien d’une agriculture productive dans les aires d’alimentation de captages d’eau potable. L’objectif est d’inciter à élaborer des projets de territoire dans ces zones avec les différents acteurs concernés et non de privilégier des outils réglementaires, qui conduisent au recul de la production agricole.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 266 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mme BILLON, M. COURTIAL, Mmes GACQUERRE et JACQUEMET, M. LEVI, Mme PERROT et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 18 |
Après l'article 18
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le XI de l’article L. 212-1 du code de l’environnement est complété par une phrase ainsi rédigée : « Ils prennent particulièrement en compte et évaluent, dans leur phase d’élaboration ou d’instruction, les impacts attendus sur l’économie agricole et s’assurent du respect des dispositions figurant notamment au 5° bis du I de l’article L. 211-1. »
Objet
Lors de l’élaboration de programmes et ou de l’instruction de décisions administratives dans le domaine de l’eau, l’impact sur l’économie agricole n’est pas suffisamment pris en compte et évalué. Cela peut conduire à un recul de notre souveraineté alimentaire.
Dans l’objectif de concilier la gestion durable des ressources en eau et la production agricole dans les territoires, cet amendement vise à systématiser cette évaluation de l’impact.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 267 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mmes BILLON, GACQUERRE et JACQUEMET, M. LEVI, Mme SAINT-PÉ et M. KERN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 19 |
Après l'article 19
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le code de l'environnement est ainsi modifié :
1° L’article L. 425-5 est ainsi rédigé :
« I. – Le nourrissage est interdit.
« II. - L'agrainage et l'affouragement sont autorisés dans des conditions définies par le schéma départemental de gestion cynégétique. À destination du grand gibier, ils ne sont possibles que dans un but de réduction des dégâts qu’ils peuvent engendrer, dans des conditions définies par décret.
« III. - L'agrainage et l'affouragement sont interdits dans les espaces clos empêchant complètement le passage des animaux non domestiques, sauf exceptions inscrites dans le schéma départemental de gestion cynégétique dans les cas et les conditions prévus par décret. Dans les espaces clos permettant le passage des animaux non domestiques, les conditions d'agrainage et d'affouragement sont celles prévues au II. » ;
2° L’article L. 425-5-1 est ainsi modifié :
a) Le second alinéa est ainsi modifié :
- les mots : « Lorsque l’équilibre agro-sylvo-cynégétique est fortement perturbé autour de ce territoire » sont remplacés par les mots : « En cas de dégâts avérés »;
- les mots : « peut notifier à ce détenteur » sont remplacés par les mots : « notifie à ce détenteur » ;
- après les mots : « un nombre d'animaux à prélever dans un délai donné », sont insérés les mots : « durant la présente saison de chasse » ;
b) Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés :
« Le non-respect des éléments notifiés constitue une présomption simple de la responsabilité financière du propriétaire en application du premier alinéa.
« Les coûts de mise en œuvre par l’Etat des mesures administratives nécessaires pour effectuer les prélèvements exigés sont à la charge du propriétaire. » ;
3° À l’article L. 426-5, les mots : « et forestiers » sont supprimés ;
4° L’article L. 426-7 est complété par un paragraphe ainsi rédigé :
« II. - L’exploitant ayant engagé une procédure non contentieuse d'indemnisation des dégâts causés par le grand gibier aux cultures et aux récoltes agricoles prévue aux articles L. 426-1 et suivants ne peut contester cette procédure qu’en exerçant un recours judiciaire à l’encontre des décisions clôturant définitivement cette procédure.
« Ce délai de recours est de deux mois à compter de la notification de ces décisions.
« Dans ce cas, le délai de prescription prévu au I du présent article ne s’applique pas. »
Objet
L'accord national global signé le 1er mars 2023 entre la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et les organisations professionnelles agricoles visant à lever les freins relatifs à la régulation du sanglier, à encadrer strictement l'agrainage et à faciliter l’accès à la procédure d’indemnisation non contentieuse a été traduit réglementairement via un décret et un arrêté publié au JO du 30 décembre 2023.
De nature législative, trois points de l’accord n’ont pas encore été traduits :
1. La possibilité, par exception, de tirer du sanglier à poste fixe autour de points d’appâtage dans les conditions définies par le schéma départemental de gestion cynégétique. Les représentants agricoles et cynégétiques souhaitent une vigilance forte dans la rédaction des mesures afin de différencier le principe d’« appâtage » localisé d’animaux en vue de les tirer, de l’agrainage dissuasif dont les principes restent inchangés d’autant plus qu’ils sont maintenant précisément cadrés par des dispositifs réglementaires complémentaires. Cette modalité de régulation exceptionnelle s’appuie sur les expériences déjà pratiquées en Alsace et en Moselle et viendrait compléter la boîte à outils élaborée pour faciliter la régulation du sanglier.
2. La modification de la composition de la Commission nationale d’indemnisation des dégâts de grand gibier (CNI) autour d’une représentation tripartite : État – représentants agricoles – représentants cynégétiques. Instance de recours dans les dossiers d’indemnisation d’agriculteurs victimes de dégâts de grand gibier, la CNI fixe également les fourchettes de prix dans lesquelles s’établissent les barèmes départementaux servant de base à l’indemnisation. Par cohérence, il est proposé de limiter sa composition aux seuls représentants des intérêts agricoles et cynégétiques.
De plus, un comité national technique sur l’équilibre forêt gibier, suite aux assises de la forêt et du bois, est en cours de création offrant un espace de dialogue spécifique entre les représentants des chasseurs et ceux des forestiers.
3. Une meilleure articulation entre la procédure d’indemnisation non-contentieuse (art. L. 426-1 c. env.) et la procédure judiciaire (art. L. 426-4 c. env.). Partant du constat que le délai de prescription de 6 mois permettant aux agriculteurs victimes d’agir en justice à l’encontre de la fédération des chasseurs est systématiquement dépassé dès lors que l’agriculteur fait le choix de débuter par une procédure non-contentieuse.
En complément de ces trois points qui complètent la boîte à outils de régulation du sanglier et simplifient la procédure d’indemnisation, il est proposé de clarifier et d’accroître l’efficacité de la procédure d’action récursoire permettant d’engager la responsabilité des détenteurs de droit de chasse qui ne procèdent pas à la régulation des espèces présentes sur leur fonds et qui causent des dégâts.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 268 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BLEUNVEN, de NICOLAY et KERN ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 4
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Art. L. 1.... – La souveraineté alimentaire de la France se traduit par sa capacité à produire, à transformer et à distribuer les produits agricoles et alimentaires nécessaires à l’accès de l’ensemble de la population à une alimentation suffisante, saine, sûre, diversifiée, nutritive, accessible à tous, tout au long de l’année, et issue d’aliments produits de manière durable. »
Objet
Cet amendement vise à définir dans le livre préliminaire du code rural et de la pêche maritime la notion de souveraineté alimentaire mobilisée à plusieurs reprises dans les articles de ce texte de loi.
Ainsi, la souveraineté alimentaire est entendue comme le maintien et le développement des
capacités de la France à produire, à transformer et à distribuer, en toutes circonstances, les produits agricoles et alimentaires nécessaires à l’accès de l’ensemble de sa population à une alimentation suffisante, saine, sûre, diversifiée, nutritive, tout au long de l’année.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 269 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mmes JACQUEMET et PERROT et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE 1ER |
Alinéa 11
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 3° De permettre l’adaptation de l’agriculture au changement climatique, d’anticiper les conséquences et d’atténuer les effets de celui-ci sur les systèmes agricoles, d’accompagner les agriculteurs y compris en soutenant la recherche et l’innovation, et de surmonter de façon résiliente les crises de toute nature susceptibles de porter atteinte aux capacités de production nationale et à l’approvisionnement alimentaire ;
Objet
Considérant que la recherche et l’innovation ne peuvent, à elles seules, répondre aux défis
engendrés par le changement climatique, cet amendement vise à consacrer l’adaptation de
l’agriculture au changement climatique comme une priorité majeure de la politique en faveur de la souveraineté alimentaire. L’accompagnement du monde agricole face à ce défi climatique sera central pour pouvoir continuer à produire sur notre territoire dans les années futures.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 270 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mmes BILLON, GACQUERRE, JACQUEMET, PERROT et SAINT-PÉ et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 19
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
« …. – Les priorités figurant au 1° du I A du présent article se traduisent par des politiques ayant pour finalités :
« 1° De faciliter le renouvellement des générations en agriculture et pour cela l’installation, la transmission et la reprise d’exploitation.
« 2° De faire connaître les métiers d’exploitant agricole et de salarié agricole, de susciter des vocations agricoles dans le public scolaire et parmi les personnes en reconversion professionnelle ou en recherche d’emploi ;
« 3° De favoriser la diversification des profils des porteurs de projets à l’installation ; d’encourager les formes d’installations collectives et les formes d’installations progressives, y compris le droit à l’essai ;
« 4° De proposer un accueil, une orientation et un accompagnement qui soient à la fois personnalisés, pluralistes et coordonnés, à l’ensemble des candidats à l’entrée en agriculture et des personnes envisageant de cesser et de transmettre leur activité ;
« 5° D’orienter en priorité l’installation en agriculture vers des secteurs stratégiques pour la souveraineté alimentaire et les transitions écologique et climatique, adaptés aux enjeux de chaque territoire, et vers des systèmes de production diversifiés et viables humainement, économiquement et écologiquement ;
« 6° De faciliter l’accès au foncier agricole dans des conditions transparentes et équitables.
Objet
Par cet amendement, il est proposé de traduire la priorité visant à « assurer la pérennité et l’attractivité de l’agriculture ainsi que le renouvellement de ses générations d’actifs » par des politiques publiques concrètes englobant l’orientation, la formation, la transmission et l’installation.
A l’aune des deux défis majeurs et urgents pour notre souveraineté alimentaire - le défi démographique et le défi climatique - il convient en effet de mobiliser tous les leviers possibles permettant de les relever avec succès.
Cet amendement traduit également l’engagement de l’État à préserver l’agriculture française en soutenant les jeunes générations, qui en sont l’avenir. Le renouvellement des générations est également menacé par des facteurs structurels, comme la difficulté de l’accès au foncier, le niveau d’investissements financiers à consentir, le manque d’attractivité du métier. À terme, ces enjeux mettent en péril non seulement la viabilité de nos exploitations agricoles, mais aussi la sécurité alimentaire, la transition écologique et le maintien de la vitalité de nos territoires ruraux.
De plus, cette déclinaison intervient dans un souci de cohérence puisque les priorités figurant au 2°, 3° et 4° du I A de l’article 1er sont elles-mêmes précisées.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 271 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. BLEUNVEN ARTICLE 2 BIS AA |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 272 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mmes JACQUEMET et PERROT et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE 8 |
I. – Alinéa 5
1° Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
2° Compléter cet alinéa par les mots :
ou encore du droit à l’essai ou tout autre dispositif permettant la mise en relation
II. – Alinéa 6
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement a un double objectif.
D’une part, il modifie le nom du réseau « France installations-transmissions » , ne représentant pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8, par le nom « France agriculture formation installation transmission » qui reflète davantage les missions de ce guichet unique. Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
D’autre part, le droit à l’essai, en tant que dispositif permettant de tester le relationnel entre associés dans le cadre d’une mise relation entre agriculteurs ou porteurs de projets dans le but de préparer et/ou de faciliter une installation, entre dans une dynamique globale de mise de relation à l’instar de l’aide au passage de relai. C’est pourquoi la simplification et la compréhension des enjeux de ces dispositifs de mise en relation recommandent de les énoncer dans le même alinéa.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 273 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mme PERROT et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE 8 |
Alinéa 20, première phrase
Supprimer les mots :
et des entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers
Objet
Les services de remplacement sont des structures locales employant des agents qualifiés,
majoritairement en CDI, capables d’assurer des missions de remplacement sur des exploitations agricoles. Les services de remplacement sont des associations dirigées par des agriculteurs.
Véritable partenaire et employeur de la profession agricole, le Service de Remplacement a pour mission d'aider les agriculteurs à poursuivre leur dynamique d'entreprise en assurant leurs remplacements.
Il est nécessaire de préciser que le Service de Remplacement s’adresse strictement aux chefs
d’exploitations agricoles. Le remplacement des chefs d’entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers n’entre pas dans ses prérogatives.
Dès lors, cet amendement vise à enlever les entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers du champ de mission des services de remplacement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 274 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mme JACQUEMET et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE 10 |
Alinéa 5, première phrase
Remplacer cette phrase par trois alinéas ainsi rédigés :
« Le réseau mentionné au premier alinéa du présent I propose :
« 1° Un service d’accueil, d’information et d’orientation à destination de toute personne qui souhaite s’engager dans une activité agricole ou qui souhaite transmettre son entreprise agricole ;
« 2° Un service d’accueil, d’information et d’orientation proposé dès le début de l’activité et tout au long de la carrière de l’agriculteur, afin de l’accompagner les premières années d’activité, de le sensibiliser à la préparation de la transmission et de lui apporter des conseils sur les démarches à entreprendre pour faciliter la cession ou la reprise de son exploitation.
Objet
Cet amendement vise à préciser les publics accueillis par le réseau « France installations-
transmissions ».
L’enjeu de la transmission est central pour réussir à favoriser le renouvellement des générations en agriculture : l’âge moyen des agriculteurs est de 51,4 ans en 2020. Le métier d’agriculteur est devenu un métier comme les autres, voyant de moins en moins de transmission dans le cadre familial et n’étant plus un métier de carrière. France installations-transmissions doit être au centre de l’accompagnement de ces évolutions. Pour ce faire, la transmission de l’entreprise doit être réfléchie tout au long de la carrière pour que le système soit réfléchi et adapté.
Le conseiller France agriculture formation installations transmissions sera l’acteur qui amènera tout chef d’entreprise en activité à se poser les bonnes questions, pour faciliter sa prise de décision et ainsi l’aider dans ses choix. La transmission fait partie des sujets peu anticipés car très peu abordés en amont. Aujourd’hui, cette sensibilisation et réflexion est trop tardive pour amener une évolution dans les choix stratégiques de l’entreprise.
De plus, cet amendement supprime les publics « conjoint » qui ne répondent pas à une vision actuelle de l’agriculture et supprime les publics « salariés agricoles et des industries agro-alimentaires ». S’il est vrai que ces publics sont un vivier pour l’installation, l’utilité de ce rendez-vous dans les 5 premières années de leur activité ne semble pas être opportun pour évoquer le sujet de l’installation. Ces publics seront en capacité de contacter le réseau France installations-transmissions au bon moment.
Pour répondre aux objectifs du présent texte de loi , France agriculture installations transmission doit accueillir les porteurs de projet qui ne connaissent pas l’agriculture. Afin de les accompagner, une activité d’émergence spécifique auprès de ces publics permettra de leur faire découvrir les métiers de l’agriculture et les orientera vers les interlocuteurs du réseau adapté.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 275 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mmes JACQUEMET et PERROT et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE 10 |
Alinéa 8
Supprimer cet alinéa.
Objet
La mise à disposition des données de tous les cédants et repreneurs accueillis par le réseau France installations-transmissions à l’ensemble des usagers n’est pas souhaitable. La publication des données des cédants et l’affichage au plus grand nombre de leur volonté de transmettre leur exploitation sera contre-productif.
Aujourd’hui, les cédants sont réticents à partager cette information, ce qui est un frein important. Cette transparence pourrait limiter l’efficacité de ce nouvel outil.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 276 rect. ter 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mmes JACQUEMET et PERROT et M. KERN ARTICLE 10 |
Alinéas 12, 13 et 14
Rédiger ainsi ces alinéas :
« Art. L. 330-… Le réseau France installations-transmissions informe chaque exploitant agricole six ans avant qu’il n’atteigne l’âge requis pour bénéficier de la retraite, sur la base d’informations transmises régulièrement par les services et les organismes chargés de gérer les retraites. Cette transmission s’effectue dans les conditions fixées par le décret prévu au premier alinéa de l’article L. 114-9 du code des relations entre le public et l’administration. »
« Art. L. 330-5.– Cinq ans avant que les exploitants agricoles du département atteignent l’âge légal de départ à la retraite, le point d’accueil départemental unique les invite à lui transmettre, dans les meilleurs délais, les caractéristiques de leur exploitation, leur éventuel projet de cession et à lui indiquer s’ils ont identifié un repreneur potentiel.
« Les courriers envoyés par le point départemental unique en application de l’alinéa précédent répondent au cahier des charges défini par les instances de gouvernance national et régional de France installations-transmission et rappellent l’intérêt de préparer suffisamment à l’avance la transmission de son exploitation. Ils présentent les outils existants d’estimation de la valeur d’une exploitation, les primes existantes en cas d’inscription au répertoire départemental unique et proposent un rendez-vous avec un référent unique au sein du point d’accueil. »
Objet
Cet amendement vise à clarifier et à structurer la procédure de transmission des exploitations agricoles afin de renforcer l’accompagnement des exploitants agricoles et d’encourager une anticipation essentielle.
En informant les cédants six ans avant l’âge légal de départ à la retraite et en centralisant les démarches au sein du point d’accueil départemental unique, il garantit une meilleure préparation des transmissions. Les courriers normés, intégrant des outils d’estimation et des incitations à l’inscription au répertoire unique, assurent une approche homogène et efficace, tout en favorisant un accompagnement personnalisé grâce à un référent dédié.
Cette mesure contribue à sécuriser les projets de transmission, à favoriser le renouvellement des générations agricoles et à préserver la pérennité des exploitations.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 277 rect. ter 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mmes JACQUEMET et PERROT et M. KERN ARTICLE 10 |
Alinéa 41
Supprimer cet alinéa.
Objet
France agriculture formation installations transmissions doit impérativement devenir l'outil central et incontournable pour l'accompagnement de l'installation jusqu’à la transmission des exploitations agricoles. Il a pour vocation de structurer et de coordonner les efforts des différents acteurs publics et privés engagés dans ce domaine. Pour être véritablement efficace, cet outil nécessite une communication et une promotion cohérentes, partagées par l'ensemble des parties prenantes qui le composent, ainsi que par les pouvoirs publics.
Une telle communication ne peut se limiter à une mission assumée par un acteur unique, tel que la Chambre d'Agriculture. L’installation et la transmission en agriculture sont des enjeux complexes, qui touchent un grand nombre d’acteurs et nécessitent une approche collective. Chaque acteur doit être impliqué de manière claire et définie pour assurer une gestion fluide, coordonnée et adaptée aux besoins des usagers.
Attribuer à la Chambre d'Agriculture une mission exclusive de promotion et de communication sur ces sujets pourrait limiter l'impact d'une approche collective et coordonnée. L’installation et la transmission en agriculture sont des enjeux complexes qui nécessitent une implication de tous les acteurs concernés, à différents niveaux. Pour garantir l'efficacité du dispositif France installations-transmissions, il est essentiel que la communication et la promotion soient partagées entre les acteurs qui le composent.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 278 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN ARTICLE 10 |
Remplacer cet alinéa par trois alinéas ainsi rédigés :
« Le réseau mentionné au premier alinéa du présent I propose :
« 1° Un service d’accueil, d’information et d’orientation à toute personne qui souhaite s’engager dans une activité agricole ou qui souhaite transmettre son entreprise agricole ;
« 2° Un service d’accueil, d’information et d’orientation proposé dès le début de l’activité et tout au long de la carrière de l’agriculteur, afin de l’accompagner les premières années de l’activité, de le sensibiliser à la préparation de la transmission et de lui apporter des conseils sur les démarches à entreprendre pour faciliter la cession ou la reprise de son exploitation.
Objet
L’enjeu du maintien de l’exploitation agricole est très important dans ses premières années d’exercice. Les premières années de l’exploitation sont en effet déterminantes dans la fixation de la stratégie d’entreprise sur le long terme. Il est donc important de proposer un suivi post-installation à ces agriculteurs qui ont encore besoin de trouver les bonnes informations et d’être orientés efficacement.
Afin de rationaliser la mise en place du réseau France installations-transmission, un suivi du nouvel exploitant par ce dernier pourrait être proposé au cours des cinq premières années d’exercices de l’exploitant.
Par ailleurs un agriculteur doit pouvoir être informé et sensibilisé aux enjeux de la transmission tout au long de sa carrière. L’un des principaux obstacles à la réussite des transmissions d’exploitations agricoles est le manque d’anticipation.
Le service d’accueil, d’information et d’orientation de France installations –transmissions est destiné à toute personne souhaitant s’engager dans une activité agricole : ce public inclue bien les personnes qui souhaitent devenir salariés agricoles car ils constituent un vivier d’éventuel futur chefs d’exploitations. Considérant ce principe, les salariés déjà en activité agricole ou agro-alimentaire ne font pas partie du public cible.
Par ailleurs l’accompagnement du conjoint, au niveau de l’information et de l’orientation, ne semble opportun que dans le cas où le conjoint souhaite également s’engager dans une activité agricole.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 279 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mmes BILLON et JACQUEMET et MM. LEVI et KERN ARTICLE 10 |
Remplacer les mots :
notamment sur une plateforme en ligne
par les mots :
via un outil dont les caractéristiques seront précisées par décret
II. – Alinéa 9
Après le mot :
nationale
Rédiger ainsi la fin de cet alinéa :
compilant les données de ces répertoires départementaux uniques est constituée. Les modalités de la constitution de ce réseau seront précisées par décret. »
Objet
Cet amendement vise à revenir sur la création d’un outil informatique dédié au repérage des cédants.
Les chambres d’agriculture souhaitent avoir la responsabilité du repérage des cédants, mais ne souhaitent pas qu’un système informatique dédié soit mis en place dans l’unique but d’effectuer le repérage des cédants. La rédaction des alinéas 8 et 9 tels qu’adoptés par la Commission des affaires économiques est trop précise et se base sur un outil non-existant à date, qui n’est ni clairement défini ni financé.
C’est en ce sens que la rédaction de cet amendement entend laisser la définition des modalités de repérage des cédants au niveau réglementaire et non au niveau législatif. Confier directement la gestion de repérage des cédants à Chambres d’agriculture France sans garantie d’un budget alloué suffisant est trop risqué.
Cet argument fonctionne également pour que la base nationale des Répertoire départementale Unique soit constituée par Chambres d’agriculture France : nous ne souhaitons pas que cette mission figure au niveau de la loi, nous estimons qu’il serait plus pertinent de l’inscrire au niveau réglementaire. En effet, nous ne pouvons pas nous permettre de garantir le bon fonctionnement de cette nouvelle mission de service public sans avoir de garanties budgétaires suffisantes.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 280 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mme BILLON, M. LEVI, Mmes GACQUERRE et JACQUEMET et MM. de NICOLAY et KERN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Le 2° du II de l’article L. 122-3 du code de l’environnement est complété par sept alinéas ainsi rédigés :
« Pour les ouvrages de production d’électricité à partir de l’énergie mécanique du vent jusqu’au poste HTA/BT inclus, les ouvrages de production d’électricité à partir de l’énergie solaire installés au sol jusqu’au poste HTA/BT inclus, les ouvrages de stockage d’électricité jusqu’au poste HTA/BT inclus et les transformateurs d’antenne-relais de radiotéléphonie mobile, l’étude d’impact comprend également :
« – un repérage des établissements d’élevage et de leurs installations situées dans un certain périmètre autour de l’aménagement mentionné à l’alinéa précédent ;
« – les états des lieux initiaux suivants :
« i) un état des lieux électrique des établissements d’élevage et de leurs installations ;
« ii) un état des lieux technico-économique et sanitaire des établissements d’élevage.
« Dans le cas où l’éleveur refuserait la réalisation de ces états des lieux mentionnés aux i et ii, une attestation de refus signée par l’éleveur doit être intégrée à l’étude d’impact.
II. – Les modalités d’application du présent article sont déterminées par un décret en Conseil d’État.
Objet
Cet amendement a pour objet de préserver les élevages français face à la recrudescence de courants électriques et électromagnétiques parasites. S’assurer de la sécurité des élevages français est essentiel pour maintenir une répartition juste de la valeur dans les territoires ruraux.
Les élevages français se trouvent confrontés aux phénomènes électriques et électromagnétiques en raison de leur proximité de plus en plus importante avec les réseaux de transport et de distribution d’électricité, le développement des parcs éoliens ou photovoltaïques, le développement d’antennes-relais de téléphonie mobile, etc.
Or les animaux d’élevage sont très sensibles à l'électricité et aux phénomènes de courants électriques parasites. Ces courants électriques qui parcourent de façon ni maîtrisée ni souhaitée, les éléments conducteurs des bâtiments, le sol et les structures métalliques de l’exploitation, et peuvent accidentellement circuler dans le corps de l’animal.
Les conséquences de ces courants parasites sont importantes puisque des animaux peuvent aller jusqu’à refuser de se nourrir ou de s’abreuver, entraînant des chutes de production et parfois la disparition de l’élevage.
Ces phénomènes sont non visibles et s’installent progressivement. Il est donc, difficile de savoir, a priori, si les situations dégradées que l’on observe sont dues de façon certaine au nouvel aménagement électrique ou à un autre élément non identifié jusque-là dont les symptômes pourraient être les mêmes : problème sanitaire dans le troupeau, mauvaise installation électrique de l’exploitation, etc.
Pour faire face à ces situations et y remédier les éleveurs peuvent faire appel à leurs organismes de conseil, comme les Chambres d’agriculture, et au Groupe Permanent Pour la Sécurité Électrique en milieu agricole (GPSE) mis en place par la profession agricole et les distributeurs d’électricité ou les producteurs d’énergie renouvelables.
Ce groupe se donne pour objectif d’investiguer de façon amiable l’origine des problèmes électriques dans les exploitations agricoles et de proposer des solutions concrètes aux agriculteurs.
Toutefois, l’intervention du GPSE est souvent tardive, coûteuse pour les responsables d’aménagement électrique qui les prennent en charge et ne permettent pas toujours d’identifier l’origine des difficultés faute d’un point de comparaison initial.
C’est pourquoi, faisant le constat d’une recrudescence des situations difficiles, et considérant que l’élevage est une activité primordiale sur nos territoires, cet amendement propose, de manière préalable à l’implantation des aménagements suivants : éoliennes, installations photovoltaïques, installation de stockage d’électricité, lignes à haute et moyenne tension, les antennes-relais téléphoniques et leur ensemble de câbles et poste de raccordement au réseau électrique, l’obligation de :
- réaliser un repérage des exploitations et différents sites d’élevage autour de ces aménagements
- proposer aux exploitations situées dans un certain périmètre la réalisation des états des lieux initiaux suivants : état des lieux des installations électriques des sites d’élevage et état des lieux technico-économique et sanitaire des élevages.
La réalisation des états initiaux peut être refusée par l’éleveur. La réalisation de ces repérages et états des lieux permettra de :
- Sécuriser les éleveurs et les gestionnaires des aménagements électriques en leur fournissant un point de comparaison de la situation avant aménagement,
- Sensibiliser les éleveurs à la qualité électrique de leurs installations et les aménageurs à la présence de l’élevage sur le territoire,
- De faciliter le dialogue et éviter les situations dramatiques entre ces acteurs
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 281 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CONCONNE, M. BOURGI, Mme LE HOUEROU, MM. OMAR OILI, ROS et LUREL et Mmes CONWAY-MOURET, Gisèle JOURDA et MONIER ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 44
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
...) À la seconde phrase du V, après le mot : « marchés », sont insérés les mots : « le revenu des agriculteurs », après le mot : « durables », sont insérés les mots : « l’adaptation des exploitations au changement climatique », après le mot : « emplois », sont insérés les mots : « la formation, le renouvellement des générations, » et après le mot : « locales », sont insérés les mots : « notamment en s’appuyant sur les filières de diversification, la préservation et la pleine mobilisation de la surface agricole utile, »
Objet
Cet amendement, issu des travaux du groupe Socialiste et apparentés de l’Assemblée Nationale, prévoit de préserver la capacité de la France à soutenir les filières de diversification concourant à la souveraineté alimentaire des territoires d’outre-mer, leur modèle agricole ainsi que la qualité et la sécurité de leur alimentation.
En effet, les filières de diversification agricole sont essentielles pour la souveraineté alimentaire des territoires ultramarins. Les difficultés auxquelles elles se heurtent (concurrence des pays tiers, aléas climatiques, impossibilité de réaliser des économies d'échelle, nécessité d'importer des intrants, etc.) imposent des mesures de soutien de la France.
Adopté par l’Assemblée mais n’ayant pas été retenu dans la rédaction finale de l’article 1er, cet amendement vient rétablir cet ajout important.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 282 rect. 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CONCONNE, M. BOURGI, Mme LE HOUEROU, MM. OMAR OILI, ROS et LUREL et Mmes CONWAY-MOURET, Gisèle JOURDA et MONIER ARTICLE 1ER |
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Les objectifs de politique publique susmentionnés doivent tenir compte et répondre aux contraintes climatiques et géographiques spécifiques aux collectivités d’outre-mer, caractérisées par l’éloignement et l’insularité. »
Objet
L’agriculture des territoires de la-dite outre-mer a été identifiée, tant par le gouvernement que par les rapporteurs des différentes commissions s’étant penchées sur ce texte, comme particulièrement en souffrance, tant sur le plan démographique que dans sa difficulté à faire face aux aléas climatiques et aux évolutions juridiques et réglementaires.
Ainsi, la prise en compte des spécificités de chacune des collectivités de la-dite outre mer doit être une règle importante dans l’élaboration de chacune des politiques publiques détaillées au sein du présent article, afin de répondre aux objectifs de souveraineté alimentaires portés par ce texte.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 283 rect. 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CONCONNE, M. BOURGI, Mme LE HOUEROU, MM. OMAR OILI, ROS et LUREL et Mmes CONWAY-MOURET, Gisèle JOURDA et MONIER ARTICLE 1ER |
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Ce rapport comporte une annexe spécifique sur l’état de la souveraineté alimentaire de chacune des collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution ainsi que de la Nouvelle-Calédonie. »
Objet
La situation des collectivités de la-dite outre mer, dépendant soit du régime des Régions Ultrapériphériques de l’Union Européenne, soit des Pays et Territoire d'outre-mer, ne répond pas aux mêmes logiques que le reste du territoire concernant la politique agricole européenne.
Aussi, afin de répondre aux objectifs fixés par ce rapport, notamment dans l’élaboration d’objectifs par filières et de stratégies s’y rapportant, il est important qu’une attention particulière soit portée à chacun des territoires de la-dite outre mer, chacun de ceux ci ne répondant pas, pour une même filière, aux mêmes enjeux et problématique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 284 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme PLUCHET, MM. BOUCHET et DHERSIN, Mme BELRHITI, M. BACCI, Mmes GUIDEZ et VALENTE LE HIR, MM. KHALIFÉ, BRISSON, LEFÈVRE, de LEGGE, Cédric VIAL, REYNAUD et Paul VIDAL, Mmes JOSEPH, JOSENDE et GRUNY, MM. KLINGER, Jean-Baptiste BLANC, NATUREL et LEVI, Mme BILLON, MM. GENET, POINTEREAU et SOMON, Mme BELLUROT, M. ROJOUAN, Mme AESCHLIMANN et M. CUYPERS ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 13 |
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le titre VII du livre Ier du code de l’environnement est complété par un article L. 170-… ainsi rédigé :
« Art. L. 170-... – Le représentant de l’État dans le département se prononce de manière explicite sur toute demande d’une personne posant une question nouvelle et non dépourvue de caractère sérieux ayant pour objet de connaître l’application à une situation de fait d’une législation environnementale. Il se prononce dans un délai de trois mois lorsqu’il est saisi d’une demande écrite, précise et complète par une personne de bonne foi assujettie aux prescriptions du présent code.
« Lorsque l’autorité administrative a pris formellement position, elle ne peut plus adopter une position différente sur la question qui lui a été soumise, à moins que n’intervienne entre temps une modification de la règlementation ou un changement de circonstance.
« Lorsqu’une personne s’est conformée à une disposition environnementale selon l’interprétation que l’administration avait fait connaître par ses instructions ou circulaires publiées et qu’elle n’avait pas rapportée à la date des opérations en cause, l’administration ne peut poursuivre en soutenant une interprétation différente.
« Cette prise de position de l’administration cesse de produire ses effets en cas de changement de la réglementation au vu de laquelle la question soumise par le demandeur a été appréciée, si la situation du demandeur ne correspond plus aux informations fournies ou s’il est démontré que la position ainsi prise par l’administration reposait sur des informations erronées transmises par le demandeur.
« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »
Objet
Le rapport d'information N° 177 du Sénat signé par Jean Bacci le 25 septembre 2024 a tiré le bilan de la création de l'OFB, opérateur central de la biodiversité, afin de mesurer l'adéquation de ses missions avec les intentions du législateur. Il a ainsi formulé parmi ses 29 recommandations dont 8 législatives, celle de la mise en oeuvre d’un« rescrit environnemental », afin de demander à l’administration l’interprétation officielle et opposable d’une norme environnementale.
Il n'a en effet été que trop constaté des situations de difficultés d'interprétation, sources d'incompréhensions et de sanctions disproportionnées.
Si les normes environnementales sont, pour une large part, élaborées dans une logique de co-construction avec les acteurs, en tenant compte de leurs contraintes, elles sont en revanche plus difficiles à appréhender dans leur globalité : aucun mécanisme de mise en cohérence n’est prévu au cours du processus législatif et les prescriptions des différents codes peuvent être parfois difficilement conciliables, voire contradictoires.
Cette situation affaiblit l’autorité de la norme et de l’opérateur chargé de la faire respecter : l’OFB pâtit par contrecoup de la complexité, du foisonnement et des contradictions qui peuvent entacher le corpus normatif environnemental. La mission d’information a ainsi plaidé pour une internalisation de la complexité par les services de l’État et un renforcement de l’accompagnement des acteurs face à la complexité juridique.
L’instauration d'un « rescrit environnemental », sur le modèle de ce qui existe en droit fiscal, a ainsi été préconisé afin de permettre aux acteurs de saisir l’administration sur l’interprétation officielle d’une norme environnementale vis-à-vis de sa propre situation, dans une logique de sécurité juridique renforcée. Cette réponse, précise, définitive et publique, est opposable aux opérateurs et services chargés de la police de l’environnement, y compris si la solution donnée s’avérait contraire à la loi. Cette procédure se propose ainsi de réduir drastiquement les divergences territoriales qui peuvent exister dans l’appréciation et l’interprétation du droit de l’environnement et d'unifier la mise en œuvre d’une police de l’environnement unifiée à l’échelle nationale.
Tel est l'objet de cet amendement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 285 rect. bis 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
Mme DEVÉSA et MM. LE RUDULIER et COURTIAL ARTICLE 9 BIS |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 286 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme DEVÉSA, MM. LE RUDULIER et COURTIAL, Mme SAINT-PÉ et M. LEVI ARTICLE 9 |
I. – Au plus tard en 2026, l’État se donne pour objectif, en coordination avec les régions, d’accompagner la création et de promouvoir la mise en œuvre d’un diagnostic modulaire de l’exploitation agricole. Il s’appuie sur le réseau « France services agriculture » prévu au dernier alinéa du I de l’article 8 pour accompagner les exploitants agricoles et les personnes ayant un projet d’installation pour la réalisation et l’exploitation de ce diagnostic.
Le diagnostic modulaire est destiné à fournir des informations utiles aux exploitants agricoles pour les orienter et les accompagner lors des différentes étapes de la vie de l’exploitation. Il est notamment mobilisé lors de la cession d’une exploitation agricole et lors de l’installation d’un nouvel exploitant agricole.
II. – Le diagnostic de l’exploitation agricole permet de faciliter la transmission des exploitations ou l’installation de nouveaux exploitants agricoles. Il permet de renforcer la viabilité économique, environnementale et sociale des projets d’installation et de cession d’exploitations agricoles.
Il est notamment composé des modules suivants, qui peuvent être mobilisés indépendamment les uns des autres :
1° Un module de « stress-test climatique », qui permet d’évaluer la résilience du projet d’installation ou de transmission face aux conséquences du changement climatique, estimée au regard de la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique et de sa capacité à contribuer à l’atténuation de celui-ci, notamment par la mise en place de pratiques agroécologiques ;
2° Un module d’analyse économique de l’exploitation à transmettre ou du projet d’installation au regard des productions concernées par le projet et de leurs débouchés, des capacités de diversification de l’exploitation et de ses capacités de restructuration ainsi que de la stratégie de maîtrise des coûts, notamment de ceux liés à la mécanisation ;
3° Un module consacré à l’aspect social du projet, afin de prendre en compte les conditions de travail sur l’exploitation, notamment en matière de santé, de sécurité ainsi que de gestion du travail et des ressources humaines.
III. – Le Gouvernement élabore un cadre pour la conception et la mise en œuvre des modules mentionnés au II du présent article et de tout autre module utile à l’atteinte des objectifs mentionnés au I, notamment un module relatif à la valeur de reprise des exploitations agricoles à céder. Il veille au déploiement homogène des diagnostics dans le réseau « France services agriculture » prévu au dernier alinéa du I de l’article 8.
Objet
Cet amendement propose une réécriture intégrale de l’article 9 afin de revenir à la rédaction d'origine. Cette rédaction précise, avec davantage de clarté, les principes, objectifs, et le fonctionnement du diagnostic modulaire qui sera mis en œuvre progressivement d’ici à 2026.
Ce diagnostic modulaire vise à délivrer une analyse complète permettant de projeter une exploitation vers l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise.
Cet amendement de réécriture vient donc modifier certains éléments :
- En distinguant les trois principaux modules, ainsi que l’ajout éventuel de module(s) pertinent(s) au sens des objectifs portés par les politiques agricoles fixés au Premier article de ce Projet de loi; à l’heure où la dernière écriture de l’article parle “d’informations”, dénaturant la modularité de ce diagnostic, et empêchant le porteur de projet d’adapter ce diagnostic à ses propres caractéristiques ainsi que celles de l’exploitation pressentie pour son installation;
- En appuyant sur le fait que ce diagnostic doit permettre de se projeter sur la viabilité économique et sociale, ainsi qu’à l’adaptation climatique de l'exploitation; et qu'il doit donc être réalisé en amont d’une transmission, et non plusieurs années après une nouvelle installation, tel que cela est écrit dans la dernière version de l’article.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 287 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme DEVÉSA, MM. LE RUDULIER et COURTIAL, Mme ROMAGNY et M. LEVI ARTICLE 8 |
Compléter cet alinéa par les mots :
, ou encore du droit à l’essai ou tout autre dispositif permettant la mise en relation
Objet
Cet amendement élargit les dispositifs de mise en relation permettant la reprise d'exploitations agricoles. Le droit à l’essai, en tant que dispositif permettant de tester le relationnel entre associés dans le cadre d’une mise relation entre agriculteurs ou porteurs de projets dans le but de préparer et/ou de faciliter une installation, entre dans une dynamique globale de mise de relation à l’instar de l’aide au passage de relai. C’est pourquoi la simplification et la compréhension des enjeux de ces dispositifs de mise en relation recommandent de les énoncer dans le même alinéa.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 288 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain TITRE IER : ÉRIGER L'AGRICULTURE AU RANG D'INTÉRÊT FONDAMENTAL DE LA NATION ET RECONQUÉRIR NOTRE SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE |
Rédiger ainsi cet intitulé :
Reconquérir notre souveraineté alimentaire
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à renommer l'intitulé du titre premier du projet de loi, en cohérence avec les amendements qu'ils défendront ultérieurement.
Les auteurs s’interrogent en effet sur la réelle portée d’ériger l'agriculture au rand "d"intérêt fondamental de la Nation".
En conséquence, ils proposent de renommer ce titre plus sobrement "Reconquérir notre souveraineté alimentaire".
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 289 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéas 2 à 5
Supprimer ces alinéas.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à supprimer les alinéas 2 à 5 introduits par les rapporteurs en Commission.
L’inscription des notions de "potentiel agricole" dans le champ de protection des intérêts fondamentaux de la Nation et "de non-régression de la souveraineté alimentaire" et de sa recherche "d'une amélioration constante du potentiel agricole" soulèvent de trop nombreuses interrogations, particulièrement en termes d'adéquation avec nos engagements environnementaux.
Les auteurs de cet amendement s’inquiètent ainsi de la logique très productiviste que sous-tendent ces notions et considèrent comme disproportionné de mettre au même niveau le potentiel agricole, l'indépendance de la Nation, la sûreté nucléaire ou encore la sécurité militaire.
Finalement, ils tiennent à rappeler que le Conseil d’État avait également émis de forte réserves dans son avis sur le PJL concernant cette notion en proposant de la supprimer au motif que "la portée d’une telle mention n’étant pas claire et son utilité douteuse ».
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 290 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 4
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Art. L. 1 B. – La souveraineté alimentaire vise à assurer pour l’ensemble de la Nation l’accès à une nourriture saine et diversifiée dont la qualité et la quantité respectent les recommandations du Programme national de l’alimentation et de la nutrition.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à proposer une nouvelle rédaction de l'article L. 1 B, en repli à leur proposition de suppression de cet alinéa.
Ils proposent de supprimer les références à l'intérêt fondamental de la Nation et de l'intérêt général majeur pour y préférer un objectif de souveraineté alimentaire se basant sur la recherche d'une alimentation saine et de qualité respectant les recommandations du Programme national de l’alimentation et de la nutrition.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 291 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 4, seconde phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à supprimer la seconde phrase de l'alinéa 4 de l'article 1er.
Concrètement, il vise à supprimer la notion d'intérêt général majeur qui n'aura aucune réelle portée juridique.
Les auteurs de cet amendement regrettent l'intégration de cette notion dans le seul but de répondre à la colère d'une partie du monde agricole exprimée en janvier dernier. Or, c'est bien un leurre ou un message tronqué qui leur est ici envoyé.
Les auteurs de cet amendement tiennent à ce titre à rappeler que les rapporteurs de l'Assemblée nationale - pourtant très favorables à cette notion - reconnaissent eux-mêmes dans leur rapport que "Cette disposition est à la fois d’une grande importance symbolique et d’un intérêt juridique relatif (...) car l’agriculture reste, dans le cadre de notre hiérarchie des normes, du niveau strictement législatif".
Auditionné à l'Assemblée nationale, certains spécialistes ont confirmé cette ligne en rappelant que la protection de l'environnement conservera demain une valeur constitutionnelle, alors que, même « majeur », l’intérêt général agricole n’aurait que valeur législative.
Cette notion est donc principalement symbolique mais pourrait être source, demain, d'incompréhension et de flous.
Il convient donc de la supprimer.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 292 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 5
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à supprimer l'alinéa 5 de l'article 1er, introduit en commission par les rapporteurs.
L'inscription dans la loi de l'obligation pour l'ensemble de nos politiques publiques de respecter le principe non-régression de la souveraineté alimentaire soulève de trop nombreuses interrogations.
Cette notion de "non-agression" semble trop floue et pourrait prêter à des interprétations beaucoup trop larges dont les incidences pourraient être catastrophiques.
Les auteurs de cet amendement craignent ainsi que cette notion soit une façon de remettre en cause le respect des lois et réglementations environnementales, totalement à contre-courant de nos engagements nationaux et internationaux en la matière.
Ils militent au contraire pour que notre modèle agricole prenne clairement le virage agroécologique qui concilierait un objectif de production suffisante mais également de qualité et de durabilité qui peut nécessiter de produire un peu moins, mais mieux.
Or, si nos politiques publiques sont uniquement guidées par cette logique productiviste et que toutes formes de contraintes se retrouvent assimilées à une remise en cause de ce principe de non-régression agricole, notre modèle agricole deviendra de plus en plus intensif, ce que les auteurs de cet amendement ne souhaitent pas.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 293 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 5
1° Remplacer les mots :
respectent le principe de non-régression de la souveraineté alimentaire selon lequel la protection du
par les mots :
tendent à protéger le
2° Supprimer les mots :
ne peut faire l'objet que d'une amélioration constante
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est un amendement de repli.
Il propose de maintenir la notion de "potentiel agricole de la Nation" malgré toutes les réserves et inquiétudes qu'elle contient, mais de préciser que nos politiques publiques tendent à la protéger compte tendu des connaissances scientifiques et techniques.
Il s'agit de fixer un cap mais de ne pas imposer fermement dans la loi le respect de notions bien trop floues et inquiétantes.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 294 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Après l'alinéa 9
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« ...° D'assurer une nourriture saine et diversifiée dont la qualité et la quantité respectent les recommandations du Programme national de l’alimentation et de la nutrition ;
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à insérer une nouvelle priorité à notre politique en faveur de la souveraineté alimentaire.
Il s'agit de prévoir explicitement dans la loi que cette politique vise à assurer une nourriture saine et diversifié respectant le programme national de l'alimentation et de la nutrition.
Les auteurs de cet amendement s'interrogent en effet que dans le texte issu de la commission des affaires économiques du Sénat, aucune des priorités de cette politique en faveur de la souveraineté alimentaire ne mentionne la recherche d'une alimentation de qualité, saine et diversifiée.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 295 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Après l'alinéa 12
Insérer un alinéa ainsi rédigé
« ...° De protéger la surface agricole utile par une régulation du foncier et un contrôle des phénomènes d’agrandissement et d’accaparement des terres.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser la rédaction du nouvel article L. 1-A qui fixe les priorités de nos politiques publiques en faveur de la souveraineté alimentaire de notre pays.
Il précise que la protection du foncier agricole doit figurer parmi ses priorités. A ce titre, le contrôle accru des phénomènes d'agrandissement et d'accaparement des terres agricoles également.
Sans foncier agricole disponible et accessible financièrement par une lutte accrue contre la spéculation, la France ne pourra pas relever le défi du renouvellement des générations et donc de préserver sa souveraineté alimentaire.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 296 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 13
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à supprimer l'alinéa 13 de l'article 1er qui prévoit qu'aucune normes règlementaires ne peut aller au-delà des exigences minimales européennes ou engendrer une concurrence déloyale.
Cette rédaction ouvre la voie à des interprétations beaucoup trop larges et pourrait tirer notre agriculture vers le bas et non vers le haut. Elle a d'ailleurs été proposée à de nombreuses reprises au Sénat par la majorité.
Cet alinéa est clairement une remise en cause de la possibilité pour la France d’être mieux-disante que la réglementation européenne ou d’être plus avance que ses partenaires européens sur un certain nombre de sujets, particulièrement environnementaux ou sociaux.
En conséquence, il apparaitrait dangereux d'adopter un tel principe dans la loi.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 297 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 13
Supprimer les mots :
, et dès lors qu’elles ne sont pas susceptibles d’engendrer une situation de concurrence déloyale
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est un amendement de repli à la suppression de l'alinéa 13.
Les auteurs de cet amendement maintiennent que cet alinéa pose de sérieuses interrogations et pourrait remettre en cause certains engagements courageux de la France dans certains domaines vis-à-vis de ses partenaires européens.
Toutefois, si cet alinéa venait à être maintenu, ils demandent la suppression du principe selon lequel aucune norme ne puisse engendrer une situation de concurrence déloyale.
Un tel principe ouvrirait la voie à des interprétations bien trop larges qui reviendraient à paralyser totalement nos politiques publiques.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 298 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 16
Après le mot :
filière
insérer les mots :
et le nombre minimum d’actifs en agriculture nécessaires pour les atteindre,
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser le contenu du rapport prévu à l'alinéa 16.
A ce stade, ce rapport vise à déterminer les objectifs de production par filière et la stratégie à mettre en oeuvre pour les atteindre.
Les auteurs de cet amendement jugent nécessaire que ce rapport détermine également le nombre d'actifs agricoles nécessaires pour les atteindre et donc de se pencher sur la question du renouvellement des générations d'actifs en agriculture par filière.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 299 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 22
Après la première occurrence du mot :
sociale
insérer le mot :
, sanitaire
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser la rédaction de l'alinéa 22 relatif au développement de nos filières de production, de transformation et de distribution, en intégrant la recherche de performance sanitaire, au même titre que celle de recherche de performance économique, sociale et environnementales.
La récurrence dans leur intensité comme dans leur survenue des crises sanitaires de ces dernières années nécessite une vigilance accrue dans ce domaine et le fait d'intégrer ce risque dans nos politiques publiques.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 300 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 23
Supprimer les mots :
nécessaires à la sécurité alimentaire mondiale
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'alinéa 23 de l'article 1er qui vient préciser les finalités de nos politiques publiques agricoles.
Si les auteurs de cet amendement partagent la nécessité que la France reste une puissance exportatrice forte sur la scène mondiale, ils s'interrogent toutefois sur le fait que notre pays ait vocation et surtout la capacité à assurer la sécurité alimentaire mondiale.
Ils proposent donc d'adopter une rédaction plus réaliste en précisant que nos politiques publiques visent à préserver nos capacités exportatrices.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 301 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 23
après les mots :
sécurité alimentaire mondiale
insérer les mots :
sans nuire à notre souveraineté alimentaire et en priorisant l’autonomie alimentaire des territoires
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'alinéa 23 qui vient préciser les finalités de nos politiques publiques agricoles.
Il précise que l'objectif de soutenir les capacités exportatrices de notre pays ne doit en aucun cas nuire à notre souveraineté alimentaire et l'autonomie alimentaire de nos territoires.
Si la France doit rester un acteur de premier rang sur le marché agricole mondial, elle ne doit pas et ne peut pas avoir vocation à nourrir le monde entier.
Préserver et consolider notre souveraineté et autonomie alimentaire, tant en termes de qualité que de quantité, doit rester notre priorité.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 302 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 26
Après les mots :
techniques et scientifiques
insérer les mots :
de lutte et
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser qu'en matière de changement climatique, la Recherche doit participer à la lutte contre le changement climatique au même titre que l'adaptation.
Il s'agit de préciser que notre agriculture doit participer, au même titre que d'autres pans de notre économie, à la lutte et l'atténuation du changement climatique.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 303 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 26
Après les mots :
changement climatique
insérer les mots :
et à la raréfaction des ressources naturelles
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser la rédaction de l'alinéa 26 qui détermine l'une des finalités de nos politiques publiques agricoles.
Il propose d'intégrer, en matière de Recherche, la nécessité d'anticiper et de s'adapter à la raréfaction des ressources naturelles qui aura des impacts demain sur tous les pans de notre économie, et notamment celui de l'agriculture.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 304 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE, KANNER et Michaël WEBER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 28
Remplacer les mots :
l’installation économiquement viable d’exploitations agricoles
par les mots :
le développement, la conversion et la préservation de la surface agricole utile cultivée
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) propose une nouvelle rédaction de l'alinéa 28 qui, en l'état, pourrait laisser penser que l'installation en agriculture biologique ne pourrait s'entendre que si elle est d'office économiquement viable.
Évidemment, les auteurs de cet amendement ont bien conscience que cette viabilité est indispensable pour qu'un projet d'installation puisse être mené à bien. Toutefois, ils s'interrogent sur le fait qu'elle soit inscrite dans la loi uniquement en matière d'agriculture biologique, et non pour tous les modes de production.
En conséquence, ils proposent une nouvelle rédaction de l'alinéa visant à préciser que nos politiques publiques agricoles vise à favoriser le développement, la conservation et la préservation des surfaces en agriculture biologique, notamment pour nous permettre d'atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés dans la loi.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 305 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE, KANNER et Michaël WEBER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 28
Remplacer les mots :
l’installation économiquement viable d’exploitations agricoles en agriculture biologique au sens de l’article L. 641-13 du code rural et de la pêche maritime, et un
par le mot :
le
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est un amendement de repli qui vise à préciser que l'objectif de l'alinéa 28 et d'encouragement le développement de l'agriculture biologique, sans préciser qu'elle soit économiquement viable, ce qui semble superfétatoire.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 306 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 28
Remplacer les mots :
en adéquation avec la demande de ces produits
par les mots :
en veillant à l'adéquation entre l'offre et la demande sur le marché national
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est un amendement rédactionnel qui vise à rendre la rédaction actuelle de l'alinéa 28 moins péremptoire en précisant que l'objectif de développement de l'agriculture biologique doit veiller à être en adéquation avec l'offre et la demande sur le marché national.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 307 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE, KANNER et Michaël WEBER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 29
Après le mot :
cultivée
insérer les mots :
en agriculture biologique au sens de l'article L. 641-13 du code rural et de la pêche maritime de 21% et
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à réintroduire dans le projet de loi l'objectif chiffré à atteindre en SAU cultivée en agriculture biologique, de 21% au 1er janvier 2030.
Les auteurs de cet amendement regrettent fortement le choix fait par les rapporteurs de supprimer cet objectif dans la loi, en supprimant notamment l'article 8 bis lors de l'examen du texte en commission des affaires économiques.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 308 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 29
Remplacer le mot :
2050
par le mot :
2035
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) saluent l'objectif de tendre vers une autonomie protéique nationale dans la loi.
Toutefois, sans mésestimer les efforts à fournir et le temps nécessaire à sa réalisation, ils estiment que le calendrier retenu est bien trop lointain au vu de l'urgence de remplir cet objectif au plus vite.
Ils proposent donc que cet objectif d'autonomie soit fixé à 2035, soit dans 10 ans, plutôt qu'en 2050.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 309 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 30
Après les mots :
énergétique et climatique,
insérer les mots :
, sans remettre en cause la vocation première de l’agriculture qui est l’alimentation humaine,
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'alinéa 30 de l'article 1er qui précise que l'agriculture doit concourir à la transition énergétique de la nation ainsi qu'à son indépendance énergétique.
La vocation première de l'agriculture est l'alimentation humaine et les auteurs de cet amendement souhaitent que cela demeure.
A ce titre, si l'agriculture peut utilement et de façon encadrée et réglementée participer à la production énergétique, elle ne peut pas en faire une priorité au même titre que la production alimentaire.
Le présent amendement vise donc à inscrire noir sur blanc dans la loi que le fait que l'agriculture puisse concourir à la transition énergétique de la nation ne peut en aucun remettre en cause sa vocation première qui est la production alimentaire.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 310 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 31
Après le mot :
notamment dans les domaines
insérer les mots :
de la préservation de la santé des sols,
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser que la recherche, l'innovation et le développement agricole doit également viser l'objectif de préserver la santé des sols.
Les sols rendent de multiples services écosystémiques et la préservation de leur santé est essentielle si nous voulons converser, demain, notre potentiel agricole.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 311 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 31
Supprimer les mots :
des nouvelles techniques génomiques,
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'alinéa 30 de l'article 1er qui détermine l'une des finalités de nos politiques agricoles.
Cet alinéa précise qu'en matière de recherche et d'innovation, demeure la nécessité de développer de nouvelles techniques génomiques.
Cette précision n'est pas présente actuellement dans l'article L. 1 du code rural et de la pêche maritime et les auteurs de cet amendement s'interrogent sur la volonté du Gouvernement et de la majorité sénatoriale d'y procéder à cette occasion.
Ils ne sont pas favorables à cet ajout tant la culture et la commercialisation de plantes issues de NTG posent questions et soulèvent des inquiétudes, particulièrement en termes de brevetabilité du vivant et de leur accaparement par de grandes multinationales semencières.
C'est pourquoi, le présent amendement propose de supprimer cette mention dans l'article L.1 A du code rural et de la pêche maritime.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 312 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 33
Remplacer les mots :
des productions
par les mots :
des labels de production agricole et de toutes productions
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à prévoir spécifiquement le développement des labels agricoles comme l'une des clés de la recherche de souveraineté alimentaire. Ces labels participent à la diversification et la valorisation de nos productions et de nos territoires et sont, à ce titre, indispensable à une production agricole harmonieuse et de qualité.
Les auteurs de cet amendement rappellent qu'une telle disposition était présente dans la rédaction de l'article L. 1-A issu de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale mais qu'il a été supprimé en séance publique.
La rédaction issue de la commission des affaires économiques n'y fait plus non plus expressément référence, évoquant toutes les productions sous signes de qualité et d'origine.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 313 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 34
Après les mots :
à une juste
insérer les mots :
et digne
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'alinéa 34 de l'article 1er qui précise que nos politiques publiques vise à veiller à une juste rémunération des exploitants.
Il vise à inscrire dans la loi l'objectif d'assurer une rémunération "juste et digne" aux exploitants agricoles.
Cette précision sémantique est certes davantage symbolique que juridique mais elle d'envoyer un message fort et de répondre par là-même à une demande de reconnaissance compréhensible et totalement légitime du monde agricole de vivre dignement de son métier.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 314 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE, KANNER et Michaël WEBER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Après l'alinéa 41
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« …° De définir des dispositifs d’indemnisation des producteurs en agriculture biologique ou à bas niveaux d’intrants touchés par des destructions de lots en lien avec des contaminations dont ils ne sont pas responsables.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER), travaillé avec la FNAB, vise à prévoir des dispositifs de soutien et d'indemnisation pour les producteurs en agriculture biologique qui sont des victimes collatérales de contaminations de leurs récoltes par des produits phytosanitaires.
Il apparait qu'aujourd'hui, le seul dispositif existant aujourd’hui pour indemniser un agriculteur dans cette situation est l’assurance responsabilité civile du responsable identifié. Dans le cas des contaminations par des produits phytosanitaires volatiles ou rémanents, il est impossible d’identifier le responsable, et donc d’obtenir une indemnisation.
En conséquence, nombre de victimes subissent des pertes sans aucune possibilité d'actions.
A titre d’illustration, en 2022, pour la filière sarrasin bio, la contamination par le prosulfocarbe a concerné environ 80 exploitations et a entraîné une perte annuelle de chiffre d'affaires estimée à 423 000 euros pour 410 tonnes détruites.
Le présent amendement vise ainsi à inscrire dans le code rural la nécessité de définir des dispositifs de soutien d’indemnisation des producteurs en agriculture biologique ou à bas niveaux d’intrants touchés par des destructions de lots en lien avec des contaminations dont ils ne sont pas responsables.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 315 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER |
Après l'article 1er
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
À la première phrase du premier alinéa de l'article L. 4 du code rural et de la pêche maritime, après les mots : « mise en œuvre de la politique agricole commune », sont insérés les mots : « sont débattus devant le Parlement et soumis à un vote préalable, dans l’année qui précède l’élaboration de la programmation stratégique nationale. Ils ».
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à redonner au Parlement un droit de regard et d’arbitrage démocratique sur le contenu du plan national stratégique, dans la mesure où celui-ci définit la manière dont les aides issues de la politique agricole commune (PAC) sont distribuées aux exploitants français, durant toute une programmation.
Créée en 1962, la politique agricole commune (PAC) a été mise en place par l’Union européenne pour accompagner le secteur agricole et le développement rural. Ses fonds permettent de soutenir plus de 10 millions d’exploitations agricoles européennes où sont produits les aliments et d’accompagner l’aménagement des territoires, le développement des zones rurales et l’entretien des paysages.
Une des nouveautés de la PAC 2021-2027 est, pour la première fois, l’obligation pour chaque État membre de l’Union européenne d’élaborer un Plan stratégique national (PSN).
Ce Plan stratégique national comprend : un diagnostic de la situation du secteur agricole, agroalimentaire, forestier et rural, une identification et une hiérarchisation des besoins, la définition d’une stratégie d’intervention avec une description des mesures choisies, une description des résultats attendus.
Le plan stratégique national dresse donc un diagnostic de la situation de l’agriculture française, définit une stratégie, des priorités et des critères de financement. Il précise donc la manière dont l’argent public doit être dépensé dans le secteur agricole. Les plans de chaque État membre de l’UE seront négociés avec la Commission européenne pour obtenir sa validation et servent de base d’évaluation des résultats visés par la PAC.
Le Plan stratégique national est établi par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation en concertation avec les parties prenantes (les syndicats agricoles, les entreprises concernées, les établissements publics, etc.). Selon le Code de l’environnement, il doit être aussi débattu avec les citoyens dans la cadre de la procédure prévue par l’article L121-1&_160;du code de l’environnement avec l’organisation d’un débat public par la Commission Nationale du Débat Public.
Toutefois, le plan national stratégique fait l’objet d’une présentation, sans vote, devant le Parlement, ce que vise à corriger le présent amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 316 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MONTAUGÉ et TISSOT, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER QUATER |
Après l’article 1er quater
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le I de l’article L. 412-9 du code de la consommation est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« L’indication de l’origine ou du lieu de provenance est aussi obligatoire pour les produits mentionnés à l’article L. 654-27-1 du code rural et de la pêche maritime au titre du « patrimoine culturel et gastronomique protégé en France ».
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est relatif à la mention d'origine des produits dans la restauration.
L'étiquetage de l'origine en restauration est un levier à saisir pour améliorer et protéger la souveraineté alimentaire française.
Dans un souci d'information transparente et loyale du consommateur, le code de la consommation a prévu une obligation d'indiquer le pays d'origine pour un certain nombre de produits alimentaires. Si le magret ou le filet d'un canard ou d'une oie sont soumis à cette réglementation et donc étiquetés comme le prévoient la loi et le règlement, il n'en va pas de même du foie gras, du même canard ou de cette même oie, qui lui n'entrait pas dans le champ des produits dont le pays d'origine doit être mentionné.
Or, le foie gras est un mets emblématique de notre gastronomie, comme définit dans le code rural comme faisant « partie du patrimoine culturel et gastronomique protégé en France »
Le présent amendement, demande qu’à ce titre, soit rendu obligatoire la mention d’origine pour le foie gras dans la restauration.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 317 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. PLA, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER QUATER |
Après l'article 1er quater
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport détaillant sa stratégie de lutte contre l’importation illégale de produits viticoles destinés à la vente.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à mobiliser les services de l’Etat, en particulier les douanes, en lien avec les représentants de la viticulture sur l’objectif de lutte contre l’importation illégale de vins étrangers.
Cet enjeu représente une préoccupation importante pour les viticulteurs qui s’estiment victimes de concurrence déloyale. Un diagnostic précis de la situation permettra également d’établir une stratégie efficace.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 318 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes ESPAGNAC, BÉLIM et BONNEFOY, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Alinéa 8
Compléter cet alinéa par les mots :
, en se référant notamment au plan "Enseigner à produire autrement, pour les transitions et l'agroécologie"
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'alinéa 8 de l'article 2 relatif à l'atteinte des objectifs de nos politiques d'orientation et de formation agricoles.
Depuis 2014 et le lancement d'un premier plan "Enseigner à produire autrement", l'enseignement agricole tente de s'approprier les principes de l'agroécologie. En 2020, ce plan a été élargi et s'intitule désormais " Enseigner à produire autrement, pour les transitions et l’agroécologie ».
Le succès de cette démarche est aujourd'hui reconnu et de nombreuses initiatives d’innovation pédagogique et de formation des enseignants ont été engagées. Aujourd'hui, les exploitations agricoles et ateliers technologiques des établissements d’enseignement agricole sont mobilisés pour devenir des pionniers de l’agroécologie.
Le présent amendement vise donc à reconnaitre dans la loi le succès de ce plan et par là-même, de tenter d'en amplifier le succès et la dynamique. Il propose de compléter l'alinéa 8 de l'article 2 relatif à l'objectif général d'accroissement du nombre de personnes formées et des métiers de la formation en faisant explicitement référence à ce plan.
En commission, les rapporteurs ont rejeté cet amendement estimant qu'il n'apparait pas pertinent de se référer uniquement à ce plan.
Or, les auteurs de cet amendement précisent bien qu'il s'agit "notamment" et non "exclusivement" de s'y référer.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 319 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Alinéa 9
Après les mots :
et de l'agroalimentaire
insérer les mots :
, en accroissant leurs compétences en matière d'agriculture biologique et d'agriculture de conservation des sols
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser que l'augmentation du niveau de diplôme moyen des actifs agricoles doit viser à accroitre leurs compétences en matière d'agriculture biologique et de conservation des sols, au même titre que leurs compétences entrepreneuriales, de gestion d'entreprises, de management ou de numérique comme le prévoit la rédaction actuelle.
Les auteurs de cet amendement rappellent les objectifs que nous nous fixons en matière de développement de l'agriculture biologique et estiment donc indispensable que les diplômes agricoles le prennent en compte.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 320 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes ESPAGNAC, BÉLIM et BONNEFOY, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Alinéa 9
Après le mot :
zootechniques
insérer les mots :
,de transitions agroécologiques
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser que le renforcement du socle de connaissances des techniques agricoles doit intégrer spécifiquement une dimension liée à la transition agroécologique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 321 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Alinéa 11
Après le mot :
climatique
insérer les mots :
et de transition agroécologique
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'alinéa 11 de l'article 2 relatif aux domaines dans lesquels il s'avère nécessaire d'amplifier nos efforts en matière de recherche, d'innovation et de diffusion des connaissances.
Il précise que l’identification de nouvelles solutions techniques et scientifiques doit porter, outre sur l'adaptation au changement climatique, également à la transition agroécologique.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 322 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Alinéa 11
Après le mot :
climatique
insérer les mots :
et de développement de l'agriculture biologique
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'alinéa 11 de l'article 2 relatif aux domaines dans lesquels il s'avère nécessaire d'amplifier nos efforts en matière de recherche, d'innovation et de diffusion des connaissances.
Il précise que les efforts doivent porter notamment sur les techniques permettant le développement de l'agriculture biologique.
Il s'agit notamment de se donner réellement les moyens d'atteindre les objectifs d'atteindre 21% de SAU en Agriculture Bio d'ici 2030.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 323 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Alinéa 12
Après le mot :
entreprises,
insérer les mots :
tout en préservant l'indépendance de la recherche publique
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'alinéa 12 de l'article 2 qui se fixe l'objectif de développer les collaborations entre la recherche publique et les entreprises.
Il s'agit de préciser qu'une telle collaboration ne saurait remettre en question l'indépendance de la recherche publique.
En aucun cas, des considérations ou intérêts économiques privés ne sauraient interférer avec la qualité et la neutralité de la recherche publique.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 324 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes ESPAGNAC, BÉLIM et BONNEFOY, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Alinéa 12
Après le mot :
besoins
insérer les mots :
qui participent à la transition agroécologique et climatique de l’agriculture et de l’alimentation et à ceux
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'alinéa 12 de l'article 2 qui se fixe l'objectif de développer les collaborations entre la recherche publique et les entreprises.
Il vise à préciser que ces collaborations doivent être également orientées vers les besoins qui participent à la transition agroécologique de notre agriculture, que les auteurs de cet amendement appelle de leurs vœux.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 325 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes ESPAGNAC, BÉLIM et BONNEFOY, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Après l'alinéa 14
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
...° De renforcer l'insertion dans les secteurs de l'agriculture et de l'agroalimentaire des personnes en reconversion professionnelle.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à prendre en compte une réalité socio-professionnelle actuelle, à savoir la volonté de nombreux actifs de se reconvertir professionnellement vers des métiers de l'agriculture et de l'agroalimentaire.
Selon l'Association Nationale pour l'Emploi et la Formation en Agriculture (ANEFA), actuellement, 60 % des nouveaux agriculteurs ne sont pas issus de ce milieu et plus de 21.000 personnes se lanceraient chaque année dans la reconversion professionnelle vers l'agriculture. Ce double phénomène démontre que l'agriculture de demain ne sera pas sociologiquement celle du XXe siècle.
Si nous voulons assurer le renouvellement des générations en agriculture et répondre à nos besoins en termes de souveraineté, une place importante doit être accordée à cette question de la reconversion professionnelle.
A ce titre, les auteurs du présent amendement estiment nécessaire que le soutien et le renforcement de de nos politiques publiques en la matière soit inscrit comme un objectif à part entière.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 326 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Alinéa 20
Compléter cet alinéa par les mots :
, ou par la signature d'une convention entre le ministre chargé de l'agriculture et l'Office national d'information sur les enseignements et les professions, mentionné à l'article L. 313-6 du code de l'éducation.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à renforcer les coopérations du Ministère de l'agriculture avec certaines structures, comme l'ONISEP, par le biais de signature de conventions particulières.
Il s'agit ici de promouvoir l'Enseignement Technique et Supérieur Agricoles de façon à faciliter les relations avec l’Éducation Nationale et l'Enseignement Supérieur Recherche, notamment en matière d'orientation scolaire et étudiante.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 327 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Alinéa 22
Après le mot :
matière
insérer les mots :
de transitions agroécologique et climatique,
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à rétablir la rédaction issue des travaux de l'assemblée nationale concernant le contenu du programme national triennal de formation accélérée.
Il s'agit de préciser que les compétences à acquérir portent notamment sur les transitions agroécologique et climatique.
Les auteurs de cet amendement regrettent que les rapporteurs aient supprimé cet objectif pourtant indispensable.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 328 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Alinéa 23
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Il s'appuie notamment sur les travaux scientifiques menés par les établissements publics placés sous sa tutelle comme l'Office français de la Biodiversité, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail ou l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à inscrire spécifiquement dans la loi qu'en matière de recherche et d'innovation, l'Etat doit avant tout s'appuyer sur les résultats des travaux scientifiques des établissements publics placés sous sa tutelle: OFB, ANSES, INRAE.
Les auteurs de cet amendements estiment que l'Etat a même un devoir de défendre les travaux de ces établissements publics sous sa tutelle à l'heure où certains acteurs viendraient à les remettre en question.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 329 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :
Afin d’assurer la déclinaison à l’échelon départemental des dispositions du présent article qui impliquent une mobilisation des établissements d’enseignement technique agricole publics et privés liés à l’État par un contrat, l’État prend les mesures permettant de désigner, pour chaque département, un représentant de ces établissements qui doit être issu du secteur public. Ce représentant assure les liens nécessaires avec les partenaires concernés à l’échelon départemental, en particulier les services de l’éducation nationale et les collectivités territoriales.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à rétablir un alinéa supprimé en commission par les rapporteurs prévoyant la désignation d'un représentant par département pour assurer la déclinaison des nouvelles dispositions de l'article 2 en matière de mobilisation des établissements d’enseignement technique agricole publics et privés liés à l’État par un contrat.
Les auteurs de cet amendement y ajoutent une précision en indiquant que le représentant ainsi désigné doit que être issu du secteur public.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 330 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :
L’État et les régions établissent un programme spécifique d’orientation et de découverte des métiers des professions de vétérinaire et d’assistant vétérinaire à destination des élèves des collèges des établissements d’enseignement publics et privés. Les autres collectivités territoriales peuvent participer, à leur demande. Le programme comporte également un volet de communication et de promotion à destination des enseignants du primaire et du secondaire des établissements d’enseignement publics et privés, visant à orienter au mieux les élèves vers ces métiers et les formations qui y préparent, notamment les établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à rétablir un alinéa supprimé en commission par les rapporteurs concernant l'établissement d'un programme spécifique d’orientation et de découverte des métiers des professions de vétérinaire et d’assistant vétérinaire à destination des apprenants.
Si les auteurs de cet amendement peuvent comprendre la logique des rapporteurs de rationaliser le nombre de plans prévus dans le texte issu de l'Assemblée nationale, la question de la présence des vétérinaires, notamment en zone rurale, est fondamentale et nécessite de prévoir un plan d’actions à part entière.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 331 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 3 |
Alinéa 9, première phrase
Après le mot :
climatique
Insérer les mots :
, de transition agroécologique
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser, dans les enjeux de l'enseignement et de la formation professionnelle publics, que la recherche de solutions techniques et scientifiques innovantes doit également poursuivre l'objectif, outre le fait de s'adapter au changement climatique, de participer à la transition agroécologique de notre modèle agricole.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 332 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER, BONNEFOY et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 3 |
Alinéa 9, première phrase
Après les mots :
production agricole
Insérer les mots :
de préservation de la santé des sols
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser, dans les objectifs de l'enseignement et de la formation professionnelle publics, la nécessité de répondre à l'enjeu de la préservation de la santé des sols.
Les sénateurs du groupe SER ont défendu en séance publique le 15 février 2024, une proposition de loi visant à préserver les sols vivants qui sont des milieux fragiles mais ô combien essentiel à la vie sur terre.
Il est aujourd'hui indispensable de mettre en œuvre de vraies politiques publiques en la matière afin de préserver et restaurer les fonctions écologiques des sols et reconnaitre et défendre les services écosystémiques qu'ils rendent.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 333 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 3 |
Alinéa 9, première phrase
Après les mots :
production agricole
Insérer les mots :
, de développement de l'agriculture biologique
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à compléter les missions que doivent poursuivre l’enseignement et la formation professionnelle publics aux métiers de l’agriculture, de la forêt, de la nature et des territoires.
Il s'agit d'y intégrer le développement de l'agriculture biologique, pour se mettre notamment en cohérence avec les objectifs fixés dans ce même projet de loi en la matière, à savoir atteindre 21% de la SAU en Bio d'ici à 2030.
L'enjeu de la formation initiale et continue à l’agriculture biologique, et de manière plus générale à la transition agroécologique, est fondamentale si nous souhaitons réellement engager un changement de modèle.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 334 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 3 |
Alinéa 9, première phrase
Après le mot :
climatique
Insérer les mots :
, de réduction de l'usage de produits phytopharmaceutiques
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser dans les enjeux de l'enseignement agricole la nécessité de poursuivre l'objectif de réduire l'usage des produits phytopharmaceutiques.
Les auteurs de cet amendement tiennent à rappeler que les différents plan Ecophyto, si leurs intentions étaient louables et doivent être saluées, auront été des échecs en termes de résultats.
Il faut rappeler que dès 2008, le premier plan se fixait comme objectif de réduire de 50% l'usage de ces produits à l'horizon 2018, sans succès. Le deuxième plan se fixait le même objectif à l'horizon 2025 et nous savons aujourd'hui qu'il ne sera jamais atteint.
Ainsi, entre 2008 et 2020, aucune baisse significative de l'usage des pesticides en France n'a pu être observée.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 335 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 3 |
Alinéa 9
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Ils contribuent à développer les compétences nécessaires pour répondre aux enjeux de la protection de la biodiversité et développent notamment la connaissance des végétaux dans les parcours de formation aux métiers du paysage.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à compléter les missions que doivent poursuivre l’enseignement et la formation professionnelle publics aux métiers de l’agriculture, de la forêt, de la nature et des territoires.
Il s'agit d'y intégrer le développement des connaissance des végétaux chez les futurs professionnels du paysage. Il s’agit, en effet, d’une compétence essentielle pour cette profession, qui est souvent insuffisamment développée chez les jeunes diplômés de l’enseignement agricole. Cette compétence est notamment essentielle pour sélectionner les végétaux les mieux adapter à leur milieu et pour appliquer les techniques d’entretien les plus respectueuses de la biodiversité.
Cet amendement a été travaillé avec l'Union Nationale des Entreprises du Paysage (UNEP).
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 336 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 3 |
Alinéa 13
Compléter cet alinéa par les mots :
, et contribuent à sensibiliser aux techniques permettant la réduction de l'utilisation de produits phytopharmaceutiques
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser la troisième mission de l’enseignement agricole technique public, afin de prévoir qu'elle vise également à sensibiliser aux techniques permettant de réduire l'usage de produits phytopharmaceutiques.
Les auteurs de cet amendement tiennent à rappeler que les différents plans Ecophyto, louables dans leurs intentions, n'auront pas eu les résultats escomptés et aucune réelle baisse significative de l'utilisation de pesticides en France n'a pu être observée dans ces quinze dernières années.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 337 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 3 |
Alinéa 16
Compléter cet alinéa par les mots et une phrase ainsi rédigée :
et assurent le développement des connaissances et des compétences en matière de transitions agroécologique et climatique, en intégrant dans les référentiels de formation des modules d’enseignement spécifiques et obligatoires liés à la transition agroécologique et climatique, à l’agriculture biologique et à l’ensemble des modes de production visant à garantir la durabilité des systèmes agricoles. À ce titre, les représentants de la communauté éducative et de la société civile siègent pour participer à l’élaboration des programmes et référentiels de formation dans les commissions professionnelles consultatives de l’agriculture.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à rétablir la rédaction de l'alinéa 16 telle qu'issue des travaux de l'Assemblée nationale en y apportant un ajout utile.
Les auteurs de cet amendement regrettent une nouvelle l'attitude des rapporteurs consistant à supprimer toute forme de référence à la transition agroécologique voire à l'agriculture biologique dans le présent texte de loi.
Or, dans le cas présent, il semble essentiel que les établissements publics de formation agricole dispensent des formations contenant des modules d'enseignement spécifiques liés à la transition agroécologique et climatique, ainsi qu'à l’agriculture biologique.
De plus, il vise à prévoir la participation des représentants de la communauté éducative et de la société civile à l’élaboration des programmes et référentiels de formation dans les Commissions Professionnelles Consultatives de l’agriculture.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 338 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 3 |
Alinéa 16
Compléter cet alinéa par les mots :
et assurent le développement des connaissances et des compétences en matière de transitions agroécologique et climatique, en intégrant dans les référentiels de formation des modules d’enseignement spécifiques et obligatoires liés à la transition agroécologique et climatique, à l’agriculture biologique et à l’ensemble des modes de production visant à garantir la durabilité des systèmes agricoles
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est un amendement de repli qui vise à rétablir la rédaction de l'alinéa 16 telle qu'issue des travaux de l'Assemblée nationale.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 339 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 3 |
I. - Après l’alinéa 18
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
…° A la première phrase du premier alinéa du II de l’article L. 811-8, après le mot : « politique », sont insérés les mots : « de promotion de l’agriculture biologique et » ;
II. - Après l’alinéa 22
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
…° A la première phrase du sixième alinéa de l’article L. 813-2, après le mot : « politique », sont insérés les mots : « de promotion de l’agriculture biologique et » ;
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à renforcer la formation initiale et continue à l’agriculture biologique, en intégrant sa promotion dans les projets des établissements d’enseignement agricole.
Avec 10% de la surface agricole française en agriculture biologique, le secteur concentre 16% de l’emploi agricole. la FNAB estime qu’il faudra créer 200 000 emplois en plus pour atteindre l’objectif de 21% des surfaces en 2030.
En fonction des régions, 30 à 50% des candidats souhaitent aujourd’hui s’installer en bio avec un réel besoin de formation. Pourtant les formations en bio ne représentent que 5% de l’offre de formations production, transformation et commercialisation de l’enseignement agricole public inégalement réparties selon les territoires et les cursus.
Les projets d’établissement représentent l’aboutissement du travail collectif des équipes pédagogique, administrative et technique, et constituent donc l’opportunité de se saisir des enjeux de promotion de l’agriculture biologique à l’échelle de l’établissement.
C'est l'objet du présent amendement qui est proposé par la FNAB.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 340 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 3 BIS |
Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à supprimer l'article 3 bis, dans sa version votée en commission au Sénat.
Les auteurs de cet amendement s’opposent à la suppression quasi automatique de la notion "d'agro-écologie" par les rapporteurs.
Ainsi, de 17 occurrences de ce terme dans le projet de loi issu de l'Assemblée nationale, nous n'en trouvons plus désormais que 3 dans le texte issu de la commission des affaires économiques du Sénat.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 341 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 3 BIS |
Rédiger ainsi cet article :
Au premier alinéa de l’article L. 800-1 du code rural et de la pêche maritime, après les mots : « agro-écologie », sont insérés les mots : « , par la promotion de la haie et de l’agroforesterie ».
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est un amendement de repli à la proposition de suppression de cet article tel qu'issu de la commission des affaires économiques du Sénat.
Il s'agit de rétablir la version issue des travaux de l'Assemblée nationale qui modifiait l’article L. 800-1 du CRPM relatif à la formation agricole afin d’y introduire l’enseignement à l’agroforesterie et la promotion de la haie dans le cadre de cette formation.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 342 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 4 |
Alinéa 2, seconde phrase
Supprimer les mots :
Si cette analyse révèle l'existence de tels besoins,
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'alinéa 2 de l'article 4.
Cet article propose d’intégrer dans les contrats de plan régional de développement des formations professionnelles (CPRDFOP), une analyse des besoins en matière d’emplois agricoles et de prévoir, si celle-ci révèle effectivement des besoins, l’inscription d’objectifs d’accroissement du nombre de personnes formées.
L’étude d’impact rappelle que l’objectif fixé à terme est de former 25.000 personnes dans le secteur agricole par an, contre 18.000 aujourd’hui.
Au vu des besoins actuels et à venir, et considérant que seuls 2 départs à la retraite sur 3 sont remplacés en agriculture, il semble peu probable qu'il n'existe pas de besoins dans nos territoires dans les années qui viennent.
Le présent amendement vise donc à prévoir automatiquement que les CPRDFOP se fixent des objectifs d'accroissement du nombre de personnes formées.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 343 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 4 |
Après l'alinéa 6
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Ce contrat fait l’objet d’une évaluation tous les deux ans devant le Parlement, auprès des commissions compétentes en matière d’éducation. » ;
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à prévoir une évaluation de la mise en œuvre du contrat créé à l'article L. 811-8-1 tous les deux devant le Parlement.
Les auteurs de cet amendement sont très attachés au bon suivi de l'application de la loi et à son évaluation.
Il convient donc de s'assurer que les dispositifs votés au Parlement sont mis en œuvre dans le respect de l'esprit de la loi, en poursuivant bien les objectifs qu'ils se sont fixés.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 344 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 5 |
Alinéa 5, première phrase
Compléter cette phrase par les mots :
, avec une adaptation particulière aux enjeux de la transition écologique et de la décarbonation des pratiques agricoles
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à rétablir la fin de la phrase de la première phrase de l'alinéa 5, supprimée en commission par les rapporteurs.
Les auteurs estiment, à l'inverse des rapporteurs, indispensable de préciser qu'une des finalités du diplôme institué par cet article 5 doit être la transition écologique et la décarbonation des pratiques agricoles.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 345 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 5 |
Alinéa 5, seconde phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à supprimer la réintroduction opérée en commission par les rapporteurs de l’appellation "bachelor Agro".
Cette appellation a déjà fait l'objet de nombreux débats à l'Assemblée nationale et il est apparu qu'elle n'était pas pertinente.
Les auteurs de cet amendement estiment, d'une part, que le recours à un anglicisme dans la loi n'est pas judicieux et d'autre part, que le terme "Bachelor" pouvait induire en erreur car faisant parfois référence à un bac +2 ou un bac +4.
Par ailleurs, il faut rappeler que le Conseil d'Etat avait également préconisé de supprimer cette appellation.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 346 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 5 |
Alinéa 7, seconde phrase
Remplacer les mots :
Le ministre chargé de l’agriculture veille
par les mots :
Les ministres chargés de l'agriculture et de l'enseignement supérieur veillent
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise par cohérence à prévoir qu'il revient au ministre de l'agriculture, tout comme à celui de l'enseignement supérieur de veiller à un maillage territorial des établissements dispensant des formations et de l'enseignement supérieur.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 347 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes MONIER et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN, KERROUCHE, UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 5 |
Alinéas 9 à 11
Supprimer ces alinéas.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à supprimer les alinéas 9 à 11 de l'article 5.
A l'Assemblée nationale, les rapporteurs ont fait adopter un amendement créant un article L. 813-12, permettant au ministre de l’Agriculture d’accréditer les établissements d’enseignement supérieur agricole privés pour dispenser directement, et non plus seulement dans le cadre d’une convention, le nouveau diplôme créé par l'article 5.
Les auteurs de cet amendement ne sont pas favorables à ce régime dérogatoire qui risque de nuire à la reconnaissance du caractère national de ce futur diplôme qui risque d’être majoritairement dans les mains du privé alors que les licences professionnelles actuellement délivrées par les établissements de l’enseignement agricole le sont dans le cadre du droit commun après évaluation par le MESR.
Cet amendement propose donc de supprimer ce régime dérogatoire, d'autant plus que l'article 5 prévoit déjà la possibilité d'accréditer les établissements du privé pour dispenser le futur diplôme, dans le cadre de conventions de coopération avec les établissements publics d’enseignement supérieur agricole.
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N° 348 rect. ter 4 février 2025 |
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Alinéa 10
Remplacer la première occurrence des mots :
par le ministre chargé de l’agriculture
par les mots :
par les ministres chargés de l'agriculture et de l'enseignement supérieur
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est un amendement de repli à la proposition de suppression de cet alinéa 10.
Il s'agit de prévoir ici que le régime dérogatoire visant à permettre aux établissements privés d'être accrédités pour délivrer le nouveau diplôme, se fasse sur la décision conjointe du ministre de l'agriculture et de celui de l'enseignement supérieur.
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N° 349 rect. ter 4 février 2025 |
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Alinéa 3
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Il encourage la diversification des produits et la déspécialisation des exploitations.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à compléter l'article L. 820-1 du code rural et de la pêche maritime relatif à la définition et aux missions du développement agricole.
Il s'agit de préciser que le développement agricole doit encourager la diversification des produits et la déspécialisation des exploitations agricoles.
L'hyperspécialisation des exploitations agricoles aura clairement montré ses limites ces dernières années, particulièrement à l'aune des aléas climatiques et sanitaires et des effets du changement climatique.
A l'inverse, la diversification améliore la résilience d'une exploitation, favorise son autonomie, préserve davantage le revenu des agriculteurs qui ne sont plus dépendants d'une unique production, favorise le développement de projets en lien avec les territoires, préserve davantage la biodiversité et assure une réelle complémentarité des productions, notamment entre l'élevage et la production céréalière en ramenant de la matière organique dans les sols.
Le présent amendement vise donc à introduire cette notion de déspécialisation dans les objectifs du développement agricole.
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N° 350 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 6 |
I. - Alinéa 3
Remplacer les mots :
le déploiement d’outils scientifiques et techniques d’adaptation au changement
par les mots :
les transitions agroécologique et
II. - Alinéa 5, première phrase
Remplacer les mots :
d’adaptation au changement
par les mots :
de transition agroécologique et
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à revenir sur la modification rédactionnelle opérée en commission par les rapporteurs.
Une nouvelle fois, ils s'opposent à la position dogmatique des rapporteurs de supprimer systématiquement toute référence à l'agroécologie.
Par ailleurs, d'un point de vue sémantique, ils demeurent une différence importante entre la notion de "transitions agroécologiques" qui reflète une dynamique de changement et celle "d'adaptation" beaucoup plus passive et qui n'inclue pas nécessairement un changement des pratiques.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 351 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 6 |
I. – Alinéa 3
Après le mot :
accompagne
Insérer les mots :
les transitions agroécologiques,
II. Alinéa 5, première phrase
Après le mot :
pluriannuels
Insérer les mots :
de transition agroécologique,
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est un amendement de repli.
Il vise à conserver la rédaction souhaitée par les rapporteurs aux alinéas 3 et 5, tout en réintégrant la notion de transition agroécologique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 352 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 6 |
Après l'alinéa 3
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
...) Le troisième alinéa est complété par les mots : « et de l'agriculture biologique » ;
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à compléter l'article L. 820-1 du code rural et de la pêche maritime relatif à la définition et aux missions du développement agricole.
Il s'agit de préciser que le développement agricole doit encourager des systèmes permettant d'associer performances économique, sociale et environnementale, et en particulier ceux relevant de l'Agriculture Biologique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 353 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 6 |
Alinéa 5, seconde phrase
Après le mot :
exprimés
insérer les mots :
notamment
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à apporter une précision rédactionnelle utile à la rédaction introduite par les rapporteurs en commission des affaires économiques du Sénat.
Il s'agit de préciser que le contenu des plans prioritaires pluriannuels prévus à l'alinéa 5 doivent proposer des solutions innovantes à des problèmes et besoins, notamment exprimées par les filières agricoles.
Il s'agit de ne pas en faire une condition exclusive.
En effet, certains problèmes ou besoins peuvent être identifiés par d'autres acteurs que les filières agricoles, notamment du milieu scientifique pour répondre à des problématiques environnementales, de sécurité ou de santé.
Cet amendement propose donc une rédaction plus adaptée permettant une plus grande souplesse concernant le contenu de ces futurs plans.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 354 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 6 |
Après l'alinéa 5
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
...) A la dernière phrase du dernier alinéa, les mots : « est régulièrement évaluée » sont remplacés par les mots : « fait l'objet d'une évaluation régulière devant le Parlement, devant les commissions compétentes en matière d'agriculture, au moins tous les trois ans » ;
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'article L. 820-1 du code rural qui prévoit que la politique du développement agricole est "régulièrement évaluée".
Le présent amendement vise à préciser cette évaluation en indiquant qu'elle doit se dérouler au moins tous les trois ans et faire l'objet d'une évaluation devant les commissions compétentes en matière d'agriculture du Parlement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 355 rect. ter 4 février 2025 |
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Alinéa 3, dernière phrase
Compléter cette phrase par les mots :
en veillant à la représentation des organismes de formation agréés par la branche cabinets et cliniques vétérinaires
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'équilibre de la composition de la future commission des actes vétérinaires, créée par l'article 7.
Il s'agit de bien veiller à la représentation des organismes de formation agréés par la branche cabinets et cliniques vétérinaires.
Ainsi, nous nous assurerons d'une offre de formation de qualité et lisible.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 356 rect. ter 4 février 2025 |
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Alinéa 2
Rédiger ainsi cet alinéa :
« IV. – La politique d’installation et de transmission en agriculture, répondant à la priorité figurant au 1° du I A, oriente en priorité l’installation en agriculture vers des secteurs stratégiques pour la souveraineté agricole et alimentaire et les transitions écologique et climatique, adaptés aux enjeux de chaque territoire, et vers des systèmes de production diversifiés et viables humainement, économiquement et écologiquement, au moyen d'actions ayant pour finalité :
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser les objectifs prioritaires de notre politique d'installation et de transmission en agriculture.
Les rapporteurs sont en effet totalement revenus sur la rédaction qui avait été adoptée à l'Assemblée nationale.
Si la recherche d'une loi plus intelligible et moins bavarde peut être partagée, il reste néanmoins nécessaire de ne pas trop simplifier au risque d'en oublier l'essentiel.
Le présent amendement propose donc de reprendre le contenu d'un des alinéas de l'Assemblée nationale qui a totalement disparu dans la version Sénat.
La priorité de notre politique d'installation et de transmission doit être la recherche de souveraineté alimentaire et la recherche de transitions écologique et climatique adaptés à chaque territoire.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 357 rect. ter 4 février 2025 |
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Alinéa 10
Après le mot :
paysages,
Insérer les mots :
de transition agroécologique,
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser que l'objectif de maintenir un nombre d'exploitants agricoles suffisant sur l'ensemble du territoire doit permettre également de répondre aux enjeux de transition agroécologique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 358 rect. ter 4 février 2025 |
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Alinéa 11
Après le mot :
sur
insérer les mots :
une gouvernance pluraliste à travers
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'alinéa 11 relatif aux instances permettant la mise en oeuvre de la politique d'aide à l'installation et à la transmission.
Il s'agit de préciser explicitement que ces instances doivent s'appuyer sur une gouvernance pluraliste pour s'assurer qu'elle reflète bien l'ensemble de la population agricole dans sa diversité et des instances concernées.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 359 rect. ter 4 février 2025 |
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Alinéa 14, dernière phrase
Après le mot :
fin,
insérer les mots :
d'ici à 2027,
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'alinéa 3 de l'article 8 qui pose le principe d'une réforme de l'ensemble des instruments juridiques et financiers pour permettre une politique foncière rénovée et adaptée aux enjeux.
En premier lieu, les auteurs de cet amendement regrettent que le présent projet de loi ne procède pas directement à une véritable réforme foncière. Parler d'avenir de l'agriculture sans évoquer ce sujet crucial est un manquement fortement regrettable.
Le présent amendement vise donc à préciser que cette réforme esquissée par le présent alinéa doit être menée avant 2027, au risque de rester dans l'incantatoire.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 360 rect. ter 4 février 2025 |
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Alinéa 14, dernière phrase
Compléter cette phrase par les mots :
notamment par la mise en œuvre de politiques d'aides différenciées selon la taille des exploitations afin de préserver le modèle d'exploitation familiale
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser qu'une réforme foncière doit impérativement poursuivre l'objectif de préserver notre modèle d'agriculture familiale et d'encourager les exploitations à taille humaine.
C'est pourquoi, la question de la modulation des aides publiques selon la taille des exploitations est centrale. Une réforme ambitieuse de la PAC et de notre PSN devra passer par le renforcement de mécanismes comme le paiement redistributif, le paiement vert ou encore le soutien aux mécanismes de compensation des handicaps naturels.
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N° 361 rect. ter 4 février 2025 |
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Alinéa 16
Après le mot :
orientation
insérer les mots :
à toute personne qui exerce une activité agricole
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à revenir sur la suppression opérée en commission des affaires économiques du sénat de prévoir l’accueil et l'orientation à toute personne exerçant une activité agricole.
Si nous pouvons entendre que France Services Agriculture aura comme mission principale l'accompagnement des personnes ayant un projet d’installation ou de cession, il semble profondément regrettable, même symboliquement, de fermer ainsi la porte à tout autre actif agricole qui pourrait avoir besoin également d'être reçu pour un projet futur.
Le présent amendement propose donc de rétablir la rédaction de l'Assemblée nationale qui ouvre l’accueil à toute personne exerçant une activité agricole.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 362 rect. ter 4 février 2025 |
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Après l'article 8
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Avant le 31 décembre 2025, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’opportunité du financement par l’État via la Banque des territoires d’un programme spécifique de soutien au microcrédit féminin en agriculture afin de renforcer l’accès au prêt bancaire des femmes agricultrices et d’un cautionnement de l’État via cette même banque pour toute souscription de crédit auprès d’un organisme bancaire privé dans la limite de 150 000 euros par exploitante agricole exerçant en nom propre.
Objet
Les agricultrices sont de plus en plus nombreuses à embrasser le métier comme seconde carrière, après une expérience de travail dans un contexte professionnel plus conventionnel, après une période de chômage, un programme de formation offrant la possibilité d'une reconversion professionnelle, ou même le mariage ou la vie maritale avec un agriculteur, qui reste un élément déclencheur de l'accès au métier d'agricultrice.
L'accès aux moyens de production, condition nécessaire à l'installation, demeure complexe pour les femmes non héritières.
Le manque de ressources propres (foncier, bâti) et d'appuis solides s'ajoutent à la défiance des organismes prêteurs et des bailleurs de terres potentiels.
Ces éléments conjugués font que les femmes sont contraintes de se reporter vers de plus petites unités de production (40 % inférieur par rapport aux hommes).
Les prêts bancaires sont plus modiques pour elles que ceux qui sont consentis pour leurs homologues masculins. Le recours à d'autres structures financières (coopératives, abattoirs) accroît leur taux d'endettement au démarrage de l'activité.
Il en découle des écarts en termes de durée de prêts allant de 25 ans en moyenne pour les femmes à 10 ans pour les hommes
Le présent amendement vise à évaluer les conditions de mise en œuvre d’un microcrédit garanti d’Etat en faveur des femmes agricultrices souhaitant s’installer. Cet amendement est issu de la proposition de loi visant à renforcer l’égalité hommes femmes en agriculture portée par l’auteur de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 363 rect. ter 4 février 2025 |
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Rétablir cet article dans la rédaction suivante :
Afin de favoriser l’installation d’exploitations agricoles participant au développement des pratiques agroécologiques, l’État se donne comme objectif, avant le 1er janvier 2030, que la surface agricole utile cultivée en agriculture biologique, au sens de l’article L. 641-13 du code rural et de la pêche maritime, atteigne 21 % et que celle cultivée en légumineuses atteigne 10 %.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à rétablir l'article 8 bis supprimé en commission des affaires économiques du Sénat par les rapporteurs.
D'une part, ils estiment indispensable qu'un article à part entière consacre ces deux objectifs fondamentaux d'une politique volontariste visant à augmenter la SAU en agriculture biologique et en légumineuse, en se fixant des objectifs chiffrés.
D'autre part, il serait faux de dire, comme l'ont fait les rapporteurs, que cet article 8 bis était satisfait par la nouvelle rédaction de l'article 1er. En effet, dans le texte issu de la commission, aucun objectif chiffré pour l'Agriculture biologique n'est présent dans le texte.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 364 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 8 BIS (SUPPRIMÉ) |
Rétablir cet article dans la rédaction suivante :
Afin de favoriser l’installation d’exploitations agricoles participant au développement des pratiques agroécologiques, l’État se donne comme objectif, avant le 1er janvier 2030, que la surface agricole utile cultivée en agriculture biologique, au sens de l’article L. 641-13 du code rural et de la pêche maritime, atteigne 21 %.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est un amendement de repli au rétablissement intégral de l'article 8 bis.
Les auteurs de cet amendement prennent ainsi les rapporteurs au pied de la lettre et ne réintroduise que la partie de cet 8 bis, non satisfait par la nouvelle rédaction de l'article L. 1.
En effet, aucune mention chiffrée d'une augmentation de la surface en agriculture biologique n'apparait dans le texte des rapporteurs, ce qui semble pas être un simple oubli.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 365 rect. bis 31 janvier 2025 |
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Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 366 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Alinéa 1, première phrase
Compléter cette phrase par les mots :
dans un contexte d'adaptation au changement climatique et de recherche d'atténuation de celui-ci.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser que les futurs diagnostics, quelque soit leur nom, devront nécessairement s'inscrire dans un contexte d'adaptation et d'atténuation au changement climatique.
Ces diagnostics ne pourront pas uniquement être guidés par des préoccupations économiques et devront accompagner et préparer les agriculteurs à faire face aux effets et à la lutte contre ce changement climatique.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 367 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 9 |
Alinéa 1
1° Dernière phrase
Supprimer les mots :
ni restreindre le bénéfice de certaines aides publiques
2° Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
L’État peut déterminer les conditions dans lesquelles leur réalisation conditionne le bénéfice de certaines aides publiques.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à supprimer le fait qu'en aucun cas la réalisation du diagnostic prévu à l'article 9 puisse conditionner l'octroi de certaines aides publiques.
Les auteurs de cet amendement souhaitent ainsi laisser ouverte la possibilité à l'avenir de prévoir la conditionnalité de certaines aides.
Ils proposent donc que l'Etat puisse déterminer les conditions dans lesquelles certaines aides publiques peuvent être conditionnées à la réalisation de ce diagnostic.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 368 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 9 |
Alinéa 3
Après le mot :
restructuration
insérer les mots :
et de déspécialisation
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser le contenu des informations que doivent fournir les futurs diagnostics.
Il vise à préciser qu'outre le potentiel de restructuration, ces diagnostics mesurent également le potentiel de déspécialisation de l’exploitation afin de favoriser sa résilience et son autonomie.
En effet, la notion de diversification présente actuellement dans l'alinéa 3 peut s'entendre comme le maintien de l'existant et le fait d'ajouter de nouvelles productions ou de nouvelles sources de revenus, alors que la déspécialisation s'entend bien comme celle de modifier la structuration actuelle de son exploitation.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 369 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 9 |
Alinéa 4
Compléter cet alinéa par les mots :
qui permet notamment d’évaluer la résilience du projet d’installation ou de transmission face aux conséquences du changement climatique, estimée au regard de la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique et de sa capacité à contribuer à l’atténuation de celui-ci, notamment par la mise en place de pratiques agroécologiques
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'objectif que pourrait poursuivre ce "stress test aléas climatiques" en reprenant la rédaction initialement retenue à l'Assemblée nationale.
Il s'agit de bien préciser dans la loi qu'il vise avant tout à faire face aux conséquences du changement climatique et à sa capacité de participer à son atténuation.
Une fois de plus, il s'agit de ne pas seulement adopter une position passive face au réchauffement climatique mais dynamique en se fixant comme objectif de tenter d'en atténuer les effets.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 370 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 9 |
Alinéa 4
Compléter cet alinéa par les mots :
qui permet d’évaluer la résilience du projet d’installation ou de transmission face aux conséquences du changement climatique, estimée notamment au regard de sa capacité d'avoir un accès à l'eau adaptée à ses besoins
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est un amendement de repli.
Il vise à préciser que le "stress test aléas climatiques" prévu à l'alinéa 4 poursuit l'objectif principe d'évaluer sa capacité de résilience, notamment au regard de sa capacité d'avoir un accès à l'eau adaptée à ses besoins.
Si les auteurs de cet amendement ont bien conscience qu'il apparait peu pertinent de décrire dans la loi l'ensemble des objectifs de ce futur "stress test", ils estiment néanmoins que la question de l'eau étant tellement prépondérante pour la viabilité d'une exploitation, qu'il semble indispensable de le prévoir explicitement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 371 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mmes BONNEFOY et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE, KANNER et Michaël WEBER, Mmes BÉLIM et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 9 |
Après l’alinéa 4
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
...° À l’évaluation des principaux déterminants de la qualité et de la santé des sols des parcelles de l’exploitation, ayant pour objet de fournir une information claire et transparence sur l’état des sols, en particulier sur la matière organique présente ;
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à réintroduire une évaluation spécifique liée à l'évaluation de la qualité et de la santé des sols.
Les auteurs de cet amendement ont porté plusieurs propositions sur l'ensemble de ce projet de loi afin de réintégrer cette dimension essentielle pour l'avenir de notre agriculture, mais également pour la préservation de notre biodiversité et de la ressource en eau.
lls tiennent, à ce titre, à rappeler les travaux du groupe SER du Sénat avec l'examen en séance publique en février 2024 d'une proposition de loi visant à préserver la santé des sols, qui posait déjà les bases d'un diagnostic de performance écologique des sols.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 372 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 9 |
Après l'alinéa 10
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
Ces diagnostics peuvent faire l'objet d'actualisations périodiques à la demande de l'exploitant agricole afin de l'accompagner lors des différentes étapes de la vie de l'exploitation. En l'absence d'actualisations, ces diagnostics ne peuvent pas être valable pour une période supérieure à 15 ans.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) poursuit un double objectif.
D'une part, il vise à ouvrir la possibilité pour un exploitant agricole de demander une actualisation de tout ou partie de son diagnostic afin de l'accompagner lors des différentes étapes de la vie de son exploitation.
D'autre part, il prévoit qu'un diagnostic ne saurait avoir une durée de validité de plus de 15 ans en l'absence d'actualisation.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 373 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 9 |
Alinéa 1, après la deuxième phrase
Insérer une phrase ainsi rédigée :
Ils sont notamment mobilisés lors de la cession d’une exploitation agricole, lors de l’installation d’un nouvel exploitant agricole ou de reconversion en Agriculture Biologique.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser certains cas dans lesquels peuvent être mobilisés les diagnostics.
Ils prévoient qu'ils peuvent notamment, et non exclusivement, être mobilisés lors de la cession d’une exploitation agricole, lors de l’installation d’un nouvel exploitant agricole mais aussi lors d'une reconversion en Agriculture Biologique.
En effet, il apparait que des exploitants agricoles voulant s'installer ou se reconvertir en Agriculture Bio peuvent être victimes de sols pollués ne leur permettant pas d'y parvenir, alors même qu'ils ne sont pas nécessairement responsables de cette situation.
Le diagnostic prévu à l'article 9 ayant justement pour objectif d'accompagner les exploitants agricoles dans leur projet d'installation ou lors des différentes étapes de la vie de leur exploitation, il pourrait être un outil extrêmement utile dans ces situations.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 374 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 9 BIS |
Alinéa 2
Après le mot :
alimentaires,
insérer les mots :
au regard notamment de l’adaptation au changement climatique et la nécessité de contribuer à son atténuation,
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser le nouvel article 9 bis, introduit en commission au sénat par les rapporteurs, qui propose d'établir une cartographie des opportunités et risques de marchés à horizon 20 ans à destination des acteurs de la politique de formation et d'installation.
Les auteurs de cet amendement ne sont pas opposés au principe de cette cartographie qui peuvent en effet être utiles pour mieux former et informer nos futurs agriculteurs.
Toutefois, ils s'interrogent sur sa finalité exclusivement économique dans sa rédaction actuelle.
Si nous devons nous projeter à horizon 20 ans pour déterminer les risques et contraintes pesant sur une exploitation, une filière ou un secteur, il est évident que la dimension climatique doit être prise en compte.
C'est l'objet du présent amendement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 375 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 9 BIS |
Alinéa 3
Compléter cet alinéa par les mots :
, ainsi que des pratiques agricoles existantes permettant de participer aux transitions écologique et climatique.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser la rédaction de l'article 9 bis, introduit en commission.
Il propose d'intégrer explicitement le fait d'informer sur les pratiques agricoles existantes permettant de participer aux transitions écologique et climatique. Cette précision semble complémentaire avec le début de ce même alinéa qui prévoit une information concernant les "évolutions observées et anticipées des aptitudes productives liées aux déterminants des coûts de production, y compris aux variables environnementales et sanitaires par région".
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 376 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 9 BIS |
Alinéa 6
Compléter cet alinéa par les mots :
, tout en participant à la nécessaire transition agroécologique de notre modèle agricole.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser les finalités attendues de cette cartographie prévue à l'article 9 bis.
Dans sa rédaction actuelle, seule la dimension économique est mise en avant avec un objectif de "maximiser la rentabilité économique" .
Le présent amendement vise à intégrer également la nécessaire participation de cette cartographie à une agriculture plus résiliente, participant à la transition agroécologique de notre modèle agricole.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 377 rect. quater 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 10 |
Alinéa 5
Remplacer les mots :
ayant un projet d’installation ou souhaitant céder son exploitation
par les mots :
qui exerce une activité agricole ou qui souhaite s’engager dans une activité
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à revenir sur la rédaction de l'alinéa 5, telle qu’adoptée en commission au Sénat à l'initiative des rapporteurs.
Il s'agit de ne pas restreindre les missions du guichet unique de l’installation-transmission à deux catégories de public : les candidats à l’installation et les cédants.
Les auteurs de cet amendement, à l'instar de leur position prise à l'article 9, souhaitent au contraire que ce guichet unique soit ouvert à tous les actifs agricoles.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 378 rect. bis 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 10 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 379 rect. ter 4 février 2025 |
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I. - Alinéas 12 à 14
Remplacer ces alinéas par un alinéa ainsi rédigé :
« Art. L. 330-5. – Sauf impossibilité, cinq ans au moins avant leur départ en retraite, les exploitants agricoles indiquent au point d’accueil départemental unique les caractéristiques de leur exploitation agricole, leur projet de cession, s’il existe, et s’ils ont ou non identifié un repreneur potentiel.
II. - Après l'alinéa 15
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Le point d’accueil départemental unique informe chaque exploitant agricole de l’obligation prévue au premier alinéa du présent article six ans avant qu’il n’atteigne l’âge requis pour bénéficier de la retraite, sur la base d’informations transmises régulièrement par les services et les organismes chargés de gérer les retraites. Cette transmission s’effectue dans les conditions fixées par le décret prévu au premier alinéa de l’article L. 114-9 du code des relations entre le public et l’administration. » ;
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à rétablir la rédaction des alinéas 9 et 11, avant leur passage en commission au Sénat.
Il semble indispensable de maintenir le caractère obligatoire de la transmission de cette information de cession.
Les auteurs de cet amendement ont bien pris connaissances des arguments des rapporteurs sur la portée de la mention "sauf impossibilité" et s'accordent sur le fait qu'elle pourrait rendre une partie de cette obligation inopérante.
