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Proposition de loi

Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 9 rect. ter

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme ROMAGNY, MM. PILLEFER, Jean Pierre VOGEL et GENET, Mmes PATRU et BILLON, M. BOUCHET, Mmes HOUSSEAU et DEVÉSA, MM. SOMON, MAUREY, Jean-Michel ARNAUD, CHEVALIER, LEVI, PERNOT, FARGEOT et KHALIFÉ, Mmes JOSENDE, PERROT, Pauline MARTIN et Frédérique GERBAUD, MM. DELCROS, LAMÉNIE et ROCHETTE et Mme JACQUEMET


ARTICLE ADDITIONNEL AVANT ARTICLE 1ER


Après  l'article 1er

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après l’article L. 101-2-1 du code de l’urbanisme, il est inséré un article L. 101-... ainsi rédigé :

« Art. L. 101-... - Au sens de l'article L. 101-2-1, l’enveloppe urbaine est la délimitation des espaces urbanisés, contigus ou imperméabilisés d’une commune. Une commune peut compter plusieurs enveloppes urbaines.

« L'enveloppe urbaine est établie à 50 mètres à partir de la dernière construction ou du dernier aménagement et intègre les espaces vierges de toutes construction, entourés complètement ou partiellement de bâtis.

« Ces espaces vierges sont définis par décision de l’autorité compétente pour le schéma de cohérence territoriale. »

Objet

Cet amendement vise à donner une définition à l’enveloppe urbaine, notion importante et nécessaire au calcul de l’artificialisation des sols et aux actes d’urbanisme. 

L’enveloppe urbaine est la notion de référence dans les Documents d’Orientation et d’Objectifs (DOO) ou toute autre considération d’urbanisme. L’enveloppe urbaine est ainsi énumérée dans la présente proposition de loi.

Tracer l’enveloppe urbaine existante permet de délimiter les lieux où l’urbanisation se fera en renouvellement urbain / densification, et ceux où elle se fera en extension urbaine.

Le Code de l’Urbanisme ne définit pas la notion d’enveloppe urbaine existante ; il est pourtant nécessaire de la considérer car elle impacte les consommations d’espaces à urbaniser et l’artificialisation des sols. On a pu constater au fil des travaux préparatoires à cette proposition de loi que la définition de l’enveloppe urbaine n’était pas uniforme et équitable sur tout le territoire.

Cet amendement propose une définition générale et consensuelle prévoyant que l’enveloppe urbaine :

- peut être discontinue (village, hameau, zone d’activités…) ;

- peut contenir des « dents creuses » (espaces vierges de toutes construction, entourés complètement ou partiellement de bâtis) ;

- ne correspond pas nécessairement à la limite de la parcelle cadastrale ;

- intègre aussi les surfaces imperméabilisées (parkings, places, jardins publics…) ;

- son périmètre inclut une certaine distance autour des bâtiments (aménagement, circulation…) ;

- ne correspond pas au zonage des PLU/PLUI ou cartes communales.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 184

6 mars 2025


 

SOUS-AMENDEMENT

à l'amendement n° 9 rect. ter de Mme ROMAGNY

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. BLEUNVEN


ARTICLE ADDITIONNEL AVANT ARTICLE 1ER


Amendement n° 9, alinéa 4

Après les mots :

des espaces urbanisés

insérer les mots :

et hameaux intégrés à l’environnement

Objet

Ce sous-amendement vise à compléter la définition de l’enveloppe urbaine en prenant garde d’y intégrer les hameaux.

La loi ELAN de 2018 a marqué une avancée en permettant l’urbanisation des secteurs déjà urbanisés, notamment pour faciliter le comblement des dents creuses. Toutefois, cette définition reste trop restrictive et exclut de nombreux territoires où l’urbanisation s’est historiquement développée sous forme de hameaux dispersés. Dans ces territoires, les dents creuses au sein des hameaux constituent pourtant un potentiel foncier sous-exploité. L’incapacité des maires à y autoriser des constructions freine le développement local, contribue à la rareté du foncier disponible et accentue la pression immobilière sur d’autres secteurs déjà saturés. Il est donc nécessaire d’adapter les critères définissant les secteurs déjà urbanisés, en reconnaissant la spécificité des hameaux comme partie intégrante du tissu communal, pour permettre leur densification maîtrisée et offrir des solutions de logement adaptées aux besoins locaux.

Cette évolution législative permettrait de résoudre des difficultés locales propres aux territoires à urbanisation diffuse tout en garantissant une urbanisation cohérente et encadrée. À l’instar de la jurisprudence récente du Conseil d’État, qui a assoupli les critères de densité pour les secteurs déjà urbanisés, il conviendrait d’étendre cette approche aux hameaux, dès lors qu’ils disposent de voies de circulation, d’équipements et d’un raccordement aux réseaux publics. En reconnaissant ces espaces comme éligibles à une densification progressive, on éviterait une artificialisation excessive tout en offrant aux communes un levier essentiel pour dynamiser leur territoire, favoriser l’installation de nouveaux habitants et préserver l’équilibre entre développement rural et préservation du paysage bocager.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 11

27 février 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Retiré

M. PLA


ARTICLE 1ER


Alinéas 2 à 7

Remplacer ces alinéas par trois alinéas ainsi rédigés :

1° Les neuvième et dixième alinéas de l’article L. 101-2-1 sont remplacés par deux alinéas ainsi rédigés :

« L’artificialisation est définie comme la transformation d’un sol à caractère agricole, naturel ou forestier par des actions d’aménagement, pouvant entraîner l’altération durable de tout ou partie des fonctions écologiques d’un sol, en particulier de ses fonctions biologiques, hydriques et climatiques, ainsi que de son potentiel agronomique par son occupation ou son usage et son imperméabilisation totale ou partielle.

« La renaturation, ou désartificialisation, consiste en des actions ou des opérations de restauration ou d’amélioration de la fonctionnalité d’un sol, comme la transformation effective d’espaces urbanisés ou construits en espaces naturels, agricoles et forestiers, aux fins de réduction de la fragmentation et de la vulnérabilité des habitats naturels et habitats d’espèces et de prise en compte leur déplacement dans le contexte du changement climatique, et, d’amélioration de la qualité et la diversité des paysages et productions agricoles. Elle conduit à identifier, préserver et relier les espaces importants pour la préservation de la biodiversité par des corridors écologiques définis à l’article  L. 371-1 du code de l’environnement. » ;

Objet

L’objet du présent amendement est de rétablir la définition de l’artificialisation proposée à l’article 192 de la loi Climat et résilience, en reprécisant qu’un sol a différentes fonctions (biologiques, hydriques et climatiques, ainsi qu’un éventuel potentiel agronomique).

Il s’agit également d’indiquer que l’objectif poursuivi de sobriété foncière doit tenir compte des dynamiques foncières et encourager les corridors écologiques aux fins de réduction de la fragmentation et de la vulnérabilité des habitats naturels et habitats d'espèces et de prise en compte leur déplacement dans le contexte du changement climatique, comme d’amélioration de la qualité et la diversité des paysages et productions agricoles.

La rédaction actuelle de l’article L101-2-1 du code de l’urbanisme précise en effet que la lutte contre l’artificialisation des sols « résulte d’[un]  l’équilibre » entre la poursuite d’un objectif de sobriété foncière et le nécessaire renouvellement urbain.

Ainsi s’interroger sur l’artificialisation des sols, c’est bien s’interroger sur l’équilibre à tenir entre la poursuite du projet urbain, la nécessaire sobriété foncière et la capacité à préserver les paysages, les habitats naturels et les fonctions productives des sols.

Réduire l’artificialisation des sols à la seule consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers conduirait ainsi méconnaître les dynamiques urbaines et de résidentialisation, la capacité de la ville à « se refaire sur elle-même », comme les possibilités offertes par le projet urbain de restaurer la nature en ville et de créer ces continuités écologiques nécessaires au maintien de la biodiversité, fonctionnant comme de véritables puits à carbone.

De même, renaturer ne se limite pas à la transformation d’espaces urbanisés ou construits en espaces naturels, agricoles et forestiers, il s’agit bien ici de rechercher l’amélioration des fonctions écologiques d’un sol.

L’article L371-1 du code de l’environnement précise d’ailleurs que les trames verte et bleue « ont pour objectif d'enrayer la perte de biodiversité en participant à la préservation, à la gestion et à la remise en bon état des milieux nécessaires aux continuités écologiques, tout en prenant en compte les activités humaines, et notamment agricoles, en milieu rural ».

Ces corridors de conservation contribuent de manière significative à la résilience des paysages en favorisant la croissance de la végétation, la biodiversité, la présence les pollinisateurs naturels qui profitent aussi à l'agriculture.

Et à mesure que ces corridors s'étendent, ils deviennent de puissants puits de carbone, contribuant à atténuer les effets du changement climatique.

Tel devrait être l’objectif poursuivi afin de ne pas faire de la désartificialisation des sols un totem, mais bien d’encourager la renaturation, lorsque cela est possible, en optimisant la recherche de corridors écologiques.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 72

5 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. DANTEC, JADOT et Grégory BLANC, Mme SENÉE, M. BENARROCHE, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et GONTARD, Mme GUHL, M. MELLOULI, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 1ER


Alinéas 4 à 6

Supprimer ces alinéas.

Objet

Cet amendement vise à supprimer la définition des espaces urbanisés qui a été précisée par la commission des affaires économiques. 

Cette définition apporte de la complexité et pourrait conduire à des difficultés d’interprétation. 

Elle ne fait l’objet d’aucun renvoi à une mesure réglementaire, elle est ainsi source d’insécurité juridique. 

Cette précision ne vise en rien à simplifier et à rendre plus lisible la notion de consommation d’espace agricole, naturel et forestier (Enaf).






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 174

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. UZENAT, Mmes Sylvie ROBERT et BONNEFOY, M. Michaël WEBER, Mme BRIQUET, MM. RAYNAL, FAGNEN et REDON-SARRAZY, Mme ESPAGNAC, M. KANNER, Mme ARTIGALAS, M. BOUAD, Mme CANALÈS, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ, GILLÉ et Patrice JOLY, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU, MICHAU, MONTAUGÉ, OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, MM. ROIRON, ROS, STANZIONE, TISSOT

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 1ER


Alinéas 4 à 6

Supprimer ces alinéas.

Objet

La commission des affaires économiques a souhaité mieux définir la notion « d’espace urbanisé ».

Cet amendement, déposé en lien avec Régions de France, propose de supprimer les mesures susceptibles de soulever des difficultés d’interprétation.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 136 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

Le Gouvernement


ARTICLE 1ER


Alinéas 4 à 6

Remplacer ces alinéas par un alinéa ainsi rédigé : 

« La notion d’espace urbanisé s’apprécie à l’aide d’un faisceau d’indices, au regard des caractéristiques du territoire, tels que le type d'urbanisation, sa continuité, la quantité et la densité des constructions, la structuration par des voies de circulation ou des réseaux, la présence d’équipements. 

Objet

Le présent amendement ajuste la définition des espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF) qui serait inscrite dans le code de l’urbanisme. La définition proposée répond à un double objectif. Elle permet d’abord de faciliter l’appréhension de ce qu’est la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers, qui sera l’indicateur retenu pour mesurer l’atteinte des objectifs de sobriété foncière. Elle permet par ailleurs de laisser le maximum de souplesse aux collectivités, puisqu’elle s’appuie sur un faisceau d’indices jurisprudentiels que les élus locaux utilisent régulièrement. En effet, il est important de permettre aux collectivités d’évaluer au plus juste leur consommation d’ENAF passée et donc leurs perspectives de consommation pour l’avenir.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 94 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. CANÉVET, DELAHAYE, LONGEOT et Jean-Michel ARNAUD, Mme DEVÉSA, M. BLEUNVEN, Mme SAINT-PÉ et M. DUFFOURG


ARTICLE 1ER


I. – Alinéa 4

Rédiger ainsi cet alinéa :

« La notion d’espace urbanisé s’apprécie, dans toutes les communes, au regard de l’urbanisation existante, délimitée par un périmètre reconnu. L’extension d’urbanisation au-delà de ce périmètre se réalise en continuité avec les agglomérations et villages existants identifiés par le schéma de cohérence territorial.

II. – Après l’alinéa 7

Insérer quatre alinéas ainsi rédigés : 

…° À l’article L. 112-10, chaque occurrence des mots : » secteurs déjà urbanisés » est remplacée par les mots : « espaces urbanisés » ;

... ° À la seconde phrase du second alinéa de l’article L. 121-3, les mots : » et autres secteurs déjà urbanisées prévus à l’article L. 121-8 » sont supprimés ;

...° Le deuxième alinéa de l’article L. 121-8 est ainsi modifié :

...) La première occurrence des mots : « secteurs déjà urbanisés » est remplacée par les mots « espaces urbanisés » ;

...) La seconde phrase est supprimée ;

III. – Après l’alinéa 11

Insérer trois alinéas ainsi rédigés :

…° Au premier alinéa de l’article L. 141-13, les mots : « et autres secteurs déjà urbanisées prévus à l’article L. 121-8 » sont supprimés ;

...° Au 2° de l’article L. 312-9, les mots : « des secteurs déjà urbanisés » sont remplacés par les mots : « d’espaces urbanisés » ;

…° À l’article L. 312-10, les mots : » secteurs déjà urbanisés » sont remplacés par les mots : « espaces urbanisés » ;

Objet

Au regard, de l’insécurité juridique qu’a pu causer la notion de « secteur déjà urbanisés » issue de la loi Elan reprise par la présente proposition de loi, cet amendement propose que la notion d'espace urbanisé, quel que soit sa taille, s'apprécie par rapport à l'existant, dans toutes les communes (littoral, montagne, espace protégé, sensible...) : des constructions dans un périmètre (enveloppe urbaine) constaté et reconnu. Ce périmètre ne pouvant s'étendre pour répondre à la démarche de non consommation d'ENAF. Toutefois, au sein de ce périmètre, il serait possible de densifier, changer de destination des bâtiments, renaturer.