Toutefois, ils estiment que la rédaction adoptée par les rapporteurs est encore moins disante et contraignante et craignent en conséquence qu'elle ne produise aucun effet.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 380 rect. ter 4 février 2025 |
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Alinéa 28, première phrase
Compléter cette phrase par les mots :
et pour proposer des pratiques privilégiant l'agroécologie
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser que les structures agréées fournissant un conseil et un accompagnement aux porteurs de projet devront proposer des pratiques privilégiant l'agroécologie pour assurer la viabilité économique, environnementale et sociale de l'exploitation, en cohérence avec l’objectif général poursuivi par le projet de loi.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 381 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 10 |
Alinéa 35
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
À ce titre, elle publie annuellement un bilan de son action sur la base d’indicateurs définis par décret après avis de l’instance nationale de concertation de la politique d’installation et de transmission prévue au IV de l’article L. 1 du code rural.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à renforcer le cadre législatif applicable aux dispositifs de suivi de la mise en œuvre de la politique d’installation et de transmission en agriculture dans le cadre des missions confiées aux chambres d’agriculture.
Tenant compte la mise en place du point d’accueil départemental unique et de France installations-transmissions, il propose que les chambres départementales soient dans l’obligation de publier annuellement un bilan des actions menées à leur échelle et dans le cadre de leur mission. Ce bilan serait construit sur la base d’indicateurs standardisés pour en faciliter le suivi et définis par décret.
Cet amendement a été travaillé avec le collectif "Installons des paysans".
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 382 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 |
Après l'article 10
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le deuxième alinéa de l’article L. 123-1 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :
" Il a principalement pour but d'améliorer l'exploitation agricole des biens qui y sont soumis dans le respect de l’environnement et des paysages, en favorisant l’installation d’exploitants agricoles et les projets agroécologiques tels que définis à l’article 1 du présent code. Il doit également avoir pour objet l'aménagement rural du périmètre dans lequel il est mis en œuvre et peut permettre, dans ce périmètre, une utilisation des parcelles à vocation naturelle, agricole ou forestière en vue de la préservation de l'environnement."
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à actualiser les objectifs fixés à l'article L. 123-1 du code rural et de la pêcher maritime en matière d'aménagement foncier agricole.
Il apparait, en effet, que cet article est encore formulé de façon à favoriser le regroupement des parcelles. Or, le projet de loi se fixe pour objectif de favoriser le renouvellement des générations et de faciliter l'installation, ce qui ne semble donc pas cohérent avec cette rédaction qui apparait obsolète.
Par ailleurs, les auteurs de cet amendement militent pour une diversification de notre agriculture et une déspécialisation de certaines grosses exploitations agricoles.
Le présent amendement propose donc de moderniser l’article relatif à l’aménagement foncier agricole en le mettant en cohérence avec les objectifs généraux fixés dans l’article L 1 du code rural.
Il a été travaillé avec FNE.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 383 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 |
Après l’article 10
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le 1° de l’article L. 330-1 du code rural est complété par les mots : « , notamment les principes de l’agroécologie tels que définis au II de l’article L. 1 du présent code. »
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) propose de modifier l'article L. 330-1 du CRPM dans son aspect relatif à l'attribution des aides publiques en matière d'installation des exploitations agricoles.
La transition vers des pratiques agroécologiques est l'une des grandes ambitions du projet de loi, avec le renouvellement des générations agricoles. Toute installation ou transmission doit ainsi être l’occasion d’encourager cette transition.
Cet amendement propose ainsi de réaffirmer l’intégration des principes agroécologiques dans les projets d’installation soutenus par l’argent et l’action publics.
Cet amendement a été travaillé avec FNE.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 384 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT, MONTAUGÉ et Michaël WEBER, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 13 |
Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à supprimer l'article 13 du projet de loi qui propose d'alléger le régime de répression des atteintes à la biodiversité.
Cet article va restreindre considérablement les sanctions applicables à la destruction illicite d'espèces, d'habitats naturels ou de sites protégés, à l'heure où le déclin de la biodiversité et la pollution environnementale n'est plus à prouver.
De plus, il pose le principe de présomption de non-intentionnalité des infractions et allège, particulièrement suite à son passage en commission au Sénat où les rapporteurs ont fait adopter une nouvelle rédaction globale encore plus souple, l'échelle des sanctions pour qu'elle soit encore moins dissuasive.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 385 rect. ter 4 février 2025 |
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N° 386 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT, MONTAUGÉ et Michaël WEBER, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 13 |
Alinéa 22, seconde phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est un amendement de repli à la demande de suppression de l'article 13.
Il vise à supprimer l'alinéa 22 de l’article 13 qui introduit une présomption de non-intentionnalité dès lors que des infractions sont commises dans le cadre d’une obligation légale ou réglementaire ou en application d’une autorisation administrative ou d’un plan de gestion forestière.
Cette nouvelle disposition envoie un très mauvais signal d’impunité qui aboutira dans les faits à de nombreuses destructions d’espèces.
En conséquence, il est proposé de supprimer cette disposition pour éviter une complexification inutile.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 387 rect. bis 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GILLÉ, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 13 BIS A (SUPPRIMÉ) |
Rétablir cet article dans la rédaction suivante :
Le chapitre III du titre II du code des douanes est complété par un article 59… ainsi rédigé :
« Art. 59…. – I. – Les agents des douanes et les personnes placées sous l’autorité de collectivités territoriales ou établissement publics peuvent, sur demande circonstanciée et dans des objectifs fixées au II, se communiquer, dans le respect du règlement UE 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données (RGPD), les renseignements et les documents détenus ou recueillis respectivement dans l’exercice de leurs missions relatives à la tenue du casier viticole informatisé prévu à l’article 145 du règlement (UE) n° 1308/2013 du parlement européen et du conseil du 17 décembre 2013 portant organisation commune des marchés et produits agricoles et dans la conduite de leur projet.
« II. - L’objectif mentionné au premier alinéa s’entend de celui répondant aux conditions suivantes :
« 1° Il vise à dimensionner une politique publique de soutien au secteur vitivinicole ;
« 2° Il vise à aider les collectivités territoriales et établissements publics à mesurer et à améliorer l’impact de leurs politiques publiques en faveur de la profession vitivinicole ;
« 3° Il vise à mettre à disposition des Interprofessions et des syndicats viticoles des outils de pilotage publics et privés de leurs démarches environnementales et de leur production ;
« 4° Il respecte le règlement UE 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données (RGPD) en particulier le secret statistique ;
« III. – Un arrêté du ministre en charge du budget reconnaît les objectifs répondant aux critères fixés au II et précise les modalités d’applications du présent article. »
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à rétablir l'article 13 bis A supprimé en commission au Sénat par les rapporteurs dans une rédaction toutefois différente.
Le secteur vitivinicole fait face depuis plusieurs années à une succession d’aléas qui affectent sa stabilité et son développement : événements climatiques extrêmes, crises sanitaires, perturbations géopolitiques et économiques, ainsi que l’évolution des habitudes de consommation. Pour surmonter ces défis, il est crucial que l’État, les collectivités territoriales et les établissements publics disposent d’une connaissance plus précise et plus actualisée des dynamiques du secteur.
Cet amendement vise à faciliter l’accès aux données du Casier Viticole Informatisé (CVI), dans un cadre strictement encadré par le règlement général de protection des données (RGPD), afin de permettre une meilleure adaptation des politiques publiques. Contrairement à ce qui a été affirmé en commission, cette mesure n’a aucunement vocation à nuire aux viticulteurs ni à porter atteinte à la confidentialité de leurs informations. Au contraire, elle permettrait de garantir que les actions publiques soient mieux ciblées, plus efficaces et adaptées aux réalités du terrain.
En effet, l’accès aux données du CVI permettra aux collectivités territoriales et établissements publics de mieux dimensionner les politiques de soutien à la filière vitivinicole, en particulier dans les domaines suivants :
- La mise en place de mesures adaptées pour soutenir la production face aux aléas climatiques et sanitaires (plans de distillation, arrachages, aides à l’export, etc.) L’élaboration d’outils de pilotage pour accompagner la transition écologique et la durabilité de la production viticole L’analyse des besoins du secteur afin de renforcer l’efficacité des politiques publiques en faveur de la viticulture.
- Le respect du RGPD, notamment en ce qui concerne le secret statistique et la protection des données personnelles, est au cœur de cet amendement. Les données partagées seront utilisées exclusivement à des fins statistiques et pour l’élaboration d’outils de pilotage de la filière vitivinicole, et non pour des mesures de contrôle individuel.
Dans un souci de simplification administrative, cet amendement permettrait également de réduire les lourdeurs administratives pesant sur les viticulteurs. En partageant les données entre les différents services publics, nous évitons que la filière viticole ne soit contrainte de renseigner plusieurs fois les mêmes informations, ce qui représente une source de contraintes supplémentaires. Cette mesure vise ainsi à alléger les démarches administratives, permettant aux viticulteurs de consacrer plus de temps à leur activité et moins aux formalités administratives.
L’objectif est d’apporter aux viticulteurs un soutien plus ciblé, cohérent et pérenne, en exploitant de manière rationnelle et sécurisée les informations disponibles, sans remettre en cause leur confidentialité.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 388 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 13 BIS |
Alinéa 4
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à supprimer le dernier alinéa de l'article 13 bis qui précise que lorsqu’il est constaté un manquement reposant sur une norme qui entre en contradiction avec une autre norme, l’exploitation agricole ne peut être sanctionnée.
Cette précision, introduite en commission au sénat, ouvre un champ d’interprétation et de recours éventuels beaucoup trop importants pour qu'il soit adopté en l'état.
Le Gouvernement était d’ailleurs à l'origine d'un amendement de suppression de cette mesure à l'Assemblée nationale au motif qu'il présentait un risque juridique trop important.
Les auteurs de cet amendement estiment par ailleurs que le projet de loi prévoit déjà un certain nombre de dispositifs permettant de préserver l'exploitant agricole d'interprétations trop abusives.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 389 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT, MONTAUGÉ et Michaël WEBER, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 14 |
Alinéa 18
Remplacer les mots :
deuxième classe
par les mots :
troisième classe
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à réhausser le montant des contraventions applicables au fait de détruire une haie sans avoir obtenu une absence d’opposition ou en violation d’une mesure de retrait de cette absence d’opposition.
Il s'agit de rétablir le montant des sanctions prévues dans le texte issu de l'Assemblée nationale que les rapporteurs ont diminué en commission.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 390 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 14 |
Alinéa 24
Remplacer les mots :
quatrième classe
par les mots :
cinquième classe
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à rehausser le montant des contraventions applicables au fait de détruire une haie sans avoir obtenu cette autorisation unique ou en violation d’une mesure de retrait de cette autorisation unique.
Il s'agit de rétablir le montant de la sanction envisagée, diminué en commission par les rapporteurs.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 391 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 14 |
Alinéa 17, dernière phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à supprimer la dernière phrase de l'alinéa 17 qui prévoit qu'en cas de silence ou d'absence d'opposition de l'autorité administrative, le projet est réputé comme autorisé.
Les auteurs de cet amendement estiment qu'au vu de l'encombrement actuel de l'administration au quotidien, une telle disposition pourrait revenir à laisser le champ ouvert à des destructions multiples. Cette situation est d'autant plus réelle que les rapporteurs ont établi en commission que l’administration disposait d'un délai de deux mois pour répondre.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 392 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 14 |
Alinéa 48
Remplacer les mots :
des organisations représentatives agricoles et des associations représentatives d’élus locaux,
par les mots :
des acteurs concernés et notamment des organisations représentatives agricoles, des représentants des collectivités territoriales et de leurs groupements, des organisations professionnelles concernées et des associations de protection de l’environnement agréées,
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'alinéa 48 de l'article 14.
Cet alinéa prévoit que dans chaque département, l'autorité administrative compétente prend un arrêté établissant une période d'interdiction de travaux sur les haies et un coefficient de compensation en cas de destructions.
Cet arrêté doit être pris avis des organisations représentatives agricoles et des associations représentatives d’élus locaux.
Au vu de l'importance de ce futur arrêté, les auteurs de cet amendement estiment nécessaire d'y intégrer également les organisations professionnelles concernées et les associations agrées de protection de l'environnement qui sont qualifiées pour émettre également un avis.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 393 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Michaël WEBER, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 14 |
Alinéa 29
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à retirer les réserves naturelles du dispositif de simplification des procédures.
Les auteurs de cet amendement rappellent que la plupart des actes de classement de réserves naturelles posent un principe d'interdiction de porter atteinte de quelque manière que ce soit aux végétaux non cultivés. La destruction de haies sauvages n'est donc pas juridiquement possible dans ces réserves naturelles. Quant aux haies plantées avec des végétaux cultivés, on pourrait considérer qu'elles sont soumises à l'objectif de bon état de conservation du patrimoine naturel de la réserve naturelle, et donc qu'il n'est pas possible d'y porter atteinte.
Les réserves naturelles sont un outil de protection forte de la biodiversité et géodiversité. Le décret du 12 avril 2022 en donne une définition. Est reconnue comme protection forte « une zone
géographique dans laquelle les pressions engendrées par les activités humaines susceptibles de compromettre la conservation des enjeux écologiques sont absentes, évitées, supprimées ou
fortement limitées, et ce de manière pérenne, grâce à la mise en œuvre d'une protection foncière ou d'une réglementation adaptée, associée à un contrôle effectif des activités concernées. »
Par ailleurs, il faut noter que l’article 14 prévoit que toute destruction de haie s’accompagne de mesures de compensations à l’arrachage, dont l’obligation de replantation d’un linéaire de haies au moins égal à celui détruit. Or, il semble essentiel de rappeler, comme déjà fait par certains députés, qu’une haie ancienne présente des caractères de biodiversité, maturité et fonctionnalité qui ne pourront être compensés par une replantation.
Cet amendement a été travaillé avec Réserves Naturelles de France.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 394 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 14 |
Alinéa 40
Remplacer cet alinéa par deux alinéas ainsi rédigés :
« Art. L. 412-25. – Tout projet de destruction de haie doit être conçu conformément à la séquence « éviter, réduire, compenser » telle que définie à l’article L. 110-1.
« Le cas échéant, toute destruction de haie est subordonnée à des mesures de compensation par replantation, proportionnelles à l’impact environnemental évalué et d’un linéaire au moins égal à celui détruit, réalisées dans les conditions prévues par l’article L. 163-1. La définition des mesures compensatoires à mettre en œuvre est précisée dans le décret prévu à l’article L. 412-26. »
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à s'assurer de la parfaite application de la séquence "Éviter, Réduire, Compenser" (ERC), lorsqu'il s'agit du régime applicable à la destruction des haies.
Il vise à rappeler que la compensation à une atteinte environnementale doit être appréhendée comme le dernier recours, comme le précise l'article L. 110-1 du code de l'environnement.
En effet, la rédaction actuelle de l'alinéa 40 précise directement que toute destruction de haie est subordonnée à des mesures de compensation.
Les auteurs de cet amendement rappellent que l'objectif fixé par le Gouvernement dans son "pacte en faveur de la haie et de agroforesterie" est le gain net de 50.000 kilomètres de linéaire de haies d'ici 2030, ce qui implique donc d'éviter autant que possible leur destruction.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 395 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 14 |
Alinéa 41
Remplacer les mots :
peut fixer
par le mot :
fixe
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'alinéa 32 qui prévoit, qu'outre les mesures de compensation, l'autorité administrative peut fixer toute autre prescription nécessaire au respect du régime applicable au régime de la destruction de la haie.
Le présent amendement vise à rendre la loi prescriptive en précisant bien que l'autorité administrative fixe toute autre prescription nécessaire.
En effet, la mention du terme "nécessaire" suffit à indiquer que cette possibilité relève bien de son champ d'interprétation et d'action.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 396 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 14 |
Alinéa 41
Compléter cet alinéa par les mots :
et les intérêts protégés par les dispositions de l’article L. 211-1
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser que la possibilité ouverte pour l'autorité administrative de fixer toute autre prescription nécessaire au respect des intérêts de la haie, tels qu'énoncés au nouvel article L. 412-24, puisse également être activée lorsqu'il s'agit des enjeux liés à la qualité de l'eau.
L'enjeu de la préservation de l'eau, en qualité comme en quantité, n'est plus à démontrer. Il semble donc nécessaire de faire également référence à l'article L. 211-1 du code de l'environnement relatif à la gestion équilibrée et durable de la ressource en eau.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 397 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 14 |
Après l'alinéa 47
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
...° Les modalités de contrôle, de vérification et de suivi des destructions et des mesures compensatoires des demandes de destruction de haies.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser le contenu du futur décret en conseil d'Etat qui viendra déterminer les conditions de mise en œuvre de l’article 14.
Actuellement, ce décret devra déterminer les conditions dans lesquelles la destruction d'une haie fait l'objet de mesures de compensation.
Le présent amendement vise à prévoir également un contrôle, une vérification et un suivi des destructions des haies, tout comme des mesures compensatoires mises en œuvre.
Pour s'assurer du bon respect de l'application de la loi et de se donner les moyens d''atteintre l'objectif de replanter 50.000 kms de haies d'ici à 2030, il semble indispensable que nous dispositions d'outils de suivi et de contrôle.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 398 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 14 |
Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :
... - Au plus tard trois ans après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le nouveau régime applicable aux haies. Il dresse un bilan de la mise en œuvre du I. du présent article et fait notamment état des contrôles et des sanctions prononcées en cas de non-respect.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à s'assurer que ce nouveau régime applicable à la haie fasse l'objet d'un suivi et d'un contrôle dans sa mise en œuvre.
Ce contrôle devra certes porter sur le respect de la loi mais également sur les sanctions qui ont pu être prononcées en cas de non-respect.
Les auteurs de cet amendement sont très attachés au bon suivi de l'application des lois et estiment qu'au vu des objectifs fixés en matière de gestion durable des haies, le Parlement doit bénéficier d'un suivi dans les trois ans afin de pouvoir adapter, le cas échéant, le régime si celui-ci venait à s'avérer non efficient.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 399 rect. bis 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
MM. ROS, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 400 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT, MONTAUGÉ et Michaël WEBER, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 15 |
Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) propose de supprimer l'article 15 qui vise à accélérer la prise de décision des juridictions en cas de contentieux contre des projets d’ouvrage hydraulique agricole et d’installations d’élevage.
Les auteurs de cet amendement tiennent à rappeler l'avis très sévère du Conseil d'Etat qui estime que "les dispositions du projet de loi, qui sont susceptibles de présenter des risques de constitutionnalité au regard notamment du principe d’égalité devant la justice, comportent des inconvénients importants en termes de sécurité juridique pour les justiciables et, plus généralement, pour la bonne administration de la justice. Il propose, en conséquence, de ne pas les retenir".
Par ailleurs, à l'Assemblée nationale, les rapporteurs eux-mêmes, pourtant issus de la majorité gouvernementale, ont estimé que « le nombre de recours contre les projets concernés s’avère très faible » mais que cet article « répond à une forte attente des professionnels du monde agricole ».
Dans son avis du 26 avril 2024, la Défenseure des droits se montre également fortement critique en indiquant que "Cette réforme contentieuse, motivée par la volonté de sécuriser le déroulement de ces projets, restreint d’une manière disproportionnée le droit au recours de leurs opposants. En effet, la garantie du droit au recours, et notamment du droit d’accéder à un tribunal, garanti notamment par l’article 6, paragraphe 1, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, a une signification particulière dans les cadres des litiges ayant trait à des projets ou des politiques publiques ayant une incidence sur l’environnement. De tels projets ou politiques publiques sont susceptibles de porter atteinte au droit de vivre dans un environnement sain, garanti notamment par l’article 1er de la Charte de l’environnement, d’un large public distinct des porteurs des projets ou des destinataires directes des politiques publiques. Ce public, parce qu’il n’est pas le destinataire des décisions de l’administration, peut ne pas être en mesure d’accéder aux informations concernant ces décisions, de participer au processus décisionnel ou de les contester devant une juridiction".
Cet article vise donc à répondre maladroitement à la colère des agriculteurs - qui demande avant tout un revenu digne et des prix justes - et il convient de le supprimer.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 401 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT, MONTAUGÉ et Michaël WEBER, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 15 |
Alinéas 25 à 27
Supprimer ces alinéas.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est un amendement de repli à la demande de suppression de l'article 15.
Il propose de supprime l'alinéa 25 qui vise à raccourcir les délais pour assortir un recours d'une requête en référé.
Les auteurs de cet amendement tiennent ainsi à rappeler l'avis encore une fois très sévère du Conseil d'Etat : "Le Conseil d’Etat relève également que le projet de loi restreint les possibilités de référé sans que l’efficacité d’une telle mesure, qui porte atteinte au droit au recours, soit établie et que les conséquences de la suspension automatique de la durée de validité de toutes les décisions
relatives à un même projet n’apparaissent pas clairement, pouvant ainsi être elles-mêmes sources d’incertitudes et de contestations".
La défenseure des droits indique également dans son avis que ", la réforme contentieuse introduite par l’article 15 du projet de loi, et en particulier la restriction des possibilités de former un référé pour contester une décision concernant certains projets agricoles, limite l’accès à un tribunal des opposants à ces projets sans que cette restriction ne soit justifiée (...) La Défenseure des droits estime que la réforme des contentieux concernant les projets d’ouvrage hydraulique agricole et d’installation d’élevage tel que prévu par l’article 15 du projet de loi porte atteinte au droit au recours.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 402 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT, MONTAUGÉ et Michaël WEBER, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 15 |
Alinéa 29
Rédiger ainsi cet alinéa :
II. – Le I du présent article s’applique aux décisions administratives prises à compter du 1er janvier 2027.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est un amendement de repli à la demande de suppression de cet article.
Le texte issu de l'Assemblée nationale prévoyait que l'article 15 s’appliquait aux décisions administratives prises à compter du 1er septembre 2024.
En commission au Sénat, les rapporteurs ont modifié cet alinéa afin de prévoir une application rétroactive de deux des trois réformes prévues au présent article, et une application à la date d'entrée en vigueur de la loi pour la dernière.
Les auteurs de cet amendement ne sont pas du tout favorables à ce choix opéré en commission.
Au vu des nombreux doutes, critiques et inquiétudes suscités par cet article, il convient de prévoir le décalage de son application dans le temps afin que des analyses ultérieures puissent réellement en déterminer la pertinence.
Ils tiennent une nouvelle fois à rappeler l'avis très sévère du Conseil d'Etat sur cet article.
Le présent amendement propose donc de repousser à 2027 l'entrée en vigueur de l'article 15.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 403 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 17 |
Alinéas 3 et 4
Supprimer ces alinéas.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) les alinéas 3 et 4 de l'article 17.
Les auteurs de cet amendement sont, par définition, opposés au fait de légiférer par ordonnance car cela revient à priver le législateur de sa capacité d'agir.
Par ailleurs, cette opposition est renforcée quand il s'agit d'aborder des sujets particulièrement sensibles et la question de l'adaptation des classements ICPE/IOA en font partie.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 404 rect. bis 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
MM. PLA, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 19 BIS |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 405 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 16
Après le mot :
filière
insérer les mots :
et par mode de production
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l’alinéa 16 de l’article 1er.
Le rapport pour avis du Gouvernement présentant une programmation pluriannuelle de l’agriculture présente une opportunité de mieux suivre la production alimentaire française afin d’assurer un suivi des objectifs fixés par le Gouvernement. Dans un souci de mise en cohérence des politiques publiques agricoles et donc d’efficacité de L’action publique, ce rapport doit doit aussi traiter de l’atteinte des objectifs par mode de production, quand il en existe, comme c’est le cas de l’agriculture biologique. En effet, les différents plans Gouvernementaux fixent des objectifs de développement de l’agriculture biologique allant de 18 % des surfaces en 2027 à 21 % en 2030. Il serait logique que la PPA permette aussi de faire le suivi de l’atteinte de cet objectif.
Cet amendement a été travaillé avec la Fédération nationale d’agriculture biologique
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 406 rect. ter 3 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL et GILLÉ, Mme Sylvie ROBERT, MM. BOURGI et FICHET, Mme LINKENHELD, M. CHAILLOU, Mme POUMIROL et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 20 |
Après l'alinéa 1
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
…° Après le 8° de l’article L. 632-1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« ...° Promouvoir les produits biologiques au sens de l’article L. 641-13 du présent code et améliorer la connaissance de l’agriculture biologique afin d’atteindre les objectifs fixés au I de l’article L.1 . » ;
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) a été travaillé avec la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique.
Les interprofessions ont dans leurs missions la promotion des produits agricoles et alimentaires. Ces budgets correspondent parfois à la moitié du budget total annuel de l’interprofession et se chiffrent en millions d’euros.
Alors que l’agriculture biologique contribue au financement de ces structures interprofessionnelles, les produits biologiques bénéficient de budgets promotionnels très en deça de ce qui serait nécessaire pour stimuler la consommation. À titre d’exemple dans la filière des fruits et légumes alors que les cotisations provenant des filières biologiques s’élèvent à plus de 3 millions d’euros annuels, les montants réinjectés dans la promotion Business to Consumers des produits bio est quasi inexistante.
La campagne #Bioréflexe portée par l’Agence Bio a montré qu’avec une communication grand public au budget limité on pouvait stimuler la consommation, la campagne précédente ayant généré +5 % de chiffres d’affaires bio dans la semaine suivante alors qu’on était sur de la communication probono uniquement en radios. Il est donc primordial d’avoir une communication consommateurs des filières sur les produits bio qui soit intégrée aux budgets des interprofessions.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 407 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 20 |
Après l’alinéa 3
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Les organisations interprofessionnelles reconnues au titre de l’article L. 632-2 élaborent et publient des indicateurs spécifiques aux productions des filières biologiques, au sens de l’article L. 641-13. Elles s’assurent que les filières biologiques accèdent à l’ensemble des outils nécessaires au pilotage des volumes et au suivi des marchés. » ;
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) a été travaillé avec la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique.
Les interprofessions déclinent leurs travaux autour des grands axes d’actions suivants : améliorer la connaissance et la transparence de la production et du marché ; contribuer à une meilleure coordination de la mise sur le marché des produits ; explorer les marchés d’exportation ; exploiter le potentiel des produits ; identifier et répondre aux nouvelles attentes des consommateurs ; réaliser des recherches nécessaires à l’innovation pour répondre aux nouveaux besoins des marché et aux goûts des consommateurs.
La baisse de la croissance du marché biologique était largement anticipable d’un côté avec le non-respect des objectifs de consommation en restauration collective fixés par Egalim (objectif de 20 % de produits bio en 2022), de l’autre par la multiplication des allégations de qualité non encadrées et l’absence de message de communication clair sur les produits biologiques depuis plusieurs années, en dehors des communications des marques. Le suivi des données de marché est nécessaire pour permettre à chaque filière de piloter minutieusement l’équilibre offre / demande et éviter de trop gros a-coups sur le marché ; de même que la connaissance des comportements de consommation, leurs évolutions et la façon de les faire évoluer.
De par sa représentation minoritaire dans les interprofessions, puisqu’elle représente 10 % des surfaces et 14 % des fermes, l’agriculture biologique a du mal à faire entendre sa voix et à obtenir des outils de suivi dédiés. Des interprofessions comme le CNIEL ont déjà avancé sur la construction d’outils spécifiques à l’agriculture biologique avec notamment un poste d’économiste depuis 2022 mobilisé sur les filières biologiques. Les autres interprofessions doivent rejoindre cette dynamique, notamment les fruits et légumes, pour lesquels le marché bio est significatif, mais aussi les céréales et grandes cultures. Cela permettrait de rassurer grandement les exploitations engagées en agriculture biologique, largement fragilisées.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 408 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 14 |
Alinéa 51
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à supprimer la référence aux us et coutumes en matière de haies.
Lister les us et coutumes en matière d’obligation de gestion durable des haies ne parait pas pertinent. Concernant les haies, les coutumes et usages locaux font référence à des pratiques de gestion des haies obsolètes, datant pour la plupart des années 60-70 (https://institutdesusages.com/liste-non-exhaustive-recueil-dusages-agricoles) sans n’avoir jamais été révisés.
Par ailleurs, cet alinéa mentionne en lien avec ces us et coutumes, une obligation de gestion durable des haies aux agriculteurs, ce qui constituerait une nouvelle contrainte dans leurs pratiques.
Leur disparité en fonction des départements et le fait qu’ils soient caduques pour la plupart par rapport aux pratiques actuelles, ne participeront pas à simplifier la lecture et l’interprétation par les gestionnaires de leur droit et obligation en matière de gestion des haies. Cela entre en contradiction avec la volonté de simplifier l’application du cadre réglementaire s’appliquant aux haies.
Cet amendement a été travaillé avec AFAC-Agroforesterie.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 409 rect. bis 31 janvier 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 |
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N° 410 rect. bis 31 janvier 2025 |
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MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 411 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. MONTAUGÉ et TISSOT, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéas 13 et 14 :
Remplacer ces alinéas par un alinéa ainsi rédigé :
« La France se fixe comme objectif de réformer la politique agricole commune, à la fois au niveau européen et au niveau national, au moyen du plan stratégique national, en vue d’engager la sortie du système actuel d’aides à l’hectare au profit d’un système de contrats de transition agro-écologique rémunérés et de paiements pour services environnementaux et spécifiques versées par actif agricole.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à réformer la Politique agricole commune (PAC) aux niveaux européen et national, un levier clé pour favoriser l’installation des agriculteurs, atteindre la souveraineté alimentaire et accélérer la transition agroécologique. L’étude de l’INRAE souligne que la suppression des pesticides chimiques d’ici 2050 nécessite une PAC repensée, intégrée à ce projet de loi.
Avec près de 10 milliards d’euros annuels pour la France, la PAC est un outil puissant mais mal réparti.
Nous proposons une réforme plus équitable et écologique, incluant :
• Une redistribution des aides vers les petites exploitations en plafonnant les subventions aux plus grandes.
• Une transformation des aides à l’hectare en contrats de transition agroécologique et paiements pour services environnementaux.
• Une régulation renforcée des marchés agricoles pour assurer des prix justes aux producteurs.
Dans l’urgence, nous préconisons :
• Un triplement du budget des mesures agroenvironnementales et climatiques.
• Un triplement de la Dotation aux jeunes agriculteurs.
• Un doublement du budget des éco-régimes et de la conversion à l’agriculture biologique.
• Un doublement du paiement redistributif.
Cette réforme est essentielle pour une PAC plus juste, durable et favorable aux agriculteurs.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 412 rect. ter 4 février 2025 |
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Alinéa 14
Compléter cet alinéa par les mots :
et de son évolution pour atteindre les objectifs du "Pacte vert" pour l’Europe
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'alinéa 14 de l'article 1er qui prévoit actuellement que la France doit tirer le plein parti des règles européennes en matière d’agriculture, en particulier dans le cadre de la politique agricole commune.
Dans un rapport publié le 30 septembre 2024, La Cour des comptes européennes pointait que l’actuelle Politique agricole commune ne permet pas d’atteindre les objectifs du pacte vert. L’institution déplore notamment un « fossé » entre les « plans stratégiques nationaux », élaborés par chaque Etat pour attribuer certaines aides européennes, et les objectifs climatiques et environnementaux que s’est fixés l’UE.
Au cours de l’hiver 2024, plusieurs mesures de conditionnalité des aides ont également été abandonnées, portant notamment sur la diversification et la rotation des cultures et la couverture des sols. Une révision prochaine de la PAC semble dès lors nécessaire pour garantir l’adaptation de l’agriculture européenne aux enjeux climatiques et environnementaux. Le présent amendement propose que la France tire pleinement partie de ces évolutions en faveur d’une agriculture plus durable.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 413 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. Michaël WEBER, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Après l'alinéa 27
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« ...° De concourir à la réduction d’usage des produits phytosanitaires pour une agriculture moins dépendante en pesticides, en cohérence avec le plan Ecophyto et la stratégie européenne de la ferme à la table ;
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à réintroduire dans les priorités de nos politiques agricoles, un objectif ambitieux et chiffré de réduction de l’usage et de la dépendance aux pesticides.
L’utilisation massive d’intrants et de produits phytosanitaires est la cause majeure de la dégradation de la qualité des sols, de la contaminations de la ressource en eau ainsi que de la disparitions des pollinisateurs et des auxiliaires de culture impactant directement les rendements et la productivité agricoles.
Le plan Ecophyto et la stratégie européenne de la ferme à la table ont mis en place des objectifs ambitieux de réduction de l’usage des pesticides avec par exemple la trajectoire de réduction de moitié de l’usage des pesticides d’ici 2030.
Le plan Ecophyto a également pour but le développement des connaissances sur les solutions alternatives ainsi que sur les risques et les impacts des produits phytopharmaceutiques et en confortant la démonstration des performances économiques, environnementales et sociales des systèmes économes en produits phytopharmaceutiques.
Dans le cadre du plan Ecophyto, l’Etat a ainsi mis en œuvre le dispositif DEPHY ayant pour finalité d'éprouver, valoriser et déployer les techniques et systèmes agricoles réduisant l’usage des produits phytosanitaires tout en promouvant des techniques économiques, environnementales et sociales performantes. Le dispositif repose sur un réseau national couvrant l'ensemble des filières de production et mobilisant les partenaires de la recherche, du développement et du transfert.
L’Etat doit renforcer son soutien et la promotion du réseau DEPHY rassemblant 3 000 exploitations agricoles engagées dans une démarche volontaire de réduction de l’usage de pesticides permettant de concevoir, tester et évaluer des systèmes de culture visant une forte réduction de l’usage de produits phytosanitaires.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 414 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. MÉRILLOU, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Après l'alinéa 28
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« ...° Encourager les dispositifs d’expérimentation agricole, notamment les espaces-test ;
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à intégrer dans les objectifs exprimés par le projet de loi le soutien aux “espaces-test” agricoles, qui permettent aux aspirants agricoles de s’installer efficacement. Il est important de préciser que le dispositif d’espace-test agricole est à différencier du droit à l’essai (inscrit dans le projet de loi par un amendement adopté par l’Assemblée nationale) et qui consiste surtout faciliter l’accueil de nouveaux associés dans une structure déjà existante, et n’a donc pas les mêmes finalités et ne répond pas aux mêmes besoins.
Les espaces-tests agricoles (ETA) sont ainsi des dispositifs de test d’activité permettant à un candidat à l’installation d’expérimenter son projet en taille réelle, sur une parcelle qui est mise à sa disposition. Le porteur de projet peut ainsi se faire la main, compléter sa formation par la pratique, développer son activité, et commencer à se créer une clientèle en s’intégrant au paysage agricole local. Le cadre juridique, celui du Contrat d’Appui aux Projet d’Entreprises, lui permet d’être hébergé juridiquement et financièrement par une entreprise « couveuse ». La parcelle est soit la propriété d’une association, et est un lieu spécifiquement consacré au test d’activité, soit la parcelle qu’un exploitant partant bientôt à la retraite prévoit de céder. Dans ce dernier cas, le test d’activité peut donc permettre de créer entre le cédant et le repreneur un lien de confiance et de transmission des savoirs.
Les Espaces-test agricoles (ETA) offrent de nombreux bénéfices :
· Ils permettent de créer une étape d’accompagnement à l'émergence des projets, qui n’existe pas suffisamment aujourd’hui, conduisant certains aspirants agriculteurs à abandonner leur projet. Une étude menée par le CGAAER souligne qu’en Région Auvergne-Rhône-Alpes, 20 % des candidats accueillis au Point D’accueil Installation auraient eu besoin de passer par une phase d’accompagnement à l’émergence de leur projet ;
· En ce sens, ils facilitent l’installation de personnes Non Issues du Monde Agricole (NIMA), celles-ci représentant une grande partie des porteurs de projets en espaces-test ;
· Ils facilitent les transmissions par la création d’un lien de confiance entre cédant et repreneur. Les espaces-test permettent ainsi de renouveler l’approche de la transmission par la création d’un lien nouveau – à la fois plus engageant mais réversible – entre un cédant et un repreneur qui a un statut non pas de stagiaire ou de salarié mais d’entrepreneur ;
· Ils renforcent la présence sur le territoire d’une agriculture raisonnée, plus respectueuse de la biodiversité et des ressources que l’agriculture conventionnelle. En effet, une grande partie des porteurs de projets en espaces-test souhaitent s’installer en agriculture biologique ou raisonnée.
· Ce sont des outils de dynamisation de l’économie du territoire, en s’intégrant notamment aux Plans Alimentaires Territoriaux, comme c’est déjà le cas en Dordogne ou en Charente.
Cet amendement a été travaillé avec Déclic Collectif.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 415 rect. ter 4 février 2025 |
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Mme BÉLIM, MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 33
Après le mot :
notamment
insérer les mots :
des départements et régions d’outre-mer,
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser la spécificité des départements et régions d'outre-mer dans la nécessaire adaptation de nos politiques publiques aux réalités locales.
Le climat, la topographie et les sols des territoires ultramarins se distinguent de ceux du territoire hexagonal. Ces particularités ont façonné leur modèle agricole singulier : un modèle familial qui repose sur des exploitations de petite dimension (la surface moyenne des exploitations s’élève à 8,2 hectares en Martinique, à 6,2 ha à La Réunion, à 5,9 ha en Guyane et à 4,4 ha en Guadeloupe, contre 69 ha pour les exploitations hexagonales) et structuré autour d’un équilibre entre les filières de diversification et les filières historiques d’exportation.
La prise en compte des particularités géographiques et climatiques des territoires ultramarins dans le programme national pour le développement de modèles économiques agricoles conduit par l’Etat apparaît donc primordiale. Il convient donc des mentionner spécifiquement dans le texte, au côté des zones de montagne et des zones dites “intérmédiaires”.
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N° 416 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. Michaël WEBER, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 36
Compléter cet alinéa par les mots :
notamment en concourant à la réduction de l’usage des produits phytosanitaires et de la pollution de l’eau imputable à l’agriculture par un plan stratégique dédié
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à compléter l’objectif de protection de la santé publique prévu à l'alinéa 36, par des politiques concrètes de réduction de l’usage des produits phytosanitaires et de limitation des impacts de l’agriculture sur le niveau et la qualité de la ressource en eau.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 417 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. MONTAUGÉ et TISSOT, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
...° D’organiser un maillage territorial d’abattoirs de proximité sur le territoire national pour chaque filière d’élevage concernée, en soutenant notamment le développement de structures multi-espèces ;
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser les finalités de nos politiques publiques agricoles en abordant la question centrale de la présence des abattoirs sur notre territoire.
Les abattoirs jouent un rôle central dans les filières animales et la chaîne alimentaire, en tant qu’étape incontournable pour les animaux de rente destinés à la consommation. En plus de fournir des services essentiels, ils constituent un moteur économique et un pourvoyeur d’emplois pour nos territoires.
Conscient de leur importance, le gouvernement a lancé en juillet dernier un plan d’action visant à renforcer le réseau des abattoirs de boucherie afin de soutenir les filières d’élevage et les économies locales. L’évolution des besoins territoriaux souligne la nécessité d’investir dans des projets de rénovation et de restructuration, afin de rendre ces infrastructures plus viables financièrement, plus fonctionnelles et plus polyvalentes, notamment par le développement du multi-espèces.
C’est précisément le cas dans le département du Gers. L’abattoir d’Auch, dernier établissement de ce type sur le territoire, est engagé dans une transformation majeure : il évolue d’un modèle mono-espèce vers une structure multi-espèces. Ce projet ambitieux est le fruit d’un travail approfondi mené par les responsables de l’abattoir et les éleveurs, avec le soutien du préfet du Gers et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Cette rénovation a permis de dynamiser l’activité de cet outil essentiel à l’écosystème agricole et économique gersois
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N° 418 rect. ter 4 février 2025 |
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Mme BÉLIM, MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
.... – L'article L. 3 du code rural et de la pêche maritime est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Dans les collectivités relevant de l’article 73 de la Constitution, l’État adapte la formation aux métiers de l’agriculture, de la forêt, de l’aquaculture, de la transformation et la commercialisation des produits agricoles aux spécificités des productions de ces territoires ainsi qu’à leur développement. »
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à prendre en compte la spécificité des territoires d'Outre-mer en matière de politique de formation et d'enseignement agricole.
Les Outre-mer présentent des productions agricoles singulières, comme la canne à sucre ou les cultures vivrières, et des modèles économiques atypiques qui ne sont pas suffisamment pris en compte dans les référentiels de formation nationaux actuels.
Malgré des initiatives récentes, comme le conventionnement entre le Service Formation Développement de la DAAF et certaines filières agricoles locales, le secteur agricole peine à recruter une main-d’œuvre qualifiée. Les acteurs de terrain rencontrent des difficultés à promouvoir et former efficacement à ces métiers spécifiques. Cette situation révèle la rigidité des formations existantes, qui n’intègrent pas suffisamment les défis locaux, tels que les conditions climatiques extrêmes ou l’optimisation des itinéraires techniques propres aux Départements et Régions d’Outre-Mer (DROM).
En intégrant ces spécificités dans les formations, les établissements agricoles pourront valoriser les métiers, sensibiliser les jeunes aux enjeux économiques et environnementaux de leur région, et accompagner la transition vers des pratiques agricoles durables. Ces ajustements renforceront également l’attractivité des filières locales, tout en garantissant un ancrage durable des jeunes dans des métiers porteurs de sens et essentiels à la résilience des territoires ultramarins
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N° 419 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. MÉRILLOU, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER QUATER |
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
...° Un affichage destiné à informer les consommateurs sur la part du prix de vente revenant aux producteurs agricoles. Cet affichage doit être clair, lisible, facilement compréhensible et doit permettre au consommateur de comprendre l’impact en termes de rémunération des producteurs des prix auxquels sont achetés leurs produits.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser les objectifs de transparence en matière d'affichage destiné à informer les consommateurs.
La rémunération des producteurs agricoles est un enjeu crucial pour la pérennité de l’agriculture en Europe. Les déséquilibres dans la chaîne de valeur des produits agricoles et alimentaires, exacerbés par les pratiques de certains acteurs de la grande distribution, fragilisent les exploitations agricoles. Une information claire et transparente à destination des consommateurs est essentielle pour corriger ces déséquilibres et encourager des pratiques de consommation responsables.
Actuellement, les consommateurs n’ont qu’une visibilité limitée sur la répartition des prix des produits qu’ils achètent. Or, cette opacité empêche une prise de conscience collective et limite l’incitation à privilégier des produits issus de filières garantissant une rémunération équitable des producteurs agricoles.
Cet amendement vise donc à instaurer un affichage obligatoire en grande distribution afin d’informer les consommateurs sur la part du prix de vente des produits qui revient directement aux producteurs agricoles. Cet outil de transparence permettra aux consommateurs d’évaluer l’impact de leurs choix d’achat sur la rémunération des agriculteurs.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 420 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Michaël WEBER, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 1ER |
Alinéa 5
Compléter cet alinéa par les mots :
et des engagements nationaux et européens de transition agroécologique dans le cadre du pacte vert pour l’Europe
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est un amendement de repli à la demande de suppression des alinéas 2 à 5.
L’amélioration constante du potentiel agricole doit s’inscrire dans le cadre des engagements nationaux et européen pour une agriculture plus durable et écologique. L’intensification des pratiques agricoles, l’utilisation massive d’engrais, de produits phytosanitaires, d’insecticides, la mécanisation importante et la standardisation des parcelles ont pour conséquence une perte de fertilité et donc la diminution de la capacité des sols agricoles à produire des cultures de manière durable et rentable. L’agriculture intensive accélère les phénomènes de compaction, d’érosion et de contamination des sols qui induisent à une réduction des rendements et du potentiel agronomique des sols. La destruction biologique et l’érosion des sols a également pour conséquence de réduire l’infiltration de l’eau entraînant, d’une part, un stress hydrique pour les plantes et, d’autre part, lors de fortes précipitations, l’augmentation de phénomènes destructeurs comme les coulées de boue.
Le manque de diversité génétique des cultures agricoles et la destruction des infrastructures agroécologiques tels que les haies, les talus, les jachères fleurie et mellifère impactent directement le nombre de pollinisateur, d’auxiliaires agricoles et de prédateurs naturels contre les bioagresseurs des cultures qui ont des conséquences désastreuses sur la production agricole française.
L’amélioration du potentiel agricole repose donc sur un changement de pratiques agricoles s’appuyant sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes tout en préservant les ressources naturelles. Des résultats techniques et économiques peuvent être maintenus ou améliorés tout en améliorant les performances environnementales. Plusieurs engagements en faveur de la transition agroécologique ont été pris dans le cadre de la stratégie nationale pour la biodiversité, du plan Ecophyto, de la loi ZAN et du pacte vert pour l’Europe et doivent être pérennisés au nom de l’amélioration constante du potentiel agronomique français.
Les politiques publiques agricole doivent continuer de soutenir la réintroduction de la diversité dans les systèmes de production agricole, la restauration d’une mosaïque paysagère diversifiée (ex : diversification des cultures et allongement des rotations, implantation d’infrastructures agroécologiques...) et le rôle de la biodiversité comme facteur de production en replaçant l’agronomie au cœur des systèmes de productions.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 421 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Michaël WEBER, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Alinéa 18, première phrase
Compléter cette phrase par les mots :
et de la préservation de l’environnement et de la biodiversité en milieu agricole
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à ajouter dans le programme national d’orientation et de découverte des métiers agricoles, des actions à destination de tous les élèves des écoles élémentaires, en matière de sensibilisation aux enjeux écologiques en milieu agricole .
Les milieux agricoles sont des écosystèmes à part entière et l’interdépendance entre biodiversité et agriculture est au fondement de tout savoir agronomique qu’il convient de replacer au centre des pratiques agricoles.
Les milieux agricoles sont aussi des écosystèmes à part entière et les variétés potagères, fruitières, céréalières, ou espèces animales sont des constituantes de biodiversité. En parallèle, des espèces dépendent de ces milieux et apportent des services indispensables au développement de l'agriculture elle-même. Par exemple, sans insectes pollinisateurs, 65 à 95% des fruits et légumes que nous mangeons n’existeraient pas.
Sans la biodiversité, et malgré toutes les technologies mécaniques et pétrochimiques, l’agriculture même moderne n’aurait pas les capacités de production, ni d’adaptation aux changements globaux. Sans la biodiversité, l’agriculture devrait traiter plus, fertiliser plus car les auxiliaires des cultures ne réguleraient plus les ravageurs et la vie du sol n’assurerait plus ses fonctions.
Le programme d’orientation et de découverte ne peut, dès lors, faire l’impasse sur la disparition d’habitats naturels induite par des pratiques agricoles intensives, illustrée par la disparition de plus de 30% de l’abondance des oiseaux inféodés aux milieux agricoles.
La gestion intensive a également mené à une standardisation des races animales et des variétés végétales, par sélection génétique, pour augmenter leur rendement ce qui se traduit par une érosion de la diversité génétique. Le déclin d’habitats naturels en zones agricoles avec la destruction des infrastructures agro-écologiques tel que les haies est une problématique qui doit faire l’objet d’une sensibilisation dès le plus jeune âge
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 422 rect. bis 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
MM. MÉRILLOU, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 423 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DEVINAZ, MÉRILLOU, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Alinéa 21
Après les mots :
de l’élevage,
insérer les mots :
de l’apiculture,
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à reconnaître explicitement l’apiculture comme un pilier essentiel de l’agriculture française. Il propose ainsi la mise en place d’un dispositif de communication dédié aux professionnels de l’enseignement et de l’éducation, afin de les sensibiliser aux formations apicoles, au même titre que celles de l’agriculture ou de l’élevage.
Avec 1 800 000 ruches déclarées en 2021, la France ne compte plus aujourd’hui que 4% d’apiculteurs professionnels et/ou pluriactifs.
L’installation en apiculture subit un très fort ralentissement lié à des problématiques environnementales et sanitaires majeures dont la plupart engendre des pertes importantes de colonies d’abeilles et à une concurrence déloyale sur le marché mondial du miel.
Le présent projet de loi doit être l’occasion de promouvoir et accompagner la formation et l’installation professionnelles en apiculture. Aussi, s’appuyer sur les professionnels de l’enseignement et de la formation pour promouvoir l’apiculture est nécessaire.
Cet amendement a été travaillé avec Terre d'abeilles.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 424 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Michaël WEBER, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Alinéa 22
Après les mots :
mettent en œuvre
insérer les mots :
, en collaboration avec l’institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement,
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à associer l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l'environnement (INRAE) dans la formation des professionnels de l’enseignement et de l’administration de l’agriculture française.
L’inrae est issu de la fusion entre l’Inra, Institut national de la recherche agronomique, et Irstea, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture.
Leader mondiale dans la recherche spécialisé en agriculture, alimentation et environnement, la vocation de cet institut est la production et la diffusion des connaissances scientifiques et la mobilisation de ces connaissances au service de l’innovation et de l’appui aux politiques publiques.
L’INRAE est inscrit dans la Stratégie nationale de recherche et d’innovation (SNRI) et déjà engagée sur 33 sites universitaires, des écoles d’ingénieurs ou vétérinaire pour l’enseignement supérieur. L'organisation scientifique apparaît donc incontournable pour assurer une partie de la formation des professionnels de l’enseignement et de l'administration de l’agriculture.
Au service d’une recherche pluridisciplinaire et intégrative visant à répondre à des enjeux sociétaux mondiaux, l’INRAE permet enfin d’accompagner et accélérer les transitions majeures attendues pour des systèmes agricoles et alimentaires durable.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 425 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. REDON-SARRAZY, MÉRILLOU, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MICHAU, PLA, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Après l'alinéa 5
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
...° Créer une cinquième école vétérinaire publique pour répondre aux enjeux de souveraineté nationale en matière de formation des vétérinaires, de sécurité alimentaire et de santé publique, d’accompagnement de l’élevage pour cette filière agricole et économique majeure ainsi que de lutte contre la déprise vétérinaire en zones rurales.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à fixer dans la loi l’objectif de créer une cinquième école vétérinaire publique sur le territoire national pour répondre aux enjeux de souveraineté nationale en matière de formation des vétérinaires, de sécurité alimentaire et en matière de santé publique pour accompagner l’élevage, filière agricole et économique majeure, ainsi que de lutte contre la déprise vétérinaire en zones rurales.
La Région Nouvelle-Aquitaine et un ensemble d’acteurs parties prenantes locales, régionales et nationales s’engagent très fortement pour la mise en place d’une cinquième école publique vétérinaire à Limoges, projet structurant pour le territoire du Limousin, de l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine mais également pour notre pays.
Ce projet vise à participer au maintien de l’élevage dans les territoires ruraux et à renforcer notre structure de formation de vétérinaires. Il est ancré dans la stratégie régionale et inter-régionale d’aménagement et d’attractivité des territoires ruraux et de santé des populations. Basé à Limoges, ce projet de cinquième école vétérinaire publique est d’intérêt national.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 426 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. REDON-SARRAZY, MÉRILLOU, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MICHAU, PLA, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
... – L’État se donne pour objectif la création d’une cinquième école vétérinaire publique pour répondre aux enjeux de souveraineté nationale en matière de formation des vétérinaires, de sécurité alimentaire et de santé publique, d’accompagnement de l’élevage pour cette filière agricole et économique majeure ainsi que de lutte contre la déprise vétérinaire en zones rurales.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est un amendement de repli à celui visant à créer directement dans la loi une cinquième école vétérinaire publique.
Il vise cette fois à fixer cet objectif pour l'Etat afin de répondre aux enjeux de souveraineté nationale en matière de formation des vétérinaires, de sécurité alimentaire et en matière de santé publique pour accompagner l’élevage, filière agricole et économique majeure, ainsi que de lutte contre la déprise vétérinaire en zones rurales.
La Région Nouvelle-Aquitaine et un ensemble d’acteurs parties prenantes locales, régionales et nationales s’engagent très fortement pour la mise en place d’une cinquième école publique vétérinaire à Limoges, projet structurant pour le territoire du Limousin, de l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine mais également pour notre pays.
Ce projet vise à participer au maintien de l’élevage dans les territoires ruraux et à renforcer notre structure de formation de vétérinaires. Il est ancré dans la stratégie régionale et inter-régionale d’aménagement et d’attractivité des territoires ruraux et de santé des populations. Basé à Limoges, ce projet de cinquième école vétérinaire publique est d’intérêt national.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 427 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. REDON-SARRAZY, MÉRILLOU, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MICHAU, PLA, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 2 |
Après l'alinéa 16
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
.... - L’État se donne pour objectif le développement de nouvelles filières d’enseignement supérieur vétérinaire par la mise en place d’une sixième année d’approfondissement dans certaines universités, afin de répondre aux enjeux de souveraineté nationale en matière de formation des vétérinaires, de sécurité alimentaire et en matière de santé publique pour cette filière agricole et économique majeure et de lutte contre la déprise vétérinaire en zones rurales.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) est un nouvel amendement de repli qui vise à fixer dans la loi l’objectif de développer une 6ème année d’approfondissement pour les étudiants en école vétérinaires dans certaines universités afin de répondre à la difficile d’installation de vétérinaires en zones rurales.
A titre d’exemple, certains territoires d’élevage font face à une déprise vétérinaire qui affecte grandement le travail des éleveurs au quotidien. Ainsi, en Nouvelle-Aquitaine, en 5 ans, on constate une baisse de 20 % du nombre de vétérinaires en zones rurales.
Ce métier est pourtant essentiel dans nos territoires d’élevage. Il permet de faire gagner un temps précieux à nos éleveurs qui n’ont pas à parcourir des dizaines voire centaines de kilomètres pour soigner leurs bêtes à toute heure de la journée ou de la nuit.
De plus, la recrudescence du nombre d’épidémies et maladies progressent et sont plus difficiles à éradiquer que par le passé, plongeant de nombreux paysans dans l’angoisse de ne pouvoir exercer leur profession faut de soutien médical quand nécessaire.
Face à ce constat, la Région Nouvelle-Aquitaine et un ensemble d’acteurs parties prenantes locales, régionales et nationales s’engagent très fortement pour la mise en place d’une cinquième école publique vétérinaire à Limoges, projet structurant pour le territoire du Limousin, de l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine mais également pour notre pays.
A défaut d’obtenir une réponse positive sur l’objectif de créer cette cinquième école vétérinaire publique, nous vous proposons ici d’intégrer l’objectif de développer des 6ème années d’approfondissements dans des territoires d’élevages, à Limoges comme ailleurs, afin de favoriser l’ancrage territorial et le désir de s’installer sur ces territoires qui ont besoin de vétérinaires supplémentaires.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 428 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme ESPAGNAC, MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM et BONNEFOY, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 3 |
Alinéa 8
Après les mots :
métiers de l’agriculture,
insérer les mots :
du pastoralisme,
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à intégrer le pastoralisme dans le dispositif de communication destiné à sensibiliser et à informer l’ensemble des professionnels de l’enseignement et de l’éducation des établissements élémentaires et secondaire publics et privés.
Les métiers de l’élevage pastoral présentent un certain nombre de spécificités liés notamment à la valorisation d’espaces naturels de parcours :
- Les éleveurs transhumants et les bergers et vachers salariés font reposer leurs pratiques sur des savoir-faire découlant d’une connaissance approfondie des animaux, des ressources pastorales et plus globalement des milieux dans lesquels ils évoluent et qui nécessitent un temps long d’apprentissage.
- Les métiers de berger / vacher transhumant (salarié et éleveur) connaissent de nombreuses mutations en lien avec l’évolution du contexte socio-économique et écologique touchant les territoires pastoraux (contexte de prédation et augmentation des conflits d’usages).
- Les dispositifs de formation et d’accompagnement des candidats aux métiers d’éleveurs et de bergers vachers salariés reposent sur un réseau de 5 (et bientôt 7) centres de formation (cf. carte) de formation qui ont exprimé le besoin de se réunir au sein d’une association nationale et qui travaille en relation avec l’UMT Pastoralisme (Idele et Institut Agro Montpellier).
- Les enjeux associés aux mutations que connaissent ces métiers ont fait l’objet de diagnostics partagés portant spécifiquement, dans le cadre de la démarche d’inscription de la transhumance au PCI de l’humanité et du séminaire de l’Association Française de Pastoralisme de 2020.
- Il en ressort que les centres mettent en œuvre leurs actions dans le cadre de dispositifs de formation professionnelle ayant du mal à intégrer l’ensemble des spécificités liés à ces métiers, et notamment :
- Le besoin d’adapter le contenu et les supports de formation aux savoir-faire complexes et au contexte de changement climatique.
- La difficulté à organiser le tutorat et l’accompagnement « dans la durée » nécessaire à l’apprentissage des savoir-faire complexes.
- Les difficultés d’accession aux dispositifs de formation continue pour les bergers salariés saisonniers.
- La nécessité de renforcer les dispositifs de liens avec les structures professionnelles gérant les dispositifs de type bourses d’emploi, et d’accompagnement à l’installation en tant qu’éleveurs pour une partie d’entre eux (espaces tests, pépinières, …).
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 429 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. PLA, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 3 |
Alinéa 7
Compléter cet alinéa par les mots et une phrase ainsi rédigée :
et notamment dans le respect des principes de laïcité, de liberté de conscience et d’égal accès de tous au service public. Ils participent également à la lutte contre les stéréotypes sexués et à la mission de promotion de la santé à l’école mentionnée à l’article L. 121-4-1 du code de l’éducation.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à promouvoir le lien Monde agricole-Nation.
La rédaction de l’article L 811-1 du code rural et de la pêche prévoit que l’enseignement agricole dispense un enseignement conforme aux valeurs de la République.
Au vu du sentiment de défiance croissant et de la nécessaire éducation à la citoyenneté, il est souhaitable que l’enseignement agricole intègre et promeuve ces valeurs qui sont le socle de notre communauté nationale et les conditions de sa cohésion.
L’objet du présent amendement est de préciser que l’enseignement agricole a aussi pour mission de transmettre les valeurs de la République.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 430 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme ESPAGNAC, MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM et BONNEFOY, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 3 |
Alinéa 14
Compléter cet alinéa par les mots :
et participent à la gouvernance des projets alimentaires territoriaux
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à mentionner les projets alimentaires territoriaux dans le cadre des missions remplies par les établissements agricoles.
Les projets alimentaires territoriaux sont des démarches de terrain, volontaires, collectives.
C’est un rassemblement des acteurs intéressés par la question de l’alimentation, qui permet un renforcement du dialogue local agriculture-société. A ce titre, afin de créer le lien avec les futurs agriculteurs et agricultrices, les EPLEFPA doivent être partie prenante des projets, au-delà d’une vague incitation formulée dans le cadre du plan Enseigner à Produire Autrement.
Cet amendement est issu des échanges avec le SNETAP-FSU.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 431 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MÉRILLOU, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 3 BIS |
Après l'article 3 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’efficacité du plan “Enseigner à Produire Autrement”. Ce rapport évalue si l’enseignement des pratiques agroécologiques officiellement introduit par ce plan s’est révélé jusqu'à présent satisfaisant, en termes de volume horaire et de notions et pratiques traitées. L’objectif de ce rapport est donc d’étudier si ce plan permet effectivement de sensibiliser et former les élèves aux méthodes agroécologiques via différents aspects, notamment agronomiques, écologiques et relatifs au modèle économique des exploitations.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à demander un rapport d'évaluation des actions passées du gouvernement concernant l’intégration de l’agroécologie à l'enseignement agricole.
Depuis la diffusion du plan “Enseigner à Produire Autrement” (EPA), l’intégration des notions d’agroécologie et de pratiques limitant les intrants de synthèse (engrais chimiques et pesticides) commence à se concrétiser dans les programmes de l’enseignement agricole. Cependant, l’efficacité d’une telle démarche est parfois limitée par l’expérience vécue des élèves provenant de familles d’agriculteurs, qui ont du mal à remettre en cause un modèle qu’ils ont toujours connu. Cela explique une certaine indifférence, voire hostilité, aux notions introduites par le plan EPA dans les programmes, comme le note le sociologue Joachim Benet Rivière. Il y a donc un problème concret de réception des
notions agroécologiques parmi les élèves, mettant à mal l’efficacité du plan EPA.
Il paraît donc important que le gouvernement établisse un rapport sur les effets réels de ce dispositif, en étudiant les obstacles et difficultés existants, et en identifiant des leviers d’amélioration. Une telle évaluation est rendue d’autant plus nécessaire par le renforcement, dans le projet de loi actuellement discuté, de ces notions agroécologiques dans les programmes. En effet, un tel travail d’analyse permettra de tirer les leçons d’éventuelles failles et insuffisances, et d’identifier des marges d’amélioration.
Cet amendement a été travaillé par Déclic collectif.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 432 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MÉRILLOU, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 7 BIS A |
Après l'article 7 bis A
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans un délai de 12 mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les conséquences sur l’exercice de la profession vétérinaire de la concentration des établissements vétérinaires dans le cadre de restructurations de cliniques par regroupements et par rachats-fermetures, ainsi que l’impact de ces regroupements sur l’offre de soins vétérinaires aux actifs agricoles. Ce rapport proposera des mesures permettant de garantir celle-ci partout sur le territoire
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à mieux appréhender les effets d’un phénomène récent qui transforme profondément la profession vétérinaire en France : la financiarisation et la concentration des cliniques vétérinaires. Depuis 2019, le nombre de vétérinaires exerçant au sein de groupements a été multiplié par dix, atteignant en 2023 un professionnel sur cinq. Parallèlement, les six principaux acteurs du secteur détiennent désormais 15 % des cliniques.
Cette dynamique, portée par l’arrivée de nouveaux investisseurs sur un marché en croissance annuelle de 5 %, fait craindre une concentration similaire à celle observée dans le domaine de la biologie médicale, où six grands groupes réalisent aujourd’hui les deux tiers des actes.
En juillet dernier, le Conseil d’État a rendu plusieurs décisions marquantes freinant cette tendance, en validant la radiation par l’Ordre des vétérinaires de sociétés regroupées au sein de grands groupes. Toutefois, le juge administratif n’a pas reconnu comme motif suffisant de radiation les conflits d’intérêts potentiels, tels que le rachat de cliniques par des investisseurs également présents dans le secteur de l’alimentation animale.
Face à cette concentration croissante, aux zones grises de la réglementation et à la nécessité de garantir une offre de soins vétérinaires accessible sur tout le territoire, notamment pour les agriculteurs, il devient urgent d’établir un état des lieux précis du phénomène et d’identifier des solutions adaptées. Cet amendement a ainsi pour objectif d’apporter des réponses concrètes dans les meilleurs délais afin de préserver un maillage vétérinaire équilibré et indépendant.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 433 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme ESPAGNAC, MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM et BONNEFOY, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 8 |
Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :
…. – Afin d’encourager tradition, innovation et impact bénéfique sur les écosystèmes, l’inclusion sociale et les économies locales ainsi que la préservation et la promotion du patrimoine culinaire et culturel français, l’État se donne comme objectif de soutenir les modèles agricoles spécifiques comme le pastoralisme.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser la rédaction de l'article 8 relatif à la politique d'installation et de transmission en agriculture.
Il vise à donner comme objectif à l'Etat de soutenir les modèles agricoles spécifiques comme le pastoralisme dans le cadre de ces politiques afin notamment de préserver et encourager les traditions, les économies locales et promouvoir notre patrimoine culinaire et culturel.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 434 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BONNEFOY, MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 9 |
Après l'article 9
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
À compter du 1er janvier 2026, en cas de cession d’un immeuble non bâti, un diagnostic de l’état des sols, fourni par le vendeur ou le cessionnaire, est annexé à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique de vente. En cas de vente publique, le diagnostic de l’état des sols est annexé au cahier des charges.
Ce diagnostic détermine l’état physique, chimique et biologique du sol ainsi que sa capacité à générer les services écosystémiques, en tenant compte des différents types de sols et des usages des terres. Le diagnostic est accompagné de recommandations dans l’exploitation de l’immeuble afin de préserver et d’améliorer les fonctions écologiques du sol.
Un décret fixe le seuil de surface à partir duquel le diagnostic de l’état des sols est fourni, détermine le référentiel pédologique utilisé ainsi que l’échelle permettant d’évaluer les fonctions écologiques et les services écosystémiques.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à instaurer un diagnostic de l’état des sols qui tiendra compte des différents types de sols et des usages des terres.
Le diagnostic proposé sera réalisé lors de toute vente ou cession d’immeubles non bâtis. Cela permettra de lisser la mise en œuvre dans le temps et donnera à l’acquéreur du terrain des informations utiles sur l’état de son sol.
L’ensemble du couvert pédologique, de la forêt au cœur de ville, doit donc être concerné par ce diagnostic. Le présent amendement propose donc d’étendre son champ à tout immeuble non bâti à compter du 1er janvier 2027. Un décret précisera enfin un seuil de surface en dessous duquel ce diagnostic n’est pas obligatoire.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 435 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. PLA, TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 10 |
Alinéa 13
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
A cette fin, il prend également contact avec le groupement coopératif agricole concerné.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à associer le mouvement coopératif agricole à la détection des exploitations sans repreneur.
D’ici 2030, près de 50 % des agriculteurs auront l’âge de partir à la retraite.
Rapprocher des agriculteurs sans successeur avec des apprenants portant un projet d’installation agricole après leurs études est au cœur des enjeux de renouvellement.
Cette mise en relation cédants/repreneurs d’exploitation peut aussi être portée par le mouvement coopératif agricole, qui demeure le « grand oublié » de ce projet de loi alors qu’il concerne 3 agriculteurs sur 4. Avec un chiffre d’affaires de plus de 104 milliards d’euros, le modèle coopératif agricole représente ainsi plus de 40 % du poids de l’agroalimentaire national.
Grâce à sa proximité avec le terrain et son expertise, le mouvement coopératif agricole peut participer de l’identification des exploitations sans successeur tout en s’assurant que celles-ci sont « économiquement viables », mais il peut aussi accompagner des producteurs prêts à former des jeunes et à leur céder leur structure dans les six ans.
Redonner au mouvement coopératif sa place dans le processus de transmission, c’est reconnaitre sa capacité à assurer la continuité des exploitations, en collaborant avec l’enseignement agricole, mais aussi assurer la pérennité de la vie agricole dans les territoires et de celle des filières.
L’objet du présent amendement est donc d’associer le mouvement coopératif agricole ainsi que le préconisait déjà le rapport d’information n°5040 déposé par la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale, en conclusion des travaux d’une mission d’information sur « le secteur coopératif dans le domaine agricole » présentée par MM. Stéphane Travert et Fabien Di Filippo, dans sa 9ème recommandation.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 436 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme ESPAGNAC, MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM et BONNEFOY, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 11 |
Après l’article 11
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au premier alinéa de l’article L. 325-1 du code rural et de la pêche maritime, après le mot : « agriculteurs », sont insérés les mots : « ou entre une coopérative d’utilisation de matériel agricole et ses associés coopérateurs ».
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser le régime d'entraide tel que défini actuellement à l'article L. 325-1 du code rural et le pêche maritime.
La Cuma est la concrétisation même de la notion d’entraide en agriculture de par son objet et aussi son but non lucratif. Toutefois, l’entraide définie à l’article L325-1[1] du Code rural exclut l’entraide entre un agriculteur membre de la Cuma et la Cuma elle-même dans la mesure où la Cuma n’est pas agricultrice au sens strict.
Cette règle est un frein au partage entre la Cuma et ses adhérents, frein préjudiciable au développement notamment des petites Cuma. C’est également un frein en général pour les coopératives agricoles.
La question se pose donc d’ouvrir la possibilité d’opter pour l’entraide dans le cadre de l’échange de service de la coopérative avec ses agriculteurs membres, notamment, dans le cas des Cuma, pour la conduite occasionnelle du matériel.
La Cuma est la concrétisation même de la notion d’entraide en agriculture de par son objet et aussi son but non lucratif. Toutefois, l’entraide définie à l’article L325-1[2] du Code rural exclut l’entraide entre un agriculteur membre de la Cuma et la Cuma elle-même dans la mesure où la Cuma n’est pas agricultrice au sens strict.
Cette règle est un frein au partage entre la Cuma et ses adhérents, frein préjudiciable au développement notamment des petites Cuma. C’est également un frein en général pour les coopératives agricoles.
La question se pose donc d’ouvrir la possibilité d’opter pour l’entraide dans le cadre de l’échange de service de la coopérative avec ses agriculteurs membres, notamment, dans le cas des Cuma, pour la conduite occasionnelle du matériel.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 437 rect. ter 4 février 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 438 rect. ter 4 février 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 439 30 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 440 rect. ter 4 février 2025 |
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Mme ESPAGNAC, MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM et BONNEFOY, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 |
Après l’article 14
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 522-1 du code rural et de la pêche maritime est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« …° Toute coopérative d’utilisation de matériel agricole, toute association syndicale de propriétaires telle que définie dans l’ordonnance n° 2004-632 du 1er juillet 2004 relative aux associations syndicales de propriétaires, toute personne morale de droit privée de l’économie sociale et solidaire telle que définie à l’article 1 de la loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l'économie sociale et solidaire ou personne morale ou établissement de droit public pour les opérations relevant de leur activité exercée sur un territoire rural. »
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à compléter l’article L. 522-1 du code rural et de la pêche maritime relatif aux associés coopérateurs.
L’entretien des haies, l’intervention dans la lutte contre les incendies, la construction de projets de co-compostage en lien entre les collectivités territoriales, EPCI, et les agriculteurs ou encore le développement de projets alimentaires locaux associant agriculteurs et acteurs de la ruralité pourrait utilement s’appuyer sur les coopératives d’utilisation de matériel agricole. Cela nécessite que les acteurs ruraux puissent être pleinement associés dans leur sociétariat pour renforcer la coopération en milieu rural.
À titre d’exemple, les incendies de 2022 ont conduit plus de 30 Cuma sur le territoire à mobiliser leurs matériels agricoles pour venir en aide aux pompiers. Depuis, des SDIS ne sont rapprochés de fédérations de Cuma pour étudier un partenariat plus étroit. L’utilisation du matériel des Cuma (ex : tonnes à eau pendant les incendies) par les collectivités ou les acteurs de l’économie sociale et solidaire, nécessite que ces acteurs puissent prendre des parts sociales dans la coopérative pour leur utilisation.
Aujourd’hui, seules les personnes morales ayant un intérêt agricole, notion interprétée de manière limitative par la jurisprudence (ex : commune possédant des terres agricoles), peuvent être membres d’une Cuma. Cela constitue un frein pour associer par exemple des EPCI, des SDIS, des associations, etc. Concrètement, ces acteurs pourront utiliser avec cette mesure, le matériel dont ils ont besoin en souscrivant un engagement en tant qu’associé coopérateur. La FNCuma propose que les personnes morales de droit privé et de droit public ayant un intérêt rural puissent être associées d’une Cuma et participer pleinement au renforcement de la coopération entre agriculteurs et acteurs ruraux.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 441 rect. 30 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 442 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MONTAUGÉ et TISSOT, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM, BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 |
Après l’article 14
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Les externalités positives de l’agriculture sont scientifiquement définies et donnent lieu à des dispositifs de reconnaissance spécifiques permettant de conforter le développement de l’agroécologie.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à promouvoir les paiements pour services environnementaux (PSE).
L’agriculture française, dans la variété de ses terroirs et des techniques employées, contribue à répondre aux besoins divers de la société. Au-delà de sa fonction nourricière première, elle produit des externalités positives qui affectent positivement l’environnement, les paysages, la biodiversité tout en permettant à tous les français de profiter ou de vivre dans des paysages et des espaces valorisés et protégés.
Ces effets positifs relèvent de l’intérêt général de la Nation et à ce titre doivent être scientifiquement définis et portés à la connaissance du public.
En marge de l’objet de cet amendement du fait de l’article 40, ils peuvent faire l’objet de valorisation au bénéfice des agriculteurs qui en sont à l’origine dans le cadre du PSN de la PAC notamment.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 443 rect. bis 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
Mme ESPAGNAC, MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM et BONNEFOY, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 16 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 444 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme ESPAGNAC, MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BÉLIM et BONNEFOY, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 16 |
Après l'article 16
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Un Groupe national grands prédateurs est institué auprès du ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Sa composition est définie par décret.
Le Groupe national grands prédateurs est un espace de concertation réunissant les acteurs concernés par la multi-prédation. Ce groupe rend périodiquement des avis sur la situation des territoires touchés par la multi-prédation ainsi que sur les connaissances scientifiques s’y rapportant. Il peut formuler des recommandations pour coordonner les différents plans d’action concernant le loup, le lynx et l’ours afin de préserver les activités pastorales.
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) propose la création d'un « Groupe national grands prédateurs » auprès du ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, en insérant une nouvelle disposition après l’article 16 de la loi.
Ce groupe centralisera les discussions et coordonnera les actions concernant la gestion des grands prédateurs, tels que le loup, le lynx et l’ours. En réunissant les divers acteurs concernés, cet espace de concertation assurera une discussion éclairée sur les enjeux de préservation des activités pastorales.
Cette coordination est essentielle car actuellement, les acteurs ne sont pas toujours présents dans les différents groupes de travail spécifiques à chaque espèce, entraînant une dispersion des efforts et des ressources. Le Groupe national grands prédateurs rendra des avis périodiques sur la situation des territoires touchés par la multi-prédation et les connaissances scientifiques associées, et formulera des recommandations pour harmoniser les différents plans d’action. Ces avis faciliteront une gestion plus efficace et une protection accrue des éleveurs.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 445 rect. ter 4 février 2025 |
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Mme BÉLIM, MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE 20 |
Après l’alinéa 1
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
....° Avant le dernier alinéa de l’article L. 632-1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« À La Réunion, à Mayotte, en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique, les organisations interprofessionnelles peuvent associer les représentants des services de l’État à leurs travaux pour le bon exercice de leurs missions à l’exception de la réunion des instances délibératives chargées de statuer sur l’adoption des accords mentionnés à la section 1 du chapitre I du présent titre. » ;
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à préciser l'article L. 632-1 du code rural et de la pêche maritime.
L'État participe au modèle d'interprofession longue dans les Outre-mer. Il est proposé de permettre aux représentants de l'État d'accompagner les travaux des différentes familles des interprofessions, sans pour autant qu'ils ne prennent part aux délibérations des instances de décision s'agissant des accords interprofessionnels. La présence des représentants de l'État pour informer et accompagner les différents acteurs des interprofessions peut s'avérer nécessaire pour leur bon fonctionnement. Leur présence vise à sécuriser les différentes familles de l'interprofession. Il s'agit ici de permettre la pérennité d'un modèle qui a fait ses preuves et qui correspond à la volonté de valoriser la souveraineté agricole de la France.
Cette proposition tient compte de la jurisprudence de la Cour européenne (arrêt du 30 mai 2013) qui a déterminé que les contributions volontaires obligatoires (et donc les Cotisations Interprofessionnelles Étendues) ne constituent pas des aides d'État car celui-ci n'est pas à l'initiative, ou responsable, des accords interprofessionnels faisant l'objet d'une demande d'extension.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 446 rect. ter 4 février 2025 |
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Mme BÉLIM, MM. TISSOT et MONTAUGÉ, Mme ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, PLA, REDON-SARRAZY, STANZIONE et KANNER, Mmes BONNEFOY et ESPAGNAC, MM. JACQUIN et KERROUCHE, Mme MONIER, MM. UZENAT, VAYSSOUZE-FAURE, Michaël WEBER, LUREL, GILLÉ et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 21 |
Après l’article 21
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le chapitre Ier du titre VI du code rural et de la pêche maritime est complété par une section ainsi rédigée :
« Section ...
« Dispositions applicables aux Outre-mer
« Article L. 661-19 I. – Dans les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution, sont autorisées, par dérogation aux articles L. 661-8 à L. 661-11 du présent code, et sous réserve de l’avis conforme du représentant de l’État dans la collectivité concernée, l’introduction et la culture de plants et de semences en provenance de pays tiers.
« II. – Cette autorisation doit répondre aux conditions suivantes :
« 1° Les plants et semences en question doivent être destinés exclusivement à la production agricole locale et ne peuvent faire l’objet d’une commercialisation en dehors du territoire d’introduction ;
« 2° Les plants et semences présentent des caractéristiques agronomiques et sanitaires adaptées aux conditions climatiques et pédologiques spécifiques du territoire d’accueil, attestées par des essais préalables ;
« 3° Les plants et semences ne constituent pas une menace pour la biodiversité locale et ne sont pas porteurs d’organismes nuisibles au sens de l’article L. 251-3.
« III. – Le représentant de l’État dans la collectivité concernée, après avis de la direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, est chargé de définir par arrêté les modalités d’application de la présente dérogation, notamment :
« 1° La liste des espèces et variétés autorisées ;
« 2° Les procédures d’autorisation, incluant les conditions de réalisation des essais préalables ;
« 3° Les protocoles de contrôles sanitaires et phytosanitaires, en application des articles L. 661-15 et L. 251-1 à L. 251-21 du présent code.
« IV. – Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application du présent article, notamment les délais d’instruction des demandes d’autorisation et les modalités de consultation des organismes de recherche compétents. »
Objet
Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à permettre un régime dérogatoire à l’introduction et la culture de plants et de semences en provenance de pays tiers dans les Outre-mer.
Les Outre-mer font face à des défis majeurs qui menacent leur transition vers la sécurité alimentaire et la pérennité de leurs filières agricoles. Cette situation est particulièrement saillante concernant la filière de la pomme de terre à La Réunion, dont l’analyse révèle les enjeux structurels auxquels sont confrontés plus globalement les territoires ultramarins.
La dépendance croissante aux importations fragilise la production locale. Ainsi, à La Réunion, les importations de pommes de terre ont augmenté de 61 % entre 2017 et 2022, atteignant désormais 4000 tonnes, soit l’équivalent de la production locale.
Cette concurrence, initialement pensée comme un complément saisonnier, s’est muée en une présence permanente qui déstabilise les équilibres économiques locaux.
Cette situation est aggravée par trois facteurs convergents :
- L’inadaptation aux conditions tropicales et subtropicales, particulièrement dans un contexte de changement climatique des variétés inscrites au Catalogue Officiel français des espèces et variétés de plantes cultivées. Certaines variétés très adaptées aux productions tropicales ne sont pas reprises dans le catalogue officiel national et ne peuvent donc pas être utilisées dans les agricultures ultramarines. Les spécificités pédoclimatiques des territoires ultramarins requièrent des variétés dotées de résistances particulières, notamment face aux maladies tropicales.
- L’augmentation significative des coûts d’approvisionnement en semences certifiées et de qualité, avec une hausse de 50 à 80 centimes par kilogramme entre 2015 et 2024. Cette inflation contraint les producteurs à se tourner vers des semences de moindre qualité, compromettant ainsi la compétitivité de la filière.
- La baisse de productivité de 20 à 30 % causée par une pression phytosanitaire accrue, notamment due au mildiou, phénomène exacerbé par la réduction des solutions phytosanitaires disponibles et les effets du changement climatique.
Face à ces constats, il apparaît urgent d’autoriser l’introduction de plants et semences en provenance de pays tiers eux aussi présents dans l’hémisphère Sud. La présence au catalogue national ne doit pas être dans le cas présent une condition pour pouvoir accéder à une utilisation dans les Outre-mer. Cette autorisation doit cependant être accompagnée d’un contrôle strict des autorités compétentes. Cette dérogation au principe d’inscription au catalogue officiel est ainsi encadrée : il s’agit d’une réponse pragmatique aux enjeux de développement agricole des Outre-mer, limitée à ces territoires et soumise au contrôle du représentant de l’État.
L’introduction de plants et semences de pays tiers permettrait aux Outre-mer :
- D’accélérer l’adaptation des cultures aux contraintes climatiques locales ;
- De renforcer la résilience des systèmes agricoles ultramarins ;
- De soutenir la diversification des productions ;
- D’améliorer la sécurité alimentaire des territoires ;
- De favoriser le développement économique local.
À La Réunion, l’Association Réunionnaise Interprofessionnelle des Fruits et Légumes (ARIFEL) estime ainsi les besoins en semences adaptées à 300 tonnes annuelles, volume qui permettrait d’étendre la période de production et de répondre aux besoins du marché local tout au long de l’année. Ce sont ainsi moins d’importations et plus d’activité locale qui seraient permis par cet amendement. Ce serait également un soutien précieux pour les agriculteurs ultramarins, eux aussi confrontés à une conjonction de crises majeures (économique, sociale, climatique). Ce sera enfin un pas supplémentaire vers la sécurité alimentaire des Outre-mer.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 447 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. Daniel LAURENT, Mmes IMBERT et BELLUROT, MM. Jean-Baptiste BLANC, BOUCHET, BUIS, BURGOA, BRAULT et CABANEL, Mme CHAIN-LARCHÉ, MM. CHATILLON et CHEVALIER, Mme CONTE JAUBERT, MM. CUYPERS et DUFFOURG, Mmes DUMONT et DURANTON, M. FIALAIRE, Mme GARNIER, MM. GREMILLET et HOUPERT, Mmes JOSENDE et JOSEPH, M. KLINGER, Mme LASSARADE, MM. LEMOYNE, Henri LEROY et LEFÈVRE, Mme MALET, M. MILON, Mme MULLER-BRONN, M. PANUNZI, Mmes PAOLI-GAGIN, PERROT, RENAUD-GARABEDIAN et RICHER, MM. RUELLE, POINTEREAU et ROJOUAN et Mmes ROMAGNY, SCHILLINGER et VENTALON ARTICLE 14 QUINQUIES |
Alinéa 3
1° Première phrase
Supprimer les mots :
entre les espaces agricoles et les espaces urbanisés
2° Deuxième et troisième phrases
Supprimer ces phrases.
Objet
L’article 14 quinquies prévoit que tout projet de construction ou d’aménagement situé en limite d’un espace agricole intègre un espace de transition végétalisé non artificialisé.
Cette obligation, à la charge de l’aménageur, vise à préserver le potentiel agricole et à garantir la pérennité économique des exploitations.
L'article introduit une possibilité de dérogation à cette exigence, ce qui, selon les représentants de la filière, pourrait fragiliser l’objectif initial de préservation du foncier agricole.
Afin de renforcer l’efficacité de cette mesure, cet amendement propose de supprimer cette possibilité de dérogation.
En effet, cette suppression permettrait d’apporter une plus grande sécurité aux exploitations agricoles, en garantissant la conservation des terres cultivables et en réduisant les incertitudes liées à l’urbanisation.
Cette proposition a été élaborée en concertation avec les Vignerons Indépendants de France, soucieux de préserver un équilibre durable entre développement urbain et maintien de l’activité agricole.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 448 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BONNEFOY, MM. Michaël WEBER, BOURGI, TEMAL, ROS et PLA, Mmes LE HOUEROU et BÉLIM, MM. GILLÉ et FICHET, Mme MONIER, M. DEVINAZ, Mmes CONWAY-MOURET et POUMIROL et MM. DARRAS et CHANTREL ARTICLE 9 |
I. - Alinéas 1, 8 et 12
Remplacer le mot :
vivabilité
par le mot :
durabilité
Après le mot :
résilience
insérer les mots :
des sols et des exploitations
III. – Alinéa 7
1° Supprimer le mot :
éventuels
2° Remplacer les deux occurences du mot :
ou
par le mot :
et
Objet
Cet amendement de repli vient modifier la nouvelle mouture des "diagnostics de viabilité économique et de vivabilité" afin de rappeler l'importance de la préservation de la santé des sols et de leur qualité.
Il est ainsi proposé en premier lieu de préciser que la "résilience" doit à la fois concerner autant les sols que les exploitations qui ont leur destin lié en termes de fertilité, de rentabilité, de production et de préservation de la ressource. Le seul terme de résilience demeurerait en l'état très flou.
En second lieu, l'amendement vient garantir une information exhaustive sur les besoins de formation de l'exploitant agricole afin de donner des perspectives d'évolution et d'adaptation.
Enfin, cet amendement vient remplacer le terme de "vivabilité" qui serait un hapax juridique et dont le sens est difficile à saisir. Les auteurs lui préfèrent le terme de "durabilité" qui a l'avantage de prendre en compte les deux dimensions économique et environnementale d'une exploitation agricole.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 449 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
MM. LAHELLEC et CADEC ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 450 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SZCZUREK, HOCHART et DUROX ARTICLE 10 BIS |
Alinéa 3
Après le mot :
majeures
insérer les mots :
déjà chefs d’exploitation ou titulaires des diplômes nécessaires pour exercer en tant que chef d’exploitation agricole
Objet
Le droit à l'essai entre pleinement dans le cadre de l'expérience professionnelle et ne fait plus partie de la partie pratique de la formation. Ce n'est pas un stage mais une association à l'essai.
Le candidat à un tel dispositif doit donc disposer, à minima des connaissances théoriques lui permettant de tenir le rôle d'un chef d'exploitation agricole.
Tel est le sens du présent amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 451 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SZCZUREK, HOCHART et DUROX ARTICLE 14 |
Alinéas 5 à 9
Remplacer ces alinéas par six alinéas ainsi rédigés :
« Art. L. 412-21. – I. – La haie régie par la présente section s’entend de toute unité linéaire de végétation ligneuse d’origine humaine, implantée à plat, sur talus ou sur creux, remplissant l’un des critères suivants :
« 1° Présence d’arbustes, et, le cas échéant, présence d’arbres ou d’autres ligneux ;
« 2° Présence d’arbres et d’autres ligneux.
« Ne sont pas considérés comme haies et ne sont pas régis par cette section :
« 1° Les alignements d’arbres caractérisés par la présence d’une unité linéaire de végétation ligneuse composée uniquement d’arbres, sans arbustes, ni autres ligneux ;
« 2° Les bosquets, constitués d’un élément non linéaire d’arbres ou d’arbustes. »
Objet
Cet amendement a été préparé en coopération avec l'Association générale des producteurs de blé (AGPB).
Il vise à clarifier la définition de la haie en s’appuyant sur celle de la PAC. La définition initialement proposée est très large et inclut par exemple les alignements d'arbres (à l’exception des alignements qui bordent les voies publiques).
Une définition trop large des haies conduirait à ce que d'autres éléments linéaires ligneux soit inclus, et que des surfaces non concernées jusqu'ici par les réglementations le deviennent, comme les alignements intraparcellaires.
L’intégration de ces autres éléments linéaires serait particulièrement contraignante pour les agriculteurs qui souhaiteraient expérimenter de nouveaux systèmes.
La définition d’une haie dans la PAC est au contraire beaucoup plus précise et exclut ces alignements intraparcellaires.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 452 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. HOCHART, DUROX et SZCZUREK ARTICLE 1ER |
Rédiger ainsi cet article :
« I. – Le livre préliminaire du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
« 1° Au début, il est ajouté un article L. 1 A ainsi rédigé :
« Art L. 1 A. – I. – La souveraineté alimentaire se définit comme la capacité de la nation à définir elle-même une stratégie agricole qui lui permette de déterminer son degré d’autonomie alimentaire pour fournir une alimentation de qualité à sa population, tout en garantissant sa sécurité alimentaire. Consolider, renforcer ou sécuriser au maximum la production atteignable localement est le premier levier de souveraineté alimentaire. La protection, la valorisation, le développement de l’agriculture et de la pêche sont d’intérêt général majeur : ce sont les garants de la souveraineté alimentaire.
« La sécurité alimentaire est définie comme la capacité à assurer à toute personne et à tout moment un accès physique et économique aux denrées alimentaires dont elle a besoin, en en garantissant la qualité sanitaire.
« II. – À compter de la promulgation de la loi n° du d’orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture, puis tous les dix ans, la loi d’orientation de l’agriculture française a pour objectif, dans le cadre de la politique économique, sociale et environnementale, de contribuer au développement du secteur agricole et à l’innovation à parité avec les autres activités économiques :
« 1° En accroissant la contribution de la production agricole, en équilibrant la balance commerciale agricole globale du territoire national, compte tenu de la défense de la souveraineté alimentaire, de la sécurité alimentaire et de l’évolution des besoins ;
« 2° En garantissant un revenu et des prix rémunérateurs pour les agriculteurs, et en encadrant les marges abusives des multinationales de l’industrie agroalimentaire et de la grande distribution.
« 3° En préservant et en développant la résilience et le potentiel des facteurs de production agricole sur l’ensemble du territoire national ainsi que les facteurs de transformation et de distribution de ces productions par la lutte contre la concurrence déloyale et par l’établissement de toutes mesures de sauvegarde en cas de crise, dérogatoires si nécessaire, permettant le respect des objectifs et priorités d’action mentionnée au présent article ;
« 4° En assurant la souveraineté alimentaire du pays aux fins de fournir à l’ensemble de la population une alimentation garantissant la sécurité alimentaire tout au long de l’année ;
« 5° En priorisant les produits alimentaires français dans la commande publique pour la restauration collective des différentes administrations et la restauration scolaire et universitaire ;
« 6 En promouvant l’innovation agricole et l’investissement dans toute technologie contribuant à la souveraineté alimentaire tout en diminuant l’impact sur l’environnement ;
« 7° En promouvant les produits protégés par les différents labels agricoles et en priorité les Indications Géographiques Protégées ;
« 8° En développant une politique d’installation et de transmission en agriculture permettant de lutter contre la chute du nombre d’installations, en favorisant le renouvellement des générations d’actifs en agriculture par l’accompagnement des reprises d’exploitation en prenant en compte les services écosystémiques qu’elles rendent. Dans le cadre de cette politique, l’État facilite aux agriculteurs l’accès au foncier agricole dans des conditions transparentes et équitables, tout en protégeant l’exploitation familiale pour compenser les désavantages naturels et économiques auxquels elle reste soumise comparativement aux autres secteurs de l’économie ;
« 9° En assurant une formation diversifiée et de qualité aux métiers de l’agriculture et de la pêche, de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles et aux métiers qui leur sont liés, par la création de pôles d’excellences, en assurant la résilience de l’écosystème.
« III. – Tous les dix ans, la programmation pluriannuelle de l’agriculture, fixée par décret, définit les modalités d’action des pouvoirs publics pour la gestion de l’ensemble des formes d’agriculture sur le territoire métropolitain continental, afin d’atteindre les objectifs définis aux articles L. 1 A, L. 1, L. 2, L. 3 et L. 4 ainsi que par la loi n° du d’orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture. Les objectifs de productions nationaux par filière doivent tendre à être excédentaires par rapport aux consommations nationales sur celles- ci.
« Elle contribue autant que possible sans porter atteinte à la souveraineté alimentaire, aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés dans le budget carbone mentionné à l’article L. 222-1 A du code de l’environnement, ainsi qu’avec la stratégie bas-carbone mentionnée à l’article L. 222-1 B du même code. La programmation pluriannuelle de l’agriculture fait l’objet d’une synthèse pédagogique accessible au public.
« Le décret prévu au premier alinéa du présent III précise les objectifs et les priorités d’action de la politique agricole nationale tel que mentionnés au II.
« IV. – Le Gouvernement remet chaque année au Parlement un rapport portant sur l’état de la souveraineté agricole et alimentaire de la France détaillant les indicateurs de suivi de la politique agricole nationale telle que mentionnée au III. » ;
« 2° L’article L. 1 est ainsi modifié :
a) Le I est ainsi rédigé :
« I. – La politique en faveur de l’agriculture et de l’alimentation, dans ses dimensions internationale, européenne, nationale et territoriale, a pour finalités :
« 1° De sauvegarder et, pour les filières les plus à risque, de reconquérir la souveraineté alimentaire de la France et de promouvoir l’indépendance alimentaire de la France à l’international, en préservant son modèle agricole, ses systèmes d’exploitation, la qualité et la sécurité de son alimentation et en préservant les agriculteurs de la concurrence déloyale de produits importés issus de systèmes de production ne respectant pas les normes imposées par la réglementation française et européenne ; de garantir la sécurité sanitaire des importations par un niveau de contrôle efficace aux frontières ;
« 2° De développer la valeur ajoutée dans chacune des filières agricoles et alimentaires et de renforcer la capacité exportatrice de la France ; de développer des filières de production et de transformation en alliant performance économique, sociale, notamment à travers un haut niveau de protection sociale, environnementale et sanitaire, capables de relever le double défi de la compétitivité et de la transition écologique, dans un contexte de compétition internationale ;
« 3° De garantir le revenu, de développer l’emploi et d’améliorer la qualité de vie des agriculteurs et des salariés ainsi que de préserver le caractère familial de l’agriculture et l’autonomie et la responsabilité individuelle de l’exploitant et de rechercher l’équilibre des relations commerciales, notamment par un meilleur partage de la valeur ajoutée ;
« 4° De s’interdire les surtranspositions et les surreglementations françaises par rapport aux normes européenne car elles accroissent les distorsions de concurrence et pénalisent la compétitivité de l’agriculture française ;
« 5° Dans le cadre de la politique de l’alimentation définie par le Gouvernement, d’assurer la sécurité alimentaire de la population en favorisant l’accès à une alimentation sûre, saine, diversifiée, de bonne qualité et en quantité suffisante, produite dans des conditions économiquement et socialement acceptables par tous, et de concourir à la lutte contre la précarité alimentaire telle que définie à l’article L. 266-1 du code de l’action sociale et des familles. La sécurité sanitaire des importations est garantie par un niveau de contrôle efficace aux frontières ;
« 6° De contribuer à la protection de la santé publique et de la santé des agriculteurs et des salariés du secteur agricole, de veiller au bien-être et à la santé des animaux, à la santé des végétaux et à la prévention des zoonoses, en veillant à l’intégration du principe d’une seule santé ;
« 7° De reconnaître et mieux valoriser les vertus de l’agriculture, notamment en matière de services environnementaux et d’aménagement du territoire ;
« 8° De soutenir la recherche, l’innovation et le développement, en particulier des technologies et filières de production de fertilisants agricoles sur le sol national, des filières de produits biosourcés et de la chimie végétale, ou encore de nouvelles techniques génomiques ;
« 9° De participer au développement des territoires de façon équilibrée et durable, en prenant en compte les situations spécifiques à chaque région et les difficultés relatives aux zones intermédiaires ;
« 10° D’encourager l’ancrage territorial de la production, de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles, y compris par la promotion de circuits courts, et de favoriser la valorisation et la diversité des produits par le développement des productions sous signes d’identification de la qualité et de l’origine ;
« 11° De promouvoir l’information des consommateurs quant aux lieux et modes de production, notamment d’abattage des animaux, et de transformation des produits agricoles et agro- alimentaires par une amélioration de la répression de la fraude ;
« 12° De promouvoir en accord avec les besoins du marché, le maintien et le développement de l’agriculture et des filières biologiques, au sens de l’article L. 641-13 ;
« 13° De veiller à l’exclusion des secteurs agricoles volontaires des traités de libre-échange ;
« 14° De favoriser l’acquisition dès l’enfance et l’adolescence d’une culture générale de l’alimentation soulignant les enjeux culturels, environnementaux, économiques et de santé publique liés aux choix alimentaires ;
« 15° De protéger et de valoriser les terres agricoles ;
« La politique d’aménagement rural définie à l’article L. 111-2 et les dispositions particulières aux professions agricoles en matière de protection sociale et de droit du travail prévues au livre VII contribuent à ces finalités. » ;
b) Le IV est ainsi rédigé :
« IV. – La politique d’installation et de transmission en agriculture a pour objectif de contribuer à la souveraineté alimentaire de la France, en favorisant le renouvellement des générations d’actifs en agriculture par l’accompagnement des reprises d’exploitation. Elle prend en compte le caractère stratégique de ce renouvellement pour, d’une part, renforcer la création de richesse et la compétitivité de l’économie française et, d’autre part, répondre aux enjeux environnementaux et climatiques grâce aux services écosystémiques rendus par l’agriculture. Elle participe à la transition vers des modèles agricoles plus résilients sur les plans économique, social et environnemental et favorise la diversification des profils des porteurs de projets d’installation.
« À ce titre, elle oriente en priorité l’installation en agriculture vers des secteurs stratégiques pour la souveraineté alimentaire, adaptés aux enjeux de chaque territoire, et vers des systèmes de production diversifiés et viables humainement, économiquement et écologiquement, à travers des mesures visant à :
« 1° Faire connaître le métier d’exploitant agricole et communiquer sur l’enjeu stratégique du renouvellement des générations pour assurer la souveraineté alimentaire de la France ;
« 2° Susciter des vocations agricoles au sein du public scolaire, mais aussi parmi des personnes en reconversion professionnelle ou en recherche d’emploi ;
« 3° Proposer un accueil, une orientation et un accompagnement personnalisés et coordonnés de l’ensemble des candidats à l’entrée en agriculture, comme des personnes envisageant de cesser et de transmettre leur activité ;
« 4° Mettre en relation les porteurs de projets en agriculture et les personnes en activité agricole ou en fin de carrière agricole et favoriser ainsi la création, l’adaptation et la transmission des exploitations agricoles dans un cadre familial comme hors de ce cadre ;
« 5° Encourager les formes d’installation collective et d’installation progressive, y compris le droit à l’essai, permettant d’accéder aux responsabilités de chef d’exploitation tout en développant un projet d’exploitation ainsi que l’individualisation des parcours professionnels ;
« 6° Favoriser la fourniture d’informations claires et objectives sur l’état des exploitations à transmettre afin de garantir leur viabilité d’un point de vue économique, humain et environnemental avec les actions à mener pour préserver les capacités de production compte tenu des contraintes climatiques.
« Dans le cadre de cette politique, l’État facilite pour les agriculteurs, l’accès au foncier agricole dans des conditions transparentes et équitables. Il assure la formation aux métiers de l’agriculture, de la forêt, de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles et aux métiers qui leur sont liés, de façon adaptée aux transitions écologique et climatique, à l’enjeu de souveraineté alimentaire et aux autres évolutions économiques, sociales et sanitaires ainsi qu’au développement des territoires.
« La mise en œuvre de cette politique d’aide à l’installation et à la transmission s’appuie sur une instance nationale et des instances régionales de concertation réunissant l’État, les régions et les autres partenaires concernés. »
Objet
La rédaction de ce nouvel article liminaire du code rural et de la pêche maritime, issue de la commission, ne définit toujours pas la notion de souveraineté alimentaire. Aussi convient-il de commencer cet article liminaire par la définition de la notion qui est ensuite utilisée dans le reste de l’article ;
La définition proposée dans cet amendement s’appuie sur celle formulée par FranceAgriMer dans son rapport : « Souveraineté alimentaire : un éclairage par les indicateurs de bilan », publié en février 2023, qui définit la souveraineté alimentaire comme étant « la capacité d’autodétermination d’un État sur les systèmes alimentaires qui se déploient sur son territoire ». Ce rapport indique par ailleurs que « penser la souveraineté alimentaire, (…) n’est pas nécessairement tendre à l’indépendance absolue mais s’assurer d’une maîtrise considérée comme suffisante des dépendances externes, jugées pertinentes, nécessaires ou indispensables »
Par ailleurs, la formulation retenue affirmant que « l’agriculture, la pêche et l’aquaculture sont d’intérêt général majeur » risque de transformer l’agriculture en un bien public, pouvant justifier un droit de regard collectif sur les politiques agricoles. Ensuite le second volet de l’article portant sur la souveraineté alimentaire qui reprend en partie les termes de l’actuel L. 1 du code rural et de la pêche maritime créé une confusion dans les priorités des politiques publiques. Cette perte de lisibilité législative conduira donc inévitablement à une totale inefficacité des principes posés dans la loi ;
C’est la raison pour laquelle, le présent amendement qui traduit juridiquement la volonté politique de rééquilibrer les intérêts agricoles et intérêts environnementaux vise à inscrire le principe fondamental selon lequel la protection, la valorisation et le déploiement de l’agriculture sont reconnus d’intérêt général majeur.
La qualification d’intérêt général majeur de la protection de l’agriculture permettra de placer l’agriculture au même rang que d’autres activités. En effet, à l’instar de la protection des espaces naturels ou de la préservation des espèces animales (art 1 Loi n° 76-629 du 10/07/1976), de la protection des forêts (art. L. 112-1 c. for.), de la préservation des zones humides (L. 211-1-1 c. env.), il est en effet indispensable que l’activité agricole puisse bénéficier d’une telle reconnaissance. Si l’insertion de ces principes à l’article L. 1 du code rural et de la pêche maritime est indispensable, une telle affirmation de portée principalement politique nécessitera des ajouts complémentaires permettant de mieux protéger l’activité agricole en cas d’atteinte caractérisée et d’en faciliter sa mise en valeur.
Par ailleurs, le travail en commission n’a pas permis de mentionner la question de la surtransposition des normes européennes, alors que les agriculteurs français sont asphyxiés par les surtranspositions de normes européennes en France, qui les placent dans une situation de concurrence déloyale vis-à-vis des agriculteurs des autres États membres.
Il est indispensable de revenir sur cette escalade de normes qui fait obstacle à la productivité de notre agriculture et impacte négativement nos filières. Cela doit permettre de redonner aux agriculteurs les moyens de produire une alimentation dont la demande ne fait qu’augmenter.
Enfin dans le texte sorti de commission, il n’est pas fait mention du levier essentiel de la commande publique pour soutenir l’effort de souveraineté alimentaire : les différentes administrations, les services de restauration scolaire et universitaire, doivent être en mesure de privilégier les produits français. De manière générale, il convient également de soutenir les produits de qualité reconnus par un label tel que l’Indication Géographique Protégée. Ces labels sont une arme essentielle dans la reconquête de la souveraineté alimentaire
Par ailleurs, le travail en commission n'a pas permis de mentionner la question de la surtransposition des normes européennes, alors que les agriculteurs français sont asphyxiés par les surtranspositions de normes européennes en France, qui les placent dans une situation de concurrence déloyale vis-à-vis des agriculteurs des autres États membres.
Il est indispensable de revenir sur cette escalade de normes qui fait obstacle à la productivité de notre agriculture et impacte négativement nos filières. Cela doit permettre de redonner aux agriculteurs les moyens de produire une alimentation dont la demande ne fait qu’augmenter.
Enfin dans le texte sorti de commission, il n'est pas fait mention du levier essentiel de la commande publique pour soutenir l'effort de souveraineté alimentaire : les différentes administrations, les services de restauration scolaire et universitaire, doivent être en mesure de privilégier les produits français. De manière générale, il convient également de soutenir les produits de qualité reconnus par un label tel que l'Indication Géographique Protégée. Ces labels sont une arme essentielle dans la reconquête de la souveraineté alimentaire
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 453 30 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 454 30 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 455 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Stéphane DEMILLY, BONNEAU, Jean-Michel ARNAUD, BRAULT et CHASSEING, Mme ROMAGNY et MM. PILLEFER et HINGRAY ARTICLE 10 |
Alinéa 5, première phrase
Remplacer cette phrase par trois alinéas ainsi rédigés :
« Le réseau mentionné au premier alinéa du présent I propose :
« 1° Un service d’accueil, d’information et d’orientation à destination de toute personne qui souhaite s’engager dans une activité agricole ou qui souhaite transmettre son entreprise agricole ;
« 2° Un service d’accueil, d’information et d’orientation proposé dès le début de l’activité et tout au long de la carrière de l’agriculteur, afin de l’accompagner les premières années d’activité, de le sensibiliser à la préparation de la transmission et de lui apporter des conseils sur les démarches à entreprendre pour faciliter la cession ou la reprise de son exploitation.
Objet
Cet amendement vise à préciser les publics accueillis par le réseau France installations-transmissions. L'enjeu du maintien de l’exploitation agricole est très important dans ses premières années d'exercice. Les premières années de l’exploitation sont en effet déterminantes dans la fixation de la stratégie d'entreprise sur le long terme. Il est donc important de proposer un suivi post-installation à ces agriculteurs qui ont encore besoin de trouver les bonnes informations et d’être orientés efficacement.
Afin de rationaliser la mise en place du réseau France installations-transmission, un suivi du nouvel exploitant par ce dernier pourrait être proposé au cours des cinq premières années d'exercices de l'exploitant.
Par ailleurs un agriculteur doit pouvoir être informé et sensibilisé aux enjeux de la transmission tout au long de sa carrière. L’un des principaux obstacles à la réussite des transmissions d’exploitations agricoles est le manque d'anticipation.
Le service d'accueil, d'information et d'orientation de France installations –transmissions est destiné à toute personne souhaitant s'engager dans une activité agricole : ce public inclue bien les personnes qui souhaitent devenir salariés agricoles car ils constituent un vivier d'éventuel futur chefs d'exploitations. Considérant ce principe, les salariés déjà en activité agricole ou agro-alimentaire ne font pas partie du public cible. Par ailleurs l'accompagnement du conjoint, au niveau de l'information et de l'orientation, ne semble opportun que dans le cas où le conjoint souhaite également s'engager dans une activité agricole.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 456 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Stéphane DEMILLY, LONGEOT, BONNEAU et Louis VOGEL, Mme PATRU, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, Jean-Michel ARNAUD, BRAULT, CHEVALIER, LAMÉNIE et KLINGER, Mme ROMAGNY, M. PILLEFER, Mmes de LA PROVÔTÉ et GACQUERRE et M. HINGRAY ARTICLE 10 |
I. - Alinéa 8
Remplacer les mots :
notamment sur une plateforme en ligne
par les mots :
via un outil dont les caractéristiques seront précisées par décret
II. – Alinéa 9
après le mot :
nationale
rédiger ainsi la fin de cet alinéa :
compilant les données de ces répertoires départementaux uniques est constituée. Les modalités de la constitution de ce réseau seront précisées par décret. »
Objet
Cet amendement vise à revenir sur la création d’un outil informatique dédié au repérage des cédants.
Les chambres d’agriculture souhaitent avoir la responsabilité du repérage des cédants, mais ne souhaitent pas qu’un système informatique dédié soit mis en place dans l’unique but d’effectuer le repérage des cédants. La rédaction des alinéas 8 et 9 tels qu’adoptés par la Commission des affaires économiques est trop précise et se base sur un outil non-existant à date, qui n’est ni clairement défini ni financé.
C’est en ce sens que la rédaction de cet amendement entend laisser la définition des modalités de repérage des cédants au niveau réglementaire et non au niveau législatif. Confier directement la gestion de repérage des cédants à Chambres d’agriculture France sans garantie d’un budget alloué suffisant est trop risqué.
Cet argument fonctionne également pour que la base nationale des Répertoire Départementale Unique soit constituée par Chambres d’agriculture France : nous ne souhaitons pas que cette mission figure au niveau de la loi, nous estimons qu’il serait plus pertinent de l’inscrire au niveau réglementaire. En effet, nous ne pouvons pas nous permettre de garantir le bon fonctionnement de cette nouvelle mission de service public sans avoir de garanties budgétaires suffisantes.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 457 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Stéphane DEMILLY, LONGEOT, BONNEAU et Louis VOGEL, Mme PATRU, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, Jean-Michel ARNAUD, BRAULT, CHEVALIER, LAMÉNIE et KLINGER, Mme ROMAGNY et MM. PILLEFER, SOMON et HINGRAY ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Le 2° du II de l’article L. 122-3 du code de l’environnement est complété par sept alinéas ainsi rédigés :
« Pour les ouvrages de production d’électricité à partir de l’énergie mécanique du vent jusqu’au poste HTA/BT inclus, les ouvrages de production d’électricité à partir de l’énergie solaire installés au sol jusqu’au poste HTA/BT inclus, les ouvrages de stockage d’électricité jusqu’au poste HTA/BT inclus et les transformateurs d’antenne-relais de radiotéléphonie mobile, l’étude d’impact comprend également :
« – un repérage des établissements d’élevage et de leurs installations situées dans un certain périmètre autour de l’aménagement mentionné à l’alinéa précédent ;
« – les états des lieux initiaux suivants :
« i) un état des lieux électrique des établissements d’élevage et de leurs installations ;
« ii) un état des lieux technico-économique et sanitaire des établissements d’élevage.
« Dans le cas où l’éleveur refuserait la réalisation de ces états des lieux mentionnés aux i et ii, une attestation de refus signée par l’éleveur doit être intégrée à l’étude d’impact.
II. – Les modalités d’application du présent article sont déterminées par un décret en Conseil d’État.
Objet
Cet amendement a pour objet de préserver les élevages français face à la recrudescence de courants électriques et électromagnétiques parasites. S’assurer de la sécurité des élevages français est essentiel pour maintenir une répartition juste de la valeur dans les territoires ruraux.
Les élevages français se trouvent confrontés aux phénomènes électriques et électromagnétiques en raison de leur proximité de plus en plus importante avec les réseaux de transport et de distribution d’électricité, le développement des parcs éoliens ou photovoltaïques, le développement d’antennes-relais de téléphonie mobile, etc.
Or les animaux d’élevage sont très sensibles à l’électricité et aux phénomènes de courants électriques parasites. Ces courants électriques qui parcourent de façon ni maîtrisée ni souhaitée, les éléments conducteurs des bâtiments, le sol et les structures métalliques de l’exploitation, et peuvent accidentellement circuler dans le corps de l’animal.
Les conséquences de ces courants parasites sont importantes puisque des animaux peuvent aller jusqu’à refuser de se nourrir ou de s’abreuver, entraînant des chutes de production et parfois la disparition de l’élevage.
Ces phénomènes sont non visibles et s’installent progressivement. Il est donc, difficile de savoir, a priori, si les situations dégradées que l’on observe sont dues de façon certaine au nouvel aménagement électrique ou à un autre élément non identifié jusque-là dont les symptômes pourraient être les mêmes : problème sanitaire dans le troupeau, mauvaise installation électrique de l’exploitation, etc.
Pour faire face à ces situations et y remédier les éleveurs peuvent faire appel à leurs organismes de conseil, comme les Chambres d’agriculture, et au Groupe Permanent Pour la Sécurité Électrique en milieu agricole (GPSE) mis en place par la profession agricole et les distributeurs d’électricité ou les producteurs d’énergie renouvelables.
Ce groupe se donne pour objectif d’investiguer de façon amiable l’origine des problèmes électriques dans les exploitations agricoles et de proposer des solutions concrètes aux agriculteurs.
Toutefois, l’intervention du GPSE est souvent tardive, coûteuse pour les responsables d’aménagement électrique qui les prennent en charge et ne permettent pas toujours d’identifier l’origine des difficultés faute d’un point de comparaison initial.
C’est pourquoi, faisant le constat d’une recrudescence des situations difficiles, et considérant que l’élevage est une activité primordiale sur nos territoires, cet amendement propose, de manière préalable à l’implantation des aménagements suivants : éoliennes, installations photovoltaïques, installation de stockage d’électricité, lignes à haute et moyenne tension, les antennes-relais téléphoniques et leur ensemble de câbles et poste de raccordement au réseau électrique, l’obligation de :
- réaliser un repérage des exploitations et différents sites d’élevage autour de ces aménagements
- proposer aux exploitations situées dans un certain périmètre la réalisation des états des lieux initiaux suivants : état des lieux des installations électriques des sites d’élevage et état des lieux technico-économique et sanitaire des élevages.
La réalisation des états initiaux peut être refusée par l’éleveur. La réalisation de ces repérages et états des lieux permettra de :
- Sécuriser les éleveurs et les gestionnaires des aménagements électriques en leur fournissant un point de comparaison de la situation avant aménagement,
- Sensibiliser les éleveurs à la qualité électrique de leurs installations et les aménageurs à la présence de l’élevage sur le territoire,
- De faciliter le dialogue et éviter les situations dramatiques entre ces acteurs.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 458 rect. bis 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CHASSEING, Mme LERMYTTE, M. Vincent LOUAULT, Mme Laure DARCOS, M. CAPUS, Mme BOURCIER, MM. BRAULT, CHEVALIER, LAMÉNIE et ROCHETTE, Mme RAMIA, M. KHALIFÉ, Mme PERROT et M. Henri LEROY ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 19 |
Après l'article 19
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le nombre de dérogations existantes à la durée de travail hebdomadaire dans le secteur agricole et les modalités administrative de leur demande. Le rapport examine l’opportunité que les exonérations accordées annuellement soient désormais accordées pour une durée de cinq années.
Objet
Aujourd’hui une dérogation de la durée du travail en période de travaux saisonniers est obtenue auprès des autorités compétentes sur une base annuelle.
Néanmoins, les formalités sont d’une telle lourdeur administrative que concrètement, à peine une demande de dérogation est obtenue, qu’il faut en demander une autre.
Aussi, l’idéal serait de prévoit que l’autorisation de dérogation sur la durée du travail ne le soit plus sur une base annuelle mais quinquennale. Parallèlement, le registre d’heures à transmettre resterait sur le mode actuel, c’est-à-dire annuel.
Une telle disposition étant d’ordre réglementaire, il est proposé que le gouvernement remette au Parlement un rapport sur le nombre de dérogations existantes à la durée de travail hebdomadaire dans le secteur agricole et les modalités administrative de leur demande. Le rapport devra examiner l’opportunité que les exonérations accordées annuellement soient désormais accordées pour une durée de cinq années.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 459 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CHASSEING, Mme LERMYTTE, M. Vincent LOUAULT, Mme Laure DARCOS, M. CAPUS, Mme BOURCIER, MM. BRAULT, CHEVALIER et LAMÉNIE, Mme PAOLI-GAGIN, M. ROCHETTE, Mme RAMIA, M. KHALIFÉ, Mme PERROT, MM. FOLLIOT et Henri LEROY, Mme ROMAGNY et M. LEVI ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 41
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« ...° De développer l’autonomie alimentaire des exploitations d’élevage ;
Objet
Cet amendement vise à encourager le développement de l’autonomie alimentaire des exploitations d’élevage. En effet, la part d’herbe dans les élevages laitiers diminue de façon croissante depuis plusieurs années : la proportion de vaches laitières sans accès au pâturage a augmenté de plus d’un tiers depuis 2008 selon l’Idele. Pourtant, ces formes d’élevage autonomes représentent la valeur ajoutée de notre modèle agricole français, notamment avec une omniprésence du pâturage. Ces élevages sont plus durables, plus résilients face aux chocs économiques (dépendant moins de la volatilité du prix des matières premières), permettent de conserver nos paysages, notre souveraineté alimentaire et ont également un impact moindre sur l’environnement et le bien-être animal.
Au contraire, les élevages moins autonomes sont plus dépendants des intrants (pesticides et engrais pour les cultures destinées à l’alimentation animale) et aux achats d’aliments, qui sont souvent importés (exemple : on importe environ 3 millions de tonnes de soja par an, surtout d’Amérique du Sud).
L’intensification en cours de l’élevage est également souvent synonyme, pour les éleveurs et éleveuses, d’une perte d’autonomie économique et décisionnelle, cause importante du mal-être agricole, et d’une désaffection du métier par les nouvelles générations. Pour les plus jeunes générations, être davantage autonome et résilient économiquement, mais aussi travailler en accord avec l’environnement et le bien-être animal sont des critères essentiels en termes d’attractivité du métier (le bien-être animal est par exemple un critère de choix du futur métier à 61% selon l’Enquête Chambre Régionale d’Agriculture Bretagne).
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 460 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SENÉE, M. SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE, GONTARD et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 4 |
Alinéa 2, seconde phrase
Supprimer les mots :
Si cette analyse révèle l'existence de tels besoins,
Objet
Cet amendement vise à rendre l’alinéa 2 de l’article 4 cohérent avec l’article 1er et l’article 2 du présent projet de loi, qui fixent un objectif volontariste d’augmenter de 30 % par rapport à 2022 le nombre d’apprenants dans les formations de l’enseignement agricole technique qui préparent aux métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire.
En contraste avec cet objectif, l’article 4 prévoit que les contrats de plan régionaux fixent des objectifs d’accroissement du nombre de personnes formées dans les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire, seulement si une analyse révèle l’existence de tels besoins.
Les contrats locaux prévus à l’article 4 doivent traduire une vision dynamique, volontariste et ambitieuse pour l’enseignement agricole, par ailleurs prévue dans le projet de loi.
De plus, même si par nature les besoins de renforcement des formations sont différenciés selon les territoires, les remontées de terrain semblent montrer qu’ils existent partout.
Cet amendement prévoit donc que les contrats de plan régional fixent des objectifs d’accroissement du nombre de personnes formées dans les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 461 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SENÉE, M. SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE, GONTARD et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 15 |
Supprimer cet article.
Objet
La création d’un nouveau régime contentieux dérogatoire ne répond pas aux objectifs affichés quant au renouvellement des générations d’agriculteurs. Au contraire, ces dispositions favorisent une industrialisation de l'agriculture et de l’élevage basée sur des pratiques agricoles intensives, privilégiant des exploitations de grande envergure ayant un usage des pesticides et d'engrais azotés qui dégradent durablement la quantité et la qualité des eaux souterraines et de surface.
Juridiquement d’abord, la « simplification » présentée dans cet article n’est pas justifiée et risque même de complexifier les règles contentieuses à outrance, pour les justiciables comme pour les magistrats. C’est ce que pointe le Conseil d’État dans son avis : «La multiplication de règles contentieuses spéciales ne peut que nuire à la lisibilité d’ensemble des règles applicables au contentieux administratif qui, à rebours des objectifs recherchés de simplification et de clarté de la norme, se complexifie au détriment de l’égalité entre les citoyens et de la bonne administration de la justice, sans pour autant aboutir à une véritable accélération des procédures contentieuses. » Le Conseil d’Etat indique aussi que ces mesures présentent des risques d’inconstitutionnalité.
Cette dérogation a un champ d’application très large. Elle concerne toutes les décisions nécessaires à la réalisation des projets d’installations, d’ouvrages, de travaux ou d’activités concernant les plans d’eau et prélèvements d’eaux superficielles ou souterraines ayant une finalité principalement agricole mais également toutes les décisions nécessaires à la mise en place de projets d’installations classées pour la protection de l’environnement destinées à certaines activités d’élevage.
Dans un contexte d’augmentation des conflits liés au partage équitable de la ressource en eau et à la priorisation des usages, la limitation de la portée des annulations ainsi que l’obligation de régularisation faite aux juges réduit drastiquement la portée de la voie de contestation juridique ce qui risque d’augmenter les tensions. Et, d'autant plus qu'en parallèle le Gouvernement a publié au journal officiel le décret n°2024-423 du 10 mai 2024, qui vise à accélérer les contentieux liés aux ouvrages hydrauliques agricoles et les installations d’élevage, et qui complexifie lui aussi l'accès à la justice.
Le rapport public annuel 2024 de la Cour des comptes, centré sur l'action publique en faveur de l'adaptation au changement climatique, pointe pourtant le risque de mal-adaptation des ouvrages de stockage de l’eau type « Méga-Bassines ». Une modification du régime de contentieux irait à contresens de ses recommandations qui préconisent d’orienter les soutiens financiers vers les expérimentations de transformation structurelles de l’agriculture.
Dans un avis au Parlement du 26 avril, la Défenseure des Droits a également estimé que cet article « restreint d’une manière disproportionnée le droit au recours de leurs opposants ».
En outre, la commission des affaires économiques du Sénat a ajouté une disposition qui rend d’autant plus inacceptable cet article pour les écologistes. En effet, l’alinéa 29 prévoit une application rétroactive des dispositions de l’article 15. Cela a pour unique visée de mettre un terme aux procédures judiciaires en cours, qui concernent une centaine de projets IOTA de stockage d’eau ou de création ou d’extension d’élevage ICPE. Cet énième recul sur le droit de l’environnement est particulièrement préoccupant et engage la responsabilité du Parlement pour l’avenir des conditions d’habitabilité de notre planète.
Pour l’ensemble de ces raisons, il est demandé la suppression de cet article.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 462 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SENÉE, M. SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE, GONTARD et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 15 |
Alinéa 29
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement vise à supprimer l’introduction, par la commission des affaires économiques du Sénat, d’une application rétroactive des dispositions prévues à l’article 15, pour l’ensemble des litiges en cours.
L’adoption de lois rétroactives est une atteinte aux principes fondamentaux du droit, qui ne saurait se justifier ici. Elle a pour unique visée de mettre un terme aux procédures judiciaires en cours, qui concernent une centaine de projets IOTA de stockage d’eau ou de création ou d’extension d’élevage ICPE. Cette modification des règles en cours de route est donc particulièrement délétère.
Cela constituerait un recul incontestable dans le droit de l’environnement et entraînerait une dégradation de la lisibilité de la réglementation pour les projets d’investissement.
Revenir perpétuellement sur des engagements pris en matière de droit de l’environnement et de démocratie participative n’est ni souhaitable, ni soutenable, dans le contexte d’urgence climatique que nous connaissons.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 463 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. LEMOYNE ARTICLE 2 BIS AA |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 464 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
Alinéa 38
Remplacer les mots :
De promouvoir la souveraineté en
par les mots :
De réduire la dépendance aux importations et d’augmenter le taux de couverture de la consommation par la production nationale de
Objet
Cet amendement vise à remplacer la notion de souveraineté par des indicateurs plus précis, pour lesquels nous disposons de données, et qui rendent compte des besoins alimentaires en France.
Les taux de couverture de la consommation par la production nationale et la dépendance aux importations sont déjà calculés et publiés par FranceAgriMer. Ils permettent d’identifier le taux d'auto approvisionnement, le taux de couverture des besoins nationaux et celui de la dépendance aux importations. Il s’agit d’un enjeu important pour distinguer les causes de la dépendance aux importations par filière, qui peut être due à un déficit de production nationale ou à un faible taux d’auto consommation. Remédier à l’une ou à l’autre de ces situations ne nécessite pas les mêmes politiques publiques.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 465 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
Alinéa 41
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement propose de supprimer l’alinéa 41 de l’article premier qui vise à réduire la fiscalité et donc à réduire les recettes publiques. Alors que le texte doit consacrer un renforcement du soutien de l’État à l’agriculture et que la perte de recettes fiscales participe à augmenter la dette publique, inscrire ce principe parmi les priorités de la politique agricole constitue un contresens.
Les auteurs de cet amendement s’opposent également à assigner un objectif de réduction du coût du travail, qui signifie une réduction des salaires et de la protection sociale des travailleurs des secteurs agricole et agroalimentaire. Il convient au contraire d’inscrire dans la loi des objectifs d’amélioration du revenu et de la protection sociale de l’ensemble des actifs agricoles.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 466 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
Alinéa 31
Après le mot :
notamment
rédiger ainsi la fin de cet alinéa :
pour permettre la transition de l’agriculture vers les pratiques agroécologiques, dont l’agriculture biologique, les solutions fondées sur la nature, la production de biomasse durable, y compris sylvicole, la réduction des dépendances à l’égard des intrants et la résilience des exploitations agricoles aux conséquences du changement climatique ;
Objet
Cet amendement vise à orienter les politiques publiques de recherche, d’innovation et de développement vers des pratiques agroécologiques.
Prenant en considération les connaissances scientifiques actuelles en matière agronomique, climatique et écologique, ce sont bien les pratiques agroécologiques qui seront les moins coûteuses et les plus efficaces face au changement climatique et pour améliorer durablement les conditions de travail et la rémunération des actifs agricoles.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 467 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE, GONTARD et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER BIS |
Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement vise à supprimer l’ajout de l’agriculture à l’article L. 410-1 du code pénal, qui définit les intérêts fondamentaux de la nation.
Le Conseil d’Etat avait proposé dans son avis sur l’avant-projet, de supprimer cette référence, jugeant que « la portée d’une telle mention n’étant pas claire et son utilité apparaissant douteuse ».
Le groupe GEST s’interroge, au même titre que le Conseil d’État, sur la portée juridique d’un tel article.
A ce titre, on peut se demander si cette disposition est insignifiante, auquel cas, elle serait inutile, ce qui justifie sa suppression.
Au contraire, si cet article peut avoir un impact sur les décisions rendues en cas de contentieux, on peut légitimement demander des éclaircissements sur sa portée réelle. Le groupe Ecologiste - Solidarité et Territoires s’interroge sur l’objectif poursuivi par le Gouvernement : cette mention pourrait-elle faciliter la criminalisation des actions de désobéissance civile s’opposant à l’agriculture industrielle ? Elle serait dans ce cas dangereuse, dans un contexte de montée des tensions sur les sujets environnementaux, lié à un affaiblissement de l’accès à la justice et des procédures de concertation.
Chacune de ces deux possibilités justifie donc pleinement la suppression de cet article, que propose le présent amendement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 468 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 2 |
Alinéa 3
Remplacer le taux :
30 %
par le taux :
50 %
Objet
Les enjeux de renouvellement des générations d’agriculteurs nécessitent un véritable effort de la Nation. Actuellement, ce sont au mieux 6 600 diplômés en gestion d’entreprise agricole qui entrent dans la vie active (chiffres 2022), là où pour seulement approcher le renouvellement des générations à suivre dans les 8 à 10 ans, ce n’est pas moins de 20 000 installations par an qui sont nécessaires.
C’est pourquoi cet amendement vise à augmenter de 50% (plutôt que 30 %) d’ici 2030 le nombre d’apprenants dans les formations de l’enseignement agricole technique qui préparent aux métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire par rapport à 2022, pour tenter d’assurer effectivement ce renouvellement.
Cet amendement est issu des propositions du SNETAP-FSU.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 469 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 2 |
Alinéa 9
Après le mot :
compétences
rédiger ainsi la fin de cet alinéa :
en matière de transitions agroécologiques et climatiques et d’agriculture biologique, de gestion d’entreprise, de numérique, ainsi qu’en renforçant leur socle de connaissances dans les domaines des techniques agronomiques et zootechniques ;
Objet
L’objectif de cet amendement est de réintroduire dans les politiques de formation les objectifs du plan Enseigner à produire autrement 2. Ce plan ministériel a déjà conduit, entre 2020 et 2024, à la rénovation de tous les diplômes de l’enseignement agricole. Les derniers Brevets de Technicien Supérieur Agricole rénovés seront mis en œuvre à la rentrée 2025. Les rénovations prévoient un développement des compétences en matière de transition agroécologique et climatique. Ces compétences sont précieuses à tous les apprenants lorsqu’ils s’insèrent dans le monde du travail.
Ainsi, la modification des objectifs de formation dans la présente loi d’orientation agricole conduirait à des complications administratives, en particulier en modifiant le contenu de diplômes tout juste rénovés. Les besoins de compétences en matière de transition agroécologique et climatiques se ressentent déjà sur le marché de l’emploi agricole.
Ainsi le secteur de l’agriculture biologique concentre 16% de l’emploi agricole, pour 10% des surfaces. 30 à 50% des candidats à l’installation agricole veulent le faire en bio. Or la technicité de ce mode de production (gestion des adventices et des ravageurs sans possibilité de les éliminer totalement, gestion de la fertilisation sans fertilisant chimique...) demande des compétences bien spécifiques.
Pour s’assurer du maintien de ces emplois dans toute la filière, sécuriser les objectifs de formation semble être un des leviers d’actions de l’Etat. Les formations en bio ne représentent que 5% de l’offre de formations production, transformation et commercialisation de l’enseignement agricole public, inégalement réparties selon les territoires et les cursus. Hors formation en bio, AgroParisTech souligne, dans son diagnostic de compétences des cadres agricoles, que les formations agricoles manquent d’une approche technique de l’agroécologie qui permette véritablement de savoir produire en bio.
Cet amendement est issu des propositions de la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique et du SNETAP-FSU.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 470 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 2 |
Alinéas 11 et 12
Remplacer ces alinéas par un alinéa ainsi rédigé :
« …° D’amplifier l’effort de recherche, d’innovation et de diffusion des connaissances dans les champs thématiques stratégiques qui concourent à la préservation de la souveraineté alimentaire, à l’amélioration des revenus des actifs agricoles, au renforcement de la durabilité de l’agriculture et de sa résilience au changement climatique, en particulier le développement des pratiques agroécologiques, dont l’agriculture biologique, et les solutions fondées sur la nature ;
Objet
Cet amendement vise à adapter les priorités des politiques publiques en matière de recherche, d’innovation et de transfert de connaissances en agriculture pour les orienter vers les solutions qui concourent réellement à la souveraineté alimentaire et à l’adaptation de l’agriculture au changement climatique.
La vision des rapporteurs et du gouvernement d’une agriculture qui devrait être basée sur l’innovation technologique et l’investissement privé, au détriment de l’emploi agricole, de l’autonomie des agriculteurs et de la biodiversité, favorise les plus grandes exploitations. Prenant en considération les connaissances scientifiques actuelles en matière agronomique, climatique et écologique, ce sont au contraire les pratiques agroécologiques qui seront les moins coûteuses et les plus efficaces face au changement climatique et pour améliorer les conditions de travail et la rémunération des actifs agricoles.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 471 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 2 |
Alinéa 14
Rédiger ainsi cet alinéa :
7° D’inclure les structures d’enseignement agricole, en particulier d’enseignement public, dans la stratégie globale de hausse des moyens d’investissement et des moyens financiers qui accompagne la hausse du nombre d’apprenants.
Objet
Cet amendement vise donc à inscrire à l'article 2 un objectif d'augmentation des moyens de l’enseignement agricole dans sa globalité.
L’enseignement agricole public, en particulier, a souffert de baisses de financements ces dernières années, avec des suppressions d’emplois importantes et des établissements au bord de la rupture. Les dernières lois de finances n'ont pas permis d’inverser la tendance. C’est pourquoi cet amendement, tout en reconnaissant le rôle de l’enseignement agricole privé pour la formation des actifs, propose de porter une attention spécifique à l’enseignement agricole public, qui représente un véritable atout pour nos territoires et qui offre les meilleures garanties en termes d’accessibilité pour l’ensemble des élèves.
Cet amendement est issu des propositions du SNETAP-FSU.
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N° 472 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 2 BIS A |
Alinéa 2
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement vise à supprimer l’inclusion des représentants des acteurs de l’enseignement agricole privé au sein du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche agricole, agro-alimentaire et vétérinaire (CNESERAAV).
L’enseignement supérieur agricole public et privé est déjà présent au sein du Conseil National de l'Enseignement Agricole (CNEA), qui assure la représentation de l'enseignement agricole public et privé au sein du Conseil Supérieur de l’Éducation. Cela permet une représentation adéquate de ce secteur. Il n’apparaît donc pas nécessaire d’ajouter une représentation des acteurs de l’enseignement privé au sein du CNESERAAV.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 473 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 3 |
Alinéa 8
Supprimer les mots :
, en associant les professionnels concernés,
Objet
Cet amendement vise à supprimer l’inscription dans la loi de la participation des professionnels à l’élaboration et à la mise en œuvre des formations.
Les professionnels n’étant pas des acteurs directs de l’éducation, cette mention n’a pas sa place dans la loi. Les établissements peuvent par ailleurs associer et faire intervenir des professionnels dans le cadre de leurs formations.
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N° 474 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 3 |
Alinéa 9
1° Première phrase
Rédiger ainsi cette phrase :
Ils répondent aux enjeux de développement de filières de production et de transformation agricole alliant viabilité économique, performance sociale, soutenabilité environnementale et sanitaire, aux enjeux de souveraineté alimentaire, de renouvellement des générations d’actifs en agriculture, de transitions agroécologique et climatique, de promotion de la diversité des systèmes de production agricole, dont l’agriculture biologique, et de sensibilisation au bien-être animal.
2° Dernière phrase
Rédiger ainsi cette phrase :
Ils promeuvent le partenariat permettant de nouer des liens entre les établissements scolaires d’enseignement général et agricole, l’État, les régions, les départements ou les communes.
Objet
Cet amendement vise à réintégrer, parmi les objectifs généraux de l’enseignement et de la formation professionnelle agricoles, le développement des systèmes agroécologiques et en particulier de l’agriculture biologique.
En vertu du plan « Enseigner à produire autrement, pour les transitions et l’agroécologie », l’agroécologie est déjà intégrée aux référentiels de formation. Le manque constaté aujourd’hui sur le terrain concerne avant tout l’enseignement en agriculture biologique. L’agriculture biologique constitue le modèle le plus abouti en termes d’agroécologie. Elle repose sur un cahier des charges et des référentiels de production clairement définis et aboutis.
Inscrire dans la loi l’enseignement des modèles de production agroécologiques et en particulier de l’agriculture biologique est essentiel afin de permettre aux élèves de l’enseignement agricole de connaître la diversité des pratiques et ainsi de pouvoir s’engager dans le modèle de production qu’ils souhaitent réellement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 475 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 3 |
Après l'alinéa 16
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« 7° Ils assurent le développement des compétences en matière aux transitions agroécologiques et climatiques, en intégrant dans les référentiels de formation des modules d’enseignement spécifiques et obligatoires liés à l’agriculture biologique, à laquelle un volume d’heures minimum est spécifiquement consacré.
Objet
Cet amendement vise à garantir un nombre minimum d’heures consacrées à l’agriculture biologique dans le parcours de toute personne formée dans l’enseignement agricole.
En vertu du plan « Enseigner à produire autrement, pour les transitions et l’agroécologie », l’agroécologie est déjà intégrée aux référentiels de formation. Le manque constaté aujourd’hui sur le terrain concerne avant tout l’enseignement en agriculture biologique.
Sans obligation, fixée par la loi, d’un volume d’heures minimum consacré à l’agriculture biologique, le risque est que cet enseignement se retrouve dilué voire éludé au profit d’autres techniques de production, dont certaines peuvent avoir un intérêt, mais qui ne se situent pas au même niveau en termes de performances environnementales. L’agriculture biologique constitue le modèle le plus abouti en termes d’agroécologie. Elle repose sur un cahier des charges et des référentiels de production clairement définis et aboutis.
Cet amendement propose donc de reprendre certaines dispositions de la sixième mission de l’enseignement agricole qui avaient été adoptées par l’Assemblée Nationale. Ces dispositions permettent de mettre en cohérence les missions de l’enseignement agricole avec les objectifs des plans gouvernementaux « Enseigner à produire autrement ».
Cette sixième mission permettra aux établissements de mettre en œuvre les rénovations des diplômes telles que travaillées ces dernières années en leur donnant les moyens de le faire.
Ces moyens pourront être déclinés par le prochain plan « Enseigner à produire autrement » et par le plan de formation des personnels de l’enseignement, de la formation et du conseil, prévus par la présente loi. Il semble essentiel de préciser ici les contours de futurs modules spécifiques et obligatoires sur les transitions agroécologiques et climatiques et sur l’agriculture biologique. Ce secteur concentre en effet 16% de l’emploi agricole, et on estime qu’il faudra créer 200 000 emplois en plus pour atteindre les objectifs gouvernementaux de 21% des surfaces en 2030. Pourtant les formations en bio ne représentent que 5% de l’offre de formations production, transformation et commercialisation de l’enseignement agricole public inégalement réparties selon les territoires et les cursus.
Cet amendement a été travaillé avec la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 476 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 5 |
Alinéa 5, seconde phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
Cet amendement vise à supprimer l’intitulé du nouveau diplôme national de premier cycle en sciences et techniques de l’agronomie.
L’inscription dans la loi du terme « Bachelor » n’est pas justifiée étant donné l’intégration du diplôme dans le système en place licence-master-doctorat.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 477 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 5 |
Après l’alinéa 5
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Le diplôme national de premier cycle en sciences et techniques de l’agronomie concourt aux objectifs de renouvellement des générations et d’augmentation du niveau de diplôme des nouveaux actifs des secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Il est adapté à la formation des publics non issus du milieu agricole ou en reconversion.
Objet
Cet amendement vise à préciser que le diplôme prévu à l’article 5 doit être adapté à l’enjeu de renouvellement des générations en agriculture et donc être conçu pour attirer et former efficacement des étudiants non issus du milieu agricole et des publics en reconversion.
Tel que défini par l’article 5, ce nouveau diplôme de premier cycle ne semble pas suffisamment orienté vers les publics qui ne sont pas déjà engagés dans la voie agricole. Partant du constat qu’il est nécessaire d’attirer davantage de personnes non issues du milieu agricole vers l’enseignement agricole afin de faire face au manque de renouvellement des générations, il convient de préciser que le diplôme doit être conçu et mis en œuvre par les établissements de manière à attirer et à former ces publics prioritaires.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 478 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 5 |
Alinéa 6
1° Supprimer les mots :
et ses interactions avec les acteurs professionnels
et le mot :
notamment
2° Remplacer la première occurrence du mot :
ou
par le signe :
,
3° Après le mot :
transitions
insérer les mots :
agroécologiques et climatiques
4° Remplacer les mots :
dans un contexte de changement climatique, de génie de la robotique et du numérique agricoles, de génie de la bioéconomie, de la décarbonation et de l'énergétique agricoles ou de génie de l'eau en agriculture
par les mots :
, en intégrant dans les référentiels de formation des modules d’enseignement spécifiques et obligatoires liés à l’agriculture biologique, à laquelle un volume d’heures minimum est spécifiquement consacré.
Objet
Cet amendement vise à modifier le contenu du diplôme prévu à l’article 5, actuellement axé vers le développement d’une agriculture basée sur l’innovation technologique et l’investissement, au détriment de l’emploi agricole, de l’autonomie des agriculteurs et de l’environnement.
Alors que le Gouvernement promeut le trio robotique numérique génétique et toujours plus d’investissements pour les agriculteurs, au risque de favoriser les plus grandes exploitations, les pratiques agroécologiques sont souvent moins coûteuses, sont validées par la science (le GIEC met en avant qu’il s’agit d’une des méthodes les plus efficaces pour s’adapter au changement climatique) et sont accessibles pour un grand nombre d’agriculteurs.
C’est vers l’apprentissage de ces techniques agronomiques et de pratiques agroécologiques que la formation agricole doit s’orienter. Cet amendement propose donc que le développement des formations prévues à l’article 5 s’oriente explicitement vers une véritable transition agroécologique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 479 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 5 |
Alinéas 9 à 11
Supprimer ces alinéas.
Objet
Cet amendement vise à supprimer les dispositions relatives à la reconnaissance du diplôme prévu à l’article 5 pour les établissements d’enseignement privé.
Il s’agit ici de revenir à l’écriture initiale du projet de loi. Cette reconnaissance possible par le seul ministre chargé de l’agriculture ouvre la voie à une concurrence non maîtrisée, parfois déloyale, vis-à-vis du service public d’éducation. Cela constitue aussi, de fait, à la captation de financements publics.
Cet amendement est issu d’une proposition du SNETAP-FSU.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 480 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 9 |
Rédiger ainsi cet article :
I. - Au plus tard en 2026, l’État se donne pour objectif, en coordination avec les régions, d’assurer la mise en œuvre d’un diagnostic modulaire de l’exploitation agricole à l’occasion de sa cession ou de l’installation d’un nouvel exploitant agricole. Réalisé à la demande des agriculteurs, il est destiné à fournir des informations utiles aux exploitants agricoles pour les orienter et les accompagner lors des différentes étapes de la vie de l’exploitation. Ce diagnostic ne peut être rendu obligatoire pour les exploitants ni restreindre le bénéfice de certaines aides publiques.
Il peut s’appuyer sur le réseau « France installations-transmissions » prévu au dernier alinéa du I de l’article 8 pour accompagner les exploitants agricoles et les personnes ayant un projet d’installation pour réalisation et l’exploitation de ce diagnostic. Dans le respect du pluralisme, il est cohérent avec les dispositifs existants développés par les acteurs de l’accompagnement agricole qui concourent au même objectif, en particulier avec les dispositifs développés par les organismes nationaux à vocation agricole au sens des articles L. 820-2 et L. 820-3 du code rural et de la pêche maritime.
Ce dispositif est associé à un accompagnement humain et technique dans la durée, pour les exploitants agricoles concernés, dans une logique d’évolution des pratiques et d’adaptation au projet porté par le candidat à l’installation ou par l’exploitant agricole nouvellement installé.
II. - Le diagnostic modulaire comprend :
1° Un module environnemental qui permet d’évaluer la résilience du projet d’installation ou de transmission face aux conséquences du changement climatique, notamment par la mise en place de pratiques agroécologiques, et les impacts du projet d’installation en termes de climat, de préservation de la biodiversité, de la ressource en eau et du bien-être animal ;
2° Un module consacré à l’évaluation des principaux déterminants de la qualité et de la santé des sols, qui a pour objet de fournir une information claire et transparente sur les propriétés physiques, chimiques et biologiques des sols de l’exploitation ;
3° Un module consacré à l’aspect social du projet, afin de prendre en compte les conditions de travail sur l’exploitation, en matière de santé, de sécurité, de développement des compétences, ainsi que de gestion du travail et des ressources humaines, pour les non-salariés et les salariés agricoles, avec une attention particulière aux conditions de travail des travailleurs saisonniers lorsque l’exploitation est concernée ;
4° Un module d’analyse économique de l’exploitation à transmettre ou du projet d’installation au regard des productions concernées par le projet et de leurs débouchés, des capacités de diversification des productions et de celles de restructuration de l’exploitation, ainsi que de la stratégie de maîtrise des coûts, en particulier de ceux liés à la mécanisation et aux intrants ;
5° Un module sur l’autonomie décisionnelle, technique et économique de l’exploitant ;
6° Un module sur les relations de l’exploitation avec son territoire, qui prend en particulier en compte les projets alimentaires territoriaux définis à l’article L. 111-2-2 du code rural et de la pêche maritime et les projets d'aménagement et de développement durables définis à l’article L. 151-5 du même code.
III. – Le diagnostic modulaire est financé intégralement par l’État lors de périodes clés d’un projet agricole lorsqu’ils sont réalisés par une structure de conseil et d’accompagnement dans le cadre du réseau France installations-transmissions mentionné au I de l’article L. 330-4 du code rural et de la pêche maritime ou par les organismes nationaux à vocation agricole au sens des articles L. 820-2 et L. 820-3 du même code. Ces périodes clés s’entendent :
1° Des cinq dernières années de l’activité d’un exploitant agricole, dès lors que celui-ci a transmis les informations demandées au premier alinéa de l’article L. 330-5 dudit code ;
2° Des trois premières années de l’activité d’un exploitant agricole nouvellement installé et de l’année précédant une installation.
Les informations génériques collectées à l’occasion du diagnostic peuvent, après accord de la personne concernée, être transmises aux structures agréées, qui peuvent les mobiliser à des fins d’orientation et d’accompagnement de toute personne qui souhaite s’engager dans un projet d’installation.
IV. – L’État élabore un cahier des charges en concertation avec les régions et avec les acteurs mentionnés à l’article L. 820-2 du code rural et de la pêche maritime pour concilier l’homogénéité et l’adaptation aux spécificités des territoires du diagnostic modulaire. Il agrée ceux éligibles à un financement public intégral pour assurer leur qualité.
Objet
Cet amendement vise à réécrire l’article 9 relatif à la mise en place d’un diagnostic de l’exploitation agricole au moment de sa transmission.
Il conserve certains apports de l’article réécrit par les rapporteurs en commission des affaires économiques afin de consacrer le caractère facultatif du diagnostic et sa prise en charge intégrale par l’État, dans une logique strictement incitative vis-à-vis des cédants et des nouveaux installés.
Cependant, l’article issu de la commission restreint fortement l’aspect environnemental du diagnostic pour l’orienter vers la recherche de développement économique de l’exploitation. Les auteurs de cet amendement proposent donc de consacrer dans le diagnostic une évaluation globale de la résilience et de l’impact environnemental de l’exploitation ainsi qu’une évaluation plus complète de la santé des sols.
Cet amendement vise également à renforcer le module social du diagnostic afin de mieux prendre en compte les conditions de travail de l’ensemble des travailleurs.
L’analyse économique est principalement orientée vers la maîtrise des coûts, afin de lutter contre l’endettement des agriculteurs et de faciliter la transmission. Elle conserve en l’étude du potentiel de diversification, inscrite dans la version adoptée par l’Assemblée nationale comme dans celle de la commission des affaires économiques du Sénat.
Il est par ailleurs essentiel, pour assurer l’efficacité du diagnostic, que le diagnostic s'inscrive pleinement dans le projet porté par le candidat à l’installation ou par l’exploitant récemment installé, lorsqu’il est réalisé en amont d’une reprise, au moment de l’installation ou peu après. Toujours dans un souci d’efficacité, il est proposé d’augmenter la période pendant laquelle le diagnostic est pris en charge par l’État avant la cession. Porter ce délai à cinq ans permet au cédant de mieux prendre en compte les résultats du diagnostic pour engager, le cas échéant, des changements qui facilitent la transmission.
Enfin, cette réécriture de l’article vise à consacrer le rôle déjà important que jouent les organismes nationaux à vocation agricole au sens des articles L. 820-2 et L. 820-3 du code rural et de la pêche maritime en matière d’installation-transmission. L’articulation du diagnostic avec les dispositifs existants développés par ces acteurs permettra de s’appuyer sur leur expertise de terrain et constitue un gage d’efficacité en termes de recours.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 481 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 17 BIS |
Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement vise à supprimer l’article 17 bis ajouté en commission proposant une définition des étangs piscicoles.
Les auteurs de l’amendement souscrivent à l’intention affichée par la commission des affaires économiques de définir les étangs piscicoles. Cette définition ne peut cependant être intégrée à la loi sans faire l’objet d’une consultation des acteurs intéressés : ministères de l’agriculture et de la transition écologique, parlementaires, acteurs des filières piscicoles, associations, etc.
C’est pourquoi le groupe Écologiste - Solidarité et territoires appelle par cet amendement le gouvernement à engager des travaux visant à préciser le cadre juridique des étangs piscicoles.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 482 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 20 |
Alinéas 4 à 10
Supprimer ces alinéas.
Objet
Cet amendement vise à rétablir les modalités d’extension des accords interprofessionnels dans leur cadre actuel.
Notre groupe s’oppose à la substitution de la notion « d’intérêt général » comme motif possible d’extension des accords par celle « d’intérêt économique général pour les opérateurs économiques dont les activités sont liées aux produits concernés ». Cette dernière est floue et ne permet pas de s’assurer que l’extension des accords profite bien à l’ensemble des acteurs des filières concernées.
La restriction des délais et la limitation du contrôle de ces accords par l’autorité administrative n’est pas non plus souhaitable dans une perspective de recherche de l’intérêt général comme de l’intérêt de l’ensemble des acteurs des filières.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 483 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 20 |
Alinéa 4
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement vise à rétablir les modalités d’extension des accords interprofessionnels dans leur cadre actuel.
Notre groupe s’oppose à la substitution de la notion « d’intérêt général » comme motif possible d’extension des accords par celle « d’intérêt économique général pour les opérateurs économiques dont les activités sont liées aux produits concernés ». Cette dernière est floue et ne permet pas de s’assurer que l’extension des accords profite bien à l’ensemble des acteurs des filières concernées.
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N° 484 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 10 |
Alinéa 4
1° Après le mot :
agréées
insérer les mots :
, dont des établissements locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles,
2° Supprimer les mots :
et des établissements locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles
Objet
Cet amendement vise à intégrer les établissements locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles aux structures de conseil et d’accompagnement.
Le projet de loi initial, dans la lignée des concertations régionales et nationales qui ont précédé son écriture, mentionnait la présence et le rôle des établissements locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricole dans le réseau "France Services Agriculture” en tant que structure de conseil et d’accompagnement.
La version actuelle du projet de loi, si elle associe les établissements locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles, ne leur permet pas de faire partie des structures de conseil et d’accompagnement prévues par le projet de loi.
Les établissements locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles sont pourtant légitimes à en faire partie. Leur centre constitutif, les Centres de Formation Professionnelle et de Promotion Agricoles (CFPPA), leur permettent pleinement de remplir ce rôle d’accompagnement. Leur participation à ce titre permettra d’assurer une présence sur l’ensemble du territoire, et garantira le pluralisme et la neutralité du dispositif.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 485 30 janvier 2025 |
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N° 486 30 janvier 2025 |
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Alinéa 24
Après le mot :
projets
insérer les mots :
et des personnes
Objet
Cet amendement a pour objectif de préciser que le cahier des charges applicable aux structures de conseil et d’accompagnement membres du réseau “France services agriculture” doit tenir compte non seulement de la diversité des projets à accompagner, mais aussi des profils des personnes qui les portent.
Si le gouvernement reconnaît dans l’exposé des motifs le besoin de tenir compte de cette diversité des profils, il convient de le préciser ici pour assurer que ces structures en tiendront également compte, au même titre que la diversité des projets.
En effet, les dynamiques d’installation agricole sont désormais caractérisées par une diversité de profils dans les personnes souhaitant développer leur activité : âge, trajectoire professionnelles (première activité ou reconversions), origine (cadre familial ou bien non-issu du milieu agricole).
Cette diversité dans les profils induit des besoins d’accompagnement différents, et nécessite donc de pouvoir mobiliser une large panoplie d’approches et de dispositifs.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 487 30 janvier 2025 |
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Après l’alinéa 36
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
...° La première phrase du premier alinéa de l’article L. 511-7 est complétée par les mots : « avec représentation proportionnelle à la plus forte moyenne » ;
Objet
Les chambres d'agriculture se voient confier une nouvelle mission de service public liée à la politique d’installation et de transmission, notamment la mise en place d’un point d’accueil département unique, chargé de l’accompagnement des cédants et porteurs de projets.
Pour accueillir une diversité de profils et de projets agricoles, les chambres d’agriculture doivent s’ouvrir au pluralisme et assurer la représentation équitable des différents syndicats agricoles. La mesure de leur audience, assise sur le principe électoral, doit s’effectuer dans un cadre légal qui garantit sa transparence. Le remaniement des règles de la représentativité des organisations professionnelles et le financement public qui en découle ne peut pas résulter d’une simple décision politique émanant du ministère de tutelle. La loi doit accroître l’objectivité de cette mesure d’audience, permettre de s’émanciper des appréciations politiques et des transactions informelles entre acteurs.
Conformément à l’article 34 de la Constitution, qui dispose que la loi détermine les principes fondamentaux du droit syndical et à l’instar de ce qui est prévu pour les organisations syndicales de salariés (L. 2122-1, L. 2122-5, L. 2122-6 et L. 2122-9 du code du travail), le présent amendement propose d’inscrire dans la loi l’élection des membres des chambres départementales et régionales d'agriculture au scrutin de liste à la proportionnelle intégrale avec représentation proportionnelle à la plus forte moyenne au sein de plusieurs collèges.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 488 30 janvier 2025 |
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Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement vise à supprimer l’article 14 quater qui prévoit d’exclure les bâtiments agricoles, du décompte de l’artificialisation, sans qu’une telle exclusion ne soit fondée au regard des techniques de mesure de l’artificialisation.
Ces sols sont pourtant bien artificialisés, puisque tout ou partie de leurs fonctions écologiques sont altérées.
Nous proposons de continuer de les considérer comme artificialisés pour mieux protéger les terres agricoles et ne pas fausser la comptabilisation de l'artificialisation.
Le texte issu des travaux de la commission mixte paritaire de la loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols et à renforcer l’accompagnement des élus locaux n'avait en effet pas retenu cette exclusion qui est d’ailleurs contraire à la nomenclature prévue par le décret n°2023-1096 du 27 novembre 2023.
Pour toutes ces raisons, une surface occupée par des constructions, ouvrages, installations ou aménagements nécessaires à l’exploitation agricole doit être considérée comme artificialisée.
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N° 489 30 janvier 2025 |
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Alinéa 14, deuxième phrase
Compléter cette phrase par les mots :
, notamment en fixant une limite de la surface agricole utile qui peut être détenue, directement ou indirectement, quel que soit le mode de contrôle, par une personne physique
Objet
Cet amendement vise à intégrer aux objectifs programmatiques de la politique d’installation et de la transmission un plafonnement de la surface agricole utile maximale qu’une personne physique peut contrôler.
La concentration des terres est un des fléaux qui détruit chaque jour un peu plus notre modèle agricole. Le protéger exige des mesures dont il faut assumer la radicalité, parce que la crise du monde agricole est radicale. Limiter la surface qui peut être détenue par une seule personne est une nécessité pour limiter l’accaparement et rendre accessibles économiquement les terres agricoles aux candidats à l’installation.
Le contrôle de ce plafond se ferait à l’occasion de toute acquisition ou location de nouvelles terres à exploiter, ou acquisition de nouvelles parts sociales de sociétés agricoles contrôlant des terres par la location. Pour les personnes ou sociétés qui dépasseraient déjà ce seuil, tout départ à la retraite, transmission, cessation d'activité, ou transfert de parts sociales de sociétés bénéficiant de droits d’usage agricole, les mettrait dans l’obligation de revendre sur les marchés fonciers les hectares disponibles au-delà de ce seuil.
Des dérogations encadrées seront à mettre en place afin de ne pas pénaliser les pâturages collectifs ou les sociétés de portage foncier vertueuses.
A titre de rappel, un million d’hectares changent de main tous les ans, mais moins de la moitié permet des installations, le reste des terres contribuant à l’agrandissement d'exploitations existantes. Ainsi, en 50 ans, la surface moyenne des fermes a augmenté de 50 hectares. Résultat : des fermes spécialisées, démesurées, fortement mécanisées, qui sont hors de portée financièrement et qui correspondent trop rarement aux projets d’installation et aux demandes de la société.
La loi Sempastous tenté d'agir contre ce fléau, mais les seuils d'agrandissement excessif qu’elle a mis en place sont bien trop élevés : dans la région de Centre Val-de-Loire, le Préfet l’a fixé à 275 hectares, ce qui veut dire qu’un couple d’agriculteurs, avec des sociétés d’exploitation distinctes, pourrait atteindre 550 hectares sans avoir à se soumettre à une autorisation administrative, sachant qu’un dépassement de ce seuil n’implique pas nécessairement un refus d’autorisation.
Cet amendement est issu d’une proposition d’Agter et Terre de Liens
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 490 rect. quater 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. KHALIFÉ, LEFÈVRE et MIZZON, Mme BELRHITI, MM. BURGOA, MILON et PANUNZI, Mme GUIDEZ, MM. SAURY et Paul VIDAL, Mme DUMONT, MM. PIEDNOIR, BRISSON, SAUTAREL, GROSPERRIN, COURTIAL et PAUL, Mmes BORCHIO FONTIMP, MICOULEAU et MALET, M. Henri LEROY, Mme VENTALON, M. BELIN, Mmes GOY-CHAVENT et BELLUROT, M. LEMOYNE, Mme AESCHLIMANN et M. CUYPERS ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 BIS |
Après l'article 12 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après la troisième phrase du premier alinéa de l’article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Il en est de même pour les entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers. »
Objet
Cet amendement propose d’intégrer les entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers dans le champ d’application de l’article L. 311-1 du Code rural et de la pêche maritime. Cette inclusion leur permettrait d’accéder plus facilement aux dispositifs d’aides, de financement et d’accompagnement actuellement réservés aux exploitants agricoles, tels que ceux proposés par la DRAAF, la DREAL, le CASDAR, le COREARM, le PNDAR, le FEADER, l’Agence de l’eau et le programme Ecophyto. À ce jour, ces dispositifs sont soit totalement inaccessibles à ces entreprises, soit soumis à des conditions particulièrement contraignantes. En leur ouvrant ces soutiens, cet amendement contribuerait à renforcer leur rôle essentiel dans la modernisation et la durabilité des exploitations agricoles.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 491 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. KHALIFÉ ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 492 rect. quater 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. KHALIFÉ, LEFÈVRE et MILON, Mme BELRHITI, MM. MIZZON, BURGOA et PANUNZI, Mme GUIDEZ, MM. SAURY et Paul VIDAL, Mme DUMONT, MM. PIEDNOIR, BRISSON, SAUTAREL, GROSPERRIN et PAUL, Mmes MICOULEAU et MALET, MM. BRAULT et Henri LEROY, Mme VENTALON, M. BELIN, Mmes BELLUROT et AESCHLIMANN et M. CUYPERS ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 TER |
Après l'article 12 ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le deuxième alinéa de l’article L. 315-1 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :
« Cette personne morale doit comprendre plusieurs exploitants agricoles ou entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers et peut comporter d'autres personnes physiques ou morales, privées ou publiques. Les exploitants agricoles ou entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers doivent détenir ensemble la majorité des voix au sein des instances du groupement. »
Objet
Cet amendement vise à permettre la création de Groupements d’Intérêt Économique et Environnemental (GIEE) pour les entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers.
En leur donnant accès à ce statut, ces entreprises pourraient mieux structurer leurs actions collectives, bénéficier d’un accompagnement dédié et accéder aux financements spécifiques liés aux transitions agroécologique et environnementale. Cette disposition leur permettrait ainsi de jouer un rôle de plein exercice dans la mise en œuvre du Plan Ecophyto, contribuant activement à la réduction de l’utilisation des intrants et au développement de pratiques plus durables dans l’ensemble du secteur agricole.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 493 rect. ter 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. KHALIFÉ, Mme BELRHITI, MM. MIZZON, BURGOA, MILON, LEMOYNE et PANUNZI, Mme GUIDEZ, MM. SAURY et Paul VIDAL, Mme DUMONT, MM. PIEDNOIR et BRISSON, Mme AESCHLIMANN, M. BELIN, Mme VENTALON, M. Henri LEROY, Mmes MALET et MICOULEAU et MM. PAUL, GROSPERRIN, SAUTAREL et CUYPERS ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 18 |
Après l’article 18
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le chapitre Ier du titre III du livre VI de la première partie du code rural et de la pêche maritime est complété par une section ainsi rédigée :
«Section...
« Relations contractuelles dans le cadre de prestations de services
« Art. L. 631-.... Avant toute prestation de service d’un montant supérieur à 5000€ hors taxes, un devis écrit, gratuit, détaillé et chiffré fait apparaître, pour chaque prestation ou fourniture, la nature et le prix toutes taxes comprises ainsi que le montant total du devis toutes taxes comprises. Il est remis au client qui doit le signer. Le devis fait apparaître les mêmes mentions légales que pour une facture. »
Objet
La généralisation prochaine de la facture électronique en France impose une modernisation des pratiques contractuelles dans le secteur agricole et forestier.
Dans cette perspective, cet amendement propose de rendre obligatoire la signature d’un contrat ou d’un devis préalable pour toute prestation de travaux agricoles et forestiers d’un montant supérieur à 5 000 € HT, avant l’émission de la facture.
Cette mesure vise à garantir une meilleure traçabilité et sécurisation des engagements financiers, tout en permettant aux entreprises concernées de structurer leur chiffre d’affaires. En instaurant une contractualisation systématique, cet amendement facilite la justification de la valorisation des entreprises, tant dans le cadre d’investissements que lors d’une éventuelle cession.
Il s’inscrit pleinement dans le titre IV du projet de loi, qui a pour objectif de sécuriser et professionnaliser l’exercice des activités agricoles.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 494 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes LOISIER et SOLLOGOUB, M. CANÉVET, Mme LASSARADE, MM. BACCI, de NICOLAY, Jean-Michel ARNAUD, BRAULT et LEVI, Mmes BILLON et PAOLI-GAGIN, M. CHAUVET, Mme VERMEILLET, MM. FAVREAU et HENNO, Mme BERTHET, MM. KLINGER et FARGEOT, Mmes GACQUERRE, ROMAGNY et JACQUEMET et M. GREMILLET ARTICLE 14 BIS |
Supprimer cet article.
Objet
L’article vise à autoriser le défrichement de bois et forêts appartenant à une collectivité dans les boisements spontanés de première génération, sans aucune intervention humaine et âgés de moins de quarante ans en zone de montagne, sauf s'ils ont été conservés à titre de réserve boisée.
Ce dispositif est contraire à l'article 214.13 du code forestier qui stipule que tout bois ou forêt d'une collectivité locale, qu'ils relèvent ou non du régime forestier, ne peuvent faire l'objet d'aucun défrichement, sans autorisation de l'autorité administrative compétente de l'Etat.
Par ailleurs, l'objectif de reconquête des espaces agricoles est déjà satisfait par l'article 341-2 du Code forestier qui précise que ne constituent pas un défrichement et ne sont donc pas soumis à autorisation, les opérations ayant pour but de remettre en valeur d'anciens terrains de culture, de pacage ou d'alpage envahis par une végétation spontanée, ou les terres occupées par les formations telles que garrigues, landes et maquis.
Plus encore, ce même article précise que le défrichement destiné à la réouverture des espaces à vocation pastorale est autorisé après que le représentant de l'Etat dans le département a soumis, pour avis, le projet à la commission de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers prévue à l'article L. 112-1-1 du code rural et de la pêche maritime.
Pour toutes ces raisons, cet amendement vise à la suppression de l’article 14 bis.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 495 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MANDELLI, BURGOA, BOUCHET, Jean Pierre VOGEL, REYNAUD, BRISSON et PAUL, Mmes DUMONT et LASSARADE, MM. PERRIN, RIETMANN et RAPIN, Mmes JOSEPH et GOSSELIN, M. de NICOLAY, Mmes GARNIER et IMBERT, MM. LEFÈVRE, KLINGER et Henri LEROY, Mme LOPEZ, M. Daniel LAURENT, Mme VENTALON, MM. GENET et SOMON, Mmes CANAYER, BONFANTI-DOSSAT et JOSENDE et M. CUYPERS ARTICLE 14 |
Alinéa 13
Supprimer les mots :
et de réseaux de distribution publique d’électricité
Objet
Les gestionnaires de réseaux de distribution (GRD) sont déjà soumis à des obligations strictes en matière d'entretien des haies, encadrées notamment par la norme NF C 11-201. Dans ce contexte, certaines interdictions de taille d'entretien, adoptées par des départements, risquent de créer une contrainte disproportionnée si elles s'appliquent indistinctement aux agriculteurs et aux GRD.
Afin de préserver l'équilibre entre la préservation des haies et la continuité des missions de service public, il paraît essentiel de distinguer les obligations des agriculteurs de celles des GRD. Une telle distinction permettrait aux gestionnaires de réseaux de poursuivre leurs travaux d'élagage dans le respect des cadres réglementaires et des impératifs de sécurité publique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 496 30 janvier 2025 |
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Mme CORBIÈRE NAMINZO, MM. BACCHI, OUZOULIAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 2 |
Alinéa 3
Remplacer le taux :
30 %
par le taux :
50 %
Objet
Cet amendement vise à augmenter de 50 % le nombre d'apprenants dans les formations de l'enseignement agricole technique par rapport à 2022. En effet, les enjeux de renouvellement des générations d’agriculteurs sont tels que ceux-ci nécessitent selon nous un véritable effort de la Nation. Actuellement, ce sont au mieux 6 600 diplômés en gestion d’entreprise agricole qui entrent dans la vie active (chiffres 2022),alors même que si nous souhaitons réellement atteindre un renouvellement des générations dans les 8 à 10 ans, ce n’est pas moins de 20 000 installations par an qui sont nécessaires.
Cet amendement a été travaillé avec le SNETAP-FSU.
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N° 497 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CORBIÈRE NAMINZO, MM. BACCHI, OUZOULIAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 2 BIS A |
Alinéa 2
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement propose la suppression du deuxième alinéa portant sur la modification de la composition du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche agricole, agroalimentaire et vétérinaire. Selon nous, une telle modification de la composition du CNESERAAV avec des modes de désignation différents entre le public et le privé ne peut qu’entraîner une distorsion et un dysfonctionnement de l’instance.
Cet amendement a été travaillé avec le SNETAP-FSU
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N° 498 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CORBIÈRE NAMINZO, MM. BACCHI, OUZOULIAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 3 |
Alinéa 8
Supprimer les mots :
, en associant les professionnels concernés,
Objet
Cet amendement vise à s'opposer à la mention des acteurs professionnels étant donné que ceux-ci ne sont pas des acteurs directs de l'éducation. Dès lors, sachant que cet article définit les objectifs de l'enseignement agricole, nous considérons qu'une telle mention n'est pas judicieuse.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 499 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CORBIÈRE NAMINZO, MM. BACCHI, OUZOULIAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 3 |
Alinéa 9, première phrase
Après les mots :
diversité des systèmes de production agricole
insérer les mots :
dont l'agriculture biologique
Objet
Cet amendement vise à promouvoir la diversité des systèmes de productions agricoles, dont l'agriculture biologique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 500 rect. 30 janvier 2025 |
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Mme CORBIÈRE NAMINZO, MM. BACCHI, OUZOULIAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 3 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 501 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CORBIÈRE NAMINZO, MM. BACCHI, OUZOULIAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 3 |
Alinéa 14
Compléter cet alinéa par les mots :
et participent à la gouvernance des projets alimentaires territoriaux
Objet
Cet amendement vise à ce que les Établissement Public Local d'Enseignement et de Formation Professionnelle Agricoles soient partie prenante des projets alimentaires territoriaux.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 502 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CORBIÈRE NAMINZO, MM. BACCHI, OUZOULIAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 3 |
Alinéa 13
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
À ce titre, les représentants de la communauté éducative et de la société civile siègent pour participer à l’élaboration des programmes et référentiels de formation dans les commissions professionnelles consultatives de l’agriculture.
Objet
Cet amendement vise à réintégrer les représentants des personnels de l'enseignement ainsi que les associations au sein des Commissions professionnelles consultatives.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 503 30 janvier 2025 |
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Mme CORBIÈRE NAMINZO, MM. BACCHI, OUZOULIAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 5 |
Alinéa 5, seconde phrase
1° Remplacer les mots :
"Bachelor Agro"
par les mots :
Licence en sciences et techniques de l’agronomie qui est porté par les programmes 142 Enseignement supérieur et recherche agricoles et 143 - Enseignement technique agricole
2° Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
La formation est conçue pour être proposée en formation initiale, sous statut d'étudiant ou en alternance, et en formation continue.
Objet
Cet amendement vise à supprimer la mention du Bachelor au profit de Licence en sciences et techniques de l'agronomie. En outre, ce diplôme doit faire l’objet d’une dotation sur les programmes 142 et 143, pour les établissements engagés dans cette formation et doit être accessible en formation initiale, sous statut étudiant ou en alternance, et en formation continue.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 504 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CORBIÈRE NAMINZO, MM. BACCHI, OUZOULIAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 5 |
I. – Alinéa 7, première phrase
Après le mot :
agriculture
insérer les mots :
et est délivrée prioritairement aux établissements mentionnés à l’article L. 811-8
II – Après l’alinéa 7
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« L’État se fixe pour objectif de développer prioritairement au sein des établissements publics d’enseignement agricole mentionnés au même article L. 811-8 les formations délivrant un diplôme national de premier cycle en sciences et techniques de l’agronomie. » ;
Objet
Cet amendement de repli vise à introduire l’objectif de développer le diplôme national de premier cycle en sciences et techniques de l’agronomie prioritairement vers les établissements publics d’enseignement afin de restreindre la privatisation accrue de l’enseignement supérieur agricole.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 505 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CORBIÈRE NAMINZO, MM. BACCHI, OUZOULIAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 6 |
Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :
...° La deuxième phrase du deuxième alinéa de l’article L. 830-1 est supprimée.
Objet
Cet amendement s'oppose à ce que les entreprises de production agricole ou de l'agroalimentaire puissent être reconnues comme contributrices des missions de recherche agronomique et vétérinaire. En effet, du fait de l'absence totale de tutelle des ministères concernées sur ces entreprises, il n'existe aucune garantie quant à l'impartialité, l'éthique et l'influence que celles-ci peuvent déployer en matière de représentation d'intérêts.
Cet amendement a été travaillé avec le SNETAP-FSU.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 506 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
Mme BÉLIM ARTICLE 1ER |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 507 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BÉLIM, M. OMAR OILI, Mme LE HOUEROU, M. LUREL, Mme BLATRIX CONTAT, MM. ROS, TEMAL, BOURGI, Michaël WEBER, PLA et Patrice JOLY, Mme CONWAY-MOURET, M. MICHAU, Mmes MONIER et CANALÈS et M. CHANTREL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 QUINQUIES |
Après l’article 14 quinquies
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le premier alinéa de l’article L. 181-17 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :
« Dans les collectivités relevant de l’article 73 de la Constitution, le préfet met en demeure tout titulaire du droit d’exploitation de parcelles incultes ou manifestement sous-exploitées, et non bénéficiaire d’une mesure de soutien du ministère de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt ou du programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité, depuis au moins un an et susceptibles d’une remise en état lorsque, dans l’un ou l’autre cas, aucune raison de force majeure ne peut justifier cette situation, soit de les mettre en valeur, soit de renoncer à son droit d’exploitation. »
Objet
La problématique du foncier agricole dans les territoires d'Outre-mer est cruciale du fait des spécificités de ces territoires et notamment de l'exiguïté et de leur topographie. En effet, selon les données de l'AGRESTE en 2021, 33% de la superficie des DROM (hors Guyane) est destinée à l'agriculture contre 52% en France hexagonale tandis que en 2022, toujours selon l'AGRESTE, les données indiquent une artificialisation des sols plus conséquente en Outre-mer qu'en France hexagonale : 15% des départements et régions d'Outre-mer (hors Guyane) contre 8% en France continentale.
Cette situation induit une pression foncière plus forte entre les différents usages du sol au détriment de l'activité agricole dont les terres sont de plus en plus "grignotées" au profit d'autres activités : construction d'habitation, activité industrielle et commerciale.
On constate ainsi une érosion de 10% de la surface agricole en Outre-mer (hors Guyane).
Si ce constat devait perdurer, cela rendrait impossible la réalisation des objectifs de souveraineté alimentaire des territoires ultramarins, fixés par le Président de la République et menacerait l'existence des activités d'expédition traditionnelles comme de diversification.
Il s'agit donc de mettre en place une procédure dérogatoire pour les territoires d'Outre-mer afin de mettre en valeur les terres incultes en portant le délai de mise en demeure par le Préfet, des propriétaires de terres sous-exploités, de trois ans à un an en Guadeloupe, Martinique, Guyane, à La Réunion et à Mayotte.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 508 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BÉLIM, M. OMAR OILI, Mme LE HOUEROU, M. LUREL, Mme BLATRIX CONTAT, MM. BOURGI, ROS, TEMAL, Michaël WEBER, PLA et Patrice JOLY, Mme CONWAY-MOURET, M. MICHAU, Mme CANALÈS et M. CHANTREL ARTICLE 20 |
Après l'alinéa 5
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
...) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Pour les interprofessions reconnues à La Réunion, à Mayotte, en Guadeloupe, Guyane et Martinique, les demandes d'extension d'accords sont instruites en tenant compte des modalités spécifiques prévues à l'article 22 bis du Règlement (UE) no 228/2013 du Parlement européen et du Conseil du 13 mars 2013 portant mesures spécifiques dans le domaine de l'agriculture en faveur des régions ultrapériphériques de l'Union et abrogeant le règlement (CE) no 247/2006 du Conseil. »
Objet
Dans le cadre des demandes d'extension des Cotisations Interprofessionnelles Étendues, les professionnels constatent que le ministère de l'Agriculture s'appuie sur des instructions nationales adoptées pour les Cotisations volontaires obligatoires (CVO). L'évolution réglementaire européenne vers les Cotisations Interprofessionnelles Étendues (CIE) a été engagée précisément car les CVO, telles que mises en œuvre en Europe et en France, n'étaient pas adaptées à la réalité des territoires ultramarins, principalement La Réunion.
L'instruction est aujourd'hui bloquée du fait des différences de fond portées dans la demande au titre des CIE par rapport à ce qui est autorisé pour les CVO avec deux différences majeures :
Les CIE peuvent être étendues à l'ensemble des intervenants sur le marché, y compris les importateurs, afin de financer uniquement des actions en faveur des producteurs locaux : la notion d'intérêt général prévue pour les CVO est remplacée par la notion d'intérêt général local pour les CIE.
Les CVO ne peuvent s'appliquer qu'à une liste limitative d'actions interprofessionnelles prévue par l'article 164.4 du règlement OCM européen. Cette liste n'étant pas adaptée aux actions interprofessionnelles engagées à La Réunion, les législateurs européens ont décidé de retirer cette liste limitative s'agissant des CIE. Or, dans l'instruction technique actuelle qui encadre la procédure nationale de demande d'extension, cette liste limitative figure toujours.
Afin d'amener l'administration à adapter le cadre de son instruction pour tenir compte des avancées obtenues à Bruxelles sur le dossier des CIE, la modification ci-dessus est proposée dans le Code rural et de la pêche maritime.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 509 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BÉLIM, M. OMAR OILI, Mme LE HOUEROU, M. LUREL, Mme BLATRIX CONTAT, MM. ROS, BOURGI, TEMAL, Michaël WEBER, PLA et Patrice JOLY, Mme CONWAY-MOURET, M. MICHAU, Mmes MONIER et CANALÈS et M. CHANTREL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 21 |
Après l'article 21
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l'article L. 255-2 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un article L. 255-2-... ainsi rédigé :
« Art. L. 255-2-.... - I. - A La Réunion, les conditions d'épandage des matières fertilisantes provenant d'installations classées pour la protection de l'environnement font l'objet d'adaptations spécifiques tenant compte des contraintes géographiques, pédologiques et agronomiques propres à ces territoires.
« II. - Par dérogation aux dispositions réglementaires en vigueur, les études préalables à l'épandage tiennent compte :
« 1° Des caractéristiques particulières des sols volcaniques, notamment leur teneur naturelle en phosphore ;
« 2° Du morcellement des parcelles agricoles caractéristique de ces territoires.
« III. - Les doses maximales d'apport en azote sont adaptées à la teneur volcanique des sols, contenant naturellement des doses importantes de phosphores.
« IV. - Les techniques d'épandage prescrites tiennent compte :
« 1° De la topographie des terrains et de l'accessibilité des parcelles ;
« 2° De la nature des effluents d'élevage ;
« 3° Des caractéristiques des exploitations agricoles et de leurs contraintes techniques.
« V. - Un décret, après avis du représentant de l'Etat à La Réunion, précise les modalités d'application du présent article. »
Objet
Cette proposition vise à adapter les conditions d'épandage des matières fertilisantes aux spécificités de La Réunion. Les contraintes particulières de l'île (relief accidenté, parcelles de petite taille et difficiles d'accès, sols volcaniques) rendent inadaptées certaines prescriptions techniques prévues pour l'Hexagone.
Cette proposition permet notamment :
- D'adapter les études préalables aux caractéristiques des sols volcaniques naturellement riches en phosphore,
- De tenir compte des besoins réels en azote des cultures locales, notamment pour les prairies (jusqu'à 625 kg N/ha/an) et la canne à sucre (jusqu'à 400 kg N/ha/an),
- D'adapter les techniques d'épandage aux contraintes topographiques et d'accessibilité des parcelles.
Ces adaptations sont essentielles pour permettre le maintien et le développement des activités d'élevage à La Réunion, tout en garantissant une gestion environnementale adaptée des effluents d'élevage.
Rappelons enfin que la pérennité des filières agricoles de La Réunion est essentielle pour maintenir et renforcer la sécurité alimentaire de l'île. Or la pérennité de ces filières implique la prise en compte des spécificités de l'île qui ne peut être régie par des normes en tous points identiques à celles de l'Hexagone.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 510 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes BÉLIM et LE HOUEROU, MM. OMAR OILI et LUREL, Mme BLATRIX CONTAT, MM. ROS, BOURGI, TEMAL, Michaël WEBER, PLA et Patrice JOLY, Mme CONWAY-MOURET, M. MICHAU, Mmes MONIER et CANALÈS et M. CHANTREL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 21 |
Après l'article 21
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l'article L. 668-2 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un article L. 668-... ainsi rédigé :
« Art L. 668-...- I. - À titre expérimental et pour une durée de trois ans à compter de la promulgation de la loi n° du d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture, les plantes médicinales inscrites sur la liste A de la pharmacopée française et traditionnellement utilisées dans les collectivités relevant de l’article 73 de la Constitution peuvent être incorporées dans des compléments alimentaires.
« II. - Les modalités d'application de cette expérimentation, notamment la liste des plantes concernées, les conditions de leur utilisation et les modalités de suivi et d'évaluation, sont définies par décret après avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail.
« III. - L'expérimentation fait l'objet d'une évaluation dont les résultats sont transmis au Parlement au plus tard six mois avant son terme. »
Objet
Cet amendement vise à permettre, à titre expérimental, l'incorporation dans des compléments alimentaires de plantes médicinales traditionnelles inscrites sur la liste A de la pharmacopée française.
Les départements et régions d'Outre-mer accueillent 80% de la biodiversité française. Cette richesse, notamment végétale, constitue un potentiel de développement économique important, particulièrement dans le secteur des compléments alimentaires, tout en garantissant la sécurité des consommateurs grâce au cadre strict de la pharmacopée.
Cette expérimentation s'inscrit dans la continuité des recommandations du rapport sénatorial de la mission d’information sénatoriale sur le développement de l’herboristerie et des plantes médicinales, une filière et des métiers d’avenir (2017-2018). Notre ancien collègue du Morbihan Joël LABBÉ préconisait de promouvoir une stratégie de développement de la filière des plantes à parfum, aromatiques et médicinales dans les Outre-mer, axée sur des démarches innovantes d’agro-écologie.
Pour mémoire, depuis la suppression du métier d’herboriste en 1941, la vente des plantes médicinales dans un but thérapeutique relève des seuls pharmaciens dans le cadre du monopole pharmaceutique, sauf pour 148 plantes qui bénéficient d’une dérogation du fait de leur usage alimentaire (décret de 2008).
Le sénateur Joël LABBÉ proposait notamment de “réexaminer la liste des 148 plantes médicinales « libérées » du monopole pharmaceutique, pour y intégrer des plantes des Outre-mer ou des plantes ne présentant pas de risque d’emploi, en étudiant la possibilité de la compléter de leurs usages traditionnels reconnus et validés concernant « les petits maux du quotidien.”
En 2016, FranceAgriMer, à la demande de producteurs siégeant au Conseil Spécialisé, a décidé de réaliser un état des lieux de la réglementation sur la vente directe des PPAM tant au niveau français qu’européen. L’une des conclusions de cette étude était la suivante : “Serait-il possible d’élargir la liste des 148 plantes ?”
Cette mesure permettrait tant de valoriser les savoirs traditionnels et agricoles ultramarins que de soutenir le développement économique des filières locales des plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM), particulièrement à La Réunion où cette filière est une des nombreuses filières agricoles d’excellence.
Grâce à cet amendement qui serait inséré dans le chapitre VIII “les plantes à parfum, aromatiques et médicinales” du titre VI intitulé “les productions végétales”, ces plantes pourraient être inscrites dans la liste des plantes française des compléments alimentaires, ce qui permettrait de les commercialiser en tisanes, gélules et autres ampoules plutôt que de se limiter à la simple forme séchée via les seules pharmacie.
Pour mémoire, les compléments alimentaires relèvent maintenant du ministère de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
La limitation aux plantes de la liste A de la pharmacopée française, l’avis nécessaire de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) et l'encadrement par décret garantissent la sécurité sanitaire de cette expérimentation.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 511 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes MALET, BELRHITI et MULLER-BRONN, MM. BURGOA, BOUCHET, KHALIFÉ, CHATILLON et SOMON, Mmes JOSEPH, BELLUROT, JOSENDE et BONFANTI-DOSSAT, MM. GREMILLET, Cédric VIAL, CUYPERS, PERRIN, RIETMANN, PANUNZI et SOL, Mmes LASSARADE, IMBERT, GRUNY, EUSTACHE-BRINIO et LOPEZ, MM. RAPIN, POINTEREAU, Henri LEROY, Daniel LAURENT et MILON et Mme Pauline MARTIN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER |
Après l'article 1er
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au 5° de l’article L. 3 du code rural et de la pêche maritime, après le mot : « locales », sont insérés les mots : « , notamment par la définition de quotas pour les acteurs locaux du commerce alimentaire, ».
Objet
Parmi les grands principes des articles préliminaires du code rural figure la satisfaction des besoins locaux par la production locale agricole.
L’article 4 de la loi n° 2012-1270 du 20 novembre 2012 relative à la régulation économique outre-mer et portant diverses dispositions relatives aux outre-mer précise que « Dans les collectivités relevant de l’article 73 de la Constitution et dans les collectivités d'outre-mer de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin, de Saint-Pierre-et-Miquelon et de Wallis-et-Futuna, les entreprises de grande distribution ont l'obligation de réserver une surface de vente dédiée aux productions régionales »
Cependant cette obligation est restée lettre morte faute de précisions dans les modalités d’application .
Le présent amendement se propose d’inscrire la notions de quota (de surface de vente ou de chiffre d’affaires), comme grand principe dans la loi, afin d’élaborer par la suite un processus de concertation permettant de parvenir à une juste satisfaction des besoins locaux par la production « pays ».
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 512 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LONGEOT, Mme BILLON, MM. MENONVILLE, BONNEAU et PILLEFER, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. DUFFOURG, LAUGIER et Stéphane DEMILLY, Mme SAINT-PÉ, MM. KERN et Jean-Michel ARNAUD, Mmes ROMAGNY et JACQUEMET, M. COURTIAL, Mme PERROT, MM. LEVI, KHALIFÉ, de NICOLAY et Paul VIDAL, Mme CANAYER et M. BLEUNVEN ARTICLE 14 |
Alinéa 9
1° Supprimer la seconde occurrence du mot :
et
2° Compléter cet alinéa par les mots :
, et à l’exclusion des haies présentant un risque pour l’intégrité des réseaux et des infrastructures de transports
Objet
L’amendement vise à ce que le nouveau régime de protection et de mise en œuvre d’un plan de gestion durable des haies créé par l’article 14 du projet de loi s’applique aux haies situées sur les emprises des infrastructures linéaires qui n’engagent pas leur gabarit de sécurité.
Les gestionnaires d’infrastructures linéaires sont déjà engagés dans une dynamique d’entretien durable d’un patrimoine végétal important qui permet le maintien de peuplements favorables à la biodiversité. L’alinéa 13 du présent article prévoit d’ailleurs de renforcer cette dynamique, par l’obligation faite aux gestionnaires d’infrastructures linéaires de mettre en œuvre un plan d’actions pour atteindre l’objectif de gestion durable des haies.
Le présent amendement vise à ne pas soumettre au régime de protection et de gestion durable les haies qui présentent des risques pour la sécurité et la continuité de service des infrastructures linéaires, en préservant le strict gabarit nécessaire à la sécurité des infrastructures linéaires. En effet, le changement climatique (par exemple les tempêtes de plus en plus fréquentes) entraîne une augmentation sensible notamment des chutes d’arbres qui multiplient les accidents, les arrêts et incidents de régularité des infrastructures linéaires, par exemple ferroviaires.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 513 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LONGEOT, Mme BILLON, MM. MENONVILLE, BONNEAU et PILLEFER, Mme de LA PROVÔTÉ, MM. DUFFOURG, LAUGIER et Stéphane DEMILLY, Mme SAINT-PÉ, MM. KERN et Jean-Michel ARNAUD, Mmes ROMAGNY et JACQUEMET, M. COURTIAL, Mme PERROT, M. LEVI, Mme CANAYER et MM. de NICOLAY, BLEUNVEN, KHALIFÉ et Paul VIDAL ARTICLE 14 |
Alinéa 47
Après le mot :
destruction
rédiger ainsi la fin de cet alinéa :
de haie pour assurer la sécurité des biens et des personnes, ainsi que l’intégrité des réseaux et des infrastructures de transport, pour assurer une obligation légale ou réglementaire ou en cas d’urgence.
Objet
Cet amendement vise à ce que la définition réglementaire des conditions dans lesquelles il peut être procédé à des destructions de haie soit étendue aux opérations non urgentes visant à assurer la sécurité des personnes et des biens, l’intégrité des réseaux et des infrastructures de transport. En effet, il est préférable, dans ces situations, de mettre en place des mesures préventives et anticipées.
Sont ainsi visées les opérations légales de débroussaillement destinées à diminuer l’intensité et à limiter la propagation des incendies. Le Sénat, à l’occasion des débats préalables à l’adoption de la loi du 20 juillet 2023 visant à renforcer la prévention et la lutte contre l'intensification et l'extension du risque incendie, avait d’ailleurs particulièrement mis en évidence l’importance de ces opérations et la nécessité de les faciliter par tous moyens.
De même, cet amendement vise à ce que la définition par décret des conditions dans lesquelles il peut être procédé à la destruction d’une haie soit étendue aux opérations non urgentes visant à exécuter une obligation légale ou réglementaire. Seraient ainsi notamment visées les opérations nécessaires à la lutte contre les espèces exotiques envahissantes ou contre les organismes nuisibles.
L’objectif recherché par cet amendement est de veiller à ce que l’objectif de préservation des haies ne conduise pas à des situations où elles puissent constituer un risque pour la sécurité des personnes et des biens, pour l’intégrité des réseaux et des infrastructures de transport en réservant notamment un gabarit de sécurité autour des infrastructures linéaires au sein duquel la taille des haies est autorisée, ou un obstacle à l’exercice d’une obligation légale ou réglementaire.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 514 30 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 515 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SCHILLINGER, M. FOUASSIN, Mme RAMIA et M. BUIS ARTICLE 10 |
I. – Alinéa 8
Remplacer les mots :
notamment sur une plateforme en ligne
par les mots :
via un outil dont les caractéristiques seront précisées par décret
II. – Alinéa 9
Après le mot :
nationale
Rédiger ainsi la fin de cet alinéa :
compilant les données de ces répertoires départementaux uniques est constituée. Les modalités de la constitution de ce réseau seront précisées par décret. »
Objet
Cet amendement vise à revenir sur la création d’un outil informatique dédié au repérage des cédants.
Les chambres d’agriculture souhaitent avoir la responsabilité du repérage des cédants, mais ne souhaitent pas qu’un système informatique dédié soit mis en place dans l’unique but d’effectuer le repérage des cédants. La rédaction des alinéas 8 et 9 tels qu’adoptés par la Commission des affaires économiques est trop précise et se base sur un outil non-existant à date, qui n’est ni clairement défini ni financé.
C’est en ce sens que la rédaction de cet amendement entend laisser la définition des modalités de repérage des cédants au niveau réglementaire et non au niveau législatif. Confier directement la gestion de repérage des cédants à Chambres d’agriculture France sans garantie d’un budget alloué suffisant est trop risqué.
Cet argument fonctionne également pour que la base nationale des Répertoire Départementale Unique soit constituée par Chambres d’agriculture France : nous ne souhaitons pas que cette mission figure au niveau de la loi, nous estimons qu’il serait plus pertinent de l’inscrire au niveau réglementaire. En effet, nous ne pouvons pas nous permettre de garantir le bon fonctionnement de cette nouvelle mission de service public sans avoir de garanties budgétaires suffisantes.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 516 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes SCHILLINGER et RAMIA et MM. FOUASSIN et BUIS ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Le 2° du II de l’article L. 122-3 du code de l’environnement est complété par sept alinéas ainsi rédigés :
« Pour les ouvrages de production d’électricité à partir de l’énergie mécanique du vent jusqu’au poste HTA/BT inclus, les ouvrages de production d’électricité à partir de l’énergie solaire installés au sol jusqu’au poste HTA/BT inclus, les ouvrages de stockage d’électricité jusqu’au poste HTA/BT inclus et les transformateurs d’antenne-relais de radiotéléphonie mobile, l’étude d’impact comprend également :
« – un repérage des établissements d’élevage et de leurs installations situées dans un certain périmètre autour de l’aménagement mentionné à l’alinéa précédent ;
« – les états des lieux initiaux suivants :
« i) un état des lieux électrique des établissements d’élevage et de leurs installations ;
« ii) un état des lieux technico-économique et sanitaire des établissements d’élevage.
« Dans le cas où l’éleveur refuserait la réalisation de ces états des lieux mentionnés aux i et ii, une attestation de refus signée par l’éleveur doit être intégrée à l’étude d’impact.
II. – Les modalités d’application du présent article sont déterminées par un décret en Conseil d’État.
Objet
Cet amendement a pour objet de préserver les élevages français face à la recrudescence de courants électriques et électromagnétiques parasites. S’assurer de la sécurité des élevages français est essentiel pour maintenir une répartition juste de la valeur dans les territoires ruraux.
Les élevages français se trouvent confrontés aux phénomènes électriques et électromagnétiques en raison de leur proximité de plus en plus importante avec les réseaux de transport et de distribution d’électricité, le développement des parcs éoliens ou photovoltaïques, le développement d’antennes-relais de téléphonie mobile, etc.
Or les animaux d’élevage sont très sensibles à l'électricité et aux phénomènes de courants électriques parasites. Ces courants électriques qui parcourent de façon ni maîtrisée ni souhaitée, les éléments conducteurs des bâtiments, le sol et les structures métalliques de l’exploitation, et peuvent accidentellement circuler dans le corps de l’animal.
Les conséquences de ces courants parasites sont importantes puisque des animaux peuvent aller jusqu’à refuser de se nourrir ou de s’abreuver, entraînant des chutes de production et parfois la disparition de l’élevage.
Ces phénomènes sont non visibles et s’installent progressivement. Il est donc, difficile de savoir, a priori, si les situations dégradées que l’on observe sont dues de façon certaine au nouvel aménagement électrique ou à un autre élément non identifié jusque-là dont les symptômes pourraient être les mêmes : problème sanitaire dans le troupeau, mauvaise installation électrique de l’exploitation, etc.
Pour faire face à ces situations et y remédier les éleveurs peuvent faire appel à leurs organismes de conseil, comme les Chambres d’agriculture, et au Groupe Permanent Pour la Sécurité Électrique en milieu agricole (GPSE) mis en place par la profession agricole et les distributeurs d’électricité ou les producteurs d’énergie renouvelables.
Ce groupe se donne pour objectif d’investiguer de façon amiable l’origine des problèmes électriques dans les exploitations agricoles et de proposer des solutions concrètes aux agriculteurs.
Toutefois, l’intervention du GPSE est souvent tardive, coûteuse pour les responsables d’aménagement électrique qui les prennent en charge et ne permettent pas toujours d’identifier l’origine des difficultés faute d’un point de comparaison initial.
C’est pourquoi, faisant le constat d’une recrudescence des situations difficiles, et considérant que l’élevage est une activité primordiale sur nos territoires, cet amendement propose, de manière préalable à l’implantation des aménagements suivants : éoliennes, installations photovoltaïques, installation de stockage d’électricité, lignes à haute et moyenne tension, les antennes-relais téléphoniques et leur ensemble de câbles et poste de raccordement au réseau électrique, l’obligation de :
- réaliser un repérage des exploitations et différents sites d’élevage autour de ces aménagements
- proposer aux exploitations situées dans un certain périmètre la réalisation des états des lieux initiaux suivants : état des lieux des installations électriques des sites d’élevage et état des lieux technico-économique et sanitaire des élevages.
La réalisation des états initiaux peut être refusée par l’éleveur. La réalisation de ces repérages et états des lieux permettra de :
- Sécuriser les éleveurs et les gestionnaires des aménagements électriques en leur fournissant un point de comparaison de la situation avant aménagement,
- Sensibiliser les éleveurs à la qualité électrique de leurs installations et les aménageurs à la présence de l’élevage sur le territoire,
- De faciliter le dialogue et éviter les situations dramatiques entre ces acteurs
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 517 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BUIS, BUVAL et PATRIAT, Mmes HAVET, PHINERA-HORTH, CAZEBONNE et DURANTON, MM. FOUASSIN, IACOVELLI, KULIMOETOKE, LEMOYNE et LÉVRIER, Mme NADILLE, MM. PATIENT et RAMBAUD, Mme RAMIA, M. ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 TER |
Après l'article 12 ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le deuxième alinéa de l’article L. 315-1 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :
« Cette personne morale doit comprendre plusieurs exploitants agricoles ou entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers et peut comporter d'autres personnes physiques ou morales, privées ou publiques. Les exploitants agricoles ou entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers doivent détenir ensemble la majorité des voix au sein des instances du groupement. »
Objet
Cet amendement prévoit de rendre possible la création d’un Groupement d'intérêt économique et environnemental pour les entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 518 30 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 519 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BUIS, BUVAL et PATRIAT, Mmes HAVET, PHINERA-HORTH, CAZEBONNE et DURANTON, MM. FOUASSIN, IACOVELLI, KULIMOETOKE, LEMOYNE et LÉVRIER, Mme NADILLE, MM. PATIENT et RAMBAUD, Mme RAMIA, M. ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 (SUPPRESSION MAINTENUE) |
Après l’article 12
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Après l’article L. 311-2-2 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un article L. 311-2-3 ainsi rédigé :
« Art. L. 311-2-3. – Sans préjudice des dispositions des articles L. 111-3 à L. 111-5 du code de l’urbanisme, dès lors que le terrain occupé par l’exploitation agricole ou pastorale ne comporte pas de lieu d’habitation, le statut d’actif agricole défini à l’article L. 311-2 du présent code ouvre à son titulaire le droit d’installer un logement de fonction sous la forme d’une résidence démontable constituant son domicile permanent au sens de l’article R. 111-51 du code de l’urbanisme et dont les modalités techniques doivent permettre :
« 1° Que cette installation n’affecte pas durablement les fonctions écologiques du sol, en particulier ses fonctions biologiques, hydriques et climatiques ainsi que son potentiel agronomique.
« 2° Et que cette installation ne soit pas incompatible avec l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière sur la parcelle de l’exploitation. »
II. – La seconde phrase de l’article L. 444-1 du code de l’urbanisme est complétée par les mots : « sauf à ce qu’ils concernent les personnes, terrains et installations visées à l’article L. 311-2-3 du code rural et de la pêche maritime. »
Objet
Cet amendement vise à donner la possibilité à un exploitant agricole, et en particulier aux personnes « non issues du monde agricole » (NIMA), d’installer sur les terres agricoles qu’ils possèdent ou louent en l’absence de bâtiment d’habitation, une résidence démontable. Cela concourrait à la transition vers des systèmes de production diversifiés et viables économiquement ainsi qu’à la diversification des profils des porteurs de projet d’installation tels que définis à l’article 1.
Par leur caractère économique, ces résidences démontables participent des « formes d’installation progressive ». En permettant aux exploitants de réduire leur charge de logement, cet amendement concoure ainsi à l’amélioration de leurs revenus et à l’attractivité du métier d’exploitant agricole.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 520 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
MM. BUIS, BUVAL et PATRIAT, Mmes HAVET, PHINERA-HORTH, CAZEBONNE et DURANTON, MM. FOUASSIN, IACOVELLI, KULIMOETOKE, LEMOYNE et LÉVRIER, Mme NADILLE, MM. PATIENT et RAMBAUD, Mme RAMIA, M. ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 5 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 521 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BUIS, BUVAL et PATRIAT, Mmes HAVET, PHINERA-HORTH, CAZEBONNE et DURANTON, MM. FOUASSIN, IACOVELLI, KULIMOETOKE, LEMOYNE et LÉVRIER, Mme NADILLE, MM. PATIENT et RAMBAUD, Mme RAMIA, M. ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants ARTICLE 5 |
Alinéa 6
Après les mots :
de la forêt
insérer les mots :
adaptées aux spécificités hexagonales et des territoires d’Outre-Mer
Objet
Cet amendement vise à préciser le contenu des enseignements du Bachelor Agro afin qu’il puisse prendre en compte les enjeux agricoles des territoires ultra-marins. Ces régions possèdent en effet des conditions climatiques, des cultures et des systèmes de production distincts de ceux de l’Hexagone. L’agriculture y est marquée par une forte diversité biologique, des filières stratégiques comme la canne à sucre, la banane ou la vanille, ainsi que des défis liés aux maladies tropicales et aux risques climatiques (cyclones, sécheresses). Adapter la formation permettrait de former des professionnels compétents et polyvalents qui pourraient s'installer dans n'importe quel département pour développer des modèles agricoles résilients, favoriser l’innovation agroécologique et renforcer l’autonomie et la souveraineté alimentaire de ces territoires.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 522 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BUIS, BUVAL et PATRIAT, Mmes HAVET, PHINERA-HORTH, CAZEBONNE et DURANTON, MM. FOUASSIN, IACOVELLI, KULIMOETOKE, LEMOYNE et LÉVRIER, Mme NADILLE, MM. PATIENT et RAMBAUD, Mme RAMIA, M. ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants ARTICLE 16 |
Alinéa 21
Après le mot :
équins
insérer le mot :
caprins,
Objet
Cet amendement vise à élargir la non-protégeabilité aux troupeaux caprins face aux attaques de prédateurs (notamment les loups et les jaguars). En effet, les agriculteurs guyanais font face à de plus en plus d'attaques de jaguars sur des troupeaux de chèvres. Ces derniers subissent des pertes importantes de bétail et de volailles, mettant en péril leurs exploitations et, par conséquent, l’autosuffisance alimentaire locale. Nos agriculteurs ne peuvent être laissés seuls face à cette problématique.
Il est essentiel, en conséquence, d'étendre le caractère général de la non-protégeabilité aux troupeaux caprins de façon à aboutir à une disposition harmonisée sur le territoire compte tenu de la réalité à laquelle sont confrontés les éleveurs.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 523 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BUIS, LEMOYNE, BUVAL et PATRIAT, Mmes CAZEBONNE et DURANTON, M. FOUASSIN, Mme HAVET, MM. IACOVELLI, KULIMOETOKE et LÉVRIER, Mme NADILLE, M. PATIENT, Mme PHINERA-HORTH, M. RAMBAUD, Mme RAMIA, M. ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants ARTICLE 14 |
Après l’alinéa 9
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Est également exclue la chaussée de toute voie cadastrée sous l’appellation "chemin rural".
Objet
Les haies sont bien plus que de simples éléments du paysage rural. Elles jouent un rôle essentiel pour la résilience agricole, en protégeant les cultures et les élevages contre les aléas climatiques. Mais depuis 1950, on observe que 70 % des haies ont disparu des bocages et le phénomène s’accélère. En effet, malgré l'urgence à agir contre le changement climatique et leur caractère pourtant clairement indispensable, le rythme annuel de disparition des haies a plus que doublé en France entre 2017 et 2021. La perte est estimée à 23 500 km par an sur la période 2017- 2021.
De plus, les haies sont aujourd'hui définies par la BCAE 8 de la PAC de manière permissive, ce qui permet de nombreux raccourcis.
Pour répondre à ce problème, l'article 14 du projet de loi vient donner un cadre en actant une définition de la haie. La proposition de loi en faveur de la préservation et de la reconquête de la haie permettra quant à elle d'impulser une véritable stratégie nationale en posant des objectifs clairs et précis : un gain net du linéaire de haies de 50 000 km par an d’ici 2030 et une gestion durable de 100 000 km de haies en 2030 et de 450 000 km à horizon 2050.
En parallèle, on observe depuis une quarantaine d’années un engouement pour les sports de nature, en particulier dans les chemins ruraux. Cet intérêt a été renforcé par la crise sanitaire récemment subie. Cet engouement implique toutefois la nécessité de pouvoir restaurer les chemins ruraux obstrués par la broussaille, afin que le linéaire disponible pour les promeneurs s’accroisse plutôt qu’il ne régresse.
Dans la rédaction actuelle de l'article 14, un chemin ainsi obstrué peut répondre à la définition de la haie, et sa réouverture s’apparenter à une destruction de haie. Ceci risque de constituer un obstacle majeur à la réouverture de chemins ruraux : d’une part, en imposant le respect d’une procédure qui, à la base, n’est pas prévue pour ce cas ; d’autre part, en imposant aux communes de compenser le linéaire détruit, ce qui sera très difficile.
Cet amendement vient donc exclure la chaussée des chemins ruraux - et seulement leur chaussée - du champ d’application de l’article 14 afin de mieux circonscrire à l'objectif donné.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 524 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BUIS, LEMOYNE, BUVAL et PATRIAT, Mmes HAVET, PHINERA-HORTH, CAZEBONNE et DURANTON, MM. FOUASSIN, IACOVELLI, KULIMOETOKE et LÉVRIER, Mme NADILLE, MM. PATIENT et RAMBAUD, Mme RAMIA, M. ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants ARTICLE 10 |
Alinéa 5
Remplacer cet alinéa par trois alinéas ainsi rédigés :
« Le réseau mentionné au premier alinéa du présent I propose :
« 1° Un service d’accueil, d’information et d’orientation à toute personne qui souhaite s’engager dans une activité agricole ou qui souhaite transmettre son entreprise agricole ;
« 2° Un service d’accueil, d’information et d’orientation proposé dès le début de l’activité et tout au long de la carrière de l’agriculteur, afin de l’accompagner les premières années de l’activité, de le sensibiliser à la préparation de la transmission et de lui apporter des conseils sur les démarches à entreprendre pour faciliter la cession ou la reprise de son exploitation.
Objet
Cet amendement vise à préciser les publics accueillis par le réseau France installations-transmissions.
L'enjeu du maintien de l’exploitation agricole est très important dans ses premières années d'exercice. Les premières années de l’exploitation sont en effet déterminantes dans la fixation de la stratégie d'entreprise sur le long terme. Il est donc important de proposer un suivi post-installation à ces agriculteurs qui ont encore besoin de trouver les bonnes informations et d’être orientés efficacement.
Afin de rationaliser la mise en place du réseau France installations-transmission, un suivi du nouvel exploitant par ce dernier pourrait être proposé au cours des cinq premières années d'exercices de l'exploitant.
Par ailleurs un agriculteur doit pouvoir être informé et sensibilisé aux enjeux de la transmission tout au long de sa carrière. L’un des principaux obstacles à la réussite des transmissions d’exploitations agricoles est le manque d'anticipation.
Le service d'accueil, d'information et d'orientation de France installations –transmissions est destiné à toute personne souhaitant s'engager dans une activité agricole : ce public inclue bien les personnes qui souhaitent devenir salariés agricoles car ils constituent un vivier d'éventuel futur chefs d'exploitations.
Par ailleurs l'accompagnement du conjoint, au niveau de l'information et de l'orientation, ne semble opportun que dans le cas où le conjoint souhaite également s'engager dans une activité agricole.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 525 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MASSET, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, M. LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 (SUPPRESSION MAINTENUE) |
Après l’article 12
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le I de l’article L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime est complété par une phrase ainsi rédigée : « Il tient compte des orientations des projets alimentaires territoriaux définis à l’article L. 111-2-2. ».
Objet
Cet amendement vise à ce que le schéma directeur régional des exploitations agricoles tienne compte des orientations des projets alimentaires territoriaux.
Les transmissions et reprises nécessitent de déployer une approche de détection et d’accompagnement en amont en vue de construire une trajectoire d’installation-transmission lisible et correspondant aux objectifs du territoire. Il est essentiel de garantir une meilleure articulation entre projets alimentaires territoriaux et gouvernance foncière.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 526 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GROSVALET, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 3 |
Après l'alinéa 16
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« ...° Ils participent à la gouvernance des projets alimentaires territoriaux.
Objet
Cet amendement vise à mentionner les projets alimentaires territoriaux dans le cadre des missions remplies par les établissements agricoles.
Les projets alimentaires territoriaux sont des démarches de terrain, volontaires, collectives.
C’est un rassemblement des acteurs intéressés par la question de l’alimentation, qui permet un renforcement du dialogue local agriculture-société. A ce titre, afin de créer le lien avec les futurs agriculteurs et agricultrices, les EPLEFPA doivent être partie prenante des projets, au-delà d’une vague incitation formulée dans le cadre du plan Enseigner à Produire Autrement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 527 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MASSET, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, M. LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 3 |
Alinéa 9, première phrase
Après les mots :
production agricole
insérer les mots :
dont l’agriculture biologique et l’agriculture de conservation des sols,
Objet
L’étude de l’agriculture biologique et de conservation des sols ne peut se concevoir sur l’unique volonté d’enseignants et formateurs. Les formations doivent présenter, au même titre que les systèmes de production conventionnels, les techniques agroécologiques, en vue de promouvoir une agriculture résiliente, locale et durable, et redonner ainsi l’autonomie et les capacités de choix aux futurs exploitants.
L’agriculture biologique et l’agriculture de conservation des sols sont considérées comme les modèles le plus aboutis en terme d’agroécologie. leur promotion apparaît comme une perspective d’adaptation durable qu’il faut inscrire dans les orientations de l’enseignement et la formation professionnelle agricole.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 528 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MASSET, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, M. LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER |
Alinéa 27
Après le mot :
agriculture
insérer les mots :
, et particulièrement de l’apiculture,
Objet
L’importance de la pollinisation entomophile pour la pérennité, la diversité et la qualité de notre alimentation est indiscutable.
Oléagineux, protéagineux, production de semences, arboriculture fruitière, viticulture, production maraichère, horticulture et sylviculture dépendent de l’activité pollinisatrice des insectes. Elle est nécessaire à la survie de 84% des plantes cultivées en Europe et améliore les rendements à l’échelle mondiale de 20% à 30% en moyenne.
La reconnaissance des services environnementaux rendus par l’apiculture apparaît comme essentiel.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 529 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. MASSET ARTICLE 1ER |
Alinéa 16
Après le mot :
filière
insérer les mots :
et par mode de production
Objet
Le rapport pour avis du Gouvernement présentant une programmation pluriannuelle de l’agriculture présente une opportunité de mieux suivre la production alimentaire française afin d’assurer un suivi des objectifs fixés par le gouvernement. Dans un souci de mise en cohérence des politiques publiques agricoles et donc d’efficacité de L’action publique, ce rapport doit doit aussi traiter de l’atteinte des objectif par mode de production, quand il en existe, comme c’est le cas de l’agriculture biologique.
En effet, les différents plans gouvernementaux fixent des objectifs de développement de l’agriculture biologique allant de 18% des surfaces en 2027 à 21% en 2030. Il serait logique que la PPA permette aussi de faire le suivi de l’atteinte de cet objectif.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 530 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MASSET, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, M. LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 2 |
Alinéa 9
Après le mot :
numérique,
insérer les mots :
en matière de transitions agroécologiques
Objet
Cet amendement souhaite réintroduire dans nos objectifs programmatiques en matière d’orientation, de formation, de recherche et d’innovation la montée en compétences en matière de transitions agroécologiques aux côtés des compétences indiquées dans l’alinéa visé.
L’agroécologie est un puissant levier au service des agriculteurs pour préserver leur outil de travail.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 531 30 janvier 2025 |
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N° 532 rect. 4 février 2025 |
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MM. BUIS, SALMON, CADEC, BOUCHET, GREMILLET et FIALAIRE, Mme AESCHLIMANN, MM. CABANEL, PELLEVAT et Michaël WEBER, Mmes SAINT-PÉ et BELRHITI, MM. LAHELLEC, GAY, STANZIONE, TISSOT, GONTARD, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mme de MARCO, M. MELLOULI, Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL, MM. PATRIAT et BUVAL, Mmes CAZEBONNE et DURANTON, M. FOUASSIN, Mme HAVET, MM. IACOVELLI, KULIMOETOKE, LEMOYNE et LÉVRIER, Mme NADILLE, M. PATIENT, Mme PHINERA-HORTH, M. RAMBAUD, Mme RAMIA, M. ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER et M. THÉOPHILE ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 |
Après l'article 14
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° L’avant-dernier alinéa du II de l’article L. 1 est ainsi modifié :
a) Après le mot : « préservation », sont insérés les mots : « , de la gestion durable » ;
b) Sont ajoutés les mots : « , afin de tendre, à compter du 1er janvier 2030, par rapport au 1er janvier 2024, à une augmentation nette du linéaire de haies de 50 000 kilomètres, à un linéaire de haies en gestion durable, au sens de l’article L. 611-9, de 100 000 kilomètres, et à compter du 1er janvier 2048, à un linéaire de haies de 500 000 kilomètres, géré durablement, sur l’ensemble du territoire métropolitain et ultramarin » ;
c) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Il veille à la promotion de la valorisation économique des haies gérées durablement. » ;
2° Le premier alinéa de l’article L. 4 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Les documents de programmation stratégique nationale prévus par le droit de l’Union européenne et élaborés en vue de la mise en œuvre de la politique agricole commune sont compatibles et contribuent à tendre aux objectifs prévus par la stratégie définie à l’article L. 126-6 du présent code. » ;
3° Le chapitre VI du titre II du livre Ier est complété par une section ainsi rédigée :
« Section ...
« Stratégie nationale pour la gestion durable et la reconquête de la haie
« Art. L. 126-6. – I. – Une stratégie nationale pour la gestion durable et la reconquête de la haie définit les orientations à suivre pour conduire la politique de gestion et de développement durables du linéaire de haies sur le territoire.
« Cette stratégie définit une trajectoire chiffrée et un plan national d’actions afin de tendre aux objectifs mentionnés à l’avant-dernier alinéa du II de l’article L. 1.
« Le plan national d’actions définit des objectifs chiffrés en termes de plantations et des mesures en faveur du développement de la reconstitution de haies par régénération naturelle.
« Il définit également les mesures permettant d’atteindre une mobilisation, en 2030, de 500 000 tonnes de matière sèche par an issues de haies gérées durablement au sens de l’article L. 611-9, et d’atteindre en 2050, sur le total de la biomasse mobilisée issue de haies, 70 % de matière sèche issue de haies gérées durablement au sens de ce même article L. 611-9, en articulation avec la stratégie mentionnée à l’article L. 211-8 du code de l’énergie.
« Il établit un inventaire des pratiques de gestion des haies favorisant leur bon état écologique ainsi que la liste des financements publics et des mesures destinés à la recherche, à la formation et au soutien des acteurs publics et privés, en particulier des exploitations agricoles, en vue d’atteindre les objectifs mentionnés au présent I et notamment le développement de la gestion durable des haies au sens de l’article L. 611-9 du présent code.
« Le plan national d’actions est doté d’une instance de concertation et de suivi. Cette instance comprend notamment des représentants des filières et des organisations professionnelles concernées, des organismes publics intéressés, des représentants des collectivités territoriales et de leurs groupements, des associations nationales de protection de l’environnement agréées, l’ensemble des organisations syndicales représentatives, des organismes nationaux à vocation agricole et rurale au sens des articles L. 820-2 et L. 820-3, des organismes de formation et de recherche compétents et des associations nationales de défense des consommateurs agréées. Elle est présidée par les ministres chargés de l’agriculture et de l’environnement.
« Cette stratégie est actualisée au moins tous les six ans.
« II. – Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application de la stratégie définie au I, ainsi que la composition de l’instance de concertation et de suivi du plan national d’actions du même I.
« III. – Le plan national d’actions mentionné au I s’appuie sur un observatoire de la haie qui permet de collecter des données quantitatives et qualitatives pour suivre et évaluer les politiques publiques déployées sur le territoire national et rend disponible gratuitement, au format numérique, une agrégation et un suivi, jusqu’à l’échelle de la commune, des données de cartographie des haies et de leur implantation, du déploiement de la gestion durable des haies, au sens de l’article L. 611-9, et de mobilisation de la biomasse issue de cette gestion durable. »;
4° Le chapitre Ier du titre Ier du livre VI est complété par un article L. 611-9 ainsi rédigé :
« Art. L. 611-9. – I. – Les gestionnaires de haies peuvent faire l’objet d’une certification garantissant la gestion durable des haies sur la totalité de l’exploitation.
« Cette certification garantit des pratiques de gestion des haies permettant leur pérennité, un niveau d’emprise au sol minimal, un niveau élevé de services écosystémiques rendus par chaque type de haie au moyen de pratiques de coupe et de mise en défens garantissant la reprise végétale de la haie, et d’itinéraires techniques assurant sa régénération, l’équilibre du prélèvement de biomasse, la protection de la biodiversité, et excluant les pratiques dégradantes.
« La certification permet d’atteindre le bon état écologique de la haie, défini par des étages de végétation ou un potentiel de végétation continus, une emprise au sol de la haie, des fonctions écosystémiques permettant la régénération de la haie, une biodiversité riche, une protection contre le ruissellement et l’érosion des sols, un stockage du carbone et une production de biomasse renouvelable.
« La certification prévoit un cahier des charges national incluant des critères et prescriptions adaptés aux différents contextes pédoclimatiques.
« II. – Les distributeurs de bois peuvent faire l’objet d’une certification garantissant que le bois distribué est issu en totalité de haies certifiées au sens du I, avec une empreinte carbone et environnementale liée au transport limitée, un nombre d’intermédiaires réduit, une juste rémunération du gestionnaire de haie et une traçabilité complète sur l’origine du bois pour le consommateur final.
« III. – Les certifications publiques ou privées de gestion durable de la haie et de distribution durable de bois issu de haies gérées durablement qui satisfont les conditions énumérées au I et au II peuvent être reconnues, pour une durée renouvelable de six ans, par arrêté conjoint des ministres chargés de l’agriculture et de l’environnement. »
II. – L’article L. 222-3-1 du code de l’environnement est ainsi modifié :
1° À la première phrase du premier alinéa, après le mot : « bois », sont insérés les mots : « , la stratégie nationale pour la gestion durable et la reconquête de la haie » ;
2° Le deuxième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « En fonction de la biomasse issue de haies existant sur le territoire, ce schéma inclut, pour les chaufferies collectives dont les personnes morales publiques et privées sont chargées, des trajectoires chiffrées d’augmentation progressive d’approvisionnement en bois distribué durablement et issu de haies gérées durablement, faisant l’objet à ce titre d’une certification reconnue dans les conditions prévues au III de l’article L. 611-9 du code rural et de la pêche maritime. » ;
3° Après le mot : « biomasse », le troisième alinéa est complété par les mots : « et de l’observatoire de la haie ».
IV. – Le II est applicable lors de la prochaine révision du schéma régional biomasse dans les conditions prévues à l'avant-dernier alinéa de l’article L. 222-3-1 du code de l’environnement.
Objet
Cet amendement a pour objet d’introduire, dans le projet de loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture, la proposition de loi « en faveur de la gestion durable et de la reconquête de la haie » de Daniel SALMON, dans sa rédaction telle qu’issue des travaux du rapporteur Bernard BUIS pour la commission des affaires économiques et tenant compte des amendements sur lesquels la commission a présenté un avis favorable en séance.
Cette proposition de loi poursuit l’objectif de changer de regard sur la haie, en substituant à la logique punitive qui prévalait jusqu’ici et que l’article 14 cherche à atténuer, une logique incitative, pour qu’en somme le « bâton » pénal cède place à la « carotte financière ». Elle ne crée aucune obligation, la démarche étant complètement volontaire, mais permet de remettre pour chaque exploitant des motivations économiques palpables, là où les bénéfices écologiques, bien que réels, restent beaucoup plus diffus.
Le texte initial proposait de s’appuyer sur une certification garantie par l’État pour valoriser la gestion durable des haies (article 2), de développer les objectifs de valorisation énergétique du bois bocager (article 3) et d’apporter un soutien fiscal aux agriculteurs concernés (article 4). Son article 1er, instituant une stratégie en faveur de la reconquête de la haie, vient donner une assise législative au « Pacte en faveur de la haie » présenté fin 2023, abondé de 110 millions d’euros par an et fixant l’objectif d’un gain net de 50 000 kilomètres de haies par an d'ici 2030, offrant la continuité et la prévisibilité qui ont pu faire défaut jusqu’ici.
Un travail de compromis en commission, se traduisant par dix-sept amendements déposés à l’identique par l’auteur et le rapporteur, a conduit à recalibrer les objectifs chiffrés fixés dans la loi et à s’assurer qu’ils ne se transforment pas en obligations juridiques opposables, la volonté commune n’étant pas d’imposer la reconquête de la haie par des décisions de justice, mais plutôt d’y parvenir par des choix délibérés et partagés.