L’objectif est ainsi de ne pas fixer une définition commune trop détaillée des espaces urbanisés alors que notre pays est constitué d'aménagements multiples et diversifiés.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 185

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Sagesse du Sénat
Adopté

M. Jean-Marc BOYER et Mme GACQUERRE

au nom de la commission des affaires économiques


ARTICLE 1ER


I. - Alinéa 4

Remplacer les mots :

circulation, des

Par les mots :

circulation ou des

II. - Alinéa 8

Supprimer cet alinéa.

Objet

Amendement rédactionnel.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 157 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Retiré

M. BLEUNVEN, Mme HAVET, M. CANÉVET, Mme Muriel JOURDA, MM. DELCROS et KLINGER, Mme DUMONT, M. CIGOLOTTI, Mme CANAYER, MM. CHEVALIER, HENNO et KHALIFÉ, Mme SOLLOGOUB, MM. NATUREL et KERN, Mme GUIDEZ, M. Jean-Michel ARNAUD, Mmes BILLON et Frédérique GERBAUD, M. PILLEFER, Mmes JACQUEMET et LERMYTTE et MM. LEVI et FARGEOT


ARTICLE 1ER


Alinéa 5

Après les deux occurrences des mots : 

d'espaces urbanisés

Insérer les mots : 

ou hameaux intégrés à l'environnement

Objet

La loi ELAN de 2018 a marqué une avancée en permettant l’urbanisation des secteurs déjà urbanisés, notamment pour faciliter le comblement des dents creuses. Toutefois, cette définition reste trop restrictive et exclut de nombreux territoires où l’urbanisation s’est historiquement développée sous forme de hameaux dispersés. Dans ces territoires, les dents creuses au sein des hameaux constituent pourtant un potentiel foncier sous-exploité. L’incapacité des maires à y autoriser des constructions freine le développement local, contribue à la rareté du foncier disponible et accentue la pression immobilière sur d’autres secteurs déjà saturés. Il est donc nécessaire d’adapter les critères définissant les secteurs déjà urbanisés, en reconnaissant la spécificité des hameaux comme partie intégrante du tissu communal, pour permettre leur densification maîtrisée et offrir des solutions de logement adaptées aux besoins locaux.

Cette évolution législative permettrait de résoudre des difficultés locales propres aux territoires à urbanisation diffuse tout en garantissant une urbanisation cohérente et encadrée. À l’instar de la jurisprudence récente du Conseil d’État, qui a assoupli les critères de densité pour les secteurs déjà urbanisés, il conviendrait d’étendre cette approche aux hameaux, dès lors qu’ils disposent de voies de circulation, d’équipements et d’un raccordement aux réseaux publics. En reconnaissant ces espaces comme éligibles à une densification progressive, on éviterait une artificialisation excessive tout en offrant aux communes un levier essentiel pour dynamiser leur territoire, favoriser l’installation de nouveaux habitants et préserver l’équilibre entre développement rural et préservation du paysage bocager.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 163

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

MM. REDON-SARRAZY et FAGNEN, Mme ESPAGNAC, M. KANNER, Mmes ARTIGALAS et BONNEFOY, M. BOUAD, Mmes BRIQUET et CANALÈS, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ, GILLÉ, JACQUIN et Patrice JOLY, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, MM. MONTAUGÉ, OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, M. RAYNAL, Mme Sylvie ROBERT, MM. ROIRON, ROS, STANZIONE, TISSOT, UZENAT, Michaël WEBER

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 1ER


I. – Alinéa 5, deuxième phrase

Supprimer cette phrase.

II. – Alinéa 6

Supprimer cet alinéa.

Objet

La commission des affaires économiques a souhaité mieux définir la notion "d'espace urbanisé" et clarifie le fait que les constructions effectuées au sein de l'enveloppe urbaine ne sont pas comptabilisées comme consommation d'ENAF, conformément à la doctrine de la non comptabilisation de l'urbanisation des "dents creuses".

Toutefois, le texte issu des travaux de la commission considère que la création ou l'extension effective d'espaces urbanisés en bordure de l'enveloppe urbaine n'est pas non plus considérée comme consommation d'espaces agricoles, naturels et forestiers, dès lors que l'espace concerné est majoritairement entouré d'espaces bâtis ou que son sol est imperméabilisé.

Le texte précise également que la création ou l'extension effective d'espaces urbanisés s'apprécie à l'échelle de la parcelle cadastrale ce qui revient à considérer que l'urbanisation des dents creuses en périphérie ne doit pas être comptabilisée au titre de la consommation d'ENAF.

Les nouvelles surfaces artificialisées se situent pour plus de 40 % en discontinuité des constructions existantes, c’est-à-dire en mitage, il ne parait pas opportun de valoriser des opérations de densification sur des ENAF en discontinuité.

Cet amendement de repli propose de supprimer ces deux précisions.






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(n° 373 , 372 , 350)

N° 56 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

MM. Jean-Michel ARNAUD et DELCROS, Mmes SOLLOGOUB et SAINT-PÉ, M. PILLEFER, Mme PERROT, M. LEVI, Mme PATRU, MM. CIGOLOTTI, FOLLIOT et DELAHAYE, Mme BILLON, MM. FARGEOT, ROCHETTE et HENNO et Mme BOURCIER


ARTICLE 1ER


Alinéa 5, après la deuxième phrase

Insérer une phrase ainsi rédigée :

Ne sont pas non plus considérés comme consommation d’espaces agricoles, naturels et forestiers les espaces interstitiels non construits entourés de parcelles bâties.

Objet

La présent amendement vise à exclure de la consommation d’espaces agricoles, naturels et forestiers les "dents creuses". Réelle problématique urbanistique, il s’agit de préciser, dans la loi, une définition de ces dernières tout en les soustrayant du décompte ENAF. 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 8 rect. quater

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

Mme ROMAGNY, MM. PILLEFER et Jean Pierre VOGEL, Mme SAINT-PÉ, M. GENET, Mme BILLON, M. BOUCHET, Mmes HOUSSEAU et DEVÉSA, MM. SOMON, Jean-Michel ARNAUD, LEVI, PERNOT, FARGEOT et KHALIFÉ, Mmes JOSENDE, PERROT et Pauline MARTIN, MM. DELCROS et LAMÉNIE, Mme BOURCIER, M. ROCHETTE, Mme JACQUEMET et M. BLEUNVEN


ARTICLE 1ER


Alinéa 6

Compléter cet alinéa par les mots :

, au sein de laquelle un coefficient d’artificialisation de 0,5 est appliqué aux espaces perméables et végétaux nouvellement aménagés

Objet

Cet amendement vise à atténuer le coefficient d’artificialisation des espaces perméables adjoints aux nouvelles constructions de l’espace urbanisé.

Le Zéro Artificialisation Nette (ZAN) est théoriquement calculé en soustrayant à l’artificialisation brute, les opérations de renaturation ou de désartificialisation. Ces calculs sont effectués à la parcelle.

Or, ce n’est pas la même incidence pour la santé des sols, l’infiltration des eaux et la biodiversité, si une partie de la parcelle nouvellement urbanisée comporte des espaces végétaux et perméables tels que des jardins. 

Afin d’encourager ces espaces durables, il faut calculer l’artificialisation différemment d’un bâtiment, d’une cour en pavé ou d’un parking bitumé.

C’est pourquoi, il est envisagé de n’appliquer qu’un coefficient de 0,5 pour l’artificialisation d’un jardin par rapport à une cour ou un bâtiment qui se verra appliquer un coefficient de 1.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 25 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Retiré

MM. GOLD, BILHAC, CABANEL et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, M. MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


ARTICLE 1ER


Après l’alinéa 7

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« Un décret en Conseil d’État fixe les conditions d’application du présent article. Il établit notamment une nomenclature des sols artificialisés fondée sur un gradient d’artificialisation, qui intègre la qualité des sols, ainsi que l’échelle à laquelle l’artificialisation des sols doit être appréciée dans les documents de planification et d’urbanisme. »

Objet

Cet amendement vise à adopter une approche moins binaire du suivi de l’artificialisation des sols. Un gradient d’artificialisation, dont les conditions seraient précisées par décret, permettrait de valoriser les initiatives visant à restaurer seulement une partie des fonctions écologiques des sols, dans les cas où une renaturation complète ne serait pas possible. Ce gradient pourrait prendre la forme d’un coefficient d’artificialisation associé à chacune des catégories de la nomenclature avec 1 pour les sols imperméabilisés, 0 pour les sols naturels agricoles et forestiers et une gradation intermédiaire à définir. Ce coefficient pourrait ensuite être modulé sur la base des mesures de l’état écologique du sol, effectuées sur le terrain grâce à un diagnostic sol. Cet amendement est inspiré des travaux de la Fondation pour la Nature et l’Homme, de leur étude “Améliorer le suivi de l’artificialisation par une évaluation scientifique de la qualité écologique des sols”. Une étude conduite par l’Institut de la Transition Foncière et soutenue par l’Office français de la biodiversité (OFB) et l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) évalue actuellement la faisabilité financière, réglementaire, et technique d’un diagnostic sol, complémentaire au gradient.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 126 rect.

7 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

Mme CUKIERMAN, M. CORBISEZ

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 1ER


Après l'alinéa 11

Insérer deux alinéas ainsi rédigés : 

...° Le 4° de l’article L. 141-15 est ainsi rédigé :

« 4° L'analyse de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers conformément à la trajectoire prévue dans l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets et la justification des objectifs chiffrés de limitation de cette consommation définis dans le document d'orientation et d'objectifs ; ».

Objet

Les SCoT doivent suivre, d’une part, la consommation du foncier de leur territoire au titre de la loi Climat & Résilience et, d’autre part, la gestion économe du foncier dans les 10 ans précédant l’arrêt du SCoT, au titre des règles de droit commun du code de l’urbanisme.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE-K proposent, en lien avec la fédération des SCOT, de modifier l’article L 141-15 pour éviter ce double suivi et maintenir uniquement celui lié à la trajectoire du foncier au titre des échéances prévues dans la loi Climat & Résilience.



NB :La rectification consiste en un changement de place de l'article additionnel après l'article 5 vers l'article 1er.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 166

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

MM. REDON-SARRAZY et FAGNEN, Mme ESPAGNAC, MM. MONTAUGÉ, TISSOT et KANNER, Mmes ARTIGALAS et BONNEFOY, M. BOUAD, Mmes BRIQUET et CANALÈS, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ, GILLÉ, JACQUIN et Patrice JOLY, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, MM. OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, M. RAYNAL, Mme Sylvie ROBERT, MM. ROIRON, ROS, STANZIONE, UZENAT, Michaël WEBER

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 1ER


Après l'alinéa 11

Insérer deux alinéas ainsi rédigés : 

...° Le 4° de l’article L. 141-15 est ainsi rédigé :

« 4° L'analyse de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers conformément à la trajectoire prévue dans l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets et la justification des objectifs chiffrés de limitation de cette consommation définis dans le document d'orientation et d'objectifs ; ».

Objet

Cet amendement du groupe SER propose une simplification et une mise en cohérence de la loi Climat & Résilience avec les modalités de suivi du foncier dans les SCoT.

Les SCoT doivent en effet suivre d'une part la consommation du foncier de leur territoire au titre de la loi Climat & Résilience et, d’autre part, la gestion économe du foncier dans les 10 ans précédant l’arrêt du SCoT, au titre des règles de droit commun du code de l’urbanisme. Il est donc proposé de modifier l’article L 141-15 pour éviter ce double suivi et maintenir uniquement celui lié à la trajectoire du foncier au titre des échéances prévues dans la loi Climat & Résilience.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 48 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Sagesse du Sénat
G Défavorable
Adopté

MM. DUPLOMB, Jean Pierre VOGEL, MENONVILLE, Daniel LAURENT, Vincent LOUAULT et SOMON, Mme JOSEPH, M. CHATILLON, Mme CANAYER, MM. SOL, DAUBRESSE et GENET, Mmes VALENTE LE HIR, RICHER et DUMONT, MM. DELIA, BOUCHET et CHASSEING, Mmes LASSARADE et LOPEZ, MM. FARGEOT, KAROUTCHI, NATUREL et PERNOT, Mme IMBERT, M. Paul VIDAL, Mme JOSENDE, M. ROCHETTE, Mme BORCHIO FONTIMP, MM. KLINGER et Cédric VIAL, Mme GUIDEZ et M. MILON


ARTICLE 1ER


Après l’alinéa 11

Insérer neuf alinéas ainsi rédigés :

…° L’article L. 410-1 est ainsi modifié :

a) Au deuxième alinéa, après le mot : « propriété », sont insérés les mots : « y compris du fait des dispositions contenues à l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets » ;

b) La dernière phrase du cinquième alinéa est ainsi modifiée : 

- Le mot : « sixième » est remplacé par le mot : « septième » ;

- Après la référence : « L. 424-1 », sont insérés les mots : « ainsi que celles relatives aux dispositions de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets » ;

…° L’article L. 424-1 du code de l’urbanisme est ainsi modifié :

a) Le deuxième alinéa est complété par les mots : « y compris en application de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets » ;

b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« …° Lorsque la réalisation des travaux, constructions ou installations est susceptible de compromettre l’atteinte des objectifs de réduction de la consommation d’espaces prévus à l’article 194 modifié de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets dès lors qu’un document d’urbanisme est en cours d’élaboration ou de modification. » 

Objet

Cet amendement est relatif au nouveau sursis à statuer « ZAN » qui est une mesure de sauvegarde destinée à aider les collectivités à atteindre les objectifs de réduction du rythme de l'artificialisation des sols (objectifs ZAN) prévus pour la décennie 2021-2031 mais qui en réalité ne constituant pas une disposition encadrée par aucun texte du code de l’urbanisme peut relever de l’abus de droit.