Tel est précisément l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 533 rect. sexies 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. FAVREAU, SAUTAREL et BRISSON, Mme DUMONT, M. BOUCHET, Mme BELRHITI, M. KLINGER, Mme JOSENDE, MM. CHEVROLLIER, de LEGGE, BURGOA et PANUNZI, Mme Pauline MARTIN, M. KHALIFÉ, Mmes GARNIER et JOSEPH, MM. BELIN et Henri LEROY et Mmes GOY-CHAVENT et CANAYER ARTICLE 14 |
Après l'alinéa 1
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
...° Le premier alinéa de l’article L. 411-2-1 est complété par les mots : «, ainsi que les projets de destruction et les travaux d’entretien d’une haie mentionnée à l’article L. 412-21 du présent code » ;
Objet
Le Pacte en faveur de la haie présenté par le Gouvernement en septembre 2023 a pour ambition d’atteindre un gain net du linéaire de haies de 50 000 km d’ici 2030.
Dans cette perspective, l’article 14 du projet de loi permet aux bénéficiaires d’une décision de non-opposition à déclaration unique ou d’une autorisation unique, tenant lieu de l’ensemble des législations applicables, de sécuriser juridiquement la réalisation de leurs projets d’entretien et / ou la destruction de haies.
Toutefois, le mécanisme proposé n’apporte pas de véritable simplification : il doit encore être amélioré pour lever les freins à la conservation des haies existantes et à la restauration des linéaires disparus.
En effet, les travaux réalisés sur les haies peuvent, dans certains cas, imposer l’obtention d’une dérogation au régime de protection des espèces. Une telle dérogation est soumise à des conditions strictes, puisqu’il convient notamment de démontrer que le projet répond à une raison impérative d'intérêt public majeur. Or ce point s'avère délicat à démontrer pour des travaux d’une faible ampleur et est source de fragilité juridique.
Afin de garantir la possibilité de réaliser des travaux d’entretien des haies selon un mode de gestion durable, et compte tenu de la nouvelle obligation générale de compensation instaurée par le projet de loi, qui contribuera à l’atteinte de l’objectif de l’augmentation du linéaire de haies d’ici 2030, il convient de sécuriser l’obtention, le cas échéant, d’une dérogation au régime de protection des espèces.
Le présent amendement propose donc d’étendre, aux projets de destruction et aux travaux d’entretien des haies, le mécanisme déjà instauré au bénéfice des projets de production d’énergie renouvelables, c’est-à-dire la création d’une présomption légale qu’un tel projet répond à une raison impérative d’intérêt public majeur.
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N° 534 rect. sexies 5 février 2025 |
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MM. FAVREAU, SAUTAREL et BRISSON, Mme DUMONT, M. BOUCHET, Mme BELRHITI, M. KLINGER, Mme JOSENDE, MM. CHEVROLLIER, de LEGGE, BURGOA et PANUNZI, Mme Pauline MARTIN, MM. KHALIFÉ, BELIN et Henri LEROY et Mmes GOY-CHAVENT, CANAYER et BELLUROT ARTICLE 14 |
Alinéas 41 à 43
Supprimer ces alinéas.
Objet
L’amendement a pour but de supprimer la possibilité, pour l’autorité compétente, d’ajouter des prescriptions complémentaires pour le pétitionnaire.
En effet, ces alinéas ajoutent des contraintes qui ne sont aujourd’hui pas présentes dans l'ensemble des règlementations qui encadrent les haies.
En outre, cette nouvelle section sur la protection des haies prévoit d’ores et déjà que l’autorité compétente pourra demander des éléments complémentaires au dossier si besoin et ajouter, si nécessaire, des prescriptions.
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N° 535 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. FAVREAU, SAUTAREL et BRISSON, Mme DUMONT, M. BOUCHET, Mme BELRHITI, M. KLINGER, Mme JOSENDE, MM. CHEVROLLIER, de LEGGE, BURGOA et PANUNZI, Mme Pauline MARTIN, MM. KHALIFÉ, BELIN et Henri LEROY, Mmes CANAYER et BELLUROT et M. GREMILLET ARTICLE 14 |
Alinéa 48
Après le mot :
avis
insérer le mot :
conforme
Objet
Cet amendement propose de rendre l’avis des organisations représentatives agricoles conforme avant que l’autorité administrative compétente ne prenne un arrêté établissant, dans le département, la période d’interdiction de travaux sur les haies, un coefficient de compensation en cas de destruction de haie ainsi que la liste des us et coutumes réputés répondre, de manière constante sur le territoire du département aux obligations de gestion durable.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 536 rect. quater 4 février 2025 |
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MM. Vincent LOUAULT, CAPUS et MÉDEVIELLE, Mme LERMYTTE, M. CHASSEING, Mme Laure DARCOS, MM. LAMÉNIE, Louis VOGEL, VERZELEN, BRAULT, CHEVALIER, ROCHETTE et Alain MARC, Mme PAOLI-GAGIN et M. MALHURET ARTICLE 18 |
Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
.... - Le 2° du III de l'article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :
1° La première phrase du premier alinéa est complétée par les mots : « uniquement lorsqu'une partie ou l'ensemble du logement ou du terrain concerné est mis en en vente » ;
2° Le troisième alinéa est supprimé.
Objet
Cet amendement vise à revenir sur le caractère systématique du contrôle des installations d'assainissement non collectif en le limitant, lorsqu'il s'agit d'installations déjà existantes, aux biens ou terrains mis en vente.
"La police des fosses septiques" crée beaucoup de litiges du fait du coût de la visite très variable suivant les territoires et le fait d'imposer à des familles des travaux non nécessaires.
Cette disposition ayant pour but de protéger l'environnement n'a aucune efficacité relevée et est fort couteuse pour les habitants.
De plus, une installation défectueuse a pour principal effet au bout de 20 à 30 ans d'entraîner tout simplement le bouchage des toilettes et réseaux d'écoulement.
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N° 537 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Vincent LOUAULT, CAPUS et MÉDEVIELLE, Mme LERMYTTE, M. CHASSEING, Mme Laure DARCOS, MM. LAMÉNIE, Louis VOGEL, VERZELEN, BRAULT, CHEVALIER, ROCHETTE et Alain MARC, Mme PAOLI-GAGIN et M. MALHURET ARTICLE 18 |
Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
.... - La première phrase du premier alinéa du 2° du III de l'article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales est ainsi rédigée : « Dans le cas des autres installations, à proposer une vérification du fonctionnement et de l'entretien. »
Objet
Cet amendement vise à revenir sur le caractère systématique du contrôle des installations d'assainissement non collectif en le limitant, lorsqu'il s'agit d'installations déjà existantes, aux biens ou terrains mis en vente.
"La police des fosses septiques" crée beaucoup de litiges du fait du coût de la visite très variable suivant les territoires et le fait d'imposer à des familles des travaux non nécessaires.
Cette disposition ayant pour but de protéger l'environnement n'a aucune efficacité relevée et est fort couteuse pour les habitants.
De plus, une installation défectueuse a pour principal effet au bout de 20 à 30 ans d'entraîner tout simplement le bouchage des toilettes et réseaux d'écoulement.
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N° 538 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Vincent LOUAULT, CAPUS et MÉDEVIELLE, Mme LERMYTTE, M. CHASSEING, Mme Laure DARCOS, MM. LAMÉNIE, Louis VOGEL, VERZELEN, BRAULT, CHEVALIER, ROCHETTE et Alain MARC, Mme PAOLI-GAGIN et M. MALHURET ARTICLE 18 |
Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
.... - Le 2° du III de l'article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :
1° La première phrase du premier alinéa est ainsi rédigée : « À la vente d'un bien ou d'un terrain, en une vérification du fonctionnement et de l'entretien. » ;
2° Le troisième alinéa est supprimé.
Objet
Cet amendement vise à revenir sur le caractère systématique du contrôle des installations d'assainissement non collectif en le limitant, lorsqu'il s'agit d'installations déjà existantes, aux biens ou terrains mis en vente.
"La police des fosses septiques" crée beaucoup de litiges du fait du coût de la visite très variable suivant les territoires et le fait d'imposer à des familles des travaux non nécessaires.
Cette disposition ayant pour but de protéger l'environnement n'a aucune efficacité relevée et est fort couteuse pour les habitants.
De plus, une installation défectueuse a pour principal effet au bout de 20 à 30 ans d'entraîner tout simplement le bouchage des toilettes et réseaux d'écoulement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 539 rect. ter 4 février 2025 |
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Mme ROMAGNY, MM. CAMBIER, Jean Pierre VOGEL, KHALIFÉ, LAUGIER, MÉDEVIELLE, LAMÉNIE, COURTIAL et Stéphane DEMILLY, Mme JOSEPH, MM. BRUYEN et CHEVALIER, Mme VERMEILLET, MM. WATTEBLED et GENET, Mmes de LA PROVÔTÉ et PAOLI-GAGIN et MM. ROCHETTE et LEMOYNE ARTICLE 8 |
Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
.... - Afin de prendre en compte l’évolution des attentes sociales et professionnelles de toutes les personnes travaillant en agriculture, aussi bien salariés qu’agriculteurs, l’État se donne comme objectif de bâtir un plan d’accompagnement au développement des groupements d’employeurs agricoles et ruraux à vocation de temps partagé, afin de favoriser l’intégration de nouveaux profils de salariés dans les métiers de l’agriculture et de contribuer à améliorer les conditions de travail et la qualité de vie des agriculteurs, comme des salariés.
Objet
Les Groupements d’Employeurs (GE), ont pour vocation depuis leur origine de mutualiser des besoins de main d’œuvre et des ressources salariées, par un principe de mise à disposition de salariés du groupement auprès des entreprises utilisatrices adhérentes en structurant des emplois stables et à temps choisi via un employeur unique, le GE.
En secteur agricole, les Groupements d’Employeurs Agricoles et Ruraux connaissent un développement important ces 10 dernières années et représentent jourd’hui 30 000 ETP salariés. Les GE agricoles interviennent à 90% auprès de TPE-PME et permettent à des exploitations agricoles d’accéder à une fonction d’employeur qui serait inenvisageable sans cet outil.
Les GE contribuent ainsi à l’amélioration de l’organisation du travail en exploitation et à la qualité de vie des exploitants car ceux-ci « sont sécurisés dans les recrutements et soutenus dans la gestion de la relation d’emploi, tout en étant déchargés des tâches administratives afférentes. Ils peuvent également bénéficier de l’effet réseau (développement d’un marché interne au groupement) et de relations de proximité avec les acteurs socio-économiques du territoire. (rapport CGAAER sept 21 sur les nouvelles formes de travail en agriculture).
Ces GE de la production agricole, au-delà de la création et structuration d’emplois sur les territoires, accompagnent également l’intégration professionnelle et la montée en compétences des salariés en permettant « un accès plus facile à la formation continue (par rapport à un salarié qui a plusieurs contrats de travail à temps partiel) : alors que les salariés des GE représentent 11% du salariat agricole, 14% sont bénéficiaires d’une formation financée par OCAPIAT ». (rapport CGAAER sept 23 sur le développement des GE agricoles).
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 540 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GROSVALET, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. FIALAIRE et GOLD, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 5 |
Alinéa 5, première phrase
Compléter cette phrase par les mots :
, avec une adaptation particulière aux enjeux de la transition écologique et de la décarbonation des pratiques agricoles
Objet
Cet amendement vise à rétablir la précision relative à la transition écologique à propos des compétences qui pourront être apportées par le diplôme « Bachelor Agro », dénomination adossée au diplôme national, créé par le présent article, de niveau « bac +3 » dans les métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire développé conjointement par des établissements publics d’enseignement supérieur et les établissements d’enseignement technique agricole publics ou privés, accrédités à cet effet.
Cette compétence a en effet été supprimée après le passage du texte en Commission des Affaires économiques du Sénat.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 541 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GROSVALET, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER QUATER |
Alinéa 3
Après le mot :
obligatoire
Insérer les mots :
, lisible et clair
Objet
Amendement rédactionnel afin de renforcer l'effectivité de la portée du présent article, c'est à dire renforcer la transparence de l’origine des denrées alimentaires que les Français consomment.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 542 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GROSVALET, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GUIOL, Mme JOUVE, M. LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 13 |
Alinéa 11
Supprimer les mots :
, en toute hypothèse,
Objet
Amendement rédactionnel de clarification juridique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 543 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GROSVALET, BILHAC, FIALAIRE, GOLD et GUIOL, Mme JOUVE, M. LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 13 |
Supprimer cet article.
Objet
Cet article crée une notion de non-intentionnalité dans le cadre des atteintes à l’environnement. Cette non-intentionnalité est présumée. Lorsqu’une atteinte est non-intentionnelle, elle n’est pas passible de poursuites pénales. En revanche, la personne ayant commis l’atteinte peut se voir prescrire un stage de sensibilisation à l’environnement.
Néanmoins, en créant la notion d’intentionnalité et en requalifiant la répression de certaines atteintes à l’environnement (les sanctions pénales laissent leur place à de simples sanctions administratives), qui plus est adoptée sans étude d’impact, il existe un risque que la réévaluation de l’échelle des peines se fasse au détriment de la protection de l’environnement.
Par conséquent, cet amendement supprime cet article.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 544 rect. quater 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SOL et BONHOMME, Mme MULLER-BRONN, MM. BOUCHET et BRUYEN, Mme DREXLER, MM. KLINGER et CHATILLON, Mmes LASSARADE, MICOULEAU, Pauline MARTIN et GRUNY et MM. Henri LEROY, GENET, MILON et GREMILLET ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 27
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« ... ° De préserver et de développer les réseaux d’irrigation indispensables au maintien de l’agriculture et de ses externalités positives ;
Objet
Amendement de repli. Cet amendement vise à inclure la prise en compte de la préservation et du développement des réseaux d’irrigation dans les finalités des politiques en faveur de la souveraineté alimentaire.
En effet, les réseaux d’irrigation sont incontournables pour le maintien de l’agriculture et de ses externalités positives.
Les territoires proches du littoral méditerranéen par exemple qui sont confrontés à de nombreux épisodes de sécheresse en ont fortement besoin pour pérenniser leur agriculture indispensable à l’activité économique, à son développement et à la protection de l’environnement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 545 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BAZIN et SOMON, Mmes BELLUROT et BELRHITI, MM. PERNOT et SOL, Mmes DUMAS, JOSENDE et BILLON, MM. KLINGER, CHATILLON et Paul VIDAL, Mme LASSARADE, MM. BOUCHET et MILON, Mmes GUIDEZ, PERROT, IMBERT et ROMAGNY, M. BELIN, Mme GOY-CHAVENT et M. GREMILLET ARTICLE 2 |
Alinéa 1
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Ces efforts de recherche concernent notamment la recherche variétale dans le secteur des légumineuses, dans l’objectif de créer des variétés plus résistantes aux aléas climatiques.
Objet
Cet amendement a pour objet d’améliorer l’état de la recherche variétale consacrée aux légumineuses en France, identifiée comme le principal frein à leur développement.
La sélection de nouvelles variétés vise à maximiser les rendements, tout en minimisant les intrants (engrais - capacité naturelle de certaines légumineuse à fixer l’azote de l’air dans le sol - et pesticides) et en réduisant la dépendance aux importations de protéines végétales afin de répondre à une demande croissante, que ce soit pour l'alimentation humaine ou animale. Aujourd’hui, les légumineuses offrent un rendement peu élevé comparativement à d’autres cultures, comme le blé ou le colza, avec des ordres de grandeur s’élevant à près de 1,5 t/ha contre 8 t/ha et 3,5 t/ha (1) respectivement.
Cet écart est dû en grande partie à la vulnérabilité des variétés de légumineuses actuelles face aux aléas climatiques, situation renvoyant à un problème plus structurel : le manque de recherche variétale visant à créer de nouvelles espèces dans le secteur. On compte ainsi 10 espèces de lentilles inscrites au catalogue officiel contre 400 pour le blé tendre. La création de nouvelles variétés, plus adaptées à des conditions climatiques variables, est donc un préalable indispensable au développement des légumineuses.
Planter des légumineuses en culture intermédiaire assure un couvert végétal permanent entre les cultures principales, pratique agroécologique aidant à la restauration des sols, en y augmentant l’activité biologique et le taux de matières organiques. La couverture permanente des sols permet aussi d’améliorer la stabilité structurale de ceux-ci et de lutter contre l’érosion.
Proposer de nouvelles variétés encourage les agriculteurs à diversifier leurs cultures, réduisant ainsi les risques économiques et les impacts environnementaux liés aux monocultures.
Cet amendement s’inscrit donc en totale cohérence avec l’objectif de doublement de la Surface Agricole Utile dédiée aux légumineuses d’ici à 2030 (Stratégie nationale sur les protéines végétales, 2020).
(1) https://www.reussir.fr/ladepeche/legumineuses-des-leviers-de-developpement-existent
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 546 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BAZIN et SOMON, Mmes BELLUROT et BELRHITI, MM. PERNOT et SOL, Mmes DUMAS, JOSENDE et BILLON, MM. KLINGER, CHATILLON et Paul VIDAL, Mme LASSARADE, MM. BOUCHET et MILON, Mmes PERROT, IMBERT et ROMAGNY, M. BELIN, Mme GOY-CHAVENT et M. GREMILLET ARTICLE 6 |
Alinéa 3
Compléter cet alinéa par les mots :
et vise au renforcement de la souveraineté alimentaire, en particulier par le développement de la production de protéines végétales
Objet
Cet amendement a pour objet de soutenir la production de protéines végétales françaises en parfaite cohérence avec la stratégie nationale éponyme de 2020.
La France ne produit que la moitié des protéines végétales nécessaires à l’alimentation de ses animaux et un tiers de celles à destination de la consommation humaine.
Dans un contexte économique où les tensions sur les prix et la disponibilité de ces matières sont amenées à s’accroître, cette dépendance aux protéines d’importation représente un enjeu stratégique majeur pour le système agro-industriel français. Dans le cadre du renforcement de la souveraineté alimentaire française et de la valorisation d’actions en faveur de la transition écologique, il est nécessaire de mettre l’emphase sur le développement de la production des protéines végétales.
En réponse aux arguments, ayant motivé le rejet d’un amendement similaire en commission, le rapporteur indiquant que cibler certains enjeux expose au risque d’oublier des éléments, nous émettons plusieurs remarques :
• La syntaxe ici met l’accent sur un seul enjeu– les protéines végétales- et non sur une liste qui pourrait effectivement donner à penser qu’elle est restrictive et exhaustive.
• Les protéines végétales sont, de fait, un enjeu majeur et prioritaire de souveraineté alimentaire car elles impactent l’ensemble des fragilités actuelles du système agroalimentaire :
o Économique : Dépendance aux importations et fluctuation des prix.
o Écologique : Impact sur la déforestation importée, la biodiversité, le climat.
o Sanitaire : Participe à une alimentation diversifiée et équilibrée.
o Agricole : Autonomie alimentaire des filières d’élevage, renforcement des cultures locales.
Cependant, les politiques agricoles européennes ont longtemps privilégié d’autres productions agricoles au détriment des cultures de légumineuses. Aujourd’hui, les protéines végétales sont massivement importées pour l’alimentation animale.
La filière des protéines végétales a été délaissée, rendant les pays européens très dépendants des importations.
Pour toutes ces raisons il est effectivement important de mettre l’accent sur le développement de la production des protéines végétales.
C’est l’objet de cet amendement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 547 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BAZIN et SOMON, Mmes BELLUROT et BELRHITI, MM. PERNOT et SOL, Mmes DUMAS, JOSENDE et BILLON, MM. KLINGER, CHATILLON et Paul VIDAL, Mme LASSARADE, MM. BOUCHET et MILON, Mme GUIDEZ, M. COURTIAL, Mmes PERROT et IMBERT, M. BELIN, Mme GOY-CHAVENT et M. GREMILLET ARTICLE 7 |
I. - Alinéa 5
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Ce décret distingue au moins deux niveaux de délégation associés à des niveaux de formation distincts ;
II. - Alinéa 10, seconde phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
Cet amendement a pour objet d’imputer les deux niveaux de délégations d’actes à l’article auquel ils se réfèrent.
Les deux niveaux de délégation d’actes sont prévus pour les auxiliaires spécialisés vétérinaires et les étudiants vétérinaires (amendement COM-375) visés par l’article L.243-3 (alinéa 5) et non l’article L.243-5 qui concerne les actes d’ostéopathie (alinéa 10).
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 548 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BAZIN et SOMON, Mmes BELLUROT et BELRHITI, MM. PERNOT et SOL, Mmes DUMAS, JOSENDE et BILLON, MM. KLINGER, CHATILLON et Paul VIDAL, Mme LASSARADE, MM. BOUCHET, COURTIAL et FOLLIOT, Mme ROMAGNY, M. BELIN et Mme GOY-CHAVENT ARTICLE 16 |
Alinéa 1
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement a pour objet de supprimer la disposition autorisant de revoir les seuils de la réglementation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) qui s’applique aux propriétaires de plus de neuf chiens, sans que le principe de non-régression ne puisse y faire obstacle.
Cette mesure est assortie de conséquences qu’il est important de connaitre :
• Cette disposition a vocation à s’appliquer aux détenteurs de plus de 9 chiens (tous chiens confondus) afin qu’ils n’aient pas l’obligation d’effectuer une déclaration ICPE - dématérialisée- jugée contraignante. Ils seraient alors uniquement encadrés par les dispositions des RSD, la gestion des dossiers et des plaintes pour nuisance revenant alors aux maires.
• La nécessité de légiférer suppose qu'un nombre important d'éleveurs est concerné. L’étude d’impact réalisée en mai 2024 fait état de 6500 chiens de troupeau et d’une augmentation de 1000 chiens par an. Tous les chiens étant dorénavant inclus dans le décompte – chiens de troupeau mais aussi chiens de conduite d’élevage, chiens de garde, chiens d’agrément – le seuil de 9 chiens sera fréquemment atteint et de nombreux élevages pastoraux relèveront dorénavant des RSD. L’étude d’impact faisant état de fréquents conflits d’usage il convient d’acter que les maires auront en charge la gestion d’un nombre conséquent de plaintes pour nuisance.
• L’article L. 214-6-1 du code rural impose aux détenteurs de plus de 9 chiens sevrés d’utiliser des installations conformes aux règles sanitaires et de protection animale conformément à l'arrêté du 3 avril 2014. Ainsi dans un contexte d’augmentation importante du nombre de chiens de troupeau, facilitée par un allégement de la réglementation y afférente, cette obligation concerne un nombre croissant d’éleveurs.
• Enfin, cette mesure ouvrirait le champ à une possible modification réglementaire du classement ICPE de tous les établissements relevant de cette nomenclature ayant une activité d'élevage, de vente, de transit, de garde, de détention, de refuge, ou de fourrière de chiens et détenant plus de 9 chiens.
Il conviendrait de s’interroger sur de telles mesures visant à faciliter l’acquisition de chiens de troupeau.
Le subventionnement quasi-total de tout ce qui est relatif au chien (80 à 100%), l’exonération pénale, la suppression de la règlementation ICPE, sont autant de dispositions associées à des détentions irresponsables -puisqu’il s’agit bien de cela- aux conséquences préjudiciables, tout autant pour les chiens que pour ceux et ce qui les entourent. Bien que la population de loups soit stable – estimée à 1100 individus en 2024 – la très forte augmentation du nombre de chiens de troupeau semble indiquer une inefficacité de la méthode aux effets délétères néanmoins croissants avec le nombre de chiens.
La raison en est simple : ces chiens ne sont pas des dispositifs de protection qu’il suffit de multiplier pour renforcer la sécurité d’un site. Ce sont des êtres vivants qui nécessitent d’être accompagnés pour être pleinement efficaces. Augmenter leur nombre augmente en parallèle le temps où ils sont livrés à eux-mêmes et, conséquemment, les problèmes associés et le manque d’efficacité. Les règles en vigueur ont été spécifiquement élaborées en prenant en considération les particularités de la gestion des animaux. Les supprimer en pensant éliminer de simples contraintes revient à se priver de mesures de protection essentielles afin de ne pas avoir plus d’effets délétères que de bénéfices.
Affirmer que leur suppression permet de « sécuriser le recours aux chiens de protection de troupeaux »(étude d’impact) est totalement antinomique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 549 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BAZIN et SOMON, Mmes BELLUROT et BELRHITI, MM. PERNOT et SOL, Mmes DUMAS, JOSENDE et BILLON, MM. KLINGER, CHATILLON et Paul VIDAL, Mme LASSARADE, MM. BOUCHET, COURTIAL et FOLLIOT, Mme ROMAGNY et M. BELIN ARTICLE 16 |
Alinéas 2 à 18
Supprimer ces alinéas.
Objet
Cet amendement vise à supprimer les dispositions qui exonèrent les éleveurs de leur responsabilité pénale en cas de dommages causés par leurs chiens de troupeau.
Dans le texte actuel, la responsabilité pénale est levée à la condition que :
- certaines règles relatives aux chiens soient appliquées - elles sont énumérées ;
- l’animal était en action de protection du troupeau au moment des faits.
Tout d’abord, il conviendrait de préciser la notion d’«animal en action de protection de troupeau » car de toute évidence les chiens ne peuvent l’être 24h/24 pendant des jours durant. Ces chiens ne sont pas des « alarmes-objet » que l’on installe afin qu’ils fonctionnent en continu.
Par ailleurs, les règles énumérées sont de fausses garanties car, soit elles ne s’appliquent pas à ces chiens, soit, la responsabilité de l’éleveur ne sera engagée que dans le cas où, après que son chien a mordu ou à la demande du maire, il ne fait pas réaliser les examens requis pour son animal.
En effet, sont cités :
- Les pouvoirs de police générale du maire à l’égard des chiens divagants (L. 2212-2 du CGCT) : ne s’appliquent pas aux chiens en action de protection de troupeau (L. 211-23 du code rural)
- La réglementation sur les chiens ayant mordu (L. 214-14-2 code rural)
- La réglementation sur les chiens dangereux par leur mode de garde (L. 214-14-1 code rural).
Ainsi, si le maire, ou à défaut le préfet, estime que le chien n’est pas « susceptible, compte tenu des modalités de sa garde, de présenter un danger pour les personnes ou les animaux domestiques » (L. 211-11 du code rural), l’éleveur ne pourra pas être tenu responsable, puisqu’aucune obligation spécifique ne lui sera imposée. De même, en cas de morsure, si l'éleveur respecte les obligations prévues (surveillance sanitaire et évaluation comportementale du chien mordeur), sa responsabilité ne pourra pas être retenue.
Pour toutes ces raisons, il convient de supprimer cette disposition qui lève la responsabilité pénale sous couvert de garanties illusoires.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 550 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 14 |
I. – Alinéa 5
Remplacer les mots :
comprend au moins deux éléments parmi les trois suivants :
par les mots :
est composé d’arbres ou d’arbustes, ou des deux,
II. – Alinéas 6 à 8
Supprimer ces alinéas.
Objet
Cet amendement vise à améliorer la définition de la haie proposée par le présent article. En effet, le projet de loi définit la haie de façon restrictive et interprétative.
Cela conduit à réduire considérablement le champ d’application du régime de simplification proposé, et en affaiblit ainsi la portée pour les agriculteurs.
La rédaction proposée impose deux critères minimum cumulatifs excluant ainsi les haies de taillis, composées exclusivement d'arbustes ou les haies de futaie, composées exclusivement d'arbres, de cette définition. Si la définition est interprétée de cette façon, les projets de destruction de ces deux types de haies ne pourront pas accéder à la nouvelle procédure et au régime unique mis en place par le présent projet de loi. Cela entrainera une complexification des procédures réglementaires et des risques accrus de contentieux.
Il semble ici nécessaire d’avoir une définition clarifiée dans la loi, le risque étant, à défaut, que le droit soit clarifié in fine par des jurisprudences, qui seront nécessaires pour porter jusqu’au bout le projet de simplification et de sécurisation juridique des pétitionnaires.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 551 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 14 |
Alinéa 12, première phrase
Supprimer les mots :
inclut les travaux d’entretien usuels et
Objet
Cet amendement propose de supprimer l’inclusion dans la définition de la gestion durable de la notion de « travaux d’entretien usuels » cette définition étant floue et non opérationnelle. Il est utile d’avoir une définition simple et précise de la gestion durable.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 552 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 14 |
Après l'alinéa 13
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« .... – La destruction d’une haie s’entend de sa suppression définitive, notamment par arrachage ou par coupe conduisant à sa disparition.
Objet
Cet article portant sur l’encadrement de la destruction de haies et visant à poser un cadre clair et simplifié, il paraît important de définir précisément l’action de destruction de haies. C’est l’objet de cet amendement qui reprend pour ce faire la définition proposée dans l’amendement porté par les rapporteurs de la Commission des affaires économiques en juin 2024.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 553 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 14 |
Alinéa 17, troisième phrase
Remplacer les mots :
ou l’absence d’opposition de l’administration vaut absence d’opposition
par les mots :
vaut opposition
Objet
Concernant les conséquences d’une absence de réponse de l’autorité, il est proposé que le silence gardé vaille décision de refus et non d’acceptation, comme prévu dans le projet de loi.
Lorsque l’agriculteur dépose sa demande de destruction de haie, il ne sait pas si elle sera qualifiée de demande d’autorisation. Il serait préjudiciable qu’une absence de réponse à une déclaration du fait d’un retard de l’administration vaille acceptation, alors que le projet pourrait être, en définitive, soumis à autorisation. Il importe donc que l’administration statue, et tout d’abord en identifiant avec certitude le régime applicable. Le silence vaut acceptation pénalise la sécurité juridique des agriculteurs et constitue un risque eu égard aux enjeux attachés à la préservation des haies.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 554 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 14 |
I. Alinéa 18
Remplacer le mot :
deuxième
par le mot :
troisième
II. Alinéa 24
Remplacer le mot :
quatrième
par le mot :
cinquième
Objet
Les catégories de peine proposées paraissent insuffisantes pour être dissuasives. Le risque est que des destructions soient réalisées sans demande préalable parce que le coût de l’amende n'est pas très élevé. De plus, cela relativise la gravité du préjudice engagé par une destruction de haie. Aussi, il est proposé de revoir les classes d’amende à la hausse, telles que proposées par le texte voté par l’Assemblée nationale.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 555 rect. 11 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 14 |
Alinéa 42
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Elle informe le demandeur de la possibilité de solliciter un conseil avant les opérations de destruction et de replantation, et lui propose une liste d'organismes agréés compétents.
Objet
En complément de la possibilité pour l’administration de prévoir une obligation pour le gestionnaire de la haie d’avoir recours à un conseil avant les opérations d’arrachage et de replantation, il est proposé par cet amendement que l’administration, informe, dans tous les cas, le gestionnaire de la possibilité de disposer d’un conseil pour ces opérations.
A cet effet, l’administration devra fournir une liste d’organismes agréés compétents pour prodiguer de tels conseils. Ces conseillers agréés et leur référencement par l’administration existent déjà, via l’agrément BCAE8. Cet amendement ne crée donc pas de charge nouvelle pour l’État. Ce conseil préalable permettra ainsi d’inciter les agriculteurs à réfléchir à leur projet de destruction de haies et à leur intérêt, et le cas échéant à la meilleure façon d’en réduire ou compenser les impacts.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 556 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 14 |
I. – Alinéa 46
Compléter cet alinéa par les mots :
et notamment la méthode de détermination des coefficients mentionné au 2° de l’article 412-27, qui tient compte, notamment, de la densité de haie dans le département, de la dynamique historique de destruction ou de progression du linéaire de haie et de la valeur écologique des haies détruites en fonction d’une typologie de haies définie par un arrêté des ministres chargés de l’environnement et de l’agriculture
II. – Alinéa 50
1° Première phrase
Remplacer les mots
Un coefficient
par les mots :
Des coefficients
2° Seconde phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
Dans un souci de mise en œuvre rapide, efficace et équitable entre les territoires, il est proposé que la méthode de détermination du coefficient de compensation soit définie au niveau national. En effet, l’autorité compétente dans le Département pourra ainsi disposer d’un cadre national méthodologique unique pour déterminer, en collaboration avec les parties prenantes, les différents coefficients applicables à son territoire.
Il est également proposé de clarifier qu’il existe plusieurs coefficients par département, notamment pour tenir compte de la typologie de haie et de la valeur écologie des haies mentionnées dans la rédaction proposée.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 557 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 14 |
Alinéa 48
Remplacer les mots :
des organisations représentatives agricoles et des associations représentatives d’élus locaux,
par les mots :
des acteurs concernés et notamment des organisations représentatives agricoles, des représentants des collectivités territoriales et de leurs groupements, des organisations professionnelles concernées et des associations de protection de l’environnement agréées,
Objet
Il est ici proposé d’intégrer toutes les parties prenantes concernées par l’enjeu de protection des haies dans les territoires. L’intégration de diverses parties prenantes contribuera à élargir l’apport en matière d’expertise technique des haies et de connaissance du territoire nécessaires à la définition des périodes d’interdiction de taille et de fixation des coefficients de compensation. De plus, cette représentation exhaustive permettra d’assurer une légitimité des décisions prises, en minimisant le risque de contestation, et d’insécurité juridique potentielle.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 558 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 14 |
Alinéa 51
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement propose de supprimer la référence aux us et coutumes en matière de haies.
Lister les us et coutumes en matière d’obligation de gestion durable des haies ne paraît pas pertinent. Concernant les haies, les coutumes et usages locaux sont des documents qui font référence à des pratiques de gestion des haies obsolètes.
Les documents les recensant datent d’il y a plus de 100 ans pour les plus anciens, sans n’avoir jamais été révisés.
De plus, il est lourd et très complexe d’avoir accès à ces documents référençant les us et coutumes et de les rassembler.
Leur disparité en fonction des départements et le fait qu’ils soient caduques pour la plupart par rapport aux pratiques actuelles, ne participeront pas à simplifier la lecture et l’interprétation par les gestionnaires de leurs droits et obligations en matière de gestion des haies. Cela entre en contradiction avec la volonté de simplifier l’application du cadre réglementaire s’appliquant aux haies.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 559 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 3 BIS |
Rédiger ainsi cet article :
Au premier alinéa de l’article L. 800-1 du code rural et de la pêche maritime, après les mots : « agro-écologie », sont insérés les mots : « , par la promotion de la haie et de l’agroforesterie ».
Objet
Cet amendement réintroduit la rédaction issue de l’Assemblée Nationale à l’article 3 Bis, qui vise à introduire l’enseignement à l’agroforesterie et les enjeux et avantages liés à la haie dans le cadre de la formation agricole.
L’information au travers de la formation agricole apparaît comme un moyen utile et efficient pour convaincre de l’intérêt des haies, et ainsi inciter à leur préservation.
Remplacé en commission par “des outils scientifiques et techniques d’adaptation au changement climatique”, ce n’est pas dans le techno-solutionisme que les solutions les plus vertueuses se trouvent pour assurer la transition de notre agriculture.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 560 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER QUATER |
Rédiger ainsi cet article :
L’article L. 412-4 du code de la consommation est ainsi modifié :
1° Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« L’indication, par ordre pondéral décroissant, du pays d’origine de tout ingrédient représentant plus de 10 % de la masse pondérale du produit est obligatoire sur les produits alimentaires transformés. » ;
2° À l’avant-dernier alinéa, les mots : « et quatrième » sont remplacés par les mots : « à cinquième ».
Objet
Cet amendement, inspiré de la rédaction adoptée dans la loi Ferme France, votée en 2023 au Sénat vise à aller plus loin qu’un affichage volontaire de l’origine des produits alimentaires transformés, tel que le prévoyait le texte issu de l’Assemblée Nationale.
Le rapporteur a largement réécrit l’article pour ne conserver seulement que le principe de mise au point d’une proposition d’affichage obligatoire que la France devra porter au Conseil de l’UE.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 561 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 20
Ajouter un alinéa ainsi rédigé :
« …° De faciliter le renouvellement des générations en agriculture et pour cela l’installation, la transmission et la reprise d’exploitations, notamment par la mise en œuvre de la politique mentionnée au IV de l’article L. 1 ;
Objet
Il apparaît indispensable d’intégrer le renouvellement des générations en agriculture dans les priorités programmatiques établies par cet article.
Le renouvellement des générations est vital pour assurer la sécurité et la qualité de notre alimentation, produire de la valeur ajoutée économique et environnementale dans l’agriculture et aménager l’ensemble du territoire.
Il est à l’origine même de ce projet de loi, il doit donc être inscrit au sein de cet article.
Pour cela, nous réintégrons la rédaction issue de l’Assemblée Nationale.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 562 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
Alinéa 22
Après le mot :
année,
insérer les mots :
issue d’aliments produits de manière durable,
Objet
Cet amendement propose de réintroduire la rédaction de l’Assemblée nationale relative à la durabilité de l’alimentation dans l’article 1 du présent projet de loi. L’alimentation durable est indissociable de la sécurité alimentaire en ce qu’elle renvoie à l’ensemble des pratiques alimentaires qui visent à nourrir les êtres humains en qualité et en quantité suffisante.
Le code rural mentionne la notion de durabilité de l’alimentation dans son article L. 230-5-6.
Cet amendement a été travaillé avec l’association AgriParis Seine.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 563 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
Alinéa 24
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 4° De veiller à garantir que les produits alimentaires issus d’importations respectent les normes sociales, sanitaires, environnementales et relatives au bien-être animal en vigueur dans l’Union européenne ;
Objet
Cet amendement vise à renforcer la rédaction de l’alinéa 24 du présent article, qui reste insuffisamment ambitieuse au regard des enjeux de protection des agriculteurs contre la concurrence déloyale de produits importés moins-disants sur les plans sociaux, environnementaux et sanitaires.
Alors que les normes de production dans les pays tiers autorisent des produits interdits dans l’Union européenne (pesticides, hormone de croissance...), dans un contexte de hausse des importations, et alors que la protection des consommateurs est essentielle, la mise en place de mesures miroir à l’échelle européenne est plus que nécessaire.
Cet amendement prévoit donc que la politique agricole vise à se doter d'outils permettant de garantir que les produits alimentaires issus d’importations respectent les normes sociales, sanitaires, environnementales et relatives au bien-être animal en vigueur dans l’Union européenne.
Alors que la nécessaire mise en place de mesures miroirs à l’échelle européenne, annoncée par le Gouvernement, ne semble pas se concrétiser, il semble essentiel de réaffirmer, à l’article L1 du code rural, l’importance de cet objectif.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 564 rect. 3 février 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
Alinéa 28
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 8° De promouvoir la préservation, la conversion et le développement de l’agriculture et des filières biologiques, au sens de l’article L. 641-13, pour atteindre en 2030, 21% de surface agricole utile cultivée en agriculture biologique au sens de l’article L. 641-13, ainsi que les autres objectifs inscrits dans le programme national sur l’ambition en agriculture biologique, en permettant à la fois aux filières biologiques d’accéder à l’ensemble des outils nécessaires au pilotage des volumes, au suivi des marchés, à la collecte des données de production et de partage de la valeur et en stimulant la demande par la communication sur l’agriculture biologique, et la fixation d’objectifs de consommation par secteur. Les politiques d’installation et de transmission d’exploitations agricoles concourent à ces objectifs ;
Objet
Cet amendement vise à réintroduire dans le Code Rural des objectifs de surfaces agricoles cultivées en agriculture biologique. Le Code rural s’aligne ainsi avec les différents plans publics et notamment avec les objectifs inscrits dans la déclinaison de la PAC appelée Plan Stratégique National qui prévoit 18% de surfaces bio en 2027 ; et avec la Planification écologique qui prévoit 21% de surfaces bio en 2030. Ce système de production est considéré par France Stratégie comme le plus abouti de l’agroécologie, alliant performance environnementale et économique.
Cet amendement a été travaillé avec la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 565 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 30
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« ..° D’orienter les politiques alimentaires, dans le respect de la stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat définie au III de l’article L. 1, de la stratégie nationale bas carbone définie à l’article L. 222-1 B du code de l’environnement et de la stratégie nationale pour la biodiversité ;
Objet
Cet amendement propose d’ajouter la mention de la stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat, telle que mentionné dans le texte issu de l’Assemblée Nationale, en ajoutant la Stratégie nationale bas carbone ainsi que la Stratégie nationale biodiversité, dans les objectifs programmatiques institués à l’article premier, reconnaissant ainsi leurs rôle essentiels pour engager l’indispensable transition environnementale.
Il nous parait nécessaire de les intégrer à l’article premier pour refléter l'importance de ces deux piliers fondamentaux de la politique environnementale.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 566 30 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 567 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
Alinéa 33
Après le mot :
durable,
Insérer les mots :
en concourant à la déspécialisation des territoires,
Objet
Favoriser une diversification des activités agricoles dans les territoires et, en particulier, une meilleure répartition spatiale des activités d’élevage ainsi qu’une complémentarité renforcée entre productions animales et végétales est aujourd’hui une nécessité pour améliorer la souveraineté alimentaire et assurer la transition écologique de l’agriculture.
Les impacts négatifs de la spécialisation des territoires sont nombreux : pollutions de l’eau, algues vertes dans les régions excédentaires en élevage, difficultés à développer des systèmes alimentaires territorialisés, recours accru à des intrants de synthèse...
Lors des concertations mises en place en vue de l’élaboration de la future loi d’orientation agricole, cette question de la diversification avait fait l’objet d’un consensus entre les parties prenantes du monde agricole.
Les politiques publiques doivent donc accompagner cette déspécialisation des territoires, tout en veillant à prendre en compte leurs spécificités.
En effet, la déspécialisation ne pourra être réalisée que via un soutien public à des expérimentations de restructurations-diversifications de fermes, à des initiatives de filières, au financement d’outils de transformation, et notamment d’abattoirs locaux.
Cet amendement vise ainsi à inscrire dans l’article L1 du code rural, qui fixe les grandes orientations de la politique agricole, cet objectif de déspécialisation des territoires.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 568 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
Alinéa 34
Remplacer les mots :
De veiller à une juste rémunération des exploitants, salariés et non-salariés agricoles et de l’agroalimentaire ainsi que leurs conditions de travail, leur protection sociale et leur qualité de vie,
par les mots :
De veiller à assurer l’attractivité du métier d’agriculteur, via l’amélioration du revenu, de la protection sociale, des conditions de travail, et via la lutte contre le mal-être au travail et l’exposition aux risques professionnels,
Objet
Cet amendement vise à renforcer la définition de la souveraineté alimentaire en insistant sur la nécessité d’améliorer les conditions de travail, de revenu et de protection sociale des agriculteurs, et en luttant contre le mal-être au travail dans le monde agricole.
La souveraineté alimentaire suppose effectivement un renouvellement des générations et une attractivité des métiers agricoles, comme le précise le présent alinéa, mais la rédaction proposée actuellement par le texte reste insuffisante.
Cet amendement vise à afficher plus clairement qu’il convient, pour les politiques publiques en matière de souveraineté alimentaire, d’améliorer :
- la rémunération des agriculteurs, alors que les mobilisations de ces derniers mois ont montré de façon criante les difficultés en la matière ;
- la protection sociale, dans un contexte où les retraites agricoles sont extrêmement faibles, en particulier pour les femmes, et où les agriculteurs et agricultrices rencontrent des difficultés à accéder au remplacement en cas d’arrêt maladie, ou de congé maternité/paternité. Il convient notamment d’agir à ce titre sur la prise en charge des maladies professionnelles : selon l’INSEE, seuls 22% des agriculteurs sont en très bonne santé.
- les conditions de travail des agriculteurs, notamment face aux risques d’épuisement professionnel, d’isolement. Chez les exploitants agricoles, le risque de mortalité par suicide restait, en 2020 supérieur de 77,3% à celui des assurés tous régimes confondus. En particulier, il convient de lutter contre les risques professionnels, alors que les agriculteurs et agricultrices sont exposés à la fois à une pénibilité physique de leur travail, à une charge mentale élevée et aux produits phytosanitaires.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 569 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
Alinéa 37
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 17° De préserver la souveraineté de l’élevage et de l’agropastoralisme en France par un plan stratégique déterminant notamment les modalités de transition vers plus de durabilité socio-économique et environnementale, d’assurer le maintien de l’élevage dans les systèmes plein-air, herbager, biologiques et d’accompagner la transition de l’élevage français vers ces systèmes, d’assurer l’approvisionnement en protéines animales des Français tout en accompagnant le changement des pratiques alimentaires vers des produits animaux issus de modes de production durable et de maintenir et de restaurer l’ensemble de ses fonctionnalités environnementales, sociales, économiques et territoriales ainsi que ses complémentarités agronomiques avec les productions végétales ;
Objet
Cet amendement vise à réorienter les objectifs du plan stratégique pour la souveraineté de l’élevage, en réintégrant la rédaction du texte issu de l’Assemblée Nationale, avec une orientation agroécologique.
Un tiers des exploitations d’élevage a disparu entre 2010 et 2020 et cette tendance à la baisse du nombre d’exploitations se poursuit, au détriment en premier lieu des exploitations les plus vertueuses.
Pour mettre un terme à ce cercle vicieux et sortir de cette impasse dans laquelle se trouvent de nombreux éleveurs, un plan stratégique pour l’élevage est nécessaire. Il doit permettre d’orienter les filières et d’accompagner les agriculteurs, notamment ceux souhaitant s’installer, vers des modèles durables et résilients d’un point de vue socio-économique et environnemental.
Cet amendement vise ainsi à préciser que le plan stratégique pour la souveraineté de l’élevage doit contribuer au maintien des systèmes d’élevage vertueux et accompagner la transition des élevages vers des modèles durables et résilients, d’un point de vue socio-économique et environnemental.
Le soutien financier à ces productions est essentiel, alors que les politiques publiques en la matière sont insuffisantes, notamment en termes d’enveloppes prévues pour les aides bio ou encore les MAEC en faveur des systèmes herbagers.
Par ailleurs, alors que l’on assiste à une hausse des importations des produits d’élevage, il convient également d’agir sur la demande pour assurer la transition écologique du secteur vers l’élevage durable, tout en garantissant sa viabilité économique.
L’amendement propose à cet égard que les politiques publiques contribuent notamment à structurer la demande pour des produits issus d’élevages durables. Les leviers sont nombreux à ce titre :
- application de la loi Egalim en restaurant collectif, et des compléments qui lui ont été apportés dans la loi Climat et résilience (à partir du 1er janvier 2024, au moins 60% du total achat de la famille de denrées « viandes et poissons » servies en restauration collective devrait être composé des produits de qualité et durables. Ce taux est fixé à 100% pour la restauration de l’Etat), et plus généralement, mise en place de politiques visant à relocaliser les viandes consommées hors domicile ;
- soutien à la consommation de produits durables pour les ménages les plus précaires, à l’image de travaux réalisés dans le cadre des expérimentations de système de sécurité sociale de l’alimentation, par différentes collectivités locales ;
- communication grand public faisant la promotion des produits issus d’élevages durables, alors que le budget consacré par l’Etat à la communication des produits bio reste, année après année, bien trop faible,
- politiques renforcées de soutien aux circuits de proximité.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 570 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
Alinéa 37
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 17° D’assurer le maintien de l’agropastoralisme et de l’élevage pâturant en plein-air tout en assurant la transition de l’élevage vers ces systèmes, et lutter contre la décapitalisation de ces élevages par un plan stratégique dédié déterminant notamment les objectifs de production ;
Objet
Cet amendement vise à assurer le maintien de l’élevage herbager et garantissant un accès au plein air, qui est le modèle d’élevage le plus vertueux pour le vivant, les agriculteurs et le bien-être animal. Un modèle qui est essentiel à la dynamique des écosystèmes et des territoires ruraux. Il prévoit également de lutter contre la décapitalisation de ces élevages.
En effet, alors qu’on observe tendanciellement une baisse du nombre d’exploitations d’élevage (-30% entre 2010 et 2020), celle-ci a pour corolaire une concentration des fermes. Cette tendance ne favorise pas le renouvellement des générations, accentue la chute du monde paysan, génère des impacts environnementaux et dégrade le bien-être animal.
A titre d’exemple, l’analyse du cheptel laitier et du cheptel de bovins allaitants est particulièrement parlante : entre 2000 et 2020, le nombre d’exploitations avec un cheptel laitier a baissé de 42%, et de 27% pour les bovins allaitants. En parallèle, le nombre de têtes par exploitation a progressé de 27% pour les vaches allaitantes et de 39% pour les laitières.
Par ailleurs, aujourd’hui, la proportion d’élevages bovins en zéro pâturage augmente jusqu’à dépasser 10% en vaches laitières. Cette tendance entre en contradiction avec les objectifs du CNIEL qui souhaite « enrayer le développement des exploitations sans accès au pâturage », de la Stratégie nationale bas-carbone qui vise, pour 2050, la fin du zéro pâturage et 64% de systèmes où le pâturage est dominant, ou encore de la Stratégie nationale biodiversité 2030, et de la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée.
La lutte contre la décapitalisation de l’élevage doit avant tout viser le maintien des systèmes durables et vertueux, et l’accompagnement de la transition vers ces modèles, via des politiques agissant à la fois sur l’offre et la demande.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 571 30 janvier 2025 |
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Alinéa 5
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
L’accompagnement personnalisé s’adapte aux besoins des personnes dès la phase d’émergence de leur projet ;
Objet
Cet amendement entend préciser le champ d’intervention du futur “France installations-transmissions”, en précisant que la phase dite d’émergence de projet fait l’objet d’un accompagnement spécifique dans le cadre ce parcours.
De nombreux rapports (CGAAER, Cour des Comptes, CESE) ont mis en avant le besoin d’accompagnement dès cette phase du parcours, notamment pour les personnes non-issues du milieu agricole, qui sont aujourd’hui majoritaires dans les installations.
Depuis des années, les associations et réseaux membres de la coalition Installons des paysans ont développé une expertise spécifique sur l’accompagnement en phase d’émergence, avec des dispositifs aux impacts éprouvés sur le terrain mais non reconnus ni financés par les pouvoirs publics (arrêt des financement VIVEA depuis 2018).
Lors des concertations et débats autour du PLOAA depuis 2023, l’intégration de la phase d’émergence de projet dans les parcours a été maintes fois soulignée et reconnue comme nécessaire. Dans le cadre des discussions techniques (comitologies), en cours depuis février 2024, pilotées par le Ministère de l’Agriculture et associant les différentes parties prenantes au parcours à l’installation, les participants se sont accordés sur la mise en place d’un parcours spécifique d’accompagnement à l’émergence de projet.
Alors que le projet de loi fixe le cadrage général du futur France Installations-Transmissions, il semble donc indispensable de préciser que le cadre d’accompagnement défini au niveau national intégrera systématiquement un accompagnement en phase d’émergence de projet.
Cet amendement a été travaillé avec l’association SOL.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 572 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 8 |
après le mot :
association
insérer les mots :
et les autres formes de test d’activités agricoles
Objet
Cet amendement vise à élargir la panoplie des dispositifs reconnus comme pertinents pour soutenir l’installation progressive et/ou collective à l’ensemble des formes de test d’activité agricole, dont le droit à l’essai. Améliorer le soutien à l’installation et à la transmission, objectif de la présente loi, implique de permettre le déploiement de tous les outils permettant d’accompagner les projets agricoles dans leur diversité. Concernant le soutien à l’installation progressive, les dispositifs de test d’activité agricole permettent de tester des projets de création d’activité agricole, dans un cadre limitant la prise de risque, tout en étant accompagné par un réseau professionnel d’agriculteurs et d’associations. L’objectif est d’évaluer le projet et soi-même dans le but de décider de la poursuite, de l’ajustement ou de l’abandon du projet.
Le droit à l’essai est une modalité de test d'activités parmi d’autres. Elle est dédiée à l’accueil de nouveaux associés dans une structure déjà existante, et au regroupement de deux exploitations ou plus. Si le droit à l’essai est un dispositif très utile et pertinent, c’est un cadre juridique et pratique restrictif qui ne répond pas à la diversité des projets portés par les futurs agriculteurs.
L’article 10 bis qui instaure le droit à l’essai rend d’autant plus essentiel le besoin de préciser, dans le code rural via l’article 8, la reconnaissance de la diversité des formes d’expérimentation de la pratique agricole.
Cet amendement a été travaillé avec l’association SOL.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 573 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 8 |
Rédiger ainsi cet alinéa
« La mise en œuvre de cette politique d’aide à l’installation et à la transmission s’appuie sur une gouvernance pluraliste à travers une instance nationale, des instances régionales de pilotage réunissant l’État, les régions et les autres partenaires concernés, notamment l’ensemble des partenaires impliqués dans les parcours à l’installation. En plus de l’État et des régions, ces instances sont composées de huit collèges représentatifs des structures d’accompagnement de l’installation et de la transmission, des syndicats de chefs d’exploitations agricoles, des syndicats de salariés de l’agriculture et de l’agroalimentaire, des syndicats de l’enseignement professionnel agricole, des associations de consommateurs, des associations environnementales, des institutions et des collectivités locales concernées. »
Objet
Cet amendement complète l’alinéa 11 sur plusieurs points :
Il propose de faire évoluer le rôle de ces instances de la concertation au pilotage pour leur donner un rôle plus important dans la conduite et le suivi de ces politiques aux côtés de l’Etat et des régions. Trop de candidats abandonnent en cours de route aujourd’hui : 20 000 candidats se présentent aujourd'hui chaque année dans les PAI, pour 13 000 projets d'installations chaque année. Il n’est plus possible de s’en satisfaire au vu du nombre d’agriculteurs à installer demain. Cette gouvernance renouvelée doit poser les bases d’une meilleure coordination entre la diversité d’acteurs impliqués dans la réussite de ces politiques tout en valorisant mieux l’expérience “terrain”. C’est un gage d’efficacité compte tenu de la diversité des projets et des personnes à accompagner à laquelle ces acteurs font face.
L’amendement propose également de conforter le principe d’une “gouvernance pluraliste” qui a déjà cours en théorie, même si son application pratique laisse apparaître une grande disparité selon les territoires. Ce pluralisme a vocation à s’illustrer dans la composition des instances associées à la gouvernance que sont le CNIT à l’échelle nationale et les CRITs à l’échelle régionale. Il propose de fixer un cadre impliquant l’Etat, les régions et huit collèges représentatifs des autres acteurs intéressés.
Il précise enfin que l’ensemble des acteurs impliqués dans les parcours à l’installation sur les territoires prend part aux instances de concertation de ces futurs parcours, à toutes les échelles. En effet, la formulation actuelle ne semble pas suffisamment précise pour que cela soit garanti sur l’ensemble des territoires, alors que la participation de la diversité des acteurs de l’accompagnement et du soutien à l’installation et à la transmission est un élément clé de la réforme du parcours actuel.
Cet amendement a été travaillé avec l’association SOL.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 574 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 8 |
insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Ces instances établissent à leur échelle des objectifs annuels chiffrés d’installations d’exploitants agricoles. »
Objet
Les missions des instances de concertation définies par cet article devraient être précisées et inclure celle d’établir à l’échelle de leur territoire les objectifs d’installation appropriés.
Pour atteindre les objectifs en termes de nombre d’exploitations et d’exploitants d’ici 2035, il est nécessaire de mobiliser chaque échelon territorial en les invitant à discuter et préciser les objectifs réalistes à leur niveau, s’assurant que les conditions sont réunies pour les atteindre. Les instances de concertations existant aux niveaux national et régionaux semblent être les espaces idéaux pour cela.
Cet amendement a été travaillé avec l’association SOL.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 575 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 8 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 576 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 8 |
1° Remplacer les mots :
assurer la présence sur l’ensemble du territoire national d’
par le mot :
installer
2° Supprimer les mots :
et d’emplois
Objet
Cet amendement vise à reformuler le cadre programmatique du titre III réformant les dispositifs de soutien et d’accompagnement à l’installation et à la transmission agricoles, pour mieux y affirmer l’objectif de soutenir l’installation d’agriculteurs et d’agricultrices.
D’ici 2030, la moitié des agriculteurs et agricultrices actifs en 2020 auront atteint l’âge de prendre leur retraite, et seuls ⅔ d’entre eux sont aujourd’hui remplacés. Pour atteindre la souveraineté alimentaire et atteindre les objectifs de transition écologique et climatique sur lesquels la France s’est engagée, il est indispensable de soutenir la multiplication d’exploitations agricoles viables et durables sur les territoires. La formulation actuelle n’est pas assez précise à ce sujet car elle ne distingue pas, au sein de la population active, les actifs salariés des exploitants agricoles. Or, en l’absence de cadrage, le développement du salariat agricole est caractéristique du phénomène de concentration des exploitations et du foncier, au détriment de celui d’exploitations agricoles nombreuses, viables et contribuant plus volontiers à la souveraineté alimentaire des territoires et à la transition écologique du secteur.
Par ailleurs, le simple remplacement des agriculteurs en activité est insuffisant. La réorganisation des systèmes et des modes de production nécessite d’impulser une dynamique d’accroissement du nombre d’agriculteurs et d’agricultrices.
Cet amendement a été travaillé avec l’association SOL.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 577 30 janvier 2025 |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 13 |
Supprimer cet article.
Objet
Cet article prévoit la dépénalisation des atteintes aux espèces et espaces naturels protégés en cas d’infraction commise de manière non intentionnelle. Il constitue une régression environnementale majeure, qui pénalise en premier lieu les agriculteurs et agricultrices dont la nature est l’outil de travail, et ne répond aucunement aux enjeux actuels du monde agricole : améliorer le revenu, accroître le nombre d’installations, faire face au défi climatique…
Tout d’abord, le périmètre de cette disposition est très large : la présomption d’intentionnalité prévue dans cet article ne concernera pas que les travaux agricoles et forestiers, mais toutes les actions humaines (projets industriels, projets d’énergie renouvelable, mais aussi l’action des particuliers...).
Par exemple, l'entretien des voies SNCF est une obligation réglementaire, donc avec cet amendement, la destruction d’espèces protégées dans ce contexte sera une infraction présumée non intentionnelle, même si les travaux sont lancés en pleine nidification.
Par ailleurs, cet article constitue une grave atteinte à la protection des espèces : actuellement, dans l'immense majorité des dossiers pénaux de destruction d'espèces ou habitats d'espèces protégées, l'élément moral est caractérisé par l'imprudence ou la négligence. Il est extrêmement difficile de démontrer que l'auteur savait que les espèces étaient là, et qu'il avait l'objectif de les détruire. La caractérisation du manque de prudence passe par des éléments tels que la période de réalisation des travaux (par exemple la forte sensibilité pendant la nidification), l’existence d’inventaires naturalistes à proximité, le respect ou non de l’obligation de déclaration d'une destruction de haie au titre des BCAE...
Donc dans les faits, cet article aboutirait à ne plus sanctionner pénalement la destruction d’espèces protégées. Dans le contexte actuel d’effondrement de la biodiversité, il s’agit d’un renoncement extrêmement grave, de nature à rendre impossible l’atteinte des objectifs que la France s’est engagée à atteindre lors des COP biodiversité. Cette invitation du gouvernement à détruire des espèces protégées en toute impunité est complètement incohérente avec la Stratégie Nationale pour la Biodiversité qu’il a présentée il y a peu.
Cet article est également totalement contradictoire avec les initiatives du gouvernement en faveur des haies puisque ceux qui les arrachent savent rarement précisément quelles espèces sont dans leurs haies et si elles sont ou non protégées. Avec cet article, le message est envoyé qu'ils peuvent les détruire, sauf si un inventaire naturaliste a été mené sur place. En conséquence, les destructions vont se multiplier et accélérer la tendance catastrophique en la matière.
Cet article va également à l’encontre du rapport du groupe de travail relatif au droit pénal de l’environnement présidé par M. François Molins, procureur général près la Cour de cassation, qui souligne au contraire le besoin de renforcer les sanctions pénales pour améliorer l’application de ce droit.
Enfin, concernant la présomption de non-intentionnalité pour toutes les actions exécutées dans la cadre d’un plan de gestion forestière mise en place par l'article : les documents de gestion en forêt n’ont aucun caractère informatif ou prescriptif concernant les espèces et habitats protégés. Ils se limitent à une description de ces enjeux en termes généraux (plan simple de gestion), peu prescriptifs et, pour certains (règlement type de gestion ou code des bonnes pratiques sylvicoles), à l’échelle de la région naturelle et non à l’échelle de la propriété. Ils ne renseignent donc en rien sur la présence potentielle d’espèces protégées ou d'habitats naturels sur une parcelle forestière, ni sur les mesures à adopter pour les protéger (période de nidification, préconisations techniques pour réduire l’impact et le dérangement, etc.).
Le commission a par ailleurs aggravé encore la portée de cet article en ajoutant une dépénalisation de certaines infractions relatives aux ICPE. Un défaut de déclaration ou d’enregistrement des installations soumises à ces prescriptions fera l’objet d’une répression administrative (amende), le pénal étant réservé au défaut d’autorisation. Cela ne concerne encore une fois, pas que les agriculteurs. Par ailleurs, rappelons que le régime d’enregistrement est prévu pour les installations qui présentent des dangers ou inconvénients graves pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques, soit pour l'agriculture, soit pour la protection de la nature, de l'environnement et des paysages, soit pour l'utilisation économe des sols naturels, agricoles ou forestiers…
Pour toutes ces raisons, le groupe Ecologiste, Solidarité & Territoires souhaite supprimer cet article.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 578 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 14 |
Alinéa 11
Remplacer les mots :
Elles font l’objet d’une gestion durable, maintenant
par les mots :
Les pratiques d'interventions sur les haies visent un objectif de gestion durable définie comme permettant le maintien de
Objet
Cet amendement propose de définir la gestion durable comme un objectif vers lequel peuvent se diriger les agriculteurs pour la gestion des haies et non comme une obligation.
Alors que la terminologie “gestion durable” est actuellement utilisée dans les dispositifs publics pour des pratiques volontaires des agriculteurs, rémunéré via des dispositifs incitatifs (Ecorégime, MAEC, Label Bas Carbone, PSE), en faire une nouvelle obligation ne serait pas opérationnel et ferait dysfonctionner l’ensemble de ces politiques publiques.
Si la gestion durable devenait obligatoire pour tous les agriculteurs, cela perturberait les dispositifs existants cités, qui ne pourraient plus être activés par les agriculteurs, car ils récompensent un changement de pratique (ex : le Label Bas Carbone est construit sur le principe de l’additionnalité selon lequel les réductions d’émissions ne peuvent être reconnues que si elles sont additionnelles par rapport à une situation de référence).
On peut aussi imaginer que cette obligation de gestion durable amènerait à sa redéfinition ce qui génèrerait du flou pour les agriculteurs et imposerait, encore une fois de revoir l’ensemble des dispositifs incitatifs existant, qui fonctionnent sur les territoires et accompagnent le changement.
L’objectif est de travailler au maintien de l’attractivité économique de l’implantation et de la gestion des haies par des dispositif incitatifs, afin de permettre leur pérennité et leur développement dans les systèmes agricoles.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 579 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 14 |
I. - Alinéa 48
Après le mot :
haie,
Insérer les mots :
sur les us et coutumes réputés usuels dans le département,
II. - Alinéa 51
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement de repli propose de simplifier la prise en compte des us et coutumes dans la rédaction de l’arrêté départemental établissant les dates de taille de haies et les coefficients de compensation.
Les us et coutume font référence à des documents complexes, publiés il y a parfois une centaine d’année et non mis à jour. Ainsi, prendre en compte ces us et coutumes apparait peu utile et opérationnel, a fortiori si l’autorité départementale doit en extraire une liste exhaustive qui devrait être appliquée par les agriculteurs.
Si les us et coutumes d’un département devaient être pris en compte pour la rédaction de l’arrêté départemental, ils devraient plutôt être considérés, en amont de sa définition, comme un élément de contexte, aux côtés d'autres données (typologies de haies, linéaire de haies dans le département, données climatiques, données environnementales...).
C’est ce que propose cet amendement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 580 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BILHAC, DAUBET, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE et MM. LAOUEDJ, MASSET et ROUX ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 |
Après l'article 14
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Toute parcelle ou unité foncière d’un seul tenant d’une superficie supérieure à 8 hectares doit être partagée par une ou plusieurs haies, délimitant des parcelles inférieures 5 hectares.
Objet
Issues de l’activité humaine, les haies sont au carrefour des enjeux agricoles, environnementaux et paysagers. Elles assurent, par leur multifonctionnalité, plusieurs bénéfices agronomiques et services écosystémiques tels que : habitat naturel d’espèces animales, végétales et de microorganismes, corridor écologique, stockage de carbone, auxiliaire de cultures, lutte contre l’érosion, effet brise-vent, ombre, régulation de l’eau, affouragement, production de biomasse et élément paysager structurant des milieux ruraux, urbains ou péri-urbains.
Elles ont également une valeur économique pour leurs propriétaires et gestionnaires puisqu’elles permettent un gain en résilience à l’échelle de la parcelle et de l’exploitation et présentent bon nombre d’ « externalités positives ».
Or, la tendance actuelle est à la disparition progressive du linéaire de haies : d’après le rapport « La haie, levier de la planification écologique », publié par le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) de mars 2023, la France a perdu 11 500 kilomètres de haies de 2006 à 2014 et 23 500 de 2017 à 2022, pour un linéaire estimé aujourd’hui à 750 000 km.
Cet amendement cherche ainsi à contribuer au développement, à la gestion et la restauration des haies, des alignements d'arbres et trames bocagères.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 581 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, M. LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 7 |
Après l'article 7
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Afin de favoriser l'installation en zone rurale de vétérinaires diplômés d'Etat, le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai d'un an à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport évaluant la possibilité de créer un cursus en école nationale vétérinaire spécialisé en animaux de rente dès la première année d'études supérieures.
Objet
La présence de vétérinaires est très hétérogène sur l’ensemble du territoire français. En 2019, ils sont 6 546 à soigner des animaux de rente contre 17 716 à s'occuper des animaux de compagnie, de sport et de loisirs. Or, plus le nombre de vétérinaires soignant les animaux de rente diminue, plus la zone d’exercice des praticiens s'agrandit. Ils doivent désormais couvrir un rayon de 50 à 80 kilomètres, plutôt que 15 il y a quelques années.
Les vétérinaires sont pourtant essentiels à l’élevage français. Si différents dispositifs ont été mis en place afin de favoriser l’installation des praticiens en zone rurale, les résultats ne sont pas encore au rendez-vous.
C'est pourquoi, cet amendement propose au Gouvernement de rendre un rapport au Parlement évaluant la nécessité de créer un cursus en école nationale vétérinaire spécialisé en animaux de rente et ce dès la première année d'études supérieures. Cela dans le but de relancer des vocations et développer le nombre de vétérinaires d'animaux de rente, évoluant dans leur extrême majorité en milieu rural.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 582 rect. bis 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes LOISIER et SOLLOGOUB, M. CANÉVET, Mme LASSARADE, MM. BACCI, Jean-Michel ARNAUD et BRAULT, Mme PAOLI-GAGIN, M. CHAUVET, Mme VERMEILLET, MM. FAVREAU et HENNO, Mme BERTHET, MM. KLINGER, FARGEOT et CHEVALIER et Mme GACQUERRE ARTICLE 14 QUINQUIES |
Alinéas 1 à 4
Remplacer ces alinéas par dix-huit alinéas ainsi rédigés :
Le code de l’urbanisme est ainsi modifié :
1° L’article L. 111-3 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Les projets de construction et d’aménagement situés en limite d’un espace agricole, quel que soit son classement, intègrent un espace de transition végétalisé non artificialisé entre les espaces agricoles et les espaces urbanisés au sein de la zone urbaine ou à urbaniser, à la charge de l’aménageur. Ces espaces de transition végétalisés respectent les obligations définies au III de l’article L. 253-8 du code rural et de la pêche maritime et sont réputés comme zones de non-traitement. L’espace de transition végétalisé est constitué en dehors des zones dévolues à l’agriculture. Il peut exceptionnellement être dérogé à l’obligation de constituer l’espace de transition végétalisé en dehors des zones dévolues à l’agriculture après avis conforme de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers prévue à l’article L. 112-1-1 du même code. Lorsqu’il est constitué sur des zones dévolues à l’agriculture, l’espace de transition constitue une servitude d’utilité publique. Les propriétaires des terrains concernés peuvent mettre en demeure la commune de procéder à l’acquisition de leur terrain, dans les conditions et délais prévus au titre III du livre II du présent code. » ;
2° Après le sixième alinéa de l’article L. 141-10, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Le document d’orientation et d’objectifs peut également définir, en cohérence avec le projet d’aménagement stratégique, les conditions dans lesquelles les projets de construction et d’aménagement situés en limite d’un espace agricole, quel que soit son classement, intègrent un espace de transition végétalisé défini au deuxième alinéa de l’article L. 111-3 du présent code. » ;
3° La section 3 du chapitre Ier du titre V du livre Ier est ainsi modifiée :
a) Après l’article L. 151-6-2, il est inséré un article L. 151-6-… ainsi rédigé :
« Art. L. 151-6-…. – Les orientations d’aménagement et de programmation définissent, en cohérence avec le projet d’aménagement et de développement durable, les conditions dans lesquelles les projets de construction et d’aménagement situés en limite d’un espace agricole, quel que soit son classement, intègrent un espace de transition végétalisé défini au deuxième alinéa de l’article L. 111-3. »
b) Le 7° de l’article L. 151-7 est abrogé ;
4° Le I de l’article L. 161-4 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« La carte communale délimite les espaces de transition végétalisés définis au deuxième alinéa de l’article L. 111-3. » ;
5° Le titre III du livre II est ainsi modifié :
a) Le premier alinéa de l’article L. 230-1 est ainsi rédigé : « Les droits de délaissement prévus par les articles L. 111-3, L. 152-2, L. 311-2 ou L. 424-1, s’exercent dans les conditions prévues par le présent titre. » ;
b) Il est ajouté un article L. 230-7 ainsi rédigé :
« Art. L. 230-7. – Lorsqu’un propriétaire exerce le droit de délaissement prévu par l’article L. 111-3, le prix d’acquisition défini à l’article L. 230-3 est mis à la charge exclusive de la personne dont le projet d’aménagement ou de construction nécessite la constitution d’un espace de transition végétalisé sur des zones dévolues à l’agriculture. La collectivité ou le service public qui fait l’objet de la mise en demeure informe celle-ci dès réception de la mise en demeure.
« La délivrance d’un permis de construire ou d’une décision de non-opposition à déclaration préalable dont la mise en œuvre nécessiterait la constitution d’un espace de transition végétalisé sur des zones dévolues à l’agriculture est subordonnée à la constitution préalable d’une garantie financière par le pétitionnaire. » ;
6° Après le cinquième alinéa de l’article L. 423-1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsque les demandes ou déclarations concernent un projet qui nécessite la constitution d’espaces de transition végétalisés définis au deuxième alinéa de l’article L. 111-3, le dossier joint à ces demandes et déclarations indique le tracé projeté de ces espaces. Si, à titre dérogatoire, les demandes ou déclarations sollicitent la constitution d’espaces de transition végétalisés sur des zones dévolues à l’agriculture, le dossier justifie cette demande. Il comporte une estimation de prix qui sera mis à la charge du pétitionnaire en cas d’exercice du droit de délaissement et la garantie financière proposée en application de l’article L. 230-7. »
Objet
La Commission des affaires économiques introduit un nouvel article 14 quinquies. Cet article vise à créer des zones de transition entre les espaces artificialisés et les espaces agricoles. Cela dans le but de préserver les espaces agricoles qui jouent un rôle crucial dans la production alimentaire, la préservation de la biodiversité et la gestion des paysages ruraux. En effet, l’expansion des zones urbanisées et artificialisées fait disparaître ces espaces et engendre des conflits d’usage de plus en plus fréquents entre les activités agricoles et les autres usages du sol, et ce malgré la mise en place de zones de non traitement (ZNT). L’objectif de cette disposition ajoutée par la commission est donc tout à la fois de prévenir les conflits d’usage en établissant des zones tampons, permettant ainsi de réduire les nuisances et les conflits entre les activités agricoles et les zones urbanisées, et de protéger les surfaces agricoles dans un contexte où la surface agricole utile (SAU) diminue régulièrement. Les zones de transition contribueront ainsi à maintenir l’intégrité des exploitations agricoles et à soutenir leur viabilité économique. Elles permettront également d’améliorer la qualité environnementale en créant des espaces de transition, en favorisant également la biodiversité, la qualité des sols et des eaux, et la résilience des paysages ruraux face aux changements climatiques. Elles répondent à une demande constante de la profession agricole.
Le présent amendement à vise renforcer cet article qui répond à une demande constante de la profession agricole.
Il propose de :
1. Étendre l’obligation de création d’un espace de transition entre les espaces agricoles et les nouveaux espaces urbanisés à l’ensemble des communes et non pas seulement à celles ayant un plan local d’urbanisme.
2. Renforcer le caractère dérogatoire de la possibilité offerte de créer les zones de transition sur l’emprise agricole en soumettant explicitement cette dérogation à un avis conforme de la CDPENAF.
3. Dans les cas où à titre dérogatoire la zone de transition est créée sur l’emprise agricole, ouvrir un droit de délaissement au profit du propriétaire du terrain concerné. En effet, la création de la zone de transition peut entraîner une forte perte de valeur du bien. L’équité exige que les propriétaires ruraux ne supportent pas cette perte de valeur. Pour autant, il ne serait pas plus équitable que la commune supporte seule le coût du droit du délaissement. Il est donc proposé que le coût du droit de délaissement soit à la charge de l’aménageur. En sollicitant une dérogation, celui-ci devra également estimer le coût du délaissement dans le cas où le propriétaire souhaiterait l’exercer, et apporter à la commune des garanties financières de paiement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 583 rect. bis 5 février 2025 |
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Mmes LOISIER et SOLLOGOUB, M. CANÉVET, Mme LASSARADE, MM. BACCI, Jean-Michel ARNAUD et BRAULT, Mme PAOLI-GAGIN, M. CHAUVET, Mme VERMEILLET, MM. FAVREAU et HENNO, Mme BERTHET, MM. KLINGER, FARGEOT et CHASSEING, Mme ROMAGNY et M. PILLEFER ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au second alinéa du I de l’article L. 512-7 du code de l’environnement, après la première occurrence des mots : « annexe I », sont insérés les mots : « à l’exception des activités d’élevage ».
Objet
Cet amendement vise à permettre le relèvement, pour les élevages de porcs et de volailles, des seuils de l’autorisation et de l’enregistrement du régime des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). En effet, les seuils ICPE français pour les élevages ne sont pas cohérents avec les seuils européens. ll s’agit donc ici de pouvoir les aligner sur les seuils de la Directive européenne 2011/92 sur l’évaluation environnementale (EIE), et sur les seuils de de la Directive européenne 2010/75/UE sur les émissions industrielles (IED). Le relèvement des seuils contribuera à la relance des investissements de modernisation dans un contexte de renouvellement des générations et ainsi au maintien de la souveraineté alimentaire pour les produits animaux.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 584 rect. bis 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes LOISIER et SOLLOGOUB, M. CANÉVET, Mme LASSARADE, MM. BACCI, Jean-Michel ARNAUD et BRAULT, Mme PAOLI-GAGIN, M. CHAUVET, Mme VERMEILLET, MM. FAVREAU et HENNO, Mme BERTHET, MM. KLINGER et FARGEOT, Mmes SAINT-PÉ et ROMAGNY et M. DAUBET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 18 |
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Le dernier alinéa de l’article L. 2224-7-7 du code général des collectivités territoriales est ainsi rédigé :
« Lorsque le plan d’action concerne un point de prélèvement sensible, au sens de l’article L. 211-11-1 du code de l’environnement, il contient également un projet de territoire élaboré notamment avec les représentants agricoles visant à concilier la protection de la ressource en eau et la protection de l’agriculture. »
II. – Le second alinéa du 7° du II de l’article L. 211-3 du code de l’environnement est ainsi rédigé :
« Le programme d’actions peut notamment concerner les pratiques agricoles. Il doit alors s’appuyer sur un projet de territoire tel que prévu au dernier alinéa de l’article L. 2224-7-7 du code général des collectivités territoriales ; ».
Objet
Cet amendement vise à concilier la nécessaire préservation des ressources en eau et le maintien d’une agriculture productive dans les aires d’alimentation de captages d’eau potable.
L’objectif est d’inciter à élaborer des projets de territoire dans ces zones avec les différents acteurs concernés et non de privilégier des outils réglementaires, qui conduisent au recul de la production agricole.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 585 rect. 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. PILLEFER, Mme BILLON, M. KERN et Mme JACQUEMET ARTICLE 14 QUINQUIES |
Alinéa 3
1° Première phrase
Supprimer les mots :
entre les espaces agricoles et les espaces urbanisés
2° Deuxième et troisième phrases
Supprimer ces phrases.
Objet
La protection des terres agricoles est nécessaire pour protéger notre souveraineté alimentaire. La forte pression de l’urbanisation met en danger les terres agricoles et peut être une source de conflits d’usage entre les agriculteurs et les riverains.
Si la protection sanitaire des riverains et des utilisateurs des produits phytosanitaires est un impératif sanitaire, ce n’est pas à la seule agriculture d’en supporter le prix. En ce sens, l’obligation pour les constructeurs de prévoir dans leurs projets une zone de transition répondant aux caractéristiques des zones de non-traitement est donc une avancée significative pour la protection du foncier agricole et le maintien des continuités agricoles.
L’article L 151-6-3 (nouveau) prévoit que "les conditions dans lesquelles les projets de construction et d’aménagement situés en limite d’un espace agricole, (...) intègrent un espace de transition végétalisé non artificialisé entre les espaces agricoles et les espaces urbanisés au sein de la zone urbaine ou à urbaniser, à la charge de l’aménageur".
Un projet d’urbanisation situé en zone urbaine ou à urbaniser ne peut cependant se situer simultanément sur l’emprise d’une zone agricole et en zone urbaine ou à urbaniser. Dès lors, la mention "La zone de transition est projetée de préférence en dehors des zones dévolues à l’agriculture" n'est pas nécessaire et la dérogation évoquée n'a pas lieu d'être.
L’objet du présent amendement vise donc à clarifier la rédaction proposée de l’article L 151-6-3 (nouveau) du code de l’urbanisme en retirant la possibilité de dérogation à l’obligation des constructeurs d’intégrer un espace de transition dans les nouvelles constructions dans la mesure où cette rédaction est contraire à l’énoncé qui précède.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 586 rect. quater 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. STANZIONE et ROS, Mme CONWAY-MOURET, MM. OMAR OILI, PLA, BOURGI et Patrice JOLY, Mme MONIER et M. MICHAU ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER QUINQUIES |
Après l'article 1er quinquies
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’État se donne pour objectifs, dès 2025, de mettre en place une exception agri-culturelle pour notre agriculture française, à la manière de ce qui existe aujourd’hui pour la protection de la culture en France et à introduire dans le code rural et de la pêche maritime cet objectif. Le ministre prend par voie réglementaire les dispositions nécessaires pour atteindre ces objectifs.
Objet
Dans un contexte inédit de crise de nos productions agricoles emblématiques de nos territoires (cerise, lavande, vigne, olive, maraîchage…), cet amendement vise à mettre en place une exception agri-culturelle pour notre agriculture française, à la manière de ce qui existe aujourd’hui pour la protection de la culture en France.
La production de nourriture n’est pas une production parmi tant d’autre : avant même de pouvoir se cultiver, nous devons nous nourrir pour vivre. Dès lors, rien de plus normal que de mettre en place une protection particulière sur les denrées produites en France, qui plus est selon nos normes et nos valeurs.
Parce que les métiers de la production agricole sont indispensables à notre souveraineté alimentaire, parce que ces métiers induisent des difficultés physiques et psychologiques particulières, ils doivent être assurés d’une rémunération juste et d’une protection en conséquence.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 587 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Michaël WEBER et ROS, Mme BONNEFOY, M. GILLÉ, Mme Sylvie ROBERT, MM. MÉRILLOU, BOURGI, FICHET et LUREL, Mme LINKENHELD, MM. DEVINAZ et PLA, Mme POUMIROL, M. CHANTREL et Mme MONIER ARTICLE 1ER |
Alinéa 11
Compléter cet alinéa par les mots :
, développer les connaissances sur les solutions alternatives aux produits phytopharmaceutiques en renforçant le réseau DEPHY et soutenir les travaux scientifiques visant à améliorer le stockage du carbone dans les sols
Objet
Le soutien à la recherche et l’innovation doit viser en priorité l’accompagnement des agriculteurs dans la transition écologique, en développant les connaissances sur les solutions alternatives ainsi que sur les risques et les impacts des produits phytopharmaceutiques et en confortant la démonstration des performances économiques, environnementales et sociales des systèmes économes en produits phytopharmaceutiques.
Dans le cadre du plan Ecophyto, l’Etat a ainsi mis en œuvre le dispositif DEPHY ayant pour finalité d'éprouver, valoriser et déployer les techniques et systèmes agricoles réduisant l’usage des produits phytosanitaires tout en promouvant des techniques économiques, environnementales et sociales performantes. Le dispositif repose sur un réseau national couvrant l'ensemble des filières de production et mobilisant les partenaires de la recherche, du développement et du transfert.
L’Etat doit renforcer son soutien et la promotion du réseau DEPHY rassemblant 3 000 exploitations agricoles engagées dans une démarche volontaire de réduction de l’usage de pesticides permettant de concevoir, tester et évaluer des systèmes de culture visant une forte réduction de l’usage de produits phytosanitaires.
De nombreux travaux ont également été mené par l’INRAE dans le cadre de l’initiative 4 pour mille visant à améliorer la capacité de stockage carbone des sols en identifiant les pratiques agricoles et forestières favorables au stockage du carbone dans les sols. La souveraineté agricole, d’intérêt général majeur, doit pleinement intégrer ces enjeux climatiques et environnementaux pour répondre aux attentes de la société d’un modèle de production plus durable et de qualité, qui préserve nos ressources pour les générations futures.
Le présent amendement propose donc de préciser dans les objectifs prioritaires de la recherche et de l'innovation, la recherche des solutions alternatives aux produits phytopharmaceutiques ainsi que les travaux scientifiques à améliorer le stockage du carbone dans les sols.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 588 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BUIS ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 BIS |
Après l'article 12 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après la troisième phrase du premier alinéa de l’article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Il en est de même pour les entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers. »
Objet
Cet amendement vise à intégrer les entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers dans le champ de l’article L 311-1 du code rural et de la pêche afin de leur faire bénéficier plus facilement des dispositifs d’aides, de financement et d’accompagnement des structures telles que DRAAF, DREAL, CASDAR, COREARM, PNDAR, FEADER, Agence de l'eau, Ecophyto, etc, qui leur sont aujourd’hui soit fermés, soit très contraignant à obtenir.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 589 30 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 590 30 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 591 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BUIS ARTICLE 1ER |
Alinéa 34
Après les mots :
notamment par
Insérer les mots :
le rééquilibrage des négociations commerciales entre acteurs et
Objet
Cet amendement vise à introduire la notion de rééquilibrage des négociations commerciales au profit des producteurs pour assurer l’équilibre des relations commerciales. Cet ajout est fondamental pour permettre aux producteurs de défendre leurs intérêts face à l’aval et de s’assurer d’une juste rémunération au moment des négociations commerciales. En favorisant l’organisation collective des acteurs, cet amendement contribue à renforcer la position des producteurs au sein de la chaîne alimentaire.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 592 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BUIS ARTICLE 1ER |
Alinéa 34
Après les mots :
notamment par
insérer les mots :
le renforcement du pouvoir de négociation des producteurs et
Objet
Cet amendement vise à introduire la notion de renforcement du pouvoir de négociation des producteurs pour assurer l’équilibre des relations commerciales. Cet ajout est fondamental pour permettre aux producteurs de défendre leurs intérêts face à l’aval et de s’assurer d’une juste rémunération au moment des négociations commerciales. En favorisant l’organisation collective des acteurs, cet amendement contribue à renforcer la position des producteurs au sein de la chaîne alimentaire.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 593 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. STANZIONE, Mme CONWAY-MOURET et MM. OMAR OILI, PLA, BOURGI et MICHAU ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER QUINQUIES |
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans un contexte de crise viticole inédite, l’État se donne pour objectifs, dès 2025, de mettre en place une exception agri-culturelle pour la filière française de bioéthanol de génération avancée, qui n’est produit qu’à partir de résidus viniques, à la manière de ce qui existe aujourd’hui pour la protection de la culture en France. Il s’engage à introduire cet objectif dans le code rural et de la pêche maritime. Le ministre prendra par voie réglementaire les dispositions nécessaires pour atteindre ces objectifs.
Objet
Cet amendement vise à soutenir la filière française de bioéthanol de génération avancée, qui n’est produit qu’à partir de résidus viniques. Le soutien et la consolidation de cette filière sont nécessaires pour assurer sa compétitivité à trois niveaux :
- Procéder à une transition énergétique dans le secteur des transports, en cohérence avec les ressources disponibles sur nos territoires.
- Assurer un complément de revenu aux agriculteurs capable de devenir une production phare pour le secteur viticole associant performance environnementale et développement économique.
- Les biocarburants de seconde génération, dits « avancés », sont produits sans recourir à la part alimentaire des plantes. Ils offrent ainsi une alternative durable, compatible avec les impératifs de souveraineté alimentaire, tout en valorisant des sous-produits.
Afin d’y parvenir, deux mesures conjointes sont nécessaires, à savoir :
- Relever les seuils d’incorporation d’éthanol de génération avancée dans les essences, afin de permettre un équilibrage de l’offre et de la demande aujourd’hui en défaveur de la consommation de cette matière première. Un seuil de 2,9%, contre les 1,8% actuels permettrait un tel rééquilibrage, et la consolidation de cette production. L’application de cette mesure doit être décidée au plus tôt pour permettre l’écoulement de l’ensemble des stocks disponibles.
- Protéger la production française des concurrents étrangers dont on importe aujourd’hui d’importants volumes : européens et extra-européens. Cet amendement vise ainsi à mettre en place une exception agri-culturelle pour notre agriculture française, à la manière de ce qui existe aujourd’hui pour la protection de la culture en France.
Cet amendement a été travaillé avec Raisinor France Alcools et la Fédération des Vignerons Indépendants de la Vallée du Rhône.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 594 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Michaël WEBER, LUREL, BOURGI, ROS et FICHET, Mmes LINKENHELD, BONNEFOY et POUMIROL et MM. GILLÉ, MÉRILLOU et CHANTREL ARTICLE 1ER |
Après les mots :
leur adoption,
insérer les mots :
notamment pour des motifs de santé publique ou de préservation de l’environnement,
Objet
Dans les domaines de l’environnement et de la santé, l'Union Européenne et les Etats membres peuvent légiférer et adopter des actes juridiquement contraignants. Cette souplesse du droit européen permet aux Etats membres d’adopter une législation plus exigeante pour la protection de la santé publique et de l’environnement, qui figurent parmi les politiques publiques constitutives du pouvoir souverain des États membres. Obliger à ce que les normes règlementaires en matière d’agriculture se conforment aux exigences minimales européennes risquerait d’entraver la compétence souveraine de l’Etat à légiférer pour la protection de la santé publique ou en faveur de l’environnement et pour l’amélioration du cadre de vie des citoyens. Des décisions d’intérêt général pourraient en effet se retrouver bloquées à partir du moment où elles auraient une potentielle incidence sur une ou plusieurs filières agricoles ou sous prétexte d’un risque de surtransposition du droit européen. La santé publique et la préservation de l’environnement d’intérêt général devant toujours primer devant l’intérêt économique particulier d’un secteur, le présent amendement propose de préciser que l’Etat Français conserve la possibilité d’appliquer des normes plus exigeantes en matière agricole pour des motifs sanitaire ou environnemental impérieux, et qui ne seraient pas pris en compte par la législation européenne.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 595 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme PLUCHET, MM. BOUCHET et DHERSIN, Mmes BELRHITI, GUIDEZ et VALENTE LE HIR, MM. KHALIFÉ, BRISSON, LEFÈVRE, de LEGGE, Cédric VIAL, REYNAUD et Paul VIDAL, Mmes LASSARADE, BORCHIO FONTIMP, JOSEPH et JOSENDE, MM. KLINGER, Étienne BLANC et NATUREL, Mme BILLON, MM. POINTEREAU et SOMON, Mmes BELLUROT et AESCHLIMANN et M. CUYPERS ARTICLE 10 |
I. – Alinéa 12
1° Après le mot :
unique
insérer les mots :
les informe du dispositif facultatif d’accompagnement qu’il propose et
et après le mot :
transmettre
insérer les mots :
, s’ils le souhaitent
II. – Alinéa 13
Après le mot :
relance
insérer les mots :
dans les mêmes conditions
Objet
Cet amendement a pour objet de bien préciser le caractère facultatif du dispositif "France installation-transmission".(FIT)
En effet, la participation des agriculteurs à ce dispositif ne saurait reposer sur une ambiguité. Il s'agit d'un engagement dans un accompagnement gagnant-gagnant et non dans une enième procédure qui pourrait être perçue comme coercitive par défaut d'information, surtout si elle porte sur une matière aussi sensible que la transmission de l'exploitation.
La rédaction actuelle doit être plus explicite et bien préciser le périmètre de l'invitation de FIT.
Les agriculteurs ne peuvent supporter une surenchère normative supplémentaire, à rebours des promesses qui leur ont été faites.
La libre disposition de l'exploitant doit demeurer la règle et son engagement dans la facilité de France Installation Transmission une simple faculté qui leur est offerte, clairement explicitée.
Cet amendement propose donc :
- lors de la première sollicitation à 5 ans de la retraite, que l'exploitant soit explicitement informé, en sus du contenu de l'accompagnement proposé, de son caractère facultatif et des délais afférents
- lors de la seconde sollicitation à 3 ans de la retraite, de réitérer cette information.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 596 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. STANZIONE, Mme CONWAY-MOURET et MM. OMAR OILI, PLA, BOURGI, Patrice JOLY et MICHAU ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER QUINQUIES |
Après l’article 1er quinquies
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le pastoralisme occupe une place fondamentale dans la préservation des paysages, dans notre agriculture et dans notre souveraineté alimentaire. Il faut le préserver. L’État s’engage à introduire dans le code rural cet objectif. Le ministre prendra par voie réglementaire les dispositions nécessaires pour atteindre ces objectifs.
Objet
L’évolution des pratiques est un facteur de modification paysagère.
En 50 ans, notre paysage agricole n’a cessé de s’appauvrir, du fait notamment de la modification massive des systèmes agricoles en polyculture-élevage, vers des systèmes spécialisés et non plus diversifiés. Une logique économique qui a entrainé un appauvrissement en termes de durabilité et de résilience, en même temps qu’en terme de diversité de paysages et de savoir-faire.
Stratégiquement, nos producteurs ont opté pour les productions présentant le meilleur équilibre pénibilité-rentabilité, abandonnant ainsi massivement l’élevage au profit de la lavandiculture ou des céréales aujourd’hui en crise.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 597 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BLEUNVEN, Mmes BILLON, GACQUERRE et JACQUEMET et MM. LEVI, de NICOLAY et KERN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le III de l’article L. 181-10-1 du code de l’environnement est ainsi modifié :
1° Le 1° est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Cette réunion publique d’ouverture est remplacée par une permanence du commissaire enquêteur, incluant au moins une journée dans la mairie de chaque commune du lieu d’implantation du projet, pour les dossiers dont les pétitionnaires emploient moins de dix équivalents temps-plein. Le calcul des effectifs se fait conformément à l’article L. 130-1 du code de la sécurité sociale ; »
2° Le 2° est complété par une phrase ainsi rédigée : « Par exception, pour les pétitionnaires employant moins de dix équivalents temps-plein calculés conformément au même article L. 130-1, le public peut faire parvenir ses commentaires pendant le dernier mois de la phase de consultation ; »
3° Le 4° est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Ces réponses, à l’exception de la réponse à l’avis de l’autorité environnementale, sont facultatives. Les réponses aux observations et aux propositions du public peuvent être transmises et publiées en une fois, jusqu’à la fin de la consultation du public ; »
4° Après la première phrase du 5° , sont insérées deux phrases ainsi rédigées : « Cette réunion publique de clôture est remplacée par une permanence du commissaire enquêteur, incluant au moins une journée dans la mairie de chaque commune du lieu d’implantation du projet, pour les dossiers dont les pétitionnaires emploient moins de dix équivalents temps-plein. Le calcul des effectifs se fait conformément à l’article L130-1 du code de la sécurité sociale. »
Objet
Cet amendement vise à adapter les nouvelles modalités de l’instruction des dossiers d’autorisation pour les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) et la phase de consultation du public issues de la loi de 2023 relative à l’industrie verte aux entreprises de petite taille, en particulier d’élevage.
En effet, la parallélisation des procédures prévue par la loi “industrie verte” a allongé la durée de la consultation du public d’un à trois mois et introduit deux réunions publiques aux frais et en présence des porteurs de projet.
Or ces nouvelles modalités ne sont pas adaptées à des installations dont les porteurs de projet, en entreprise familiale, ne disposent pas de moyens financiers et humains dédiés et sont très exposés par leur proximité entre leur lieu de vie et de travail. Les deux réunions publiques ajoutées par la loi « industrie verte » représentent un frein supplémentaire pour le développement de nouveaux projets, ce qui va à l’encontre des objectifs de renouvellement des générations en agriculture et de simplification portés par ce projet de loi et de la relance économique dans les territoires.
L’amendement remplace les deux réunions par des permanences du commissaire enquêteur en mairie. Il réduit à 1 mois la période durant laquelle le public peut faire parvenir ses commentaires, comme cela était le cas avant la loi « industrie verte ». Enfin il sécurise juridiquement le cadre des réponses aux observations du public.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 598 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. Michaël WEBER, Mme BONNEFOY, MM. GILLÉ, LUREL, ROS, BOURGI et FICHET, Mme LINKENHELD, M. PLA, Mmes POUMIROL et MONIER et M. CHANTREL ARTICLE 1ER |
Alinéa 38
Après le mot :
légumes
insérer les mots :
de saison, dans le cadre d’une production et d’une consommation locale,
Objet
critère de saisonnalité et la promotion d’une production maraîchère issue de circuits courts, pour une consommation locale et durable. Les fruits et légumes locaux produits dans une zone géographique proche du lieu de vente et du consommateur final permettent développer une économie plus juste dans les territoires et plus respectueuse de l’environnement. Ce modèle est à privilégier
Le triste exemple du « potager de l’Europe » aussi appelé la « mer de plastique de la Région de l’Almeria en Espagne, modèle ultra-productif, qui inonde le marché européen en toute saison de tomates concombres et poivrons, au détriment de l’environnement et de milliers de travailleurs exploités, doit nous alerter.
Outre le fait qu’ils pénalisent l’économie locale, les fruits ou légumes hors saison et importés sont souvent transportés soit par avion, soit par bateau (pour les produits congelés ou en conserve) puis par camion dans des conditions permettant leur conservation (réfrigération, climatisation). Ces trois moyens de transport sont polluants pour la planète. De plus, afin que les fruits ne mûrissent pas trop vite pendant le transport, ils sont recouverts de produits chimiques permettant leur conservation.
Manger de saison permet également de lutter contre l’utilisation d’engrais chimiques sur nos terres agricoles. En effet, même s’ils peuvent être cultivés en France, les fruits et légumes hors saison nécessitent des conditions particulières (cultures industrielles avec des pesticides, des antigels, sous serres, etc.) qui détruisent les sols. Enfin, l’utilisation des pesticides est un désastre pour la biodiversité, en particulier les abeilles, essentielles à notre alimentation.
Une production intensive de fruits et légumes tournés vers l’export, outre le fait qu’elle ne garantit pas la souveraineté alimentaire, ne peut avoir que pour conséquence de faire baisser les prix, impactant négativement le revenu de nos agriculteurs et l’économie locale. Le présent amendement vise donc à éviter cet écueil en précisant que la souveraineté en fruits et légumes doit viser une souveraineté alimentaire durable dans le cadre d’une consommation locale.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 599 30 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 600 rect. 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme HAVET, M. BUIS, Mme RAMIA et M. FOUASSIN ARTICLE 2 |
Après l'alinéa 11
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
… ° De soutenir la recherche variétale dans le secteur des légumineuses, avec l’objectif de créer des variétés plus résistantes aux aléas climatiques ;
Objet
Soutenir la recherche variétale consacrée aux légumineuses en France
Cet amendement vise à améliorer l’état de la recherche variétale consacrée aux légumineuses en France, qui constitue à ce jour le principal frein au développement de ces dernières.
Aujourd’hui, la principale raison pour laquelle de nombreux agriculteurs ne souhaitent pas se lancer dans la culture des légumineuses est le rendement peu élevé que ces cultures offrent comparé à d’autres.
Cet écart est dû en grande partie à la vulnérabilité des variétés de légumineuses actuelles face aux aléas climatiques, situation renvoyant à un problème plus structurel : le manque criant, depuis des années, de recherche variétale visant à créer de nouvelles espèces dans le secteur.
De plus, le développement de la culture des légumineuses est un levier de la transition agricole.
Dans un contexte où le gouvernement a fixé un objectif de doublement de la Surface Agricole Utile (SAU) dédiée aux légumineuses d’ici à 2030, accélérer la création de nouvelles variétés est donc crucial afin d’adresser la vulnérabilité de ces végétaux face aux aléas climatiques, d’autant plus dans un contexte où ces derniers sont amenés à devenir plus nombreux et moins prévisibles.
Cet amendement est proposé par Déclic collectif.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 601 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Michaël WEBER, ROS, BOURGI, LUREL et FICHET, Mmes LINKENHELD et BONNEFOY, MM. GILLÉ et PLA, Mme POUMIROL, MM. MEIGNEN et CHANTREL et Mmes MONIER et CANALÈS ARTICLE 2 |
Alinéa 16, première phrase
Après les mots :
publics et privés
insérer les mots
, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l'alimentation et l'environnement
Objet
Le présent amendement propose d’associer l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l'environnement (INRAE) dans la rédaction du programme national d’orientation et de découverte des métiers du vivant.
L’inrae est issu de la fusion entre l’Inra, Institut national de la recherche agronomique, et Irstea, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture.
Leader mondiale dans la recherche spécialisé en agriculture, alimentation et environnement, la vocation de cet institut est la production et la diffusion des connaissances scientifiques et la mobilisation de ces connaissances au service de l’innovation et de l’appui aux politiques publiques.
L’INRAE est inscrit dans la Stratégie nationale de recherche et d’innovation (SNRI) et déjà engagée sur 33 sites universitaires, des écoles d’ingénieurs ou vétérinaire pour l’enseignement supérieur. L'organisation scientifique apparaît donc incontournable pour assurer une partie de la formation des professionnels de l’enseignement et de l'administration de l’agriculture.
Au service d’une recherche pluridisciplinaire et intégrative visant à répondre à des enjeux sociétaux mondiaux, les travaux de l’organisation scientifique permettent enfin d’accompagner et accélérer les transitions majeures attendues pour des systèmes agricoles et alimentaires durables. A ce titre, il apparaît crucial que l’INRAE soit pleinement associé dans la rédaction du programme national d’orientation et de découverte des métiers du vivant pour assurer la promotion d’un modèle de production innovant, durable et respectueux de l’environnement
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 602 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. STANZIONE, Mme CONWAY-MOURET et MM. OMAR OILI, PLA, BOURGI, Patrice JOLY et MICHAU ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER QUINQUIES |
Après l’article 1er quinquies
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
- une exception agri-culturelle pour notre agriculture française, à la manière de ce qui existe aujourd’hui pour la protection de la culture en France ;
- une exception agri-culturelle pour la filière française de bioéthanol de génération avancée, qui n’est produit qu’à partir de résidus viniques ;
- protéger le pastoralisme, à la manière de ce qui existe aujourd’hui pour la protection de la culture en France.
Il précise les actions menées, le nombre d’agents affectés, les résultats obtenus, les mesures mises en œuvre et proposées au niveau national et européen pour cela.
Objet
Une concurrence déloyale est subie par nos producteurs et éleveurs, avec comme corollaire, une exposition des consommateurs à des risques sanitaires.
La construction d’une exception agri-culturelle est un des éléments permettant de construire une véritable compétitivité pour notre agriculture et notre élevage dans ses dimensions économiques, sociales, environnementales et sanitaires.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 603 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. STANZIONE, ROS et Patrice JOLY, Mme CONWAY-MOURET et MM. OMAR OILI, PLA, BOURGI et MICHAU ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER QUINQUIES |
Après l’article 1er quinquies
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’État se donne pour objectifs, dès 2025, en concertation avec les acteurs concernés, de donner aux sols un statut d’organisme à part entière, à nourrir, protéger et faire grandir, afin d’entrer dans une transition véritablement écologique et reconquérir notre souveraineté alimentaire.
Objet
Cet amendement vise à redonner aux sols leur capacité à fonctionner et à rendre les services écosystémiques qui les caractérisent. Ces services concernent entre-autre le cycle de l’eau, sa qualité, et la régulation de la température. Nous ne pourrions tout simplement pas survivre si le sol cessait d’assumer ses fonctions. Au lieu d’entraver le travail du sol, donnons-lui les moyens de nous servir, afin de restaurer les cycles de l’eau, le stockage du carbone et la climatisation naturelle qu’il fournit dès lors que l’ensemble des composants se combinent. La réintroduction des haies prévue dans la proposition de loi de 2023 de Monsieur Salmon permettra d’agir dans ce sens.
Le premier critère concerne l’augmentation générale du taux de matière organique dans nos sols. Véritables systèmes digestifs, ils ont besoin de nourriture, donc de carbone organique. Nous devons accélérer la mise en œuvre des propositions telles que le projet « 4 pour 1000 » issu de la COP 21, et mettre en place une stratégie agricole fondée sur la protection du fonctionnement du sol : nos sols ne peuvent plus être traités comme de simples supports à l’agriculture industrielle. Ils doivent acquérir le statut d’organisme à part entière, à nourrir, protéger et faire grandir, afin d’entrer dans une transition véritablement écologique.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 604 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUFFOURG et HENNO, Mmes SAINT-PÉ, ROMAGNY et PAOLI-GAGIN et MM. BLEUNVEN et HINGRAY ARTICLE 10 |
Alinéa 46
Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
... - L’attestation de passage par le réseau France Installations-Transmissions constitue une pièce justificative du dossier de demande retraite.
Objet
L’obligation pour tout agriculteur de notifier à l’avance son intention de cesser son activité agricole, comme l’obligation pour tout porteur de projet d’installation ou de transmission d’une exploitation agricole de s’adresser à un guichet susceptible de l’orienter vers des structures chargées de lui proposer conseil et accompagnement, voire un parcours de formation, ainsi que l’obligation pour tout porteur de projet de justifier avoir effectivement suivi le parcours ainsi établi ont fait l’objet d’un consensus à l’issue de la concertation, locale et nationale, menée en 2022-2023. Elles correspondent aussi aux recommandations du Conseil économique, social et environnemental et répondent aux objectifs d’intérêt général de la politique agricole énoncés à l’article L. 1 du code rural et de la pêche maritime et précisés par les dispositions programmatiques de la présente loi.
Dans l’optique de renforcer cette obligation de passage au guichet unique pour les cédants et afin de rendre incontournable le dispositif de France installations-transmissions pour tous les acteurs, il est proposé d’adjoindre au dossier de retraite que l’attestation de passage constitue une pièce nécessaire du dossier de retraite.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 605 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUFFOURG et HENNO, Mme PAOLI-GAGIN et MM. BLEUNVEN et HINGRAY ARTICLE 10 |
I. - Alinéa 34
Au début, insérer une phrase ainsi rédigée :
Les personnes ayant eu recours au dispositif de conseil et d’accompagnement prévu au présent article reçoivent une attestation qu’elles doivent être en mesure de présenter sur demande de l’autorité administrative.
II. -Alinéa 46
Rétablir cet alinéa dans la rédaction suivante :
« 3° L’attestation mentionnée au II de l’article L. 330-8 du même code est présentée, sur demande de l’autorité administrative compétente, par toute personne qui s’installe ou cède son exploitation afin de justifier d’avoir bénéficié du même service, à compter d’une date fixée par décret, et au plus tard du 31 décembre 2026. »
Objet
Cet amendement a pour objet de remettre en place l’obligation, pour les agriculteurs, de présenter l’attestation de recours à France installations-transmissions à l’autorité administrative.
En effet, l'administration et les usagers doivent pouvoir conserver et justifier au besoin le passage d’un cédant ou d’un nouveau installé sur le dispositif FIT. Il est nécessaire de pouvoir garder une trace de ce passage afin de conserver l'efficacité et l’efficience de cet outil pour le renouvellement des générations en agriculture.
En outre, l’absence de l’attestation de passage à ce guichet reviendrait à vider ce dispositif de sa substance car elle serait de nature à induire une opacité concernant ceux qui passent par ce dispositif. Or, l’une des vocations premières du guichet unique de France installations-transmissions est concrètement d’apporter de la transparence sur l’installation et la transmission.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 606 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. STANZIONE, Mme CONWAY-MOURET, MM. OMAR OILI, PLA, BOURGI et MICHAU et Mme MONIER ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER QUINQUIES |
Après l'article 1er quinquies
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Pour faire face au réchauffement climatique, l’État s’engage dès 2025, à soutenir les grands projets d’irrigation structurants.
Objet
Cet amendement vise à soutenir les projets d’irrigation structurants, pour une gestion équilibrée et durable des territoires.
Il s’agit là d’accompagner davantage les territoires ruraux au vu des enjeux existants autour de la gestion durable de l’eau et des sols, dans le contexte actuel de changement climatique.
Il vise à apporter un signal de l’Etat positif aux agriculteurs confrontés au réchauffement climatique, notamment dans le cadre du Projet Hauts de Provence Rhodanienne pour lequel des Etudes très sérieuses sont actuellement menées.
La question de l’eau est centrale, urgente et prioritaire dans nos territoires ruraux, et dans nos communes de montagne pastorales.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 607 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme PLUCHET, MM. BOUCHET et DHERSIN, Mmes BELRHITI, GUIDEZ et VALENTE LE HIR, MM. KHALIFÉ, BRISSON, LEFÈVRE et de LEGGE, Mme LASSARADE, MM. Cédric VIAL, REYNAUD et Paul VIDAL, Mmes BORCHIO FONTIMP, JOSEPH et JOSENDE, MM. KLINGER, Jean-Baptiste BLANC et NATUREL, Mme BILLON, MM. POINTEREAU et SOMON, Mme AESCHLIMANN et M. CUYPERS ARTICLE 10 |
Alinéa 17
Remplacer le mot
prend
par
peut prendre
Objet
Dans son avis, le Conseil d'Etat a considéré que l'obligation faite aux exploitants agricoles de déclarer leur intention de cesser leur activité cinq ans, et non plus trois ans, avant leur cessation d'activité effective, à supposer qu'il soit possible de la mettre en oeuvre, porte une atteinte excessive à la liberté d'entreprendre et à la liberté contractuelle qui découlent de l'article 4 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
Il convient donc de bien clarifier la caractère facultatif ou obligatoire du recours au dispositif de France Installation-Transmission.
La commission ayant acté son caractère facultatif assorti d'un régime incitatif, il convient dès lors de l'exprimer explicitement par la redaction adéquate.