Cette nouvelle possibilité de sursoir à statuer sur la base d’un texte qui n’a pas été inséré dans le code de l’urbanisme, manque manifestement de clarté notamment vis-à-vis du propriétaire et devrait figurer expressément dans dispositif des actes d’urbanisme.

Cette imprécision juridique va créer des situations préjudiciables à la bonne marche de l’économie et peut faire fuir les porteurs de projets face à une telle insécurité et dissuader les maires même de bonne volonté dans la poursuite de leurs projets communaux.

Cet amendement a ainsi pour objet :

d’une part, d’en faire mention obligatoirement lors de la délivrance d’un certificat d’urbanisme en mentionnant cette possibilité à l’article L.410-1 ; d’autre part, d’encadrer le sursis à statuer « ZAN » au même titre que le sursis à statuer « urbanisme » en apportant une modification à l’article L.424-1 du même code.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 37

5 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. BUIS, BUVAL et PATRIAT, Mmes CAZEBONNE et DURANTON, M. FOUASSIN, Mme HAVET, MM. IACOVELLI, KULIMOETOKE et LÉVRIER, Mme NADILLE, M. PATIENT, Mme PHINERA-HORTH, M. RAMBAUD, Mme RAMIA, M. ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER et M. THÉOPHILE


ARTICLE 1ER


Alinéa 20

Rédiger ainsi cet alinéa :

– le 14° est abrogé ;

Objet

La loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 a instauré un nouveau cas de sursis à statuer spécifique à la mise en œuvre du ZAN.

Ce nouvel outil autorise les collectivités, dès l’adoption du SCOT et avant même le lancement de la procédure de modification ou de révision du PLU ou de la carte communale, à suspendre pendant quatre ans les demandes d’autorisation d’urbanisme portant sur des projets consommateurs d’espaces naturels, agricoles ou forestiers, de nature à compromettre le respect des objectifs de réduction de l'artificialisation.

Ce nouvel outil est d’ores et déjà dévoyé dans certains territoires, pour geler purement et simplement le développement, dans un contexte de crise majeure du logement, de nécessité de déploiement d’ENR et de volonté de réindustrialisation.

De plus, le sursis à statuer de droit commun, applicable dans le cadre d’une procédure d’élaboration ou de révision d’un PLU, permet d’ores et déjà aux élus de suspendre la délivrance des autorisations d’urbanisme, pour les projets risquant de compromettre l’atteinte des objectifs du futur plan.

Enfin, une enquête de l'AMF réalisée l'été dernier démontrait que 86% des maires n'utilisait pas les nouveaux outils de la loi "ZAN 2", et notamment le sursis à statuer ZAN. 

Le présent amendement vise donc à supprimer ce droit de sursis à statuer dérogatoire.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 59 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Non soutenu

Mme Pauline MARTIN, M. BOUCHET, Mme VENTALON, M. BELIN, Mmes IMBERT et BELRHITI, MM. KHALIFÉ et BRISSON, Mme GOSSELIN, MM. ANGLARS, MILON et KLINGER, Mmes CANAYER et JOSENDE, MM. RAPIN, GENET et PANUNZI et Mme DUMONT


ARTICLE 1ER


Alinéa 20

Rédiger ainsi cet alinéa :

– le 14° est abrogé ;

Objet

La loi n°2021-1104 du 22 août 2021 a introduit un nouveau cas de sursis à statuer spécifiquement lié à la mise en œuvre du ZAN.

Cet outil permet aux collectivités, dès l’adoption du SCOT et avant même d’engager la procédure de modification ou de révision du PLU ou de la carte communale, de suspendre pendant quatre ans les demandes d’autorisation d’urbanisme concernant des projets consommant des espaces naturels, agricoles ou forestiers, susceptibles de compromettre les objectifs de réduction de l'artificialisation des sols.

Toutefois, dans certains territoires, ce dispositif est détourné de son objectif initial et utilisé pour bloquer le développement, alors même que la crise du logement, la nécessité d’implantation des énergies renouvelables et la volonté de réindustrialisation imposent une approche plus équilibrée de l’aménagement du territoire.

Par ailleurs, le sursis à statuer de droit commun, déjà applicable lors de l’élaboration ou de la révision d’un PLU, offre aux élus la possibilité de suspendre la délivrance des autorisations d’urbanisme pour les projets susceptibles de compromettre les objectifs du futur plan.

Dans ce contexte, cet amendement propose de supprimer ce sursis à statuer dérogatoire afin d’éviter son usage excessif et de préserver une dynamique de développement maîtrisée.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 96 rect. ter

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme DOINEAU, M. BONNEAU, Mme DEVÉSA, MM. CHEVROLLIER, CHEVALIER et SOMON, Mme LOISIER, MM. FARGEOT, HENNO et Jean-Michel ARNAUD, Mmes JOSEPH, BILLON et PATRU, MM. LONGEOT et LEVI, Mmes Laure DARCOS, GUIDEZ, PERROT et BOURCIER, MM. ROCHETTE, DUFFOURG, PILLEFER et DELCROS, Mme JACQUEMET et MM. LAMÉNIE, Louis VOGEL et BLEUNVEN


ARTICLE 1ER


Alinéa 20

Rédiger ainsi cet alinéa :

- le 14° est abrogé ;

Objet

La loi n°2021-1104 du 22 août 2021 a instauré un nouveau cas de sursis à statuer spécifique à la mise en œuvre du ZAN.

Ce nouvel outil autorise les collectivités, dès l’adoption du SCOT et avant même le lancement de la procédure de modification ou de révision du PLU ou de la carte communale, à suspendre pendant quatre ans les demandes d’autorisation d’urbanisme portant sur des projets consommateurs d’espaces naturels, agricoles ou forestiers, de nature à compromettre le respect des objectifs de réduction de l'artificialisation.

Ce nouvel outil est d’ores et déjà dévoyé dans certains territoires, pour geler purement et simplement le développement, dans un contexte de crise majeure du logement, de nécessité de déploiement d’ENR et de volonté de réindustrialisation.

Le sursis à statuer de droit commun, applicable dans le cadre d’une procédure d’élaboration ou de révision d’un PLU, permet d’ores et déjà aux élus de suspendre la délivrance des autorisations d’urbanisme, pour les projets risquant de compromettre l’atteinte des objectifs du futur plan.

Le présent amendement vise donc à supprimer ce droit de sursis à statuer dérogatoire.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 162 rect. bis

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

MM. FAGNEN et REDON-SARRAZY, Mmes ESPAGNAC et BONNEFOY, MM. KANNER et TISSOT, Mme ARTIGALAS, M. BOUAD, Mmes BRIQUET et CANALÈS, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ, GILLÉ, JACQUIN et Patrice JOLY, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, MM. MONTAUGÉ, OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, M. RAYNAL, Mme Sylvie ROBERT, MM. ROIRON, ROS, STANZIONE, UZENAT, Michaël WEBER

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 1ER


Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :

…. – L’État regroupe et met à disposition des collectivités locales les données relatives aux outils d’ingénierie existants en matière de sobriété foncière et de préservations des sols.

Objet

L’accompagnement des collectivités pour faciliter la mise eu œuvre des objectifs de lutte contre l'artificialisation des sols est toujours insuffisant, particulièrement à destination des petites et moyennes communes, et les informations sur les outils existants sont éparpillées, de sorte que ceux-ci restent peu connus, donc mal appréhendés.

Dans le cadre de la montée en puissance de l’ingénierie technique et du financement attendus par les collectivités, notre amendement propose que l’État commence par mettre à disposition, de façon regroupée et lisible, l’ensemble des données relatives aux outils disponibles d’ingénierie technique et de financement en matière de sobriété foncière et de préservations des sols.

Une meilleure organisation du partage de données, accessible au plus grand nombre, constituera un référentiel pour les collectivités et l’ensemble des acteurs, facilitera la mise en cohérence des actions publiques relatives aux sols et améliorera la compréhension des enjeux de lutte contre l'artificialisation et de préservation des sols.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 161

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Retiré

MM. REDON-SARRAZY et FAGNEN, Mmes ESPAGNAC et BONNEFOY, MM. Michaël WEBER et KANNER, Mme ARTIGALAS, M. BOUAD, Mmes BRIQUET et CANALÈS, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ, GILLÉ, JACQUIN et Patrice JOLY, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, MM. MONTAUGÉ, OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, M. RAYNAL, Mme Sylvie ROBERT, MM. ROIRON, ROS, STANZIONE, TISSOT, UZENAT

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 1ER


Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :

…. – À titre expérimental et pour une durée de cinq ans à compter de la promulgation de la présente loi, les communes peuvent prévoir, dans leur document d’urbanisme, un dispositif de pondération de la comptabilisation de la consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers dans l’évaluation de l’atteinte des objectifs de réduction prévus au présent article, dans l’objectif de favoriser la conception de projets faiblement artificialisant au détriment de ceux plus artificialisants, selon des critères et modalités d’application déterminés par décret.

Au plus tard un an après le terme de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un bilan de cette expérimentation.

Objet

Cet amendement propose de permettre aux communes d’expérimenter un dispositif de pondération permettant de valoriser des projets faiblement artificialisants dans une approche incitative, territorialisée et coordonnée.

Ce bonus-malus incitera à comparer plus systématiquement des projets, à concevoir différemment les opérations et à mieux intégrer la préservation des sols dans les politiques d’aménagement.

Cette expérimentation pourra servir également de point d’appui à la réforme de la fiscalité locale attendue par les élus locaux.

Un décret déterminera la méthode de pondération et les critères d’éligibilité des projets.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 170 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

MM. FAGNEN et REDON-SARRAZY, Mme BONNEFOY, M. Michaël WEBER, Mme ESPAGNAC, MM. KANNER et TISSOT, Mme ARTIGALAS, M. BOUAD, Mmes BRIQUET et CANALÈS, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ, GILLÉ, JACQUIN et Patrice JOLY, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, MM. MONTAUGÉ, OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, M. RAYNAL, Mme Sylvie ROBERT, MM. ROIRON, ROS, STANZIONE, UZENAT

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER


Après l’article 1er

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après le 3° de l’article L. 141-8 du code de l’urbanisme, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

«...° de l’existence de projets de construction ou d’aménagement qui répondent à des enjeux de transition écologique ; »

Objet

Cet amendement propose, dans le cadre de la territorialisation des enveloppes foncières, d'encourager la réalisation des projets favorables à l'environnement.

L'objectif est bien que la territorialisation des enveloppes foncières ne puisse pas avoir pour effet d'empêcher une commune de réaliser des projets vertueux qui concourent à l’atteinte de la neutralité climatique en 2050 ou encore ceux par exemple favorisant les circuits-courts. 

Il s’agit aussi d’assurer une meilleure articulation entre les objectifs de sobriété foncière et de planification écologique, dans une approche incitative territorialisée et mieux coordonnée.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 158 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Non soutenu

MM. CANÉVET, DELAHAYE, LONGEOT et Jean-Michel ARNAUD, Mme DEVÉSA et MM. BLEUNVEN, FOLLIOT et DUFFOURG


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER


Après l’article 1er

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Le 5° du III de l’article 194 de la Loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets est complété par les mots : « par le zonage d’un plan local d’urbanisme, d’un document d’urbanisme en tenant lieu ou d’une carte communale ».

Objet

Aujourd’hui, le bilan de la consommation effective d’ENAF correspond au décompte de la transformation effective d’ENAF en espaces urbanisés par un processus d’urbanisation observé sur le terrain entre deux dates (par exemple entre début 2011 et fin 2020). Sa mesure est indépendante du zonage réglementaire des PLU(i) ou des cartes communales.

Cet amendement propose que le calcul de la réduction de la consommation d’ENAF tienne compte de tous les terrains classés U au PLU, pendant la période 2011-2021. Il s’agit de reconnaître que la "capacité d’accueil" retenue dans les PLUs a été évaluée avec rigueur.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 129 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Retiré

M. BLEUNVEN, Mmes Muriel JOURDA et HAVET, M. CANÉVET, Mme ROMAGNY, M. KLINGER, Mme DUMONT, M. CUYPERS, Mme CANAYER, MM. HENNO et KHALIFÉ, Mme SOLLOGOUB, MM. NATUREL et KERN, Mme GUIDEZ, M. Jean-Michel ARNAUD, Mme BILLON, M. DELCROS, Mme SAINT-PÉ, M. PILLEFER, Mme LERMYTTE et MM. LEVI et FARGEOT


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER


Après l'article 1er

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Les établissements publics de coopération intercommunale bénéficient d'un droit à compensation pour les opérations de renaturation des friches composées de bâtiments agricoles amiantés.

II. – Pour chaque hectare de friche de bâtiment agricole amianté renaturée par un établissement public de coopération intercommunale, celui-ci obtient un droit à artificialiser équivalent à trois fois la surface renaturée. Ce droit est exclusivement destiné à l’agrandissement de zones d'activité économique. Les modalités de transfert entre la société d'aménagement foncier et d'établissement rural et l'établissement public de coopération intercommunale sont précisées par décret.

III. – Les modalités d'application du présent article, notamment les conditions d'éligibilité et les procédures de contrôle, sont précisées par décret en Conseil d'État.

Objet

Dans plusieurs régions de France, et notamment en Bretagne, de nombreuses friches de bâtiments agricoles amiantés ont été laissées à l’abandon suite à une cessation d’activité et face au coût exorbitant du désamiantage. Les retraités agricoles et les nouveaux installés n’ont souvent pas les moyens de financer ces travaux, rendant ces surfaces inexploitables et laissant des bâtiments abandonnés au coeur de nos paysages.

Cet amendement vise à établir un mécanisme incitatif à la renaturation, permettant aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) d’obtenir un droit à construire sur leurs zones d’activités économiques à hauteur de 1 pour 3, en échange de la remise à l’état de nature d’une friche de bâtiment agricole amianté. Les EPCI et les Sociétés d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural (SAFER) sont les interlocuteurs les plus adaptés, disposant respectivement de la compétence économique et de la gestion du foncier agricole.

Si le nouvel exploitant ne souhaite pas intégrer la friche de bâtiment agricole amianté dans son exploitation, la SAFER acquiert cette friche et la transfère à l’EPCI pour le désamiantage et la renaturation. Le terrain est ensuite rétrocédé à la SAFER pour une utilisation agricole.

Cette proposition, bien que pouvant être une source d’artificialisation, crée un modèle économique pour financer la renaturation des friches de bâtiments agricoles amiantés qui polluent nos campagnes et qui ne peuvent être prises en charge par l’Etat ou bénéficier du fonds friches.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 130 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. BLEUNVEN, Mmes HAVET et Muriel JOURDA, MM. CANÉVET et KLINGER, Mme DUMONT, M. CUYPERS, Mme CANAYER, MM. HENNO et KHALIFÉ, Mme SOLLOGOUB, MM. NATUREL et KERN, Mme GUIDEZ, M. Jean-Michel ARNAUD, Mmes BILLON et ROMAGNY, M. DELCROS, Mme SAINT-PÉ, M. PILLEFER, Mme LERMYTTE et MM. LEVI et FARGEOT


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER


Après l'article 1er

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Les établissements publics de coopération intercommunale bénéficient d'un droit à compensation pour les opérations de renaturation des friches composées de bâtiments agricoles amiantés.

II. – Pour chaque hectare de friche de bâtiment agricole amianté renaturée par un établissement public de coopération intercommunale, celui-ci obtient un droit à artificialiser équivalent à deux fois la surface renaturée. Ce droit est exclusivement destiné à l’agrandissement de zones d'activité économique. Les modalités de transfert entre la société d’aménagement foncier et d’établissement rural et l'établissement public de coopération intercommunale sont précisées par décret.

III. – Les modalités d'application du présent article, notamment les conditions d'éligibilité et les procédures de contrôle, sont précisées par décret en Conseil d'État.

Objet

Cet amendement de repli vise à établir un mécanisme incitatif à la renaturation, permettant aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) d’obtenir un droit à construire sur leurs zones d’activités économiques à hauteur de 1 pour 2, en échange de la remise à l’état de nature d’une friche de bâtiment agricole amianté. Les EPCI et les Sociétés d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural (SAFER) sont les interlocuteurs les plus adaptés, disposant respectivement de la compétence économique et de la gestion du foncier agricole.

En effet, dans plusieurs régions de France, et notamment en Bretagne, de nombreuses friches de bâtiments agricoles amiantés ont été laissées à l’abandon suite à une cessation d’activité et face au coût exorbitant du désamiantage. Les retraités agricoles et les nouveaux installés n’ont souvent pas les moyens de financer ces travaux, rendant ces surfaces inexploitables et laissant des bâtiments abandonnés au coeur de nos paysages.

Si le nouvel exploitant ne souhaite pas intégrer la friche de bâtiment agricole amianté dans son exploitation, la SAFER acquiert cette friche et la transfère à l’EPCI pour le désamiantage et la renaturation. Le terrain est ensuite rétrocédé à la SAFER pour une utilisation agricole.

Cette proposition, bien que pouvant être une source d’artificialisation, crée un modèle économique pour financer la renaturation des friches de bâtiments agricoles amiantés qui polluent nos campagnes et qui ne peuvent être prises en charge par l’Etat ou bénéficier du fonds friches.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 20 rect. bis

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Mme BONNEFOY, MM. FAGNEN, Michaël WEBER, REDON-SARRAZY et KANNER, Mme BÉLIM, MM. DEVINAZ, GILLÉ, JACQUIN, OMAR OILI, OUIZILLE et UZENAT, Mmes ESPAGNAC et ARTIGALAS, MM. BOUAD, CARDON, MÉRILLOU, MICHAU, MONTAUGÉ, PLA, STANZIONE et TISSOT, Mmes BRIQUET et CANALÈS, MM. CHAILLOU, COZIC et Patrice JOLY, Mmes LE HOUEROU, MONIER et POUMIROL, M. RAYNAL, Mme Sylvie ROBERT, MM. ROIRON, ROS

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER


Après l’article 1er

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

À titre expérimental et pour une durée de cinq ans à compter de la promulgation de la présente loi, les communes ou les établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière de document d’urbanisme peuvent réaliser, dans le cadre de l’élaboration, de la révision ou de la modification de leur document d’urbanisme, un diagnostic de la qualité et de la santé des sols, selon une méthode et des indicateurs définis par arrêté conjoint des ministres chargés de l’urbanisme et de l’environnement.

Le rapport de présentation mentionné à l’article L. 151-4 du code l’urbanisme fait mention des résultats de ce diagnostic et détermine comment ils ont, le cas échéant, contribué aux choix retenus pour établir le projet d’aménagement et de développement durables, ainsi que les orientations d’aménagement et de programmation.

Au plus tard un an après le terme de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un bilan de cette expérimentation.

Objet

Si la notion de la consommation d’espaces agricoles, naturels et forestiers (Enaf) permet d’apprécier l’effort de réduction d’un point de vue quantitatif, il est nécessaire d’aller vers une meilleure prise en compte de la fonctionnalité des sols et de leur préservation, dans une approche plus qualitative. C’est d’ailleurs le sens de la proposition de directive européenne sur la surveillance des sols actuellement en trilogue.

L’amendement du groupe socialiste, écologiste et républicain (SER) propose d’expérimenter, dans un cadre légal, avec des communes ou des EPCI volontaires, la réalisation d’un diagnostic de la qualité et de la santé des sols dont les résultats et les orientations qui en découlent figureront au rapport de présentation du PLU ou du PLUi.

Les collectivités qui le souhaitent pourront ainsi s'emparer d'un outil de diagnostic complémentaire pour fonder leurs choix urbanistiques, sur des paramètres pédologiques et privilégier l'artificialisation là où les sols sont de moins bonne qualité, où les performances agronomiques sont moindres ou déjà altérées. De même, s'abstenir de consommer les sols rendant le plus de services écosystémiques ou à haut potentiel agronomique mettrait fin à un angle mort, souvent dénoncé par les experts et les scientifiques, de notre stratégie de sobriété foncière.

Cet amendement est une étape. Il s’inscrit dans le cadre des travaux que les sénatrices et les sénateurs du groupe SER mènent depuis plusieurs années sur la nécessité de préserver les sols vivants et donner un cadre juridique à leur reconnaissance.

L’appel porté le 5 février 2025 par l’Institut de la transition foncière pour une politique nationale des sols témoigne de l’urgence de les définir et de les protéger, de financer massivement la sobriété foncière et d’accompagner les territoires avec une ingénierie adaptée.

Cette expérimentation de terrain permettra, en complément des démarches innovantes portées par l’INRAE, le CEREMA, l’ADEME, ou encore l’OFB, d’identifier les compétences et accompagnements nécessaires. Elle contribuera à mieux comprendre et s’approprier les enjeux autour des fonctionnalités des sols, de les porter au débat et de reconsidérer l’aménagement et le développement local.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 28

5 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

M. GUERET

au nom de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER


Après l’article 1er

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

À titre expérimental et pour une durée de cinq ans à compter de la promulgation de la présente loi, les communes ou les établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière de document d’urbanisme peuvent réaliser, dans le cadre de l’élaboration, de la révision ou de la modification de leur document d’urbanisme, un diagnostic de la qualité et de la santé des sols, selon une méthode et des indicateurs définis par arrêté conjoint des ministres chargés de l’urbanisme et de l’environnement.

Le rapport de présentation mentionné à l’article L. 151-4 du code l’urbanisme fait mention des résultats de ce diagnostic et détermine comment ils ont, le cas échéant, contribué aux choix retenus pour établir le projet d’aménagement et de développement durables, ainsi que les orientations d’aménagement et de programmation.

Au plus tard un an après le terme de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un bilan de cette expérimentation

Objet

La notion de consommation d’espaces agricoles, naturels et forestiers (Enaf) présente l’avantage notable de constituer un indicateur immédiatement compréhensible, permettant à lui seul d’apprécier les efforts de sobriété foncière d’un point de vue quantitatif. Cette métrique commode se caractérise néanmoins par l’inconvénient de son avantage, à savoir son indifférence aux sols comme milieux et en tant que pourvoyeurs de services écosystémiques.

C’est la raison pour laquelle il serait intéressant de combiner cette approche purement quantitative avec la possibilité de prendre en compte la fonctionnalité des sols, afin de favoriser une démarche plus qualitative. C’est d’ailleurs le sens des discussions législatives ayant cours au niveau européen, avec la proposition de directive relative à la surveillance et à la résilience des sols, actuellement au stade du trilogue.

Le présent amendement ouvre ainsi la possibilité, aux collectivités du bloc communal qui le souhaitent, d’expérimenter en amont de l’élaboration ou de la révision de leurs documents d’urbanisme la réalisation d’un diagnostic relatif à la qualité et à la santé des sols du ressort territorial couvert par le document d’urbanisme. Les résultats de cet inventaire qualitatif et de cet état des lieux pédologique pourront figurer dans le rapport de présentation du PLU ou du PLUi, tout comme les choix d’aménagement et d’urbanisme qui auront été pris sur son fondement.

L’objectif poursuivi par cet amendement est d’ouvrir la voie, selon la méthode expérimentale qui a fait ses preuves en matière législative, à ce que les choix urbanistiques appréhendent plus finement les enjeux des fonctionnalités des sols, afin d’intégrer progressivement ces paramètres dans les décisions d’aménagement et de développement local.

Cette expérimentation de terrain permettra aussi, en complément des démarches portées par le Cerema, l’Ademe ou encore l’Inrae, d’identifier les compétences et accompagnements nécessaires, susceptibles de contribuer à l’émergence de modèles économiques pour l’aménagement du territoire de demain.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 73

5 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. DANTEC, JADOT et Grégory BLANC, Mme SENÉE, M. BENARROCHE, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et GONTARD, Mme GUHL, M. MELLOULI, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 2


Supprimer cet article.

Objet

Cet amendement vise à supprimer l’article 2 qui prévoit l'abrogation de l’objectif de réduction de moitié de l'artificialisation des sols par rapport à la décennie précédente. 

Cet article constitue une remise en cause du cadre légal de l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) fixé par la loi « Climat et Résilience » et ce recul est contre-productif.

Tout d’abord car il détourne le but initial de cet objectif : lutter contre les effets nocifs de l’artificialisation des sols. Avec cet article, les collectivités territoriales ne sont plus tenues de diviser par deux leur consommation foncière jusqu'en 2031.

Revenir au simple volontarisme des élus locaux pour s’auto-réguler ne marche pas, les chiffres de la consommation nationale actuelle des sols le montrent.

Sans objectif intermédiaire de réduction de 50 % de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers et une application par tranche de 10 ans, s'il n’y a plus de règles communes, de calendrier, de période de référence ou de date intermédiaire, nous nous retrouverons sans effort déjà réalisé et l'atteinte du ZAN en 2050 sera impossible. 

Il convient désormais d'assurer la stabilité de l'édifice législatif et réglementaire pour sécuriser la déclinaison territoriale en cours pour l’atteinte de l’objectif ZAN en 2050.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 165

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

MM. REDON-SARRAZY et FAGNEN et Mme ESPAGNAC


ARTICLE 2


Rédiger ainsi cet article :

I. – La loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets est ainsi modifiée :

1° Le premier alinéa de l’article 191 est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :

« Afin d’atteindre l’objectif national d’absence de toute artificialisation nette des sols en 2050, le rythme de l’artificialisation des sols doit être tel que, au plus tard le 31 décembre 2034, la consommation totale d’espace observée à l’échelle nationale soit inférieure de moitié de celle observée sur les dix années précédant cette date, avec une variation possible de 10 %.

« Une deuxième étape intermédiaire est fixée au 31 décembre 2044. » ;

2° Les 1° à 3° du III de l’article 194 sont ainsi rédigés : 

« 1° La première tranche doit être réalisée au plus tard au 31 décembre 2034 ;

« 2° Pour la première tranche, le rythme d’artificialisation est traduit par un objectif de réduction de la consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers par rapport à la consommation réelle de ces espaces observée au cours des dix années précédentes ;

« 3° Pour la première tranche, le rythme prévu à l’article L. 4251-1 du code général des collectivités territoriales ne peut dépasser la moitié de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers observée au cours des dix années précédentes, avec une variation possible de 10 % ; ».

II. – Le code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :

1° À la troisième phrase du deuxième alinéa de l’article L. 4251-1, les mots  : « par tranches de dix années » sont remplacés par les mots : « par tranches de dix à quinze années » ;

2° Au quatrième alinéa du I de l’article L. 4424-9, les mots : « par tranches de dix années » sont remplacés par les mots : « par tranches de dix à quinze années » ;

3° À la deuxième phrase du troisième alinéa de l’article L. 4433-7, les mots : « par tranches de dix années » sont remplacés par les mots : « par tranches de dix à quinze années ».