Les agriculteurs ne peuvent supporter une surenchère normative supplémentaire, à rebours des promesses qui leur ont été faites.
En effet, la transmission des exploitations, qui est déterminante sur la gestion du foncier agricole, se saurait faire l'objet d'un dispositif obligatoire, coercitif et centralisé sans atteindre profondément à la liberté de l'exploitant-cédant, critère cardinal dans un pays de tradition libérale.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 608 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme PLUCHET, MM. BOUCHET et DHERSIN, Mmes BELRHITI, GUIDEZ et VALENTE LE HIR, MM. KHALIFÉ, BRISSON, LEFÈVRE et de LEGGE, Mme LASSARADE, MM. Cédric VIAL, REYNAUD et Paul VIDAL, Mmes BORCHIO FONTIMP, JOSEPH et JOSENDE, MM. KLINGER, Jean-Baptiste BLANC et NATUREL, Mme BILLON, MM. POINTEREAU et SOMON, Mme AESCHLIMANN et M. CUYPERS ARTICLE 10 |
Alinéa 17
Compléter cet alinéa par les mots :
, qui les informe du dispositif facultatif qu'il propose
Objet
Amendement de repli
Dans son avis, le Conseil d'Etat a considéré que l'obligation faite aux exploitants agricoles de déclarer leur intention de cesser leur activité cinq ans, et non plus trois ans, avant leur cessation d'activité effective, à supposer qu'il soit possible de la mettre en oeuvre, porte une atteinte excessive à la liberté d'entreprendre et à la liberté contractuelle qui découlent de l'article 4 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
Il convient de bien clarifier la caractère facultatif ou obligatoire du recours au dispositif de France Installation-Transmission.
La commission ayant acté son caractère facultatif assorti d'un régime incitatif, il convient dès lors de l'exprimer explicitement par la redaction adéquate.
Si la prise de contact est rendue obligatoire par l'usage du présent de l'indicatif "prend", la poursuite dans le parcours proposé ne peut l'être. L'exploitant devra donc être bien informé de cette nuance. La loi se doit d'être claire sur ce point.
Les agriculteurs ne peuvent supporter une surenchère normative supplémentaire, à rebours des promesses qui leur ont été faites.
En effet, la transmission des exploitations, qui est déterminante sur la gestion du foncier agricole, se saurait faire l'objet d'un dispositif obligatoire, coercitif et centralisé sans atteindre profondément à la libre disposition de l'exploitant-cédant, critère cardinal dans un pays de tradition libérale.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 609 rect. quater 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. STANZIONE et ROS, Mme CONWAY-MOURET, MM. OMAR OILI, Patrice JOLY, PLA, BOURGI et MICHAU et Mme MONIER ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER QUINQUIES |
Après l’article 1er quinquies
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’État s’engage, dès 2025, à tout mettre en œuvre pour trouver des alternatives aux produits phytosanitaires. Il convient donc de restaurer les crédits de la recherche agricole dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025.
Objet
Point pivot de la refonte de notre système agricole, une détermination particulière doit être engagée sur ce secteur de recherche agricole. Il est donc primordial d’accentuer les efforts ce secteur précis de recherche et en le soutenant inconditionnellement jusqu’à obtenir des résultats fonctionnels pour les productions emblématiques lavande, cerise, olive, abricot, maraîchage…
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 610 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme PLUCHET, MM. BOUCHET et DHERSIN, Mmes BELRHITI, GUIDEZ et VALENTE LE HIR, MM. KHALIFÉ, BRISSON, LEFÈVRE et de LEGGE, Mme LASSARADE, MM. Cédric VIAL, REYNAUD et Paul VIDAL, Mmes BORCHIO FONTIMP, JOSEPH et JOSENDE, MM. KLINGER, Jean-Baptiste BLANC et NATUREL, Mme BILLON, MM. POINTEREAU et SOMON, Mme AESCHLIMANN et M. CUYPERS ARTICLE 10 |
Alinéa 34
Supprimer cet alinéa.
Objet
Dans son avis, le Conseil d'Etat considère que la possibilité de conditionner le bénéfice des aides publiques accompagnant la transmission au respect du suivi effectif du parcours d'accompagnement personnalisé porte une atteinte excessive à la liberté d'entreprendre et à la liberté contractuelle qui découlent de l'article 4 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
Il est en effet paradoxal de qualifier un système d'incitatif ou de facultatif si son non-recours occasionne une privation d'aides auparavant de droit.
Il ne peut y avoir de véritable liberté de choix si ceux qui n'y entrent pas peuvent être pénalisés.
Aussi, le bénéfice des aides à l'installation ne saurait en aucune façon être conditionné à l'accompagnement par France Installation-Transmission.
Cet alinéa augure d'une ouverture législative de futures conditionnalités par voie réglementaire dont le législateur se prive de mesurer la portée et l'ampleur.
Cet alinéa attente ainsi plus que de raison à la liberté des exploitants-cédants : l'ouverture de la conditionnalité des aides rendrait possible une centralisation et un contrôle de la transmission des installations, disproportionnés dans un pays de tradition libérale.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 611 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme PLUCHET, MM. BOUCHET et DHERSIN, Mmes BELRHITI, GUIDEZ et VALENTE LE HIR, MM. KHALIFÉ, BRISSON, LEFÈVRE et de LEGGE, Mme LASSARADE, MM. Cédric VIAL, REYNAUD et Paul VIDAL, Mmes BORCHIO FONTIMP et JOSENDE, MM. KLINGER, Jean-Baptiste BLANC et NATUREL, Mme BILLON, MM. POINTEREAU et SOMON, Mme AESCHLIMANN et M. CUYPERS ARTICLE 10 |
Alinéa 34
Après le mot :
transmission
insérer le mot :
ne
Objet
Amendement de repli
Dans son avis, le Conseil d'Etat considère que la possibilité de conditionner le bénéfice des aides publiques accompagnant la transmission au respect du suivi effectif du parcours d'accompagnement personnalisé porte une atteinte excessive à la liberté d'entreprendre et à la liberté contractuelle qui découlent de l'article 4 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
Il est paradoxal de qualifier un système d'incitatif ou de facultatif si son non-recours occasionne une privation d'aides auparavant de droit.
Il ne peut y avoir de véritable liberté de choix si ceux qui n'y entrent pas peuvent être pénalisés.
Aussi, le bénéfice des aides à l'installation ne saurait en aucune façon être conditionné à l'accompagnement par France Installation-Transmission.
Cet alinéa, dans sa rédaction actuelle, attente plus que de raison à la liberté des agriculteurs : l'ouverture de la conditionnalité des aides rendrait possible une centralisation et un contrôle de la transmission des installations, disproportionnés dans un pays de tradition libérale.
Il convient donc de bien spécifier que cette conditionnalité ne pourra pas être possible.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 612 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. STANZIONE, Mme CONWAY-MOURET et MM. OMAR OILI, PLA, BOURGI, Patrice JOLY et MICHAU ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER QUINQUIES |
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Parce que le secteur agricole est crucial pour la souveraineté alimentaire française, l’État s’engage, dès 2025, à rendre au métier d’agriculteur une dignité et une valeur. Le ministre prend par voie réglementaire les dispositions nécessaires pour atteindre ces objectifs.
Objet
Alors que le secteur agricole est crucial pour la souveraineté alimentaire française, le nombre d'agriculteurs ne cesse de baisser. Cet amendement vise à rendre au métier d'agriculteur une dignité et une valeur. Nous devons rendre leur souveraineté à nos chefs d’exploitations. Vivre des ventes de ses produits, plutôt que d’aides européennes. Être en mesure de fixer ses propres prix, justes et rémunérateurs, sans être contraints par des contrats de distributeurs, et en étant protégés contre les concurrences déloyales. Retrouver un savoir-faire paysan et des connaissances agronomiques sérieuses pour penser en profondeur son système et ne plus obéir servilement à des techniciens et à leurs produits. Concevoir des règlementations au service de l’écosystème agricole : qui soutiennent à la fois l’environnement et les pratiques agricoles, et non l’inverse.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 613 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. Michaël WEBER, Mme BONNEFOY, MM. GILLÉ, MÉRILLOU et PLA, Mme Sylvie ROBERT, MM. LUREL, BOURGI, ROS, FICHET et DEVINAZ, Mmes LINKENHELD et POUMIROL et M. CHANTREL ARTICLE 1ER |
Après le mot :
agriculture
Rédiger ainsi la fin de cet alinéa :
et de l’apiculture, en matière de services environnementaux et d’aménagement du territoire, notamment ceux fournis par la pollinisation entomophile ;
Objet
L’importance de la pollinisation entomophile pour la pérennité, la diversité et la qualité de notre alimentation est indiscutable. Oléagineux, protéagineux, production de semences, arboriculture fruitière, viticulture, production maraîchère, horticulture et sylviculture dépendent de l’activité pollinisatrice des insectes. Elle est nécessaire à la survie de 84% des plantes cultivées en Europe et améliore les rendements à l’échelle mondiale de 20% à 30% en moyenne. Ignorer la pollinisation entomophile dans ce projet de loi est inconcevable.
Cet amendement est suggéré par l’association Terre d’abeilles
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 614 30 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 615 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. STANZIONE, Mme CONWAY-MOURET et MM. OMAR OILI, PLA, BOURGI et MICHAU ARTICLE 1ER QUATER |
Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
… – Dans un souci de compétitivité de nos grands crus viticoles, l’État s’engage dès 2025 à simplifier et à alléger les modalités d’étiquetage.
Objet
Cet amendement concerne les modalités d’étiquetage.
La filière vin a obtenu une dérogation pour dématérialiser la liste des ingrédients et des valeurs nutritionnelles de ses produits. Cette dérogation permet une meilleure lisibilité pour le consommateur et constitue une avancée, mais elle a été très imparfaitement conçue et présente des écueils importants. Entre-autre, cette dérogation induit un coût supplémentaire pour l’opérateur responsable de la lisibilité du QR code sans limite de temps, engagement impossible à tenir dans la mesure où nul ne peut garantir la continuité de l’existence du prestataire concepteur du QR Code sur un nombre indéfini d’années. Il s’agit donc de travailler à une simplification du système, afin de le rendre réellement fonctionnel.
Cet amendement a été travaillé avec les 6 grands crus des côtes du Rhône et avec la Fédération des Vignerons Indépendants de la Vallée du Rhône.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 616 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. Michaël WEBER, Mme BONNEFOY, MM. GILLÉ, MÉRILLOU et PLA, Mme Sylvie ROBERT, MM. BOURGI, FICHET, ROS, CHAILLOU et LUREL, Mmes LINKENHELD et POUMIROL, M. CHANTREL et Mmes MONIER et CANALÈS ARTICLE 1ER |
Objet
L’alimentation durable est indissociable de la sécurité alimentaire en ce qu’elle renvoie à l’ensemble des pratiques alimentaires qui visent à nourrir les êtres humains en qualité et en quantité suffisante.
Cet amendement a été travaillé avec l’association AgriParis Seine.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 617 rect. 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
MM. Michaël WEBER, FICHET, ROS, LUREL et BOURGI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 618 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. Michaël WEBER, Mme Sylvie ROBERT, MM. BOURGI, FICHET, ROS et LUREL, Mmes LINKENHELD et BONNEFOY, M. GILLÉ, Mme POUMIROL et MM. PLA et CHANTREL ARTICLE 2 |
Alinéa 9
Après le mot :
accroissant
insérer les mots :
leurs compétences en matière de transitions agroécologiques et climatiques et d’agriculture biologique,
Objet
L’objectif de cet amendement est de réintroduire dans les politiques de formation les objectifs du plan Enseigner à produire autrement . Ce plan ministériel a déjà conduit, entre 2020 et 2024, à la rénovation de tous les diplômes de l’enseignement agricole. Les derniers Brevets de Technicien Supérieur Agricole rénovés seront mis en œuvre à la rentrée 2025. Les rénovations prévoient un développement des compétences en matière de transition agroécologique et climatique. Ces compétences sont précieuses à tous les apprenants lorsqu’ils s’insèrent dans le monde du travail. Ainsi, la modification des objectifs de formation dans la présente loi d’orientation agricole conduirait à des complications administratives, notamment à rouvrir le chantier de rénovation de diplômes tout juste rénovés. Les besoins de compétences en matière de transition agroécologique et climatiques se ressentent déjà sur le marché de l’emploi agricole. Ainsi le secteur de l’agriculture biologique concentre 16% de l’emploi agricole, pour 10% des surfaces. 30 à 50% des candidat·es à l’installation agricole veulent le faire en bio. Or la technicité de ce mode de production (gestion des adventices et des ravageurs sans possibilité de les éliminer totalement, gestion de la fertilisation sans fertilisant chimique…) demande des compétences bien spécifiques. Pour s’assurer du maintien de ces emplois dans toute la filière, sécuriser les objectifs de formation semble être un des leviers d’actions de l’État. Les formations en bio ne représentent que 5% de l’offre de formations production, transformation et commercialisation de l’enseignement agricole public, inégalement réparties selon les territoires et les cursus. Et hors formation en bio, AgroParisTech souligne, dans son diagnostic de compétences des cadres agricoles, que les formations agricoles manquent d’une approche technique de l’agroécologie qui permette véritablement de savoir produire en bio.
Cet amendement a été travaillé avec la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 619 rect. bis 10 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GREMILLET et RIETMANN, Mme BELRHITI, MM. PANUNZI, KHALIFÉ, SOL et BRISSON, Mme BERTHET, MM. BURGOA, KLINGER et de LEGGE, Mme MALET, M. Henri LEROY, Mmes MICOULEAU, DEMAS et VENTALON, MM. CHATILLON et BELIN, Mmes JOSENDE et JOSEPH, MM. GENET, SOMON et BACCI, Mmes DUMONT et DREXLER, M. SIDO, Mme BONFANTI-DOSSAT, M. BOUCHET, Mme IMBERT, M. REYNAUD, Mme RICHER et MM. LEFÈVRE, Daniel LAURENT et MILON ARTICLE 10 BIS |
Rédiger ainsi cet article :
Le chapitre préliminaire du titre III du livre III du code rural et de la pêche maritime est complété par deux articles L. 330-9 et L. 330-10 ainsi rédigés :
« Art. L. 330-9. – I. - Afin de préparer son projet d’exercice en commun de l’activité agricole, toute personne physique majeure peut effectuer un essai d’association.
« L’essai s’entend d’une période d’un an, renouvelable une fois, au cours de laquelle cette personne, qu’elle ait ou non déjà la qualité de chef d’exploitation, expérimente un projet d’exploitation en commun dans une société à objet principalement agricole ou avec un ou plusieurs autres exploitants agricoles.
« Sauf lorsque l’essai est effectué par un aide familial, la personne à l’essai est liée à la société ou aux exploitants par un contrat de travail, d’apprentissage, de stage ou, lorsqu’elle a la qualité de chef d’exploitation, par un contrat d’entraide au sens du présent code.
« L’essai n’est pas considéré comme une installation au sens du présent code.
« II. - Sans préjudice du contrat liant la personne à l’essai et la société ou les exploitants, l’essai est formalisé dans une convention écrite conclue à titre gratuit, dont le modèle est établi par arrêté du ministère chargé de l’Agriculture.
« Cette convention précise les conditions de réalisation de l’essai, en prévoyant notamment un accompagnement relationnel par une personne qualifiée.
« Elle ne peut prévoir pour la personne à l’essai ni détention de parts sociales, ni participation aux bénéfices, ni contribution aux pertes. Elle ne forme pas un contrat de société.
« Elle est conclue pour une durée d’un an, renouvelable une fois. Elle peut être résiliée à tout moment et sans indemnité par l’une ou l’autre des parties.
« III. - Le réseau mentionné à l’article L. 330-4 informe les personnes souhaitant effectuer un essai agricole.
« IV. - Les conditions d’application du présent article peuvent être précisées par voie réglementaire.
« Art. L. 330-10. – Le salarié qui souhaite participer à l’activité d’une exploitation agricole dans les conditions prévues à l’article L. 330-9 peut solliciter le congé mentionné au 1° de l’article L. 3142-105 du code du travail, dans les conditions prévues à la section III du chapitre II du titre IV du livre Ier de la troisième partie de ce code, sous réserve des dispositions suivantes.
« Par dérogation aux articles L. 3142-117 et L. 3142-119 du code du travail, la durée du congé prévu au présent article est d’un an. Elle peut être prolongée au plus d’un an. »
Objet
Le recensement agricole de 2020 comptabilise 416 436 exploitations agricoles en France, dont plus de la moitié demeure des entreprises individuelles (58,3 %). Le nombre d’entreprises sous forme sociétaire continue à progresser, ces dernières représentant 41,7 % des exploitations agricoles. Parmi les formes sociétaires utilisées en agriculture, les sociétés civiles sont majoritairement représentées : les exploitations agricoles à responsabilité limitée (EARL) et les groupements agricoles d’exploitation en commun (GAEC) constituent les deux formes sociétaires les plus répandues, suivies par les sociétés civiles d’exploitation en commun (SCEA).
Dans le cadre de la concertation sur l’élaboration du Pacte d’orientation pour le renouvellement des générations en agriculture, conduite au premier semestre 2023, les acteurs du monde agricole ont exprimé la nécessité de mettre en place un « droit à l’essai », pour encourager l’installation en société et favoriser le renouvellement des générations en agriculture.
Cette concertation, ainsi que l’expérimentation d’un droit à l’essai dans les exploitations agricoles initiée par l’association GAEC et Sociétés, ont conduit le Gouvernement à proposer la création d’un nouveau dispositif de droit à l’essai, applicable à l’ensemble des sociétés civiles ayant pour objet l’exercice d’une activité agricole. Ce droit à l’essai prendrait la forme d’un nouveau type de contrat, dénommé « contrat d’associé à l’essai », qui permettrait à une personne physique d’être consultée sur la direction et de participer aux travaux et aux bénéfices d’une exploitation agricole pour une durée limitée, sans détenir de parts sociales et sans contribuer aux pertes, pour expérimenter un travail en commun au sein d’une exploitation agricole.
L’intérêt de la mesure réside dans la réversibilité du projet, l’associé à l’essai étant libre, à l’issue d’une période limitée, de s’engager en tant qu’associé d’une société ou, a contrario, de ne pas poursuivre son activité au sein de l’exploitation accueillante.
Pour renforcer l’attractivité du droit à l’essai, la présente mesure permet à un salarié de suspendre son contrat de travail pendant la durée de l’essai, dans des conditions similaires à celles du congé pour reprise ou création d’entreprise prévue par l’article L. 3142-205 du code du travail, afin de pouvoir reprendre son activité antérieure dans les mêmes conditions si l’essai n’était pas concluant.
Enfin, la présente mesure tient compte des éléments soulevés par la section des travaux publics du Conseil d’État dans son avis du 12 juin 2024, qui a conduit le Gouvernement à approfondir le dispositif envisagé à l’article 10 bis du projet de loi, notamment pour sécuriser la mise en œuvre du droit à l’essai.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 620 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. TISSOT, Mme BONNEFOY, M. BOURGI, Mme CANALÈS, MM. CHAILLOU et CHANTREL, Mmes CONWAY-MOURET et DANIEL, M. DEVINAZ, Mme ESPAGNAC, M. FICHET, Mme HARRIBEY, M. Patrice JOLY, Mmes LE HOUEROU et MONIER, M. MONTAUGÉ, Mmes POUMIROL et Sylvie ROBERT et MM. ROIRON, ROS, TEMAL et Michaël WEBER ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 TER |
Après l’article 14 ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 311-2-2 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un article L. 311-2-… ainsi rédigé :
« Art. L. 311-2-…. – Sans préjudice des dispositions des articles L. 111-3 et suivants du code de l’urbanisme, dès lors que le terrain occupé par l’exploitation agricole ou pastorale ne comporte pas de lieu d’habitation, le statut d’actif agricole défini à l’article L. 311-2 du présent code ouvre à son titulaire le droit d’installer un logement de fonction sous la forme d’une résidence démontable constituant son domicile permanent au sens de l’article R. 111-51 du code de l’urbanisme et dont les modalités techniques doivent permettre :
« 1° Que cette installation n’affecte pas durablement les fonctions écologiques du sol, en particulier ses fonctions biologiques, hydriques et climatiques ainsi que son potentiel agronomique ;
« 2° Et que cette installation ne soit pas incompatible avec l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière sur la parcelle de l’exploitation. »
Objet
En l’état actuel de la réglementation, les agriculteurs et agricultrices qui construisent un habitat réversible sur leur terre s’exposent à des poursuites judiciaire et d’importantes amendes.
Cet amendement vise à autoriser les agriculteurs à installer un logement de fonction et de vivre directement sur leurs exploitations agricoles grâce à des habitations réversibles, c’est à dire sans fondation (maison bois/paille/terre, mobile-home, yourtes...), et qui assurent de ne pas l’artificialiser des terres.
Ces structures, économes et écologiques, représentent une solution concrète aux défis du renouvellement des générations d'agriculteurs et d’amélioration de leurs revenus.
Cet amendement encouragerait une agriculture locale et durable en simplifiant notamment l'installation des cultivateurs comme des éleveurs. Il serait tout aussi bénéfique pour l'économie locale, favorisant les circuits courts, et solidaire, favorisant l'accès au logement, rendu très compliqué au vu des spéculations immobilières.
Amendement travaillé avec la fédération de l’habitat réversible.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 621 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. Michaël WEBER, Mme BONNEFOY, MM. GILLÉ, MÉRILLOU et PLA, Mme Sylvie ROBERT, MM. BOURGI, FICHET, ROS, LUREL et DEVINAZ, Mmes LINKENHELD et POUMIROL et MM. CHAILLOU et CHANTREL ARTICLE 3 |
Alinéa 16
Compléter cet alinéa par les mots :
et assurent le développement des compétences en matière aux transitions agroécologiques et climatiques, en intégrant dans les référentiels de formation des modules d’enseignement spécifiques et obligatoires liés à l’agriculture biologique
Objet
Cet amendement propose de reprendre certaines dispositions de la sixième mission de l’enseignement agricole qui avaient été adoptées par l’Assemblée Nationale. Ces dispositions permettent de mettre en cohérence les missions de l’enseignement agricole avec les objectifs des plans gouvernementaux « Enseigner à produire autrement ». Ils permettent également de s’aligner avec les objectifs de développement agricole inscrits à l’article premier du Code Rural et de la Pêche Maritime. Ainsi, cette sixième mission permettra aux établissements de mettre en œuvre les rénovations des diplômes telles que travaillées ces dernières années en leur donnant les moyens de le faire.
Ces moyens pourront être déclinés par le prochain plan Enseigner à produire autrement et par le plan de formation des personnels de l’enseignement, de la formation et du conseil, prévus par la présente loi. Il semble essentiel d’y préciser ici les contours de futurs modules spécifiques et obligatoires sur les transitions agroécologiques et climatiques et sur l’agriculture biologique. Ce secteur concentre en effet 16% de l’emploi agricole, et on estime qu’il faudra créer 200 000 emplois en plus pour atteindre les objectifs gouvernementaux de 21% des surfaces en 2030.
Pourtant les formations en bio ne représentent que 5% de l’offre de formations production, transformation et commercialisation de l’enseignement agricole public inégalement réparties selon les territoires et les cursus.
Cet amendement a été travaillé avec la Fédération Nationale d'Agriculture
Biologique.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 622 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. STANZIONE, Mme CONWAY-MOURET, MM. OMAR OILI, PLA, BOURGI et MICHAU et Mme MONIER ARTICLE 1ER QUATER |
Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
…. – Dans un souci de promotion des grands crus viticoles à l’international, l’État s’engage dès 2025, dans le cadre des déplacements de ses responsables à l’étranger, à ce que les présidents des organismes de défense et de gestion de nos grands crus soient partie prenante de ces déplacements, afin de pouvoir assurer la promotion des grands crus viticoles auprès des acteurs politiques et économiques des pays visités.
Objet
La filière viticole traverse une crise durable et structurelle : aléas et crises climatiques, crise de nos exportations, crise de la promotion de nos vins à l’international, crise économique avec une baisse de la consommation de vins rouges. Le Président des Etats Unis pourrait porter les droits de douane sur l’ensemble des importations américaines à 10 ou 20 % selon les produits, ce qui est également un mauvais signal pour nos vins et crus.
Les grands crus sont en effet également impactés par ce contexte très défavorable.
Un soutien à l’exportation et à la promotion des grands crus à l’international est nécessaire.
Cet amendement a été travaillé avec les 6 grands crus des côtes du Rhône et avec la Fédération des Vignerons Indépendants de la Vallée du Rhône.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 623 rect. bis 3 février 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 624 rect. ter 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes LOISIER et SOLLOGOUB, M. CANÉVET, Mme LASSARADE, MM. BACCI, Jean-Michel ARNAUD et BRAULT, Mme PAOLI-GAGIN, M. CHAUVET, Mme VERMEILLET, MM. FAVREAU et HENNO, Mme BERTHET, MM. KLINGER, FARGEOT, CHEVALIER et CHASSEING, Mme ROMAGNY et MM. PILLEFER et DAUBET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le III de l’article L. 181-10-1 du code de l’environnement est ainsi modifié :
1° Le 1° est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Cette réunion publique d’ouverture est remplacée par une permanence du commissaire enquêteur, incluant au moins une journée dans la mairie de chaque commune du lieu d’implantation du projet, pour les dossiers dont les pétitionnaires emploient moins de dix équivalents temps-plein. Le calcul des effectifs se fait conformément à l’article L. 130-1 du code de la sécurité sociale ; »
2° Le 2° est complété par une phrase ainsi rédigée : « Par exception, pour les pétitionnaires employant moins de dix équivalents temps-plein calculés conformément au même article L. 130-1, le public peut faire parvenir ses commentaires pendant le dernier mois de la phase de consultation ; »
3° Le 4° est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Ces réponses, à l’exception de la réponse à l’avis de l’autorité environnementale, sont facultatives. Les réponses aux observations et aux propositions du public peuvent être transmises et publiées en une fois, jusqu’à la fin de la consultation du public ; »
4° Après la première phrase du 5° , sont insérées deux phrases ainsi rédigées : « Cette réunion publique de clôture est remplacée par une permanence du commissaire enquêteur, incluant au moins une journée dans la mairie de chaque commune du lieu d’implantation du projet, pour les dossiers dont les pétitionnaires emploient moins de dix équivalents temps-plein. Le calcul des effectifs se fait conformément à l’article L130-1 du code de la sécurité sociale. »
Objet
Cet amendement vise à adapter les nouvelles modalités de l’instruction des dossiers d’autorisation pour les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) et la phase de consultation du public issues de la loi de 2023 relative à l’industrie verte aux entreprises de petite taille, en particulier d’élevage.
En effet, la parallélisation des procédures prévue par la loi “industrie verte” a allongé la durée de la consultation du public d’un à trois mois et introduit deux réunions publiques aux frais et en présence des porteurs de projet.
Or ces nouvelles modalités ne sont pas adaptées à des installations dont les porteurs de projet, en entreprise familiale, ne disposent pas de moyens financiers et humains dédiés et sont très exposés par leur proximité entre leur lieu de vie et de travail. Les deux réunions publiques ajoutées par la loi « industrie verte » représentent un frein supplémentaire pour le développement de nouveaux projets, ce qui va à l’encontre des objectifs de renouvellement des générations en agriculture et de simplification portés par ce projet de loi et de la relance économique dans les territoires.
L’amendement remplace les deux réunions par des permanences du commissaire enquêteur en mairie. Il réduit à 1 mois la période durant laquelle le public peut faire parvenir ses commentaires, comme cela était le cas avant la loi « industrie verte ». Enfin il sécurise juridiquement le cadre des réponses aux observations du public.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 625 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. POINTEREAU et Daniel LAURENT, Mme BELLUROT, MM. CHASSEING et DUFFOURG, Mme IMBERT, MM. RAPIN, LEVI et NATUREL, Mme JOSENDE, MM. SIDO, SOL, MILON, MOUILLER et Vincent LOUAULT, Mmes JACQUES et DEMAS, M. HAYE, Mmes RICHER, DUMONT et BELRHITI, M. HUGONET, Mme CHAIN-LARCHÉ, MM. Henri LEROY, REYNAUD, PELLEVAT et BOUCHET, Mme GRUNY, M. BURGOA, Mmes PLUCHET, Laure DARCOS et LASSARADE, M. BAS, Mmes BERTHET et BILLON, M. FAVREAU, Mme VENTALON, MM. LEFÈVRE et PANUNZI, Mmes MALET et AESCHLIMANN, MM. KLINGER, GENET, CHAUVET, HINGRAY, Paul VIDAL et CHEVALIER, Mme SAINT-PÉ, MM. Stéphane DEMILLY et Louis VOGEL, Mmes JOSEPH et EVREN, MM. BRISSON, DAUBRESSE et CHATILLON, Mme CANAYER, MM. SAURY et PILLEFER, Mme MICOULEAU, M. KHALIFÉ, Mme GOSSELIN, M. BRAULT, Mmes GARNIER et Pauline MARTIN, M. BELIN, Mmes de LA PROVÔTÉ, PAOLI-GAGIN et BONFANTI-DOSSAT, MM. CUYPERS et MAUREY, Mme LOPEZ et MM. Alain MARC, CAMBON, WATTEBLED, SOMON, ROJOUAN et PAUL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 TER |
Après l’article 12 ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’avant dernier alinéa du I de l’article L. 161-4 du code de l’urbanisme est remplacé par trois alinéas ainsi rédigés :
« Pour l’application du présent article, sont considérés comme des constructions ou des installations nécessaires à l’exploitation agricole au sens du b du 2° du présent I :
« - les installations de méthanisation mentionnées à l’article L. 111-4 ;
« - les logements de fonction des exploitants agricoles, sauf si l’exploitant agricole dispose d’un logement déjà existant à proximité de l’exploitation. »
Objet
En 2016, le rapport de la commission des Affaires économiques du Sénat (rapport n° 630) a mis en lumière une interprétation stricte par la jurisprudence de la notion de « construction nécessaire à l’exploitation agricole ». Cette approche restrictive a engendré des difficultés pratiques et une insécurité juridique significative, tant pour les agriculteurs que pour les élus locaux responsables de délivrer les permis de construire.
En effet, l’autorisation de construire un logement lié à l’exploitation agricole dépend actuellement du type d’agriculture pratiqué, sans qu’une liste claire et exhaustive ne soit établie (question écrite n° 171202586, publiée au Sénat en 2017). Cette incertitude est problématique, car toutes les activités agricoles, sans exception, nécessitent, d’une part, une surveillance constante des cultures ou des animaux, et, d’autre part, une protection des équipements agricoles contre le vol.
Afin de répondre à cette problématique, l’amendement propose une mesure de simplification et de clarification : permettre que tous les logements de fonction destinés à des fins agricoles soient autorisés sur les exploitations, quelle que soit la nature de l’activité agricole. Cette disposition garantit ainsi une égalité de traitement entre les différentes filières agricoles et apporte une réponse adaptée aux besoins opérationnels des exploitants.
Toutefois, cette dérogation reste encadrée pour éviter les abus : elle ne serait applicable que si l’exploitant agricole ne dispose pas déjà d’un logement à proximité immédiate de l’exploitation. Cette précision permet d’assurer un juste équilibre entre les impératifs agricoles et le respect des règles d’urbanisme, tout en préservant l’intégrité des territoires ruraux.
En somme, cet amendement constitue une avancée pragmatique et équilibrée pour renforcer la sécurité juridique des acteurs agricoles et soutenir le développement harmonieux des territoires ruraux.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 626 rect. quinquies 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. STANZIONE, DEVINAZ et ROS, Mme CONWAY-MOURET et MM. OMAR OILI, PLA, BOURGI, MICHAU et Patrice JOLY ARTICLE 3 |
Alinéa 8
Après le mot :
paysage
insérer les mots :
, de l’hydrologie, de l’agronomie, de l’apiculture et de la conduite du changement
Objet
L’article 3 vise notamment à définir les objectifs de l’enseignement et de la formation agricole.
Dans son alinéa 3, il prévoit que cette formation destine à des métiers dans différents domaines liés à l’agriculture, la forêt ou l’agroalimentaire.
Cet amendement vise également à intégrer les métiers de la filière de l’hydrologie et de l’agronomie, de l’apiculture, mais aussi de la conduite du changement qui sont nécessaires à l’agriculture de demain.
Il s’agit là d’accompagner davantage les territoires ruraux au vu des enjeux existants autour de la gestion durable de l’eau et des sols, dans le contexte actuel de changement climatique. La question de l’eau est centrale, urgente et prioritaire dans nos territoires ruraux.
Les futurs agriculteurs doivent être formés à l’agronomie de leurs sols, parallèlement à la révision totale du système économique agricole qui permette d'absorber les produits de ces pratiques. Si on veut vraiment en finir avec les produits phytosanitaires, nous devons changer de modèle agricole au sens large. Ces produits sont les outils intrinsèques au modèle de production actuel. Pour s’en passer, nous devons changer de système global. Nous voulons un modèle environnementalement vertueux et intensif en termes de production. C’est possible, moyennant une formation des agriculteurs à l’agronomie des sols vivants, et un accompagnement généralisé de tous les acteurs des filières en amont et en aval, afin d’absorber ces changements. Une stratégie claire doit être conçue et publiée de la part de l’état pour mener à bien ces changements.
En outre, les agriculteurs doivent être informés sur le rôle essentiel de l’abeille et les usages de précaution.
Ces métiers représentent en effet une solution pour renforcer l’attractivité des métiers du vivant.
En outre, la diversification agricole des cultures méditerranéennes est un levier fondamental d’adaptation au changement climatique autant qu’aux aléas économiques, mais la diversification est pourtant peu mise en œuvre. Et pour cause, la constitution des dossiers de demande de financements à elle seule est d’une complexité telle qu’elle dissuade la majorité des bénéficiaires potentiels. Les formations agricoles doivent donc intégrer le conseil et l’ingénierie en accompagnement à la transition agroécologique.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 627 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. STANZIONE et Patrice JOLY, Mme CONWAY-MOURET et MM. OMAR OILI, PLA, BOURGI et MICHAU ARTICLE 8 |
Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
... – L’État se donne pour objectifs, dès 2025, de mieux encadrer la prestation de service dans l’agriculture pour sécuriser les emplois agricoles.
Le ministre prend par voie réglementaire les dispositions nécessaires pour corriger les 2 points suivants :
- la loi n’autorise pas la présence du propriétaire ou de son tractoriste lorsque les vendanges sont sous-traitées. Leur présence est pourtant indispensable dans nombre de cas complexes, du fait de la topographie ou tout autre aspects inconnus des prestataires et difficilement anticipables.
- le prêt de matériel aussi est interdit, notamment de tracteur ou tout autre matériel spécifique. Or le prestataire n’est pas toujours en possession de l’ensemble du matériel, ou en quantité nécessaire, qui plus est lorsque ces outils répondent à des cahiers des charges spécifiques (exemple de certaines actions de travail du sol en Agriculture Biologique).
En outre, une simplification réglementaire en ce qui concerne l’obligation actuelle du contrôle des identités des salariés que le prestataire envoie. Nous demandons que cette responsabilité n’incombe qu’au prestataire lui-même, qui doit y souscrire, et libère totalement l’exploitation elle-même, dans un esprit de confiance envers le dit prestataire.
Objet
Cet amendement vise à mieux encadrer la prestation de service dans l'agriculture.
• La loi n’autorise pas la présence du propriétaire ou de son tractoriste lorsque les vendanges sont sous-traitées. Leur présence est pourtant indispensable dans nombre de cas complexes, du fait de la topographie ou tout autre aspects inconnus des prestataires et difficilement anticipables.
• Le prêt de matériel aussi est interdit, notamment de tracteur ou tout autre matériel spécifique. Or le prestataire n’est pas toujours en possession de l’ensemble du matériel, ou en quantité nécessaire, qui plus est lorsque ces outils répondent à des cahiers des charges spécifiques (exemple de certaines actions de travail du sol en Agriculture Biologique).
• Cet amendement demande en outre une simplification règlementaire en ce qui concerne l’obligation actuelle du contrôle des identités des salariés que le prestataire envoie. Nous demandons que cette responsabilité n’incombe qu’au prestataire lui-même, qui doit y souscrire, et libère totalement l’exploitation elle-même, dans un esprit de confiance envers le dit prestataire.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 628 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. Michaël WEBER, Mme BONNEFOY, MM. GILLÉ, MÉRILLOU, PLA, BOURGI, FICHET, ROS, LUREL et DEVINAZ, Mme LINKENHELD, M. CHAILLOU, Mme POUMIROL, M. CHANTREL et Mme MONIER ARTICLE 9 |
Après l’alinéa 7
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« …° Aux enjeux biodiversité de l’exploitation, en particulier la présence d’habitats et d’espèces d’intérêt communautaire et patrimonial, de prairies naturelles, de haies, et d’autres éléments favorables à la biodiversité.
Objet
Cet amendement vise à intégrer dans le diagnostic des projets d’installation des informations sur les enjeux biodiversité de l’exploitation. En effet, les éléments favorables à la biodiversité, tels que les prairies et les haies, peuvent être menacés au moment de la transmission d’une exploitation s’ils ne sont pas bien intégrés dans le projet du projet d’installation. Pourtant, ces éléments sont constitutifs de notre patrimoine naturel et paysager, aujourd’hui menacé par l’uniformisation ; de plus, ils peuvent être de véritables atouts pour la résilience de l’exploitation en particulier face au changement climatique.
Cet amendement a été suggéré par la Fédération des pars naturels régionaux
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 629 rect. quater 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. STANZIONE, DEVINAZ et ROS, Mme CONWAY-MOURET et MM. OMAR OILI, PLA, BOURGI, Patrice JOLY et MICHAU ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER QUINQUIES |
Après l’article 1er quinquies
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’État se donne pour objectif, dès 2025, de favoriser une agriculture réellement respectueuse de notre agriculture et de notre souveraineté alimentaire et à notamment :
- œuvrer à la mise en place de mesures concrètes (plantations, haies…) pour lutter contre les impacts du changement climatique ;
- œuvrer pour une législation européenne plus rigoureuse sur l’utilisation durable des produits phytopharmaceutiques ;
- favoriser la mise en culture de végétaux à vocation pollinifère et nectarifère afin d’augmenter le volume des ressources pour les pollinisateurs et l’ensemble de la biodiversité.
Objet
Aujourd’hui en France et dans le monde, l’abeille et la filière apicole sont gravement menacées. Plus de 80 % de notre environnement végétal est fécondé par les abeilles, qui jouent un rôle incontournable de pollinisateurs. Ainsi, près de 20 000 espèces végétales menacées sont encore sauvegardées grâce à l’action pollinisatrice des abeilles. Près de 40 % de notre alimentation (fruits, légumes…) dépend exclusivement de l’action fécondatrice des abeilles et des pollinisateurs sauvages.
Par ailleurs, l’apiculture en France représente 133 millions d’euros de chiffre d’affaires, près de 100 000 emplois concernés et 3 milliards d’euros engendrés par l’action pollinisatrice des abeilles.
Pourtant, aujourd’hui, après avoir survécu à tous les changements climatiques, les abeilles sont menacées en raison de mutations profondes de l’environnement dues notamment à des pratiques agricoles inadaptées et particulièrement l’emploi abusif de produits phytosanitaires.
En France, depuis 1995, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité. De 1995 à 2016, la production nationale a été divisée par trois et les importations ont triplé.
Cet amendement a été travaillé avec l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF).
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 630 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE, Alain MARC et CAPUS, Mme BOURCIER, MM. BRAULT, GRAND, WATTEBLED et CHASSEING, Mme HERZOG et M. LEMOYNE ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 4
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Art. L. 1.... – La souveraineté alimentaire de la France se traduit par sa capacité à produire, à transformer et à distribuer les produits agricoles et alimentaires nécessaires à l’accès de l’ensemble de la population à une alimentation suffisante, saine, sûre, diversifiée, nutritive, accessible à tous, tout au long de l’année, et issue d’aliments produits de manière durable. »
Objet
Cet amendement vise à définir dans le livre préliminaire du code rural et de la pêche maritime la notion de souveraineté alimentaire mobilisée à plusieurs reprises dans les articles de ce texte de loi.
Ainsi, la souveraineté alimentaire est entendue comme le maintien et le développement des capacités de la France à produire, à transformer et à distribuer, en toutes circonstances, les produits agricoles et alimentaires nécessaires à l’accès de l’ensemble de sa population à une alimentation suffisante, saine, sûre, diversifiée, nutritive, tout au long de l’année.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 631 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE, CAPUS et Alain MARC, Mme BOURCIER, MM. BRAULT, GRAND, WATTEBLED et CHEVALIER, Mme HERZOG et M. LEMOYNE ARTICLE 1ER |
Alinéa 11
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 3° De permettre l’adaptation de l’agriculture au changement climatique, d’anticiper les conséquences et d’atténuer les effets de celui-ci sur les systèmes agricoles, d’accompagner les agriculteurs y compris en soutenant la recherche et l’innovation, et de surmonter de façon résiliente les crises de toute nature susceptibles de porter atteinte aux capacités de production nationale et à l’approvisionnement alimentaire ;
Objet
Considérant que la recherche et l’innovation ne peuvent, à elles seules, répondre aux défis engendrés par le changement climatique, cet amendement vise à consacrer l’adaptation de l’agriculture au changement climatique comme une priorité majeure de la politique en faveur de la souveraineté alimentaire. L’accompagnement du monde agricole face à ce défi climatique sera central pour pouvoir continuer à produire sur notre territoire dans les années futures.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 632 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE, Vincent LOUAULT, CAPUS et Alain MARC, Mme BOURCIER, MM. BRAULT, GRAND, WATTEBLED et CHEVALIER, Mme HERZOG et M. LEMOYNE ARTICLE 1ER |
Après l'alinéa 19
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
« .... - Les priorités figurant au 1° du I A du présent article se traduisent par des politiques ayant pour finalités :
« 1° De faciliter le renouvellement des générations en agriculture et pour cela l’installation, la transmission et la reprise d’exploitation.
« 2° De faire connaître les métiers d’exploitant agricole et de salarié agricole, de susciter des vocations agricoles dans le public scolaire et parmi les personnes en reconversion professionnelle ou en recherche d’emploi ;
« 3° De favoriser la diversification des profils des porteurs de projets à l’installation ; d’encourager les formes d’installations collectives et les formes d’installations progressives, y compris le droit à l’essai ;
« 4° De proposer un accueil, une orientation et un accompagnement qui soient à la fois personnalisés, pluralistes et coordonnés, à l’ensemble des candidats à l’entrée en agriculture et des personnes envisageant de cesser et de transmettre leur activité ;
« 5° D’orienter en priorité l’installation en agriculture vers des secteurs stratégiques pour la souveraineté alimentaire et les transitions écologique et climatique, adaptés aux enjeux de chaque territoire, et vers des systèmes de production diversifiés et viables humainement, économiquement et écologiquement ;
« 6° De faciliter l’accès au foncier agricole dans des conditions transparentes et équitables. »
Objet
Par cet amendement, il est proposé de traduire la priorité visant à « assurer la pérennité et l’attractivité de l’agriculture ainsi que le renouvellement de ses générations d’actifs » par des politiques publiques concrètes englobant l’orientation, la formation, la transmission et l’installation. A l’aune des deux défis majeurs et urgents pour notre souveraineté alimentaire - le défi démographique et le défi climatique - il convient en effet de mobiliser tous les leviers possibles permettant de les relever avec succès.
Cet amendement traduit également l’engagement de l’État à préserver l’agriculture française en soutenant les jeunes générations, qui en sont l’avenir. Le renouvellement des générations est également menacé par des facteurs structurels, comme la difficulté de l’accès au foncier, le niveau d’investissements financiers à consentir, le manque d’attractivité du métier. À terme, ces enjeux mettent en péril non seulement la viabilité de nos exploitations agricoles, mais aussi la sécurité alimentaire, la transition écologique et le maintien de la vitalité de nos territoires ruraux.
De plus, cette déclinaison intervient dans un souci de cohérence puisque les priorités figurant au 2°, 3° et 4° du I A de l’article 1er sont elles-mêmes précisées.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 633 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. ROCHETTE ARTICLE 2 BIS AA |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 634 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE, Alain MARC et GRAND et Mme HERZOG ARTICLE 8 |
Alinéa 8
Remplacer les mots :
de viabilité économique et de vivabilité des projets agricoles
par les mots :
modulaire de l’exploitation agricole
Objet
Cet amendement vise à mettre en exergue l’ambition du diagnostic modulaire et ses différents composants.
Ce diagnostic modulaire vise à délivrer une analyse 360° permettant de projeter une exploitation vers l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 635 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE, Alain MARC et CAPUS, Mme BOURCIER et MM. BRAULT, GRAND, WATTEBLED et CHASSEING ARTICLE 8 |
I.- Alinéa 5
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
II.- Alinéa 16
Remplacer les mots :
France services agriculture
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Aussi cet amendement remplace la dénomination “ France installations-transmissions ” par « France agriculture formation installation transmission » afin d’éviter toute confusion et d’apporter de la lisibilité dans le texte.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 636 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE, Alain MARC et CAPUS, Mme BOURCIER, MM. BRAULT, GRAND, WATTEBLED et CHASSEING et Mme HERZOG ARTICLE 8 |
I. – Alinéa 5
1° Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
2° Compléter cet alinéa par les mots :
ou encore du droit à l’essai ou tout autre dispositif permettant la mise en relation
II. – Alinéa 6
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement a un double objectifs.
D’une part, il modifie le nom du réseau « France installations-transmissions » , ne représentant pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8, par le nom « France agriculture formation installation transmission » qui reflète davantage les missions de ce guichet unique. Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
D’autre part, le droit à l’essai, en tant que dispositif permettant de tester le relationnel entre associés dans le cadre d’une mise relation entre agriculteurs ou porteurs de projets dans le but de préparer et/ou de faciliter une installation, entre dans une dynamique globale de mise de relation à l’instar de l’aide au passage de relai. C’est pourquoi la simplification et la compréhension des enjeux de ces dispositifs de mise en relation recommandent de les énoncer dans le même alinéa.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 637 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE, Alain MARC, GRAND et CHASSEING et Mme HERZOG ARTICLE 8 |
Alinéa 20, première phrase
Supprimer les mots :
et des entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers
Objet
Les services de remplacement sont des structures locales employant des agents qualifiés, majoritairement en CDI, capables d’assurer des missions de remplacement sur des exploitations agricoles. Les services de remplacement sont des associations dirigées par des agriculteurs.
Véritable partenaire et employeur de la profession agricole, le Service de Remplacement a pour mission d'aider les agriculteurs à poursuivre leur dynamique d'entreprise en assurant leurs remplacements.
Il est nécessaire de préciser que le Service de Remplacement s’adresse strictement aux chefs d’exploitations agricoles. Le remplacement des chefs d’entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers n’entre pas dans ses prérogatives.
Dès lors, cet amendement vise à enlever les entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers du champ de mission des services de remplacement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 638 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE, Alain MARC et CAPUS, Mme BOURCIER, MM. BRAULT, GRAND, WATTEBLED et CHASSEING et Mme HERZOG ARTICLE 9 |
Rédiger ainsi cet article :
I. – Au plus tard en 2026, l’État se donne pour objectif, en coordination avec les régions, d’accompagner la création et de promouvoir la mise en œuvre d’un diagnostic modulaire de l’exploitation agricole. Il s’appuie sur le réseau « France agriculture formation installation transmission » prévu au dernier alinéa du I de l’article 8 pour accompagner les exploitants agricoles et les personnes ayant un projet d’installation pour la réalisation et l’exploitation de ce diagnostic.
Le diagnostic modulaire est destiné à fournir des informations utiles aux exploitants agricoles pour les orienter et les accompagner lors des différentes étapes de la vie de l’exploitation. Il est notamment mobilisé lors de la cession d’une exploitation agricole et lors de l’installation d’un nouvel exploitant agricole.
II. – Le diagnostic de l’exploitation agricole permet de faciliter la transmission des exploitations ou l’installation de nouveaux exploitants agricoles. Il permet de renforcer la viabilité économique, environnementale et sociale des projets d’installation et de cession d’exploitations agricoles.
Il est notamment composé des modules suivants, qui peuvent être mobilisés indépendamment les uns des autres :
1° Un module de « stress-test climatique », qui permet d’évaluer la résilience du projet d’installation ou de transmission face aux conséquences du changement climatique, estimée au regard de la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique et de sa capacité à contribuer à l’atténuation de celui-ci, notamment par la mise en place de pratiques agroécologiques ;
2° Un module d’analyse économique de l’exploitation à transmettre ou du projet d’installation au regard des productions concernées par le projet et de leurs débouchés, des capacités de diversification de l’exploitation et de ses capacités de restructuration ainsi que de la stratégie de maîtrise des coûts, notamment de ceux liés à la mécanisation ;
3° Un module consacré à l’aspect social du projet, afin de prendre en compte les conditions de travail sur l’exploitation, notamment en matière de santé, de sécurité ainsi que de gestion du travail et des ressources humaines.
III. – Le Gouvernement élabore un cadre pour la conception et la mise en œuvre des modules mentionnés au II du présent article et de tout autre module utile à l’atteinte des objectifs mentionnés au I, notamment un module relatif à la valeur de reprise des exploitations agricoles à céder. Il veille au déploiement homogène des diagnostics dans le réseau « France agriculture formation installation transmission » prévu au dernier alinéa du I de l’article 8.
Objet
Cet amendement propose une réécriture intégrale de l’article 9 afin de préciser, avec davantage de clarté, les principes, objectifs, et le fonctionnement du diagnostic modulaire qui sera mis en œuvre progressivement d’ici à 2026.
Ce diagnostic modulaire vise à délivrer une analyse 360° permettant de projeter une exploitation vers l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise.
Cet amendement de réécriture vient donc modifier certains éléments:
- En distinguant les trois principaux modules, ainsi que l’ajout éventuel de module(s) pertinent(s) au sens des objectifs portés par les politiques agricoles fixés au Premier article de ce Projet de loi; à l’heure où la dernière écriture de l’article parle “d’informations”, dénaturant la modularité de ce diagnostic, et empêchant le porteur de projet d’adapter ce diagnostic à ses propres caractéristiques ainsi que celles de l’exploitation pressentie pour son installation;
- En appuyant sur le fait que ce diagnostic doit permettre de se projeter sur la viabilité économique et sociale, ainsi qu’à l’adaptation climatique de l'exploitation; et qu'il doit donc être réalisé en amont d’une transmission, et non plusieurs années après une nouvelle installation, tel que cela est écrit dans la dernière version de l’article;
En n’évoquant volontairement pas dans l’écriture de l’article que le diagnostic dépend strictement de la volonté des agriculteurs, comme cela apparaît dans le I. de l’article 9 tel qu’il est écrit dans sa plus récente version. Ce diagnostic est dans l'intérêt-même de la pérennité du tissu agricole français, et de la vivabilité des projets que de nombreux candidats à l’installation porteront. Une très vive incitation à effectuer ce diagnostic est à minimanécessaire pour qu’il prouve son intérêt à large échelle et à long terme.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 639 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE, Alain MARC et CAPUS, Mme BOURCIER, MM. BRAULT, GRAND, WATTEBLED et CHASSEING et Mme HERZOG ARTICLE 9 |
Alinéa 1, dernière phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
La mise en œuvre des diagnostics de viabilité économique et de vivabilité des projets agricoles est déjà facultative. De plus, la réalisation d’un tel diagnostic est dans l’intérêt même de l’exploitation agricole, de la vivabilité des projets et du tissu agricole dans son ensemble.
Des dispositifs incitatifs pourraient être pertinents pour s’assurer de son déploiement à grande échelle.
Enfin, la disposition considérant que la non-réalisation d’un diagnostic ne peut conditionner l’accès à certaines aides publiques va à l’encontre des principes des contrats d’avenir proposés par des acteurs agricoles ainsi que des aides à l’installation.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 640 30 janvier 2025 |
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M. ROCHETTE ARTICLE 9 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 641 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE, Alain MARC et CAPUS, Mme BOURCIER, MM. BRAULT, GRAND, WATTEBLED et CHASSEING et Mme HERZOG ARTICLE 9 |
Remplacer ces alinéas par un paragraphe ainsi rédigé :
II. – Le diagnostic de l’exploitation agricole permet de faciliter la transmission des exploitations ou l’installation de nouveaux exploitants agricoles. Il permet de renforcer la viabilité économique, environnementale et sociale des projets d’installation et de cession d’exploitations agricoles.
Il est notamment composé des modules suivants, qui peuvent être mobilisés indépendamment les uns des autres :
1° Un module de « stress-test climatique », qui permet d’évaluer la résilience du projet d’installation ou de transmission face aux conséquences du changement climatique, estimée au regard de la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique et de sa capacité à contribuer à l’atténuation de celui-ci, notamment par la mise en place de pratiques agroécologiques ;
2° Un module d’analyse économique de l’exploitation à transmettre ou du projet d’installation au regard des productions concernées par le projet et de leurs débouchés, des capacités de diversification de l’exploitation et de ses capacités de restructuration ainsi que de la stratégie de maîtrise des coûts, notamment de ceux liés à la mécanisation ;
3° Un module consacré à l’aspect social du projet, afin de prendre en compte les conditions de travail sur l’exploitation, notamment en matière de santé, de sécurité ainsi que de gestion du travail et des ressources humaines.
Objet
Cet amendement vise à clarifier les principes, objectifs, et le fonctionnement du diagnostic qui sera progressivement mis en œuvre. Le diagnostic de l’exploitation doit permettre de délivrer une analyse à 360° de l’exploitation à chaque étape de la carrière de l’agriculteur, de sa pré-installation à sa cession et être ainsi en mesure de la projeter vers l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise.
L’amendement permet également une distinction plus affirmée des trois principaux modules tout en réintroduisant le caractère adaptable du dispositif à la situation et au territoire de l’exploitation. Un tel outil ne peut être véritablement pertinent que s’il permet au porteur de projet ou à l’exploitant de l’adapter à ses propres caractéristiques et à ses propres besoins.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 642 30 janvier 2025 |
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M. ROCHETTE ARTICLE 9 BIS |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 643 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. ROCHETTE, Alain MARC et CAPUS, Mme BOURCIER, MM. BRAULT, GRAND, WATTEBLED et CHASSEING, Mme HERZOG et M. GREMILLET ARTICLE 9 BIS |
Alinéa 6
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 644 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE, Alain MARC et CAPUS, Mme BOURCIER, MM. BRAULT, GRAND, WATTEBLED et CHASSEING, Mme HERZOG et M. GREMILLET ARTICLE 10 |
Alinéas 4 et 8
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant pas que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’il soit porteur de projet à l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 645 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE, Alain MARC et GRAND, Mme HERZOG et MM. GREMILLET et LEVI ARTICLE 10 |
Alinéa 5
Remplacer cet alinéa par trois alinéas ainsi rédigés :
« Le réseau mentionné au premier alinéa du présent I propose :
« 1° Un service d’accueil, d’information et d’orientation à destination de toute personne ayant un projet d'installation ou souhaitant céder son entreprise agricole ;
« 2° Un service d’accueil, d’information et d’orientation personnalisé dès le début de l’activité et tout au long de la carrière de l’exploitant agricole, afin de l’accompagner durant les premières années d’activité, le sensibiliser à la préparation de la transmission et lui apporter des conseils sur les démarches à entreprendre pour faciliter la cession ou la reprise de son exploitation.
Objet
Cet amendement vise à préciser les publics accueillis par le réseau « France installations-transmissions ».
L’enjeu de la transmission est central pour réussir à favoriser le renouvellement des générations en agriculture : l’âge moyen des agriculteurs est de 51,4 ans en 2020. Le métier d’agriculteur est devenu un métier comme les autres, voyant de moins en moins de transmission dans le cadre familial et n’étant plus un métier de carrière. France installations-transmissions doit être au centre de l’accompagnement de ces évolutions. Pour ce faire, la transmission de l’entreprise doit être réfléchi tout au long de la carrière pour que le système soit réfléchi et adapté.
Le conseiller France agriculture formation installations transmissions sera l’acteur qui amènera tout chef d’entreprise en activité à se poser les bonnes questions, pour faciliter sa prise de décision et ainsi l’aider dans ses choix. La transmission fait partie des sujets peu anticipés car très peu abordés en amont. Aujourd’hui, cette sensibilisation et réflexion est trop tardive pour amener une évolution dans les choix stratégiques de l’entreprise.
De plus, cet amendement supprime les publics « conjoint » qui ne répond pas à une vision actuelle de l’agriculture et supprime les publics « salariés agricoles et des industries agro-alimentaires ». S’il est vrai que ces publics sont un vivier pour l’installation, l’utilité de ce rendez-vous dans les 5 premières années de leur activité ne semble pas être opportun pour évoquer le sujet de l’installation. Ces publics seront en capacité de contacter le réseau France installations-transmissions au bon moment.
Pour répondre aux objectifs du présent texte de loi, France agriculture installations transmission doit accueillir les porteurs de projet qui ne connaissent pas l’agriculture. Afin de les accompagner, une activité d’émergence spécifique auprès de ces publics permettra de leur faire découvrir les métiers de l’agriculture et les orientera vers les interlocuteurs du réseau adapté.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 646 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE, Alain MARC et CAPUS, Mme BOURCIER, MM. BRAULT, GRAND, WATTEBLED et CHASSEING et Mme HERZOG ARTICLE 10 |
Alinéa 8
Supprimer cet alinéa.
Objet
La mise à disposition des données de tous les cédants et repreneurs accueillis par le réseau France installations-transmissions à l’ensemble des usagers n’est pas souhaitable. La publication des données des cédants et l’affichage au plus grand nombre de leur volonté de transmettre leur exploitation sera contre-productif.
Aujourd’hui, les cédants sont réticents à partager cette information, ce qui est un frein important. Cette transparence pourrait limiter l’efficacité de ce nouvel outil.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 647 30 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 648 rect. bis 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE, Alain MARC et CAPUS, Mme BOURCIER, MM. BRAULT, GRAND et WATTEBLED et Mme HERZOG ARTICLE 10 |
I.- Après l’alinéa 34
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
« III. –Les personnes ayant eu recours au dispositif de conseil et d’accompagnement prévu au présent article reçoivent une attestation qu’elles doivent être en mesure de présenter sur demande de l’autorité administrative. » ;
II.- Alinéa 46
Rétablir le 3° dans la rédaction suivante :
3° L’attestation mentionnée au III de l’article L. 330-8 dudit code est présentée, sur demande de l’autorité administrative compétente, par toute personne qui s’installe ou cède son exploitation afin de justifier d’avoir bénéficié du même service, à compter d’une date fixée par décret, et au plus tard du 31 décembre 2027. »
Objet
Cet amendement a pour objet de mettre en place l’obligation, pour les agriculteurs, de présenter l’attestation de recours à France agriculture formation Installation Transmission à l’autorité administrative.
En effet, l'administration et les usagers doivent pouvoir conserver et justifier au besoin le passage d’un cédant ou d’un nouvel installé sur le dispositif FIT. Il est nécessaire de pouvoir garder une trace de ce passage afin de conserver l'efficacité et l’efficience de cet outil pour le renouvellement des générations en agriculture.
En outre, l’absence de l’attestation de passage à FIT reviendrait à vider ce dispositif de sa substance car elle serait de nature à induire une opacité concernant ceux qui passent par ce dispositif. Or, l’une des vocations premières du guichet unique de FIT est concrètement d’apporter de la transparence sur l’installation et la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 649 rect. bis 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE et Alain MARC, Mme BOURCIER, MM. GRAND et CHASSEING et Mme HERZOG ARTICLE 10 |
Alinéa 41
Supprimer cet alinéa.
Objet
France agriculture formation installations transmissions doit impérativement devenir l'outil central et incontournable pour l'accompagnement de l'installation jusqu’à la transmission des exploitations agricoles. Il a pour vocation de structurer et de coordonner les efforts des différents acteurs publics et privés engagés dans ce domaine. Pour être véritablement efficace, cet outil nécessite une communication et une promotion cohérentes, partagées par l'ensemble des parties prenantes qui le composent, ainsi que par les pouvoirs publics.
Une telle communication ne peut se limiter à une mission assumée par un acteur unique, tel que la Chambre d'Agriculture. L’installation et la transmission en agriculture sont des enjeux complexes, qui touchent un grand nombre d’acteurs et nécessitent une approche collective. Chaque acteur doit être impliqué de manière claire et définie pour assurer une gestion fluide, coordonnée et adaptée aux besoins des usagers.
Attribuer à la Chambre d'Agriculture une mission exclusive de promotion et de communication sur ces sujets pourrait limiter l'impact d'une approche collective et coordonnée. L’installation et la transmission en agriculture sont des enjeux complexes qui nécessitent une implication de tous les acteurs concernés, à différents niveaux. Pour garantir l'efficacité du dispositif France installations-transmissions, il est essentiel que la communication et la promotion soient partagées entre les acteurs qui le composent.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 650 rect. bis 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE, Alain MARC et CAPUS, Mme BOURCIER, MM. BRAULT, GRAND, WATTEBLED et CHASSEING et Mme HERZOG ARTICLE 10 BIS |
Alinéa 9
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8.
Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau.
La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur chef d’entreprise agricole ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 651 rect. ter 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. ROCHETTE, Vincent LOUAULT, Alain MARC, CAPUS, GRAND et WATTEBLED et Mme HERZOG ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Le 2° du II de l’article L. 122-3 du code de l’environnement est complété par sept alinéas ainsi rédigés :
« Pour les ouvrages de production d’électricité à partir de l’énergie mécanique du vent jusqu’au poste HTA/BT inclus, les ouvrages de production d’électricité à partir de l’énergie solaire installés au sol jusqu’au poste HTA/BT inclus, les ouvrages de stockage d’électricité jusqu’au poste HTA/BT inclus et les transformateurs d’antenne-relais de radiotéléphonie mobile, l’étude d’impact comprend également :
« – un repérage des établissements d’élevage et de leurs installations situées dans un certain périmètre autour de l’aménagement mentionné à l’alinéa précédent ;
« – les états des lieux initiaux suivants :
« i) un état des lieux électrique des établissements d’élevage et de leurs installations ;
« ii) un état des lieux technico-économique et sanitaire des établissements d’élevage.
« Dans le cas où l’éleveur refuserait la réalisation de ces états des lieux mentionnés aux i et ii, une attestation de refus signée par l’éleveur doit être intégrée à l’étude d’impact.
II. – Les modalités d’application du présent article sont déterminées par un décret en Conseil d’État.
Objet
Cet amendement a pour objet de préserver les élevages français face à la recrudescence de courants électriques et électromagnétiques parasites. S’assurer de la sécurité des élevages français est essentiel pour maintenir une répartition juste de la valeur dans les territoires ruraux.Les élevages français se trouvent confrontés aux phénomènes électriques et électromagnétiques en raison de leur proximité de plus en plus importante avec les réseaux de transport et de distribution d’électricité, le développement des parcs éoliens ou photovoltaïques, le développement d’antennes-relais de téléphonie mobile, etc.
Or les animaux d’élevage sont très sensibles à l'électricité et aux phénomènes de courants électriques parasites. Ces courants électriques qui parcourent de façon ni maîtrisée ni souhaitée, les éléments conducteurs des bâtiments, le sol et les structures métalliques de l’exploitation, et peuvent accidentellement circuler dans le corps de l’animal. Les conséquences de ces courants parasites sont importantes puisque des animaux peuvent aller jusqu’à refuser de se nourrir ou de s’abreuver, entraînant des chutes de production et parfois la disparition de l’élevage.
Ces phénomènes sont non visibles et s’installent progressivement. Il est donc, difficile de savoir, a priori, si les situations dégradées que l’on observe sont dues de façon certaine au nouvel aménagement électrique ou à un autre élément non identifié jusque-là dont les symptômes pourraient être les mêmes : problème sanitaire dans le troupeau, mauvaise installation électrique de l’exploitation, etc.
Pour faire face à ces situations et y remédier les éleveurs peuvent faire appel à leurs organismes de conseil, comme les Chambres d’agriculture, et au Groupe Permanent Pour la Sécurité Électrique en milieu agricole (GPSE) mis en place par la profession agricole et les distributeurs d’électricité ou les producteurs d’énergie renouvelables.
Ce groupe se donne pour objectif d’investiguer de façon amiable l’origine des problèmes électriques dans les exploitations agricoles et de proposer des solutions concrètes aux agriculteurs.
Toutefois, l’intervention du GPSE est souvent tardive, coûteuse pour les responsables d’aménagement électrique qui les prennent en charge et ne permettent pas toujours d’identifier l’origine des difficultés faute
d’un point de comparaison initial.
C’est pourquoi, faisant le constat d’une recrudescence des situations difficiles, et considérant que l’élevage est une activité primordiale sur nos territoires, cet amendement propose, de manière préalable à l’implantation des aménagements suivants : éoliennes, installations photovoltaïques, installation de stockage d’électricité, lignes à haute et moyenne tension, les antennes-relais téléphoniques et leur ensemble de câbles et poste de raccordement au réseau électrique, l’obligation de :
- réaliser un repérage des exploitations et différents sites d’élevage autour de ces aménagements
- proposer aux exploitations situées dans un certain périmètre la réalisation des états des lieux initiaux suivants : état des lieux des installations électriques des sites d’élevage et état des lieux technico-
économique et sanitaire des élevages.
La réalisation des états initiaux peut être refusée par l’éleveur. La réalisation de ces repérages et états des lieux permettra de :
- Sécuriser les éleveurs et les gestionnaires des aménagements électriques en leur fournissant un point de comparaison de la situation avant aménagement,- Sensibiliser les éleveurs à la qualité électrique de leurs installations et les aménageurs à la présence de l’élevage sur le territoire,
- De faciliter le dialogue et éviter les situations dramatiques entre ces acteurs
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 652 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. Michaël WEBER, Mme BONNEFOY, MM. GILLÉ, PLA, BOURGI, FICHET, ROS et LUREL, Mme LINKENHELD, M. MÉRILLOU, Mme POUMIROL et M. CHANTREL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 |
Après l’article 10
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le III de l’article L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« …° La localisation sur une aire protégée, incluant les zones spéciales de conservation (ZSC) et les zones de protection spéciale (ZPS), les parcs naturels régionaux, les parcs nationaux, les réserves naturelles nationales ou régionales, les réserves biologiques, les zones humides Ramsar, les zones naturelles d’intérêt écologique floristique et faunistique (ZNIEFF) de type I et II, les zones d’arrêtés de protection de biotope (APB). »
Objet
Cet amendement vise à intégrer la localisation sur une aires protégée parmi les critères d'appréciation de l'intérêt économique et environnemental des opérations encadrées par les Schémas directeurs régionaux des exploitations.
Les territoires d’aires protégées sont fortement dépendants des pratiques agricoles pour atteindre les objectifs qualitatifs définis par l’État dans la Stratégie nationale pour les aires protégées (SNAP). Pourtant, comme souligné par le rapport IGF/IGEDD sur le financement de la stratégie nationale pour la biodiversité, les politiques agricoles favorisent un modèle agroindustriel incompatible avec ces objectifs, même dans les aires protégées. En particulier, ces politiques ne parviennent pas à contenir l’agrandissement des fermes, qui favorise la standardisation des pratiques et la disparition des infrastructures agroécologiques, et représente donc un facteur majeur de perte de biodiversité et de banalisation des paysages.
Afin de mieux maîtriser ces tendances, il apparaît nécessaire de mettre en cohérence les dispositifs de régulation du foncier et la stratégie des aires protégées.
Cet amendement a été suggéré par la Fédération des parcs naturels régionaux.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 653 rect. quinquies 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. STANZIONE, ROS et Patrice JOLY, Mme CONWAY-MOURET, M. OMAR OILI, Mme MONIER et MM. MICHAU, PLA et BOURGI ARTICLE 2 |
Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :
L’État s’engage à mettre en place, dès 2025, une stratégie pour accélérer et massifier les innovations culturales agro-écologiques à l’échelle des 400 000 exploitations françaises.
Objet
Cet amendement vise à accélérer et massifier les innovations culturales agro-écologiques à l'échelle des 400 000 exploitations françaises.
Le transfert des innovations de la recherche de l'institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) (nouvelles sélections variétales, nouvelles techniques agro-écologiques) vers les agriculteurs sur des sujets clés, tels que les alternatives au glyphosate, est capital, à l'heure où le monde agricole est confronté à des défis de grande ampleur. Il s'agit d'accompagner les 400 000 exploitations françaises, dans l'appropriation de techniques culturales mises sur pied au sein de nos quelques 3 000 fermes membres du réseau DEPHY notamment : en effet, les résultats obtenus au sein de ces exploitations sont prometteurs. Il s'agit toutefois de procéder à la massification de ces pratiques sur tout le territoire. Certes, cette diffusion est déjà à l'oeuvre à différents niveaux à travers : la coopération croissante entre l'INRAE, les coopératives et les entreprises (coopération historiquement déjà bien en place avec de nombreux acteurs comme les semenciers) ; la transmission en direct par le biais des formations, en lien avec les lycées agricoles et le brevet de technicien supérieur agricole ( BTSA )...
Mais cela ne suffit pas, et il faut accélérer et massifier la diffusion de ces pratiques à grande échelle par la mobilisation de toute la chaîne de diffusion des innovations, hors initiatives actuelles.
Il s’agit notamment de rendre encore plus accessibles des bases de données dédiées aux agriculteurs et de les inciter à y recourir.
Il s’agit aussi de documenter les impacts économiques de ces pratiques.
Cet amendement a été travaillé avec l’INRAE.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 654 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. Michaël WEBER, Mme BONNEFOY, MM. GILLÉ, PLA, LUREL, ROS, FICHET et BOURGI, Mme LINKENHELD, M. CHANTREL et Mmes MONIER et CANALÈS ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 19 |
Après l’article 19
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le I de l’article L. 230-5-1 du code rural et de la pêche maritime est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« …° Ou bénéficiant de la marque collective nationale "valeurs parc naturel régional" mentionnée à l’article R. 333-12 du code de l’environnement et propriété du ministère de la transition écologique et la cohésion des territoires, ainsi que de la marque "esprit parc national" mentionnée à l’article L. 331-29 du même code et propriété de l’Office français de la biodiversité. »
Objet
La loi Climat et Résilience impose à l'ensemble de la restauration collective, publique comme privée, l'obligation de proposer 50 % de produits durables et de qualité dont 20 % de produits bio. Cet amendement vise à intégrer les marques Valeurs Parc naturel régional et Esprit Parc national dans la liste des produits de qualité et durables, tel que recommandé par le CESE dans son avis pour une alimentation durable et ancrée dans les territoires (9 décembre 2020)
Ces marques sont propriétés respectivement de l’État et de l’Office français de la biodiversité, qui délèguent à des territoires classés en Parc la capacité d’attribuer la marque à des entreprises installées sur un Parc naturel régional ou Parc national. Les entreprises bénéficiaires de la marque respectent les exigences d’un cahier des charges précis s’appuyant sur un référentiel national commun. Elles font l’objet d’un audit effectué par le Parc ou un organisme extérieur a minima à l’attribution de la marque et à l’issue de la convention de marquage. Elles se distinguent donc des marques déclaratives.
Par les cahiers des charges de ces marques, les producteurs s’engagent dans des pratiques plus respectueuses de l’environnement et du bien-être animal, prenant en compte les dimensions humaines et l’ancrage territorial. Elles garantissent ainsi une alimentation à la fois saine, durable et prenant appui sur les patrimoines locaux.
Nos marques jouent non seulement un rôle de valorisation des productions concernées par ces pratiques vertueuses, mais aussi d’accompagnement des agriculteurs dans la transition agroécologique. Les producteurs bénéficiaires de ces marques sont connus par les Parcs et engagés dans une relation de proximité basée sur le partage de valeurs communes constituant ainsi une garantie de sérieux.
Ces marques sont donc la traduction des valeurs qui sont inhérentes aux Parcs et le reflet de l’agriculture que nous souhaitons développer dans nos espaces protégés, à savoir une agriculture ancrée sur son territoire, respectueuse de l’environnement, de l’humain et du bien-être animal. Leur reconnaissance dans les 50% de produits de qualité pour la restauration collective serait aussi une reconnaissance des patrimoines naturels et culturels associés à ces aires protégées.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 655 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. STANZIONE et Patrice JOLY, Mme CONWAY-MOURET et MM. OMAR OILI, PLA, BOURGI et MICHAU ARTICLE 13 TER |
Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :
Il est nécessaire de simplifier les rouages administratifs de l’Institut national de l’origine et de la qualité.
Objet
Cet amendement vise à simplifier les rouages administratifs de l’INAO.
- Les modalités de traitement des dossiers doivent-être uniformisées au niveau national, permettant à chaque région de traiter les dossiers avec un maximum de flexibilité, point par point ou globalement, selon la méthode la plus efficace, et dans le but de réduire des délais de traitement aujourd’hui compris entre 3 et 11 ans, ce qui est trop long dans un monde qui évolue si rapidement.
- Permettre aux ODG d’effectuer eux-mêmes les modifications mineures nécessaires à l’avancement des dossiers, en adéquation avec le rôle des ODG et de manière à désengorger l’INAO.
- Simplifier le processus décisionnaire de l’INAO, actuellement mené avec d’importantes redondances commissionnaires. Cela permettra d’obtenir des délais de l’ordre d’un an, là où une décennie est souvent nécessaire actuellement.
Cet amendement a été travaillé avec les 6 grands crus des côtes du Rhône et avec la Fédération des Vignerons Indépendants de la Vallée du Rhône.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 656 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Vincent LOUAULT, CAPUS et MÉDEVIELLE, Mme LERMYTTE, M. CHASSEING, Mme Laure DARCOS, MM. LAMÉNIE, BRAULT, CHEVALIER, ROCHETTE et Alain MARC, Mme PAOLI-GAGIN et M. MALHURET ARTICLE 1ER |
Remplacer ces alinéas par douze alinéas ainsi rédigés :
1° Au début sont ajoutés deux articles L. 1 A et L. 1 B ainsi rédigés :
« Art. L. 1 A. – I. – La protection, la valorisation et le développement de l’agriculture, l’élevage, le pastoralisme, la pêche, l’aquaculture et l’apiculture, en tant qu’elles garantissent la souveraineté et la sécurité alimentaire de la Nation, en ce qu’elles participent à la décarbonation, à la protection des écosystèmes, et à l’adaptation au changement climatique, sont d’intérêt général majeur, et contribue à la défense des intérêts fondamentaux tels que définis à l’article 410-1 du code pénal.
« On entend par souveraineté agricole et alimentaire, le droit de chaque pays de maintenir et de développer ses systèmes d’exploitation agricoles afin de garantir sa propre capacité à produire son alimentation et aux fins de fournir à l’ensemble de la population une alimentation saine, sûre, diversifiée, nutritive, accessible à tous tout au long de l’année et issue d’aliments produits de manière durable. À ce titre, elle garantit aux exploitants agricoles la liberté de gérer leur capacité et leur mode de production. Les productions nationales par filière doivent tendre à être excédentaires par rapport aux consommations nationales sur ces mêmes filières
« On entend par sécurité alimentaire la capacité à assurer à toute personne et à tout moment un accès physique et économique aux denrées alimentaires dont elle a besoin.
« On entend par sécurité sanitaire alimentaire, la capacité à assurer la sécurité et la qualité sanitaires de notre alimentation, par l’évaluation des risques sanitaires dans les domaines de l’alimentation, de l’environnement et du travail, avec une approche intégrée et unificatrice qui vise à équilibrer et à optimiser durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes, en reconnaissant que la santé des humains, des animaux domestiques et sauvages, des plantes et de l’environnement en général, y compris des écosystèmes, est étroitement liée et interdépendante.
« Les politiques publiques et les règlements ayant une incidence sur l’agriculture, la pêche et l’aquaculture respectent le principe de non-régression de la souveraineté alimentaire selon lequel la protection du potentiel agricole de la Nation ne peut faire l’objet que d’une amélioration constante, compte-tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment.
« Art. L. 1 B. – I. Six mois avant le début des négociations de chaque cadre financier pluriannuel de l’Union européenne, le Gouvernement transmet (pour avis aux commissions compétentes) au Parlement une programmation pluriannuelle de l’agriculture pour les sept années couvrant le prochain cadre financier (ou fixée par décret) qui définit les modalités d’action des pouvoirs publics pour atteindre les objectifs définis aux L1-A, L1, L2, L3 et L4 du code rural et de la pêche maritime ainsi que par la présente loi.
« Cette programmation pluriannuelle de l’agriculture détermine notamment des objectifs de production par filière et la stratégie mise en œuvre pour atteindre ces objectifs. Ces objectifs doivent tendre à être excédentaires par rapport aux consommations nationales sur celles-ci.
« Le Gouvernement publie annuellement des données de production par filière permettant d’apprécier l’évolution de leur trajectoire de production.
« S’il est constaté pendant deux années consécutives un écart important entre la trajectoire de production observée de certaines filières et la trajectoire déterminée par la programmation pluriannuelle de l’agriculture, le Gouvernement transmet un rapport aux commissions compétentes du Parlement, exposant les raisons de l’écart et les mesures de correction envisagées. Ce rapport précise les mécanismes, notamment sous la forme d’aides, y compris européennes, mis en œuvre permettant de corriger les écarts observés.
« La programmation pluriannuelle de l’agriculture fait l’objet d’une synthèse pédagogique accessible au public.
« Le décret prévu au X alinéa du présent X précise les objectifs et les priorités d’action de la politique agricole nationale tel que mentionné au présent X. » ;
II. – Alinéas 15 à 18
Supprimer ces alinéas.
Objet
Le présent amendement vise à réécrire simplement la première partie de l’article 1er, celle venant à créer un article L1-A dans le code rural et de la pêche maritime afin d’ériger l’agriculture en intérêt général majeur. Il reprend les apports de la commission des affaires économiques et garde intacte les modifications ainsi proposées de l’article L1 du même code.
Souhaitée initialement par le Gouvernement, la création de l'article L1-A venait mentionner « L’agriculture, la pêche et l’aquaculture sont d’intérêt général majeur en tant qu’elles garantissent la souveraineté alimentaire de la Nation, qui contribue à la défense de ses intérêts fondamentaux. »
Je propose de revenir sur la rédaction résultant des travaux menés conjointement à l’Assemblée Nationale tout en maintenant le lien avec les Intérêts Fondamentaux de la Nation définis à l’article 410-1 du code pénal, afin d’avoir une rédaction juridiquement stable et non propice à interprétation.
Cette rédaction vient d’autant plus réaffirmer la nécessité de ne pas opposer agriculture et environnement.
Il propose également d’y insérer les définitions juridiques sur la notion de souveraineté agricole et alimentaire afin de mettre un terme aux ambiguïtés autour de celles-ci, et d’y ajouter aussi les définitions de sécurité alimentaire et de sécurité sanitaire alimentaire qui sont parfois trop souvent confondues, en y intégrant notamment le concept « Une seule santé ».
Il revient légèrement sur le mécanisme prévu sur la programmation pluriannuelle de l’agriculture tout en gardant l’esprit de la commission, afin que ce ne soit pas qu’un simple rapport pour avis aux commissions, mais de permettre aux parlementaires de pleinement pouvoir participer à l’élaboration des négociations en amont de la PAC.
Il vient ajouter que les objectifs par filières soient excédentaires par rapport à la consommation nationale pour garantir la sécurité alimentaire des Français dans un contexte de tensions mondiales.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 657 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. Vincent LOUAULT, CAPUS et MÉDEVIELLE, Mme LERMYTTE, M. CHASSEING, Mme Laure DARCOS, MM. LAMÉNIE, BRAULT, CHEVALIER, ROCHETTE et Alain MARC, Mme PAOLI-GAGIN et M. MALHURET ARTICLE 1ER |
Rédiger ainsi cet article :
I. – Le livre préliminaire du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° Avant l’article L. 1, sont insérés deux articles L. 1 A et L. 1 B ainsi rédigé́s :
« Art. L. 1 A – La protection, la valorisation et le développement de l’agriculture et de la pêche sont d’intérêt général majeur en tant qu’ils garantissent la souveraineté agricole et alimentaire de la Nation, qui contribue à la défense de ses intérêts fondamentaux tels que définis à l’article 410-1 du code pénal.
« L’agriculture au sens du présent livre, qui s’entend par des activités réputées agricoles en application de l’article L. 311-1, comprend notamment l’élevage, l’aquaculture, le pastoralisme, la viticulture, les semences, l’horticulture et l’apiculture.
« On entend par souveraineté agricole et alimentaire, le droit de chaque pays de maintenir et de développer ses systèmes d’exploitation agricoles afin de garantir sa propre capacité à produire son alimentation et aux fins de fournir à l’ensemble de la population une alimentation saine, sûre, diversifiée, nutritive, accessible à tous tout au long de l’année et issue d’aliments produits de manière durable. À ce titre, elle garantit aux exploitants agricoles la liberté de gérer leur capacité et leur mode de production dans le but d’atteindre les objectifs nationaux fixés par la loi.
« On entend par sécurité alimentaire la capacité à assurer à toute personne et à tout moment un accès physique et économique aux denrées alimentaires dont elle a besoin.
« On entend par sécurité sanitaire alimentaire, la capacité à assurer la sécurité et la qualité sanitaires de notre alimentation, par l’évaluation des risques sanitaires dans les domaines de l’alimentation, de l’environnement et du travail, avec une approche intégrée et unificatrice qui vise à équilibrer et à optimiser durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes, en reconnaissant que la santé des humains, des animaux domestiques et sauvages, des plantes et de l’environnement en général est étroitement liée et interdépendante.
« Art. L. 1 B – I. Six mois avant le début des négociations de chaque cadre financier pluriannuel de l’Union européenne, le Gouvernement transmet (pour avis aux commissions compétentes) au Parlement une programmation pluriannuelle de l’agriculture pour les sept années couvrant le prochain cadre financier (ou fixée par décret) qui définit les modalités d’action des pouvoirs publics pour atteindre les objectifs définis aux L1-A, L1, L2, L3 et L4 du code rural et de la pêche maritime ainsi que par la présente loi.
« Cette programmation pluriannuelle de l’agriculture détermine notamment des objectifs de production par filière et la stratégie mise en œuvre pour atteindre ces objectifs. Ces objectifs doivent tendre à être excédentaires par rapport aux consommations nationales sur celles-ci.
« Le Gouvernement publie annuellement des données de production par filière permettant d’apprécier l’évolution de leur trajectoire de production.
« S’il est constaté pendant deux années consécutives un écart important entre la trajectoire de production observée de certaines filières et la trajectoire déterminée par la programmation pluriannuelle de l’agriculture, le Gouvernement transmet un rapport aux commissions compétentes du Parlement, exposant les raisons de l’écart et les mesures de correction envisagées. Ce rapport précise les mécanismes, notamment sous la forme d’aides, y compris européennes, mis en œuvre permettant de corriger les écarts observés.
« Elle est compatible avec les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés dans le budget carbone mentionné à l’article L. 222-1 A du code de l’environnement, ainsi qu’avec la stratégie bas-carbone mentionnée à l’article L. 222-1 B, ainsi qu’avec le plan national d’adaptation au changement climatique et la stratégie nationale biodiversité mentionnée à l’article L. 110-3 du même code.
« La programmation pluriannuelle de l’agriculture fait l’objet d’une synthèse pédagogique accessible au public.
« Le décret prévu au présent article précise les objectifs et les priorités d’action de la politique agricole nationale.
« II. – Le Gouvernement remet chaque année au Parlement un rapport sur l’état de la souveraineté agricole et alimentaire de la France, détaillant l’atteinte des objectifs par filière mentionnés au II du présent article et comportant une annexe spécifique sur l’état de la souveraineté alimentaire de chacune des collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution ainsi que de la Nouvelle-Calédonie. ».
2° L’article L. 1 est ainsi modifié :
a) Le I est ainsi rédigé :
« I. – La politique en faveur de l’agriculture et de l’alimentation, dans ses dimensions internationale, européenne, nationale et territoriale, a pour finalités :
« 1° De sauvegarder et, pour les filières les plus à risque, de reconquérir la souveraineté agricole et alimentaire de la France, en préservant et en développant ses systèmes de production et en préservant les agriculteurs de la concurrence déloyale de produits importés issus de systèmes de production ne respectant pas les normes imposées par la réglementation européenne, tout en veillant à préserver les écosystèmes et les ressources naturelles sur l’ensemble du territoire national et en promouvant les systèmes de production agroécologiques, d’agriculture raisonnée et d’agriculture de conservation des sols ;
« 2° De développer des filières de production et de transformation ainsi que leur valeur ajoutée, en alliant performance économique, sociale, notamment par un haut niveau de protection sociale, environnementale et sanitaire, afin qu’elles soient capables de relever le double défi de la compétitivité et de la transition écologique, dans un contexte de compétition internationale, et de veiller, dans tout nouvel accord de libre-échange, au respect du principe de réciprocité et à une exigence de conditions de production comparables pour ce qui concerne l’accès au marché ainsi qu’à un degré élevé d’exigence dans la coopération en matière de normes sociales, environnementales, sanitaires et relatives au bien- être animal, en vue d’une protection toujours plus forte des consommateurs et d’une préservation des modèles et des filières agricoles européens ;
« 3° De préserver la souveraineté de l’élevage et de l’agropastoralisme en France par un plan stratégique déterminant notamment les objectifs de potentiel de production, d’assurer le maintien de l’élevage, en préservant le pâturage et en luttant contre la décapitalisation dans l’élevage, en cohérence avec les besoins alimentaires, d’assurer l’approvisionnement en protéines animales des Français et de maintenir et de restaurer l’ensemble de ses fonctionnalités environnementales, sociales, économiques et territoriales ainsi que ses complémentarités agronomiques avec les productions végétales ;
« 4° De favoriser l’installation économiquement viable d’exploitations agricoles et de soutenir le revenu, en assurant une juste rémunération, de développer l’emploi et d’améliorer la qualité de vie et les conditions de travail des agriculteurs et des salariés agricoles et de l’agroalimentaire, de préserver un modèle d’exploitation agricole familial ainsi que la possibilité pour les agriculteurs de choisir leurs systèmes de production dans un cadre clair et loyal et dans le respect de la liberté d’entreprendre, de rechercher l’équilibre des relations commerciales, notamment par un meilleur partage de la valeur ajoutée, et de contribuer à l’organisation collective des acteurs et de valoriser le rôle essentiel des agricultrices par un accès facilité au statut de chef d’exploitation, à la formation continue et à une rémunération équitable ;
« 5° D’anticiper et de s’adapter aux conséquences du changement climatique, en atténuant ses effets, en accompagnant les agriculteurs et en surmontant de façon résiliente, efficiente et efficace les crises de toute nature susceptibles de porter atteinte à ses capacités de production nationale et à son approvisionnement alimentaire, notamment par l’établissement de toutes mesures de sauvegarde, dérogatoires si nécessaire, permettant le respect des objectifs et priorités d’action visée par le présent article
« 6° De reconnaître et de mieux valoriser les externalités positives de l’agriculture, notamment en matière de services environnementaux et d’aménagement du territoire ;
« 7° De concourir à la transition énergétique et climatique, en contribuant aux économies d’énergie et au développement des matériaux décarbonés et des énergies renouvelables ainsi qu’à l’indépendance énergétique de la Nation, notamment par la valorisation optimale et durable des sous-produits d’origine agricole et agroalimentaire dans une perspective d’économie circulaire et de retour de la valeur aux agriculteurs ;
« 8° De soutenir la recherche, l’innovation et le développement, notamment des technologies et des filières de production de fertilisants agricoles sur le sol national pour limiter la dépendance aux importations en engrais, de produits biosourcés, de la chimie végétale, de nouvelles techniques génomiques et de solutions fondées sur la nature ; et d’assurer la décarbonation de l’économie par la production durable de biomasse, y compris sylvicole, la captation et le stockage du carbone, l’efficience et l’efficacité de l’eau ;
« 9° De contribuer à la protection de la santé publique et de la santé des agriculteurs et des salariés du secteur agricole, en assurant le développement de la prévention sanitaire des actifs agricoles, de veiller au bien-être et à la santé des animaux, à la santé des végétaux et à la prévention des zoonoses en prenant en compte l’approche “une seule santé” ;
« 10° De participer au développement des territoires de façon équilibrée et durable, en prenant en compte les situations spécifiques à chaque région, notamment celles des zones dites “intermédiaires” et des zones de montagne mentionnées au VI du présent article ;
« 11° D’encourager l’ancrage territorial de la production, de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles, y compris par la promotion de circuits courts, et de favoriser la diversité des produits par le développement des productions sous signes d’identification de la qualité et de l’origine et de promouvoir l’information des consommateurs quant aux lieux et aux modes de production et de transformation des produits agricoles et agroalimentaires ;
« 12° De promouvoir la préservation, la conversion, le développement et le maintien de l’agriculture et des filières biologiques, au sens de l’article L. 641-13, en veillant à l’adéquation entre l’offre et la demande sur le marché national pour atteindre les objectifs inscrits dans le programme national sur l’ambition en agriculture biologique et dans l’objectif d’atteindre une surface agricole utile cultivée de 21 % avant le 1er janvier 2030. ;
« 13° De promouvoir l’autonomie de la France et de l’Union européenne en protéines, en tendant vers une autonomie protéique nationale avant 2050, en augmentant la surface agricole utile cultivée en légumineuses à 10 % avant le 1er janvier 2030 ;
« 14° De promouvoir la souveraineté en fruits et légumes, par un plan stratégique dédié ;
« 15° De répondre à l’accroissement démographique, en assurant la sécurité alimentaire de la population en rééquilibrant les termes des échanges entre pays dans un cadre européen et de coopération internationale fondé sur le respect du principe de souveraineté agricole et alimentaire et permettant un développement durable et équitable, pour lutter contre contre la précarité alimentaire définie à l’article L266-1 du code de l’action sociale et des familles, et en luttant contre la faim dans le monde en soutenant l’émergence et la consolidation de l’autonomie alimentaire dans le monde.
« 16° De favoriser l’acquisition pendant l’enfance et l’adolescence d’une culture générale de l’alimentation et de l’agriculture, en soulignant les enjeux culturels, environnementaux, économiques et de santé publique des choix alimentaires.
« La politique d’aménagement rural définie à l’article L. 111-2 et les dispositions particulières aux professions agricoles en matière de protection sociale et de droit du travail prévues au livre VII contribuent à ces finalités. » ;
b) À la première phrase du II, après le mot : « biologique, » sont insérés les mots : « d’agriculture raisonnée et de conservation des sols, » ;
c) Le IV est ainsi rédigé :
« IV. – La politique d’installation et de transmission en agriculture a pour objectif de contribuer à la souveraineté agricole définie à l’article L. 1 A et aux transitions agroécologique, énergétique et climatique en agriculture, en favorisant le renouvellement des générations d’actifs en agriculture. Elle contribue à relever le défi démographique posé notamment par le vieillissement de la population active agricole, en accompagnant les reprises d’exploitation et en favorisant la diversification des profils des porteurs de projets à l’installation. Elle affirme le caractère stratégique de ce renouvellement pour, d’une part, renforcer la création de richesse et la compétitivité de l’économie française et, d’autre part, répondre aux enjeux environnementaux et climatiques grâce aux services écosystémiques et énergétiques rendus par l’agriculture. Elle participe à la transition vers des modèles agricoles plus résilients sur les plans économique, social et environnemental.
« À ce titre, elle oriente en priorité l’installation en agriculture vers des secteurs stratégiques pour la souveraineté agricole et alimentaire et les transitions écologique et climatique, adaptés aux enjeux de chaque territoire, et vers des systèmes de production diversifiés et viables humainement, économiquement et écologiquement, au moyen de mesures visant à :
«1° Faire connaître les métiers d’exploitant agricole et de salarié agricole et communiquer sur l’enjeu stratégique du renouvellement des générations pour assurer la souveraineté alimentaire de la France ;
« 2° Susciter des vocations agricoles dans le public scolaire et parmi les personnes en reconversion professionnelle ou en recherche d’emploi ;
« 3° Proposer un accueil, une orientation et un accompagnement qui soient à la fois personnalisés, pluralistes et coordonnés, à l’ensemble des candidats à l’entrée en agriculture et des personnes envisageant de cesser et de transmettre leur activité ;
« 4° Mettre en relation les porteurs de projets en agriculture et les personnes en activité agricole ou en fin de carrière agricole et favoriser la création, l’adaptation et la transmission des exploitations agricoles dans un cadre familial comme hors de ce cadre ;
« 5° Encourager les formes d’installation collective et les formes d’installation progressive, y compris le droit à l’essai, permettant d’accéder aux responsabilités de chef d’exploitation tout en développant un projet d’exploitation ainsi que l’individualisation des parcours professionnels ;
« 6° Favoriser la fourniture d’informations claires et objectives sur l’état des exploitations à transmettre, afin de garantir leur viabilité d’un point de vue économique, humain et environnemental ;
« 7° Soutenir l’installation en agriculture, en facilitant la possibilité́ de construire un nouveau bâtiment à usage d’habitation, attenant au bâtiment technique, sur le terrain agricole ;
« 8° Prévoir les leviers fiscaux et bancaires permettant la reprise d’exploitation.
« Dans le cadre de cette politique, l’État facilite l’accès au foncier agricole dans des conditions transparentes et équitables. Il assure la formation aux métiers de l’agriculture, de la forêt, de l’aquaculture et de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles ainsi qu’aux métiers qui leur sont liés. Cette formation est adaptée aux transitions écologique et climatique, aux enjeux de la souveraineté alimentaire, aux évolutions économiques, sociales et sanitaires affectant l’activité agricole ainsi qu’au développement des territoires.
« La mise en œuvre de cette politique d’aide à l’installation et à la transmission s’appuie sur une instance nationale et des instances régionales de concertation réunissant l’État, les régions et les autres partenaires concernés. » ;
d) La seconde phrase du V est ainsi modifiée :
- après le mot : « marchés, », sont insérés les mots : « le revenu des agriculteurs, » ;
– après le mot : « durable, », sont insérés les mots : « l’adaptation des exploitations au changement climatique, » ;
– le mot : « locale » est supprimé ;
– après le mot : « l’emploi, », sont insérés les mots : « la formation, le renouvellement des générations, » ;
– après le mot : « locales, », sont insérés les mots : « notamment en s’appuyant sur les filières de diversification, la préservation et la pleine mobilisation de la surface agricole utile, ».
Objet
Amendement de réécriture de l’article premier afin de revenir et de le réinsérer sur le travail de concertation et de fond qui a été mené lors de l’examen à l’Assemblée Nationale, conjointement avec les rapporteurs, les groupes politiques et le Gouvernement.
Il permet d’éviter la caricature sur un texte important pour donner les lignes directrices et les objectifs de l’agriculture pour les prochaines années, qui sont clés pour sauver la production agricole de notre pays.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 658 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DAUBET, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER |
Alinéa 21
Après la première occurrence du mot :
production
insérer les mots :
, en assurant un traitement équitable aux soutiens de la polyculture élevage
Objet
Cet amendement a pour objet de préciser l’importance, lorsqu'il s'agit de soutenir des filières spécifiques qui rencontrent des difficultés sévères, de ne pas exclure de facto les exploitations dont le choix stratégique s’est porté sur la diversification des activités. De telles orientations, fondées sur une analyse en silo, favorise la monoculture, inadaptée à de nombreux terroir en France.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 659 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. DAUBET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 18 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 660 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DAUBET et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. FIALAIRE et GROSVALET, Mme JOUVE, M. LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 19 |
Après l'article 19
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le second alinéa du I de l’article L. 253-8 du code rural et de la pêche maritime est remplacé par cinq alinéas ainsi rédigés :
« Elle peut être autorisée :
« 1° Sur autorisation préfectorale ;
« 2° Exclusivement par l’usage d’un drone ;
« 3° Uniquement pour l’épandage de produits conformes aux dispositions du II du présent article ;
« 4° Lorsqu’il n’existe pas d’autre solution viable, ou lorsque la pulvérisation aérienne présente des avantages manifestes. »
Objet
Dans le prolongement de l’expérimentation ouverte par la loi Egalim 1, cet amendement vise à assouplir les conditions de transposition de l’article 9 de la directive européenne SUD 2009/128/CE du 21 octobre 2009, en permettant les pulvérisations par drones, sous conditions.
La directive SUD interdit les traitements aériens sauf lorsqu’il n’existe pas d’autre solution viable, ou lorsque la pulvérisation aérienne présente des avantages manifestes.
Or cette technique de traitement, selon les circonstances et productions locales, permet de réduire la pénibilité ou la dangerosité dans les parcelles escarpées, d’ouvrir à l’exploitation des parcelles non mécanisables vouées à l’enfrichement, de parfaire la protection des végétaux inatteignables en hauteur avec un traitement au sol par atomiseur, à faciliter la transition vers des produits naturels nécessitant souvent des passages nombreux.
Elle constitue une avancée notable en faveur de l’attractivité du métier, de sa modernisation, de la conversion au bio et s'inscrit pleinement dans l'objectif du présent projet de loi de renouvellement des générations et d'adaptation au changement climatique.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 661 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BONNEAU ARTICLE 8 |
Alinéa 20, première phrase
Supprimer les mots :
et des entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers
Objet
Les services de remplacement sont des structures locales employant des agents qualifiés, majoritairement en CDI, capables d’assurer des missions de remplacement sur des exploitations agricoles. Les services de remplacement sont des associations dirigées par des agriculteurs.
Véritable partenaire et employeur de la profession agricole, le Service de Remplacement a pour mission d'aider les agriculteurs à poursuivre leur dynamique d'entreprise en assurant leurs remplacements.
Il est nécessaire de préciser que le Service de Remplacement s’adresse strictement aux chefs d’exploitations agricoles. Le remplacement des chefs d’entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers n’entre pas dans ses prérogatives.
Dès lors, cet amendement vise à enlever les entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers du champ de mission des services de remplacement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 662 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. BONNEAU ARTICLE 9 BIS |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 663 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BONNEAU ARTICLE 1ER |
Après l'alinéa 19
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
« .... - Les priorités figurant au 1° du I A du présent article se traduisent par des politiques ayant pour finalités :
« 1° De faciliter le renouvellement des générations en agriculture et pour cela l’installation, la transmission et la reprise d’exploitation.
« 2° De faire connaître les métiers d’exploitant agricole et de salarié agricole, de susciter des vocations agricoles dans le public scolaire et parmi les personnes en reconversion professionnelle ou en recherche d’emploi ;
« 3° De favoriser la diversification des profils des porteurs de projets à l’installation ; d’encourager les formes d’installations collectives et les formes d’installations progressives, y compris le droit à l’essai ;
« 4° De proposer un accueil, une orientation et un accompagnement qui soient à la fois personnalisés, pluralistes et coordonnés, à l’ensemble des candidats à l’entrée en agriculture et des personnes envisageant de cesser et de transmettre leur activité ;
« 5° D’orienter en priorité l’installation en agriculture vers des secteurs stratégiques pour la souveraineté alimentaire et les transitions écologique et climatique, adaptés aux enjeux de chaque territoire, et vers des systèmes de production diversifiés et viables humainement, économiquement et écologiquement ;
« 6° De faciliter l’accès au foncier agricole dans des conditions transparentes et équitables. »
Objet
A l’aune des deux défis majeurs et urgents pour notre souveraineté alimentaire – le défi démographique et le défi climatique – il convient en effet de mobiliser tous les leviers possibles permettant de les relever avec succès.
Cet amendement traduit également l’engagement de l’État à préserver l’agriculture française en soutenant les jeunes générations, qui en sont l’avenir. Le renouvellement des générations est également menacé par des facteurs structurels, comme la difficulté de l’accès au foncier, le niveau d’investissements financiers à consentir, le manque d’attractivité du métier. À terme, ces enjeux mettent en péril non seulement la viabilité de nos exploitations agricoles, mais aussi la sécurité
alimentaire, la transition écologique et le maintien de la vitalité de nos territoires ruraux.
De plus, cette déclinaison intervient dans un souci de cohérence puisque les priorités figurant au 2° , 3° et 4° du I A de l’article 1er sont elles-mêmes précisées.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 664 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
M. BONNEAU ARTICLE 2 BIS AA |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 665 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. SALMON et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 19 BIS B |
Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement vise à supprimer l’article 19 bis B.
L’article renforce les prérogatives de Chambres d’agriculture France en lui conférant un pouvoir normatif vis-à-vis des missions des établissements du réseau et supprime la mention de l’appui des autorités de tutelle dans la mise en œuvre des normes.
L’élargissement des prérogatives de Chambres d'agriculture France, au détriment du ministère de l’agriculture et de l’autonomie des chambres, va à l’encontre du respect de la démocratie agricole et de l’adaptation territoriale des missions des chambres.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 666 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BILLON, MM. BLEUNVEN et CANÉVET, Mme HAVET, MM. LAFON, LONGEOT, COURTIAL et Jean-Michel ARNAUD, Mmes PERROT et ROMAGNY, M. LEVI et Mmes de LA PROVÔTÉ et GACQUERRE ARTICLE 1ER BIS A (SUPPRIMÉ) |
Rétablir cet article dans la rédaction suivante :
L’article L. 1 du code rural et de la pêche maritime est complété par un VIII ainsi rédigé :
« VIII. – La politique en faveur de l’agriculture et de l’alimentation tient compte des spécificités des communes insulaires métropolitaines dépourvues de lien permanent avec le continent, en application de l’article 3 de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale. »
Objet
L’article L.1 du code rural et de la pêche maritime reconnaît déjà la particularité de l’agriculture de montagne. Confrontés à des contraintes similaires, les territoires insulaires métropolitains méritent également une prise en compte spécifique. L’Assemblée nationale avait ainsi adopté une disposition, inscrite à l’article 1er bis A du présent projet de loi, visant à reconnaître la spécificité de l’agriculture insulaire.
Cette reconnaissance s’inscrit dans la continuité de l’article 3 de la loi « 3DS », qui affirme la nécessité d’adapter les politiques publiques aux particularités des territoires insulaires.
En plus des défis communs avec leurs homologues continentaux, les agriculteurs insulaires subissent des surcoûts liés à l’insularité. Les approvisionnements en matériel et produits agricoles, nécessitant un transport maritime, entraînent des frais supplémentaires pouvant atteindre près de 51 euros par tonne. Ces surcoûts affectent lourdement la compétitivité des exploitations insulaires.
L’auteur de cet amendement regrette la suppression de cette avancée en commission et propose de rétablir l’article 1er bis A, indispensable pour soutenir le développement des territoires agricoles insulaires.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 667 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BILLON, MM. BLEUNVEN et CANÉVET, Mme HAVET, MM. LONGEOT, LAFON, COURTIAL et Jean-Michel ARNAUD, Mmes PERROT et ROMAGNY, M. LEVI et Mme GACQUERRE ARTICLE 1ER |
Alinéa 33
Après le mot :
montagne
insérer les mots :
et des communes insulaires métropolitaines
Objet
La rédaction de l’article 1er, portée par les rapporteurs, souligne l’importance d’un développement des territoires équilibré et durable, prenant en compte les spécificités de chaque région. En particulier, sont mises en avant les zones dites "intermédiaires" et les zones de montagnes. Au regard de l'article 3 de la loi 3DS qui dispose que les communes insulaires métropolitaines sont des territoires pour lesquels il doit être "tenu compte de leurs différences de situations dans la mise en œuvre des politiques publiques locales et nationales ", cet amendement propose d'inscrire leur spécificité au sein de cet article.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 668 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BILLON, MM. BLEUNVEN et CANÉVET, Mme HAVET, MM. LONGEOT, LAFON, COURTIAL et Jean-Michel ARNAUD, Mme PERROT, M. LEVI et Mmes de LA PROVÔTÉ, GACQUERRE et HERZOG ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER BIS B (SUPPRIMÉ) |
Après l'article 1er bis B
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le deuxième alinéa de l’article L. 121-10 du code de l’urbanisme est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cette restriction ne s’applique pas aux communes insulaires métropolitaines. »
Objet
Cet amendement propose d’autoriser les territoires insulaires, entièrement soumis à la loi Littoral, à préserver et développer des infrastructures agricoles et alimentaires. Ces infrastructures comprennent notamment les bâtiments agricoles en dur, les tunnels sans fondation destinés à la production ou au stockage, ainsi que les constructions accueillant des activités liées à la production ou à l’exploitation agricole.
La loi Littoral n’autorise l’urbanisation qu’en continuité des villages et agglomérations (article L.121-8 du code de l’urbanisme). Or, la jurisprudence a intégré les infrastructures agricoles dans la notion d’urbanisation, ce qui oblige à les implanter à l’intérieur ou en continuité des zones bâties. Cette situation pose deux difficultés majeures :
• La cohabitation de plus en plus problématique entre habitat et activité agricole.
• Une entrave au lien fonctionnel essentiel entre les parcelles agricoles et leurs infrastructures.
Le présent amendement vise donc à intégrer pleinement la relocalisation alimentaire pour ces territoires dans les dispositions de la loi Littoral. Il propose d’autoriser, dans les espaces proches du rivage, la construction d’infrastructures agricoles même en discontinuité de l’urbanisation, dans la continuité des ajustements déjà opérés par la loi.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 669 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BILLON, MM. CANÉVET, LONGEOT, LAFON, BLEUNVEN, DUFFOURG et COURTIAL, Mme SAINT-PÉ, M. Jean-Michel ARNAUD, Mmes PERROT et ROMAGNY, M. LEVI et Mmes de LA PROVÔTÉ et HERZOG ARTICLE 2 |
Alinéa 3
Remplacer le taux :
30 %
par le taux :
50 %
Objet
Actuellement, seuls 6 600 diplômés en gestion d’entreprise agricole intègrent la vie active chaque année (données 2022). Pourtant, pour assurer un renouvellement minimal des générations dans les 8 à 10 prochaines années, il faudrait au moins 20 000 installations par an.
Les enjeux de renouvellement des générations d’agriculteurs nécessitent un véritable effort. Cet amendement propose ainsi d’inscrire un objectif ambitieux : augmenter de 50 % le nombre d’apprenants dans les formations de l’enseignement agricole technique.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 670 rect. ter 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BILLON, MM. CANÉVET, LONGEOT, LAFON, BLEUNVEN, DUFFOURG et COURTIAL, Mme SAINT-PÉ, M. Jean-Michel ARNAUD, Mmes PERROT, ROMAGNY et JACQUEMET, M. LEVI et Mmes de LA PROVÔTÉ, GACQUERRE et HERZOG ARTICLE 8 |
Alinéa 20, première phrase
Après le mot :
familiales
insérer les mots :
dont la garde d’enfant malade
Objet
Cet amendement s’inspire de deux recommandations formulées par la Délégation aux droits des femmes du Sénat :
• La recommandation n°12 du rapport « Femmes et agriculture : pour l’égalité dans les territoires » (2021), qui propose d’étendre le dispositif de remplacement aux cas de garde d’enfants malades.
• La recommandation n°33 du rapport sur la situation des femmes dans les territoires ruraux (2017), qui préconise « d’adapter l’offre du service de remplacement aux contraintes spécifiques du métier d’agricultrice, en prévoyant notamment une plus grande souplesse ».
En cohérence avec ces recommandations, cet amendement précise que l’État doit intégrer la garde d’enfants malades dans la stratégie des services de remplacement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 671 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
Mme BILLON ARTICLE 2 BIS AA |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 672 rect. quater 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. STANZIONE, ROS et Patrice JOLY, Mme CONWAY-MOURET, MM. OMAR OILI, PLA et BOURGI, Mme MONIER et M. MICHAU ARTICLE 13 TER |
Compléter cet article par deux alinéas ainsi rédigés :
Face au changement climatique et de crises agricoles, il est nécessaire de simplifier la gestion administrative des exploitations.
Il convient d’établir un état exhaustif de tous les documents redondants quelle que soit l’administration d’origine et de fusionner ces documents en fiche unique transmise simultanément à chaque administration demanderesse.
Objet
Cet amendement vise à simplifier la gestion administrative en faisant fusionner certaines déclarations obligatoires qui présenteraient des redondances.
- C’est le cas pour les déclarations de récolte et de revendication, qui sont à établir à 5 jours d’intervalle sans intérêt majeur.
- C’est le cas de la Déclaration Annuelle d’Inventaire et de la Déclaration de stocks, également fusionnables aisément.
- Intégrer l’ancienne DEB (État récapitulatif de TVA) dans le DAE est également possible dans cet objectif de simplification administrative.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 673 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 16 |
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après le 3° du I de l’article L. 214-8 du code rural et de la pêche maritime, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
«…° Pour les chiens de protection de troupeaux, d’un document d’information précisant toutes les offres de formations de dressage existant dans le département. ».
Objet
Les chiens de protection de troupeaux, s'ils sont éduqués correctement, sont le moyen de protection le plus efficace contre les grands prédateurs. Le Plan national loup encourage à bon escient leur acquisition.
Néanmoins, le développement de la présence de ces animaux peut entrainer certaines difficultés de coexistence avec les populations locales ou les promeneurs.
Le bien-être des canidés est également parfois sujet à caution.
Pour toutes ces raisons, les auteurs et autrices de cet amendement considèrent comme primordial d'encourager tous les éleveurs qui acquièrent un ou plusieurs chiens de protection à suivre une formation en dressage pour favoriser une action la plus efficace possible du chien, une cohabitation plus apaisée avec le voisinage et le bien-être de l'animal.
Nombre de formations sont dispensées par des acteurs publics, privés, par les chambres d'agriculture ou même des associations.
Cet amendement propose d'en faire la promotion et obligeant les éleveurs canin à fournir un document répertoriant ces formations à chaque acquéreur de chien de protection de troupeau afin de l'inciter à y recourir et de lui fournir l'information.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 674 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 16 |
Alinéa 1
Supprimer cet alinéa.
Objet
Le I de l’article 16, dont la rédaction est juridiquement hasardeuse, vise à instaurer une exception au principe de non-régression pour les dispositions relatives aux chiens de troupeaux. Dans son avis, le Conseil d’Etat relève que ces dispositions, qui ont pour seul effet de conférer au pouvoir réglementaire la compétence pour modifier les seuils et les critères d’une rubrique particulière de la nomenclature des installations classées, ne sauraient exonérer le pouvoir réglementaire du respect, dans l’exercice de cette compétence, des exigences prévues par les textes législatifs relatifs à la protection de l’environnement, en particulier le principe de non-régression de la protection de l’environnement posé par le 9° du II de l’article L. 110-1 du code de l’environnement.
Il « constate que les dispositions du projet de loi sont dépourvues d’utilité et propose, en conséquence, de ne pas les retenir. ».
De plus, si des exceptions aux principe de non-régression sont créées pour certains secteurs, il deviendrait injuste de les refuser à d’autres. Une multiplication des dérogations aboutirait à vider le principe de sa substance et à créer des inégalités.
Il est donc proposé de supprimer cet alinéa, qui n'empêche pas le Gouvernement de faire usage de son pouvoir règlementaire, étant entendu que les auteurs et autrices de cet amendement ne s'opposent à la sortie des meutes de chien de protection des troupeaux des normes ICPE existants pour les élevages canins.
Cet amendement a été travaillé avec France Nature environnement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 675 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 17 |
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement établit une stratégie nationale de structuration et de valorisation de la filière laine française. Elle comporte un état des lieux de la filière et des perspectives de développement, elle formule des recommandations pour mieux accompagner le développement de cette filière, en particulier sur les volets de la sensibilisation des éleveurs, de la transformation et de la distribution des produits contenant de la laine.
Objet
Par cet amendement, inspirée par notre collègue députée Marie Pochon, plutôt que l’actuel 1er alinéa (inutile, car indiquant dans la loi une faculté déjà existante du pouvoir réglementaire), nous proposons d’utiliser cet article pour établir une véritable stratégie de structuration et de valorisation de la filière laine française.
La délocalisation de l’industrie du textile française et des sites de lavage vers l’Asie, le développement des fibres synthétiques au détriment des fibres naturelles ainsi que la baisse du prix à l’échelle mondiale ont conduit les éleveurs ovins français à se désintéresser de leur laine. Pourtant, la laine constitue une ressource naturelle pour la confection textile, la construction ou la protection des sols et pourrait ainsi constituer une source de revenu additionnel pour les éleveurs.
Dans ce contexte et dans la perspective de libérer l’exercice de la valorisation de la laine pour les éleveurs, il est nécessaire d’agir de manière structurelle pour relocaliser et structurer la filière. Cela suppose d’agir sur tous les maillons de la chaîne de production de la laine (sensibilisation des éleveurs, organisation des chantiers de tonte, site de lavage, transformation, distribution, valorisation auprès du consommateur etc.).
Cet amendement supprime au passage la possibilité de légiférer par ordonnance pour modifier le régime juridique de l'aquaculture. Le Parlement ne saurait être dessaisi d'un tel débat.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 676 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 17 |
Supprimer cet article.
Objet
Le I de l’article 17, dont la rédaction est juridiquement hasardeuse, vise à instaurer une exception au principe de non-régression pour les dispositions relatives aux chiens de troupeaux. Dans son avis, le Conseil d’Etat relève que ces dispositions, qui ont pour seul effet de conférer au pouvoir réglementaire la compétence pour modifier les seuils et les critères d’une rubrique particulière de la nomenclature des installations classées, ne sauraient exonérer le pouvoir réglementaire du respect, dans l’exercice de cette compétence, des exigences prévues par les textes législatifs relatifs à la protection de l’environnement, en particulier le principe de non-régression de la protection de l’environnement posé par le 9° du II de l’article L. 110-1 du code de l’environnement.
Il « constate que les dispositions du projet de loi sont dépourvues d’utilité et propose, en conséquence, de ne pas les retenir. ».
De plus, si des exceptions aux principe de non-régression sont créées pour certains secteurs, il deviendrait injuste de les refuser à d’autres. Une multiplication des dérogations aboutirait à vider le principe de sa substance et à créer des inégalités.
Il est donc proposé de supprimer cet alinéa, qui n'empêche pas le Gouvernement de faire usage de son pouvoir règlementaire, étant entendu que les auteurs et autrices de cet amendement ont bien conscience de la nécessité d'accompagner et de renforcer la filière de la laine française.
Cet article prévoit également des adaptations de classement ICPE et/ou IOTA pour l’aquaculture par ordonnance.
Le fait de légiférer par ordonnance pose un problème de transparence et ne permet pas de lever les doutes quant aux risques que pourraient représenter des reculs quant au régime des installations classées. Particulièrement alors que depuis deux ans le Gouvernement s'évertue à réduire à peau de chagrin la démocratie environnementale et la consultation du publique.
Ainsi, la simplification annoncée par le Gouvernement ne doit pas viser à faciliter, sans réflexion sur la transition écologique du secteur, l’implantation de productions aquacoles dont les impacts environnementaux et en matière de bien-être animal sont avérés.
Pour toutes ces raisons, il est demandé la suppression de cet article.
Cet amendement a été travaillé avec France Nature environnement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 677 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 18 |
Après le mot :
publique
insérer les mots :
et à condition d’être intégré dans les différents schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux définis à l’article L. 212-1 du code de l’environnement
Objet
Cet amendement, directement inspiré des travaux de nos collègues députés socialistes vise à assurer sur l’ensemble du territoire une véritable planification en matière de gestion de l’eau.
Faute d'une grande loi sur l'eau dans laquelle les dispositions du présent article auraient du être intégrées et discuter dans un cadre global, il convient d'encadrer des dispositions du présent article en les conditionnant au respect des schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux existants pour chaque bassin ou groupement de bassins.
Dans son rapport sur la gestion de l’eau quantitative la Cour des comptes souligne que « La carte de France des Sage reste très incomplète. Elle ne couvrait en 2021 que 54,4 % du territoire national (43,5 % en 2010). (...) Qu’elle soit définie dans les Sage ou les outils contractuels, la politique de l’eau doit s’inscrire localement dans un projet préalablement concerté entre toutes les parties prenantes, porté par les collectivités territoriales et s’appuyant sur des études scientifiques actualisées. »
Nous portons la conviction que pour éviter tout conflit d’usage de l’eau, l’État, les porteurs de projets et l’ensemble des collectivités concernées doivent s’appuyer sur la démocratie locale, la science et la cohérence à travers des documents de planification qui permettent d’appréhender l’ensemble des enjeux, de mettre en place des actions d’économie de la ressource en eau et ainsi garantir à l’ensemble de la population l’accès à l’eau.
Tel est le sens du présent amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 678 30 janvier 2025 |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 QUATER |
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Après l’article L. 311-2-2 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un article L. 311-2-3 ainsi rédigé :
« Art L. 311-2-3. Sans préjudice des dispositions des articles L. 111-3 et suivants du code de l’urbanisme et dès lors que le terrain occupé par l’exploitation agricole ou pastorale ne comporte pas de lieu d’habitation, le statut d’actif agricole défini à l’article L. 311-2 du présent code ouvre à son titulaire le droit d’installer un logement de fonction sous la forme d’une résidence démontable constituant son domicile permanent au sens de l’article R. 111-51 du code de l’urbanisme et dont les modalités techniques doivent permettre :
« 1° que cette installation n’affecte pas durablement les fonctions écologiques du sol, en particulier ses fonctions biologiques, hydriques et climatiques ainsi que son potentiel agronomique ;
« 2° que cette installation ne soit pas incompatible avec l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière sur la parcelle de l’exploitation ».
II. – À la deuxième phrase de l’article L. 444-1 du code de l’urbanisme, après le mot : « constructibles », sont insérés les mots : « sauf s’ils concernent les personnes, terrains et installations visées à l’article L. 311-2-3 du code rural et de la pêche maritime. ».
Objet
Cet amendement vise à permettre aux agriculteurs d’installer un logement de fonction et de vivre directement sur leurs exploitations agricoles grâce à des habitations réversibles, c'est-à-dire sans fondation (maison bois, mobil-home, yourtes...), et qui n'entraînent pas d’artificialisation des terres.
A ce jour, le projet de loi agricole présenté par le gouvernement ne prévoit rien pour permettre aux agriculteurs de vivre et travailler sur leurs terres. Or, la difficulté à trouver un logement en bon état, peu coûteux, peu énergivore et proche de l’exploitation freine de nombreux candidats à l’installation, en particulier les non issus du milieu agricole qui constituent le principal vivier de candidats à l’installation. Cette situation est encore aggravée par la pression immobilière sur les régions les plus touristiques, réduisant l'offre de logements disponibles tout en augmentant fortement les prix à la location.
Ainsi, la possibilité laissée à un exploitant agricole, et en particulier pour les NIMA, d’installer sur les terres agricoles qu’ils possèdent ou louent en l’absence de bâtiment d’habitation, une résidence démontable, concourt à la transition vers des systèmes de production diversifiés et viables économiquement ainsi qu’à la nécessaire diversification des profils mentionnée à l’alinéa 32 de l’article 1 du projet de loi.
Par leur caractère économique, ces résidences démontables participent des « formes d’installation progressive », visées à au 4° de l'article 8.
De plus, en permettant aux exploitants de réduire leur charge de logement, cet amendement concourt ainsi à l’amélioration de leurs revenus et à l’attractivité du métier d’exploitant agricole.
Enfin, sans imperméabilisation du sol, et permettant sa désinstallation en cas d’arrêt de l’activité agricole, ces résidences démontables dits habitats réversibles participent bien des objectifs de « transition vers des modèles agricoles plus résilients sur les plans économique, social et environnemental » mentionnés dans le texte initial.
C’est pourquoi le présent amendement propose de faciliter l’accès aux habitats réversible pour les exploitants agricoles.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 679 30 janvier 2025 |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 20 |
Après l'alinéa 1
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
…° Après le 8° de l’article L. 632-1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« ...° Promouvoir les produits biologiques au sens de l’article L. 641-13 du présent code et améliorer la connaissance de l’agriculture biologique afin d’atteindre les objectifs fixés au I de l’article L.1 . » ;
Objet
Les interprofessions ont dans leurs missions la promotion des produits agricoles et alimentaires. Ces budgets correspondent parfois à la moitié du budget total annuel de l’interprofession et se chiffrent en millions d’euros. Alors que l’agriculture biologique contribue au financement de ces structures interprofessionnelles, les produits biologiques bénéficient de budgets promotionnels très en deçà de ce qui serait nécessaire pour stimuler la consommation. A titre d’exemple dans la filière des fruits et légumes alors que les cotisations provenant des filières biologiques s’élèvent à plus de 3 millions d’euros annuels, les montants réinjectés dans la promotion Business to Consumers des produits bio est quasi inexistante.
La campagne #Bioréflexe portée par l’Agence Bio a montré qu’avec une communication grand public au budget limité on pouvait stimuler la consommation, la campagne précédente ayant généré +5% de chiffres d’affaires bio dans la semaine suivante alors qu’on était sur de la communication pro bono uniquement en radios. Il est donc primordial d’avoir une communication consommateurs des filières sur les produits bio qui soit intégrée aux budgets des interprofessions.
Cet amendement a été travaillé avec la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 680 30 janvier 2025 |
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MM. GONTARD, SALMON et JADOT, Mme GUHL, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 20 |
Après l’alinéa 3
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Les organisations interprofessionnelles reconnues au titre de l’article L. 632-2 élaborent et publient des indicateurs spécifiques aux productions des filières biologiques, au sens de l’article L. 641-13. Elles s’assurent que les filières biologiques accèdent à l’ensemble des outils nécessaires au pilotage des volumes et au suivi des marchés. » ;
Objet
Les interprofessions déclinent leurs travaux autour des grands axes d'actions suivants : améliorer la connaissance et la transparence de la production et du marché ; contribuer à une meilleure coordination de la mise sur le marché des produits ; explorer les marchés d'exportation ; exploiter le potentiel des produits ; identifier et répondre aux nouvelles attentes des consommateurs ; réaliser des recherches nécessaires à l'innovation pour répondre aux nouveaux besoins des marché et aux goûts des consommateurs.
La baisse de la croissance du marché biologique était largement anticipable d’un côté avec le non-respect des objectifs de consommation en restauration collective fixés par Egalim (objectif de 20% de produits bio en 2022), de l’autre par la multiplication des allégations de qualité non encadrées et l’absence de message de communication clair sur les produits biologiques depuis plusieurs années, en dehors des communications des marques. Le suivi des données de marché est nécessaire pour permettre à chaque filière de piloter minutieusement l’équilibre offre / demande et éviter de trop gros a-coups sur le marché ; de même que la connaissance des comportements de consommation, leurs évolutions et la façon de les faire évoluer.
De par sa représentation minoritaire dans les interprofessions, puisqu’elle représente 10% des surfaces et 14% des fermes, l’agriculture biologique a du mal à faire entendre sa voix et à obtenir des outils de suivi dédiés. Des interprofessions comme le CNIEL ont déjà avancé sur la construction d’outils spécifiques à l’agriculture biologique avec notamment un poste d’économiste depuis 2022 mobilisé sur les filières biologiques. Les autres interprofessions doivent rejoindre cette dynamique, notamment les fruits et légumes, pour lesquels le marché bio est significatif, mais aussi les céréales et grandes cultures. Cela permettrait de rassurer grandement les exploitations engagées en agriculture biologique, largement fragilisées.
Cet amendement a été travaillé avec la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 681 rect. 31 janvier 2025 |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 682 30 janvier 2025 |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 683 30 janvier 2025 |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 2 |
Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
…. – Des conventionnements dédiés avec les acteurs de l’enseignement, de l’emploi, de la formation et de l’accompagnement à l’installation peuvent être conclus dans le cadre des projets alimentaires territoriaux définis à l’article L. 111-2-2 du code rural et de la pêche maritime.
Objet
Cet amendement prévoit que les politiques d’orientations et de formation en matière agricole s’inscrivent également, le cas échéant, dans le cadre des projets alimentaires territoriaux. Dans un contexte où la moitié des agriculteurs et agricultrices partiront à la retraite d’ici 2030, l’écosystème de la formation, dans une perspective de renouvellement des générations, doit être soutenu à toutes les échelles. Cet écosystème doivent pouvoir tirer pleinement profit des outils déjà mobilisés au niveau territorial pour soutenir la formation et l’installation et promouvoir une meilleure articulation entre lycées d’enseignement agricole, lycées hôteliers et projets alimentaires territoriaux.
Cet amendement a été travaillé avec les associations France urbaine et AgriParis Seine.
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N° 684 30 janvier 2025 |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 10 |
Après l’alinéa 5
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Il s’articule avec les autres outils déployés sur le territoire, notamment ceux élaborés dans le cadre des projets alimentaires territoriaux définis à l’article L. 111-2-2 du code rural et de la pêche maritime.
Objet
Cet amendement propose de renforcer la cohérence territoriale entre le réseau ou "France installation - transmissions" (ex "France services agriculture ») et les outils élaborés dans le cadre des projets alimentaires territoriaux.
Les projets alimentaires territoriaux définissent des actions opérationnelles pour accélérer la transition agricole et alimentaire dans les territoires, selon les spécificités de ces territoires. Il sera pertinent que le futur réseau « France services agriculture » puisse s’appuyer sur les outils déployés à ce niveau.
Cet amendement a été travaillé avec les associations France urbaine et AgriParis Seine.
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N° 685 30 janvier 2025 |
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Après l’article 12
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le I de l’article L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime est complété par une phrase ainsi rédigée : « Il tient compte des orientations des projets alimentaires territoriaux définis à l’article L. 111-2-2. »
Objet
Cet amendement vise à ce que le schéma directeur régional des exploitations agricoles tienne compte des orientations des projets alimentaires territoriaux.
Les transmissions et reprises nécessitent de déployer une approche de détection et d’accompagnement en amont en vue de construire une trajectoire d’installation-transmission lisible et correspondant aux objectifs du territoire. Il est essentiel de garantir une meilleure articulation entre projets alimentaires territoriaux et gouvernance foncière.
Cet amendement a été travaillé avec les associations France urbaine et AgriParis Seine.
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N° 686 30 janvier 2025 |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
Alinéas 2 à 5
Rédiger ainsi ces alinéas :
1° Au début, il est ajouté un article L. 1 A ainsi rédigé :
« Art. L. 1 A. – I. – La protection, la valorisation et le développement de l’agriculture et de la pêche garantissent la souveraineté agricole et alimentaire de la Nation, qui contribue à la défense de ses intérêts fondamentaux.
« L’agriculture, au sens du présent livre, qui s’entend des activités réputées agricoles en application de l’article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime, comprend notamment l’élevage, l’aquaculture, le pastoralisme, la viticulture, les semences, l’horticulture et l’apiculture.
« II. – Les politiques économiques, sociales et environnementales concourent à assurer la souveraineté alimentaire et agricole de la France, définie, conformément à la résolution 73/165 de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales adoptée le 17 décembre 2018, comme le droit des peuples de définir leurs systèmes alimentaires et agricoles et le droit à une alimentation saine et culturellement appropriée produite avec des méthodes écologiques et durables respectueuses des droits de l’homme. » ;
Objet
Cet amendement a pour objet de rétablir partiellement la version du nouvel article L.1 A du code rural et de la pêche maritime plus lisible que la version modifiée de la commission des Affaires économiques du Sénat.
Ce nouvel article L. 1 A relatif aux orientations des politiques publiques associées à la protection de la souveraineté alimentaire, propose une définition de cette dernière qui demeure incomplète au regard de la définition admise de la souveraineté alimentaire par les instances internationales (FAO, 1996) et adoptée par l’Assemblée générale des Nations-Unies dans sa déclaration sur les droits des paysans en 2018.
En effet, elle ne fait nullement référence aux implications commerciales, aux droits et aux revenus des agriculteurs. Elle est même contradictoire avec certains objectifs des politiques publiques agricoles poursuivis par ailleurs et entretient la confusion entre souveraineté alimentaire et sécurité alimentaire.
Cet amendement vise donc à préciser la définition de souveraineté alimentaire de la France en s’appuyant sur le cadre international de la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales, adoptée en 2018 par l’Assemblée générale des Nations-unies, dans laquelle est définie la souveraineté alimentaire, fruit de longues années de travail du mouvement international Via Campesina.
Cet amendement supprime enfin les notions juridiquement non définies et potentiellement problématiques de "principe de non-régression de la souveraineté alimentaire" et de "protection du potentiel agricole de la Nation ne [pouvant] faire l’objet que d’une amélioration constante" et ne reprend pas, pour les mêmes raisons celle "d'intérêt général majeur" issue du texte de l'Assemblée nationale.
Cet amendement est inspiré d'une proposition de la Confédération Paysanne, et le collectif Nourrir.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 687 30 janvier 2025 |
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Alinéa 10
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 2° D’assurer l’adéquation entre la production agricole nationale et les besoins alimentaires de la population ; »
Objet
Cet amendement a pour objet de mettre en cohérence les priorités politiques en faveur de la souveraineté alimentaire inscrite dans l'article L.1 du code rural par la commission du Sénat.
Les auteurs et autrices de cet amendement considère que la compétitivité de l'agriculture française ne concoure qu'à la marge à la souveraineté alimentaire du pays. Au contraire, la compétitivité de l'agriculture française est un enjeu qui concerne principalement la place de notre agriculture dans la compétition économique mondiale et donc la production agricole destinée à l'exportation.
Ils et elles jugent donc cette priorité totalement contradictoire avec l'objectif recherché. Ils et elles jugent également dangereux tant écologiquement que socialement de placer le renforcement de notre compétitivité comme objectif principal de notre politique agricole. En agriculture comme dans toutes les activités économiques, la recherche de compétitivité à tout prix n'est qu'une course sans fin et ingagnable vers le moins disant social et écologique. Considérant les difficultés économiques de nombreux agriculteurs, les conditions de travail problématiques de nombreux travailleurs agricoles et l'impact délétère de nombreuses pratiques agricoles sur notre environnement, la recherche de compétitivité, si elle demeure un paramètre important, ne peut représenter un objectif en soi.
Les auteurs et autrices de cet amendement considèrent à l'opposée que les politiques publiques doivent œuvrer à renforcer l'adéquation entre la production agricole française et les besoins alimentaires de notre pays. La souveraineté alimentaire est par essence même la capacité de notre agriculture à nourrir les Françaises et les Français, à limiter nos importations de denrées alimentaires plutôt que de renforcer notre capacité à exporter nos productions. Dans une logique de souveraineté comme dans l'indispensable logique de raccourcissement des circuit économiques, il convient d'inverser totalement les objectifs.
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N° 688 30 janvier 2025 |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
Alinéas 13 et 14
Supprimer ces alinéas.
Objet
Cet amendement vise à supprimer les alinéas 13 et 14 introduits par un amendement du rapporteur de la commission et dont la rédaction invite la France à se placer en queue de peloton des 27 en matière de respect des exigences sociales et environnementales européennes et laisse à penser que la France profiterait davantage de la politique agricole commune qu’elle n’ y contribuerait.
Ce n’est pas rendre hommage à notre pays fondateur de l’Union et moteur de la construction européenne que de l’inviter à être un élève médiocre dans l’application des règles et la défense des valeurs européennes. C’est encore plus grave de le présenter comme un passager clandestin qui tire plus de l’Europe qu’il n’y contribue.
L’honneur de la France et sa vocation universelle dans l’Histoire des Nations a toujours été de représenter une avant-garde du progrès humain.
Interdire à la France d’être, en Europe, à la pointe du progrès humain et de l’indispensable transition écologique est une bien piètre vision de l’image de notre pays.
Comme ils l’ont toujours défendu, les écologistes considèrent que, fidèle à son histoire, la France doit montrer l’exemple pour ne cesser de faire progresser le projet européen.
Tel est le sens de cet amendement de suppression.
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N° 689 30 janvier 2025 |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
Alinéas 15 à 18
Supprimer ces alinéas.
Objet
Les auteurs et autrices de cet amendement s’étonnent que contrairement à son habitude, le rapporteur du Sénat ait confirmé l’inscription dans la loi d’une demande de rapport du Gouvernement au Parlement présentant une programmation pluriannuelle de l’agriculture française...
Ils et elles considèrent pour leur part que pareil que la place d’une telle demande dans le code rural est discutable mais qu’en tout état de cause, il est juridiquement curieux de faire figurer une demande d’une telle précision dans l’article liminaire du code rural qui détermine les finalités de la politique agricole française.
Le Sénat, qui se fait une fierté de « bien faire la loi » serait fondée à supprimer cette disposition.
D’autant que sur le fonds l’objectif de ce rapport est une planification absurdement productiviste des rendements de chaque filière agricole sans aucune corrélation avec les besoins du pays ou les équilibres de marché dont dépend la rémunération des agriculteurs.
Si les auteurs de cet amendement partagent la nécessité de recouvrir notre souveraineté alimentaire, ils sont défavorables au fait d’inscrire dans la loi une approche aussi productiviste, dès lors qu’ils partagent également la nécessité de revoir certains de nos modes de consommation pour tendre vers davantage de qualité et non nécessairement de quantité.
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N° 690 30 janvier 2025 |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
Alinéa 23
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 3° D’améliorer la coopération agricole sur le plan international, en soutenant les capacités exportatrices nécessaires à la sécurité alimentaire mondiale dans le respect de la souveraineté alimentaire des pays tiers, en maîtrisant les dépendances aux importations dans les filières stratégiques pour la souveraineté agricole et alimentaire, en sécurisant les approvisionnements alimentaires du pays, en privilégiant l’approvisionnement national dans le respect des règles du marché intérieur de l’Union européenne et des engagements internationaux, sans engendrer de concurrence déloyale ;
Objet
La réécriture de ce passage par le rapporteur du Sénat propose de manière antithétique d’améliorer tout à la fois « la compétitivité et la coopération agricole » . Cette référence à la compétitivité est incongrue dans un alinéa relatif à la coopération internationale en matière alimentaire...
Cet amendement a pour but de revenir à une version plus proche de celle l’Assemblée nationale mais complétée par une indispensable mention de la souveraineté alimentaire des pays tiers.
La France doit s’assurer que ses politiques agricoles et alimentaires n’aient pas d’impacts négatifs ou d’effets délétères sur le droit à l’alimentation et la souveraineté alimentaire des pays tiers, en particulier les pays en développement.
D’une part, du fait de leurs engagements régionaux et internationaux, la France et l’ensemble des États Membres de l’UE sont soumis à des obligations extraterritoriales et doivent s’assurer de :
- Respecter les droits humains, ne pas porter atteinte aux droits humains dans d’autres pays
- Protéger les populations des violations des droits humains, notamment en s’assurant que les acteurs économiques de la chaîne alimentaire qui opèrent sur le marché international et/ou à l’étranger ne portent pas atteinte aux droits humains, en particulier les droits des paysans, le droit à l’alimentation des populations et les droits environnementaux.
- Participer à la réalisation des droits humains au niveau international en mettant en œuvre des politiques de développement et une coopération internationale conformes et adaptées.
En outre, la France doit assurer la cohérence de ses politiques sur le développement des États tiers, un principe inscrit dans le Traité de l’Union européenne et dans le Traité de Lisbonne. Cela doit se traduire par l’analyse des impacts des politiques publiques sur le développement des pays tiers. Il convient à travers ce projet de loi de s’assurer que nos importations et nos exportations ne nuisent pas à leurs économies locales, leurs agricultures, la santé des populations et leur environnement, lorsqu’elles sont justifiées et après une évaluation de leurs impacts.
En effet, en contradiction avec l’objectif affiché de concourir à la sécurité alimentaire mondiale, le système agricole et alimentaire français contribue parfois à la déstabilisation des filières locales dans les pays en développement (PED) et réduit leur capacité à développer leur propre souveraineté alimentaire, à travers plusieurs mécanismes, notamment :
- l’importation de matières premières agricoles, en particulier les protéines végétales destinées à l’alimentation animale, issues de pratiques intensives qui menacent les ressources locales (sols, eau) et la capacité nourricière des pays du Sud et contribuent à la déforestation et l’effondrement de la biodiversité sauvage et cultivée ;
- l’export dans les pays en développement de matières premières agricoles à très bas coût, voire en-deçà des coûts de production, qui concurrencent de façon déloyale les productions locales dans les pays du Sud et renforce leur dépendance aux produits importés, au marché mondial et à la volatilité des prix de l’alimentation.
Ces exportations à bas coûts sont les conséquences d’une politique agricole qui subventionne de façon indirecte les produits exportés vers les pays tiers, et d’une politique commerciale qui ne permet plus de protéger les agricultures locales du dumping alimentaire ou d’autres formes de concurrence déloyale. La loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture doit protéger les agricultures locales, ici et dans les pays en développement, pour porter une vision cohérente et solidaire de la souveraineté alimentaire.
C’est le sens de cet amendement, travaillé avec le collectif Nourrir.
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N° 691 30 janvier 2025 |
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Alinéa 26
Supprimer les mots :
techniques et scientifiques
Objet
Il ne parait pas opportun aux auteurs et autrices de cet amendement de limiter l'adaptation au changement climatique à des solutions scientifiques et techniques.
Si ces dernières peuvent exister elles ne peuvent constituer une exclusive. De la recherche agronomique à la sobriété des usages en passant par une modification des pratiques notamment des choix de culture, l'adaptation de notre agriculture au changement climatique, plus grand défi de l'histoire de l'humanité, nécessitera bien d'autres solutions que le seul recours à la technologie...
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N° 692 30 janvier 2025 |
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Après l’alinéa 26
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« …° D’adapter les pratiques agricoles à la raréfaction de la ressource en eau ;
Objet
Alors que le monde bat chaque année les records de chaleurs de l'année précédente, alors les périodes caniculaires se multiplient, alors que les sécheresses estivales se multiplient et s'allongent en durée, alors que l'avenir même de l'agriculture dans certains département interrogent, il semble désormais impératif d'inscrire dans les objectifs de notre politique agricole, figurant à l'article 1 du code rural, l'indispensable adaptation à raréfaction de la ressource première de l'agriculture que représente l'eau.
Tel est le sens de cet amendement.
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N° 693 30 janvier 2025 |
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Après l’alinéa 27
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« …° D’accompagner les agriculteurs pour limiter l’utilisation de produits phytosanitaires, d’engrais de synthèse et d’intrants chimiques ;
Objet
La sortie des pesticides est impératif environnemental majeur, un impératif économique tant l'avenir de l'agriculture dépend, entre autres, de la préservation des populations d'abeilles et des vers de terre, un impératif de santé publique, etc. Alors que les politiques agricoles ont œuvré depuis plusieurs décennies à accroitre notre dépendance aux intrants chimiques, il est temps de faire machine arrière.
Le déclenchement de la guerre en Ukraine a fait état de la grande dépendance de la France aux engrais azotés. Ainsi près de 80 % de la consommation de fertilisants azotés en France est importée, une dépendance « source de vulnérabilité » pour les filières agricoles, alerte le Secrétariat général à la planification écologique (SGPE). La France importe près de la moitié de ses consommations intermédiaires (engrais, pesticides, acides aminés, tourteaux, etc). De fait aucune politique de souveraineté alimentaire digne de ce nom ne peut exister sans une réduction drastique de notre dépendance aux intrants.
Dans cette transition délicate, c'est une mission primordiale de la puissance publique que d'accompagner les agriculteurs dans cette démarche.
Tel est le sens de cet amendement.
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N° 694 30 janvier 2025 |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 9 BIS |
Rédiger ainsi cet article :
Le chapitre préliminaire du titre III du livre III du code rural et de la pêche maritime est complété par un article L. 330-10 ainsi rédigé :
« Art. L. 330-10. – En lien avec le plan national d’adaptation au changement climatique et la stratégie nationale bas carbone définie à l'article L. 222-1 B du code de l'environnement, l’État établit une cartographie des évolutions anticipées du changement climatique à horizon de 20 ans, actualisée tous les 5 ans, pour présenter aux acteurs de la politique de formation et d’installation les contraintes pesant sur la production agricole, comme aux acteurs publics et privés de la gestion forestière les contraintes pesant sur les forêts françaises et les informer dès à présent :
« 1° À l’amont, des évolutions observées et anticipées des aptitudes productives liées aux déterminants environnementaux - en particulier, la qualité des sols, la pluviométrie et la disponibilité de la ressource en eau, l’évolution de la fréquence et de l’intensité des épisodes de sécheresse, de canicule et de gel, l'ensoleillement - et sanitaires par région ;
« 2° À l’aval, des évolutions observées et anticipées des habitudes alimentaires et de la consommation de matériaux biosourcées liées aux tendances démographiques, culturelles comme aux besoin nutritionnels et sanitaires.
« Une déclinaison régionale de cette cartographie est réalisée.
« Cette cartographie est rendue accessible au public et mobilisable par les agents de l'Office national des forêts et par les conseillers du réseau France installations-transmissions mentionné à l’article L. 330-4 pour orienter les candidats à l'acquisition forestière ou l’installation agricole qui le souhaitent. »
Objet
Les auteurs et autrices de cet amendement saluent la volonté planificatrice de cet article ajouté en commission, qui invite l'Etat à mobiliser de nombreuses ressources pour anticiper le devenir de la production agricole française à moyen terme.
Ils et elles pensent cependant qu'en se concentrant sur "les opportunités de marché" la cartographie proposée manque l'essentiel. En effet, c'est pour anticiper l'impact du changement climatique sur la production agricole qu'il convient de mobiliser un tel effort d'intelligence publique.
Les auteurs de cet amendement considère également qu'un travail d'une telle ampleur doit nécessairement inclure la gestion forestière dont les besoins de planifications sont nettement plus importants que l'agriculture, considérant que le choix des essences plantées aujourd'hui engage les propriétaires forestiers sur plusieurs décennies.
Ce travail trouve naturellement à s'articuler avec les documents cadres de planification que sont le Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) et la Stratégie nationale bas carbone (SNBC).
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 695 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 14 QUINQUIES |
Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
… – Le I de l’article L. 151-11 du code de l’urbanisme est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« …° Définir des zones sur lesquelles l’utilisation de produits phytosanitaires par quelque vecteur que ce soit est encadrée ou interdite. »
Objet
Alors la limitation et la sortie des pesticides constituent un impératif environnemental, sanitaire et économique cet amendement proposer d'inclure la possibilité pour les communes d'inclure dans espaces agricoles, naturels et forestiers de leur plan local d'urbanisme (PLU) des zones sans pesticide. Cette disposition s'inspire des Zone de non traitement (ZNT) déjà existante, mais en accroit l'ambition.
Que cela soit pour préserver des espaces habités ou occupés, des zones de captages ou des cours d'eau où même pour orienter la destination de parcelle agricole lors de leur transmission, une telle disposition représenterait un outil d'aménagement du territoire utile pour les conseils municipaux.
Le plan local d'urbanisme étant un outil très largement concerté, la définition de telles zones feraient nécessairement l'objet de délibérations nourries avec l'ensemble des acteurs concernés au premier rang desquels les agriculteurs.
Pour ne pas recourir à une loi nationale uniforme, quelle meilleure solution que de renforcer le pouvoir des collectivités pour avancer de manière localisée et concertée vers la sortie des pesticides.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 696 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GONTARD et SALMON, Mme GUHL, MM. JADOT, BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et FERNIQUE, Mme de MARCO, M. MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 16 |
Après l’alinéa 16
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« …° Qu’au maire de la commune sur le territoire de laquelle les faits se sont produits s’il a demandé à son détenteur ou propriétaire du chien incriminé la mise en œuvre de mesures correctives prévues à l’article L. 211-11 du code rural et de la pêche maritime ou la réalisation d’une évaluation comportementale du chien prévue aux articles L. 211-11 et L. 211-14-1.
Objet
Cet amendement a pour objet d'élargir la présomption prévue par l'article 16 pour les propriétaires de chiens de protection troupeaux, aux maires des communes concernées par les faits, dans la mesure où ils ont pris les mesures de prévention pour les chiens problématiques prévues par le code rural.
En effet, les maires sont en première ligne dans les conflits d'usages et en cas d'incidents entre les propriétaires de chien de protection de troupeaux et les habitants de la commune ou les randonneurs.
Comme pour les propriétaires de chien, la question de leur responsabilité est une problématique de plus en plus prégnante.
Les auteurs de cet amendement partagent la volonté, comme pour les propriétaires de chiens, de sécuriser juridiquement les maires qui n'auraient fait preuve d'aucune négligence face au comportement potentiellement dangereux d'un animal.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 697 rect. ter 3 février 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 698 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GREMILLET et RIETMANN, Mme BELRHITI, MM. PANUNZI, KHALIFÉ, SOL et BRISSON, Mme BERTHET, MM. BURGOA, KLINGER et de LEGGE, Mme MALET, M. Henri LEROY, Mmes MICOULEAU, DEMAS et VENTALON, MM. CHATILLON et BELIN, Mmes JOSENDE et JOSEPH, MM. GENET, SOMON et BACCI, Mme DUMONT, M. POINTEREAU, Mmes BELLUROT et DREXLER, M. SIDO, Mme BONFANTI-DOSSAT, M. BOUCHET, Mme IMBERT, M. REYNAUD, Mme RICHER et MM. LEFÈVRE, Daniel LAURENT et MILON ARTICLE 10 BIS |
Compléter cet article par sept alinéas ainsi rédigés :
3° L’article L. 321-6 est ainsi rédigé :
« Art. L. 321-6. – L’associé d’exploitation est :
« 1° La personne non salariée âgée de dix-huit ans révolus et de moins de trente-cinq ans qui, descendant, frère, sœur ou allié au même degré du chef d’exploitation agricole ou de son conjoint, a pour activité principale la participation à la mise en valeur de l’exploitation ;
« 2° L’associé à l’essai mentionné à l’article L. 330-9 qui répond à des critères fixés par décret, s’il n’exerce l’essai sous aucun autre statut social.
« Dans le cas mentionné au 2° du présent article, les articles L. 321-7 à L. 321-12 ne sont pas applicables. »
4° Le I de l’article L. 331-3-1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« …° Lorsqu’une personne bénéficiant de la convention prévue à l’article L. 330-9 s’associe au sein de la structure sociétaire dans laquelle l’essai a été réalisé, ou que plusieurs chefs d’exploitation soumis à la même disposition s’associent dans une nouvelle structure sociétaire issue du regroupement de leurs exploitations. »
Objet
Le présent amendement vise à compléter l'article 10 bis du projet de loi qui institue une période de droit à l'essai d'un an, renouvelable une fois, et réversible, pour tester l'association d'agriculteurs dans une forme sociétaire (Gaec ou autre) et ce, afin d'appréhender l'ensemble des cas de figure et d'apporter une sécurisation juridique supplémentaire au dispositif.
Le 3° vise à faire bénéficier du régime social de l'associé d'exploitation visé à l'article L.321-6 du code rural et de la pêche maritime, qui est identique à celui de l'aide familial (article L.722-10, 2° du code rural), l’associé à l’essai qui répond à des critères fixés par décret, s’il n’exerce l’essai sous aucun autre statut social, et ce, quand bien même il ne serait pas, dans ce cas de figure, lié au chef d’exploitation, par des liens familiaux. En effet, les limitations régionales actuelles, en particulier d'âge, vont laisser de potentiels associés à l'essai sans solution et sans couverture sociale et régime assurantiels nécessaires, notamment dans le cas où la ferme n'est pas en mesure de devenir employeuse de main d’œuvre le temps de l'essai. Cet amendent entend donc apporter une réponse à ce risque.
Le 4° entend, lui, ajuster le régime du contrôle des structures à ce nouveau droit à l’essai, sans obliger le préfet de Région à lancer une révision du schéma directeur régional des exploitations agricoles. En effet, dans les cas où un associé à l’essai viendrait à s’associer, en cas d’essai concluant, celui-ci pourrait entrer en concurrence avec des tiers, qui, quels que soient leurs rangs de priorité, pourraient mettre à mal le projet d’intégration définitive de l’associé à l’essai. Dès lors, une simple modification des cas de refus possibles (et non systématiques) d’autorisation d’exploiter, permettrait d’éviter ce cas absurde et de lever la difficulté d’un associé à l’essai s’installant face à d’autres candidats potentiels (installation, agrandissement) qui n’auraient pas bénéficié de cette période d’intégration et de renouvellement du projet sociétaire. Tel est l'objet de cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 699 rect. bis 10 février 2025 |
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MM. GREMILLET et RIETMANN, Mme BELRHITI, MM. PANUNZI, KHALIFÉ, SOL et BRISSON, Mme BERTHET, MM. BURGOA, KLINGER et de LEGGE, Mme MALET, M. Henri LEROY, Mmes MICOULEAU, DEMAS et VENTALON, MM. CHATILLON, BELIN, GENET, SOMON et BACCI, Mmes DUMONT, DREXLER et JOSENDE, M. SIDO, Mme BONFANTI-DOSSAT, M. BOUCHET, Mme IMBERT, MM. REYNAUD et CUYPERS, Mme RICHER et MM. LEFÈVRE, Daniel LAURENT, MILON et Paul VIDAL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 BIS |
Après l'article 12 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au quatrième alinéa de l’article L. 323-2 du code rural et de la pêche maritime, après le mot : « groupement », sont insérés les mots : «, à l’exception des activités de vente de la production du groupement exercées dans un magasin de producteur défini à l’article L. 611-8 et dans les mêmes conditions que celles prévues au troisième alinéa de l’article L. 323-7. »
Objet
Le présent amendement vise à permettre aux groupements agricoles d'exploitation en commun (GAEC) la participation effective à un magasin de producteurs.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 700 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GREMILLET et RIETMANN, Mme BELRHITI, MM. PANUNZI, KHALIFÉ, SOL et BRISSON, Mme BERTHET, MM. BURGOA, KLINGER et de LEGGE, Mme MALET, M. Henri LEROY, Mmes MICOULEAU, DEMAS et VENTALON, MM. CHATILLON et BELIN, Mmes JOSENDE et JOSEPH, MM. GENET, SOMON et BACCI, Mme DUMONT, M. POINTEREAU, Mmes BELLUROT et DREXLER, M. SIDO, Mme BONFANTI-DOSSAT, M. BOUCHET, Mme IMBERT, MM. REYNAUD et CUYPERS, Mme RICHER et MM. LEFÈVRE, Daniel LAURENT et MILON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 BIS |
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le chapitre Ier du titre II du livre III du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° L’article L. 321-7 est ainsi rédigé :
« Art. L. 321-7.- Le chef d’exploitation et l’associé d’exploitation prévoient, d’un commun accord et par écrit, que la participation à la mise en valeur de l’exploitation relève du statut d’associé d’exploitation, ainsi que le délai dans lequel l’une ou l’autre des parties pourra dénoncer l’adhésion au statut. » ;
2° L’article L. 321-8 est abrogé ;
3° Au début de l’article L. 321-9, les mots : « A défaut du chef d’exploitation et de l’associé d’exploitation à la convention type départementale prévue à l’article L. 321-7, en cas de dénonciation ou à défaut d’existence d’une telle convention, » sont supprimés ;
4° L’article L. 321-10 est ainsi modifié :
a) La première phrase est supprimée.
b) Au début de la seconde phrase, les mots : « A défaut de convention type, » sont supprimés ;
5° Le second alinéa de l’article L. 321-12 est supprimé.
Objet
Le présent amendement vise à actualiser le statut d’associé d’exploitation, extrêmement peu utilisé, qui comprend des dispositions inutilement complexes, voire heurtant certains principes, notamment lorsqu’il est prévu que l’associé d’exploitation marié doit s’installer dans les deux ans et qu’à défaut, celui-ci perd son statut.
Il faut aussi noter qu’il permettrait de susciter, consécutivement, une mise à jour de l’arrêté du 23 janvier 1984 (JO du 15/02/1984) fixant toujours l’allocation prévue pour les associés d’exploitation à 850 francs par mois.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 701 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GREMILLET et RIETMANN, Mme BELRHITI, MM. PANUNZI, KHALIFÉ, SOL et BRISSON, Mme BERTHET, MM. BURGOA, KLINGER et de LEGGE, Mme MALET, M. Henri LEROY, Mmes MICOULEAU, DEMAS et VENTALON, MM. CHATILLON, BELIN, GENET, SOMON et BACCI, Mmes DUMONT, DREXLER et JOSENDE, M. SIDO, Mme BONFANTI-DOSSAT, M. BOUCHET, Mme IMBERT, MM. REYNAUD et CUYPERS, Mme RICHER et MM. LEFÈVRE, Daniel LAURENT, MILON et Paul VIDAL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 BIS |
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le a du 3° du I de l’article L. 331-2 du code rural et de la pêche maritime est complété par les mots : «, sauf s’il a contribué significativement au sein de l’exploitation à l’exercice de l’activité agricole de celle-ci de manière continue sous un statut social autre que celui de chef d’exploitation pendant un minimum de quatre années précédant l’opération ».
Objet
Le présent amendement entend apporter une précision au cadre législatif des opérations soumises au contrôle des structures afin de ne plus soumettre à autorisation préalable les installations, les agrandissements ou les réunions d'exploitations agricoles au bénéfice d'une exploitation agricole, dont l'un des membres ayant la qualité d'exploitant ne remplit pas les conditions de capacité ou d'expérience professionnelle fixées par voie réglementaire, dès lors que ce même membre a contribué significativement au sein de l’exploitation à l’exercice de l’activité agricole de celle-ci de manière continue sous un statut social autre que celui de chef d’exploitation pendant un minimum de quatre années précédant l’opération.
En effet, l’expérience au sein d’une exploitation agricole d’une personne y exerçant déjà depuis au moins quatre ans, à la condition d’une participation continue, ne peut être une raison, prise indépendamment de tous les autres critères, de soumission à autorisation d’exploiter.
Ainsi, il est proposé, à travers cet amendement, que le changement de statut vers celui de chef d’exploitation au sein de la structure sociétaire, ne soit plus une cause suffisante pour déclencher à elle seule le besoin de déposer une demande d’autorisation.
En ce sens, sans remettre en cause les conditions actuellement précisées à l’article R. 331-2 I 2° (partie réglementaire du code rural), il s’agit de sécuriser et faciliter la transmission au sein même d'une exploitation agricole et de concourir, ainsi, pleinement aux objectifs poursuivis par le présent projet de loi.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 702 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GREMILLET et RIETMANN, Mme BELRHITI, MM. PANUNZI, KHALIFÉ, SOL et BRISSON, Mme BERTHET, MM. BURGOA, KLINGER et de LEGGE, Mme MALET, M. Henri LEROY, Mmes MICOULEAU, DEMAS et VENTALON, MM. CHATILLON, BRUYEN, BELIN, GENET, SOMON et BACCI, Mmes DUMONT, DREXLER et JOSENDE, M. SIDO, Mme BONFANTI-DOSSAT, M. BOUCHET, Mme IMBERT, MM. REYNAUD et CUYPERS, Mme RICHER et MM. LEFÈVRE, Daniel LAURENT, MILON et Paul VIDAL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 BIS |
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
La première phrase du cinquième alinéa de l’article L. 323-2 du code rural et de la pêche maritime est complétée par les mots : « ou à un assolement en commun défini à l’article L. 411-39-1 ».
Objet
Le présent amendement vise à faire évoluer le régime juridique applicable aux groupements agricoles d'exploitation en commun (GAEC), qui ne leur permet toujours pas de participer à un assolement en commun.
En effet, mettre en commun un assolement signifierait mettre à disposition d’une autre société – la société en participation – une activité agricole par nature. Or, l’article L. 323-2 du code rural et de la pêche maritime interdit l’entrée d’un GAEC total dans une autre société ayant une activité agricole et impliquant la participation au travail des membres du groupement dans cette autre société. Il s'agirait, dès lors, de permettre aux GAEC totaux de participer à une société en participation pour l’assolement en commun, sans qu’ils ne deviennent des GAEC partiels – requalification qui aurait pour conséquence la perte de la transparence économique.
Cette disposition constituerait un outil supplémentaire de flexibilité dans la gestion d’une exploitation, afin de répondre aux besoins actuels de rationalisation du travail et des investissements.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 703 rect. bis 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GREMILLET et RIETMANN, Mme BELRHITI, MM. PANUNZI, KHALIFÉ, SOL, BRISSON, BURGOA et de LEGGE, Mme MALET, M. Henri LEROY, Mmes MICOULEAU, DEMAS et VENTALON, MM. CHATILLON, BELIN, GENET et SOMON, Mmes DUMONT, GRUNY, DREXLER et JOSENDE, M. SIDO, Mme BONFANTI-DOSSAT, M. BOUCHET, Mme IMBERT, MM. REYNAUD et CUYPERS, Mme RICHER et MM. LEFÈVRE, Daniel LAURENT et MILON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le III de l’article L. 181-10-1 du code de l’environnement est ainsi modifié :
1° Le 1° est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Cette réunion publique d’ouverture est remplacée par une permanence du commissaire enquêteur, incluant au moins une journée dans la mairie de chaque commune du lieu d’implantation du projet, pour les dossiers dont les pétitionnaires emploient moins de dix équivalents temps-plein. Le calcul des effectifs se fait conformément à l’article L. 130-1 du code de la sécurité sociale ; »
2° Le 2° est complété par une phrase ainsi rédigée : « Par exception, pour les pétitionnaires employant moins de dix équivalents temps-plein calculés conformément au même article L. 130-1, le public peut faire parvenir ses commentaires pendant le dernier mois de la phase de consultation ; »
3° Le 4° est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Ces réponses, à l’exception de la réponse à l’avis de l’autorité environnementale, sont facultatives. Les réponses aux observations et aux propositions du public peuvent être transmises et publiées en une fois, jusqu’à la fin de la consultation du public ; »
4° Après la première phrase du 5° , sont insérées deux phrases ainsi rédigées : « Cette réunion publique de clôture est remplacée par une permanence du commissaire enquêteur, incluant au moins une journée dans la mairie de chaque commune du lieu d’implantation du projet, pour les dossiers dont les pétitionnaires emploient moins de dix équivalents temps-plein. Le calcul des effectifs se fait conformément à l’article L130-1 du code de la sécurité sociale. »
Objet
Cet amendement vise à adapter les nouvelles modalités de l’instruction des dossiers d’autorisation pour les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) et la phase de consultation du public issues de la loi de 2023 relative à l’industrie verte aux entreprises de petite taille, en particulier d’élevage.
En effet, la parallélisation des procédures prévue par la loi dite « industrie verte » a allongé la durée de la consultation du public d’un à trois mois et introduit deux réunions publiques aux frais et en présence des porteurs de projet.
Or, ces nouvelles modalités ne sont pas adaptées à des installations dont les porteurs de projet, en entreprise familiale, ne disposent pas de moyens financiers et humains dédiés et sont très exposés par leur proximité entre leur lieu de vie et de travail. Les deux réunions publiques ajoutées par la loi « industrie verte » représentent un frein supplémentaire pour le développement de nouveaux projets, ce qui va à l’encontre des objectifs de renouvellement des générations en agriculture et de simplification portés par ce projet de loi et de la relance économique dans les territoires.
L’amendement remplace les deux réunions par des permanences du commissaire enquêteur en mairie. Il réduit à un mois la période durant laquelle le public peut faire parvenir ses commentaires, comme cela était le cas avant la loi « industrie verte ». Enfin il sécurise juridiquement le cadre des réponses aux observations du public.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 704 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GREMILLET et RIETMANN, Mme BELRHITI, MM. PANUNZI, KHALIFÉ, SOL et BRISSON, Mme BERTHET, MM. BURGOA, KLINGER et de LEGGE, Mme MALET, M. Henri LEROY, Mmes MICOULEAU, DEMAS et VENTALON, MM. CHATILLON, BRUYEN, BELIN, GENET, SOMON et BACCI, Mme DUMONT, M. POINTEREAU, Mmes BELLUROT, DREXLER et JOSENDE, M. SIDO, Mme BONFANTI-DOSSAT, M. BOUCHET, Mme IMBERT, MM. REYNAUD et CUYPERS, Mme RICHER et MM. LEFÈVRE, Daniel LAURENT, MILON et Paul VIDAL ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 31
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« …° De maintenir un haut niveau de protection des cultures, notamment dans le cadre du principe refusant des interdictions de produits phytopharmaceutiques sans solutions économiquement viables et techniquement efficaces apportées aux agriculteurs » ;
Objet
Le présent amendement vise à ajouter le principe du « pas d’interdiction sans solutions » dans les finalités des politiques publiques concourant à la protection de la souveraineté alimentaire.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 705 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
Alinéa 13
Supprimer cet alinéa.
Objet
L’argument de la surtransposition, veille antienne de la droite sénatorial est infondée. En effet, En matière de pesticides, le droit européen relève de règlements textes d'application immédiate pour lesquels ils n'y a pas de transposition en droit national.
Quand des pesticides ne sont pas commercialisés pour certaines cultures, c'est parfois la faute des industriels qui n'ont pas fait les demandes d'autorisations en raison de la taille du marché - et non pas d'un refus des autorités.
De plus la France peut également si elle estime qu’une substance active (et/ou un produit) présente un danger, interdire l’importation d’aliments ayant fait l’objet d’un traitement avec celle-ci dans l’UE, comme elle l’a fait le 16 mars 2023 à propos des cerises contenant la substance active « phosmet », en actionnant le règlement de l’UE du 28 janvier 2002. Enfin la France a parfois été précurseur pour interdire des produits jugés trop dangereux (comme les néonicotinoïdes ou le diméthoate). Mais cette action a permis l'adoption de règles à l'échelle UE.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 706 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
Alinéa 37
1° Après le mot :
décapitalisation
Insérer les mots :
et la diminution du nombre d’éleveur
2° Remplacer les mots :
objectifs de production
par les mots :
modalités de transition vers plus de durabilité socio-économique et environnementale
Objet
La France a connu au cours des dernières décennies une diminution drastique du nombre d’éleveurs qui s’est accompagnée d’un agrandissement et d’une industrialisation croissante des exploitations d’élevages. Ainsi, dans le secteur porcin par exemple, la taille moyenne des exploitations a été multipliée par 2,5 entre 2000 et 2010. Le nombre de détenteurs de porcs a été divisé par deux entre 2010 et 2020, mais le cheptel porcin français n’a pas connu de variation majeure, passant de 13,8 à 13,3 millions de têtes sur la période. Cette montée en puissance d’un modèle d’élevage industrialisé et exportateur, aggravé par la multiplication des accords de libre-échange tel que celui récemment signé avec la Nouvelle-Zélande, sont à l’origine de la disparition de nos éleveurs et de la détérioration de la qualité de la viande que nous consommons. Afin de tendre vers un objectif de souveraineté alimentaire et d'autonomie protéinique totale en protéines animales, il est nécessaire de planifier la relocalisation et la désintensification de notre modèle d’élevage, en le protégeant de la concurrence déloyale des marchés agricoles dérégulés.
De plus il est essentiel que le plan stratégique pour la souveraineté de l’élevage contribue à encourager la transition des élevages vers des modèles durables et résilients, d’un point de vue socio-économique et environnemental. Un tiers des exploitations d’élevage a disparu entre 2010 et 2020 et cette tendance à la baisse du nombre d’exploitations se poursuit, au détriment en premier lieu des exploitations les plus vertueuses. Cette tendance s’explique notamment par une faible durabilité socio-économique des exploitations (prix non-rémunérateurs, hausse des coûts de production notamment du fait des chocs économiques et conflits géopolitiques, conditions de travail difficiles, hausse de l’endettement et des actifs immobilisés) que d’un point de vue environnemental.
Pour mettre un terme à ce cercle vicieux et cette impasse dans laquelle se trouvent de nombreux éleveurs, un plan stratégique pour l’élevage est nécessaire. Il doit permettre d’orienter les filières et d’accompagner les agriculteurs, notamment ceux souhaitant s’installer, vers des modèles durables et résilients d’un point de vue socio-économique et environnemental. Offrir un meilleur avenir à nos éleveurs est de la responsabilité de l’Etat
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 707 30 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 708 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
I. – Alinéa 34
Après le mot :
vie,
insérer les mots :
de préserver un modèle d’exploitation agricole familial ainsi que la possibilité pour les agriculteurs de choisir leurs systèmes de production dans un cadre clair et loyal et dans le respect de la liberté d’entreprendre,
II. – Alinéa 36
Compléter cet alinéa par les mots :
et de la santé des agriculteurs et des salariés du secteur agricole, en assurant le développement de la prévention sanitaire des actifs agricoles, de veiller à la santé des animaux, à la santé des végétaux et à la prévention des zoonoses
Objet
Le présent amendement vise à préciser qu’il est urgent de renforcer la politique de prévention sanitaire pour les actifs agricoles compte tenu d’une grande exposition aux maladies professionnelles, comme notamment les troubles musculosquelettiques ou encore la maladie de parkinson dont l’incidence est 13 % plus élevée que chez les personnes affiliées aux autres régimes d'assurance maladie.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 709 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mmes MARGATÉ, VARAILLAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
Alinéa 32
Rédiger ainsi cet alinéa
« 12° De mettre en place un régime public et universel de prévention, d’assurance et de gestion des risques en agriculture, incluant la protection contre l’ensemble des aléas climatiques, sanitaires et environnementaux ;
Objet
Les auteurs cet amendement défendent la création d'un véritable régime public de gestion et de prévention des risques en agriculture, Il convient de rompre avec des décennies de privatisation de l’assurance des risques agricoles, avec le détricotage de la loi du 10 juillet 1964, qui avait institué un régime d’indemnisation avec des garanties publiques. Les réformes successives ont contribué non seulement à abaisser le champ couvert par la garantie universelle publique, mais n’ont pas répondu à l’objectif de pérennisation des petites exploitations et des structures déjà fragilisées économiquement. A rebours de cette dérive assurantielle inefficace et dangereuse pour la grande majorité des exploitations, nous défendons la mise en œuvre d’un véritable régime assurantiel public. Ce dernier bénéficierait de financements issus de la Politique agricole commune (PAC) ainsi que d’une mise à contribution des revenus financiers de la grande distribution, de l’industrie agroalimentaire et de l’agrofourniture, mais aussi des secteurs bancaires et assurantiels.
Ce régime doit permettre à l’ensemble des producteurs d’être couverts, avec une contribution accessible dont le montant serait assis sur une cotisation proportionnelle à la superficie et à la taille du cheptel. Ce nouveau régime public ne doit pas se limiter à la seule indemnisation mais accompagner dans la durée l’adaptation au dérèglement climatique de l’ensemble des exploitations. Cela passe par un renforcement des moyens alloués à la recherche agronomique publique, conjointement à la transformation des pratiques agricoles.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 710 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement vise à dénoncer le leurre que constitue la notion d'intérêt général majeur, inexistante en droit et sans porté portée juridique, sauf à permettre, à termes, des dérogations en matière de gestion de l'eau et de droit de l'environnement.
Cet article oppose artificiellement agriculture et protection de l’environnement, et donne des gages à l’agriculture industrielle, laquelle est loin de représenter la majorité des fermes, notamment dans l’article 1 avec la notion “d’intérêt général majeur” (une notion juridiquement floue mais à l’ambition politique claire : faciliter les projets d’agriculture industrielle, comme les fermes-usines d’élevage et les méga-bassines) et dans le titre IV sur les simplifications. Sous couvert de simplifications, il consacre des régressions du droit de l’environnement qui sortent même du champ agricole.
De plus la notion de souveraineté alimentaire proposé par l'article 1 ne fait pas référence à la définition internationale de cette dernière tel qu'énoncée par la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP) qui est opposable à la France , et reste centrée sur la balance économique .
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 711 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme VARAILLAS, MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 13 |
Supprimer cet article.
Objet
L’article 13 représente une atteinte au droit de l’environnement : il prévoit la possibilité de transformer les sanctions pénales actuellement en vigueur en sanctions administratives, laissées alors à la main du préfet du département. Cette transformation n’offre pas les garanties d’indépendance suffisantes par rapport au pouvoir politique et aux pressions syndicales pouvant s’exercer directement contre les autorités déconcentrées. Par ailleurs, une telle possibilité envoie un mauvais signal au monde agricole et pourrait entrainer un certain relâchement des pratiques vertueuses et une baisse des contrôles et des pouvoirs d’enquête exercés par les agents de l’Office français de la biodiversité.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 712 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
Alinéa 34
Remplacer les mots :
rechercher l’équilibre des relations commerciales, notamment par un meilleur partage de la valeur ajoutée, et de contribuer à l'organisation collective des acteurs
par les mots :
garantir l'équilibre des relations commerciales, un meilleur partage de la valeur, notamment en encadrant les marges, et de contribuer à l'organisation collective pluraliste des agriculteurs ;
Objet
cet amendement vise à assurer que les actifs du secteur agricole tirent un revenu digne de leur métier, notamment en encadrant des marges des autres acteurs de la filière agroalimentaires
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 713 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
Alinéas 2 à 5
Remplacer ces alinéas par cinq alinéas ainsi rédigés :
1° Au début, il est ajouté un article L. 1 A ainsi rédigé :
« Art L. 1 A. - La souveraineté alimentaire, principe reconnu dans le droit international par la déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales du 18 décembre 2018, se définit comme le droit des populations de définir leurs systèmes alimentaires et agricoles sans nuire à la souveraineté alimentaire et au droit à l’alimentation des pays tiers. Ceci inclut le droit de participer à l’élaboration des politiques alimentaires et agricoles qui les concernent, et le droit à une nourriture saine et suffisante produite par des méthodes écologiques et durables.
« Elle permet à l’ensemble des agriculteurs comme à l’ensemble des salariés des filières agro-alimentaires de vivre dignement de leur métier notamment par l’organisation des marchés et un juste partage de valeur. Elle assure le renouvellement des générations d’actifs en garantissant la régulation du marché foncier, la préservation et la juste distribution des terres et une allocation équitable des aides publiques.
« Elle induit le développement d'une agriculture destinée à répondre en premier lieu aux besoins alimentaires nationaux et européen en recherchant la proximité et en soutenant les filières déficitaires,sans porter préjudice à la souveraineté alimentaire des pays tiers et dans le respect des orientations de sa politique de développement et de solidarité internationale telles que définies à l’article 1er de la loi n° 2021-1031 du 4 août 2021 de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales et de ses engagements internationaux relatifs aux droits humains et à l’environnement
« La souveraineté alimentaire, par les systèmes de production qu’elle met en œuvre, est respectueuse de la Charte de l’environnement de 2004 en contribuant notamment à l’atténuation du dérèglement climatique, la préservation de la biodiversité et de la ressource en eau. Elle valorise le potentiel agroécologique sur l’ensemble du territoire. »
Objet
Cet amendement vise à définir clairement la souveraineté alimentaire en s’appuyant sur le droit international, les objectifs de développement durable partagés à l’échelle européenne et les programmes nationaux existants.
En premier lieu, la souveraineté agricole et alimentaire doit assurer à l’ensemble de la population l’accès à une alimentation saine, diversifiée et de qualité. Elle doit également s’inscrire dans un cadre économique régulé pour permettre à l’ensemble de nos agriculteurs de vivre dignement de leur travail sans avoir à subir les injustices d’une concurrence déloyale, et d’accéder à la terre sans laquelle l’agriculture n’existe pas.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 714 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LAHELLEC et XOWIE, Mme CORBIÈRE NAMINZO, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
I. – Après l’alinéa 22
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« …° De réduire la dépendance aux exportations et aux importations notamment d’engrais et de pesticides de synthèse, d’alimentation animale et d’énergie ;
II Alinéa 23
Supprimer les mots :
de maîtriser et
III. – Après l’alinéa 23
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Une attention particulière est portée à la nécessaire diminution de la dépendance aux importations des collectivités relevant des articles 73 et 74 de la Constitution, afin de répondre aux objectifs d’amélioration de la sécurité alimentaire des territoires concernés ;
Objet
Cet amendement rappelle que la souveraineté alimentaire implique nécessairement une maîtrise de la dépendance aux exportations et réduire la dépendance aux importations notamment d’engrais et de pesticides de synthèse, d’alimentation animale et d’énergie. En conséquence les actions des politiques publiques en matière agricole, de la pêche et de l’aquaculture ne doivent pas viser à « maîtriser » mais bien à « diminuer » les dépendances en matière d’importations et d’exportations. La croissance vertigineuse des importations de produits agricoles, aquacoles et de la pêche a fait l’objet de nombreux rapports et analyses qui doivent aujourd’hui déboucher sur la déclinaison de politiques publiques concrètes fixant de véritables objectifs pour diminuer le recours aux produits importés, en priorisant les productions et filières les plus impactées ou déficitaires, et les importations les plus problématiques en matière de qualité sanitaire, sociale et environnementale des productions dans les pays tiers.
De plus, dans un rapport de juin 2023 relatif aux subventions à l’agriculture et à la pêche en outre-mer (période 2015-2022), la Cour des comptes pointe que les départements et régions d’outre-mer ont tous un déficit de leur balance agricole et agroalimentaire, les exportations ne couvrant au mieux que 37 % des importations (Martinique). Entre 2010 et 2019, ce déficit s’est d’ailleurs aggravé, révélant une dépendance croissante aux importations alimentaire, ce qui s’explique par une production agricole qui a peu augmenté et une population qui est, elle, en augmentation (en Guyane, à Mayotte et à la Réunion spécifiquement). Le marché local se retrouve en outre en compétition avec des importations parfois beaucoup moins chères, diminuant d’autant plus l’autonomie alimentaire de ces territoire.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 715 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
Après l'alinéa 35
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« ...° De garantir le respect du pluralisme dans la gouvernance des instances agricoles et alimentaires et la participation de la société civile ;
Objet
la souveraineté alimentaire et une véritable politique la politique d’installation agricole volontariste ne peut faire l'impasse sur la nécessaire démocratisation de la gouvernance des instances agricoles et alimentaires au sens le plus large possible et la participation de la société civile. Le manque de pluralisme dans les instances actuelles constitue un réel frein à l’accueil de tous les candidats et aux possibilités de transmission et installation. et l'absence de la société civile ne permet à l'ensemble des citoyens de s'approprier les enjeux de souveraineté alimentaire.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 716 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
I. Alinéa 28
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 8° De promouvoir la préservation, la conversion et le développement de l’agriculture et des filières biologiques, au sens de l’article L. 641-13, pour atteindre, d’ici au 1er janvier 2027, 18 % de surface agricole utile cultivée en agriculture biologique et en 2030, 21% de surface agricole utile cultivée en agriculture biologique au sens de l’article L. 641-13, ainsi que les autres objectifs inscrits dans le programme national sur l’ambition en agriculture biologique, en permettant à la fois aux filières biologiques d’accéder à l’ensemble des outils nécessaires au pilotage des volumes, au suivi des marchés, à la collecte des données de production et de partage de la valeur et en stimulant la demande par la communication sur l’agriculture biologique, et la fixation d’objectifs de consommation par secteur. Les politiques d’installation et de transmission d’exploitations agricoles concourent à ces objectifs ;
II. Alinéa 29
Rédiger ainsi le début de cet alinéa :
« 9° De préserver la surface agricole utile, de promouvoir l’autonomie de la France et de l’Union européenne en protéines, notamment en portant la surface agricole utile cultivée en légumineuses à 10 %... (le reste sans changement)
Objet
Cet amendement vise à réintroduire dans le Code Rural des objectifs de surfaces agricoles cultivées en agriculture biologique. Le Code Rural s’aligne ainsi avec les différents plans publics et notamment avec les objectifs inscrits dans la déclinaison de la PAC appelée Plan Stratégique National qui prévoit 18% de surfaces bio en 2027 ; et avec la Planification Ecologique qui prévoit 21% de surfaces bio en 2030. Ce système de production est considéré par France Stratégie comme le plus abouti de l’agroécologie, alliant performance environnementale et économique.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 717 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
Alinéa 16
Après le mot :
filière
insérer les mots :
et par mode de production
Objet
Le rapport pour avis du Gouvernement présentant une programmation pluriannuelle de l’agriculture présente une opportunité de mieux suivre la production alimentaire française afin d’assurer un suivi des objectifs fixés par le gouvernement. Dans un souci de mise en cohérence des politiques publiques agricoles et donc d’efficacité de L’action publique, ce rapport doit doit aussi traiter de l’atteinte des objectif par mode de production, quand il en existe, comme c’est le cas de l’agriculture biologique. En effet, les différents plans gouvernementaux fixent des objectifs de développement de l’agriculture biologique allant de 18% des surfaces en 2027 à 21% en 2030. Il serait logique que la PPA permette aussi de faire le suivi de l’atteinte de cet objectif.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 718 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
Alinéa 24
1° Au début
Insérer une phrase ainsi rédigée :
De promouvoir la reconnaissance d’une exception agricole dans les négociations commerciales internationales, fondée sur l’importance essentielle de l’agriculture pour les sociétés humaines et la nécessité de préserver la diversité alimentaire et agricole ainsi que celle des écosystèmes, notamment avec l’arrêt de la conclusion d’accords de libre-échange et
2° Après les mots :
libre-échange
Insérer les mots :
au rétablissement de mécanismes de régulation publics des marchés agricoles au niveau européen et international,
Objet
L’amendement propose d’instaurer une exception (sur le modèle de l’exception culturelle) au secteur agricole, qui permettrait de ne pas faire de l’agriculture la monnaie d’échange dans les négociations des accords commerciaux et de protéger notre souveraineté alimentaire et insiste sur la nécessité de pouvoir recourir à des mécanismes de régulation des marchés agricoles. Ces dispositions étant des conditions d’atteinte de la souveraineté alimentaire
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 719 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
Alinéa 30
Remplacer les mots :
concourir à la transition énergétique et climatique, en contribuant aux économies d’énergie et au développement des matériaux décarbonés et des énergies renouvelables ainsi qu'à l’indépendance énergétique de la nation, notamment par la valorisation optimale et durable
par le mot :
valoriser
Objet
Ces activités davantage lucratives que les activités agricoles peuvent aussi avoir un impact majeur sur les prix et la disponibilité du foncier.Le présent amendement vise à clarifier la rédaction proposée en s'assurant que la production énergétique demeure une activité de valorisation auxiliaire et annexe des exploitations agricoles. La vocation des agriculteurs est de nourrir la population et non de devenir des énergéticiens. L’objectif d’une loi d’orientation agricole est de maintenir et d’améliorer la souveraineté alimentaire non sa souveraineté énergétique.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 720 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LAHELLEC et XOWIE, Mme CORBIÈRE NAMINZO, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
Après l'alinéa 35
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« ...° De veiller à ce que les politiques de la souveraineté alimentaire tiennent compte des spécificités des outre-mer ainsi que de l’ensemble des enjeux économiques, sociaux et environnementaux de ces territoires. Elles ont pour objectif de favoriser le développement des productions agricoles d’outre-mer, en soutenant leur accès aux marchés, le revenu des agriculteurs, la recherche et l’innovation, l’organisation et la modernisation de l’agriculture par la structuration en filières organisées compétitives et durables, l’adaptation des exploitations au changement climatique, l’emploi, la formation, le renouvellement des générations, la satisfaction de la demande alimentaire par des productions locales, notamment en s’appuyant sur les filières de diversification, la préservation et la pleine mobilisation de la surface agricole utile, des démarches de qualité particulières et de l’agriculture familiale, ainsi que de répondre aux spécificités de ces territoires en matière de santé des animaux et des végétaux ;
Objet
Le présent vise à s'assurer que les territoires dits d'Outre-Mer puissent être parfaitement intégrés dans les dispositions prévues par la loi en matière agricole.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 721 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER BIS |
Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement vise à supprimer l'introduction de l'agriculture au sein de l'article L410-1 du code pénal qui concerne les intérêts fondamentaux de la nation
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 722 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme CORBIÈRE NAMINZO, MM. XOWIE et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER |
Après l’article 1er
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans les collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution, le Gouvernement se donne pour objectif d’atteindre la souveraineté alimentaire dans les cinq années à compter de la promulgation de la présente loi.
Compte-tenu du rôle multifonctionnel joué par l’agriculture dans les territoires et régions d’outre-mer et des dynamiques de développement et de structuration observées dans les différentes filières de production, les politiques agricoles menées en outre-mer visent à mettre en œuvre prioritairement des objectifs adaptés aux spécificités locales.
La stratégie retenue porte essentiellement sur les ambitions suivantes :
1° Améliorer le taux de couverture des besoins de la consommation locale et contribuer ainsi à l’objectif fixé d’accéder à l’autonomie alimentaire à horizon 2030 ;
2° Développer des filières de diversification structurées et la promotion d’une politique de qualité de produits locaux, notamment en allégeant les règles de Constitution d’organisations professionnelles ;
3° Consolider des filières traditionnelles de la canne à sucre et de la banane ;
4° Favoriser la création locale de valeur ajoutée avec les produits locaux par des activités de transformation fermières, artisanales ou industrielles ;
5° Renforcer la durabilité et la résilience des entreprises et des filières, notamment en favoriser la démocratie locale professionnelle.
6° Relancer l’activité aquacole.
Le comité national de transformation agricole outre-mer présidé par le ministre chargé des outre- mer et le ministre de l’agriculture et animé par le délégué interministériel à la transformation agricole outre-mer installé en novembre 2020 met en œuvre ces mesures. Les comités locaux, chargés de proposer des trajectoires d’évolution de l’activité agricole pour alimenter les axes d’intervention visant à améliorer la souveraineté alimentaire de chacun des territoires à horizon 2030 mettent en œuvre ces mesures.
Ces orientations stratégiques s’appuient également sur les interventions du fonds européen agricole de garantie et du programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité, qu’ils peuvent réorienter.
Objet
Les secteurs agricole et agroalimentaire occupent un poids relatif important dans les économies Outre-mer en termes d’emplois, de contribution à l’activité productive locale ou de recettes d’exportation. À ce titre, le programme 149 du Budget de l’État contribue aux objectifs stratégiques de développement de l’agriculture ultramarine. Il s’agit cependant par cet amendement d’accélérer sa mise en œuvre effective en ciblant l’impératif de la souveraineté alimentaires dans les Outre-mer régis par les articles 73 et 74 de la Constitution où elle a pris un grand retard. Or, pour les Outre-mer souverainetés agro-alimentaire et énergétique sont plus que partout ailleurs compte-tenu de leur caractère îlien vulnérable et contraint des nécessités vitales pour lutter contre le dérèglement climatique où les effets de ce dernier sont parfois déjà irrémédiables à court terme.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 723 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme CORBIÈRE NAMINZO, MM. XOWIE et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 |
Après l'article 8
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Pour chaque territoire d’Outre-mer, l’État, en concertation avec les collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution, met en place une stratégie foncière pluriannuelle révisée tous les cinq ans.
Cette stratégie foncière concourt à la protection de la souveraineté alimentaire et se fixe pour objectifs:
1° La reconquête des terres agricoles exploitables ;
2° La facilitation des transmissions à travers un mécanisme de préretraite pour assurer le renouvellement des générations ;
3° L’orientation des aides publiques vers des systèmes agricoles diversifiés reposant sur les principes de l’agroécologie
Objet
Cet amendement vise à la mise en place une stratégie foncière dans les territoires des Outre-mer. Cette stratégie a pour but de reconquérir des terres agricoles, faciliter les transmissions pour assurer le renouvellement des générations et définir l’orientation des aides
publiques vers des systèmes agricoles diversifiés reposant sur les principes de l’agroécologie. Les territoires des Outre-mer font face au renouvellement des générations. En 2020, les chefs d’exploitation ont près de 53 ans en moyenne et seulement 17% des agriculteurs réunionnais ont moins de 40 ans. Les territoires des Outre-mer font face à de nombreux problèmes : il y a un désordre foncier qui bloque les transmissions (occupation sans titre, indivisions non réglées), des retraites agricoles plus basses que dans l'hexagone, l’espoir que certains terrains soient classés en zone constructible, des manques de moyens financiers pour les jeunes. De plus, font face terres non cultivées ou des friches sont la plupart du temps requalifiées en tant qu’espace naturel ou forestier, donc ne sont pas remises en culture.
Ces territoires font l’objet d’une forte croissance de la population mais la production agricole croît moins vite. La production agricole destinée à l’approvisionnement des marchés locaux (hors canne et banane) a diminué d’environ 900 tonnes par an.
D’après le ministère de l’agriculture, il existerait un potentiel important de remise en culture en Martinique, en Guadeloupe et à La Réunion, avec respectivement 12 000, 9 000 et 8 000 hectares de friches. Les pouvoirs publics (État, départements, régions, communes, EPF) détiennent aussi des terrains inexploités dont il faudrait inventorier le potentiel agricole pour installer de jeunes agriculteurs. C’est pourquoi il est indispensable que l’Etat puisse mettre en place une stratégie pluriannuelle
adaptée à chaque territoire ultra marin.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 724 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LAHELLEC et GAY et Mmes MARGATÉ et VARAILLAS ARTICLE 1ER |
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« …° De garantir la non-régression du nombre d’exploitants et d’actifs agricoles sur le territoire à la date de la publication de la présente loi ;
Objet
Le présent amendement vise à s'assurer que les politiques publiques recherchent à stabiliser la démographie agricole en garantissant la non-régression du nombre d'exploitants et d'actifs agricoles sur le territoire.
La chute du nombre d'agriculteurs est un des plus grands plans sociaux de notre histoire : ainsi, le nombre d'exploitants est passé de plus de 2,5 millions en 1955 à 764 000 en 2000, puis à 496 000 en 2020 selon les résultats du dernier recensement agricole. Faute d’une politique volontariste en la matière, cette tendance pourrait se renforcer : en 2020, un exploitant sur cinq avait 60 ans ou plus et la moitié avait plus de 50 ans. Le principe de non-régression est donc un des objectifs que les politiques publiques doivent poursuivre.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 725 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 8 |
Alinéa 9
Après le mot :
production
Rédiger ainsi la fin de cet alinéa :
stratégiques pour la souveraineté alimentaire et les transitions écologique et climatique, adaptés aux enjeux de chaque territoire, dans une logique de diversification, et notamment vers lʼagroécologie et lʼagriculture biologique ;
Objet
Lʼamendement proposé affirme la priorité donnée à la souveraineté alimentaire dans le cadre de systèmes de production cohérents avec les objectifs partagés de transitions agroécologique et climatiques. Il propose que la diversification à lʼéchelle des territoires soit à ce titre un objectif face aux problématiques soulevées par lʼultra-spécialisation de certains territoires en élevage ou en grandes cultures. Enfin, il propose de spécifier la priorité donnée à la promotion des systèmes agroécologiques et à lʼagriculture biologique compte tenu des objectifs de la planification écologique sans que cela soit pour autant excluant
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 726 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 8 |
I. - Alinéa 10
Remplacer les mots :
De maintenir un nombre d’exploitants agricoles suffisant
par les mots :
D’assurer la progression du nombre d’actifs et d’exploitations agricoles
II. – Alinéa 15
Remplacer les mots :
la présence sur l'ensemble du territoire national d’un nombre suffisant d’exploitants et d’emplois
par les mots :
la progression du nombres d’actifs et d’exploitations
Objet
Les auteurs de cet amendement souhaitent rappeler, qu'a minima, la finalité de la politique d'installation doit déboucher sur la progression du nombre d’actifs et d’exploitations agricoles
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 727 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme MARGATÉ, M. GAY et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
Alinéa 24
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 4° De protéger les filières agricoles des concurrences déloyales en utilisant les clauses de sauvegarde activables dans l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce ainsi que dans les accords bilatéraux dont la France ou l’Union européenne sont parties, sans exclusion d’autres dispositifs dérogatoires au droit de la concurrence,
Objet
Cet amendement propose d'utiliser tous les instruments disponibles pour protéger les filières agricoles françaises des concurrences déloyales.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 728 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mmes CUKIERMAN et VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
Alinéa 4
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Art. L. 1B. – La souveraineté alimentaire de la France se traduit par sa capacité à produire, à transformer et à distribuer les produits agricoles et alimentaires nécessaires à l’accès de l’ensemble de la population à une alimentation suffisante, saine, sûre, diversifiée, nutritive, accessible à tous, tout au long de l’année, et issue d’aliments produits de manière durable.
Objet
Cet amendement de repli vise à définir dans le livre préliminaire du code rural et de la pêche maritime la notion de souveraineté alimentaire mobilisée à plusieurs reprises dans les articles de ce texte de loi. Ainsi, la souveraineté alimentaire est entendue comme le maintien et le développement des capacités de la France à produire, à transformer et à distribuer, en toutes circonstances, les produits agricoles et alimentaires nécessaires à l’accès de l’ensemble de sa population à une alimentation uffisante, saine, sûre, diversifiée, nutritive, tout au long de l’année.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 729 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
Alinéa 11
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 3° De permettre l’adaptation de l’agriculture au changement climatique, d’anticiper les conséquences et d’atténuer les effets de celui-ci sur les systèmes agricoles, d’accompagner les agriculteurs y compris en soutenant la recherche et l’innovation, et de surmonter de façon résiliente les crises de toute nature susceptibles de porter atteinte aux capacités de production nationale et à l’approvisionnement alimentaire ;
Objet
Considérant que la recherche et l’innovation ne peuvent, à elles seules, répondre aux défis engendrés par le changement climatique, cet amendement vise à consacrer l’adaptation de l’agriculture au changement climatique comme une priorité majeure de la politique en faveur de la souveraineté alimentaire. L’accompagnement du monde agricole face à ce défi climatique sera central pour pouvoir continuer à produire sur notre territoire dans les années futures
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 730 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 8 |
Après l’alinéa 9
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
«... ° D’assurer un accès au foncier agricole dans des conditions transparentes et équitables ainsi qu’aux financements nécessaires au renouvellement des générations en agriculture ;
Objet
Cet amendement vise à assurer un accès au foncier agricole dans des conditions transparentes et équitables. Le renouvellement des générations est vital pour assurer la sécurité et la qualité de notre alimentation, produire de la valeur ajoutée économique et environnementale dans l’agriculture et aménager l’ensemble du territoire. Cette priorité nationale repose sur un outil majeur : la régulation du marché foncier. De plus , à l’instar de l’accès au foncier, l’accès aux financements est crucial et trop souvent un obstacle pour les jeunes qui veulent s’installer. Il importe donc de faciliter l’accès à des outils de financement adaptés.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 731 rect. 31 janvier 2025 |
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M. LAHELLEC, Mmes CUKIERMAN et VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 8 |
I. - Alinéa 5
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
II. - Alinéa 16
Remplacer les mots :
France services agriculture
par les mots :
France agriculture formation installation transmission
Objet
Comme le souligne les Jeunes Agriculteurs, le nom du réseau « France installations-transmissions » ne représente pas les missions et les ambitions définies dans l’article 8. Afin d’apporter davantage de clarté, le réseau n’accompagnant que les publics souhaitant devenir actifs en agriculture, il est important de préciser le domaine d’activité dans le nom du réseau. La formation est au cœur de l’ambition du dispositif. Cet ajout au nom du réseau permet de valoriser un des objectifs de ce dispositif. L’accueil, l’information et l’accompagnement doivent aider tout futur exploitant ou en activité à se professionnaliser, qu’ils soient porteurs de projet à l’installation et à la transmission. Aussi cet amendement remplace la dénomination “ France installations-transmissions ” par « France agriculture formation installation transmission » afin d’éviter toute confusion et d’apporter de la lisibilité dans le texte.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 732 rect. 31 janvier 2025 |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 15 |
Supprimer cet article.
Objet
Le présent amendement vise à supprimer l’article 15 du projet de loi. Cet article prévoit la procédure de contentieux administratif contre certaines installations agricoles et de stockage d’eau. Une telle direction représente un danger pour l’intérêt légitime des associations au niveau local à aller en justice lorsque l’intérêt d’une installation agricole est en cause.
L’article en question prévoit notamment la réduction des délais de traitement ainsi qu’une injonction pour le juge de régulariser des vices de procédure entachant la délivrance des autorisations d’installation de l’ouvrage lorsque cela est possible.
Cette procédure, mise en place pour accélérer le contentieux des installations agricoles emporte des complications supplémentaires pour le justiciable notamment sur le resserrement à un mois du délai pour que le juge des référés statue.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 733 rect. 31 janvier 2025 |
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M. LAHELLEC, Mmes VARAILLAS et MARGATÉ, M. GAY et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 8 |
Alinéa 11
1° Après le mot :
sur
insérer les mots :
une gouvernance pluraliste à travers
2° Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
En plus de l’État et des régions, ces instances sont composées de huit collèges représentatifs des structures d’accompagnement de l’installation et de la transmission, des syndicats de chefs d’exploitations agricoles, des syndicats de salariés de l’agriculture et de l’agroalimentaire, des syndicats de l’enseignement professionnel agricole, des associations de consommateurs, des associations environnementales, des institutions et des collectivités locales concernées.
Objet
Le présent projet de loi d’orientation offre l’opportunité de revisiter l’organisation et le rôle des instances de gouvernance associées à la politique d’installation et de transmission, en confortant en premier lieu le principe d’une « gouvernance pluraliste » qui a déjà cours en théorie malgré la grande disparité de situation observée selon les territoires. Ce pluralisme a vocation à s’illustrer dans la composition des instances associées à la gouvernance que sont le CNIT à l’échelle nationale et les CRITs à l’échelle régionale. Il est pour cela proposé de fixer un cadre impliquant l’État, les régions et huit collèges représentatifs de la diversité des autres acteurs intéressés
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 734 rect. 31 janvier 2025 |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 8 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 735 rect. 31 janvier 2025 |
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M. LAHELLEC, Mmes VARAILLAS et CUKIERMAN, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 8 |
Alinéa 8
Remplacer les mots :
de viabilité économique et de vivabilité des projets agricoles
par les mots :
modulaire de l’exploitation agricole
Objet
Cet amendement vise à mettre en exergue l’ambition du diagnostic modulaire et ses différents composants. Ce diagnostic modulaire vise à délivrer une analyse 360° permettant de projeter une exploitation vers l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 736 rect. 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 13 BIS |
Supprimer cet article.
Objet
Cet article est redondant par rapport au droit positif et ne participe aucunement à l'objectif de clarté du droit.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 737 rect. 31 janvier 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 738 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 739 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 8 |
I. - Alinéa 17
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Dans ce cadre, l’État met en place des dispositifs de soutien, notamment financiers, en faveur des agriculteurs visant à favoriser l’usage d’amendements organiques issus de l’économie circulaire sur les sols.
II. – Pour compenser la perte de recettes résultant du I, compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
…. – La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Objet
Dans son rapport « Évaluation de la souveraineté agricole et alimentaire de la France » publié en mars 2024, le gouvernement a rappelé que « le maintien de la fertilité des sols est un enjeu majeur ». Pour ce faire, le retour au sol des matières organiques est un outil majeur pour les agriculteurs.
C’est pourquoi, le présent amendement propose la création de dispositifs de soutien pour les agriculteurs afin de favoriser l’usage de ces matières organiques et d’assurer l’attractivité économique de ces pratiques agroécologiques.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 740 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
Alinéa 15
Compléter cet alinéa par les mots :
permettent de répondre aux besoins en termes de consommation nationale, et aux enjeux de territorialisation de l’alimentation, en anticipant les évolutions de la demande et en lien avec des politiques de structuration de débouchés pour les produits issus de l’agriculture biologique et de modes de production durables
Objet
Cet amendement propose de faire de la programmation pluriannuelle de l’agriculture i un outil au service de la structuration d’un système agricole et alimentaire
national durable.
Alors que 88 % de la consommation actuelle française pourrait en théorie être couverte par la production du pays, plus de 90 % des aliments que nous mangeons sont importés tandis que nous exportons la même proportion de notre production agricole et alimentaire . Les politiques publiques doivent prioriser la reterritorialisation et ce faisant la durabilisation de
notre alimentation.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 741 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 |
Après l’article 10
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° Au II, après toutes les occurrences des mots : « surface agricole utile régionale moyenne », sont insérés les mots : « par exploitant » ;
2° Les deuxième à onzième alinéas du III sont ainsi rédigés :
« Les différents types d’opérations concernées par une demande d’autorisation sont l’installation d’exploitants, l’agrandissement, la création ou la réunion d’exploitations agricoles et le maintien ou la consolidation d’exploitations agricoles existantes. L’ordre des priorités est établi en fonction de critères d’appréciation de l’intérêt économique, social et environnemental d’une opération hiérarchisés de la façon suivante :
« 1° Le maintien en agriculture biologique au sens de l’article L. 641-13 ;
« 2° L’installation ou l’agrandissement en deçà de la surface agricole utile régionale moyenne par exploitant de référence selon le type de production ;
« 3° L’installation en deçà d’un seuil fixé inférieur à 3 fois la surface agricole utile régionale moyenne par exploitant de référence selon le type de production et ne pouvant dépasser 250 hectares ;
« 4° Le développement de l’agriculture biologique au sens de l’article L. 641-13, le développement de pratiques agroécologiques, la mise en place d’infrastructures écologiques, le développement de productions dans le cadre d’un projet alimentaire territorial au sens de l’article L. 111-2-2 ;
« 5° La contribution de l’opération envisagée à la diversité des productions agricoles régionales, à la diversité des systèmes de production agricole et au développement des circuits de proximité ;
« 6° Le nombre d’emplois salariés permanents et le nombre d’emplois saisonniers au sein des unités concernées par le demandeur, générés ou maintenus, par l’installation, le maintien ou l’agrandissement, par unité de surface ;
« 7° Le degré de participation du demandeur et, le cas échéant, de ses associés à la mise en valeur des biens objets de la demande au sens du premier alinéa de l’article L. 411-59 ;
« 8° La structure parcellaire des exploitations concernées ;
« 9° La situation personnelle des personnes mentionnées au premier alinéa du V. »
3° Le IV est ainsi rédigé :
« IV. – Le schéma directeur régional des exploitations agricoles précise les critères au regard desquels une opération conduit à un agrandissement ou à une concentration de biens agricoles excessifs par exploitant et par bénéficiaire non exploitant dans la limite du seuil de surface fixé au III pour l’application de l’article L. 331-1 et du 3° du I de l’article L. 331-3-1. »
4° Le V est ainsi rédigé :
« V. – Pour l’application du présent article, sont considérées comme concernées par la demande d’autorisation mentionnée à l’article L. 331-2 les bénéficiaires effectifs au sens du 1° de l’article L. 561-2-2 du code monétaire et financier, personnes physiques, qui souhaitent bénéficier des droits d’usage de biens immobiliers agricoles par achat ou location de biens immobiliers agricoles ou par achat de parts sociales de sociétés bénéficiant de droits d’usage agricole. »
Objet
Cet amendement propose de permettre aux schémas directeurs régionaux des exploitations agricoles, documents de référence pour l’application de la politique des structures, de prioriser les installations dans des modes de production durables, au sens socio-économique et environnemental.
Il s’agit de donner la priorité à la valeur ajoutée, aux systèmes diversifiés, économes en intrants de synthèse, aux pratiques agroécologiques et à l’agriculture biologique, tout en orientant les biens immobilisers agricoles vers des agriculteurs et agricultrices personnes physique
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 742 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 9 |
Après l’alinéa 7
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
Il s’appuie sur les diagnostics élaborés dans le cadre des projets d'aménagement et de développement durable tels que définis à l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme ainsi que sur les synergies possibles avec les projets alimentaires territoriaux définis à l’article L. 111-2-2 du code rural et de la pêche maritime.
Objet
Cet amendement vise à garantir l’articulation du diagnostic modulaire introduit dans le présent article avec les projets d’aménagement et de développement durable (PADD) et les projets
alimentaires territoriaux (PAT).
La résilience de nos systèmes alimentaires et agricoles nécessite de penser de manière territorialisée les enjeux de diversification et déspécialisation. Pour soutenir cette démarche, plusieurs territoires ont déployé des outils de prospective en vue de fixer des objectifs de transformation ou investi dans des outils de diagnostic partenarial. La définition des démarches
de diagnostic au sein du présent texte gagnerait ainsi à tirer profit des outils déjà déployés en vue de s’articuler avec les démarches en cours.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 743 rect. 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 9 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 744 rect. 31 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 745 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 8 |
Alinéa 20, première phrase
Supprimer les mots :
et des entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers
Objet
Les services de remplacement sont des structures locales employant des agents qualifiés, majoritairement en CDI, capables d’assurer des missions de remplacement sur des exploitations agricoles. Les services de remplacement sont des associations dirigées par des agriculteurs.
Véritable partenaire et employeur de la profession agricole, le Service de Remplacement a pour mission d'aider les agriculteurs à poursuivre leur dynamique d'entreprise en assurant leurs remplacements.
Il est nécessaire de préciser que le Service de Remplacement s’adresse strictement aux chefs d’exploitations agricoles. Le remplacement des chefs d’entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers n’entre pas dans ses prérogatives.
Dès lors, cet amendement vise à enlever les entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers du champ de mission des services de remplacement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 746 rect. bis 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mmes CUKIERMAN et VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 9 |
Remplacer ces alinéas par un paragraphe ainsi rédigé :
II. – Le diagnostic de l’exploitation agricole permet de faciliter la transmission des exploitations ou l’installation de nouveaux exploitants agricoles. Il permet de renforcer la viabilité économique, environnementale et sociale des projets d’installation et de cession d’exploitations agricoles.
Il est notamment composé des modules suivants, qui peuvent être mobilisés indépendamment les uns des autres :
1° Un module de « stress-test climatique », qui permet d’évaluer la résilience du projet d’installation ou de transmission face aux conséquences du changement climatique, estimée au regard de la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique et de sa capacité à contribuer à l’atténuation de celui-ci, notamment par la mise en place de pratiques agroécologiques ;
2° Un module d’analyse économique de l’exploitation à transmettre ou du projet d’installation au regard des productions concernées par le projet et de leurs débouchés, des capacités de diversification de l’exploitation et de ses capacités de restructuration ainsi que de la stratégie de maîtrise des coûts, notamment de ceux liés à la mécanisation ;
3° Un module consacré à l’aspect social du projet, afin de prendre en compte les conditions de travail sur l’exploitation, notamment en matière de santé, de sécurité ainsi que de gestion du travail et des ressources humaines.
Objet
Cet amendement de repli proposé par les Jeunes agriculteurs vise à clarifier les principes, objectifs, et le fonctionnement du diagnostic qui sera progressivement mis en œuvre. Le diagnostic de l’exploitation doit permettre de délivrer une analyse à 360° de l’exploitation à chaque étape de la carrière de l’agriculteur, de sa pré-installation à sa cession et être ainsi en mesure de la projeter vers l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise.
L’amendement permet également une distinction plus affirmée des trois principaux modules tout en réintroduisant le caractère adaptable du dispositif à la situation et au territoire de l’exploitation. Un tel outil ne peut être véritablement pertinent que s’il permet au porteur de projet ou à l’exploitant de l’adapter à ses propres caractéristiques et à ses propres besoins.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 747 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 9 |
Alinéa 3
Compléter cet alinéa par les mots et une phrase ainsi rédigée :
permettant aux cédants et aux porteurs de projet d’envisager de nouvelles orientations et productions potentielles sur une exploitation. Ces reconceptions de système doivent également contribuer à une transition vers des pratiques agroécologiques, dont l’agriculture biologique, plus respectueuses de l’environnement et adaptées aux évolutions climatiques ;
Objet
Cet amendement vise à inclure une information dédié à la « reconception de système », comprenant des scénarios de restructuration et de diversification de l’exploitation agricole, est indispensable, surtout au moment de l’installation/transmission.
La restructuration-diversification est définie comme une reconception du système d’une exploitation afin de diversifier ses productions agricoles et d’adopter des pratiques agroécologiques. Elle implique la transition de la spécialisation et de la mono-production vers une production plus diversifiée, en favorisant la mise en place d’ateliers complémentaires de production
En effet, l’un des principaux obstacles à la transmission des exploitations agricoles correspond au problème d’inadéquation entre l’offre d’exploitations à céder et les attentes et projets des porteurs de projet (en termes de taille, type de production ou mode de production). c'est pourquoi une information sur « reconception de système » serait un outil précieux pour aider les cédants et les porteurs de projet à envisager de nouvelles orientations et productions pour une exploitation agricole
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 748 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
Mme CUKIERMAN, M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 9 BIS |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 749 rect. ter 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 10 |
Après l’alinéa 5
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Cet accueil peut notamment se faire par des visites sur les exploitations agricoles d’exploitants identifiés comme souhaitant cesser leur activité, après accord de ces derniers, afin de concilier activité agricole et projet de transmission.
Objet
Le service public se doit d’aller à la rencontre des agriculteurs pour leur faciliter les démarches. En effet, les démarches administratives peuvent être un fardeau pour les chefs d’exploitation qui assument des missions particulièrement pénibles. À ce titre, il serait idoine d’envisager une mise à disposition des services de « France services agriculture » pour aller au plus près des besoins des agriculteurs
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 750 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 10 |
Après l'alinéa 8
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Ces informations sont communiquées à la société d’aménagement foncier et d’établissement rural qui les met immédiatement à disposition du public.
Objet
Les déclarations d’intention de cessation d’activité doivent être connues de tous ceux qui souhaitent s’installer ou s’agrandir. L’observatoire national opérationnel des marchés fonciers ruraux doit être destinataire de ces informations. C’est le sens du présent amendement
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 751 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mmes CUKIERMAN et VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 10 |
Alinéas 12, 13 et 14
Rédiger ainsi ces alinéas :
« Art. L. 330-5. – Le point d’accueil départemental unique, sur la base d’informations transmises régulièrement par les services et les organismes chargés de gérer les retraites dans les conditions fixées au premier alinéa de l’article L. 114-9 du code des relations entre le public et l’administration, informe les exploitants agricoles du département six ans avant qu’ils atteignent l’âge légal de départ à la retraite, de l’obligation de lui transmettre, dans les meilleurs délais, les caractéristiques de leur exploitation, leur éventuel projet de cession et à lui indiquer s’ils ont identifié un repreneur potentiel.
« Cinq ans avant l’âge estimé de départ effectif à la retraite, le point d’accueil relance les exploitants agricoles qui n’auraient pas déjà transmis les informations mentionnées au premier alinéa du présent article.
« Les courriers envoyés par le point départemental unique en application du premier alinéa répondent au cahier des charges défini par les instances de gouvernance national et régional de France installations-transmission et rappellent l’intérêt de préparer suffisamment à l’avance la transmission de son exploitation. Ils présentent les outils existants d’estimation de la valeur d’une exploitation, les primes existantes en cas d’inscription au répertoire départemental unique et proposent un rendez-vous avec un référent unique au sein du point d’accueil. »
Objet
Cet amendement vise à clarifier et à structurer la procédure de transmission des exploitations agricoles afin de renforcer l’accompagnement des exploitants agricoles et d’encourager une anticipation essentielle.
En informant les cédants six ans avant l’âge légal de départ à la retraite et en centralisant les démarches au sein du point d’accueil départemental unique, il garantit une meilleure préparation des transmissions. Les courriers normés, intégrant des outils d’estimation et des incitations à l’inscription au répertoire unique, assurent une approche homogène et efficace, tout en favorisant un accompagnement personnalisé grâce à un référent dédié.
Cette mesure contribue à sécuriser les projets de transmission, à favoriser le renouvellement des générations agricoles et à préserver la pérennité des exploitations
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 752 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 10 |
I.- Après l’alinéa 34
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
« III. –Les personnes ayant eu recours au dispositif de conseil et d’accompagnement prévu au présent article reçoivent une attestation qu’elles doivent être en mesure de présenter sur demande de l’autorité administrative. » ;
II.- Alinéa 46
Rétablir le 3° dans la rédaction suivante :
3° L’attestation mentionnée au III de l’article L. 330-8 dudit code est présentée, sur demande de l’autorité administrative compétente, par toute personne qui s’installe ou cède son exploitation afin de justifier d’avoir bénéficié du même service, à compter d’une date fixée par décret, et au plus tard du 31 décembre 2027.
Objet
Cet amendement a pour objet de mettre en place l’obligation, pour les agriculteurs, de présenter l’attestation de recours à France agriculture formation Installation Transmission à l’autorité administrative.
En effet, l'administration et les usagers doivent pouvoir conserver et justifier au besoin le passage d’un cédant ou d’un nouvel installé sur le dispositif FIT. Il est nécessaire de pouvoir garder une trace de ce passage afin de conserver l'efficacité et l’efficience de cet outil pour le renouvellement des générations en agriculture.
En outre, l’absence de l’attestation de passage à FIT reviendrait à vider ce dispositif de sa substance car elle serait de nature à induire une opacité concernant ceux qui passent par ce dispositif. Or, l’une des vocations premières du guichet unique de FIT est concrètement d’apporter de la transparence sur l’installation et la transmission.
Tel est l’objet de cet amendement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 753 30 janvier 2025 |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 10 |
Alinéa 41
Supprimer cet alinéa.
Objet
France agriculture formation installations transmissions doit impérativement devenir l'outil central et incontournable pour l'accompagnement de l'installation jusqu’à la transmission des exploitations agricoles. Il a pour vocation de structurer et de coordonner les efforts des différents acteurs publics et privés engagés dans ce domaine. Pour être véritablement efficace, cet outil nécessite une communication et une promotion cohérentes, partagées par l'ensemble des parties prenantes qui le composent, ainsi que par les pouvoirs publics.
Une telle communication ne peut se limiter à une mission assumée par un acteur unique, tel que la Chambre d'Agriculture. L’installation et la transmission en agriculture sont des enjeux complexes, qui touchent un grand nombre d’acteurs et nécessitent une approche collective. Chaque acteur doit être impliqué de manière claire et définie pour assurer une gestion fluide, coordonnée et adaptée aux besoins des usagers.
Attribuer à la Chambre d'Agriculture une mission exclusive de promotion et de communication sur ces sujets pourrait limiter l'impact d'une approche collective et coordonnée. L’installation et la transmission en agriculture sont des enjeux complexes qui nécessitent une implication de tous les acteurs concernés, à différents niveaux. Pour garantir l'efficacité du dispositif France installations-transmissions, il est essentiel que la communication et la promotion soient partagées entre les acteurs qui le composent.
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N° 754 rect. 30 janvier 2025 |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 8 |
Alinéa 10
Remplacer les mots :
De maintenir un nombre d'exploitants agricoles suffisant
par les mots :
De garantir la non-régression du nombre d’exploitants et d’actifs agricoles sur le territoire à la date de la publication de la présente loi
Objet
Amendement de précisition
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N° 755 rect. 31 janvier 2025 |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mmes MARGATÉ, VARAILLAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 1ER |
Alinéa 10
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 2° D'assurer un haut niveau de performance qualitatif, sanitaire, environnementale, social,de l'ensemble du système agroalimentaire.
Objet
En lieu et place de la notion de compétitivité les auteurs de cet amendement estiment qu'il est plus opportun que les politiques en faveur de la souveraineté alimentaires aient comme priorité l'atteinte d'un haut niveau de performance qualitatif, sanitaire, environnementale, social. Cette objectif doit être partagé par l’ensemble des acteurs de la filière agricole, exploitant, industries agroalimentaires et distributeurs.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 756 rect. 31 janvier 2025 |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 9 |
Après l'alinéa 7
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
L’État et les collectivités territoriales veillent à garantir l’intégrité et l’objectivité des diagnostics réalisés. Pour ce faire une distinction claire est maintenue entre les entités réalisant les diagnostics et celles mettant en œuvre les recommandations issues de ces diagnostics. Aucune entité responsable de la réalisation des diagnostics ne peut participer à l’exécution opérationnelle des recommandations du diagnostic pour l’exploitation concernée, assurant ainsi une indépendance totale entre l’évaluation et l’application des mesures recommandées.
Objet
Cet amendement propose de renforcer l'objectivité et la fiabilité des diagnostics qui seront proposés, en inscrivant parmi les principes du dispositif une séparation stricte entre les entités qui réaliseront les diagnostics et celles qui seront responsables de la mise en oeuvre des recommandations issues de ces évaluations, notamment à l'étape de l'accompagnement à l'installation, le cas échéant
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 757 30 janvier 2025 |
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MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 9 |
Après l'alinéa 11
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
Les données collectées, traitées et stockées dans le cadre du dispositif de diagnostic modulaire ne peuvent être appropriées pour un usage privé lucratif. L’État veille à limiter leur usage au bénéfice de l’intérêt général et de celui de l’exploitant uniquement.
Objet
Cet amendement vise à prévenir l'appropriation privée et lucrative des données agronomiques et environnementales collectées dans le cadre du diagnostic des exploitations agricoles proposé par le présent article.
L'objectif est de protéger dès maintenant l'intégrité et la finalité publique de ces données, qui sont essentielles pour la transition agroécologique et la souveraineté alimentaire nationale. C'est nécessaire pour soutenir les efforts de long terme pour développer une agriculture innovante et soutenable. A l'inverse, l'appropriation commerciale de ces données pourrait favoriser la constitution de positions dominantes, influencer les prix des produits agricoles et marginaliser les petits agriculteurs.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 758 rect. 31 janvier 2025 |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 |
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N° 759 rect. bis 31 janvier 2025 |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 10 |
Alinéa 28, après la première phrase
Insérer une phrase ainsi rédigée :
Elles s’assurent que les personnes fournissant ces conseils représentent une diversité de profils permettant aux porteurs de projet d’installation d’avoir une vision complète des pratiques agricoles qu’elles peuvent déployer.
Objet
Les points d'accueil installation (PAI) et les centres d'élaborations des PPP (Parcours de professionnalisation Personnalisé) ne respectent pas suffisamment la diversité de profils de conseillers dédiés à l'accompagnement des nouveaux agriculteurs.
Relevé par la Cour des Comptes, ce manquement peut s’avérer préjudiciable pour le déploiement d’une culture agroécologique plus poussée : « En contradiction avec les engagements pris au moment de la labellisation, nombre de structures labellisées échouent à développer des partenariats pour prendre en charge des projets atypiques et novateurs et fournir les formations nécessaires pour accompagner les modifications structurelles de l’agriculture française. »
Il faut donc veiller à ce que les conseillers présents dans les organismes qui constitueront “France Service Agriculture” représentent une diversité de profils et que leur formation permette d’accompagner des projets agricoles tournés vers les pratiques agroécologiques.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 760 rect. 31 janvier 2025 |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 14 |
Après l’alinéa 8
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« ... ° Des talus.
Objet
Cet amendement d'appel vise à introduire dans la logique de l'article une réflexion sur la protection des talus. Dans les territoires d'agriculture bocagère, les talus et les haies forment un écosystème propre. C'est pourquoi la protection des haies appelle concomitamment celle des talus.
En effet, les talus sont des réservoirs de biodiversité, offrant un habitat diversifié et une ressource alimentaire intéressante pour une faune importante. Leur arasement entraîne des inondations, des coulées de boue et la dégradation des sols agricoles.