Objet

La loi climat et résilience prévoit un objectif national d'absence de toute artificialisation nette des sols en 2050, avec un objectif intermédiaire en 2031 fixant une baisse de 50% du rythme de la consommation d'espace par rapport aux dix années précédant cette date.

La Ppl Trace supprime cet objectif intermédiaire et prévoit que les territoires devront s’inscrire dans une trajectoire de sobriété foncière avec une diminution tendancielle de la consommation d’ENAF selon un calendrier et des objectifs concertés avec les élus locaux.

Cet amendement propose d'apporter une souplesse pour permettre aux territoires d'avancer à leur rythme tout en gardant des étapes intermédiaires nationales en 2034 et 2044, sans pénaliser les territoires qui ont fait l'effort de s'inscrire dans cette première trajectoire ambitieuse à l'horizon 2031.

L'amendement propose ainsi :

1) de réintroduire un objectif intermédiaire commun compris entre 40 et 50 % de réduction d’ENAF

2) de lisser la réalisation de l'atteinte de l'objectif intermédiaire jusqu’en 2034.

3) de prévoir une deuxième étape intermédiaire en 2044.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 171

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. REDON-SARRAZY et FAGNEN, Mmes ESPAGNAC et BRIQUET, MM. RAYNAL et UZENAT, Mme Sylvie ROBERT, MM. Michaël WEBER et MONTAUGÉ, Mme BONNEFOY, M. KANNER, Mme ARTIGALAS, M. BOUAD, Mme CANALÈS, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ, GILLÉ, JACQUIN et Patrice JOLY, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, MM. OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, MM. ROIRON, ROS, STANZIONE, TISSOT

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 2


Rédiger ainsi cet article :

L’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets est ainsi modifié :

1° Le 3° du III est ainsi modifié :

a) Le mot : « dix » est remplacé par le mot : « quatorze » ;

b) Après le mot : « territoriales » , sont insérés les mots : «, pris au sens de la consommation annuelle moyenne d’espaces naturels, agricoles et forestiers, » ;

c) Après le mot : « consommation » , sont insérés les mots : « moyenne annuelle » ;

2° Après le 4° du IV, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« ...° Lorsque les documents mentionnés aux 1° à 4° du présent IV sont entrés en vigueur avant l’entrée en vigueur de la loi n°       du       visant à instaurer une trajectoire de réduction de l’artificialisation concertée avec les élus locaux, les trajectoires et objectifs relatifs à la réduction de la consommation d’espaces agricoles, naturels et forestiers qui y figurent sont réputés conformes, selon les cas, à la deuxième phrase du deuxième alinéa de l’article L. 4251-1 du code général des collectivités territoriales, du quatrième alinéa du I de l’article L. 4424-9 du même code ou du troisième alinéa de l’article L. 4433-7 dudit code, ou du dernier alinéa de l’article L. 123-1 du code de l’urbanisme, dans leur rédaction résultant de la loi n°       du       visant à instaurer une trajectoire de réduction de l’artificialisation concertée avec les élus locaux ; ».

Objet

Afin de garantir la mise en place d’une trajectoire tendancielle permettant d’aboutir à l’absence d’artificialisation nette à 2050, cet amendement proposé, par Régions de France, prévoit de maintenir une échéance intermédiaire fixée à 2035 en demandant un objectif régional de réduction d’au moins de moitié du rythme de la consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers, qui sera à décliner de manière différenciée entre les différentes parties du territoire régional. Cela permettra d’engager chaque région et chaque territoire dans un objectif de sobriété foncière et d’enclencher la transition des modèles d’aménagement, de manière adaptée, sur l’ensemble du territoire national.

Cette échéance interviendra à mi-parcours entre la loi climat et résilience d’août 2021 et l’échéance de 2050. Une dérogation est toutefois prévue pour les régions qui ont déjà modifié leur schéma et qui souhaiteraient conserver l’échéance initialement fixée dans le cadre de la loi précitée.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 131 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. GROSVALET, CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, MM. GOLD et GUIOL, Mme JOUVE, M. MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


ARTICLE 2


I. – Alinéa 3 et 4

Remplacer ces alinéas par un alinéa ainsi rédigé :

a) Le premier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cette trajectoire est définie pour dix ans à compter du 1er janvier 2024 puis par tranche de huit ans. »

II. – Alinéa 10

Remplacer cet alinéa par dix alinéas ainsi rédigés :

a) Le III est ainsi modifié :

- le 1° est ainsi modifié :

i) Les mots : « à la date de promulgation de la présente loi » sont remplacés par les mots : « au 1er janvier 2024 » ;

ii) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « La première tranche de huit années débute au terme de la tranche de dix années » ;

- Les 2° et 3° sont abrogés ;

b) Au premier alinéa du III bis, la première phrase est ainsi modifiée :

- après le mot : « première », sont insérés les mots : « et la deuxième » ;

- le mot : « tranche » est remplacé par le mot : « tranches » ;

c) Il est ajouté un paragraphe ainsi rédigé :

«.... – À l’issue des échéances définies par l’article 191 de la présente loi, les chambres régionales des comptes présentent un rapport d’évaluation sur la trajectoire décennale de réduction de l’artificialisation à l’échelle régionale et formulent des propositions d’amélioration. »

III. – Alinéa 20

Après les mots :

objectifs intermédiaires

Insérer les mots :

fixés pour 2034 et 2042

IV. – Alinéa 22

Après les mots :

objectifs intermédiaires

Insérer les mots :

fixés pour 2034 et 2042

V. – Alinéa 25

Après les mots :

objectifs intermédiaires

Insérer les mots :

fixés pour 2034 et 2042

Objet

Cet amendement a pour objectif de maintenir l’objectif intermédiaire tout en préservant la trajectoire de « diminution tendancielle de la consommation » d’Enaf, telle que proposée par le texte de la commission des affaires économiques. Toutefois, il reporte l’échéance de 2031 à 2034 et en instaure une seconde pour 2042. D’une part, ce décalage prend en compte l’entrée en vigueur tardive des textes d’application de la loi de 2021. D’autre part, l’ajout d’un second jalon intermédiaire offre une meilleure visibilité aux acteurs locaux concernant la trajectoire à suivre d’ici 2050.

Par ailleurs, cet amendement instaure un dispositif d’évaluation à l’échelle régionale, confié aux chambres régionales des comptes. Les rapports rendus à l’issue des deux tranches permettront aux collectivités d’identifier les axes d’amélioration dans la mise en œuvre du ZAN, tout en les encourageant à maintenir le cap fixé pour 2050.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 137 rect.

7 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

Le Gouvernement


ARTICLE 2


I. Alinéa 4

Remplacer les mots :

la trajectoire nationale de sobriété foncière se traduit par une diminution tendancielle de la consommation d’espaces agricoles, naturels et forestiers

par les mots :

le rythme de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers doit être tel que sur la décennie 2024-2034, la consommation totale d’espace observée à l’échelle nationale soit inférieure à la moitié de celle observée sur la décennie 2011-2021

II. Alinéa 7

Remplacer les mots :

agricoles, naturels

par les mots :

naturels, agricoles

III. Alinéas 9 à 14

Remplacer ces alinéas par douze alinéas ainsi rédigés :

2° L’article 194 est ainsi modifié :

a) Le III est ainsi modifié :

- au 1° , les mots : « à la date de la promulgation de la présente loi » sont remplacés par les mots : « en 2024 » ;

- le 2° est abrogé ;

- le 3° est ainsi rédigé :

« 3° Pour la première tranche de dix années prévue au 1° , le rythme prévu à l’article L. 4251-1 du code général des collectivités territoriales ne peut dépasser la moitié de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers observée au cours de la décennie 2011-2021. » ;

- au 6° , les mots : « Pour la tranche mentionnée au 2° du présent III » sont remplacés par les mots : « Pour la tranche mentionnée au 1° du présent III » ;

b) Au second alinéa du deuxième alinéa du III bis, les mots : « d’artificialisation définie au titre de la période 2021-2031 en application du 3° du III du présent article » sont remplacés par les mots : « de consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers définie au titre de la période 2024-2034 en application du 3° du III du présent article » ;

c) Le 4° bis du IV est ainsi rédigé :

« 4° bis Si les documents mentionnés aux 1° à 4° du présent IV, entrés en vigueur avant la promulgation de la loi n°       du       visant à instaurer une trajectoire de réduction de l’artificialisation concertée avec les élus locaux, ne déterminent pas des objectifs et une trajectoire compatibles avec les dispositions des I, III et IV du présent article dans leur rédaction issue de cette même loi, leur mise en conformité doit être engagée dans un délai d’un an suivant le renouvellement général des conseils régionaux. » ;

d) Au deuxième alinéa du 5° du IV, les mots : « pour les dix années suivant la promulgation de la présente loi » sont remplacés par les mots : « pour la décennie 2024-2034 » et les mots : « sur les dix années précédentes » sont remplacés par les mots : « la décennie 2011-2021. » ;

3° Au cinquième alinéa de l’article 207, les mots : « pour la décennie 2031-2040 » sont remplacés par les mots : « pour la décennie 2034-2044 » ;

IV. Alinéas 15 à 26

Remplacer ces alinéas par sept alinéas ainsi rédigés :

II.- Le code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :

1° Au deuxième alinéa de l’article L. 4251-1, la dernière phrase est remplacée par deux phrases ainsi rédigées : « En matière de lutte contre la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers, les objectifs sont traduits par une trajectoire permettant d’aboutir à l’absence de toute consommation nette des sols. Cette trajectoire est définie par un objectif de réduction du rythme de la consommation des sols, par tranche de dix années. » ;

2° Le quatrième alinéa du I de l’article L. 4424-9 est ainsi rédigé :

« Il fixe une trajectoire permettant d’aboutir à l’absence de toute consommation nette d’espaces naturels, agricoles et forestiers ainsi que, par tranches de dix années, un objectif de réduction du rythme de cette consommation. Cet objectif est décliné entre les différentes parties du territoire de la Corse. »;

3° Au troisième alinéa de l’article L. 4433-7, les mots : « Il fixe une trajectoire permettant d’aboutir à l’absence de toute artificialisation nette des sols ainsi que, par tranche de dix années, un objectif de réduction du rythme de l’artificialisation. Cette trajectoire tient compte » sont remplacés par les mots : « Il fixe une trajectoire permettant d’aboutir à l’absence de toute consommation nette d’espaces naturels, agricoles et forestiers ainsi que, par tranches de dix années, un objectif de réduction du rythme de cette consommation. Cet objectif est décliné entre les différentes parties du territoire, en tenant compte » .

III.- Le dernier alinéa de l’article L. 123-1 du code de l’urbanisme est ainsi rédigé :

« Il fixe une trajectoire permettant d’aboutir à l’absence de toute consommation nette des espaces naturels, agricoles et forestiers, ainsi que, par tranches de dix années, un objectif de réduction du rythme de cette consommation. »

Objet

L’article 2 de la présente proposition de loi, en supprimant l’objectif intermédiaire de réduction de moitié par rapport au volume observé sur la décennie 2011-2021, n’incite pas les collectivités à faire évoluer rapidement leurs documents d’urbanisme, et peut conduire à une concurrence néfaste entre les territoires.

La réintroduction d'un objectif intermédiaire est indispensable pour garantir le maintien d'une trajectoire de sobriété foncière ambitieuse.

Cet amendement de compromis propose donc ce rétablissement, en décalant néanmoins le jalon à 2024-2034. Il s’agit ici de prendre en compte le fait que, de 2021 à 2024, les collectivités n’avaient pas connaissance des perspectives de territorialisation élaborées par les régions, et n’étaient donc pas en mesure de préparer l’évolution de leurs documents d’urbanisme, et d’assurer la maîtrise de leur consommation.

La décennie de référence 2011-2021, au regard de laquelle l’effort de réduction doit s’apprécier, est maintenue afin de ne pas pénaliser les collectivités territoriales qui ont déjà effectué l’intégration d’un objectif de réduction de la consommation d’ENAF sur cette base, et de ne pas remettre en cause le travail considérable d’analyse effectué par la grande majorité des collectivités, aussi bien régionales que locales.

Au titre des mesures de coordination, cet amendement répercute notamment  le décalage de la première décennie 2024-2034 dans l’ensemble des trajectoires établies dans les documents de planification régionaux (SDRADDET, SDRIF, SAR, PADDUC) et dans l’objectif national défini à l’article 191.

Néanmoins, le Gouvernement entend protéger les régions qui ont déjà adopté leur SRADDET et propose des modalités d’évolution adaptées à ces dernières. Un délai pour intégrer les objectifs et une trajectoire conforme aux nouvelles dispositions résultant de cette proposition de loi (décalage de la première décennie et prise en compte du forfait industrie) leur est ainsi accordé.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 186

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

Mme GACQUERRE et M. Jean-Marc BOYER

au nom de la commission des affaires économiques


ARTICLE 2


I – Alinéa 10

Remplacer cet alinéa par quatre alinéas ainsi rédigés :

a) Le III est ainsi modifié :

- les 1° et 3° sont abrogés ;

- le 2° est ainsi rédigé :

« 2° Les documents mentionnés aux articles L. 4251-1, L. 4424-9 et L. 4433-7 du code général des collectivités territoriales et à l’article L. 123-1 du code de l’urbanisme fixent, pour la période 2024-2034, un objectif chiffré de réduction de la consommation d’espaces agricoles, naturels et forestiers par rapport à la consommation réelle de ces espaces observée au cours des dix années précédant la promulgation de la présente loi. »

II. – Alinéa 13

Après le mot :

urbanisme,

Insérer les mots :

ainsi qu’au 2° du III du présent article,

III. – Alinéa 14

1° Supprimer les mots :

, durant la

2° Remplacer le mot :

supprimés

par les mots :

remplacés par les mots : « période 2024-2034 »

3° Après cet alinéa, insérer trois alinéas ainsi rédigés :

3° L’article 207 est ainsi modifié :

a) Au cinquième alinéa, les mots : « décennie 2031-2040 », sont remplacés par les mots : « période 2034-2050 » ;

b) Au sixième alinéa, après le mot : « locaux », sont insérés les mots : « et de la loi n°  du  visant à instaurer une trajectoire de réduction de l’artificialisation concertée avec les élus locaux ».

Objet

Afin de renforcer la crédibilité des trajectoires de réduction de la consommation d’Enaf fixées par les régions pour atteindre l’objectif d’absence d’artificialisation nette au niveau national en 2050, l’amendement prévoit que le premier des objectifs intermédiaires de réduction de la consommation d’Enaf qui sera fixé dans les documents régionaux de planification devra concerner la période 2024-2034. L’objectif de réduction sur cette période sera fixé à l’échelle de chaque région, de manière différenciée (et non plus de manière uniforme pour l’ensemble des régions du territoire national couvertes par un Sraddet), par concertation entre les régions et les représentants des élus locaux, dans le cadre de la conférence régionale de sobriété foncière.

Par cohérence, il modifie également les dates figurant à l’article 207 de la loi Climat-résilience, relatif au rapport quinquennal d’évaluation du dispositif, et indique que ce dernier comprendra également une évaluation des dispositifs créés ou modifiés par la loi « Trace ».






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 187

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Sagesse du Sénat
Adopté

Mme GACQUERRE et M. Jean-Marc BOYER

au nom de la commission des affaires économiques


ARTICLE 2


Alinéa 13

1° Remplacer les mots :

l’entrée en vigueur

par les mots :

la promulgation

2° Supprimer les mots :

la seconde phrase du deuxième alinéa de

3° Remplacer les mots :

du quatrième alinéa du I de

par le mot :

à

et les mots :

du troisième alinéa de

par le mot :

à

et les mots :

du dernier alinéa de

par le mot :

à

Objet

Amendement rédactionnel.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 182 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G  
Retiré

Mme DOINEAU, MM. BONNEAU et BOUCHET, Mme DEVÉSA, MM. CHEVROLLIER, LONGEOT, CHEVALIER et SOMON, Mme LOISIER, MM. FARGEOT et HENNO, Mmes BILLON et PATRU, MM. LEVI et Louis VOGEL, Mme Laure DARCOS, M. KHALIFÉ, Mmes GUIDEZ, PERROT et BOURCIER, MM. ROCHETTE, DUFFOURG, PILLEFER et DELCROS, Mme JACQUEMET, MM. PANUNZI et Jean-Michel ARNAUD, Mme JOSENDE et MM. LAMÉNIE et BLEUNVEN


ARTICLE 2


Alinéa 14

Supprimer cet alinéa.

Objet

Dans la continuité de l'amendement 96, cet amendement vise à supprimer le « permis à statuer spécifique » issu de la loi de 2023 et dont l’usage est parfois dévoyé pour bloquer les projets d’aménagement ou de construction de logements.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 132 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. GROSVALET, CABANEL, BILHAC, GOLD et GUIOL, Mme JOUVE, M. MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


ARTICLE 2


Après l’alinéa 14

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

c) Il est ajouté un paragraphe ainsi rédigé :

«... – À l'issue des échéances définies par l’article 191 de la présente loi, les chambres régionales des comptes présentent un rapport d’évaluation sur la trajectoire décennale de réduction de l'artificialisation à l’échelle régionale et formulent des propositions d'amélioration. »

Objet

Cet amendement crée un dispositif d’évaluation assuré par les chambres régionales des comptes afin de permettre aux collectivités d’identifier les marges d’amélioration dans la mise en œuvre du ZAN tout en les incitant à tenir le cap fixé pour 2050. 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 3 rect. quater

10 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. REICHARDT, Mmes MULLER-BRONN, BELRHITI et Nathalie GOULET, MM. LEFÈVRE, DAUBRESSE et KERN, Mmes LASSARADE, Pauline MARTIN, JOSENDE et DUMONT, M. BOUCHET, Mmes BELLUROT, BORCHIO FONTIMP, GRUNY et Frédérique GERBAUD, MM. Daniel LAURENT, BRUYEN, DELIA et Paul VIDAL, Mmes PLUCHET, SCHALCK et DREXLER et M. GENET


ARTICLE 2


Alinéa 8

Remplacer les mots :

régionale et

par les mots :

communale et intercommunale au moyen des documents d’urbanisme définis aux articles L. 141-1 et L. 131-4 du code de l’urbanisme et 

Objet

Cet amendement a pour but de décliner les objectifs de réduction d’artificialisation au sein des documents d’urbanisme communaux et intercommunaux, et non plus au sein des SRADDET.

L’article 2 abroge l’objectif intermédiaire de réduction de moitié de l’artificialisation à l’échelle nationale sur la décennie 2021-2031 par rapport à la décennie précédente. Cependant, cet article maintient la fixation des objectifs de réduction de l’artificialisation au sein des schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET). 

Le maintien des SRADDET comment outil de planification de la lutte contre l’artificialisation des sols emporte trois critiques.

Sur la critique tirée d’une défiance de l’État à l’égard des communes et intercommunalités. 

Le choix du SRADDET comme document pilote de la lutte contre l’artificialisation des sols est une défiance de l’État à l’égard des communes et des intercommunalités car il organisme le dessaisissement des communes et intercommunalités de leurs compétences urbanistiques.

En définitive, le recours au SRADDET est une forme déguisée de recentralisation au profit des régions.

Sur la critique tirée de l’accroissement des inégalités territoriales et de la défiance envers les élus locaux 

Le choix du SRADDET comme document pilote de la lutte contre l’artificialisation des sols favorise les inégalités territoriales et conduit nécessairement à accroître la défiance entre les administrés et les élus locaux.

Le défaut du SRADDET est inhérent au découpage des régions, celles-ci sont trop hétérogènes sur économiquement, culturellement, démographiquement, et donc nécessairement hétérogène sur le plan des besoins fonciers.

Or si les régions n’épousent pas les spécificités des bassins de vie, il n’y a aucune raison que les SRADDET soient l’outil pertinent de réduction de l’artificialisation des sols.

En maintenant les objectifs de réduction de l’artificialisation des sols au niveau des SRADDET cela place les élus locaux, particulièrement communaux et intercommunaux, en porte-à-faux vis-à-vis de leurs administrés puisqu’ils conservent formellement leurs compétences urbanistiques tout en étant matériellement contraint pas des régions politiquement hétérogènes.

En définitive, l’intégration des objectifs ZAN au sein des SRADDET ne peut se faire qu’au détriment des territoires les plus isolés, les plus pauvres, les plus excentrés des grandes zones urbaines régionales.

Sur la critique tirée de l’inadaptation de du SRADDET comme outil d’urbanisme 

Le SRADDET est un très mauvais outil car celui-ci est pris en étau entre un cadre fixé au niveau national qui est assez contraint et la nécessité de ne pas dépasser un certain niveau de prescriptivité pour assurer le respect de la libre administration et de l'interdiction de la tutelle.

Le SRADDET est trop peu prescriptif pour les ambitions qu’il affiche, et trop prescriptif pour assurer l’effectivité de la libre administration et des communes et établissement public de coopérations intercommunaux.

Le SRADDET est un outil de planification, il ne doit donc pas servir d’urbanisme règlementaire.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 104 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. MICHALLET, BURGOA et Paul VIDAL, Mme VALENTE LE HIR, M. BOUCHET, Mme NOËL, MM. KLINGER, BACCI et KHALIFÉ, Mme VENTALON, MM. Jean Pierre VOGEL, SOL, de NICOLAY et de LEGGE, Mme SAINT-PÉ, MM. GENET et CHAIZE, Mme BELRHITI, MM. PERRIN et RIETMANN, Mme CANAYER, MM. MILON, FARGEOT, REICHARDT et SAURY, Mme IMBERT, M. BRISSON, Mmes JOSENDE et Pauline MARTIN, MM. DELIA et LEFÈVRE, Mme DUMONT et MM. NATUREL et ANGLARS


ARTICLE 2


Après l’alinéa 8

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

– Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Les communes non couvertes par un plan local d'urbanisme, par un document en tenant lieu ou par une carte communale ne sont pas concernées par les dispositions du présent article. Elles ne sont pas soumises aux dispositions législatives et réglementaires qui en découlent. »;

Objet

L’article 191 de la loi climat et résilience tel qu’il résulte de la rédaction provisoire dans le cadre de l’examen de la proposition de loi T.R.A.C.E pose un objectif national d’absence de consommation nette d’espaces agricoles, naturels et forestiers en 2050.

Cet amendement vise à clarifier la position juridique des communes soumises au régime du règlement national d’urbanisme (RNU). Les communes ne disposant pas d’un plan local d'urbanisme, d’un document d'urbanisme en tenant lieu ou d’une carte communale sont soumises au régime du RNU, et notamment au principe de la constructibilité limitée aux espaces urbanisés. Par essence, le régime de la zéro artificialisation nette n’a pas vocation à s’appliquer à ces territoires, et ne peut qu’ajouter de la difficulté dans la compréhension des enjeux urbanistiques locaux.

Le présent amendement vise donc à exclure les communes soumises au RNU de l’objectif posé par l’article 191 de la loi climat et résilience.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 30 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Retiré

MM. MENONVILLE et BACCI, Mme NÉDÉLEC, M. FAVREAU, Mme JOSENDE, MM. BELIN, de LEGGE, GENET et SAUTAREL, Mmes BILLON et Frédérique GERBAUD et MM. BONHOMME, FARGEOT, LEVI, ANGLARS et FOLLIOT


ARTICLE 2


Après l’alinéa 8

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

...) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Les communes classées en zone France ruralités revitalisation au titre du C du II de l’article 44 quindecies A du code général des impôts ne sont pas soumises à ces objectifs de réduction de l’artificialisation des sols. » ;

Objet

Cet amendement a pour objectif d'exclure du ZAN les départements intégralement classés en zone "France Ruralité Revitalisation".

Aujourd'hui, 19 917 communes relèvent de ce zonage et 13 départements sont intégralement couverts.

Il s'agit de départements ultraruraux confrontés à une déprise démographique avérée dont la consommation foncière est très faible.

Le dispositif proposé entend apporter de la souplesse afin de soutenir ces territoires en manque d'attractivité.

Au regard des caractéristiques spécifiques locales ,il est nécessaire de ne pas leur imposer de contraintes supplémentaires en leur faisant bénéficier de mesures dérogatoires.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 29 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

Mmes HOUSSEAU, PATRU et BILLON, M. LEVI, Mmes SOLLOGOUB, GUIDEZ et ROMAGNY et MM. DUFFOURG, DELCROS, Pascal MARTIN et BLEUNVEN


ARTICLE 2


Après l’alinéa 8

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

...) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

 « À compter de quatorze années suivant la promulgation de la présente loi, une évaluation mesure l’atteinte de ces objectifs intermédiaires. En cas de non-atteinte de ces objectifs, ils sont redéfinis, dans les mêmes conditions fixées par la loi, en vue d’atteindre l’objectif national d’absence de toute consommation nette d’espaces agricoles, naturels et forestiers en 2050. »

Objet

La présente proposition de loi supprime l’échéance intermédiaire, fixée à 2031, de réduction de moitié de l’artificialisation. Une telle abrogation altèrerait l’atteinte de l’objectif du zéro artificialisation nette en 2050.

Le présent amendement propose d’insérer une clause de revoyure fixée à 2035. Il s’agit d’une évaluation des objectifs intermédiaires, librement fixés à l’échelle régionale, visant à déterminer leur atteinte ou non. Si ces objectifs ne sont pas atteints, ils font l’objet d’une redéfinition, selon le même mode de gouvernance, afin que ces nouvelles orientations puissent s’inscrire dans l’objectif national d’absence de toute consommation nette d’espaces agricoles, naturels et forestiers en 2050.

Cette clause de revoyure permet aux collectivités territoriales d’évaluer et de mesurer leurs efforts mais aussi de les corriger si les objectifs initialement fixés n’ont pas été atteints. Ce dispositif crée une nouvelle séquence de concertation territoriale dans le respect de la volonté des auteurs du texte d'améliorer l'acceptabilité de la trajectoire de réduction de l'artificialisation, et d'assouplir un dispositif aux mains des élus locaux.

De plus, il est à noter que cette échéance de 2035 au cours de laquelle interviendrait cette clause de revoyure se situe à mi-parcours entre la loi Climat et Résilience d'août 2021 et l'échéance de 2050.

Tels sont les objectifs du présent amendement.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 61 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Non soutenu

MM. BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. GOLD et GUIOL, Mme JOUVE, M. MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


ARTICLE 2


Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :

…. – Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas aux communes de 2 000 habitants ou moins, dont 90 % minimum de la superficie communale est constituée d’espaces naturels ou de zones agricoles.

Objet

Cet amendement vise à exonérer de démarche ZAN les communes de moins de 2 000 habitants. Si l'objectif de lutte contre l'artificialisation des terres est pleinement justifié et doit être réaffirmé, il s’applique sans prendre en compte la situation des petites communes rurales de 2000 habitants, ou moins, dont 90% minimum de la superficie est consacrée aux activités agricoles ou encore constituée d'espaces naturels.