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N° 761 rect. 31 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 14 |
Alinéa 9
Remplacer les mots :
, à l’exclusion des allées d’arbres et des alignements d’arbres au sens de l’article L. 350-3, qu’ils bordent ou non des voies ouvertes ou non à la circulation publique, et à l’exclusion des haies implantées en bordure de bâtiments ou sur une place, qui constituent l’enceinte d’un jardin ou d’un parc attenants à une habitation ou qui se situent à l’intérieur de cette enceinte
par les mots :
comportant une ou plusieurs essences sur une largeur maximum de 20 mètres, d’une longueur minimum de 25 mètres et sans interruption de plus de 20 mètres,
Objet
Cet amendement vise à mieux définir la haie, en s’appuyant sur des bases scientifiques et techniques existantes, afin de renforcer le champ d’application du régime juridique afférant.
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N° 762 rect. 31 janvier 2025 |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 14 |
Après l’alinéa 9
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
« La gestion durable des haies implique une continuité dans le temps des étages de végétation, une largeur minimale de houppier ou un potentiel de développement de la végétation, ainsi que le maintien d’une emprise ligneuse au sol minimale associée à un ourlet enherbé. Elle permet le renouvellement des arbres et arbustes dans un équilibre avec le prélèvement de biomasse éventuel.
« La garantie de cette gestion durable des haies fait l’objet d’une certification, dont les conditions de délivrance sont fixées par le décret mentionné à l’article L. 412-26.
Objet
Cet amendement vise à à définir la gestion durable selon des critères permettant d’atteindre le bon état écologique de la haie. Ce bon état écologique est notamment caractérisé par la continuité des étages de végétation, une largeur minimale de houppier et le maintien d’une emprise ligneuse au sol minimale. Enfin, il est proposé d’établir un système de certification de la gestion durable des haies. En effet, la gestion des haies, notamment à des fins de prélèvement de biomasse, peut conduire à une disparition accrue et accélérée des haies.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 763 30 janvier 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
MM. LAHELLEC et GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 2 BIS AA |
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N° 764 rect. 31 janvier 2025 |
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Mme CUKIERMAN, M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 9 |
Rédiger ainsi cet article :
I.- Au plus tard en 2026, l’État se donne pour objectif, en coordination avec les régions, d’accompagner la création et de promouvoir la mise en œuvre d’un diagnostic modulaire de l’exploitation agricole. Il s’appuie sur le réseau « France agriculture formation installation transmission » prévu au dernier alinéa du I de l’article 8 pour accompagner les exploitants agricoles et les personnes ayant un projet d’installation pour la réalisation et l’exploitation de ce diagnostic.
Le diagnostic modulaire est destiné à fournir des informations utiles aux exploitants agricoles pour les orienter et les accompagner lors des différentes étapes de la vie de l’exploitation. Il est notamment mobilisé lors de la cession d’une exploitation agricole et lors de l’installation d’un nouvel exploitant agricole.
II – Le diagnostic de l’exploitation agricole permet de faciliter la transmission des exploitations ou l’installation de nouveaux exploitants agricoles. Il permet de renforcer la viabilité économique, environnementale et sociale des projets d’installation et de cession d’exploitations agricoles.
Il est notamment composé des modules suivants, qui peuvent être mobilisés indépendamment les uns des autres :
1° Un module de « stress-test climatique », qui permet d’évaluer la résilience du projet d’installation ou de transmission face aux conséquences du changement climatique, estimée au regard de la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique et de sa capacité à contribuer à l’atténuation de celui-ci, notamment par la mise en place de pratiques agroécologiques ;
2° Un module d’analyse économique de l’exploitation à transmettre ou du projet d’installation au regard des productions concernées par le projet et de leurs débouchés, des capacités de diversification de l’exploitation et de ses capacités de restructuration ainsi que de la stratégie de maîtrise des coûts, notamment de ceux liés à la mécanisation ;
3° Un module consacré à l’aspect social du projet, afin de prendre en compte les conditions de travail sur l’exploitation, notamment en matière de santé, de sécurité ainsi que de gestion du travail et des ressources humaines.
III- Le Gouvernement élabore un cadre pour la conception et la mise en œuvre des modules mentionnés au II du présent article et de tout autre module utile à l’atteinte des objectifs mentionnés au I, notamment un module relatif à la valeur de reprise des exploitations agricoles à céder. Il veille au déploiement homogène des diagnostics dans le réseau « France agriculture formation installation transmission » prévu au dernier alinéa du I de l’article 8.
Objet
Cet amendement de repli propose une réécriture intégrale de l’article 9 afin de préciser, avec davantage de clarté, les principes, objectifs, et le fonctionnement du diagnostic modulaire qui sera mis en œuvre progressivement d’ici à 2026.
Ce diagnostic modulaire vise à délivrer une analyse 360° permettant de projeter une exploitation vers l’avenir par sa capacité à s’adapter aux enjeux actuels et à être reprise
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N° 765 rect. 31 janvier 2025 |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 14 |
Alinéa 15
Remplacer les mots :
mentionnée à l’article L. 412-21
par les mots :
, par arrachage ou par techniques dégradant significativement le développement de la végétation ligneuse et portant atteinte aux services écosystémiques de la haie,
Objet
Cet amendement vise à préciser la notion de destruction de haie. En effet, la loi n’envisage pas les différents cas de « destruction » de haies alors qu’il existe différents moyens de détruire une haie : par arrachage, mais aussi par techniques d’entretien
dégradantes avec les broyages ou abroutissements répétés des repousses de la haie ou avec la coupe à blanc des arbres d’une haie de futaie mâture. Ces techniques conduisent à une dégradation importante voire complète de la végétation aérienne, laquelle risque de ne plus se développer.
Il est donc proposé de caractériser la destruction de la haie au regard de ses conséquences sur les services écosystémiques rendus. Ainsi, des techniques qui porteraient gravement atteinte aux services écosystémiques de la haie doivent être considérées comme des actes de destruction de la haie.
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N° 766 rect. 31 janvier 2025 |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 14 |
Alinéa 17, dernière phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
Dans la rédaction actuelle de l'article, il est prévu que l'absence de réponse vaille absence d'opposition au projet de destructions. Nous proposons au contraire que l'absence de réponse vaille opposition au projet. En outre, il nous apparaît préférable qu'un accord de destruction soit formulé, ce qui permettrait de sécuriser les agriculteurs mais aussi les administrations.
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N° 767 rect. 31 janvier 2025 |
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M. LAHELLEC, Mme VARAILLAS, M. GAY, Mme MARGATÉ et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 14 |
Après l’alinéa 19
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
« En outre, est soumise à autorisation toute demande de destruction de haies déposée moins de cinq ans suivant la précédente demande de destruction et concernant la même parcelle.
« L’autorité administrative peut refuser de délivrer l’autorisation en raison de la gravité de l’atteinte aux services écosystémiques de la haie, compte tenu notamment des opérations de destruction de haies précédemment réalisées. »
Objet
Cet amendement propose que soit soumise à autorisation toute demande de destruction de haies déposée moins de cinq ans suivant la précédente demande de destruction et concernant la même parcelle.
Cet amendement vise à empêcher la destruction de haies par petites portions grâce au recours à des régimes déclaratifs successifs. Dès lors, cet amendement propose que toute demande de destruction d’une haie faite dans les cinq ans suivant la demande précédente et sur la même parcelle, soit automatiquement soumise à autorisation. Dans ce cas, l’autorité administrative doit pouvoir s’opposer compte tenu de l’atteinte aux services écosystémiques générée par ce cumul d’opérations
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N° 768 rect. 31 janvier 2025 |
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M. LAHELLEC, Mmes VARAILLAS et MARGATÉ, M. GAY et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 14 |
Alinéas 40 à 42
Remplacer ces alinéas par quatre alinéas ainsi rédigés :
« Art. L. 412-25. – Tout projet de destruction de haie doit être conçu conformément à la séquence "éviter, réduire, compenser", telle qu’elle est mentionnée à l’article L. 122-1-1 du code de l’environnement.
« Le cas échéant, toute destruction de haie est subordonnée à des mesures de compensation par replantation, au moins proportionnelles à l’impact environnemental évalué et d’un linéaire au moins égal au double de celui détruit, réalisées dans les conditions prévues à l’article L. 163-1. La définition des mesures compensatoires à mettre en œuvre est précisée dans le décret prévu à l’article L. 412-26.
« L’autorité administrative compétente fixe toute autre prescription nécessaire au respect des intérêts protégés par les législations énumérées à l’article L. 412-24 et en particulier des intérêts protégés par les dispositions des articles L. 211-1 et L. 511-2.
« Le demandeur doit solliciter un conseil préalable à l’opération de destruction et de compensation proposée. »
Objet
Cet amendement vise à ce que soit appliquée la séquence éviter, réduire, compenser dite séquence ERC. A ce stade, le projet de loi prévoit que de la compensation. Le code de l'environnement précise en effet que le principe d'action préventive et de correction
"implique d'éviter les atteintes à la biodiversité et aux services qu'elle fournit ; à défaut, d'en réduire la portée ; enfin, en dernier lieu, de compenser les atteintes qui n'ont pu être évitées ni réduites, en tenant compte des espèces, des habitats naturels et des fonctions écologiques affectées".
De plus, cet amendement prévoit la demande obligatoire d'une demande de conseil avant la destruction de la haie, pour prévenir certaines destructions. Par ailleurs, l'amendement précise également que toute destruction de haie est subordonnée à des
mesures de compensation par replantation, au moins proportionnelles à l’impact environnemental évalué et d’un linéaire au moins égal au double de celui détruit
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 769 rect. bis 4 février 2025 |
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MM. GROSVALET, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET, FIALAIRE, GOLD et GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 2 BIS AA |
Après l'article 2 bis AA
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la possibilité de développer l’insertion sociale et professionnelle de personnes détenues par la création de formations liant un établissement pénitentiaire à un établissement d’enseignement technique agricole public ou privé, dont l’association ou l’organisme responsable a passé un contrat avec l’État, et à une exploitation agricole partenaire qui assurerait l’adaptation de la formation aux pratiques professionnelles.
Objet
La réinsertion des détenus est un défi majeur pour notre société, et il est de notre devoir de trouver des solutions innovantes et efficaces. L'insertion agricole pour les détenus représente une voie à explorer, alliant les bienfaits du travail de la terre à l'acquisition de compétences précieuses.
Le travail agricole offre une opportunité unique de reconnexion avec la nature, un élément crucial pour la santé mentale des détenus. Loin des murs de la prison, les mains dans la terre, ils retrouvent un lien vital avec le monde extérieur.
Le sens du travail agricole va bien au-delà de la simple production. Il s'agit de participer à un processus fondamental de la vie, de nourrir la société. Cette dimension donne aux détenus un sentiment de responsabilité et d'utilité sociale souvent perdu pendant l'incarcération.
En favorisant l'insertion agricole des détenus, nous ne faisons pas que leur offrir une formation professionnelle. Nous leur donnons les clés pour reconstruire leur identité, retrouver leur place dans la société, et contribuer positivement à notre avenir commun. C'est un investissement dans l'humain, dans la résilience de notre système pénitentiaire, et dans la durabilité de notre agriculture. Ensemble, cultivons cette voie prometteuse pour une société plus juste et plus inclusive.
C'est pourquoi, afin d'apporter une réponse aux enjeux du renouvellement des générations d’actifs agricoles, d'accroître le public concerné par une formation professionnelle aux métiers de l'agriculture, et de promouvoir davantage les métiers de l’agriculture, de la forêt, de la nature et des territoires, cet amendement propose au Gouvernement d'étudier la possibilité de développer l'insertion sociale et professionnelle de personnes détenues par la création de formations qui lieraient un établissement pénitentiaire, un établissement d’enseignement technique agricole public ou privé (dont l’association ou l’organisme responsable a passé un contrat avec l’État) et d'une exploitation agricole partenaire qui assurerait l’adaptation de la formation aux pratiques professionnelles.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 770 rect. ter 4 février 2025 |
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MM. SAURY et LEFÈVRE, Mmes IMBERT et PERROT, M. ALLIZARD, Mme VENTALON et MM. BELIN, SOMON, CUYPERS et GREMILLET ARTICLE 10 |
Alinéa 5, première phrase
Remplacer cette phrase par trois alinéas ainsi rédigés :
« Le réseau mentionné au premier alinéa du présent I propose :
« 1° Un service d’accueil, d’information et d’orientation à destination de toute personne qui souhaite s’engager dans une activité agricole ou qui souhaite transmettre son entreprise agricole ;
« 2° Un service d’accueil, d’information et d’orientation proposé dès le début de l’activité et tout au long de la carrière de l’agriculteur, afin de l’accompagner les premières années d’activité, de le sensibiliser à la préparation de la transmission et de lui apporter des conseils sur les démarches à entreprendre pour faciliter la cession ou la reprise de son exploitation.
Objet
Cet amendement vise à préciser les publics accueillis par le réseau France installations-transmissions.
L'enjeu du maintien de l’exploitation agricole est très important dans ses premières années d'exercice. Les premières années de l’exploitation sont en effet déterminantes dans la fixation de la stratégie d'entreprise sur le long terme. Il est donc important de proposer un suivi post-installation à ces agriculteurs qui ont encore besoin de trouver les bonnes informations et d’être orientés efficacement.
Afin de rationaliser la mise en place du réseau France installations-transmission, un suivi du nouvel exploitant par ce dernier pourrait être proposé au cours des cinq premières années d'exercices de l'exploitant.
Par ailleurs un agriculteur doit pouvoir être informé et sensibilisé aux enjeux de la transmission tout au long de sa carrière. L’un des principaux obstacles à la réussite des transmissions d’exploitations agricoles est le manque d'anticipation.
Le service d'accueil, d'information et d'orientation de France installations –transmissions est destiné à toute personne souhaitant s'engager dans une activité agricole : ce public inclue bien les personnes qui souhaitent devenir salariés agricoles car ils constituent un vivier d'éventuel futur chefs d'exploitations. Considérant ce principe, les salariés déjà en activité agricole ou agro-alimentaire ne font pas partie du public cible.
Par ailleurs l'accompagnement du conjoint, au niveau de l'information et de l'orientation, ne semble opportun que dans le cas où le conjoint souhaite également s'engager dans une activité agricole.
Cet amendement a été travaillé avec la Chambre d'agriculture du Loiret.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 771 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SAURY, Mmes Pauline MARTIN et BELRHITI, MM. BURGOA, KLINGER, BRISSON, LEFÈVRE, Daniel LAURENT et COURTIAL, Mmes IMBERT, JOSENDE et PERROT, MM. Henri LEROY et ALLIZARD, Mme VENTALON, MM. BELIN, SOMON et LEVI, Mme BELLUROT et MM. CUYPERS et GREMILLET ARTICLE 10 |
Alinéa 9
Rédiger ainsi cet alinéa :
« À des fins de suivi et de pilotage de la performance du réseau, une base nationale compilant les données de ces répertoires départementaux uniques est constituée. Les modalités de la constitution de ce réseau seront précisées par décret. »
Objet
Cet amendement vise à revenir sur la création d’un outil informatique dédié au repérage des cédants.
Les chambres d’agriculture souhaitent avoir la responsabilité du repérage des cédants, mais ne souhaitent pas qu’un système informatique dédié soit mis en place dans l’unique but d’effectuer le repérage des cédants. La rédaction des alinéas 8 et 9 tels qu’adoptés par la Commission des affaires économiques est trop précise et se base sur un outil non-existant à date, qui n’est ni clairement défini ni financé.
C’est en ce sens que la rédaction de cet amendement entend laisser la définition des modalités de repérage des cédants au niveau réglementaire et non au niveau législatif. Confier directement la gestion de repérage des cédants à Chambres d’agriculture France sans garantie d’un budget alloué suffisant est trop risqué.
Cet argument fonctionne également pour que la base nationale des Répertoire Départementale Unique soit constituée par Chambres d’agriculture France : il ne semble pas opportun d’inscrire cette mission au niveau de la loi, mais plutôt de la prévoir au niveau réglementaire. En effet, il ne serait pas possible de garantir le bon fonctionnement de cette nouvelle mission de service public sans assurances budgétaires suffisantes.
Cet amendement a été travaillé avec la Chambre d'agriculture du Loiret.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 772 rect. quater 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SAURY, Mmes Pauline MARTIN et BELRHITI, MM. BURGOA, BRISSON, LEFÈVRE et Daniel LAURENT, Mmes IMBERT, JOSENDE et PERROT, MM. Henri LEROY et ALLIZARD, Mme VENTALON, M. BELIN, Mme BELLUROT, M. Paul VIDAL, Mme PLUCHET et MM. CUYPERS et GREMILLET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Le 2° du II de l’article L. 122-3 du code de l’environnement est complété par sept alinéas ainsi rédigés :
« Pour les ouvrages de production d’électricité à partir de l’énergie mécanique du vent jusqu’au poste HTA/BT inclus, les ouvrages de production d’électricité à partir de l’énergie solaire installés au sol jusqu’au poste HTA/BT inclus, les ouvrages de stockage d’électricité jusqu’au poste HTA/BT inclus et les transformateurs d’antenne-relais de radiotéléphonie mobile, l’étude d’impact comprend également :
« – un repérage des établissements d’élevage et de leurs installations situées dans un certain périmètre autour de l’aménagement mentionné à l’alinéa précédent ;
« – les états des lieux initiaux suivants :
« i) un état des lieux électrique des établissements d’élevage et de leurs installations ;
« ii) un état des lieux technico-économique et sanitaire des établissements d’élevage.
« Dans le cas où l’éleveur refuserait la réalisation de ces états des lieux mentionnés aux i et ii, une attestation de refus signée par l’éleveur doit être intégrée à l’étude d’impact.
II. – Les modalités d’application du présent article sont déterminées par un décret en Conseil d’État.
Objet
Cet amendement a pour objet de préserver les élevages français face à la recrudescence de courants électriques et électromagnétiques parasites. S’assurer de la sécurité des élevages français est essentiel pour maintenir une répartition juste de la valeur dans les territoires ruraux.
Les élevages français se trouvent confrontés aux phénomènes électriques et électromagnétiques en raison de leur proximité de plus en plus importante avec les réseaux de transport et de distribution d’électricité, le développement des parcs éoliens ou photovoltaïques, le développement d’antennes-relais de téléphonie mobile, etc.
Or les animaux d’élevage sont très sensibles à l'électricité et aux phénomènes de courants électriques parasites. Ces courants électriques qui parcourent de façon ni maîtrisée ni souhaitée, les éléments conducteurs des bâtiments, le sol et les structures métalliques de l’exploitation, et peuvent accidentellement circuler dans le corps de l’animal.
Les conséquences de ces courants parasites sont importantes puisque des animaux peuvent aller jusqu’à refuser de se nourrir ou de s’abreuver, entraînant des chutes de production et parfois la disparition de l’élevage.
Ces phénomènes sont non visibles et s’installent progressivement. Il est donc, difficile de savoir, a priori, si les situations dégradées que l’on observe sont dues de façon certaine au nouvel aménagement électrique ou à un autre élément non identifié jusque-là dont les symptômes pourraient être les mêmes : problème sanitaire dans le troupeau, mauvaise installation électrique de l’exploitation, etc.
Pour faire face à ces situations et y remédier les éleveurs peuvent faire appel à leurs organismes de conseil, comme les Chambres d’agriculture, et au Groupe Permanent Pour la Sécurité Électrique en milieu agricole (GPSE) mis en place par la profession agricole et les distributeurs d’électricité ou les producteurs d’énergie renouvelables.
Ce groupe se donne pour objectif d’investiguer de façon amiable l’origine des problèmes électriques dans les exploitations agricoles et de proposer des solutions concrètes aux agriculteurs.
Toutefois, l’intervention du GPSE est souvent tardive, coûteuse pour les responsables d’aménagement électrique qui les prennent en charge et ne permettent pas toujours d’identifier l’origine des difficultés faute d’un point de comparaison initial.
C’est pourquoi, faisant le constat d’une recrudescence des situations difficiles, et considérant que l’élevage est une activité primordiale sur nos territoires, cet amendement propose, de manière préalable à l’implantation des aménagements suivants : éoliennes, installations photovoltaïques, installation de stockage d’électricité, lignes à haute et moyenne tension, les antennes-relais téléphoniques et leur ensemble de câbles et poste de raccordement au réseau électrique, l’obligation de :
- réaliser un repérage des exploitations et différents sites d’élevage autour de ces aménagements
- proposer aux exploitations situées dans un certain périmètre la réalisation des états des lieux initiaux suivants : état des lieux des installations électriques des sites d’élevage et état des lieux technico- économique et sanitaire des élevages.
La réalisation des états initiaux peut être refusée par l’éleveur. La réalisation de ces repérages et états des lieux permettra de :
- Sécuriser les éleveurs et les gestionnaires des aménagements électriques en leur fournissant un point de comparaison de la situation avant aménagement,
- Sensibiliser les éleveurs à la qualité électrique de leurs installations et les aménageurs à la présence de l’élevage sur le territoire,
- De faciliter le dialogue et éviter les situations dramatiques entre ces acteurs.
Cet amendement a été travaillé avec la Chambre d'agriculture du Loiret.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 773 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. STANZIONE et Patrice JOLY, Mme CONWAY-MOURET, MM. OMAR OILI, PLA et BOURGI, Mme MONIER et MM. CHAILLOU et MICHAU ARTICLE 1ER |
Alinéa 28
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 8° De promouvoir la préservation, la conversion et le développement de l’agriculture et des filières biologiques, au sens de l’article L. 641-13, pour atteindre, d’ici au 1er janvier 2027, 18% de surface agricole utile cultivée en agriculture biologique et en 2030, 21% de surface agricole utile cultivée en agriculture biologique au sens de l’article L. 641-13, ainsi que les autres objectifs inscrits dans le programme national sur l’ambition en agriculture biologique, en permettant à la fois aux filières biologiques d’accéder à l’ensemble des outils nécessaires au pilotage des volumes, au suivi des marchés, à la collecte des données de production et de partage de la valeur et en stimulant la demande par la communication sur l’agriculture biologique, et la fixation d’objectifs de consommation par secteur. Les politiques d’installation et de transmission d’exploitations agricoles concourent à ces objectifs ;
Objet
Cet amendement vise à réintroduire dans le Code Rural des objectifs de surfaces agricoles cultivées en agriculture biologique. Le Code Rural s’aligne ainsi avec les différents plans publics et notamment avec les objectifs inscrits dans la déclinaison de la PAC appelée Plan Stratégique National qui prévoit 18% de surfaces bio en 2027 ; et avec la Planification Ecologique qui prévoit 21% de surfaces bio en 2030. Ce système de production est considéré par France Stratégie comme le plus abouti de l’agroécologie, alliant performance environnementale et économique.
Cet amendement a été travaillé avec la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 774 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MÉRILLOU, ROS et BOURGI, Mme BONNEFOY, M. TEMAL, Mmes CANALÈS et LE HOUEROU, MM. PLA et Patrice JOLY, Mme LINKENHELD, M. Michaël WEBER, Mme MONIER, M. DEVINAZ, Mme CONWAY-MOURET, M. GILLÉ, Mme BÉLIM et M. MICHAU ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER |
Après l’article 1er
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 2112-4 du code de la commande publique est complété par les mots : « ou de limiter l’empreinte carbone liée au transport des produits notamment lorsque ceux-ci bénéficient d’une certification attestant d’un mode de production durable. »
Objet
La commande publique représente un levier essentiel pour accompagner la transition écologique et soutenir une alimentation durable et responsable. Cet amendement vise à compléter l’article L.2112-4 du code de la commande publique en permettant explicitement de prendre en compte des critères environnementaux visant à limiter l’empreinte carbone des produits, notamment en privilégiant les pratiques durables certifiées.
Cet amendement met en avant la nécessité de limiter les émissions liées au transport des produits dans le cadre de la commande publique. Cela inclut la possibilité de valoriser des produits issus de circuits courts ou de modes de production durable. Une telle approche contribue à atteindre les objectifs climatiques nationaux en alignement avec les engagements pris lors des Accords de Paris.
En intégrant des critères environnementaux tels que l’impact carbone, les délais de livraison ou la fraîcheur des produits, la commande publique peut favoriser indirectement des produits de saison, issus d’une production locale. Cela permet de mettre en avant le travail des agriculteurs français, tout en garantissant une alimentation de qualité pour les citoyens.
L’amendement se concentre sur des critères objectifs, liés à la qualité et à l’impact environnemental des produits. Ces critères s’appliquent à tous les fournisseurs, qu’ils soient français ou étrangers, dans le respect des règles européennes.
Cet amendement propose donc une évolution législative nécessaire pour répondre aux défis environnementaux et alimentaires actuels. Il inscrit la durabilité, la réduction de l’impact carbone et la qualité des produits au cœur des préoccupations de la commande publique, sans entraver la concurrence ni favoriser indûment une origine nationale.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 775 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MÉRILLOU, ROS et BOURGI, Mme BONNEFOY, M. TEMAL, Mmes CANALÈS et LE HOUEROU, MM. PLA et Patrice JOLY, Mmes LINKENHELD et MONIER, M. DEVINAZ, Mme CONWAY-MOURET, M. GILLÉ, Mme BÉLIM et M. MICHAU ARTICLE 1ER QUINQUIES |
1° Première phrase
Après le mot :
sanitaire
insérer les mots :
et environnemental
2° Compléter cet article par une phrase ainsi rédigée :
Il présente les possibilités de mise en place de clauses miroirs aux frontières du marché intérieur.
Objet
Le présent amendement vise à renforcer la transparence et le contrôle des denrées alimentaires importées, en assurant un suivi précis de la mise en œuvre de l'article L. 236-1 A du code rural et de la pêche maritime. Cet article encadre les contrôles sanitaires des produits alimentaires entrant sur le marché français, mais il est nécessaire d'en évaluer l'application concrète et d'envisager des améliorations.
L'objectif principal est d'obtenir, dans un délai de six mois suivant la promulgation de la loi, un rapport du Gouvernement permettant au Parlement d'exercer pleinement son rôle de contrôle et d'évaluation des politiques publiques. Ce rapport devra notamment :
Établir un bilan détaillé des contrôles sanitaires réalisés sur les denrées alimentaires importées, en précisant le nombre total de contrôles, la part de contrôles aléatoires, ainsi que les moyens humains mobilisés ;
Analyser les résultats des contrôles et identifier les principales infractions relevées ou les risques sanitaires observés ;
Examiner les possibilités de mise en place de clauses miroirs aux frontières du marché intérieur afin d’assurer une concurrence loyale entre les produits européens et les importations, en tenant compte des exigences sanitaires et environnementales imposées aux producteurs nationaux ;
Présenter les mesures mises en œuvre et les propositions d’amélioration, à la fois au niveau national et européen, pour renforcer la lutte contre les risques liés aux produits importés.
Face aux enjeux de sécurité alimentaire, de protection des consommateurs et d'équité pour les producteurs français et européens, il est essentiel de disposer de données précises et actualisées sur l’efficacité des contrôles et sur les moyens de mieux encadrer les importations. Ce rapport constituera une base de travail essentielle pour envisager d’éventuelles adaptations réglementaires et renforcer la souveraineté alimentaire de la France et de l’Union européenne.
C’est pourquoi il est proposé d’adopter cet amendement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 776 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MÉRILLOU, ROS et BOURGI, Mme BONNEFOY, M. TEMAL, Mmes CANALÈS et LE HOUEROU, MM. PLA et Patrice JOLY, Mme LINKENHELD, M. Michaël WEBER, Mmes MONIER et BÉLIM, M. DEVINAZ, Mme CONWAY-MOURET et MM. GILLÉ et MICHAU ARTICLE 3 |
Alinéa 18
Rédiger ainsi cet alinéa :
1° bis Au premier alinéa de l’article L. 811-5, après le mot : « forêt », sont insérés les mots : « , de l’agroforesterie » ;
Objet
Cet amendement a pour objectif d’intégrer l’enseignement de l’agroforesterie au sein des parcours de formation agricole. En sensibilisant les futurs agriculteurs aux pratiques agroforestières, cette mesure permet de mieux faire comprendre les nombreux bénéfices des haies, tant sur le plan écologique qu’agronomique. Ces haies jouent un rôle crucial dans la préservation de la biodiversité, la protection des sols contre l’érosion, la régulation des ressources en eau et la captation du carbone. Par ailleurs, elles contribuent à améliorer les rendements agricoles en favorisant les interactions positives entre les cultures et les écosystèmes naturels.
Ainsi, cet enseignement vise non seulement à promouvoir leur implantation, mais aussi à encourager leur préservation comme un levier essentiel de la transition agroécologique. En dotant les futurs professionnels agricoles des connaissances et des compétences nécessaires pour intégrer ces pratiques dans leurs exploitations, cette mesure participe également à renforcer la résilience des systèmes agricoles face aux défis climatiques et économiques.
Cet amendement contribue également à valoriser et à promouvoir ces métiers, dans lesquels la France dispose d’un savoir-faire unique et précieux. Ce patrimoine d’excellence s’appuie sur une ressource abondante, la France étant le 4ᵉ pays le plus boisé de l’Union européenne. Il est essentiel de mettre en lumière et de préserver ce savoir-faire pour renforcer la filière forestière et redonner à la France sa place de leader dans ce domaine stratégique, qui offre des opportunités, tant économiques qu’écologiques.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 777 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MÉRILLOU et BOURGI, Mmes BONNEFOY et BÉLIM, M. TEMAL, Mmes CANALÈS et LE HOUEROU, MM. PLA et Patrice JOLY, Mme LINKENHELD, M. Michaël WEBER, Mme MONIER, M. DEVINAZ, Mme CONWAY-MOURET et MM. GILLÉ, CHAILLOU et MICHAU ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 |
Après l'article 8
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le groupement d’intérêt public dénommé Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique (Agence bio) a pour objet le développement et la promotion des produits agricoles et agroalimentaires dans le secteur de l'agriculture biologique.
Objet
Maintenir les crédits et l’existence de l'Agence bio est un impératif pour notre transition écologique comme pour notre souveraineté alimentaire.
L’agriculture biologique permet de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique d’une part en limitant les rejets polluants et d’autre part en stockant davantage de CO2 dans le sol. Les émissions de gaz à effet de serre sont limitées grâce à la non-utilisation d’engrais azotés chimiques de synthèse et la culture de plantes légumineuses. La séquestration du carbone est favorisée grâce à des rotations de cultures longues et limitant le nombre de labours ainsi que l’élevage en plein air sur des prairies permanentes fixant le carbone dans le sol et compensant les émissions de méthane des animaux.
L’agriculture biologique permet de protéger les espèces et de restaurer des écosystèmes terrestres et aquatiques grâce à la non-utilisation des pesticides de synthèse, la présence de prairies, haies, bandes enherbées et enfin des rotations de cultures plus diversifiées et plus longues offrent des abris et des ressources alimentaires plus variées et continues.
L’agriculture biologique concourt directement à notre souveraineté alimentaire. Les cultures en bio nécessitent moins d'importations d'engrais de synthèse, fabriqués à partir de gaz russe par exemple. Nous réduisons ainsi notre dépendance aux intrants étrangers. Les vaches en bio mangent à hauteur de 70% de l’alimentation bio nécessairement mais aussi locale, réduisant là encore significativement notre dépendance aux importations. Au travers notamment du label AB depuis 40 ans, la principale mission de l’Agence bio est la promotion et l’accompagnement de la filière d’agriculture biologique en France. L’accompagnement de l’agriculture biologique ne se limite pas à l’octroi d’aides directes. Il implique également une dynamique globale de développement et de valorisation de cette filière. Faire disparaître l’Agence bio, c’est mettre en péril une filière déjà fragile et en proie à de nombreuses tensions. 30 % de notre consommation alimentaire en bio provient d'importations, tandis que les prix payés aux producteurs bio ne couvrent plus leurs coûts de production, en raison d'une consommation en nette baisse.
Si des économies budgétaires sont évoquées, il est important de rappeler que l'Agence bio compte seulement 23 salariés et un budget de 2,9 millions d'euros. Ce n’est donc pas sa suppression qui permettra de redresser significativement des finances publiques et un budget où le Gouvernement cherche 50 milliards.
La suppression de l’ensemble des crédits dévolus à l’Agence bio n’a par ailleurs fait l’objet d’aucune concertation avec les salariés comme avec les organisations agricoles. La FDSEA et les Jeunes Agriculteurs ont eux aussi souligné qu’il "est indispensable de préserver les moyens qui lui sont dédiés et d’accompagner les filières bio et les agriculteurs qui s’engagent dans cette voie. (...) L’Agence bio est le seul outil national qui œuvre au développement et à la promotion de cette filière." Il serait contre-productif d’opposer agriculture conventionnelle et agriculture biologique.
Cet amendement vise donc à reconnaître légalement l'Agence bio.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 778 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MÉRILLOU, ROS et BOURGI, Mme BONNEFOY, M. TEMAL, Mmes CANALÈS et LE HOUEROU, MM. PLA et Patrice JOLY, Mme LINKENHELD, M. DEVINAZ, Mmes CONWAY-MOURET et BÉLIM et M. MICHAU ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 16 |
Après l'article 16
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail remet au Gouvernement et au Parlement un rapport sur l’opportunité d’autoriser la vaccination préventive pour l'ensemble des espèces de volailles, d'oiseaux de basse-cour et oiseaux captifs. Ce rapport comporte une analyse des objectifs atteints par la présente stratégie de vaccination française et des opportunités de renforcer la santé animale.
Objet
Cet amendement vise à étudier les modalités d’élargissement du dispositif de vaccination préventive contre l'influenza aviaire, actuellement limité aux canards.
L’avis du 30 mars 2023 de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à l’élaboration d’une stratégie nationale de vaccination au regard de l’influenza aviaire hautement pathogène en France métropolitaine proposait 3 scénarios :
- Le scénario 1 propose de vacciner les animaux présents dans les élevages assurant la sélection et la multiplication pour toutes les filières. Cette étape présente l’avantage de nécessiter un nombre de doses de vaccin limité. Elle permet également de protéger les filières avicoles françaises des impacts d’une nouvelle épizootie en préservant le potentiel génétique ainsi que la capacité à remettre en place des animaux en élevage de production après l’épizootie ;
- Le scénario 2 propose de vacciner, dans les élevages de production, les palmipèdes (canards et oies) prêts à gaver et les autres palmipèdes élevés en plein air, les dindes élevées en plein air et les poulettes futures pondeuses destinées au plein air. L’objectif est de limiter l’ampleur des épizooties en ciblant les productions les plus à risque d’introduction et de diffusion du virus. Ce scénario requiert une disponibilité de vaccins plus importante que pour le scénario 1 ;
- Le scénario 3 propose, si la disponibilité des vaccins le permet, la vaccination des palmipèdes à rôtir et dindes élevées en claustration (dans des bâtiments), des galliformes de chair élevés en plein air autres que ceux listés pour le scénario 2 et des poules de ponte élevées en plein air.
Un retour d’expérience sur les six premiers mois de la vaccination IAHP a été réalisé par l’unité EPISABE (Épidémiologie, santé et bien-être) de l’Anses avec l’appui du ministère de l’Agriculture et remis en juin 2024. Il visait à réévaluer cependant uniquement les mesures de mise à l’abri.
Alors que deux saisons de vaccinations ont eu lieu, il est sans doute temps d’examiner si notre stratégie est toujours adaptée face aux risques et opportunités.
Les risques demeurent en effet toujours significatifs. Soixante-six cas humains de grippe aviaire ont été détectés aux Etats-Unis en 2024. Le gouvernement fédéral de Joe Biden a annoncé que 306 millions de dollars (environ 297 millions d’euros) seront dépensés pour financer les programmes de préparation et de surveillance nationaux, étatiques et locaux contre le virus H5N1.
La recherche progresse en effet rapidement : les chercheurs du département Santé animale de l’INRAE et leurs collègues de l’université du Québec à Montréal ont ainsi conçu une nouvelle formulation vaccinale contre les souches de virus hautement pathogène H5N1. Les résultats obtenus montrent que des poulets immunisés grâce à ce vaccin ont été protégés à 100% et surtout qu’aucune excrétion virale n’a été détectée, ce qui signifie que le vaccin protège à la fois contre l’infection et la transmission du virus. C’est une grande première dans la lutte contre cette maladie très contagieuse.
Une extension de la vaccination préventive serait une réponse adaptée aux enjeux sanitaires actuels : protéger l’ensemble des populations aviaires, prévenir les contaminations et renforcer la sécurité des filières avicoles. Ces dernières, déjà très fragilisées par les épisodes récurrents de grippe aviaire, subissent des pertes considérables. En 2022, entre 20 et 25 millions de volailles ont été abattues dans le pays. Plus récemment, en janvier 2025, un foyer de grippe aviaire a été détecté en Dordogne, entraînant l’euthanasie de 80 oiseaux et l’instauration d’un vide sanitaire dans la zone concernée. Face à ces défis, cet amendement propose d’étudier les modalités d’élargissement du dispositif de vaccination préventive contre l'influenza aviaire afin de maintenir sans relâche une campagne de vaccination pour limiter les impacts sanitaires et économiques de cette crise.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 779 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MÉRILLOU, ROS et BOURGI, Mme BONNEFOY, M. TEMAL, Mmes CANALÈS et LE HOUEROU, MM. PLA et Patrice JOLY, Mme LINKENHELD, M. DEVINAZ, Mmes CONWAY-MOURET et BÉLIM et M. MICHAU ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 16 |
Après l’article 16
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 221-1-2 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un article L. 221-1-… ainsi rédigé :
« Art. L. 221-1-…. – La vaccination préventive contre l’influenza aviaire hautement pathogène des oiseaux captifs dans les parcs zoologiques à caractère fixe et permanent, situés sur le territoire métropolitain, est autorisée. »
Objet
Cet amendement vise à permettre la vaccination préventive des oiseaux captifs dans les parcs zoologiques, en réponse aux risques sanitaires actuels de grippe aviaire.
En effet, le 1er octobre 2023, le ministère chargé de l'agriculture a lancé la première campagne nationale de vaccination contre l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), ciblant les canards d’élevage. Cette initiative est la première en Europe, positionnant la France comme le premier grand pays exportateur de volailles à déployer une stratégie de vaccination à grande échelle pour protéger ses élevages. Au cours de cette première campagne vaccinale, entre le 1er octobre 2023 et le 30 septembre 2024, 61 millions de canards ont fait l'objet d'une vaccination contre l'IAHP.
Le 1er octobre 2024, cette campagne a été reconduite selon la même stratégie, en complément des mesures de biosécurité et de surveillance renforcée déjà en place sur le territoire hexagonal.
Cependant, les oiseaux captifs dans les parcs zoologiques ne peuvent pas recevoir de vaccination contre l’IAHP. Le Parc du Bournat en Dordogne illustre la vulnérabilité de ces établissements : 80 palmipèdes ont dû être euthanasiés le jeudi 23 janvier 2025 après la découverte d’un foyer de grippe aviaire au sein de l’établissement.
Si les désagréments causés aux parcs de loisirs peuvent sembler limités, un élevage de poulets fermiers, situé à 1,4 km du parc de loisirs, a failli devoir être lui aussi être abattu, à 400 mètres près. En effet, il s’agit ici d’une influenza aviaire donc contagieuse.
Afin de lutter contre tout risque de contagion, il serait préférable que les parcs puissent bénéficier des mêmes protections vaccinales que les élevages.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 780 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. STANZIONE et Patrice JOLY, Mme CONWAY-MOURET et MM. OMAR OILI, PLA, BOURGI et MICHAU ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER QUINQUIES |
Après l’article 1er quinquies
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Concernant le plan agriculture climat méditerranée dans sa déclinaison pour la région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’État s’engage à ce que la présence des sénateurs soit rendue obligatoire dans toutes les instances de gouvernance. En effet, ils sont les seuls représentants dans chaque département des territoires ruraux et des élus locaux.
Objet
L’ensemble des exploitations sont en crise, la diversification des productions est l’un des leviers d’action de l’agriculture de demain, mais le conseil à la diversification et la constitution des dossiers de demande de financement constitue une lourdeur administrative telle que la plupart ne sont même pas en mesure de les mener à bien.
Concernant le Plan Agriculture Climat Méditerranée PACA, l’Etat doit s’engager à ce que la présence des Sénateurs de chaque département soit rendu obligatoire dans toutes les instances de gouvernance. En effet, ils sont les seuls représentants dans chaque département des territoires ruraux et des élus locaux.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 781 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes GOSSELIN et DUMONT, M. PANUNZI, Mme MULLER-BRONN, M. Paul VIDAL et Mme DI FOLCO ARTICLE 10 |
Alinéa 5, première phrase
Remplacer cette phrase par trois alinéas ainsi rédigés :
« Le réseau mentionné au premier alinéa du présent I propose :
« 1° Un service d’accueil, d’information et d’orientation à destination de toute personne qui souhaite s’engager dans une activité agricole ou qui souhaite transmettre son entreprise agricole ;
« 2° Un service d’accueil, d’information et d’orientation proposé dès le début de l’activité et tout au long de la carrière de l’agriculteur, afin de l’accompagner les premières années d’activité, de le sensibiliser à la préparation de la transmission et de lui apporter des conseils sur les démarches à entreprendre pour faciliter la cession ou la reprise de son exploitation.
Objet
Cet amendement vise à préciser les publics accueillis par le réseau France installations-transmissions ainsi que les différents accompagnements dont ils peuvent bénéficier.
Les premières années de l’exploitation sont déterminantes dans la fixation de la stratégie d'entreprise sur le long terme. Il est donc important de proposer un suivi post-installation à ces agriculteurs qui ont encore besoin de trouver les bonnes informations et d’être orientés efficacement.
Par ailleurs un agriculteur doit pouvoir être informé et sensibilisé aux enjeux de la transmission tout au long de sa carrière. L’un des principaux obstacles à la réussite des transmissions d’exploitations agricoles est le manque d'anticipation.
Le service d'accueil, d'information et d'orientation de France installations – transmissions est destiné à toute personne souhaitant s'engager dans une activité agricole : ce public inclue bien les personnes qui souhaitent devenir salariés agricoles car ils constituent un vivier d'éventuel futur chefs d'exploitations. Considérant ce principe, les salariés déjà en activité agricole ou agro-alimentaire ne font pas partie du public cible.
Par ailleurs l'accompagnement du conjoint, au niveau de l'information et de l'orientation, ne semble opportun que dans le cas où le conjoint souhaite également s'engager dans une activité agricole.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 782 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes GOSSELIN, BELRHITI, DUMONT et VENTALON, MM. BRISSON, BONHOMME, PANUNZI et BURGOA, Mme MULLER-BRONN, MM. Paul VIDAL et REYNAUD, Mmes CANAYER, Pauline MARTIN, DI FOLCO et JOSENDE et M. Henri LEROY ARTICLE 10 |
I. – Alinéa 8
Remplacer les mots :
notamment sur une plateforme en ligne
par les mots :
via un outil dont les caractéristiques seront précisées par décret
II. – Alinéa 9
Après le mot :
nationale
Rédiger ainsi la fin de cet alinéa :
compilant les données de ces répertoires départementaux uniques est constituée. Les modalités de la constitution de ce réseau seront précisées par décret. »
Objet
Cet amendement vise à revenir sur la création d’un outil informatique dédié au repérage des cédants.
La rédaction actuelle des alinéa 8 et 9 est trop précise et se base sur un outil non-existant à date, qui n’est ni clairement défini ni financé.
Cet amendement entend laisser la définition des modalités de repérage des cédants au niveau réglementaire et non au niveau législatif. Confier directement la gestion de repérage des cédants à Chambres d’agriculture France sans garanties budgétaires suffisantes n'est pas pertinent.
Ce raisonnement s'applique également pour la base nationale des répertoires départementaux uniques, dont la constitution doit être précisée par voie réglementaire pour garantir le bon fonctionnement de cette nouvelle mission de service public.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 783 rect. quinquies 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes GOSSELIN et DUMONT, MM. BONHOMME et PANUNZI, Mme MULLER-BRONN, M. REYNAUD et Mmes CANAYER et DI FOLCO ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 15 |
Après l'article 15
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Le 2° du II de l’article L. 122-3 du code de l’environnement est complété par sept alinéas ainsi rédigés :
« Pour les ouvrages de production d’électricité à partir de l’énergie mécanique du vent jusqu’au poste HTA/BT inclus, les ouvrages de production d’électricité à partir de l’énergie solaire installés au sol jusqu’au poste HTA/BT inclus, les ouvrages de stockage d’électricité jusqu’au poste HTA/BT inclus et les transformateurs d’antenne-relais de radiotéléphonie mobile, l’étude d’impact comprend également :
« – un repérage des établissements d’élevage et de leurs installations situées dans un certain périmètre autour de l’aménagement mentionné à l’alinéa précédent ;
« – les états des lieux initiaux suivants :
« i) un état des lieux électrique des établissements d’élevage et de leurs installations ;
« ii) un état des lieux technico-économique et sanitaire des établissements d’élevage.
« Dans le cas où l’éleveur refuserait la réalisation de ces états des lieux mentionnés aux i et ii, une attestation de refus signée par l’éleveur doit être intégrée à l’étude d’impact.
II. – Les modalités d’application du présent article sont déterminées par un décret en Conseil d’État.
Objet
Cet amendement a pour objet de préserver les élevages français face à la recrudescence de courants électriques et électromagnétiques parasites en raison de la proximité de plus en plus importante de nombreuses exploitations avec des installations susceptibles de générer de telles perturbations.
Les animaux d’élevage sont très sensibles à l'électricité et aux phénomènes de courants électriques parasites qui parcourent de façon ni maîtrisée ni souhaitée, les éléments conducteurs des bâtiments, le sol et les structures métalliques de l’exploitation, et peuvent accidentellement circuler dans le corps de l’animal. Les conséquences sont importantes puisque des animaux peuvent aller jusqu’à refuser de se nourrir ou de s’abreuver, entraînant des chutes de production et parfois la disparition de l’élevage.
Ces phénomènes sont non visibles et s’installent progressivement. Il est donc, difficile de savoir, a priori, si les situations dégradées que l’on observe sont dues de façon certaine au nouvel aménagement électrique ou à un autre élément non identifié jusque-là dont les symptômes pourraient être les mêmes : problème sanitaire dans le troupeau, mauvaise installation électrique de l’exploitation, etc.
Pour faire face à ces situations et y remédier les éleveurs peuvent faire appel à leurs organismes de conseil, comme les Chambres d’agriculture, et au Groupe Permanent Pour la Sécurité Électrique en milieu agricole (GPSE) mis en place par la profession agricole et les distributeurs d’électricité ou les producteurs d’énergie renouvelables. Ce groupe se donne pour objectif d’investiguer de façon amiable l’origine des problèmes électriques dans les exploitations agricoles et de proposer des solutions concrètes aux agriculteurs. Toutefois, l’intervention du GPSE est souvent tardive, coûteuse pour les responsables d’aménagement électrique qui les prennent en charge et ne permettent pas toujours d’identifier l’origine des difficultés faute d’un point de comparaison initial.
Cet amendement propose, de manière préalable à l’implantation des aménagements suivants : éoliennes, installations photovoltaïques, installation de stockage d’électricité, lignes à haute et moyenne tension, les antennes-relais téléphoniques et leur ensemble de câbles et poste de raccordement au réseau électrique, l’obligation de :
- réaliser un repérage des exploitations et différents sites d’élevage autour de ces aménagements
- proposer aux exploitations situées dans un certain périmètre la réalisation des états des lieux initiaux suivants : état des lieux des installations électriques des sites d’élevage et état des lieux technico- économique et sanitaire des élevages.
La réalisation des états initiaux peut être refusée par l’éleveur.
La réalisation de ces repérages et états des lieux permettra de :
- Sécuriser les éleveurs et les gestionnaires des aménagements électriques en leur fournissant un point de comparaison de la situation avant aménagement,
- Sensibiliser les éleveurs à la qualité électrique de leurs installations et les aménageurs à la présence de l’élevage sur le territoire,
- De faciliter le dialogue et éviter les situations dramatiques entre ces acteurs.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 784 rect. 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BAZIN, Mme BELLUROT, M. SOMON, Mme DUMAS, MM. PERNOT, KHALIFÉ, PANUNZI, KLINGER et MANDELLI, Mme MULLER-BRONN, MM. NATUREL et BOUCHET, Mmes BELRHITI, Marie MERCIER, DUMONT, BORCHIO FONTIMP, PLUCHET, PERROT et VENTALON, M. BELIN, Mme GOY-CHAVENT, M. LONGEOT et Mme CANAYER ARTICLE 1ER |
Alinéa 40
Compléter cet alinéa par les mots :
, incluant le mode d'abattage des animaux
Objet
Cet amendement a pour objectif de préciser que, concernant les produits agricoles d’origine animale, le consommateur doit être informé du mode d’abattage, à la base du processus de transformation.
Le règlement (CE) n° 1099/2009 du 24 septembre 2009 établit les règles concernant la protection des animaux au moment de leur mise à mort. Selon ce règlement, l'étourdissement est obligatoire avant l'abattage, mais une dérogation est accordée pour les méthodes particulières d'abattage prescrites par des rites religieux, les animaux étant alors égorgés conscients.
Certains États membres ont interdit cette pratique, tandis que d'autres l'autorisent.
En France, l'abattage sans étourdissement préalable est autorisé à titre dérogatoire et est encadré par le décret n° 2011-2006 du 28 décembre 2011.
Les établissements doivent notamment disposés d’un système d'enregistrement permettant de vérifier que l'abattage sans étourdissement est réalisé uniquement pour répondre à des commandes commerciales le justifiant.
Par une question orale en juillet 2021 (QO n°1762S) le ministre de l'Agriculture a été interrogé sur l'absence de statistiques concernant la production de viande issue de l'abattage rituel sans étourdissement.
En réponse, la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens Combattants, a confirmé que le ministère ne disposait pas de statistiques nationales consolidées depuis un changement de système informatique en 2015.
Ainsi, en l’absence d’informations concernant les statistiques des commandes commerciales de ce marché dérogatoire et de la production correspondante, et en l’absence d’obligations légales de traçabilité, aucun élément ne permet donc de savoir aujourd’hui si la viande commercialisée provient d’un animal qui a été ou non insensibilisé lors de son abattage.
En effet, dans de nombreux abattoirs, les circuits ne sont pas séparés tout au long de la chaine et la viande obtenue n’est pas systématiquement destinée aux consommateurs religieux. Une partie significative de la viande issue de l’abattage sans étourdissement est réintroduite dans le circuit général, car il n’y a pas de demande suffisante pour écouler toute la production uniquement vers les consommateurs religieux.
Par ailleurs, un sondage réalisé en 2020 a révélé que 80% des français souhaitaient un étiquetage du mode d’abattage mentionnant si l’animal avait été ou non insensibilisé avant d’être égorgé.
Cet amendement répond donc à une double exigence : satisfaire la demande de la grande majorité des citoyens tout en respectant la réglementation.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 785 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. GREMILLET, Mme BELRHITI, MM. PANUNZI, KHALIFÉ, SOL et BRISSON, Mme BERTHET, MM. BURGOA, KLINGER et de LEGGE, Mme MALET, M. Henri LEROY, Mmes MICOULEAU, DEMAS et VENTALON, MM. CHATILLON et BELIN, Mme JOSENDE, MM. GENET, SOMON et BACCI, Mme DUMONT, M. POINTEREAU, Mmes BELLUROT, DREXLER et JOSEPH, M. SIDO, Mme BONFANTI-DOSSAT, M. BOUCHET, Mme IMBERT, MM. REYNAUD et CUYPERS, Mme RICHER et MM. LEFÈVRE, Daniel LAURENT et MILON ARTICLE 12 BIS |
Alinéa 2, première phrase
Rédiger ainsi cette phrase :
Dans des conditions définies par décret, les sociétés civiles mentionnées aux chapitres II, III, IV et VII du présent titre peuvent compléter les activités mentionnées à l’article L. 311-1 par des activités artisanales, commerciales et non commerciales connexes ou complémentaires à l’activité agricole.
Objet
Cet amendement vise à clarifier le champ des activités non agricoles qui pourraient juridiquement être ouvertes aux sociétés civiles agricoles.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 786 rect. bis 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GREMILLET, RIETMANN et SOL, Mmes BERTHET, MALET, MICOULEAU, DEMAS et VENTALON, MM. CHATILLON, GENET, SOMON, BACCI et POINTEREAU, Mme DREXLER, M. SIDO, Mmes BONFANTI-DOSSAT et IMBERT, MM. REYNAUD et CUYPERS, Mme RICHER et MM. LEFÈVRE, Daniel LAURENT et MILON ARTICLE 14 |
Alinéas 41 à 43
Supprimer ces alinéas.
Objet
L’amendement a pour but de supprimer la possibilité, pour l’autorité compétente, d’ajouter des prescriptions complémentaires ou d’imposer un conseil préalable pour le pétitionnaire.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 787 rect. bis 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GREMILLET, RIETMANN et SOL, Mmes BERTHET, MALET, MICOULEAU, DEMAS et VENTALON, MM. CHATILLON, GENET, SOMON et BACCI, Mmes GRUNY et DREXLER, M. SIDO, Mmes BONFANTI-DOSSAT et IMBERT, MM. REYNAUD et CUYPERS, Mme RICHER et MM. LEFÈVRE, Daniel LAURENT, MILON et Paul VIDAL ARTICLE 14 |
Après l'alinéa 1
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
...° Le premier alinéa de l’article L. 411-2-1 est complété par les mots : «, ainsi que les projets de destruction et les travaux d’entretien d’une haie mentionnée à l’article L. 412-21 du présent code » ;
Objet
Cet amendement vise à introduire une présomption de raison impérative d’intérêt public majeur pour les travaux d’entretien de haies afin de faciliter l’accès à la dérogation d’interdiction de destruction d’espèces protégées.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 788 rect. bis 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MASSET, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. FIALAIRE et GOLD, Mme JOUVE, M. LAOUEDJ, Mme PANTEL, M. ROUX et Mme BELRHITI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 TER |
Après l’article 14 ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 311-2-1 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un article L. 311-2-… ainsi rédigé :
« Art. L. 311-2-…. – Sans préjudice des dispositions des articles L. 111-3 et suivants du code de l’urbanisme, dès lors que le terrain occupé par l’exploitation agricole ou pastorale ne comporte pas de lieu d’habitation, le statut d’actif agricole défini à l’article L. 311-2 du présent code ouvre à son titulaire le droit d’installer un logement de fonction sous la forme d’une résidence démontable constituant son domicile permanent au sens de l’article R. 111-51 du code de l’urbanisme et dont les modalités techniques doivent permettre :
« 1° Que cette installation n’affecte pas durablement les fonctions écologiques du sol, en particulier ses fonctions biologiques, hydriques et climatiques ainsi que son potentiel agronomique ;
« 2° Que cette installation ne soit pas incompatible avec l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière sur la parcelle de l’exploitation.
« L’actif agricole, titulaire du droit d’installer un logement de fonction sous la forme d’une résidence démontable constituant son domicile permanent au sens de l’article R. 111-51 du code de l’urbanisme, doit avoir reçu l’accord préalable du service instructeur compétent. »
Objet
Cet amendement vise à autoriser les agriculteurs à installer un logement de fonction et de vivre directement sur leurs exploitations agricoles grâce à des habitations réversibles (maison bois, mobil-home, yourtes...) respectant le principe de la non-artificialisation. Ces structures, économes et écologiques, représentent une solution concrète aux défis du renouvellement des générations d’agriculteurs et d’amélioration de leurs revenus. Ces logements de fonction réversible participeraient ainsi à la transition vers des modèles agricoles plus résilients.
Cet amendement encourage une agriculture locale et nourricière en simplifiant notamment l’installation des maraîchers comme des éleveurs, dont les produits alimentent nos marchés locaux et les restaurants, tout en permettant de se prémunir de l'installation de particuliers sur des terres agricoles utiles sans l'objectif de l'exploiter.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 789 rect. bis 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. STANZIONE et Patrice JOLY, Mme CONWAY-MOURET et MM. OMAR OILI, PLA, BOURGI et MICHAU ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER QUINQUIES |
Après l’article 1er quinquies
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’État s’engage à financer à la hauteur nécessaire le plan d’action stratégique pour l’anticipation du potentiel retrait européen des substances actives et le développement de techniques alternatives pour la protection des cultures (PARSADA), en restaurant les crédits consacrés à la recherche agricole, supprimés lors du projet de loi de finances pour 2025.
Objet
Le PARSADA est l’alternative à certaines dispositions de la loi du Sénateur Laurent Duplomb visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur.
Le PARSADA offre une alternative aux produits phytosanitaires.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 790 rect. quater 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Nathalie GOULET et JACQUEMET, MM. CANÉVET et LONGEOT et Mme PERROT ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 13 BIS |
Après l'article 13 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le 1° de l’article L. 311-2 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :
« 1° Il exerce des activités réputées agricoles au sens de l'article L. 311-1 du présent code ou des activités de prestations de service en agriculture au sens des articles L. 722-2 et L. 722-3 du même code ; ».
Objet
Depuis la réforme de l’immigration professionnelle d’avril 2021, la procédure de demande d’autorisation de travail visant à introduire sur le marché du travail français un ressortissant de pays tiers, est gérée par le Ministère de l’Intérieur. Sept plateformes interrégionales de main d’œuvre étrangère ont été créées pour instruire et délivrer les autorisations de travail. La plateforme nationale en Avignon a compétence pour instruire l’ensemble des autorisations de travail relevant des travailleurs saisonniers.
La procédure de demande a alors été entièrement dématérialisée, du dépôt de la demande à la délivrance de l’autorisation de travail. L’accueil physique de l’employeur a été supprimé au profit d’échanges en ligne entre le service instructeur et le demandeur qui agit au nom de l’entreprise. Cette simplification de la démarche a permis de réduire considérablement les délais d’instruction, rendant le système d’introduction de main d‘œuvre étrangère plus attractif.
Le ministère de l’intérieur a en effet constaté des phénomènes d’introduction massive de salariés saisonniers étrangers, notamment dans le domaine agricole au travers d’entreprises de soutien à l’agriculture (ETA), dont certaines usent de pratiques frauduleuses (prêt illicite de main d’œuvre et marchandage, emploi d’étrangers sans autorisation de travail).
Plusieurs affaires judiciaires d’envergure en cours font état de véritables filières de passeurs, de travail illégal/dissimulé, et de traite d’êtres humains sur le territoire national. De plus, ces entreprises bénéficient des aides de la politique agricole commune, lesquelles ont été étendues aux entreprises de travaux agricoles dans le cadre de la campagne PAC 2023-2027 conformément au plan stratégique national français de la politique agricole commune mis en œuvre par le décret n° 2022-1755 du 30 décembre 2022.
Or la MSA n’a compétence que pour les contrôles au titre du travail dissimulé, et non pour le travail illégal que constituent le prêt illicite de main-d’œuvre et l’emploi d'étranger sans titre,
Par ailleurs ces sociétés, qui disposent d’un numéro SIREN attribué par l’INSEE pour l’exercice de prestations de service en agriculture alors qu’elles exercent en réalité des activités de mise à disposition de personnel, sont éphémères ce qui écarte toute efficience d’un contrôle sur place.
L’article vise à permettre aux caisses de MSA de valider les déclarations faites par les entreprises de travaux agricoles dans le Registre National des Entreprises (RNE), et ainsi sécuriser la réalité de déclaration de prestation de service, la conformité aux obligations de travail temporaire, et le respect des droits et de la sécurité des salariés.
En termes de volumétrie, les entreprises de travaux agricoles (filière principalement concernée par le dispositif de fraude), représentent 8094 établissements, 82 907 salariés employés et 95 063 contrats.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 791 rect. quinquies 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Nathalie GOULET et JACQUEMET, MM. CANÉVET et LONGEOT et Mme PERROT ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 BIS |
Après l'article 12 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport étudiant les modalités de simplification et d’homogénéisation de l’affiliation sociale en vue de rattacher au guichet unique de la Mutualité Sociale Agricole les activités de valorisation des produits agricoles, des terres, des cultures marines ainsi que des activités de diversification ayant pour support l’exploitation agricole ou l’agriculture.
Objet
La MSA est l’interlocutrice unique pour les agriculteurs et les entreprises agricoles pour le versement de toutes les prestations auxquelles l’exploitant et sa famille mais également les salariés agricoles peuvent prétendre en santé, famille, retraite, accident du travail et maladie professionnelle.
Ce guichet unique qui permet également d’assurer le recouvrement des charges sociales, répond à une logique de service aux adhérents au travers de la relation aux entreprises (facilitation du recouvrement et des obligations déclaratives sociales ex du TESA simplifié) des parcours usagers (rendez-vous prestations, suivi de la santé et sécurité au travail…) et enfin des solutions sociales personnalisées et adaptées apportées en cas de difficultés.
Malheureusement ce régime unique simplifié n’est actuellement pas efficient car l’application de la réglementation sociale a créé une hétérogénéité dans l’affiliation de nos agriculteurs, notamment pour les activités de valorisation des produits agricoles, des terres, des cultures marines et les activités de diversification reposant sur l’exploitation agricole.
En effet, les activités complémentaires (activités pédagogiques, accueil social d’insertion…) ayant pour support l’exploitation agricole ou l’agriculture qui sont développées et déployées par les exploitants agricoles et/ou leurs proches en parallèle, afin d’atteindre des revenus suffisants, ne sont pas retenues.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 792 30 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 793 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GREMILLET et RIETMANN, Mme BELRHITI, MM. PANUNZI, KHALIFÉ, SOL et BRISSON, Mme BERTHET, MM. BURGOA, KLINGER et de LEGGE, Mme MALET, M. Henri LEROY, Mmes MICOULEAU, DEMAS et VENTALON, MM. CHATILLON, BELIN, GENET, SOMON et BACCI, Mme DUMONT, M. POINTEREAU, Mmes BELLUROT, DREXLER et JOSENDE, M. SIDO, Mme BONFANTI-DOSSAT, M. BOUCHET, Mme IMBERT, MM. REYNAUD et CUYPERS, Mme RICHER et MM. LEFÈVRE, Daniel LAURENT et MILON ARTICLE 1ER |
Alinéa 4
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Art. L. 1 B. – La protection, la valorisation, le développement de l’agriculture sont d’intérêt général majeur et défendus au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la nation au sens de l’article 410-1 du code pénal.
Objet
L’objet de cet amendement est de reconnaitre l’intérêt général qui s’attache à l’agriculture de façon à éviter qu’elle ne soit assimilée à un service public et de façon à produire les effets juridiques attendus.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 794 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. GREMILLET et RIETMANN, Mme BELRHITI, MM. PANUNZI, KHALIFÉ, SOL et BRISSON, Mme BERTHET, MM. BURGOA, KLINGER et de LEGGE, Mme MALET, M. Henri LEROY, Mmes MICOULEAU, DEMAS et VENTALON, MM. CHATILLON et BELIN, Mmes JOSENDE et JOSEPH, MM. GENET, SOMON et BACCI, Mmes DUMONT et DREXLER, M. SIDO, Mme BONFANTI-DOSSAT, M. BOUCHET, Mme IMBERT, MM. REYNAUD et CUYPERS, Mme RICHER et MM. LEFÈVRE, Daniel LAURENT et MILON ARTICLE 13 |
I. – Alinéa 4
Après les mots :
infractions mentionnées
insérer les mots :
aux articles L. 216-6, L. 432-2 et
II. – Compléter cet article par deux paragraphes ainsi rédigés :
.... – Après le premier alinéa de l’article L. 216-6, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Par dérogation aux dispositions du présent article, les infractions mentionnées au présent article sont soumises, lorsqu’elles n’ont pas été commises par négligence grave ou de manière intentionnelle, aux sanctions prévues par l’article L. 171-7-2 du présent code. Sont présumés n’avoir pas été commis de manière intentionnelle, les faits répondant à l’exécution d’une obligation légale ou réglementaire ou des prescriptions prévues par une autorisation administrative. »
..... – L’article L. 432-2 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Par dérogation aux dispositions du présent article, les infractions mentionnées au présent article sont soumises, lorsqu’elles n’ont pas été commises par négligence grave ou de manière intentionnelle, aux sanctions prévues par l’article L. 171-7-2 du présent code. Sont présumés n’avoir pas été commis de manière intentionnelle, les faits répondant à l’exécution d’une obligation légale ou réglementaire ou des prescriptions prévues par une autorisation administrative. »
Objet
Cet amendement vise à dépénaliser les infractions de pollution des eaux qui ne sont pas commises intentionnellement ou par négligence grave.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 795 rect. ter 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. STANZIONE et Patrice JOLY, Mme CONWAY-MOURET, MM. OMAR OILI, PLA et BOURGI, Mme MONIER et M. MICHAU ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER QUINQUIES |
Après l’article 1er quinquies
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le Gouvernement s’engage à remettre au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, puis chaque année, un rapport circonstancié permettant d’assurer un suivi, par mode de production et par filière, des objectifs fixés par le plan d’action stratégique pour l’anticipation du potentiel retrait européen des substances actives et le développement de techniques alternatives pour la protection des cultures (PARSADA).
Il précise les actions menées, le nombre d’agents affectés, les résultats obtenus, les mesures mises en œuvre et proposées au niveau national et européen.
Objet
Le PARSADA est une alternative aux produits phytosanitaires.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 796 30 janvier 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 797 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes LOISIER et SOLLOGOUB, M. CANÉVET, Mme LASSARADE, MM. BACCI, de NICOLAY, Jean-Michel ARNAUD, BRAULT et LEVI, Mmes BILLON et PAOLI-GAGIN, M. CHAUVET, Mme VERMEILLET, MM. FAVREAU et HENNO, Mme BERTHET, MM. KLINGER, FARGEOT et CHEVALIER, Mmes GACQUERRE, ROMAGNY, JACQUEMET et de LA PROVÔTÉ et MM. PILLEFER, GREMILLET, LEMOYNE et DAUBET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 13 |
Après l'article 13
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l'article L. 121-6 du code forestier, il est inséré un article L. 121-... ainsi rédigé :
« Art. L.121-.... – Les travaux forestiers réalisés dans le cadre de la gestion durable des forêts et de leur exploitation sont considérés comme indispensables à la préservation des écosystèmes, à l'adaptation des milieux naturels au changement climatique et à fournir des produits bois à tous les usages. À ce titre, les activités suivantes sont reconnues d’intérêt général et sécurisées juridiquement tout au long de l'année, dès lors qu’elles s’inscrivent dans le respect du présent code et des instructions donnés par les documents de gestion ou les autorisations légales de coupe ou les demandes de boisement :
« 1° Les travaux de préparation au boisement ou reboisement ;
« 2° Les travaux de plantation et d’entretien sylvicole ;
« 3° Les travaux d’exploitation forestière, incluant la récolte des bois destinés aux filières industrielles et énergétiques ;
« 4° Les travaux de prévention des risques ;
« 5° Les débroussaillements et obligations légales de débroussaillement ;
« 6° Les interventions visant à prévenir les incendies de forêt ;
« 7° La stabilisation et la restauration des sols de pentes ;
« 8° La mobilisation des bois présentant des dépérissements sanitaires ;
« 9° Les entretiens des abords des réseaux routiers, ferrés, électriques ou gaziers ;
« 10° Les travaux de prévention des aléas climatiques.
« Ces travaux contribuent directement à :
« 1° La résilience des forêts françaises face aux risques climatiques et biologiques, au renouvellement forestier ;
« 2° La prévention des risques pour les personnes, les biens et les infrastructures ;
« 3° La transition écologique de l’économie française en favorisant l’utilisation de matériaux renouvelables et bas carbone ;
« 4° L’amélioration de la balance commerciale en réduisant les importations de bois et en renforçant la souveraineté forestière. »
Objet
La filière forêt-bois est un acteur clé de la transition écologique et de la gestion durable des forêts françaises. Composée de plus de 400.000 emplois non délocalisables, cette filière contribue à la préservation d‘écosystèmes dynamiques et diversifiés, à la séquestration du carbone et au développement d’une économie bas carbone non délocalisable. Cependant, les travaux forestiers font face à des contraintes réglementaires croissantes, souvent incohérentes selon les territoires, qui compromettent la réalisation de missions essentielles : L’entretien sylvicole pour favoriser la résilience des forêts. La mobilisation des bois présentant des risques sanitaires Les actions de prévention des incendies, des tempêtes et de l’érosion des sols. L’approvisionnement des filières industrielles avec du bois local. Dans un contexte où la balance commerciale française dans le secteur bois reste déficitaire (avec une importation massive de bois étranger), où les dépérissements sanitaires nécessitent des interventions fréquentes, cet amendement vise à sécuriser juridiquement les travaux forestiers afin de garantir la compétitivité des acteurs nationaux et renforcer notre souveraineté économique. Enfin, ce texte prévoit une harmonisation des pratiques régionales, tout en rappelant l’importance de respecter les engagements environnementaux en cohérence avec les contraintes sanitaires autant que les contraintes et moyens économiques et humains du secteur.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 798 1 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 151 rect. de Mme Laure DARCOS présenté par |
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Mme de MARCO ARTICLE 1ER |
Amendement n° 151
Compléter cet amendement par un alinéa ainsi rédigé :
« 7° D’assurer la formation de chaque candidat à l’entrée en agriculture et de chaque élève, étudiant, apprenti et stagiaire en formation agricole au sens de l’article L. 811-1 par un financement pérenne de l’enseignement agricole public ; »
Objet
Ce sous-amendement vise à compléter la liste des politiques permettant de garantir la pérennité et l’attractivité de l’agriculture ainsi que le renouvellement de ses générations d’actifs.
Afin d’atteindre les objectifs fixés par le présent projet de loi, nous devons garantir l’accès à une formation publique gratuite de qualité pour toutes et tous, partout sur le territoire de la République. Il n’y aura pas de renouvellement des générations d’actifs sans formation, pas plus que de transition de l’agriculture ou de maintien de la compétitivité sans un enseignement agricole de qualité. Pourtant, la situation de l’enseignement technique et professionnel agricoles est dans une situation critique. Les fermetures de classes et les suppressions de postes se multiplient dans nos territoires. L’État doit garantir un financement pérenne de l’enseignement agricole public.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 799 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement TITRE IER : ÉRIGER L'AGRICULTURE AU RANG D'INTÉRÊT FONDAMENTAL DE LA NATION ET RECONQUÉRIR NOTRE SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE |
Rédiger ainsi cet intitulé :
Titre Ier : Reconquérir la souveraineté alimentaire de la France pour la défense de ses intérêts fondamentaux
Objet
L’objectif de cet amendement est que l’intitulé corresponde mieux au contenu de l’article Ier.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 800 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER |
Alinéas 2 à 5
Rédiger ainsi ces alinéas :
1° Au début, il est ajouté un article L. 1 A ainsi rédigé :
« Art. L. 1 A. – La protection, la valorisation et le développement de l’agriculture et de la pêche sont d’intérêt général majeur en tant qu’ils garantissent la souveraineté agricole et alimentaire de la Nation, qui contribue à la défense de ses intérêts fondamentaux.
« L’agriculture au sens du présent livre, qui s’entend des activités réputées agricoles en application de l’article L. 311-1, comprend notamment l’élevage, l’aquaculture, le pastoralisme, la viticulture, les semences, l’horticulture, l’apiculture et la sylviculture. »
Objet
Cet amendement, dans une formulation programmatique, vise à affirmer le caractère d’intérêt général majeur de l’agriculture et de la pêche, qui garantissent la souveraineté agricole et alimentaire de la Nation. Il est précisé explicitement que la souveraineté contribue à la défense des intérêts fondamentaux de la Nation.
Par ailleurs, cet amendement reprend la définition de l’agriculture, qui ne figurait plus dans la proposition du Sénat. Elle a toute sa place en introduction du Code rural et de la pêche maritime.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 801 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER |
Alinéa 9
Compléter cet alinéa par les mots :
, et, pour cela, en facilitant l’installation, la transmission et la reprise d’exploitations
Objet
Cet amendement vise à compléter l’alinéa 9 afin de repositionner l’installation, la transmission et la reprise d’exploitations parmi les priorités des politiques en faveur de la souveraineté alimentaire, en lien avec le renouvellement des générations d’actifs.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 802 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 9
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« …° bis D’assurer à l’ensemble de la population, dans le cadre de la politique de l’alimentation, l’accès à une alimentation sûre, saine, diversifiée et produite de manière durable ; »
Objet
Cet amendement réintroduit de façon concise les enjeux d’alimentation de la population dans les priorités de la politique en faveur de la souveraineté alimentaire.
En effet, assurer à l’ensemble de la population l'accès à une alimentation sûre, saine, diversifiée et produite de manière durable est, par essence même, une priorité angulaire de notre souveraineté alimentaire.
Pourtant, l’alinéa 22 du projet de loi issu de la commission des affaires économiques du Sénat supprime la notion même de « politique de l’alimentation » et réduit largement le périmètre des actions à mener dans ce cadre à un rôle unique de maintien et de développement des filières de production, de transformation et de distribution.
Inhérente à la souveraineté alimentaire, la politique de l’alimentation est plus large que le maintien et le développement des filières. Elle est plus large, tant en termes de périmètre (elle intègre la transformation, la distribution, la restauration commerciale et collective, l’éducation à l’alimentation, la publicité ou encore le marketing alimentaire) qu’en termes d’objectifs. Elle vise non seulement à maintenir et développer les filières de production agricole en offrant des débouchés correspondant à la production nationale durable et de qualité, mais également à faire évoluer le comportement des consommateurs, à participer à l’éducation à l’alimentation, à lutter contre le gaspillage alimentaire, à informer le consommateur et à améliorer la qualité nutritionnelle ainsi que la durabilité de l’offre alimentaire.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 803 2 février 2025 |
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N° 804 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER |
Alinéa 23
1° Remplacer le mot :
nécessaires
par le mot :
contribuant
2° Compléter cet alinéa par les mots :
dans le respect des règles du marché intérieur de l’Union européenne et des engagements internationaux
Objet
Cet amendement vise à sécuriser l’alinéa 23 en rappelant le cadrage apporté par les règles du marché intérieur européen.
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N° 805 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER |
Alinéa 25
Remplacer les mots :
en luttant
par les mots :
en contribuant à la lutte
Objet
Amendement rédactionnel. Si la France possède des capacités productives qui excèdent, pour certains produits, les besoins de sa population et permettent ainsi une capacité d’export, elle ne peut couvrir l’ensemble des besoins mondiaux et ne peut que contribuer à cet effort global.
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N° 806 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER |
Alinéa 28
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 8° De promouvoir la préservation, la conversion et le développement de l’agriculture et des filières biologiques, au sens de l’article L. 641-13, en veillant à l’adéquation entre l’offre et la demande sur le marché national, pour atteindre les objectifs inscrits dans le programme national sur l’ambition en agriculture biologique, et d’atteindre une surface agricole utile cultivée en agriculture biologique de 21 % au 1er janvier 2030 ;
Objet
L’agriculture biologique est reconnue pour ses pratiques respectueuses de l’environnement, contribuant à la préservation de la biodiversité.
Cet amendement propose une rédaction de synthèse cohérente pour l’alinéa 28. Il vise à renforcer le soutien à l’agriculture biologique, à garantir une meilleure adéquation entre l’offre et la demande sur le marché national et à atteindre des objectifs nationaux ambitieux en matière de surface agricole utile cultivée en bio.
L’objectif fixé est d’atteindre 21 % de surface agricole utile cultivée en agriculture biologique d’ici au 1er janvier 2030. Cette ambition reflète la volonté d’accélérer la transition vers des pratiques agricoles plus durables et résilientes.
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N° 807 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER |
I. – Alinéa 29
Supprimer les mots :
, d’atteindre une surface agricole utile cultivée en légumineuses de 10 % d’ici au 1er janvier 2030 et de tendre à l’autonomie protéique en 2050
II. – Après l’alinéa 29
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
«...° De promouvoir l’autonomie de l’Union européenne et de la France en protéines, en fixant un objectif national de surface agricole utile cultivée en légumineuses de 10 % d’ici au 1er janvier 2030 et d’atteinte de l’autonomie protéique nationale en 2050 ;
Objet
Cet amendement propose une nouvelle rédaction de l’alinéa 29 afin de réaffirmer l’importance de préserver les surfaces agricoles utiles, quel que soit le type de culture.
Il introduit également un nouvel alinéa visant à renforcer l’autonomie protéique de la France et de l’Union européenne. Cette formulation est une synthèse cohérente des propositions des parlementaires. En particulier, l’amendement encourage le développement des cultures de légumineuses et fixe un objectif national ambitieux : atteindre 10 % de la surface agricole utile cultivée en légumineuses d’ici au 1er janvier 2030.
Cet objectif à long terme vise à accroître la résilience du système agricole français et à garantir une production nationale suffisante de protéines végétales, contribuant ainsi à renforcer la souveraineté alimentaire et agricole.
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N° 808 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER |
Alinéa 34
Après les mots :
leur qualité de vie,
insérer les mots :
de préserver un modèle d’exploitation agricole familiale,
Objet
Cet amendement vise à réintroduire l’objectif de préserver un modèle d’exploitation agricole familiale, qui ne figure plus dans la version du Sénat. En réintégrant cette mention, l'amendement cherche à renforcer le soutien aux exploitations agricoles familiales, reconnaissant leur rôle crucial dans le tissu économique et social rural.
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N° 809 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER |
Alinéa 35
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 15° De reconnaître et de valoriser le rôle des femmes en agriculture en veillant à ce qu’elles puissent exercer sous un statut adapté à leur situation et soient informées et accompagnées dans le choix des modes d’exercice de leur profession, en bénéficiant d’un accès facilité au statut de chef d’exploitation, à la formation continue, à une rémunération équitable, et à une protection et une action sociales aux règles adaptées pour tenir pleinement compte des spécificités des métiers et des contraintes des femmes chefs d’exploitations et salariées agricoles, notamment par la prise en compte de leurs parcours professionnels pour améliorer le calcul des droits à retraite ;
Objet
Le Gouvernement souscrit pleinement à la priorité inscrite à l’alinéa 35 de l’article 1er, réécrit par la commission des affaires économiques, consistant à valoriser le rôle essentiel des agricultrices par un accès facilité au statut de chef d’exploitation, à la formation continue et à une rémunération équitable. Il est même nécessaire d’aller plus loin. Il est ainsi proposé de compléter l’alinéa 35 pour souligner et renforcer toute l’attention portée aux femmes en agriculture, qu’elles soient exploitantes ou salariées.
Leur engagement dans les exploitations, aussi total et important que celui des hommes, n’est pas toujours reconnu et se double souvent d’une complexité inhérente à la conciliation de leur métier, dans lequel on ne compte pas ses heures, et de leur vie personnelle et familiale qui se traduit bien souvent par une double journée. Aussi, il est important que cet engagement ne se fasse pas sans statut clair, ni une pleine et entière reconnaissance de la complexité de leur parcours. Si la création du statut de conjoint collaborateur en 1999 a constitué une étape indispensable pour enfin matérialiser cet engagement par un statut et des droits sociaux reconnus, le risque de voir les femmes enfermées dans ce statut, avec une carrière et une protection sociale moins avantageuses, a conduit en 2022 à limiter la durée de ce statut à cinq ans avec la possibilité d’opter pour le salariat ou un statut de co-exploitant.
Il est temps aujourd’hui de permettre une pleine et entière application des dispositions de l’article L. 321-5 du code rural et de la pêche maritime qui régit cette transition, en affirmant qu’il est du devoir de la politique agricole de veiller à ce que chaque femme qui travaille dans nos exploitations le fasse sous le statut le plus adapté à sa situation et en toute connaissance de cause. Il est nécessaire d’accompagner les conjointes collaboratrices qui opteront pour le statut de co-exploitante comme celle qui choisiront d’être salariées, pour qu’elles soient informées des avantages et inconvénients de chaque formule, en matière de cotisations et contributions ainsi que de droits en matière de protection sociale. Cette évolution aura également un impact sur les charges de l’entreprise qu’il faudra évaluer. Enfin, il est nécessaire de considérer la totalité des parcours de carrière des femmes pour déterminer une modalité de calcul des droits à pensions la plus équitable possible, au-delà des seuils de pension minimum.
Par cet amendement le Gouvernement souhaite poser les jalons d’un travail législatif et réglementaire à entreprendre, notamment dans les prochains projets de loi de financement de la sécurité sociale pour atteindre ces objectifs.
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N° 810 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER |
Alinéa 36
Compléter cet alinéa par les mots :
et de la santé des agriculteurs et des salariés du secteur agricole, en assurant le développement de la prévention sanitaire des actifs agricoles, de veiller au bien-être et à la santé des animaux, à la santé des végétaux et à la prévention des zoonoses en prenant en compte l’approche « une seule santé »
Objet
Cet amendement vise à réaffirmer une approche globale et systémique de la santé. En effet, l’alinéa 36 du texte du projet de loi issu de la Commission des affaires économiques limite la contribution de la politique en faveur de la souveraineté alimentaire à la protection de la santé publique, sans évoquer la santé des agriculteurs et des salariés du secteur agricole, la santé animale, et sans l'élargir à l'approche "une seule santé" comme proposé dans le texte issu de l’Assemblée nationale. Les relations entre la santé des hommes, la santé des animaux domestiques et sauvages, la santé des végétaux et de l’environnement au sens large (y compris les écosystèmes) sont interdépendantes, comme la crise sanitaire de la Covid-19 est venue le rappeler avec force.
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N° 811 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER |
Alinéa 37
Compléter cet alinéa par les mots :
, en assurant l’approvisionnement en protéines animales des Français et en maintenant et restaurant l’ensemble des fonctionnalités environnementales, sociales, économiques et territoriales de l’élevage, ainsi que ses complémentarités agronomiques avec les productions végétales
Objet
Cet amendement vise à compléter les modalités pour assurer le maintien de l’élevage, dans une version synthétique des contributions du Sénat et de l’Assemblée nationale.
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N° 812 2 février 2025 |
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N° 813 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER |
Alinéa 41
Supprimer cet alinéa.
Objet
Trouver un autre argument : cette réforme de la fiscalité est une demande « conjoncturelle » et non un cap donc c’est un amendement d’appel sur lequel la ministre répondra au banc
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N° 814 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER BIS A (SUPPRIMÉ) |
Rétablir cet article dans la rédaction suivante :
L’article L. 1 du code rural et de la pêche maritime est complété par un VIII ainsi rédigé :
« VIII. – La politique en faveur de l’agriculture et de l’alimentation tient compte des spécificités des communes insulaires métropolitaines dépourvues de lien permanent avec le continent, en application de l’article 3 de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale. »
Objet
Cet amendement vise à prévoir, dans les politiques en faveur de l’agriculture et de l’alimentation, la prise en compte des spécificités des communes insulaires métropolitaines dépourvues de lien permanent avec le continent,
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 815 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER TER |
Supprimer cet article.
Objet
L’article 1er ter prévoit la possibilité d’attribuer une aide au démarrage pour les organisations de producteurs (OP).
Le Gouvernement est fortement engagé dans le soutien et le renforcement des OP, ainsi qu’en témoigne l’existence d’un régime exempté d'aide d’État au démarrage pour les organisations de producteurs, reconduit il y a quelques mois pour la période 2024-2029 et entré en vigueur en septembre 2024.
L’attribution d’une aide en application de ce régime d’aide n’impose pas l’adoption de dispositions législatives en droit national pour la rendre effective.
C’est pourquoi l’article 1er ter n’est pas nécessaire et l’est d’autant moins que la rédaction proposée est imprécise, et potentiellement contraire au régime exempté précité qui prévoit qu’une telle aide doit être versée par tranches annuelles dégressives durant les cinq premières années d’existence de l’OP.
Pour l’ensemble de ces raisons, il est proposé de supprimer cet article.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 816 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER QUATER |
Alinéas 2 à 5
Remplacer ces alinéas par trois alinéas ainsi rédigés :
En ce sens, l’État se donne pour objectif d’élaborer, en concertation avec les parties prenantes économiques et associatives, une proposition globale cohérente visant à :
1° Renforcer les obligations de transparence, et qui comprenne notamment, d’une part, un affichage obligatoire de l’origine de la denrée alimentaire transformée et, d’autre part, un affichage obligatoire de l’origine des principales matières premières agricoles de ladite denrée, sous la forme d’un symbole graphique en face avant des emballages indiquant distinctement, la part desdites matières premières provenant de l’Union européenne et la part de celles provenant du territoire national ;
2° Promouvoir une stratégie ambitieuse pour la valorisation des produits sous signes officiels de qualité et de l’origine.
Objet
L’article 1er quater, dans sa version issue des travaux en commission au Sénat, propose de renforcer l’information des consommateurs en matière de produits alimentaires.
Si cet objectif est soutenu par le Gouvernement, la rédaction de cet article soulève plusieurs difficultés.
En effet, la réglementation sur l’information des consommateurs est largement harmonisée au niveau européen par le règlement INCO (n°1169/2011). Les marges de manœuvre des États membres pour imposer des obligations supplémentaires, en particulier sur l’indication de l’origine, sont extrêmement limitées. Toute initiative en dehors de ce cadre risque de se heurter à des impossibilités juridiques à droit européen constant.
La proposition de renforcer l’information sur l’origine des produits est cohérente avec les priorités françaises pour la prochaine mandature européenne et mérite d’être conservée. Néanmoins, cette démarche ne peut aboutir qu’en étant menée au niveau européen.
Par ailleurs, la proposition relative à l’affichage des méthodes de production interdites pour les produits importés reflète les préoccupations légitimes du Gouvernement en matière de réciprocité commerciale, mais présente des difficultés majeures. Sur le plan juridique, le libellé de cette obligation issu des travaux en commission au Sénat pourrait être jugée incompatible avec les engagements internationaux des États membres de l’Union européenne en matière de commerce international, notamment dans le cadre de l’OMC. Par ailleurs, sa mise en œuvre uniforme serait complexe et risquerait d’être inapplicable dans un contexte commercial international diversifié.
S’agissant de la protection du Label Rouge, bien que l’intention soit louable, les moyens proposés dans l’article n’apparaissent pas adaptés pour atteindre cet objectif. Aussi il est proposé sur ce point une rédaction alternative mettant l’accent sur une stratégie ambitieuse en matière de valorisation des produits sous signe officiel de la qualité et de l’origine (SIQO – dont le Label Rouge fait partie).
En synthèse, il est proposé d’amender cet article afin de retenir uniquement les objectifs dont la faisabilité juridique semble la plus forte et qui pourront être portés par les autorités françaises au niveau européen, recentrant ainsi l’article 1er quater sur un objectif clair pour le Gouvernement dans le cadre des négociations sur la révision du règlement INCO le moment venu en lien avec l’affichage de l’origine et la promotion des SIQO.
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N° 817 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER QUINQUIES |
Supprimer cet article.
Objet
Les règles relatives aux conditions sanitaires et phytosanitaires (SPS) à l'importation au sein de l'Union européenne relèvent de la réglementation européenne.
Elles sont harmonisées dans tous les postes frontaliers de l'Union, car les marchandises circulent ensuite librement sur le marché intérieur à l'issue du contrôle SPS.
Un bilan annuel, sous la forme d'un rapport public, est réalisé par la Commission européenne. Elle rapporte l'ensemble des contrôles SPS des denrées alimentaires importées, dont la portée couvre tous les États membres.
De plus dans le cadre de l'analyse du PLF, en réponse aux questions des parlementaires, ce bilan est repris et complété de données spécifiques à la France, qui, ainsi rassemblées, couvrent largement les éléments portés dans cet article.
Le présent amendement propose donc de supprimer cet article 1er quinquies.
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N° 818 2 février 2025 |
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N° 819 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 2 |
Après l’alinéa 8
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
…° De poursuivre l’accroissement du nombre de femmes dans les formations qui préparent aux métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire ;
Objet
L’intention de cet amendement est de poursuivre l’augmentation du nombre de femmes dans les formations qui visent les métiers agricoles et agroalimentaires, afin qu’elles puissent être plus nombreuses à exercer une activité agricole. En effet, aujourd’hui, seulement 34% des chefs d’exploitation sont des femmes, et il nécessaire de faire en sorte qu’elles soient plus nombreuses. Bien que l’enseignement agricole connaisse une évolution très positive de la place des femmes dans ses formations (les femmes représentent en moyenne 44 % des effectifs des apprenants), des disparités concernant la proportion de filles et de garçons persistent en fonction du type de formation. Il est nécessaire de poursuivre les efforts entrepris par l’Etat.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 820 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 2 |
Alinéas 9 à 11 et 22
Remplacer les mots :
d’adaptation au changement climatique
par les mots :
relatives aux transitions climatique et environnementale
Objet
Cet amendement réintroduit une définition plus large des enjeux à considérer, à savoir les enjeux de transitions climatique et environnementale. Cette formulation inclut évidemment « les techniques d’adaptation au changement climatique ».
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 821 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 2 |
Alinéa 10
Après le mot :
compétences
Rédiger ainsi la fin de cet alinéa :
en particulier dans les domaines mentionnés au 2°
Objet
Le présent amendement a pour objet d’indiquer, de façon générique, les principaux blocs de compétences que les actifs de de l’agriculture et de l’agroalimentaire doivent développer grâce à la formation tout au long de la vie, pour être armés face aux enjeux de leur métier. Pour la lisibilité de l’article programmatique, il est préférable de mentionner ces blocs de compétences à un seul endroit, qui concerne le niveau de formation visé pour les actifs de de l’agriculture et de l’agroalimentaire, prévu au 2° de l’article.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 822 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 2 BIS A |
Supprimer cet article.
Objet
L’article 2 bis A étend les compétences et la composition du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche agricole, agroalimentaire et vétérinaire (CNESERAAV) aux établissements d'enseignement supérieur agricole privés. C’est un article de nature normative, alors qu'il se situe au sein d'un chapitre programmatique.
Comme l'a rappelé le Conseil d'Etat dans l'avis rendu le 18 avril 2024 : « la coexistence, au sein d’un même projet de loi, de dispositions programmatiques et de dispositions normatives ne se heurte à aucun obstacle constitutionnel, sous réserve que, aux fins d’assurer le respect des exigences de lisibilité et d’intelligibilité de la loi, les premières fassent l’objet d’une présentation clairement séparée des autres. »
Afin d'assurer le respect de l'objectif à valeur constitutionnelle d’accessibilité et d’intelligibilité de la loi, le déplacement des dispositions normatives de l'article 2 bis A après l’article 5 est nécessaire.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 823 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 2 |
I. – Alinéa 16
Compléter cet alinéa par deux phrases ainsi rédigées :
Ce programme vise à rendre ces métiers plus attractifs. Il poursuit également l’objectif d’accueillir davantage de femmes dans les différentes voies de formation à ces métiers, notamment l’apprentissage.
II. – Après l’alinéa 19
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
2 bis° Pour les maîtres de stage et d’apprentissage, des actions de sensibilisation à l’embauche de femmes ;
Objet
L’objectif de cet amendement est d’accentuer les efforts de communication pour poursuivre l’augmentation du nombre de femmes dans les formations qui visent les métiers agricoles et agroalimentaires, afin qu’elles puissent être plus nombreuses à exercer une activité agricole. En effet, aujourd’hui, seulement 34% des chefs d’exploitation sont des femmes, et il nécessaire de faire en sorte qu’elles soient plus nombreuses. Bien que l’enseignement agricole connaisse une évolution très positive de la place des femmes dans ses formations (les femmes représentent en moyenne 44 % des effectifs des apprenants), des disparités concernant la proportion de filles et de garçons persistent en fonction des voies de formation. Ainsi, il est proposé que le programme national d’orientation et de découverte des métiers vise l’objectif d’accueillir davantage de filles dans les différentes voies de formation à ces métiers, notamment l’apprentissage, où ces dernières restent minoritaires. L’amendement introduit également au sein de ce programme des actions de sensibilisation à l’embauche de femmes à destination des maitres de stage et d’apprentissage.
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N° 824 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 2 |
Alinéa 19
Rédiger ainsi cet alinéa :
2° Pour tous les élèves de collège et de seconde, des actions d’information sur les métiers du vivant et les formations qui y préparent, ainsi que, pour les élèves intéressés, des stages de découverte de ces métiers ;
Objet
Cet amendement permet d’ajouter les élèves de seconde comme bénéficiaires du programme national d’orientation et de découverte. Il précise également que des actions d’information sur les métiers du vivant et les formations qui y préparent sont réalisées pour tous les élèves de collège et de seconde, tandis que les stages de découverte de ces métiers sont réservés aux élèves intéressés.
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N° 825 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 2 |
Alinéa 20
Après la deuxième occurrence du mot :
et
insérer les mots :
, le cas échéant et sur une base expérimentale,
Objet
Cet amendement précise le fait que le volet de promotion des métiers et des formations s’appuie uniquement « le cas échéant, » et « sur une base expérimentale » sur les réseaux sociaux.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 826 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 3 |
I. Alinéa 9, première phrase
Remplacer les mots
d’adaptation au changement climatique
par les mots :
relatives aux transitions climatique et environnementale
II. Alinéa 16
Compléter cet alinéa par les mots :
et assurent le développement des connaissances et des compétences en matière de transitions climatique et environnementale
Objet
S’agissant de la nouvelle sixième mission de l’enseignement agricole, disposition très structurante sur le temps long pour l’ensemble de l’enseignement agricole français, le gouvernement juge indispensable de préserver une double approche pour renforcer la souveraineté alimentaire : augmenter le nombre des futurs actifs agricoles et faire en sorte que les apprenants aient les clés pour faire face aux défis des transitions climatique et environnementale.
Cette nouvelle mission, de par sa double approche, marquera la reconnaissance du rôle majeur de l’enseignement agricole technique public en matière de réponse aux enjeux du renouvellement des générations d’actifs agricoles et des transitions, en lui confiant le soin, notamment par l’intermédiaire de ses 800 établissements présents sur l’ensemble du territoire national, de :
- mettre en œuvre toute action répondant durablement aux besoins en emplois,
- et assurer le développement des connaissances et des compétences en matière de transitions climatique et environnementale .
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 827 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 3 |
Après l’alinéa 18
Insérer trois alinéas ainsi rédigés :
...° Après le 3° du I de l’article L.811-8, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :
« Les exploitations agricoles mentionnées au 3° peuvent bénéficier des aides de toute nature, ainsi que des avantages prévus par le code général des impôts, le code de la sécurité sociale et le livre VII du code rural et de la pêche maritime, dont bénéficient les entreprises agricoles.
« Les ateliers technologiques mentionnées au 3° peuvent bénéficier des aides de toute nature, ainsi que des avantages prévus par le code général des impôts, le code de la sécurité sociale et le livre VII du code rural et de la pêche maritime, dont bénéficient les entreprises. »
Objet
d’enseignement et de formation professionnelle agricole (EPLEFPA) jouent un rôle essentiel dans l’accomplissement des missions conférées par la loi à ces établissements.
Ces structures contribuent à la mission pédagogique, à l’identification et à la diffusion de nouvelles solutions techniques, ainsi qu’à la promotion de pratiques agricoles innovantes. Elles offrent un enseignement concret grâce à des plateaux techniques accessibles aux enseignants et aux apprenants directement au sein des établissements.
Elles ont un devoir d’exemplarité pour les territoires et pour les apprenants, en vertu duquel chacune de ces structures doit également assurer son équilibre économique, tout comme toutes les exploitations agricoles et entreprises de droit privé. L’obligation de respecter l’équilibre financier est confirmé par leur statut administratif, lié à leur rattachement à des établissements publics.
Malgré cet objectif d’équilibre économique, qui les place sur un pied d’égalité avec les exploitations agricoles et entreprises de droit privé, elles ne bénéficient dans certains cas pas des aides ou avantages auxquels les exploitations agricoles et entreprises de droit privé ont droit. Cela engendre une inégalité, alors même que les exploitations agricoles et ateliers technologiques des EPLEFPA remplissent des fonctions similaires à celles des entreprises privées, tout en assumant des missions d’intérêt général.
Le présent amendement vise à lever ces obstacles en clarifiant et en sécurisant l’accès des exploitations agricoles et des ateliers technologiques aux aides et avantages prévus pour les exploitations agricoles et les entreprises de droit privé.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 828 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 3 |
Après l'alinéa 22
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
...° Après le cinquième alinéa de l’article L. 813-8, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Les personnels enseignants et de documentation mentionnés au deuxième alinéa bénéficient des dispositions applicables aux personnels mentionnés à l'article L. 811-4 en matière de rupture conventionnelle. »
Objet
Les personnels enseignants et de documentation de l’enseignement agricole privé ne relèvent pas des dispositions relatives aux agents contractuels de droit public de l’Etat au sens des articles L. 332-2 et suivants du code général de la fonction publique. Le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat ne leur est pas applicable de plein droit.
Ces agents sont en effet liés à l’Etat par un contrat de droit public dénommé « contrat définitif » relevant d’un régime statutaire spécifique issu de l’article L. 813-8 du code rural et de la pêche maritime et fixé par le décret n° 89-406 du 20 juin 1989 relatif aux contrats liant l'Etat et les personnels enseignants et de documentation des établissements mentionnés à l'article L. 813-8 du code rural.
A ce titre, ils n’entrent pas dans le champ d’application du décret n° 2019-1593 du 31 décembre 2019 relatif à la procédure de rupture conventionnelle dans la fonction publique, qui n’est applicable aux seuls agents contractuels à durée indéterminée de droit public visés par les dispositions de l’article 1er du décret du 17 janvier 1986 précité.
Cette lecture a été confirmée par le Conseil d’Etat dans sa décision n° 451535 du 14 octobre 2022, la Haute juridiction ayant également considéré que la rupture conventionnelle n’était pas susceptible d’être étendue à ces agents par l’effet ni de l’article L. 810-1 du code rural et de la pêche maritime, ni de l’article L. 914-1 du code de l’éducation.
C’est pourquoi, dans ce contexte, le présent amendement propose d’étendre le bénéfice du dispositif de la rupture conventionnelle aux personnels enseignants et de documentation de l’enseignement agricole privé en renvoyant à l’article L. 811-4 qui prévoit un objectif de parité entre personnels enseignants relevant du ministère en charge de l’éducation et personnels enseignants de l’enseignement agricole relevant du MASA. Les personnels enseignants de l’enseignement agricole privé bénéficieraient ainsi d’un alignement sur le régime des personnels de l’enseignement agricole public dont la portée serait limitée aux seules dispositions relatives à la rupture conventionnelle.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 829 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 3 BIS |
Après l'article 3 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° L’article L. 718-2-2 est ainsi modifié :
a) Au deuxième alinéa, les mots : « des centres de formation professionnelle et de promotion agricoles créés par le ministère de l’agriculture dans des conditions fixées par décret » sont remplacés par les mots : « les centres de formation mentionnés aux 2° et 2° bis du I de l’article L. 811-8 » ;
b) Au dernier alinéa, les mots : « centres de formation professionnelle et de promotion agricoles publics » sont remplacés par les mots : « centres de formation publics mentionnés aux 2° et 2° bis du I de l’article L. 811-8 » ;
2° L’article L. 811-8 est ainsi modifié :
a) Au 2° du I, les mots : « et de promotion agricoles » sont remplacés par le mot : « continue » ;
b) Après le 2° du I, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« 2° bis Un ou plusieurs centres de formation professionnelle continue et d’apprentissage qui dispensent les formations mentionnées au présent chapitre ; » ;
c) Au sixième alinéa, les mots : « aux 2° » sont remplacés par les mots : « aux 2°, 2° bis » ;
d) Au septième alinéa, les mots : « centres de formation professionnelle et de promotion agricoles ou dans les centres de formation d'apprentis mentionnés au 2° » sont remplacés par les mots : « centres de formation mentionnés aux 2° et 2° bis ».
Objet
Cet amendement propose une simplification qui facilitera l’accomplissement par les établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles de leurs missions en matière d’apprentissage et de formation continue. Il traduit une demande récurrente du terrain en matière de simplification, exprimée par la très grande majorité des personnels de direction des établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles.
Les objectifs programmatiques fixés par l’article 2 en matière d’augmentation du nombre de personnes formées aux métiers des secteurs agricoles et agroalimentaires et d’élévation du niveau de compétences des actifs agricoles, y compris par la formation continue, sont particulièrement ambitieux. Ces objectifs sont confortés par l’ajout d’une sixième mission pour l’enseignement agricole technique, tel que prévu à l’article 3 : mettre en oeuvre toute action visant à répondre durablement aux besoins en emplois nécessaires pour assurer la souveraineté alimentaire et assurer le développement des connaissances et compétences en matière de transitions agroécologique et climatique.
Pour atteindre ces objectifs ambitieux, toutes les voies de formation, notamment l’apprentissage et la formation continue, doivent pouvoir être mobilisées, avec un maximum de cohérence et d’agilité.
Par ailleurs, dans l’esprit de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel et pour mieux former les nouvelles générations d’actifs agricoles, il est utile d’adapter la structure des établissements publics locaux d'enseignement et de formation professionnelle agricoles aux fortes convergences possibles entre la formation continue et l’apprentissage.
C’est pourquoi le présent amendement permet, dans les établissements où cela sera reconnu comme pertinent, et sans obligation de mise en œuvre généralisée à tous les établissements, la création d’un centre unique assurant à la fois la formation par apprentissage et la formation continue.
Les champs de collaboration entre centres de formation d’apprentis (CFA) et centres de formation continue (aujourd’hui appelés « centres de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA) ») sont d’ores et déjà nombreux. Ils peuvent concerner la construction et la mise en œuvre des formations, les fonctions support, les moyens humains, financiers et matériels. A certains endroits, et lorsque cela est souhaité après consultation des personnels concernés, le rapprochement mérite d’être élargi, amplifié et généralisé dans le cadre d’un centre unique qui permet d’asseoir de façon aboutie un centre de formation professionnelle continue et d’apprentissage (FPCA) intégré.
Cet amendement permet ainsi la création d’une structure présentant une taille critique renforcée, une cohérence dans la stratégie de pilotage, une gestion facilitée des ressources humaines et une sécurisation de la situation économique et financière de ces centres constitutifs des établissements publics locaux d'enseignement et de formation professionnelle agricole.
L’évolution de cette structuration des établissements publics locaux d'enseignement et de formation professionnelle agricole se situe dans une démarche de projet stratégique qui vise à adapter les structures aux enjeux du renouvellement des générations en agriculture et à donner une plus grande lisibilité au travail des acteurs dans les établissements.
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N° 830 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 3 BIS |
Alinéa 2 et 3
Remplacer les mots :
d’adaptation au changement climatique
par les mots :
relatives aux transitions climatique et environnementale
Objet
Cet amendement réintroduit une définition plus large des enjeux à considérer, à savoir les enjeux de transitions climatique et environnementale. Cette formulation inclut évidemment « les techniques d’adaptation au changement climatique ».
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N° 831 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 3 |
Après l’alinéa 18
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
...° Après le 3° du I de l’article L. 811-8, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Il propose, en lien avec les partenaires du territoire, des dispositifs permettant à des porteurs de projet d’installation en agriculture de disposer d’un cadre et d’un accompagnement pour le test d’activité en agriculture.»
Objet
Cet amendement vise à développer les « espaces test » au sein des établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles (EPLEFPA). L’amendement permet d’expliciter que les EPLEFPA proposent de tels dispositifs, en lien avec les partenaires du territoire.Il procède pour cela à un ajout à l’article L.811-8 du code rural, qui est l’article relatif à l'organisation des établissements publics locaux d'enseignement agricole.
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N° 832 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 6 |
I. Alinéa 3
Remplacer les mots :
d’adaptation au changement climatique
par les mots :
relatifs aux transitions climatique et environnementale
II. Alinéa 5, première phrase
Remplacer les mots :
d’adaptation au changement climatique
par les mots :
de transitions climatique et environnementale
Objet
Ces alinéas identifient les enjeux auxquels répondent le développement agricole et les plans prioritaires de transition et de souveraineté. Cet amendement réintroduit une définition plus large des enjeux à considérer, à savoir les enjeux de transitions climatique et environnementale. Cette formulation inclut évidemment « la recherche de solutions techniques et scientifiques d’adaptation au changement climatique » tel que l’a introduit l’amendement en commission au Sénat, mais permet également de considérer l’ensemble des nouvelles solutions techniques et scientifiques nécessaires pour répondre aux enjeux économiques, sanitaires, environnementaux ou sociaux.
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N° 833 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 7 BIS A |
Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :
« Les conditions d’application du présent article sont fixées par voie réglementaire. »
Objet
L’article 7 bis A dispose que les écoles vétérinaires auront l’obligation d’organiser une offre de stages dits « tutorés » auprès des animaux d’élevage, c’est-à-dire une mise en situation des étudiants de dernière année sous un régime d’autonomie supervisée. Ces étudiants seront placés sous l’autorité médicale d’un vétérinaire ou d’une société d’exercice vétérinaire qui devra être inscrit au tableau de l’ordre des vétérinaires et qui devra être labellisé par une commission associant l’Etat ainsi qu’a minima des représentants de l’ordre des vétérinaires, des représentants de la profession vétérinaire et des représentants des écoles vétérinaires.
Sans précision par voie réglementaire de la composition de la commission créée par la loi, la représentation de l’Etat devra obligatoirement être assurée par le Parlement.
Aussi, le présent amendement vise à préciser par voie réglementaire les conditions d’application de l’article et notamment la composition de cette commission.
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N° 834 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 7 |
I. - Alinéa 5
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Ce décret distingue au moins deux niveaux de délégation associés à des niveaux de formation distincts ;
II. - Alinéa 10, seconde phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
L’article 7 dispose à son 3° la création d’un article L. 243-5 dans le Code rural et de la pêche maritime. Cet article concerne les établissements qui forment les personnes visées au 12° de l’article L. 243-3, c’est-à-dire les personnes n’ayant pas la qualité de vétérinaire qui sont autorisées à réaliser des actes d’ostéopathie animale.
La dernière phrase (alinéa 10) de cet article précise qu’un décret en Conseil d’Etat « distingue au moins deux niveaux de délégation associés à des niveaux de formation distincts ».
Cette phrase ne vise pas les personnes mentionnées au 12° du L.243-3 mais les personnes visées au 14° que l’article 7 ajoute au L.243-3 via son 2°.
Le 2° de l’article 7 fixe les conditions et les modalités de délégations de certains actes vétérinaires aux auxiliaires spécialisés vétérinaires (ASV). Le dispositif conçu permet implicitement différents niveaux de délégation associés à des niveaux de formation distincts et adaptés puisqu’il est précisé que la « certification est délivrée aux personnes qui ont suivi une formation adaptée » et que les organismes de formation peuvent être une école vétérinaire ou un centre de formation habilité par le ministre chargé de l’agriculture.
Par ailleurs dans ce même 2°, il est prévu que « Les modalités d’application du présent 14° sont définies par décret en Conseil d’État ».
Le présent amendement vise donc déplacer de l’alinéa 10 de l’article 7 à l’alinéa 5 la phrase « Ce décret distingue au moins deux niveaux de délégation associés à des niveaux de formation distincts. ».
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N° 835 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 8 |
Alinéa 5
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France services agriculture
Objet
L’amendement propose de revenir à la dénomination « France services Agriculture», reconnue et partagée par tous les acteurs impliqués dans la politique d'installation-transmission depuis les annonces du Pacte pour le renouvellement des générations en agriculture par le président de la République à Terres de Jim le 9 septembre 2022 et lors de la concertation réalisée au 1er semestre 2023.
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N° 836 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 8 |
I. Alinéa 17, seconde phrase
Supprimer cette phrase.
II. Alinéa 21
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement supprime des dispositions d’ordre budgétaire ou fiscal qui relèvent d’un projet de loi de finances.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 837 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 8 BIS A |
I. – Alinéa 1
1° Remplacer l’année :
2025
par l’année :
2026
2° Supprimer les mots :
aidée ou la consolidation d’une installation aidée
II. – Alinéas 2 à 7
Supprimer ces alinéas.
Objet
Le Gouvernement partage l’intérêt d’un tel dispositif. Il est toutefois nécessaire de décaler l’objectif de date de mise en place de l’aide au passage relais. Celle-ci nécessite une expertise préalable qui sera conduite par une mission interinspection, compte tenu notamment de ses implications fiscales et sociales. C’est également pour cette raison qu’il est proposé que les alinéas précisant les points de mise en œuvre de cette aide soient supprimés pour ne pas préempter les conclusions de la mission et rigidifier le cadre du futur dispositif. Enfin, compte tenu des enjeux liés au renouvellement des générations, le Gouvernement souhaite que le bénéfice d’une telle aide soit octroyé seulement en cas de cession à un nouvel installé.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 838 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 8 |
I. – Alinéa 10
Compléter cet alinéa par les mots :
, notamment en facilitant l’accès des femmes au statut de cheffe d’exploitation.
II. – Après l’alinéa 19
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
…. – Afin de favoriser l’installation des femmes en agriculture, l’État se donne comme objectif de bâtir une stratégie pour lever les obstacles multifactoriels que rencontrent les femmes ayant un projet d’installation. L’État et les régions visent à faciliter l’accès des femmes aux aides à l’installation. Le réseau mentionné au dernier alinéa du I de l’article 8 porte une attention particulière à l’accueil, l’orientation et l’accompagnement des femmes vers les métiers de l’agriculture.
Objet
Cet amendement introduit des dispositions programmatiques nouvelles permettant de promouvoir l’installation des femmes en agriculture, encore minoritaires comme cheffes d’exploitation (34%).
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N° 839 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 9 |
I. – Alinéas 8 à 10
Supprimer ces alinéas.
II. – Alinéa 11
Au début de l’alinéa, insérer la référence :
III. –
III. – Alinéa 12, seconde phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
Cet amendement supprime le fait que les diagnostics de viabilité économique et de vivabilité des projets agricoles sont financés intégralement par l’Etat à certaines périodes clés de la vie de l’exploitant.
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N° 840 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 9 |
Alinéa 1
1° Remplacer l’année :
2025
par l’année :
2026
2° Après la deuxième phrase
Insérer trois phrases ainsi rédigées :
Ils sont notamment mobilisés lors de la cession d’une exploitation agricole et lors de l’installation d’un nouvel exploitant agricole. À cette fin, ils s’appuient sur le réseau "France services agriculture" prévu au dernier alinéa du I de l’article 8. Ils permettent de renforcer la viabilité économique, environnementale et sociale des projets d’installation et de cession d’exploitations agricoles.
Objet
Cet amendement permet de réintroduire les notions importantes figurant dans la version issue de l’Assemblée Nationale, à savoir le fait que :
- les diagnostics s’appuient sur le réseau « France services agriculture » pour accompagner les exploitants agricoles et les personnes ayant un projet d’installation pour la réalisation et l’exploitation de ce diagnostic,
- qu’ils sont notamment mobilisés lors de la cession d’une exploitation agricole et lors de l’installation d’un nouvel exploitant agricole.
- qu’il permettent de renforcer la viabilité économique, environnementale et sociale des projets d’installation et de cession d’exploitations agricoles.
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N° 841 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 9 |
Après l’alinéa 7
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
...° À l’utilisation efficace, économe et durable des ressources et l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.
Objet
Cet amendement permet d’introduire le fait que les diagnostics de viabilité économique et de vivabilité des projets agricoles fournissent des informations sur l’utilisation efficace, économe et durable en ressources et l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 842 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 9 BIS |
I. – Alinéa 2
1° Remplacer les mots :
établit une cartographie des opportunités et risques
par les mots :
réalise une analyse prospective des évolutions et dynamiques
2° Remplacer le nombre:
20
par le nombre :
10
et le chiffre :
5
par le chiffre :
3
II. – Alinéa 6
1° Supprimer les mots :
rendue accessible au public et
2° Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France services agriculture
et les mots :
opportunités et risques de marché à horizon 20 ans, et ainsi maximiser leur rentabilité économique
par les mots :
évolutions et dynamiques
Objet
L’objectif de cet amendement est de remplacer le terme « cartographie des opportunités et risques de marché » par « analyse prospective des évolutions et dynamiques » afin d’axer davantage sur les évolutions qui seront à prévoir concernant l’offre et la demande de produits agricoles et alimentaires. Par ailleurs, il n’apparaît pas nécessaire que cette cartographie soit rendue accessible au public dès lors que les conseillers du guichet France services agriculture y auront accès et pourront ainsi l’utiliser pour accompagner les personnes qui seront reçues. Enfin, il est préférable, afin que l’analyse souhaitée soit plus précise, d’indiquer qu’elle est réalisée à horizon 10 ans et non 20 ans.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 843 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 10 BIS A |
Rédiger ainsi cet article :
Le deuxième alinéa de l’article L. 718-2-3 du code rural et de la pêche maritime est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :
« Les dépenses de formation engagées par le candidat à la création ou la reprise d'une exploitation agricole sont éligibles en tout ou partie au financement du fonds d’assurance de formation des non-salariés agricoles selon les critères définis par le conseil d’administration du fonds.
« Le fonds d’assurance de formation des non-salariés agricoles peut abonder le compte professionnel de formation du candidat à la création ou la reprise d'une exploitation agricole. »
Objet
La formation continue des actifs agricoles est un sujet central du projet de loi. La formation professionnelle des non-salariés en agriculture est financée par le fonds d’assurance formation dénommé « Vivéa », dont les modalités d’intervention n’ont aucune raison d’être différentes de celles des autres fonds d’assurance formation. C’est pourquoi deux dispositions particulières du code rural devaient être alignées sur les dispositions générales du code du travail.
Premièrement, l’article 10 bis A, introduit lors de l’examen du projet de loi à l’Assemblée nationale, avait pour objectif de régulariser une disposition réglementaire s’appliquant à « Vivéa » en matière de prélèvement effectué sur les disponibilités de trésorerie constatées en fin d'année civile, en alignant cette disposition sur celle valable pour l’ensemble des fonds d’assurance formation, et ce avec un effet au 1er janvier 2022. Plus précisément, l’article R.718-19 du code rural comportait une anomalie, qui a été corrigée par le décret en Conseil d’Etat n° 2024-1107 du 3 décembre 2024. La correction s’applique de fait pour les années 2024 et suivantes. S’agissant des années 2022 et 2023, les dispositions prises en pratique n’ont pas contraint Vivea à des reversements importants. Il n’y a donc aucun besoin d’une application avec effet au 1er janvier 2022 du décret en Conseil d’Etat. La rédaction actuelle de l’article 10 bis A n’a dès lors plus lieu d’être.
Deuxièmement, le présent amendement permet que Vivéa abonde le compte personnel de formation pour assurer le financement d’une formation, comme c’est le cas pour les autres fonds d’assurance formation.
Cela permettra à Vivéa de cofinancer des porteurs de projet d’installation en agriculture et ainsi contribuer à la politique publique de renouvellement des générations en agriculture.
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N° 844 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 10 |
Alinéa 4
Remplacer les mots :
France installations-transmissions
par les mots :
France services agriculture
Objet
L’amendement propose de revenir à la dénomination « France services Agriculture», reconnue et partagée par tous les acteurs impliqués dans la politique d'installation-transmission depuis les annonces du Pacte pour le renouvellement des générations en agriculture par le président de la République à Terres de Jim le 9 septembre 2022 et lors de la concertation réalisée au 1er semestre 2023.
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N° 845 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 12 TER |
Rédiger ainsi cet article :
Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° L’article L. 523-4-1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Elles donnent droit à un intérêt dont les statuts peuvent fixer le taux à deux points au-dessus de celui des parts sociales d’activité. » ;
2° Au e de l’article L. 524-2-1, les mots : « d’au moins 10 % des excédents annuels disponibles à l’issue des délibérations précédentes » sont supprimés.
Objet
Cet amendement vise à simplifier et à rendre plus attractive la rémunération des parts sociales d’épargne (PSE) détenues par les associés coopérateurs. Il propose d’aligner le taux d'intérêt appliqué à ces parts sur le plafond en vigueur pour la rémunération des Parts Sociales à Avantage Particulier (PSAP) et des parts sociales des associés non coopérateurs, en le majorant de deux points.
Dans leur rapport d’information sur le secteur coopératif agricole remis à l’Assemblée nationale en février 2022, les parlementaires ont souligné le besoin crucial de renforcer les fonds propres des coopératives agricoles afin de soutenir leur adaptation aux enjeux de souveraineté alimentaire et de transition écologique, et le Gouvernement partage cette analyse.
Les PSE, instaurées par la loi d’orientation agricole du 5 janvier 2006 (Loi n° 2006-11), constituent un dispositif d’épargne spécifique aux associés coopérateurs. Elles offrent une rémunération complémentaire, conditionnée aux résultats positifs de la coopérative. Ce mécanisme présente plusieurs avantages : il permet aux coopératives de renforcer leur capital tout en offrant aux agriculteurs une solution d’épargne dont la fiscalité n’intervient qu’au moment du déblocage.
Afin d’accroître l’attractivité de ce dispositif et de faciliter la transformation des ristournes en PSE, l’amendement prévoit également la suppression de la référence au seuil de « 10 % des excédents annuels disponibles à l’issue des distributions précédentes » figurant à l’article L. 524-2-1 du Code rural et de la pêche maritime. Cette contrainte complexifie inutilement l’émission de PSE et il apparait nécessaire de la supprimer.
Cette mesure est neutre pour les finances de l’État tout en apportant à la fois une simplification et un levier d’attractivité renforcé pour le dynamisme du secteur coopératif agricole.
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N° 846 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 13 BIS AA |
Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement propose de supprimer l’article 13bis AA introduit en Commission qui vise à produire un rapport destiné à évaluer le coût pour les services de l’Etat de la mise en œuvre des mesures de prévention et de lutte contre les organismes nuisibles réglementés sur le territoire, et de le comparer au regard des crédits consacrés actuellement par l'Etat à ces missions.
Les dispositions prévues par cet article sont déjà en grande partie satisfaites : les dépenses mises en œuvre par l’Etat pour les mesures de prévention, de surveillance et de lutte vis-à-vis des organismes nuisibles aux végétaux (imputées sur le programme 206« sécurité et qualité sanitaire de l’alimentation », notamment dans son action 1 relative à la « santé à la qualité et à la protection des végétaux ») sont déjà détaillées chaque année dans le cadre du rapport annuel de performance annexé à la loi relative au résultat de la gestion de l’exercice n-1, que l’Etat transmet au Parlement.
De plus, la réglementation européenne sur la santé des plantes a introduit un principe de responsabilisation des opérateurs qui mettent sur le marché des végétaux : ils doivent mettre en œuvre un certain nombre de mesures en cas de non-conformité. Le code rural et de la pèche maritime prévoit par ailleurs, dans le cas de foyers, que les mesures de lutte sont à la charge des détenteurs de végétaux. L'Etat intervient en mettant en œuvre un dispositif de surveillance national sur tout le territoire, en supervisant la gestion des foyers ainsi qu’en réalisant des contrôles de second niveau dans les pépinières /jardineries et lors des importations de végétaux sur le territoire.
Lorsque des propriétaires sont défaillants, les services de l’Etat disposent de différents leviers pour faire exécuter les mesures. Ces procédures n’aboutissent pas toujours. En outre, le régime de sanctions existant est de nature délictuelle, ce qui alourdi les procédures pénales et ne permet pas de disposer de gradation entre les différents manquements. Dans ce contexte, travailler à rendre ces procédures plus opérationnelles paraît constituer un levier plus efficace qu’une augmentation des moyens des services de l’Etat pour améliorer l’application de la réglementation. Les dispositions introduites dans la PPL portée par les sénateurs Duplomb et Menonville adoptée récemment au Sénat vont dans ce sens.
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N° 847 rect. 4 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 13 TER |
Alinéa 1
Remplacer les mots :
dans un délai de deux ans à compter de la publication de la présente loi
par les mots :
dans un délai de trente mois à compter de la publication de la présente loi
Objet
Le ministère en charge de l’agriculture est pleinement engagé dans la mise en œuvre de la dématérialisation du passeport des bovins.
Compte tenu de la complexité des travaux, notamment informatiques, à mener, le ministère propose un objectif calendaire plus réaliste et moins rigide.
L’ambition du ministère, réitérée à l’occasion des Assises du sanitaire qui se sont tenues le 30 janvier 2025, reste néanmoins de faire aboutir le plus rapidement possible ce projet qui répond à de nombreux enjeux stratégiques en matière de souveraineté alimentaire et de sécurité sanitaire.
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N° 848 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 14 |
Alinéa 11
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Elles font l’objet d’une gestion durable qui tient compte de leur caractère dynamique dans le temps et dans l’espace. Cette gestion permet le maintien de leur multifonctionnalité agronomique, écologique, économique et paysagère, notamment comme habitats d’espèces animales et végétales, comme auxiliaires de culture, comme corridors écologiques au sens de l’article L. 371-1, pour l’amélioration de la qualité et de l’infiltration de l’eau dans les sols, pour le stockage de carbone aussi bien dans la partie végétative des haies que dans les sols, pour l’affouragement et la production de biomasse, notamment de bois énergie et de bois-construction, ainsi que comme élément paysager structurant des milieux ruraux, urbains et péri-urbains.
Objet
Il apparaît nécessaire de rappeler le caractère dynamique de la haie. Il s'agit de souligner la capacité évolutive de la haie, dans le temps et dans l’espace, et de mettre en avant son rôle multifonctionnel, en prenant en compte non seulement ses aspects liés à la conservation de la biodiversité, mais également ses usages agricoles, économiques et écologiques. Cette approche vise à éviter toute « sanctuarisation » de la haie, en un objet figé qui empêcherait une partie de ses fonctions, notamment les valorisations économiques.
Une telle vision, réductrice, risquerait d’entraver son intégration dans les systèmes agricoles et son potentiel à répondre à des enjeux variés comme la production, l’adaptation et l’atténuation du changement climatique ou la gestion des ressources naturelles.
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N° 849 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 14 |
Alinéa 12, seconde phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
L’amendement vise à supprimer la disposition qui écarte de façon systématique tout risque de requalification de travaux d’entretien en destruction. En effet, s’il apparaît clair que des travaux d’entretien ne sont pas une destruction dans le cadre d’une gestion durable telle qu’elle est prévu par l’article 14, il ne peut être exclu que certains travaux d’entretien, notamment lorsqu’ils sont répétés dans le temps, puissent conduire à une destruction de haies.
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N° 850 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 14 |
Alinéas 17 et 19
Remplacer les mots :
de deux mois
par les mots :
fixé par décret en Conseil d’État
Objet
L’amendement vise à renvoyer à un décret en Conseil d’État la fixation, d’une part, du délai de réponse dont dispose l’autorité administrative pour s’opposer à la destruction projetée et, d’autre part, celui dans lequel elle peut indiquer à l’auteur de la déclaration que la mise en œuvre de son projet est subordonnée à l’obtention d’une autorisation unique.
En effet, ces délais doivent être cohérents avec les différentes procédures régies par différents textes préexistants qui ont vocation à intégrer le régime unique de la haie. L’introduction d’un délai de deux mois au niveau de la loi est susceptible de créer des effets de bords avec les délais prévus pour ces différentes procédures, ce qui peut être source de complexité pour le pétitionnaire et d’insécurité juridique.
De plus, dès lors que l’absence d’opposition vaudra absence d’opposition au titre des législations applicables au projet, il est nécessaire de prévoir un temps raisonnable pour que l’administration puisse examiner la demande et ainsi sécuriser juridiquement la décision, notamment au regard des atteintes potentielles aux espèces protégées visées par les directives européennes « Habitats » et « Oiseaux ».
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N° 851 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 14 |
Alinéa 47
Compléter cet alinéa par les mots :
ainsi que l’intégrité des réseaux
Objet
L’amendement vise à apporter une précision sur les cas d’urgence pouvant justifier la destruction d’une haie, afin de garantir une meilleure sécurité juridique dans le cadre de la maintenance et de la gestion de réseaux. En effet, des prestataires de services interviennent fréquemment pour le compte de grandes entreprises et gestionnaires de réseaux, en vue de dégager les arbres ou autres végétations obstruant les réseaux, notamment à la suite de tempêtes ou d’inondations.
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N° 852 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 14 |
Alinéa 48
Remplacer les mots :
des organisations représentatives agricoles et des associations représentatives d’élus locaux
par les mots :
de la commission mentionnée à l'article L. 341-16
Objet
La rédaction proposée par la commission des affaires économiques du Sénat pose deux difficultés. Premièrement, le fait d’exclure les associations environnementales de la consultation prévue crée un risque d’inconstitutionnalité au regard de l’obligation de participation prévue par l’article 7 de la Charte de l’environnement. Deuxièmement, il crée une disposition de consultation ad hoc supplémentaire dans un contexte où il est demandé à l’administration de simplifier ses procédures.
Il est donc proposé de s’appuyer sur la commission déjà établie à l’article L. 341-16 du code de l’environnement, la commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS).
Elle comporte, comme prévu à l’article R. 341-17, des représentants de l’Etat, des élus locaux, des agriculteurs et des associations de protection de l’environnement.
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N° 853 rect. 11 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 14 |
Alinéa 48
Après le mot :
locaux,
insérer les mots :
ainsi que des représentants des gestionnaires d’infrastructures de réseaux,
Objet
L’amendement vise à prendre en compte l’avis des gestionnaires de réseaux visés à l’article L. 412-21, lors de la consultation par l’autorité administrative compétente dans le département, en vue de l’établissement d’un arrêté établissant une période d’interdiction de travaux sur les haies, un coefficient de compensation en cas de destruction de haies, une liste des us et coutumes réputés répondre sur le territoire du département, aux obligations de gestion durable définies à l’article L. 412-21. En effet, l’article L. 412-21 prévoit que les gestionnaires de voirie, d’infrastructures ferroviaires, d’infrastructures de communications électroniques et de réseaux de distribution publique d’électricité doivent mettre en œuvre un plan d’action pour atteindre l’objectif de gestion durable des haies. Aussi, il convient de les associer à la consultation au même titre que les autres parties prenantes.
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N° 854 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 14 |
Alinéa 49
Supprimer les mots :
ou des zones concernées
Objet
L’amendement vise à supprimer les dispositions prévoyant de permettre à l’autorité administrative compétente de fixer au niveau infra-départementale les périodes d’interdiction de travaux sur les haies. En effet, la multiplication des dates d’interdiction au sein d’un même département risque de créer de la confusion sur les règles applicables et de nuire aux objectifs d’une part de sécurisation des gestionnaires et propriétaires de haies et d’autre part de simplification du champ normatif.
Une période d’interdiction de travaux définie à l'échelle départementale apparaît une échelle pertinente pour garantir à la fois la lisibilité des règles en matière de période d’interdiction de taille et l’adaptation de cette règle au plus près du terrain et des spécificités locales pour les espèces sensibles. Le Gouvernement propose en conséquence la suppression des termes « ou des zones concernées » à l’alinéa 49.
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N° 855 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 14 |
Alinéa 50
1° Première phrase
Remplacer les mots :
Un coefficient
par les mots :
Les coefficients
2° Seconde phrase
a) Remplacer les mots :
Ce coefficient tient compte
par les mots :
Ces coefficients tiennent compte
b) Supprimer les mots :
dans le département
Objet
Le coefficient de compensation résulte du croisement de plusieurs critères dont la valeur écologique des haies détruites et du contexte du projet, il ne peut donc être unique pour le département. La densité doit également s’apprécier à une échelle plus fine que le département et en fonction de la capacité de report des espèces protégées s’il y a lieu.
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N° 856 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 14 |
Alinéa 51
Remplacer les mots :
us et coutumes réputés
par les mots :
pratiques locales usuelles présumées
Objet
Cet amendement propose de remplacer la référence aux us et coutumes par une liste de pratiques locales usuelles.
En effet, la notion d’us et coutumes renvoie à une définition juridique qui ne semble pas pertinente. Par ailleurs, les us et coutumes peuvent s’avérer obsolètes en termes de gestion durable des haies.
En outre, le terme « présumé » renvoie de manière plus claire à une présomption présentant un caractère réfragable.
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N° 857 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 14 |
Alinéas 52, 54 et 62
Supprimer ces alinéas.
Objet
L’amendement vise à supprimer des dispositions qui créeraient de la confusion quant aux règles qui s’appliquent aux haies et engendreraient de l’insécurité juridique pour les propriétaires et gestionnaires de haie. En effet, ces alinéas prévoient la création et les modalités de mise à jour et d’utilisation d’une cartographie en ligne des protections législatives ou réglementaires applicables aux haies, à une échelle géographique fine.
Or, une cartographie ne permet pas de prendre en compte l’ampleur du projet, les périodes d’intervention, et ses effets notamment sur l’environnement.
En outre, la faisabilité technique de cette cartographie peut être questionnée au regard des connaissances disponibles et de la diversité des réglementations ; par exemple il n’existe pas à ce jour de cartographie précise des espaces boisés classés ou des espaces paysagers protégées au titre des documents d’urbanisme.
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N° 858 2 février 2025 |
Direction de la séance |
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N° 859 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 14 QUATER |
Supprimer cet article.
Objet
L’article 14 quater crée une dérogation à la définition d’une surface artificialisée en considérant comme non artificialisées les surfaces occupées par des bâtiments agricoles.
Si le maintien et le développement de l’activité agricole doit être soutenu, il ne peut l’être au prix d’un renoncement aux outils de lutte contre l’artificialisation, dont l’agriculture est l’une des premières victimes. A ce titre, l’artificialisation par la construction de bâtiments agricoles ne doit pas être considérée comme systématiquement négligeable et il est sain de s’interroger aussi sur le dimensionnement de ces derniers.
Par ailleurs, la loi d'initiative sénatoriale relative à l'objectif "zéro artificialisation nette des sols" (ZAN) du 20 juillet 2023 et ses textes d'application ont apporté des améliorations et des assouplissements très substantiels qui sont de nature à favoriser le développement agricole. Ainsi les enjeux de maintien et de développement de cette activité ont été renforcés par le décret n°2023-1097 du 27 novembre 2023 :
- ces enjeux constituent un critère de territorialisation au niveau des documents de planification régionale (SRADDET) ;
- une part d'artificialisation des sols peut être réservée au niveau régional pour une liste de projets permettant de contribuer aux objectifs et orientations prévus dans le schéma directeur régional des exploitations agricoles ;
- une autorisation d'urbanisme relative à une construction ou installation nécessaire à une exploitation agricole ne saurait être refusée au seul motif que sa délivrance serait de nature à compromettre les objectifs chiffrés de lutte contre l’artificialisation des sols en application de loi Climat et Résilience de 2021.
Il convient désormais d'assurer la stabilité de l'édifice législatif et réglementaire pour sécuriser la déclinaison territoriale en cours pour l’atteinte de l’objectif ZAN en 2050.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 860 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 14 QUINQUIES |
I. - Alinéa 3, deuxième phrase
Supprimer les mots :
de préférence
II. - Alinéa 5
Supprimer cet alinéa.
Objet
L’article 14 quinquies crée l'obligation d'intégrer un espace de transition végétalisé non artificialisé le long des espaces agricoles à la charge des aménageurs, ainsi que l'exemption prévue pour les zones professionnelles fréquentées très occasionnellement par des salariés.
Le Gouvernement accueille favorablement ces dispositions qui permettent de s’assurer que les conflits d’usage et de voisinage soient limités le plus possible lorsque des construction et aménagement s’implantent à côté d’activité agricoles pré-existantes. Néanmoins il apparaît nécessaire que la zone de transition ne soit pas prise sur la zone agricole, mais incluse dans le projet de construction et d’aménagement. Le Gouvernement propose donc de supprimer les termes « de préférence ».
Par ailleurs, le code de l'urbanisme dispose déjà, depuis la loi Climat et Résilience, que les orientations d'aménagement et de programmation (OAP) portant sur les franges urbaines et rurales définissent les conditions dans lesquelles les projets de construction et d'aménagement situés en limite d'un espace agricole intègrent un espace de transition végétalisé non artificialisé.
Enfin, en ce qui concerne le II de l’article 14 quinquies, il n’apparaît pas souhaitable d’exempter les zones non résidentielles faiblement fréquentées des obligations énoncées au III de l’article L. 253-8 du code rural et de la pêche maritime qui concernent les conditions d’utilisation de produits phytopharmaceutiques. En effet, ces dispositions concernent la réalisation des traitements phytopharmaceutiques à proximité des « zones attenantes aux bâtiments habités », c’est à dire des zones résidentielles, qu’il convient de maintenir.
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N° 861 rect. 3 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 15 |
I. Alinéa 5
Supprimer les mots :
concourant à l’objectif de souveraineté alimentaire mentionné à l’article L. 1 A du code rural et de la pêche maritime
II Alinéa 6
1° Remplacer les mots :
répondent à un besoin
par les mots :
poursuivent à titre principal une finalité
2° Remplacer le mot :
il
par le mot :
elle
3° Remplacer le mot :
cultural
par le mot :
culturale
Objet
Le présent amendement vise à sécuriser les projets qui pourront bénéficier des dispositions de l’article 15 visant à accélérer la prise de décision des juridictions en cas de contentieux concernant des projets d’ouvrages hydrauliques agricoles et d’installations d’élevage en restaurant le « critère de finalité agricole » en lieu et place du critère de « réponse à un besoin agricole » et en supprimant la condition prévoyant que les projets « concourent à l’objectif de souveraineté alimentaire ».
Il est en effet plus aisé de justifier d’une finalité agricole, ce qui correspond à la nature intrinsèque du projet, que de caractériser la réponse à un besoin agricole, exercice qui comporte une nécessaire marge d’interprétation et en conséquence un risque juridique.
En outre, l’alinéa 6 prévoit une condition inutilement restrictive portant sur la contribution du projet à la souveraineté alimentaire.
La simplification de ces conditions permet ainsi que l’ensemble des ouvrages de stockage d'eau et des prélèvements associés, dès lors qu’ils ont une finalité agricole à titre principal, ainsi que l’ensemble des élevages soumis au régime des installations classées pour la protection de l’environnement, bénéficient de ces mesures de simplification sans risque juridique.
Elle garantit également une cohérence avec le champ d’application du décret n° 2024-423 du10 mai 2024 portant adaptation de la procédure contentieuse relative aux ouvrages hydrauliques agricoles, aux installations classées pour la protection de l’environnement en matière d’élevage et aux autorisations environnementales. Ce décret a en effet introduit d’autres dispositions visant à accélérer à accélérer la prise de décision des juridictions en cas de contentieux applicables aux mêmes décisions que celles visées par l’article 15.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 862 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 16 |
Alinéa 1
Après le mot :
chiens
insérer les mots :
de protection de troupeau
Objet
L’amendement proposé consiste à n’appliquer les dispositions du présent article qu’aux seuls chiens de protection de troupeau.
Le Plan national d'action 2024-2029 prévoit d'adapter les textes relatifs aux ICPE pour simplifier la détention des chiens de protection de troupeau. C'est l'objet de l'alinéa 1 de cet article qui vise spécifiquement les chiens de protection de troupeau. C'est d'ailleurs une demande de la profession pour sécuriser le recours à ces chiens de protection de troupeau.
Une modification pour l'ensemble des chiens n'est pas justifiée. S’il existe une spécificité des chiens de protection de troupeau qui justifie ce traitement particulier et l’adaptation du régime des ICPE, celle-ci n’est pas applicable à tous les éleveurs de chiens.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 863 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 16 |
Alinéas 9, 10, 17 et 18
Supprimer ces alinéas.
Objet
Si le gouvernement souhaite encourager le recours à des chiens de protection pour protéger les troupeaux en front de colonisation, il ne souhaite pas rendre obligatoire la formation et l'évaluation comportementale.
Cet amendement vise à retirer l’obligation de formation et d'évaluation comportementale qui serait faite aux éleveurs, détenteurs de chiens de protection, dans les communes du cercle 2 (dans lesquelles la survenue de la prédation par le loup est possible pendant l’année en cours) et du cercle 3 (dans lesquelles la survenue de la prédation du loup est possible à moyen terme).
Toutefois, afin d’encourager les éleveurs à mobiliser cet accompagnement, pour rappel, l’Etat propose une aide financière permettant de prendre en charge 80% du coût de cet accompagnement technique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 864 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 16 |
I. – Alinéa 21
Remplacer les mots et la phrase :
être reconnus comme ne pouvant être protégés de la prédation
par les mots :
faire l’objet de tirs pour leur défense vis-à-vis de la prédation par le loup sous réserve de démarches engagées en matière de réduction de vulnérabilité.
II. – alinéa 22
Rédiger ainsi cet alinéa :
Un arrêté des ministres chargés de l’agriculture et de l’écologie définit les conditions dans lesquelles les élevages concernés peuvent bénéficier de tels tirs.
Objet
Un projet d’arrêté, modifiant l’arrêté-cadre sur les tirs de loups en ce qui concerne le caractère protégeable ou non des troupeaux bovins et équins (y compris asins), a été soumis à consultation publique et est aujourd’hui en cours de finalisation. Cet arrêté distingue les cas de « non protégeabilité » des troupeaux ovins et caprins, d'une part, du cas des troupeaux bovins et équins, d'autre part. Ces derniers, sans être reconnus « non protégeables » (le rapport de parangonnage IGEDD n°014851-01 / CGAAER n°22127 de juillet 2023 recommande d'abandonner cette notion pour les bovins comme étant dépourvue de fondement technique), pourront néanmoins faire l'objet de tirs pour leur défense sous réserve de la mise en place de mesures de réduction de la vulnérabilité, et suivant des modalités qu’il précise. L’amendement gouvernemental proposé permet de mettre en pleine cohérence la loi et le projet d’arrêté en question, tout en assurant le respect de la recommandation du rapport IGEDD/CGAAER.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 865 2 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 17 |
Alinéa 2
Supprimer cet alinéa.
Objet
A été ajouté à l’article 17 un paragraphe I bis disposant que « Les matières fertilisantes et amendements issus de la transformation de produits lainiers bénéficient d’une autorisation de mise sur le marché dès lors que leur procédé de fabrication satisfait à l’évaluation préalable prévue à l’article L. 255-7 du code rural et de la pêche maritime. ».
Par cette disposition il serait établi qu’une autorisation de mise sur le marché pourrait être délivrée pour les matières fertilisantes et amendements issus de la laine sur la seule base de l’évaluation favorable de l’Anses prévue à l’article L. 255-7 du code rural et de la pêche maritime sans tenir compte d’aucune autre exigence applicable notamment celles prévues par la réglementation sanitaire européenne.
Or, la délivrance d’une autorisation de mise sur le marché sur la base d’un dossier d’AMM, d’un cahier des charges ou de toute autre voie est conditionnée au respect des exigences réglementaires s’appliquant au produit. Concernant les matières fertilisantes et amendements issus de la laine, sous-produit animal de catégorie 3, les règlements (CE) 1069/2009 et 142/2011 imposent une transformation préalable selon l’une des méthodes prévues par le règlement 142/2011.
Ainsi, compte-tenu de la réglementation sanitaire en vigueur, il n’est possible de faire reconnaitre la laine brute comme matière fertilisante. Le I bis de l’article 17 est donc en l’état inconventionnel.
Pour répondre aux attentes des professionnels de mieux valoriser leur laine, le MASA a adressé en mars 2024 une saisine à l’Anses visant à : identifier les dangers sanitaires (biologiques et chimiques) que représente la laine brute ; parmi ces dangers, identifier les plus importants pour les santés humaine, animale et environnementale et donner des préconisations sur la maîtrise de ces derniers.
Les résultats sont attendus fin 2025, ils permettront d’aider professionnels et administration dans la gestion et la maîtrise du risque sanitaire lié à la laine. Des méthodes plus souples ou moins couteuses pour l’hygiénisation préalable de la laine devraient ainsi pouvoir être reconnues, afin de faciliter la valorisation de la laine et soutenir ainsi cette filière dans la lignée de la feuille de route nationale pour la structuration des filières laines françaises actée en mars 2024.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 866 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 17 |
Alinéa 10
Après la référence :
L. 511-2
insérer les mots :
ainsi que celle mentionnée à l’article L. 214-2
Objet
Cet amendement vise à étendre la dérogation au principe de non régression aux modifications réglementaires de la nomenclature IOTA qui pourraient être nécessaires pour mettre en œuvre les mesures de simplification prévues par l’ordonnance mentionnée au présent article.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 867 rect. 3 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 19 BIS A |
I. – Alinéa 12
Remplacer les mots :
la première occurrence
par les mots :
les trois occurrences
et les mots :
est remplacée
par les mots :
sont remplacées
II. – Après l’alinéa 12
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
- au dix-neuvième alinéa, les mots : « l’entreprise » sont remplacés par les mots : « l’établissement » ;
- au vingt-et-unième alinéa, les mots : « l’entreprise » sont remplacés par les mots : « l’établissement » ;
Objet
En cohérence avec le remplacement de l’expression « comité d’entreprise » par « comité d’établissement » au même alinéa, intervenu en commission des affaires économiques, le présent amendement vise à supprimer toute référence au concept d’entreprise, s’agissant d’un réseau d’établissements publics à caractère administratif (toilettage rédactionnel).
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 868 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 20 |
Supprimer cet article.
Objet
Les dispositions introduites lors des débats à l’Assemblée Nationale sur ce projet de loi concernant les organisations interprofessionnelles et l’extension de leurs accords qui ont été intégrées à l’article 20 (nouveau) du projet de loi posent de nombreuses questions juridiques. Si ces dispositions étaient adoptées en l’état, elles pourraient fragiliser le cadre réglementaire actuel et la jurisprudence européenne associée.
En premier lieu, l’introduction d’une possibilité de sanction par les organisations interprofessionnelles à l’article L. 621-2-1, telle que prévue par l’alinéa 3, pourrait méconnaitre le règlement européen « OCM unique » et les articles 12 et 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Par ailleurs, le remplacement des termes « commun conformes à l’intérêt général » par « économique général pour les opérateurs économiques dont les activités sont liées aux produits concernés », prévu à l’alinéa 4, pourrait fragiliser la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union Européenne sur le statut des contributions volontaires obligatoires (CVO) vis-à-vis des aides d’Etat par une réécriture de l’article L. 632-3.
L’ajout des termes « de manière circonstanciée » à la fin du dernier alinéa de l’article L. 632-4 risque d’alourdir la charge administrative relative au traitement des accord interprofessionnels, alors que la volonté collective est d’accélérer leur instruction.
En ce qui concerne les délais d’instruction des dossiers d’extension des accords interprofessionnels, la suppression de la suspension des délais d’instruction de la demande d’extension d’un accord interprofessionnel jusqu'à la réception de l'avis de la Commission européenne, actuellement prévue par la dernière phrase du neuvième alinéa de l’article L. 362-4 du CRPM pose également problème. Les autorités nationales ne seraient pas en mesure de prendre en compte les observations éventuelles de la Commission, contrairement aux exigences fixées par la réglementation européenne.
Enfin, en ce qui concerne les autres délais d’instruction prévus à l’article L. 632-4 qui ont fait l’objet d’amendements en vue de leur réduction, il convient de rappeler que le délai actuel de 2 mois, qui est un délai maximum, est en tout état de cause nécessaire à l’administration pour procéder à l’examen des demandes d’extension des accords interprofessionnels. La décision de rendre obligatoire des cotisations interprofessionnelles pour des acteurs non-membres de l’interprofession n’est pas un acte anodin ; elle doit être sécurisée juridiquement, au cas par cas, pour prévenir tout contentieux, et ceci dans l’intérêt de l’interprofession elle-même. Ce délai de deux mois correspond en outre au cadre général posé par l’article L.231-1 du code des relations entre le public et l’administration. Les prolongations de délais sont par ailleurs utilisées de manière très limitée par l’administration (10 % des dossiers entre 2022 et 2023).
Pour l’ensemble de ces raisons le présent amendement propose la suppression de l’article 20.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 869 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 21 |
Alinéa 8
Remplacer le mot :
six
par le mot :
douze
Objet
Cet amendement vise octroyer à l’administration un délai raisonnable pour conduire les travaux permettant de prendre en compte les différentes spécialités des différents territoires ultramarins.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 870 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 22 |
Alinéa 1
Remplacer le mot :
six
par le mot :
douze
Objet
L’article 22 du projet de loi habilite le Gouvernement à prendre par voie d’ordonnance les mesures relevant du domaine de la loi visant à assurer la cohérence des textes avec les dispositions de la présente loi et à abroger les dispositions devenues sans objet, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la loi.
Au regard des nombreuses modifications apportées notamment au code rural et de la pêche maritime par la présente loi, ce délai apparaît trop court pour, dans un premier temps, recenser les dispositions à mettre en cohérence et celles devenues sans objet puis, dans un second temps, prendre une ordonnance.
Il est donc proposé de porter le délai d’habilitation à douze mois.
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N° 871 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 5 |
Après l’article 5
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° L’article L. 814-3 est ainsi modifié :
a) Les troisième et dernière phrases du premier alinéa sont ainsi rédigées : « Il est également consulté sur les missions confiées aux établissements d’enseignement supérieur privés relevant du ministre de l’agriculture mentionnés à l’article L. 813-10. La composition, les attributions, et les modalités de désignation des représentants des personnels, étudiants et apprentis des établissements publics et des établissements privés ainsi que les modalités de fonctionnement de ce conseil sont fixées par décret. » ;
b) Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Il formule toute proposition sur les questions d’intérêt national dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche agricole, agroalimentaire et vétérinaire. Il peut être saisi de toute question par le ministre chargé de l’agriculture. » ;
2° Au premier alinéa de l’article L. 814-4, les mots : « établissements d’enseignement supérieur relevant du ministre chargé de l’agriculture » sont remplacés par les mots : « établissements d’enseignement supérieur agricole publics ».
Objet
En premier lieu, cet amendement reprend le contenu de l’article 2 bis A, qui étend les compétences et la composition du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche agricole, agroalimentaire et vétérinaire (CNESERAAV) aux établissements d'enseignement supérieur agricole privés, dans un article additionnel après l’article 5. Cela permet de replacer cet article, de nature normative, en dehors d'un chapitre programmatique.
En second lieu, l’ouverture du CNESERAAV à la représentation des établissements privés d'enseignement supérieur agricole crée un effet de bord sur l'article L. 814-4, relatif à la procédure disciplinaire, dont il convient de préciser désormais que son périmètre est limité aux établissements d'enseignement supérieur agricole publics. C’est l’objet du « II. ».
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N° 872 2 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 14 |
Après l’alinéa 12
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Les travaux nécessaires à la préservation du gabarit de sécurité des infrastructures linéaires ne sont pas assimilables à la destruction d’une haie.
Objet
Le changement climatique, qui se matérialise par des tempêtes de plus en plus fréquentes, entraîne une augmentation sensible des chutes d’arbres qui multiplient les accidents, les arrêts et incidents de régularité des infrastructures linéaires, notamment ferroviaires.
Dans la mesure où certaines haies présentent des risques pour la sécurité et la continuité de service des infrastructures linéaires, la préservation du gabarit de sécurité de ces infrastructures suppose des dispositions spécifiques.
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N° 873 3 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 17 |
Alinéas 5 à 9
Supprimer ces alinéas.
Objet
Les alinéas 5 à 8 de l’article 17 visent à exclure la pisciculture de la nomenclature des installations, ouvrages, travaux et activités (IOTA) prévue à l’article L. 214-2 du code de l’environnement. L’alinéa 9 prévoit de ne pas soumettre au régime IOTA les piscicultures soumises au régime de déclaration des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), par exception au droit commun.
L’exploitation d’une pisciculture peut avoir un impact fort sur la ressource en eau, notamment en matière de continuité écologique des cours d’eau, de prélèvement ou de qualité de l’eau. Ces enjeux, majeurs pour l’environnement et la biodiversité, sont protégés au niveau européen, à travers les directives sur l’eau et sur l’évaluation environnementale des projets (dite « EIE »), et national par le respect des obligations liées à la nomenclature IOTA.
Afin de répondre aux besoins des pisciculteurs de voir simplifié l’encadrement de leur activité, aujourd’hui à cheval sur les deux régimes (IOTA et ICPE), des travaux ont été engagés par le Gouvernement : le récent rapport du Haut-Commissariat au Plan sur le développement de l'aquaculture (novembre 2023) recommande d’ailleurs l'adoption de simplifications administratives applicables aux exploitations aquacoles.
Le principal chantier de simplification concerne la création par décret d’un régime d’autorisation simplifié ICPE, dit d’enregistrement, pour les piscicultures d’eau douce de 20 à 100 tonnes, permettant d’alléger la charge administrative de l’exploitant. Ces derniers n’auraient plus à produire d’étude d’incidence ou d’impact, contrairement à ce qui est attendu par les procédures d’autorisation. Ceci permettra un traitement à l’instruction plus rapide puisque l’examen des prescriptions IOTA est inclus dans l’analyse du dossier par les services chargés des procédures ICPE.
À ce stade, les travaux sont bien engagés, avec un avis favorable du comité national de l’eau en décembre dernier. Le nouveau cadre réglementaire doit prochainement être soumis à l’avis du Conseil supérieur de la prévention des risques technologique. Il fera également l’objet d’une consultation du public. Ces travaux devraient donc aboutir avant la fin du premier semestre 2025.
Pour cette raison, le Gouvernement souhaite que les discussions se poursuivent dans ce cadre, rendant inutiles les dispositions des alinéas 5 à 9.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 874 3 février 2025 |
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Le Gouvernement ARTICLE 13 |
Rédiger ainsi cet article :
Le code de l’environnement est ainsi modifié :
1° Après l’article L. 171-7-1, il est inséré un article L. 171-7-2 ainsi rédigé :
« Art. L. 171-7-2. – Sans préjudice des poursuites pénales qui peuvent être exercées, en cas d’atteinte irréversible à la conservation d’espèces animales non domestiques, d’espèces végétales non cultivées et d’habitats naturels en violation des interdictions ou des prescriptions prévues à l’article L. 411-1 et par les règlements ou les décisions individuelles pris en application de l’article L. 411-2, l’autorité administrative compétente peut, sans avoir préalablement procédé à une mise en demeure, obliger la personne physique ou le dirigeant de la personne morale responsable de l’atteinte à suivre un stage de sensibilisation aux enjeux de l’environnement, notamment à la reconnaissance et à la protection des espèces et des habitats. » ;
2° L’article L. 415-3 est ainsi modifié :
a) Au premier alinéa du 1°, après le mot : « fait », sont insérés les mots : « , commis de manière intentionnelle » ;
b) Après le d du même 1°, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Est présumée ne pas commettre de manière intentionnelle les faits mentionnés aux a à d du présent 1° la personne qui exécute une obligation légale ou réglementaire, les prescriptions assortissant une autorisation administrative ou les activités prévues par des documents de gestion mentionnés à l’article L. 122-3 du code forestier dans des conditions qui prévoient la mise en œuvre de mesures pour éviter ou réduire les atteintes portées aux espèces protégées et à leurs habitats, présentant des garanties d'effectivité telles qu'elles permettent de diminuer le risque pour les espèces au point qu'il apparaisse comme n'étant pas suffisamment caractérisé. » ;.
c) Au 2°, après la référence : « L. 411-6 », sont insérés les mots : « du présent code » ;
d) Après le treizième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« L’autorité administrative peut, tant que l’action publique n’a pas été mise en mouvement, transiger avec les personnes physiques et les personnes morales sur la poursuite des délits prévus au 1° du présent article, dans les conditions prévues au second alinéa du I et aux III à V de l’article L. 173-12. »
Objet
Cet amendement vise à rétablir la rédaction de l’article 13 issue de l’Assemblée nationale qui est à la fois plus cohérente et sécurisée juridiquement.
L'objectif poursuivi par le gouvernement est bien d’adapter les sanctions relatives aux atteintes à des espèces protégées aux circonstances des infractions, en prenant en compte le fait que ces infractions résultent dans certains cas d’activités autorisées ou font l’objet d’obligations légales.
L’article revient par ailleurs à l’état du droit antérieur à 2016 en permettant, en ce qui concerne les atteintes intentionnelles aux espèces protégées, de recourir à la procédure de transaction pénale pour éteindre l’action publique.
Par ailleurs, la référence aux document de gestion durable forestière est complétée afin de répondre pleinement aux critères rappelés par le conseil d’Etat dans son avis contentieux du 9 décembre 2022 pour pouvoir bénéficier d’une exemption de dérogation « espèces protégées » : « Dans l'hypothèse où les mesures d'évitement et de réduction proposées présentent, sous le contrôle de l'administration, des garanties d'effectivité telles qu'elles permettent de diminuer le risque pour les espèces au point qu'il apparaisse comme n'étant pas suffisamment caractérisé, il n'est pas nécessaire de solliciter une dérogation « espèces protégées ».
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 875 3 février 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 876 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER |
Alinéa 13
Après la première occurrence du mot :
sont
insérer le mot :
spécialement
Objet
Amendement quasi-rédactionnel qui vise à préciser que les normes règlementaires allant au delà des exigences minimales des normes européennes sont spécialement motivées. Il s’agit de préciser ce principe de non surtransposition posé à l’article 1er.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 877 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER |
Alinéa 26
Remplacer les mots :
nationale et à son approvisionnement alimentaire
par les mots :
et à l’approvisionnement alimentaire nationaux ;
Objet
Amendement rédactionnel
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 878 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER |
Alinéa 33
Après le mot :
sous
insérer le mot :
des
Objet
Amendement rédactionnel
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 879 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER |
Alinéa 34
Remplacer les mots :
agricoles et de l’agroalimentaire
par les mots :
des secteurs agricole et agroalimentaire
Objet
Amendement rédactionnel
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 880 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER |
Après l’alinéa 12
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
5° D’assurer, dans le cadre de la politique de l’alimentation, la sécurité alimentaire et sanitaire de la Nation.
Objet
Ajout d’une 5e priorité relative à la sécurité alimentaire et sanitaire de la Nation, qui sera ensuite déclinée, comme les autres priorités, dans la liste des finalités du L. 1
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 881 3 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 810 du Gouvernement présenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER |
Amendement n° 810, dernier alinéa
Supprimer les mots :
en prenant en compte l’approche « une seule santé »
Objet
Il est proposé de supprimer une notion essentiellement idéologique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 882 3 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 811 du Gouvernement présenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER |
Amendement n° 811, alinéa 3
Supprimer les mots :
et restaurant
Objet
Il est proposé de considérer l'importance du maintien des fonctionnalités environnementales, sociales, économique et territoriales de l'élevage, plutôt que sa restauration, formulation qui pourrait laisser penser que ces fonctionnalités sont dégradées.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 883 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER |
Alinéa 22
Supprimer les mots :
maintenir et développer des filières nationales de production, de transformation et de distribution ainsi que leur valeur ajoutée, en alliant performance économique, sociale et environnementale, de manière à
Objet
Cet amendement vise à supprimer le début de la priorité prévue au 2° de l'article 1er, par ailleurs réinjectée au sein de la priorité prévue au 1°, dans le but de consacrer l'intégralité de cette priorité à l'enjeu de la sécurité alimentaire.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 884 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER |
Alinéa 20
Remplacer la référence :
4°
Par la référence :
5°
Objet
Amendement rédactionnel, pour mettre assurer la cohérence avec l’ajout d’une cinquième priorité des politiques publiques agricoles.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 885 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER TER |
Supprimer cet article.
Objet
Il est proposé de supprimer cet article dans la mesure où sa finalité est désormais satisfaite par le régime cadre exempté de notification relatif aux aides au démarrage pour les groupements et organisations de producteurs dans le secteur agricole pour la période 2024-2029, mise en place en septembre 2024.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 886 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER QUATER |
Alinéa 3
Supprimer les mots :
, sur le modèle de l' « Origine-score »
Objet
Cet amendement vise à supprimer la mention de l’ « Origine-Score », devenu en 2024 « Origine-Info », une démarche volontaire portée par le ministère chargé de la consommation. La modification que les rapporteurs souhaiteraient voire advenir au niveau européen est bien l’obligation de l’affichage de l’origine des produits alimentaires, la démarche facultative « Origine-Info » se concevant davantage comme une solution provisoire en attendant la modification attendue au niveau européen.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 887 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER |
Alinéa 28
1° Remplacer la première occurrence des mots :
de ces
par le mot :
des
2° Après la première occurrence du mot :
produits
insérer les mots :
issus de ce mode de production
Objet
Amendement rédactionnel
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 888 3 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER |
Alinéa 21
Rédiger ainsi cet alinéa
1° De sauvegarder et, pour les filières les plus à risque, de reconquérir la souveraineté alimentaire de la France, en maintenant et développant ses systèmes de production et ses filières nationales de production, de transformation et de distribution, ainsi que leur valeur ajoutée, en alliant performance économique, sociale, sanitaire et environnementale et en protégeant les agriculteurs de la concurrence déloyale de produits importés issus de systèmes de production ne respectant pas les normes imposées par la réglementation européenne ;
Objet
Il est proposé une écriture plus complète de l’alinéa 21 relatif à la priorité figurant au 2° de l’article 1er, intégrant des éléments figurant à l’alinéa 22, faisant par ailleurs également l’objet d’un amendement de clarification des rapporteurs.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 889 rect. ter 4 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 335 rect. ter de M. TISSOT et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain présenté par |
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MM. CAPUS et MÉDEVIELLE, Mmes LERMYTTE, PAOLI-GAGIN et BOURCIER, MM. ROCHETTE, BRAULT, GRAND, CHEVALIER, CHASSEING, GREMILLET et OMAR OILI et Mme CANAYER ARTICLE 3 |
Amendement 335, alinéa 3
Compléter cet alinéa par les mots :
et à l’ensemble des métiers de la filière végétale
Objet
Ce sous-amendement propose d’élargir les missions de l’enseignement et de la formation professionnelle publics dédiés aux métiers de l’agriculture, de la forêt, de la nature et des territoires. Il suggère d’intégrer le développement des connaissances des végétaux, non plus uniquement aux futurs spécialistes du paysage, mais à l’ensemble des professions de la filière végétale.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 890 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 2 |
Alinéa 6
1° Première phrase
Remplacer les mots :
détaillant le niveau d’atteinte
par les mots :
sur la réalisation
2° Seconde phrase
Remplacer les mots :
parvenir à l’atteinte des
par les mots :
atteindre les
Objet
Amendement rédactionnel.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 891 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 2 |
Alinéa 16, première phrase
1° Remplacer les mots :
de ces métiers
par les mots :
des métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire
2° Supprimer les mots :
des professions
Objet
Amendement rédactionnel.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 892 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 2 |
Alinéa 17
1° Remplacer le mot :
Ce
par le mot :
Le
2° Après le mot :
programme
insérer le mot :
national
Objet
Amendement rédactionnel.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 893 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 2 |
Alinéa 20, au début
Insérer les mots :
Pour tous les élèves,
Objet
Amendement rédactionnel.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 894 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 2 |
Alinéa 22
1° Après les mots :
l’administration
insérer les mots :
travaillant dans le secteur
2° Supprimer le mot :
française
Objet
Amendement rédactionnel.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 895 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 5 |
Alinéa 11
Remplacer le mot :
, qui
par les mots :
. Cette convention
Objet
Amendement rédactionnel.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 896 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 3 |
Alinéa 9, dernière phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
Cet amendement vise à supprimer une rédaction redondante relative aux partenariats entre les parties prenantes de l’enseignement agricole. Plusieurs dispositions existent déjà en ce sens, à savoir la mission d’animation et de développement des territoires (4è mission de l’enseignement agricole), la désignation d’un correspondant départemental de l’enseignement agricole (article 3 alinéa 4) et les contrats territoriaux (article 4). L’objectif de partenariat, qui irrigue les dispositions relatives à l’enseignement est pleinement satisfait.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 897 rect. 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 3 |
I. - Alinéa 13
Supprimer les mots :
, notamment par l’exploitation agricole de l’établissement qui constitue un centre à vocation pédagogique, de développement et d’expérimentation
II. - Après l’alinéa 18
Insérer quatre alinéas ainsi rédigés :
...° Le cinquième alinéa de l’article L. 811-8 est ainsi modifié :
a) Après le mot « agricoles », sont insérés les mots : « qui constituent des centres à vocation pédagogique, » ;
b) Après les mots : « à l’expérimentation », sont insérés les mots : « , au développement » ;
Objet
Cet amendement vise à conforter la vocation pédagogique des exploitations agricoles des établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles (EPLEFPA).
Il procède à un ajout à l’article L.811-8 du code rural, relatif à l'organisation des établissements publics locaux d'enseignement agricole, où sont déjà décrits les attendus relatifs aux centres constitutifs des EPLEFPA. Cet article est plus approprié pour préciser cet élément que l’article relatif aux missions de l’enseignement agricole public.
En conséquence, la fin de l’alinéa 13 est supprimé.
Cet amendement permet de conforter les rédactions communes de l’Assemblée nationale et de la commission des affaires économiques du Sénat.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 898 rect. 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 3 |
Alinéa 21
1° Après le mot :
agricoles
insérer les mots :
qui constituent des centres à vocation pédagogique,
2° Remplacer la troisième occurrence du mot :
de
par le mot :
et
3° Après les mots :
à l’expérimentation
insérer les mots :
, au développement
Objet
Cet amendement est le corollaire pour l’enseignement agricole technique privé de l’amendement porté pour conforter la vocation pédagogique des exploitations agricoles des établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles (EPLEFPA).
Il permet d’expliciter ce rôle majeur et de le placer en première position parmi les objectifs attendus des ateliers technologiques ou exploitations agricoles des établissements d’enseignement et de formation agricoles privé.
Les modifications rédactionnelles apportées par cet amendement permettent d’aboutir à une rédaction strictement identique pour l’enseignement privé et pour l’enseignement public, en ce qui concerne les objectifs attendus des ateliers technologiques ou exploitations agricoles des établissements d’enseignement.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 899 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 3 |
Alinéa 16
Compléter cet alinéa par les mots :
et assurent le développement des connaissances et des compétences en matière d’adaptation climatique et environnementale
Objet
Dans une logique de prise en compte des questions climatiques, il est proposé de compléter la sixième mission de l’enseignement agricole pour mentionner l’enjeu de développement des compétences en matière d’adaptation climatique et environnementale.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 900 rect. 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 3 BIS |
Alinéas 2 et 3
Remplacer les mots :
au changement climatique
par les mots :
climatique et environnementale
Objet
Cet amendement vise à imputer une précision rédactionnelle aux missions des établissements ou organismes d’enseignement ou de formation agricole, en faisant référence à la notion d’adaptation climatique et environnementale plutôt que simplement à l’adaptation au changement climatique. En revanche, le souhait des rapporteurs n’est pas de se référer à des notions comme l’agroécologie ou la transition climatique et environnementale, qui impliquent d’ajouter des contraintes aux agriculteurs dans un but d’atténuation du changement climatique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 901 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 6 |
Alinéas 3 et 5
Remplacer les mots :
au changement climatique
par les mots :
climatique et environnementale
Objet
Cet amendement vise à élargir la focale des plans prioritaires pluriannuels de recherche en faisant référence à la notion d’adaptation climatique et environnementale plutôt que simplement à l’adaptation au changement climatique. En revanche, le souhait des rapporteurs n’est pas de se référer à des notions comme l’agroécologie ou la transition climatique et environnementale, qui impliquent d’ajouter des contraintes aux agriculteurs dans un but d’atténuation du changement climatique.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 902 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 7 |
I. – Alinéa 5
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Ce décret distingue au moins deux niveaux de délégation associés à des niveaux de formation distincts ;
II. – Alinéa 10, seconde phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
Cet amendement a pour objet d’imputer les deux niveaux de délégations d’actes à l’article auquel ils se réfèrent.
Les deux niveaux de délégation d’actes sont prévus pour les auxiliaires spécialisés vétérinaires et les étudiants vétérinaires (amendement COM-375) visés par l’article L.243-3 (alinéa 5) et non l’article L.243-5 qui concerne les actes d’ostéopathie (alinéa 10).
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 903 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 3 BIS A |
Alinéa 19
Remplacer cet alinéa par un paragraphe ainsi rédigé :
II. – Le I du présent article entre en vigueur le 1er janvier 2026.
Les articles L. 812-5 et L. 814-4 du code rural et de la pêche maritime, dans leur rédaction antérieure au présent article, demeurent applicables :
1° Aux procédures en cours à cette date devant le conseil d’administration de l’établissement constitué en section disciplinaire ;
2° Aux appels formés devant le Conseil national de l’enseignement supérieur agricole, agroalimentaire et vétérinaire contre les décisions prises avant cette date par le conseil d’administration de l’établissement constitué en section disciplinaire.
La validité des dispositions règlementaires relatives à la procédure devant le conseil d’administration de l’établissement constitué en section disciplinaire et à sa composition, ainsi que celles relatives à la procédure devant le Conseil national de l’enseignement supérieur agricole, agroalimentaire et vétérinaire et à sa composition, est maintenue pour l’application du présent article.
Objet
Amendement de consolidation juridique sur l’entrée en vigueur de la réforme de la procédure disciplinaire dans l’enseignement supérieur agricole.
L’article dans sa rédaction initiale prévoyait que les modifications relatives aux procédures devant les conseils d’administration des établissements constitués en section disciplinaire entrent en vigueur au 1er janvier 2026.
Il résulte d’une jurisprudence constante que les modifications de règles de procédure administrative contentieuse sont, sauf exceptions et si la loi en dispose autrement, d’applicabilité immédiate (récemment : CE, Sect., 17 nov. 2006, CNP Assurances, n°276926, publié au recueil Lebon).
La rédaction initiale aurait provoqué une certaine insécurité juridique, en se bornant à prévoir que les nouvelles règles applicables aux procédures disciplinaires devant les sections disciplinaires des établissements s’appliquaient dès le 1er janvier 2026, sans prévoir d’exception pour les procédures en cours.
Il y a ainsi lieu de modifier l’article pour préciser que les nouvelles règles ne s’appliquent pas aux procédures en cours devant les sections disciplinaires au 1er janvier.
En outre, la rédaction initiale prévoyant que, devant le CNESERAAV, les recours formés avant le 1er janvier 2026 contre les sanctions prononcées par les sections disciplinaires sont régis par les dispositions abrogées ou supprimées par cet article.
Cette rédaction se borne à inclure les appels formés contre les sanctions. Or, la section disciplinaire peut aussi ne pas prononcer de sanction et relaxer la personne poursuivie. Les appels formés avant le 1er janvier 2026 contre des sanctions auraient ainsi été soumis aux anciennes règles, tandis que les appels formés contre une décision de relaxe auraient pu être considérés comme soumis aux nouvelles règles, qui sont d’applicabilité immédiate dans le silence de la loi, conformément à la jurisprudence précitée.
Cette différence ne se justifiant pas, il y a ainsi lieu de prévoir que tous les recours d’appel formés contre des décisions disciplinaires prises par les sections disciplinaires avant le 1er janvier 2026 demeurent soumis aux règles en vigueur avant cette date.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 904 4 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 820 du Gouvernement présenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 2 |
Amendement n° 820, alinéa 5
Remplacer le mot :
transitions
par le mot :
adaptations
Objet
Les rapporteurs sont favorables à l’amendement du Gouvernement, sous réserve de l’emploi de la notion d’adaptation plutôt que de transition, considérant que l’agriculture a de tout temps été amenée à s’adapter aux évolutions de son environnement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 905 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER |
Alinéas 2 à 5
Supprimer ces alinéas.
Objet
Il est proposé de supprimer ces alinéas pour les réinjecter dans un article autonome, de portée normative.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 906 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER BIS |
Supprimer cet article.
Objet
Il est proposé de supprimer cet article pour le réinjecter dans un article avant l’article 1er rassemblant les dispositions normatives du tire Ier.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 907 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER |
Après l'article 1er
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
1° À l’article 410-1 du code pénal, après le mot : « économique », sont insérés les mots : « notamment agricole, » ;
2° Au début du livre préliminaire du code rural et de la pêche maritime sont insérés deux articles L. 1 A et L. 1 B ainsi rédigés :
« Art. L. 1 A. – La souveraineté alimentaire est un intérêt fondamental de la Nation au sens de l’article 410-1 du code pénal. À ce titre, l’agriculture, la pêche et l’aquaculture sont d’intérêt général majeur.
« Art. L. 1 B. – Les politiques publiques et les règlements ayant une incidence sur l’agriculture, la pêche et l’aquaculture respectent le principe de non-régression de la souveraineté alimentaire selon lequel la protection du potentiel agricole de la Nation ne peut faire l’objet que d’une amélioration constante, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment. »
Objet
Il est proposé de créer un article additionnel avant l’article 1er destiné à accueillir les dispositions normatives figurant au titre Ier, dans un objectif d’intelligibilité de la loi.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 908 4 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER |
Alinéas 15 à 18
Remplacer ces alinéas par six alinéas ainsi rédigés :
« Des "Conférences de la souveraineté alimentaire", réunissant les représentants des filières siégeant dans les conseils spécialisés mentionnés à l’article L. 621-5 et des organisations interprofessionnelles reconnues mentionnées à l’article L. 632-1 sont organisées en 2026 sous l’égide de l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer (FranceAgriMer) mentionné à l’article L. 621-1.
« L’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer accompagne les interprofessions et les filières afin qu’elles définissent une stratégie assortie d’objectifs, notamment de production, à horizon de dix ans, en vue de l’amélioration de la souveraineté alimentaire de la Nation, ou tout du moins d’assurer sa non-régression.
« Ces travaux font l’objet d’une synthèse présentée lors d’une "Conférence nationale de la souveraineté alimentaire", présidée par le ministre chargé de l’agriculture. Cette synthèse est accessible au public. Elle est actualisée au moins une fois tous les dix ans.
« Chaque année, l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer publie un rapport sur le niveau de réalisation des objectifs figurant dans la synthèse mentionnée au précédent alinéa. Ce rapport est public et remis au Parlement.
« Chaque stratégie par filière fait l’objet d’un rapport à mi-parcours. Ce rapport analyse les éventuelles raisons de l’écart aux objectifs déterminés dans la stratégie de la filière et formule des recommandations. Ces documents sont remis au ministre chargé de l’agriculture.
« Le ministre chargé de l’agriculture peut convoquer une nouvelle "Conférence nationale de la souveraineté alimentaire", notamment s’il constate des écarts significatifs à la trajectoire dans plusieurs filières. » ;
Objet
Cet amendement vise à apporter une déclinaison opérationnelle, concrète et collective à la progression de la souveraineté alimentaire de la Nation.
Dans le cadre des « Conférences de la souveraineté alimentaire », il confie aux filières agricoles, dans leurs différentes composantes et sous l’égide de FranceAgriMer, la responsabilité de fixer des objectifs à horizon de dix ans. En fonction des résultats observés à mi-parcours et en phase finale, des mesures correctrices seront envisagées, afin d’assurer la progression de la souveraineté alimentaire de la Nation.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 909 4 février 2025 |
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 910 4 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 907 de la commission des affaires économiques présenté par |
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M. Vincent LOUAULT ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER |
Amendement 907, alinéas 5 et 6
Remplacer ces alinéas par douze alinéas ainsi rédigés :
« Art. L. 1 A. – La protection, la valorisation et le développement de l’agriculture et de la pêche sont d’intérêt général majeur en tant qu’ils garantissent la souveraineté agricole et alimentaire de la Nation, qui contribue à la défense de ses intérêts fondamentaux tels que définis à l’article 410-1 du code pénal.
« L’agriculture au sens du présent livre, qui s’entend par des activités réputées agricoles en application de l’article L. 311-1, comprend notamment l’élevage, l’aquaculture, le pastoralisme, la viticulture, les semences, l’horticulture et l’apiculture.
« On entend par souveraineté agricole et alimentaire, le droit de chaque pays de maintenir et de développer ses systèmes d’exploitation agricoles afin de garantir sa propre capacité à produire son alimentation et aux fins de fournir à l’ensemble de la population une alimentation saine, sûre, diversifiée, nutritive, accessible à tous tout au long de l’année et issue d’aliments produits de manière durable. À ce titre, elle garantit aux exploitants agricoles la liberté de gérer leur capacité et leur mode de production dans le but d’atteindre les objectifs nationaux fixés par la loi.
« On entend par sécurité alimentaire la capacité à assurer à toute personne et à tout moment un accès physique et économique aux denrées alimentaires dont elle a besoin.
« On entend par sécurité sanitaire alimentaire, la capacité à assurer la sécurité et la qualité sanitaires de notre alimentation, par l’évaluation des risques sanitaires dans les domaines de l’alimentation, de l’environnement et du travail, avec une approche intégrée et unificatrice qui vise à équilibrer et à optimiser durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes, en reconnaissant que la santé des humains, des animaux domestiques et sauvages, des plantes et de l’environnement en général est étroitement liée et interdépendante.
« Art. L. 1 B. – I.- Six mois avant le début des négociations de chaque cadre financier pluriannuel de l’Union européenne, le Gouvernement transmet (pour avis aux commissions compétentes) au Parlement une programmation pluriannuelle de l’agriculture pour les sept années couvrant le prochain cadre financier (ou fixée par décret) qui définit les modalités d’action des pouvoirs publics pour atteindre les objectifs définis aux L. 1-A, L. 1, L. 2, L. 3 et L. 4 du code rural et de la pêche maritime ainsi que par la présente loi.
« Cette programmation pluriannuelle de l’agriculture détermine notamment des objectifs de production par filière et la stratégie mise en œuvre pour atteindre ces objectifs. Ces objectifs doivent tendre à être excédentaires par rapport aux consommations nationales sur celles-ci.
« Le Gouvernement publie annuellement des données de production par filière permettant d’apprécier l’évolution de leur trajectoire de production.
« S’il est constaté pendant deux années consécutives un écart important entre la trajectoire de production observée de certaines filières et la trajectoire déterminée par la programmation pluriannuelle de l’agriculture, le Gouvernement transmet un rapport aux commissions compétentes du Parlement, exposant les raisons de l’écart et les mesures de correction envisagées. Ce rapport précise les mécanismes, notamment sous la forme d’aides, y compris européennes, mis en œuvre permettant de corriger les écarts observés.
« Elle est compatible avec les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés dans le budget carbone mentionné à l’article L. 222-1 A du code de l’environnement, ainsi qu’avec la stratégie bas-carbone mentionnée à l’article L. 222-1 B, ainsi qu’avec le plan national d’adaptation au changement climatique et la stratégie nationale biodiversité mentionnée à l’article L. 110-3 du même code.
« La programmation pluriannuelle de l’agriculture fait l’objet d’une synthèse pédagogique accessible au public.
« Le décret prévu au présent article précise les objectifs et les priorités d’action de la politique agricole nationale.
Objet
Amendement de réécriture de l’article premier afin de revenir et de le réinsérer sur le travail de concertation et de fond qui a été mené lors de l’examen à l’Assemblée Nationale, conjointement avec les rapporteurs, les groupes politiques et le Gouvernement.
Il permet d’éviter la caricature sur un texte important pour donner les lignes directrices et les objectifs de l’agriculture pour les prochaines années, qui sont clés pour sauver la production agricole de notre pays.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 911 4 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 907 de la commission des affaires économiques présenté par |
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M. Vincent LOUAULT ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER |
Amendement 907, alinéa 5
Remplacer cet alinéa par cinq alinéas ainsi rédigés :
« Art. L. 1 A. – La protection, la valorisation et le développement de l’agriculture et de la pêche sont d’intérêt général majeur en tant qu’ils garantissent la souveraineté agricole et alimentaire de la Nation, qui contribue à la défense de ses intérêts fondamentaux tels que définis à l’article 410-1 du code pénal.
« L’agriculture au sens du présent livre, qui s’entend par des activités réputées agricoles en application de l’article L. 311-1, comprend notamment l’élevage, l’aquaculture, le pastoralisme, la viticulture, les semences, l’horticulture et l’apiculture.
« On entend par souveraineté agricole et alimentaire, le droit de chaque pays de maintenir et de développer ses systèmes d’exploitation agricoles afin de garantir sa propre capacité à produire son alimentation et aux fins de fournir à l’ensemble de la population une alimentation saine, sûre, diversifiée, nutritive, accessible à tous tout au long de l’année et issue d’aliments produits de manière durable. À ce titre, elle garantit aux exploitants agricoles la liberté de gérer leur capacité et leur mode de production dans le but d’atteindre les objectifs nationaux fixés par la loi.
« On entend par sécurité alimentaire la capacité à assurer à toute personne et à tout moment un accès physique et économique aux denrées alimentaires dont elle a besoin.
« On entend par sécurité sanitaire alimentaire, la capacité à assurer la sécurité et la qualité sanitaires de notre alimentation, par l’évaluation des risques sanitaires dans les domaines de l’alimentation, de l’environnement et du travail, avec une approche intégrée et unificatrice qui vise à équilibrer et à optimiser durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes, en reconnaissant que la santé des humains, des animaux domestiques et sauvages, des plantes et de l’environnement en général est étroitement liée et interdépendante.
Objet
Amendement de réécriture de l’article premier afin de revenir et de le réinsérer sur le travail de concertation et de fond qui a été mené lors de l’examen à l’Assemblée Nationale, conjointement avec les rapporteurs, les groupes politiques et le Gouvernement.
Il permet d’éviter la caricature sur un texte important pour donner les lignes directrices et les objectifs de l’agriculture pour les prochaines années, qui sont clés pour sauver la production agricole de notre pays.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 912 4 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 907 de la commission des affaires économiques présenté par |
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M. Vincent LOUAULT ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER |
Amendement 907, alinéa 5
Remplacer cet alinéa par deux alinéas ainsi rédigés :
« Art. L. 1 A. – La protection, la valorisation et le développement de l’agriculture et de la pêche sont d’intérêt général majeur en tant qu’ils garantissent la souveraineté agricole et alimentaire de la Nation, qui contribue à la défense de ses intérêts fondamentaux tels que définis à l’article 410-1 du code pénal.
« L’agriculture au sens du présent livre, qui s’entend par des activités réputées agricoles en application de l’article L. 311-1, comprend notamment l’élevage, l’aquaculture, le pastoralisme, la viticulture, les semences, l’horticulture et l’apiculture.
Objet
Amendement de réécriture de l’article premier afin de revenir et de le réinsérer sur le travail de concertation et de fond qui a été mené lors de l’examen à l’Assemblée Nationale, conjointement avec les rapporteurs, les groupes politiques et le Gouvernement.
Il permet d’éviter la caricature sur un texte important pour donner les lignes directrices et les objectifs de l’agriculture pour les prochaines années, qui sont clés pour sauver la production agricole de notre pays.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 913 4 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 908 du Gouvernement présenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER |
Amendement n° 908
Compléter cet amendement par un alinéa ainsi rédigé :
« En amont des négociations du cadre financier pluriannuel de l’Union européenne, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant les priorités françaises compte tenu des stratégies de filières élaborées dans le cadre de la « Conférence nationale de la souveraineté alimentaire. » ;
Objet
Il est proposé un sous-amendement destiné à assurer une pleine information au Parlement de la manière dont le Gouvernement tiendra compte des objectifs issus de la Conférence nationale de la souveraineté alimentaire dans le cadre de l’élaboration de la PAC.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 914 rect. 5 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 908 du Gouvernement présenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER |
Amendement n° 908, alinéa 7
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Elle comporte une annexe spécifique relative aux filières des collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution ainsi que de la Nouvelle-Calédonie.
Objet
Il est proposé que le rapport à mi-parcours produit par FranceAgriMer prévoit une annexe spécifique relative aux outre-mer, compte tenu des enjeux agricoles particuliers s’attachant à ces territoires.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 915 rect. 5 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 908 du Gouvernement présenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 1ER |
Amendement n° 908, alinéa 7
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Une synthèse, produite par l’Établissement national de produits de l'agriculture et de la mer, est remise au Parlement.
Objet
Il est proposé que le rapport à mi-parcours prévu dans le cadre des conférences de filières ne soit pas simplement remis au ministre de l’agriculture, mais également transmis au Parlement.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 916 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 12 BIS |
Alinéa 2
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Art. L. 320-1. Les sociétés mentionnées aux chapitres II, III, IV et VII du présent titre peuvent, sans perdre leur caractère civil, compléter les activités mentionnées à l’article L. 311-1 par des activités accessoires de nature commerciale, et présentant un lien avec l’activité agricole. Les recettes tirées de ces activités accessoires n’excèdent ni 20 000 euros, ni 40 % des recettes annuelles tirées de l’activité agricole. Pour les groupements visés au chapitre III, le plafond de 20 000 € est multiplié par le nombre d’associés que compte le groupement. »
Objet
Cet amendement, travaillé en lien avec les services juridiques du ministère chargé de l’agriculture, vise à sécuriser juridiquement le dispositif de l’article 12 bis.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 917 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 8 |
Alinéa 14, première phrase
Remplacer les mots :
fixe pour
par les mots :
donne comme
Objet
Rédactionnel (tournure plus explicitement programmatique)
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 918 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 8 |
Alinéa 17, première phrase
Après le mot :
publics
insérer les mots :
et privés
Objet
Cet amendement vise à ne pas restreindre les sources de financement du portage des biens fonciers inutilement, des sources de financement privées étant également envisageables en complément.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 919 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 8 |
Alinéa 17, seconde phrase
Remplacer le mot :
met
par les mots :
se donne pour objectif de mettre
Objet
Rédactionnel (tournure plus explicitement programmatique).
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 920 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 8 |
Alinéa 21
Remplacer les mots :
s’engage à
par les mots :
se donne comme objectif d’
Objet
Rédactionnel (tournure plus explicitement programmatique).
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 921 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 8 |
Alinéa 16
Remplacer les mots :
‘‘France services agriculture’’ créé par
par les mots :
France installations-transmissions créé par l’article 10 de
Objet
Amendement de coordination et de précision.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 922 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 8 BIS A |
Alinéa 1
Remplacer l’année :
2025
par l’année :
2026
Objet
Ce sous-amendement vise à reporter d’un an l’objectif de mise en place de l’aide au passage de relais, tout en maintenant l’économie générale de cette aide, sur laquelle cet amendement du Gouvernement entendait revenir.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 923 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 9 |
Alinéa 6
Supprimer les mots :
santé et la
Objet
Cet amendement vise à retirer la mention explicite des informations relatives à la santé parmi celles que peuvent fournir les diagnostics modulaires de l’exploitation. Qu’il y ait des facteurs d’exposition à des risques professionnel en agriculture est indéniable, comme cela existe dans toute autre profession. Pour autant, les agriculteurs en France continuent de vivre en France plus longtemps que les autres catégories socioprofessionnelles. En revanche, la réflexion sur l’impact d’une installation sur la vie familiale reste une information importante, car certains métiers de l’agriculture, notamment dans l’élevage, ont des conséquences importantes sur l’organisation familiale.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 924 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 9 |
I. – Alinéa 2
Remplacer le mot :
fournissent
par les mots :
constituent des modules fournissant
II. – Après l’alinéa 7
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
Ces modules peuvent être mobilisés indépendamment les uns des autres à condition qu’au moins deux d’entre eux le soient à chaque occurrence, dont en tout état de cause celui fournissant les informations mentionnées au 2°.
Objet
Cet amendement vise à préciser explicitement, par la possibilité de les mentionner indépendamment les uns des autres, le caractère modulaire des diagnostics de viabilité économique et de vivabilité des projets agricoles, qui sont au nombre de cinq dans la rédaction issue de la commission. Il maintient cependant l’obligation de recourir à au moins deux modules à chaque utilisation de ces diagnostics, dont nécessairement le stress test aléas climatiques.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 925 5 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 840 du Gouvernement présenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 9 |
Amendement n° 840, alinéa 8
Remplacer les mots :
‘‘France services agriculture’’ prévu
par le mot :
mentionné
Objet
Ce sous-amendement supprime simplement la référence au nom du guichet unique de l’installation-transmission, afin de ne pas parasiter les débats par des considérations sémantiques.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 926 rect. 10 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 9 |
Après l’alinéa 7
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
…. – Les informations recueillies par les diagnostics sont utilisées dans le cadre d’un conseil stratégique global destiné à améliorer la viabilité économique, environnementale et sociale de l’exploitation.
Objet
Cet amendement vise à prévoir l’articulation entre les diagnostics de viabilité économique et de vivabilité des projets agricoles avec le nouvel outil du conseil stratégique global, facultatif. Si les diagnostics ont pour vocation de fournir des informations utiles, le conseil stratégique global a lui pour fonction de formaliser des actions à mettre en œuvre sur plusieurs années. Ainsi, cet amendement prévoit de tirer des conclusions des diagnostics, ce qui manquait encore dans le dispositif conçu jusqu’à présent.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 927 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 9 |
Alinéa 11
Remplacer les mots :
génériques collectées par le diagnostic
par les mots :
sans caractère personnel collectées dans le cadre des diagnostics
Objet
Cet amendement vise à préciser que par les « informations génériques collectées par le diagnostic », il faut entendre les « informations sans caractère personnel collectées dans le cadre du diagnostic » prévu, sous forme programmatique, à l’article 9.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 928 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 10 |
Alinéa 5
1° Première phrase
- Remplacer les mots :
ayant un projet d’installation ou souhaitant céder
par les mots :
souhaitant s’engager dans une activité agricole ou souhaitant transmettre
- Après la première occurrence du mot :
agricole
supprimer la fin de cette phrase.
2° Seconde phrase
Remplacer les mots :
qui souhaite s’engager dans une activité agricole ou qui projette de cesser
par les mots :
ayant un projet d’installation en agriculture ou de transmission de
Objet
Cet amendement vise à préciser quel serait le public éligible à un accueil et à une orientation de la part du point d’accueil départemental unique pour la transmission des exploitations et l’installation des agriculteurs : il s’agit de toutes les personnes souhaitant s’engager dans une activité agricole ou souhaitant transmettre son exploitation agricole.
L’amendement précise également quel serait le public éligible à un conseil et un accompagnement de la part de ce même guichet : il s’agit de toutes les personnes ayant un projet d’installation en agriculture ou de transmission d’une exploitation agricole.
L’accueil des salariés agricoles et agroalimentaires – prévu pour puiser dans un vivier de personnes déjà sensibilisées aux métiers de l’agriculture – n’a plus lieu d’être puisque toute personne souhaitant s’engager dans une activité agricole serait accueillie, quel que soit le métier d’origine. Une réflexion sur la vie familiale du porteur de projet est prévue dans le cadre du conseil et de l’accompagnement, afin de permettre une implication des conjoints d’exploitants agricoles, qui sont les premiers concernés par le projet des personnes ayant un projet d’installation ou de transmission.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 929 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 10 |
Alinéa 8
Remplacer le mot :
réseau
par les mots :
point d’accueil départemental unique
Objet
Cet amendement vise à préciser le champ des personnes pouvant accéder aux informations relatives aux cédants et aux repreneurs dans le cadre du réseau France Installations-Transmissions.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 930 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 10 |
Alinéa 8
Supprimer les mots :
, notamment sur une plateforme en ligne,
Objet
Amendement supprimant une précision qui ne relevait pas de la loi
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 931 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 10 |
Alinéa 9
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement vise à revenir sur la constitution d’une base nationale compilant les données des répertoires départementaux uniques, qui était demandée à Chambres d’agriculture France. Introduite par les rapporteurs en commission, cette disposition leur semblait donner une assise législative à un dispositif déjà existant, qui n’aurait, de ce fait, pas constitué une charge. Toutefois, l’établissement public a indiqué que cet outil n’existait pas à date, et qu’il n’est ni clairement défini, ni financé. Par cet amendement il est donc proposé d’en revenir au droit existant.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 932 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 10 |
Alinéa 12
1° Remplacer les mots :
les invite à
par les mots :
leur propose de
2° Remplacer la troisième occurrence du mot :
à
par le mot :
de
Objet
Cet amendement vise à préciser le caractère facultatif du passage pour le guichet unique pour les cédants, qui demeurait ambiguë dans la rédaction issue de la commission.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 933 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 10 |
Alinéa 13
1° Supprimer les mots :
, trois ans avant l’âge estimé du départ effectif de départ effectif à la retraite
2° Remplacer les mots :
relance les
par les mots :
renouvelle chaque année sa proposition aux
Objet
Cet amendement vise à préciser que la proposition de s’inscrire au guichet unique est faite aux cédants chaque année à partir de la cinquième année, contre un seul rappel à trois ans de l’âge effectif de la retraite dans la rédaction issue de la commission.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 934 rect. 10 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 10 |
Alinéa 34
Supprimer les mots :
ou la transmission
Objet
Cet amendement de clarification rédactionnelle vient préciser que, dans le cadre de l’installation ou de la transmission, la conditionnalité des aides publiques au fait d’être passé par le guichet unique ne vaut que pour les jeunes agriculteurs, et non pour les cédants. Cela maintient le droit existant en la matière et vient lever une ambiguïté rédactionnelle quant à la possibilité d’une conditionnalité des aides publiques pour les cédants, qui ne serait de toute façon pas constitutionnelle.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 935 5 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 374 rect. ter de M. TISSOT et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain présenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 9 BIS |
Amendement n° 374, alinéa 5
Après le mot :
climatique
supprimer la fin de cet alinéa.
Objet
La cartographie créée au présent article est davantage un outil d'adaptation aux conditions futures de marché, dont le changement climatique est en effet un déterminant parmi d'autres. L'idée de faire contribuer les agriculteurs à l'atténuation du changement climatique est en revanche un autre sujet, qui doit passer par d'autres instruments. Cette cartographie est en effet conçue dans l'intérêt des candidats à l'installation et des repreneurs, en aucun cas pour leur ajouter des contraintes, mais plutôt pour les aider à anticiper l'agriculture de demain.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 936 5 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 842 du Gouvernement présenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 9 BIS |
Amendement n° 842
1° Alinéas 15 et 16
Supprimer ces alinéas.
2° Alinéas 18 à 21
Supprimer ces alinéas.
Objet
Ce sous-amendement vise à garantir que la cartographie des opportunités et risques de marché, qui serait renommée analyse prospective des évolutions et dynamiques de marché, puisse être rendue publique. Non seulement utile aux conseillers du réseau France Installations-Transmissions, cette analyse pourrait utilement venir alimenter le débat public et les réflexions des filières.
Est maintenu également dans l’amendement du Gouvernement le raccourcissement de l’horizon de l’analyse prospective à dix ans, contre vingt initialement, ainsi que son actualisation tous les trois ans plutôt que tous les cinq ans, à des fins de précision accrue de cet outil.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 937 5 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 10 |
Alinéa 45
Remplacer l’année :
2026
par l’année :
2027
Objet
Cet amendement vise à repousser d’un an la mise en place du réseau unique de l’installation et de la transmission car, de l’aveu de l’ensemble des acteurs impliqués dans sa préfiguration, il ne sera pas possible de mettre sur pied ce dispositif en moins de dix mois.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 938 rect. 10 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 10 BIS |
Rédiger ainsi cet article :
Le chapitre préliminaire du titre III du livre III du code rural et de la pêche maritime est complété par deux articles L. 330-9 et L. 330-10 ainsi rédigés :
« Art. L. 330-9. – I. - Afin de préparer son projet d’exercice en commun de l’activité agricole, toute personne physique majeure peut effectuer un essai d’association.
« L’essai s’entend d’une période d’un an, renouvelable une fois, au cours de laquelle cette personne, qu’elle ait ou non déjà la qualité de chef d’exploitation, expérimente un projet d’exploitation en commun dans une société à objet principalement agricole ou avec un ou plusieurs autres exploitants agricoles.
« Sauf lorsque l’essai est effectué par un aide familial, la personne à l’essai est liée à la société ou aux exploitants par un contrat de travail, d’apprentissage, de stage ou, lorsqu’elle a la qualité de chef d’exploitation, par un contrat d’entraide au sens du présent code.
« L’essai n’est pas considéré comme une installation au sens du présent code.
« II. - Sans préjudice du contrat liant la personne à l’essai et la société ou les exploitants, l’essai est formalisé dans une convention écrite conclue à titre gratuit, dont le modèle est établi par arrêté du ministère chargé de l’Agriculture.
« Cette convention précise les conditions de réalisation de l’essai, en prévoyant notamment un accompagnement relationnel par une personne qualifiée.
« Elle ne peut prévoir pour la personne à l’essai ni détention de parts sociales, ni participation aux bénéfices, ni contribution aux pertes. Elle ne forme pas un contrat de société.
« Elle est conclue pour une durée d’un an, renouvelable une fois. Elle peut être résiliée à tout moment et sans indemnité par l’une ou l’autre des parties.
« III. - Le réseau mentionné à l’article L. 330-4 informe les personnes souhaitant effectuer un essai agricole.
« IV. - Les conditions d’application du présent article peuvent être précisées par voie réglementaire.
« Art. L. 330-10. – Le salarié qui souhaite participer à l’activité d’une exploitation agricole dans les conditions prévues à l’article L. 330-9 peut solliciter le congé mentionné au 1° de l’article L. 3142-105 du code du travail, dans les conditions prévues à la section III du chapitre II du titre IV du livre Ier de la troisième partie de ce code, sous réserve des dispositions suivantes.
« Par dérogation aux articles L. 3142-117 et L. 3142-119 du code du travail, la durée du congé prévu au présent article est d’un an. Elle peut être prolongée au plus d’un an. »
Objet
Dans le cadre de la concertation sur l’élaboration du Pacte d’orientation pour le renouvellement des générations en agriculture, conduite au premier semestre 2023, les acteurs du monde agricole ont exprimé la nécessité de mettre en place un « droit à l’essai », pour encourager l’installation en société et favoriser le renouvellement des générations en agriculture.
Ce droit à l’essai prendrait la forme d’un nouveau type de contrat, dénommé « contrat d’associé à l’essai », qui permettrait à une personne physique d’être consultée sur la direction et de participer aux travaux et aux bénéfices d’une exploitation agricole pour une durée limitée, sans détenir de parts sociales et sans contribuer aux pertes, pour expérimenter un travail en commun au sein d’une exploitation agricole.
La présente mesure tient compte des éléments soulevés par la section des travaux publics du Conseil d’État dans son avis du 12 juin 2024, qui a conduit le Gouvernement à approfondir le dispositif envisagé à l’article 10 bis du projet de loi, notamment pour sécuriser la mise en œuvre du droit à l’essai.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 939 5 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 170 rect. quinquies de Mme JOSENDE présenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 1ER |
Alinéa 3
Remplacer les mots :
les réseaux d’irrigation indispensables au maintien de l’agriculture et de ses externalités positives
par les mots :
un accès raisonné à l'eau
Objet
Ce sous-amendement se justifie par son texte même.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 940 6 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 14 |
Alinéa 5
Après le mot :
végétation
insérer les mots :
, autre que des cultures,
Objet
L’amendement vise à préciser la définition de la haie afin d’exclure explicitement expressément les cultures agricoles, certaines cultures pérennes pouvant être constituées d’arbres ou arbustes en ligne. Cet ajout permet de sécuriser juridiquement la définition, tout en assurant une meilleure lisibilité du droit pour les porteurs de projets et les gestionnaires publics.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 941 rect. 10 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 14 |
Alinéa 11
Remplacer les mots :
Elles font l’objet d’une gestion durable, maintenant
par les mots :
Les pratiques d'interventions sur les haies visent un objectif de gestion durable définie comme permettant le maintien de
Objet
Cet amendement propose donc de définir la gestion durable comme un objectif vers lequel tendre pour la gestion des haies et non comme une obligation pour les agriculteurs.
Il n’est pas opportun d’imposer, comme le propose le présent article, une obligation immédiate de gestion durable aux agriculteurs, ce qui constituerait une nouvelle contrainte pour eux.
En effet, actuellement, la terminologie de « gestion durable des haies » renvoie, y compris dans les textes réglementaires, à des pratiques volontaires, avec un impact environnemental positif avéré, pour lesquelles l'agriculteur s’engage en contrepartie d’une rémunération, par exemple via le bonus haie de la PAC ou des paiements pour services environnementaux.
Cet amendement permet également de ne pas baisser l’ambition de la définition de la gestion durable. Le risque d’une gestion durable obligatoire sans délai serait que soit revue à la baisse sa définition, pour la rendre accessible à tout agriculteur. Or, une gestion durable obligatoire sans réelle exigence de durabilité pénaliserait les démarches volontaires vertueuses et les dynamiques existantes appuyées sur la définition actuelle de la gestion durable.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 942 6 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 14 |
Alinéa 12
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Les haies peuvent faire l’objet de travaux d’entretien usuels tenant compte de leur caractère dynamique dans le temps et dans l’espace et permettant la valorisation économique de ses produits, notamment la biomasse.
Objet
Cet amendement vise à préciser la possibilité de travaux d’entretiens usuels sur les haies, tenant compte de leur caractère dynamique dans le temps et dans l’espace, échappant à la définition de la destruction.
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N° 943 6 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 14 |
Alinéa 14
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement vise à supprimer la mention de l’article L. 114-3 du code rural s’agissant de la possibilité pour les collectivités de demander le remboursement de financements publics ayant concouru à des plantations de haies, en cas de destructions de celles-ci, pendant une durée de quinze ans.
Cette disposition existe indépendamment de la nouvelle section créée dans le code de l’environnement et il n’est pas nécessaire de la mentionner ici pour qu’elle s’applique.
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N° 944 6 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 14 |
Alinéa 21
Supprimer les mots :
, lorsque le projet de destruction de haie le nécessite
Objet
Amendement rédactionnel
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N° 945 6 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 14 |
Alinéa 25
Remplacer la référence :
II
par la référence :
I
Objet
Amendement de correction d’une erreur de référence
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N° 946 6 février 2025 |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 14 |
Alinéa 42
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Elle informe le demandeur de la possibilité de solliciter un conseil avant les opérations de destruction et de replantation, et lui propose une liste d’organismes agréés compétents.
Objet
Il est proposé par cet amendement que l’administration, informe systématiquement le gestionnaire de la possibilité de disposer d’un conseil pour ces opérations.
À cet effet, l’administration devra fournir une liste d’organismes agréés compétents pour prodiguer de tels conseils. Ces conseillers agréés et leur référencement existent déjà, via l’agrément BCAE8. Ce conseil préalable permettra ainsi d’inciter les agriculteurs à réfléchir à leur projet d’arrachage de haies, et à la meilleure façon d’en réduire ou compenser les impacts.
En revanche, est supprimée la phrase qui prévoit explicitement la possibilité pour l’administration de prescrire le recours à un conseil avant les opérations d’arrachage et de replantation. L’alinéa 41, selon lequel « l’autorité administrative compétente peut fixer toute autre prescription nécessaire au respect des intérêts protégés » par la loi, inclut déjà cette possibilité.
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N° 947 6 février 2025 |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 14 |
Alinéa 43
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement supprime un alinéa superfétatoire (« l’autorité administrative peut imposer toute prescription complémentaire à cet effet ») par rapport à l’alinéa 41 (« l’autorité administrative peut fixer toute prescription nécessaire »).
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N° 948 6 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 513 rect. bis de M. LONGEOT présenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 14 |
Alinéa 5
I. – Remplacer les mots :
des biens et personnes
par les mots :
publique
II. – Après le mot :
que
insérer les mots :
, en cas d’urgence,
III. – Remplacer la seconde occurrence du signe :
,
par le mot :
ou
et remplacer les mots :
ou en cas d’urgence
par les mots :
, dans le respect de l’article 16 de la directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages
Objet
Ce sous-amendement vient élargir les situations dans lesquelles il peut être procédé, par dérogation, à des destructions de haies, tout en le sécurisant en faisant référence à l’article 16 de la directive « Habitats ».
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 949 6 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 14 |
Alinéa 51
Après le mot :
département,
rédiger ainsi la fin de cette phrase :
à la notion de travaux d’entretien usuels de la haie.
Objet
Cet amendement supprime la référence aux us et coutumes réputés répondre, de manière constante sur le territoire du département, aux obligations de gestion durable de la haie.
Il est prévu plutôt de faire référence à ces pratiques usuelles en lien avec les travaux d’entretien usuels de la haie.
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N° 950 6 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 14 |
Alinéa 53
Supprimer cet alinéa
Objet
L’amendement vise à supprimer des dispositions prévoyant que lors de la mutation d’une parcelle à usage agricole ou du changement des parties d’un bail rural, l’acquéreur ou le preneur à bail doit être informé de la présence de protections applicables aux haies implantées sur la ou les parcelles concernées.
Cette obligation trouvera plus facilement à s’appliquer au travers de la cartographie des réglementations applicables aux haies Envergo, permettant au vendeur comme à l’acheteur de prendre connaissance de l’ensemble des dispositions s’appliquant aux haies sur une parcelle donnée.
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N° 951 6 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 14 |
Alinéa 54
Après la référence :
I
supprimer la fin de la phrase.
Objet
Amendement de précision
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 952 6 février 2025 |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 14 QUINQUIES |
Alinéa 3, deuxième phrase
Remplacer les mots :
La zone de transition est projetée
par les mots :
L’espace de transition végétalisé est situé
Objet
Amendement rédactionnel
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N° 953 6 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 14 QUINQUIES |
Alinéa 3, deuxième phrase
Supprimer les mots :
de préférence
Objet
Cet amendement vise à clarifier que les espaces végétalisés de transition sont mis en place exclusivement en dehors des zones dévolues à l’agriculture.
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N° 954 6 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 14 QUINQUIES |
Alinéa 3, troisième phrase
Remplacer le mot :
favorable
par le mot :
conforme
Objet
Cet amendement vise à restreindre les possibilités de dérogation au principe de mise en place d’espaces de transition végétalisés aux interfaces entre zones à urbaniser et zones agricoles.
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N° 955 6 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 15 |
Alinéa 29
Rédiger ainsi cet alinéa :
II. – Le I du présent article s’applique aux décisions administratives prises à compter du 1er septembre 2025.
Objet
Dans un souci de simplicité, les procédures contentieuses spéciales prévues au présent article formant un tout, et pour laisser trois mois de préparation aux juridictions à compter de la date envisagée de promulgation de la loi, il est précisé par cet amendement que les trois procédures spéciales s’appliquent uniquement aux décisions administratives prises à compter du 1er septembre 2025.
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N° 956 6 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par | |||
MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 16 |
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N° 957 6 février 2025 |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 8 |
Alinéa 6
Remplacer les mots :
de l’"essai d’association"
par les mots :
du droit à l’essai
Objet
Amendement de coordination
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 958 6 février 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 959 6 février 2025 |
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 960 6 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 3 BIS |
Après l’article 3 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le premier alinéa de l’article L. 813-8 du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :
1° À la première phrase, les mots : « détenir les titres et présenter les qualifications comparables à ceux requis dans l’enseignement agricole public » sont remplacés par les mots : « justifier des qualifications et de l’expérience professionnelle prévues par voie réglementaire » ;
2° La deuxième phrase est supprimée.
Objet
Cet amendement est une simplification administrative qui réduit la demande de justificatifs par l’administration. La procédure existante permettant de vérifier les compétences requises pour être chef d’un établissement d’enseignement agricole technique privé « du temps plein » est simplifiée en appliquant le principe de confiance et en renvoyant le contrôle des qualifications du chef d’établissement par l’autorité administrative à des dispositions réglementaires qui seront allégées et construire sur une base déclarative et non de justification.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 961 6 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 9 |
Après l’alinéa 7
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
.... – Les informations recueillies par les diagnostics sont utilisées dans le cadre d’un conseil stratégique global destiné à améliorer la viabilité économique, environnementale et sociale de l’exploitation.
Objet
Cet amendement vise à prévoir l’articulation entre les diagnostics et le conseil stratégique global, facultatif.
Si les diagnostics ont pour vocation de fournir les informations utiles sur les différents volets (stress-test aléas climatiques, agroéquipements, bâtiments et coûts de production, organisation du travail, ..), le conseil stratégique global a lui pour fonction de formaliser les actions à mettre en œuvre sur plusieurs années. Ainsi, cet amendement du Gouvernement permet de formaliser les conclusions des diagnostics, ce qui manquait encore dans le dispositif conçu jusqu’à présent.
La définition de ce conseil stratégique global ne relève pas de cet article programmatique, mais a été proposée dans le cadre de l’examen de la PPL Duplomb-Menonville. C’est pourquoi le présent amendement reprend, à des fins de coordination, les termes prévus à ce stade de la navette à l’article 1er de cette PPL quant à ce conseil stratégique global.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 962 10 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 34 rect. de M. FARGEOT présenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 13 BIS B (SUPPRIMÉ) |
Amendement n° 34
Compléter cet amendement par trois alinéas ainsi rédigés :
...° Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés :
« A ce titre, la société, faisant l’objet d’un contrôle de l’État, aménage et gère les installations existantes et réalise les investissements nécessaires à la bonne marche de sa mission dans une logique d’aménagement du territoire, de souveraineté alimentaire, d’amélioration de la qualité environnementale et de sécurité alimentaire notamment dans un contexte de hausse de la population, conformément aux objectifs définis à l’article L. 761-1 du code de commerce.
« Au plus tard un an après la promulgation de la loi n° du d'orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture, l’État définit dans un cahier des charges approuvé par décret notamment la nature et le volume des investissements mentionnés au deuxième alinéa, les modalités du contrôle de l’État et les conditions dans lesquelles les biens affectés au service public retournent dans le patrimoine de l’État à l’échéance de cette mission. »
Objet
Pour assurer la conformité de la prolongation du droit exclusif dont bénéficie la Semmaris, il apparaît nécessaire de l’accompagner de la publication d’un cahier des charges pour confirmer le caractère unilatéral de l’octroi du droit exclusif et de la mission de service public et préciser les contours de cette mission et les modalités du contrôle étroit de l’État (permettant de justifier l’absence de mise en concurrence).
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 963 10 février 2025 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° 34 rect. de M. FARGEOT présenté par |
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MM. TEMAL et BAZIN et Mme EUSTACHE-BRINIO ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 13 BIS B (SUPPRIMÉ) |
Amendement n° 34 rect.
Compléter cet amendement par trois alinéas ainsi rédigés :
....° Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés :
« A ce titre, la société aménage, gère les installations existantes et réalise les investissements nécessaires pour répondre à des objectifs d’aménagement du territoire, de souveraineté alimentaire, de qualité environnementale et de sécurité alimentaire, notamment dans un contexte de hausse de la population, conformément aux objectifs définis à l’article L. 761-1 du code de commerce.
« L’Etat et la société d’économie mixte d’aménagement et de gestion du marché d’intérêt national de la région parisienne concluent une convention qui détermine les investissements mentionnés au deuxième alinéa, les modalités du contrôle par l’Etat de ces investissements et les conditions dans lesquelles les biens nécessaires au service public retournent dans le patrimoine de l’Etat à l’échéance de cette mission. »
Objet
Il s’agit par ce sous amendement de renforcer les conditions de réalisation et de réussite du projet structurant qu’est Agoralim et de fait à travers lui de tenir l’un des dix-sept engagements de l’Etat regroupés au sein du « Plan Val-d’Oise ».
L’amendement 34 rectifié vise à proroger jusqu’en 2068 la mission confiée à la société d’économie mixte d’aménagement et de gestion du marché d’intérêt national de la région parisienne.Cette prolongation a pour objectif de concrétiser le projet Agoralim dans le Val d’Oise, projet porté par l’Etat et indispensable à la souveraineté alimentaire nationale.
Le présent sous-amendement vise à sécuriser juridiquement cette mesure de prolongation en la complétant par l’énumération des objectifs de politiques publiques poursuivis par la SEMMARIS au titre de la mission que lui confie l’Etat.
Par ailleurs, le sous-amendement définit des modalités pratiques et simples pour garantir l’équilibre entre la durée de la prolongation et le montant des investissements prévus sans pour autant freiner la mise en œuvre du projet. En effet, le déploiement rapide d’Agoralim n’est possible que si les acteurs et investisseurs du projet disposent d’une durée certaine à fin 2068 pour calibrer les amortissements et que si l’Etat se prémunit de tout alourdissement normatif susceptible de ralentir la mise en œuvre du projet.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 964 10 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 19 |
Alinéa 5
Remplacer la référence :
L. 500-1
par la référence :
L. 501-1
Objet
Correction d’une erreur de référence
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 965 10 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 20 |
Alinéa 9
Supprimer cet alinéa.
Objet
La suppression des suspensions des délais d’instruction en cas de notification à la Commission européenne insécurise juridiquement l’article, il est donc proposé de supprimer l’alinéa relatif à cette disposition.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 966 10 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 20 |
Alinéa 7
Rédiger ainsi cet alinéa :
« - Après la première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Si l’extension sollicitée porte sur un accord d’une durée inférieure ou égale à douze mois, ce délai est d’un mois. »
Objet
Il est proposé de mieux concilier les impératifs de l’administration dans l’examen et la sécurisation juridique des demandes d’extensions d’accords interprofessionnels, et la nécessité de rapidement étendre un accord négocié et adopté. Aussi, l’amendement propose de maintenir le délai de deux mois figurant dans la loi, tout en ajoutant que dans le cas d’un accord à la durée de validité courte, inférieure ou égale à 12 mois, ce délai est ramené à un mois.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 967 10 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 13 |
Alinéa 5
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Nonobstant toute disposition contraire, hors cas de récidive, et sans préjudice des dispositions prévues à l’avant-dernier alinéa du présent article, ne peut être sanctionné que d’une amende d’un montant au plus égal à 450 €, prononcée par l’autorité administrative, le fait, sans procéder à la déclaration ou à l’enregistrement mentionnés au II de l’article L. 214-3, à l’article L. 512-7 et à l’article L. 512-8 et exigés pour un acte, une activité, une opération, une installation ou un ouvrage, de :
Objet
Cet amendement vise à consolider la dépénalisation des actes réalisés sans la déclaration préalable prévue au II de l’article L. 214-3 du code de l’environnement et l’enregistrement prévu à l’article L. 512-7 du même code. Il intègre aussi, en cohérence avec la dépénalisation du défaut de déclaration prévue au II de l’article L. 214-3, la dépénalisation du défaut de déclaration prévue à l’article L. 512-8 du même code.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 968 10 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 13 |
Après l’alinéa 9
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« En cas de récidive, le montant de l'amende est porté à 1 500 €.
Objet
Cet amendement vise à prévoir le montant de l’amende encourue en cas de récidive.
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N° 969 10 février 2025 |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 13 |
Alinéa 11, seconde phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
Cet amendement vise à supprimer la possibilité pour l’administration d’obliger la personne responsable de l’atteinte à suivre un stage de sensibilisation aux enjeux de l’environnement, en plus d’une amende administrative.
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Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 970 10 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. DUPLOMB et MENONVILLE au nom de la commission des affaires économiques ARTICLE 13 |
Alinéas 14 à 17
Remplacer ces alinéas par un alinéa ainsi rédigé :
IV. – Au premier alinéa de l’article L. 173-1, la référence « L. 512-7 » est supprimée.
Objet
Amendement rédactionnel.
Dès lors que l'article L. 173-1 prévoit qu'est puni d'un an d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende le fait, sans l'autorisation, l'enregistrement, l'agrément, l'homologation ou la certification mentionnés aux articles L. 214-3, L. 512-1, L. 512-7, L. 555-1, L. 571-2, L. 571-6 et L. 712-1 exigé pour un acte, une activité, une opération, une installation ou un ouvrage, de commettre cet acte ou exercer cette activité ; conduire ou effectuer cette opération ; exploiter cette installation ou cet ouvrage ; mettre en place ou participer à la mise en place d'une telle installation ou d'un tel ouvrage, un tel article ne s’applique pas à l’exercice d’une activité sans déclaration.
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 971 12 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE 19 BIS C |
Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement entend supprimer l’article 19 bis C du présent projet de loi, lequel est satisfait par l’adoption de l’article 4 du texte issu des travaux de la commission mixte paritaire de la proposition de loi relative à l’exercice de la démocratie agricole, dont les lectures de conclusion sont examinées à l’Assemblée nationale et au Sénat les 12 et 13 février
Direction de la séance |
Projet de loi Souveraineté alimentaire et agricole (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 251 , 250 , 184, 187) |
N° 972 12 février 2025 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Le Gouvernement ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 20 |
Après l'article 20
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le III de l’article 73 A du code général des impôts, dans sa rédaction issue de l’article 66 de la loi n° xxx du xxx 2025 de finances pour 2025, est ainsi rédigé :
« III. – A. La provision prévue au I peut être pratiquée au titre des exercices clos à compter du 1er janvier 2024 et jusqu’au 31 décembre 2027.
« B. – Le bénéfice de la provision prévue au I est exclusif du bénéfice de la déduction prévue à l’article 70 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024. »
Objet
Le présent amendement propose de modifier l’entrée en vigueur du nouveau dispositif de provision pour augmentation de la valeur de leurs stocks de vaches laitières et de vaches allaitantes issu de la loi de finances pour 2025 et codifié à l’article 73 A du code général des impôts.
Initialement, il était prévu que la provision puisse être pratiquée au titre des exercices clos à compter du 1er janvier 2024. Toutefois, le texte issu de la commission mixte paritaire permet à cette provision d’être pratiquée au titre des exercices clos à compter du 1er janvier 2025, remettant en cause un engagement du Gouvernement pris durant l’hiver 2024, régulièrement confirmé depuis et dont les effets ont déjà été anticipés par les éleveurs.
Ainsi, s’agissant d’une mesure de soutien des exploitants agricoles qui a pour objet principal de lutter, d’une part, contre les effets de l’inflation sur la trésorerie des éleveurs bovins et, d’autre part, contre la décapitalisation du cheptel bovin français, le présent amendement propose de rendre applicable la provision aux exercices clos à compter du 1er janvier 2024, comme cela était prévu au sein du projet de loi de finances initial.
Ce dispositif essentiel, visant à lutter contre la décapitalisation du cheptel, met en œuvre une action nécessaire à préserver et développer la résilience et le potentiel des facteurs de protection agricole, comme le prescrit l’article 1er du projet de loi déposé initialement par le Gouvernement. Cet article a par ailleurs été enrichi dans la navette parlementaire, tant par les députés que par les sénateurs, pour décliner pleinement cet objectif, en précisant que cette préservation des moyens de production ne s’entendait qu’en « luttant contre la décapitalisation dans l’élevage » et que parmi les finalités de la politique agricole figurait l’objectif « d’assurer le maintien de l’élevage et l’agropastoralisme en France et lutter contre la décapitalisation ».
Le présent amendement précise, par ailleurs, que cette provision ne pourra pas être cumulée avec la déduction prévue à l’article 70 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024.