En effet, dans un grand nombre de ces communes, la superficie est urbanisée à un très faible taux, parfois de 2 ou 3 % seulement. La France compte beaucoup de communes rurales ayant perdu une part importante de leur population d'abord pour des raisons historiques, à la suite de la Première guerre mondiale, mais aussi pour des motifs économiques ayant conduit à l'exode rural. Aujourd'hui, l'attrait pour les territoires ruraux est relancé avec le développement de l'équipement en fibre optique mais aussi de nouveaux modes de vie comme le recours croissant au télé travail consécutif à la crise sanitaire.

Ce regain d'intérêt pour la ruralité permettra de maintenir les commerces, les services et en particulier l'école, tout autant que de nouveaux habitants, notamment de jeunes couples, ayant la possibilité de construire leur habitation. Pour ces collectivités, situées au coeur de zones naturelles, l'objectif de ZAN - Zéro Artificialisation Nette - est bel et bien déjà rempli.

C’est pourquoi, à défaut de pouvoir les exonérer entièrement du chapitre III de la loi Climat et résilience du 22 août 2021, cet amendement vise à leur donner davantage de marge de manœuvre en ne les soumettant pas aux objectifs intermédiaires précédant l’entrée en vigueur du ZAN en 2050.

 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 51 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G  
Non soutenu

Mmes BERTHET et BELRHITI, M. BURGOA, Mme DUMONT, M. GENET, Mmes HYBERT, JOSENDE, LASSARADE et Pauline MARTIN, M. MILON, Mme NOËL, M. PANUNZI et Mme RICHER


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 2


Après l'article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après la première phrase du 4° du III de l'article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Les documents régionaux tiennent compte des schémas de cohérence territoriale interrégionaux et s’assurent de la cohérence entre régions de la déclinaison des objectifs fonciers pour ces territoires. »

Objet

Le cas des SCoT interrégionaux n’a pas été traité dans les premiers travaux de territorialisation des objectifs fonciers et met certains territoires en grande difficulté par rapport aux arbitrages ou à l’absence d’arbitrage entre les différentes Régions auxquelles appartiennent leur périmètre de SCoT. Cela crée aussi des disparités entre des territoires similaires dans la mise en compatibilité des SCoT concernés avec les SRADDET et poserait un problème d’équité territoriale, de justification des choix lors de l’élaboration du SCoT, fragilisant juridiquement ce document de stratégie territoriale. Ils sont 21 SCoT interrégionaux à être concernés.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 167

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Sagesse du Sénat
Adopté

MM. REDON-SARRAZY et FAGNEN, Mme ESPAGNAC, M. KANNER, Mmes ARTIGALAS et BONNEFOY, M. BOUAD, Mmes BRIQUET et CANALÈS, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ, GILLÉ, JACQUIN et Patrice JOLY, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, MM. MONTAUGÉ, OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, M. RAYNAL, Mme Sylvie ROBERT, MM. ROIRON, ROS, STANZIONE, TISSOT, UZENAT, Michaël WEBER

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 2


Après l'article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après la première phrase du 4° du III de l'article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Les documents régionaux tiennent compte des schémas de cohérence territoriale interrégionaux et s’assurent de la cohérence entre régions de la déclinaison des objectifs fonciers pour ces territoires. »

Objet

Le cas des SCoT interrégionaux met certains territoires en difficulté par rapport aux arbitrages ou à l’absence d’arbitrage entre les différentes régions auxquelles appartiennent leur périmètre de SCoT. Cela crée des disparités entre des territoires similaires dans la mise en compatibilité des SCoT concernés avec les SRADDET et pose un problème d’équité territoriale, de justification des choix lors de l’élaboration du SCoT, fragilisant juridiquement ce document de stratégie territoriale. 21 SCoT interrégionaux sont concernés.

Aussi cet amendement proposé par la Fédération des SCoT ajoute un critère de prise en compte des SCoT interrégionaux dans la déclinaison des objectifs fonciers des documents régionaux.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 19

4 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme ESPAGNAC


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 2


Après l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Le 6° bis de l’article L. 101-2 du code de l’urbanisme est complété par une phrase ainsi rédigée : « Les communes définies à l’article 3 de la loi n° 85-30 du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne sont exemptées de cet objectif pour répondre à leurs besoins en matière d’implantation d’activités économiques ou de services publics. » 

Objet

Cet amendement vise à permettre aux communes de montagne de bénéficier du foncier dispobible pour l’installation d’activité économique ou des services publics.

Les communes de montagne ont toujours été vertueuses dans l’artificialisation des sols du fait de l’encadrement spécifique de l’urbanisation en territoires de montagne (Loi Montagne : urbanisme en continuité) et d’un taux important de surfaces protégées (PN, PNR, ZNIEFF 1 et 2, Natura 2000…).  Par ailleurs, les contraintes topographiques de la montagne contraignent les aménagements et constructions.

Ces communes, confrontées à des enjeux d’attractivité, doivent pouvoir maintenir des activités économiques et des services publics, essentiels à leur développement.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 74

5 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

MM. DANTEC, JADOT et Grégory BLANC, Mme SENÉE, M. BENARROCHE, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et GONTARD, Mme GUHL, M. MELLOULI, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 3


Supprimer cet article.

Objet

Cet amendement vise à supprimer l’article 3 qui prévoit un nouvel assouplissement du cadre légal de l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) fixé par la loi « Climat et Résilience » en repoussant le calendrier de modification des documents d’urbanisme (SRADDET, SCoT, PLU (i) et carte communale) pour l’intégration des objectifs fonciers. 

Ce nouveau calendrier est trop éloigné et risque de compromettre gravement l’atteinte des objectifs de réduction de l'artificialisation des sols en retardant les échéances.

Par ailleurs, ce décalage des dates butoirs serait pénalisant pour les territoires qui ont appliqué la loi et engagé la modification de leurs documents d’urbanisme. 

Il n’est pas possible d’envisager un quelconque assouplissement du calendrier sans garantie du maintien de l’objectif de 50% de réduction de l’artificialisation à 10 ans. 

Il importe d’assurer la stabilité du cadre normatif pour sécuriser l'action et le travail des élus locaux en cours pour l’atteinte de l’objectif ZAN en 2050.

Pour toutes ces raisons, il est ainsi prévu la suppression de cet article. 






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 139

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

Le Gouvernement


ARTICLE 3


Supprimer cet article.

Objet

L’objet du présent amendement est de supprimer le report du calendrier de mise en compatibilité des documents de planification et d'urbanisme, tel qu’il est présenté par l’article 3 de la présente proposition de loi.

Pour rappel, l'article 3 de la proposition de loi :

- modifie les échéances pour l’intégration des objectifs de réduction de consommation foncière dans les documents de planification et d’urbanisme par rapport à ce que prévoit la loi Climat et Résilience ;

- supprime l’obligation pour les schémas de cohérence territorial (SCoT) (ou en l’absence de SCoT, des PLU(i) et cartes communales) d’intégrer directement des objectifs de réduction de moitié de la consommation d’espaces naturels agricoles et forestier (ENAF) en cas de retard du document de planification régionale (SRADDET ou SDRIF) ;

- supprime la disposition transitoire pour les documents d’urbanisme dits « vertueux » qui prévoyaient déjà, à l’adoption de la loi Climat et résilience, une réduction d’au moins un tiers de leur consommation d’ENAF.

Ce report de calendrier de l’article 3 fragiliserait l’atteinte des objectifs de sobriété foncière et d'absence de consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers à 2050 tels que votés par le Parlement.

Si le Gouvernement est ouvert à l'idée un décalage de la période de la première décennie d’application des objectifs de sobriété foncière à 2024-2034, un décalage des échéances de mise en compatibilité des documents de planification et d'urbanisme entrainerait, quant à lui, l'impossibilité pour les collectivités d’atteindre leurs objectifs de sobriété foncière.

En effet, l’intégration des objectifs dans les documents de planification et d’urbanisme est le seul moyen pour les collectivités de pouvoir maîtriser la consommation foncière sur leur territoire, car une autorisation d’urbanisme sollicitée sur une parcelle « à urbaniser » ne peut être refusée au seul motif qu’elle aurait une incidence sur la consommation foncière. Il est donc essentiel que l’ensemble des documents d’urbanisme soient modifiés sans tarder.

Cette modification peut être faite selon une procédure allégée, puisque la loi Climat et résilience a prévu un dispositif de modification simplifiée des documents, qui permet de gagner un temps précieux par rapport à une procédure de révision.

Il est prévu que les documents de planification et d’urbanisme soient mis en compatibilité d’ici février 2027, s’agissant des SCoT, et d’ici février 2028, s’agissant des PLU et des cartes communales. Beaucoup de collectivités sont déjà pleinement engagées dans ce travail, puisque 44 % des communes représentant 45% de la population ont déjà commencé à intégrer les objectifs de sobriété foncière de la loi Climat et Résilience dans leurs documents d’urbanisme. En outre, selon un dernier sondage réalisé auprès des DDT, 80 % des SCoT et 61 % des PLU(i) auraient déjà engagé un travail, au moins préparatoire, pour intégrer les objectifs de sobriété foncière.  

Décaler les échéances une nouvelle fois fragiliserait l’atteinte de l’objectif global de sobriété, d’une part, et représenterait une source d’instabilité pour les collectivités ayant engagé leurs travaux, donc des moyens humains et financiers, d’autre part. Aussi cet amendement propose la suppression de l'article 3 de la proposition de loi.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 18 rect. quater

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

M. PARIGI, Mme BILLON, MM. PILLEFER, HENNO et KERN, Mmes PHINERA-HORTH, PERROT et HOUSSEAU et M. FOLLIOT


ARTICLE 3


I. ­ Alinéa 2

Supprimer les références :

2° , 3° 

II. ­ Après l’alinéa 2

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

...° À la dernière phrase des 2° et 3°, les mots : « trente-neuf mois » sont remplacés par les mots : « sept ans » ;

III. ­ Après l’alinéa 7

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

...° Le 6° est complété par une phrase ainsi rédigée : « Toutefois, en Corse ainsi qu'en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à la Réunion et à Mayotte, l’entrée en vigueur du schéma de cohérence territoriale modifié ou révisé en application du même 5° du présent IV intervient au plus tard à l’expiration d’un délai de huit ans à compter de la promulgation de la présente loi » ;

IV. ­ Après l’alinéa 8

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

...° Le 7° est complété par une phrase ainsi rédigée : « Toutefois, en Corse ainsi qu'en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à la Réunion et à Mayotte, l’entrée en vigueur du plan local d’urbanisme modifié ou révisé en application du même 5° du présent IV intervient au plus tard à l’expiration d’un délai de neuf ans à compter de la promulgation de la présente loi » ;

V. ­ Après l’alinéa 9

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

...° Le 8° est complété par une phrase ainsi rédigée : « Toutefois, en Corse ainsi qu'en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à la Réunion et à Mayotte, l’entrée en vigueur de la carte révisée en application du même 5° du présent IV intervient au plus tard à l’expiration d’un délai de neuf ans à compter de la promulgation de la présente loi ».

Objet

Si la commission des affaires économiques, conformément à la demande de certaines régions métropolitaines, a repoussé à août 2027 le délai maximal pour l’entrée en vigueur des documents de planification régionale, il reste que ce délai apparaît trop juste pour la collectivité de Corse ainsi qu'en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à la Réunion et à Mayotte, au regard des contraintes spécifiques liées à la procédure d’évolution de leur schémas respectifs. Aussi, le présent amendement reporte à août 2028 au plus tard l’entrée en vigueur des schémas d’aménagement régional (SAR) et du plan d’aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC).

Par cohérence, l’entrée en vigueur, dans ces territoires, des SCoT et des PLU(i) ou cartes communales est repoussée respectivement à 2029 et 2030.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 188

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

M. Jean-Marc BOYER et Mme GACQUERRE

au nom de la commission des affaires économiques


ARTICLE 3


I. – Alinéa 4

Remplacer le mot :

supprimé

par les mots :

ainsi rédigé

II. – Après l’alinéa 4

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« Les surfaces ouvertes à l’urbanisation dans lesdits plans locaux d’urbanisme, documents en tenant lieu ou cartes communales peuvent, sans justification, dépasser jusqu’à 20 % l’objectif local de consommation maximale d’espaces naturels, agricoles et forestiers résultant de la déclinaison territoriale des objectifs de réduction de cette consommation fixés par les documents mentionnés aux articles L. 4251-1, L. 4424-9 et L. 4433-7 du code général des collectivités territoriales et à l’article L. 123-1 du code de l’urbanisme pour la période 2024-2034. Avec l’accord du représentant de l’État dans le département, le dépassement peut excéder 20 %. » ;

Objet

Cet amendement inscrit dans la loi la possibilité pour les collectivités d’ouvrir à l’urbanisation, dans leurs documents d’urbanisme modifiés pour y inclure les objectifs de réduction de la consommation d’Enaf, des surfaces dépassant de 20% leur enveloppe foncière théorique, telle que résultant de la déclinaison et de la territorialisation des objectifs fixés dans les documents régionaux de planification. Il s’agit de sécuriser juridiquement une souplesse permise par la « circulaire Béchu » du 31 janvier 2024, qui faisait déjà injonction aux préfets d’admettre un tel dépassement, mais dont l’application semble être demeurée hétérogène selon les territoires.

En outre, l’amendement prévoit également que, pour prendre en compte des situations ou besoins particuliers, le dépassement pourra être plus important ; l’accord du préfet sera alors requis.

Ces dispositions ne font pas obstacle à ce que les surfaces ouvertes à l’urbanisation soient inférieures à l’enveloppe foncière théorique, comme le permet du reste déjà le droit en vigueur.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 119 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. Cédric VIAL, Daniel LAURENT, PANUNZI, CHATILLON et LE RUDULIER, Mmes DUMONT et BELRHITI, M. BRISSON, Mmes JOSENDE, CANAYER et BORCHIO FONTIMP et MM. SIDO et GENET


ARTICLE 3


I. Alinéa 7

Remplacer le mot : 

sept

par le mot :

dix

II. – Alinéa 8

Remplacer le mot :

huit

par le mot :

quinze



Objet

Cet amendement a pour objet de rétablir les dates butoirs prévues dans le texte initial, avant les modifications intervenues en commission, avant lesquelles doit intervenir la révision des documents d’urbanisme afin d’y inclure les objectifs de réduction de l’artificialisation des sols fixés par la loi Climat-Résilience.

En effet, il permet d’apporter plus de souplesse aux collectivités en les laissant gérer librement leur calendrier, tant que les objectifs de réduction de l’artificialisation sont respectés.

Selon le texte initial, la date butoir pour la révision des SCoT s’établit à 2031 (au lieu de 2028 prévue dans le texte actuel) et à 2036 (au lieu de 2031) pour les PLU(i) et cartes communales.





NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 189

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

M. Jean-Marc BOYER et Mme GACQUERRE

au nom de la commission des affaires économiques


ARTICLE 3


Alinéa 15

Compléter cet alinéa par les mots :

à cette modification

Objet

Amendement de précision.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 75

5 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. DANTEC, JADOT et Grégory BLANC, Mme SENÉE, M. BENARROCHE, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et GONTARD, Mme GUHL, M. MELLOULI, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 4


Supprimer cet article.

Objet

Cet amendement vise à supprimer l’article 4 qui prévoit l’exclusion et la non-mutualisation des projets d’envergure nationale et européenne (PENE) au sein des enveloppes de consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF) fixées aux niveaux régional (SRADDET) et local (SCoT et PLU).  

Il prévoit également la suppression de la prise en compte dans le cadre d'un forfait national fixé à hauteur de 12 500 hectares pour l'ensemble du pays, dont 10 000 hectares sont mutualisés entre les régions couvertes par un SRADDET au prorata de leur enveloppe d'artificialisation. 

Par ailleurs la commission des affaires économiques a permis d’exclure de tout décompte local, régional ou national la consommation occasionnée jusqu’en août 2036 par la réalisation de projets industriels, par la réalisation de logements sociaux, pour les communes carencées, par les installations de production d’énergie renouvelable.

Cet article est une nouvelle fois une remise en cause du cadre légal de l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) fixé par la loi « Climat et Résilience ».

Il serait contre-productif de ne pas compter une artificialisation même si elle résulte de projets considérés comme utiles. Il conviendra aussi que l’État réinterroge ses propres projets pour s’imposer une réduction de ses consommations. 






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 140 rect.

7 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

Le Gouvernement


ARTICLE 4


Rédiger ainsi cet article :

Après le III quater de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, il est inséré un paragraphe ainsi rédigé :

« III quinquies.- Pour une durée de cinq ans à compter de la promulgation de la loi n° … du …, la consommation d’espaces naturels agricoles et forestiers résultant des projets industriels au sens du 1er alinéa du I.A et du B. de l’article 1500 du code général des impôts, ainsi que le cas échéant celle des aménagements, des équipements et des logements directement liés à leur réalisation dans la limite de 15 % de l’espace accordé au projet, sont décomptées au sein d’un forfait national. Ce forfait est fixé à hauteur de 10 000 hectares pour l’ensemble du pays, dont 9 000 hectares sont mutualisés entre les régions couvertes par un schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires, au prorata de leur enveloppe de consommation définie au titre de la période 2024-2034 en application du 3° du III du présent article, afin d’atteindre l’objectif mentionné à l’article 191.

« Un décret en Conseil d’État précise cette répartition et les modalités d’application de ces dispositions. »

Objet

Le présent amendement introduit, pour une durée de cinq ans, un nouveau dispositif de réserve nationale destiné à répondre aux besoins identifiés dans le cadre de la réindustrialisation, aux côtés des projets d’envergure nationale ou européenne d’intérêt général majeur. Il répond à une forte demande des acteurs industriels, afin que puissent émerger des projets d’ampleur, pourvoyeurs d’emplois, et vecteurs de dynamisme et d’attractivité du territoire. La réindustrialisation du pays est une priorité nationale qui justifie cette enveloppe exceptionnelle.

A compter de la date de promulgation de la présente loi, les projets industriels ont vocation à émarger prioritairement sur cette enveloppe plutôt que sur l’enveloppe des projets d’envergure nationale et européenne.

Le forfait de 10.000 hectares ainsi dégagé pour l’industrie est décompté nationalement et sera mutualisé entre les régions.

L’inscription des projets à l’enveloppe nationale dédiée à l’industrie se fera selon une procédure simple et concomitante au dépôt des autorisations d’urbanisme. Cette procédure sera ainsi distincte de celle de l’inscription à la liste des PENE et sera précisée par décret en conseil d’État.

La liste de ces projets sera rendue publique annuellement.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 197

12 mars 2025


 

SOUS-AMENDEMENT

à l'amendement n° 140 rect. du Gouvernement

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Retiré

MM. BUIS, BUVAL et PATRIAT, Mmes CAZEBONNE et DURANTON, M. FOUASSIN, Mme HAVET, MM. IACOVELLI, KULIMOETOKE, LEMOYNE et LÉVRIER, Mme NADILLE, M. PATIENT, Mme PHINERA-HORTH, M. RAMBAUD, Mme RAMIA, M. ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE

et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants


ARTICLE 4


Amendement n° 140, alinéa 3

Remplacer le mot : 

cinq

par le mot : 

dix

Objet

Cet amendement vise à prolonger la durée du nouveau dispositif de réserve nationale destiné aux projets industriels afin qu'il atteigne dix ans. 

Cela permettrait de mettre en cohérence le dispositif proposé avec les nouveaux objectifs intermédiaires de réduction de la consommation d’Enaf qui seront fixé dans les documents régionaux de planification et qui concerneront la période 2024-2034. 

Enfin, cet amendement viendra bénéficier aux différents porteurs de projets industriels en leur donnant une véritable vision de long terme.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 67 rect. quater

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

MM. GENET, SOMON, BACCI et KHALIFÉ, Mme MULLER-BRONN, MM. Daniel LAURENT, BELIN et PANUNZI, Mmes BELRHITI et DUMONT, MM. BRISSON et ANGLARS, Mme Frédérique GERBAUD, M. LEFÈVRE, Mme JOSENDE, MM. FAVREAU et DELIA, Mme LOPEZ et MM. KLINGER, BOUCHET, MOUILLER, Paul VIDAL, POINTEREAU, RAPIN et SIDO


ARTICLE 4


Alinéa 3

Remplacer cet alinéa par deux alinéas ainsi rédigés : 

a)  Le 6° du III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Pour la tranche mentionnée au 2° du présent III, la consommation d’espace résultant des projets d’infrastructures permettant la gestion et le stockage des déchets n’est pas comptabilisé dans la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers dès lors qu’elles sont soumises à la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement et tenues d’une obligation de remise en état à la fin de leur exploitation. »

Objet

Dans un souci de cohérence entre les différents objectifs poursuivis par la transition écologique

(réduction des émissions de CO2, préservation des ressources, restauration de la biodiversité…), le présent amendement vise à exclure de la comptabilité ZAN les infrastructures permettant la gestion et le stockage des déchets. En e et, ces installations, en tant qu’ICPE (Installation

 Classées pour la Protection de l’Environnement) sont d’ores et déjà soumises à un régime d’autorisation environnementale, ce qui conditionne de fait leur activité à une durée limitée dans le temps (exemple 10 en moyenne pour une ISDI). À la fin de celle-ci, le dernier exploitant est tenu à une obligation de remise en état du site.

 En 2020, 310 millions de tonnes de déchets ont été générées en France. Les déchets minéraux non dangereux représentent les deux tiers des déchets produits, soit 205 Mt. Le secteur de la construction est à l’origine de 69% de ces déchets. En 2020, tous déchets confondus, 54 % des déchets ont été recyclés contre 48 % en 2010. En ajoutant le remblayage pour les déchets minéraux, le taux de valorisation des déchets inertes s’élève, quant à lui, à 74 % (source :

https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/economie/article/les-dechets#Ce-que-l-on- sait-des-dechets-de-la-France).

 Or, les activités de valorisation de déchets sont aujourd’hui menacées par la raréfaction du foncier disponible dans tous les territoires. En e et, parmi les arbitrages opérés par les acteurs locaux, la mobilisation du foncier au service du recyclage des matériaux paraît nécessairement moins prioritaire que le développement de l’économie ou des services. La création de nouvelles plateformes de valorisation de déchets s’avère pourtant indispensables au retraitement et à la reformulation de nombreux des matériaux (ex. lavage, concassage, criblage, etc), L’objectif de réutilisation des matériaux construction constitue un impératif écologique pour réduire les émissions de CO2 et préserver les ressources naturelles, aussi essentiel que la limitation de la consommation du foncier.

 Au-delà de la réutilisation des déchets dans la construction, le manque d’infrastructures de traitement de déchets inertes dans les territoires risque de considérablement freiner les opérations de désartificialisation et de renaturation, car ces opérations nécessitent des exutoires

1/2pour assurer le traitement des volumes de terres excavées et ains permettre une réhabilitation optimale des sols.

 Ce manque d’exutoire risque également d’entraver le développement des technosols (sol reconstitué retrouvant ses fonctions essentielles) qui représente un potentiel majeur pour la désartificialisation. De même, le développement des bétons poreux (issu de différents matériaux inertes comme le sable ou les granulats) risque d’être entravé, alors même que son utilisation à démontrer son e icacité en matière de captation rapide de la ressource en eau.

 C’est pourquoi le présent amendement propose d’exclure de la comptabilité ZAN ce type d’infrastructures.

 Cet amendement a été travaillé en lien avec la Fédération française du bâtiment.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 21 rect. bis

10 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G  
Non soutenu

M. BURGOA


ARTICLE 4


Après l'alinéa 3

Insérer deux alinéas ainsi rédigés : 

...) Après le 6°, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« ...° Un espace naturel ou agricole occupé par une installation de gestion et de stockage de déchets inertes n’est pas comptabilisé dans la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers dès lors que les modalités de cette installation prévoient une obligation de remise en état du site dans le cadre des dispositions prévues par l’arrêté du 12 décembre 2014 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations du régime de l’enregistrement relevant de la rubrique n° 2760 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement ; »

Objet

Le secteur des Travaux Publics génère approximativement 180 millions de tonnes de déchets inertes. Leur valorisation nécessite un traitement mécanique, notamment du broyage et du concassage. Elle est réalisée dans des installations de type ICPE (ICPE 2515, 2516,2517).

Cependant, le manque d’installations de valorisation des déchets issus de la filière des travaux publics empêche les entreprises du secteur d’atteindre les objectifs d’économie circulaire que fixés par l’Etat.

L’objectif de « zéro artificialisation nette », prévu par la loi du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, contribue à l’insuffisante disponibilité de ces infrastructures dans nos territoires.

En effet, les plateformes de recyclage et de valorisation des déchets inertes sont aujourd’hui considérées comme artificialisantes. Dans un contexte de pressions sur le foncier disponible, la création de ces plateformes se révèle difficile pour les collectivités territoriales.

Aujourd’hui l’exploitation d’une carrière, qui produit des matières inertes, n’est pas considéré comme de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers alors que l’installation d’une plateforme de recyclage et de valorisation des déchets inertes l’est.

Pourtant ces infrastructures ont un impact limité sur les sols, comme les carrières, et sont soumises par le code de l’environnement à une obligation de remise en état.

Le présent amendement vise donc à aligner le régime des installations de recyclage et de valorisation des déchets inertes sur celui des carrières, en prévoyant explicitement qu’elles ne soient pas considérées comme de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers.



NB :La rectification consiste en un changement de place de l'article additionnel après l'article 4 vers l'article 4.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 124 rect.

10 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme CUKIERMAN, MM. CORBISEZ, LAHELLEC

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 4


Après l’alinéa 3

Insérer deux alinéas ainsi rédigés : 

...) Après le 6°, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« ...° Un espace naturel ou agricole occupé par une installation de gestion et de stockage de déchets inertes n’est pas comptabilisé dans la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers dès lors que les modalités de cette installation prévoient une obligation de remise en état du site dans le cadre des dispositions prévues par l’arrêté du 12 décembre 2014 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations du régime de l’enregistrement relevant de la rubrique n° 2760 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement ; »

Objet

Le secteur des Travaux Publics génère approximativement 180 millions de tonnes de déchets inertes. Leur valorisation nécessite un traitement mécanique, notamment du broyage et du concassage. Elle est réalisée dans des installations de type ICPE (ICPE 2515, 2516,2517).

 Les entreprises du bâtiment soulignent que les déchets produits par le secteur représentent un volume annuel non négligeable, d’environ 46 millions de tonnes.

Cependant, le manque d’installations de valorisation des déchets issus de la filière des travaux publics empêche les entreprises du secteur d’atteindre les objectifs d’économie circulaire que fixés par l’Etat.

L’objectif de « zéro artificialisation nette », prévu par la loi du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, contribue à l’insuffisante disponibilité de ces infrastructures dans nos territoires.

En effet, les plateformes de recyclage et de valorisation des déchets inertes sont aujourd’hui considérées comme artificialisantes. Dans un contexte de pressions sur le foncier disponible, la création de ces plateformes se révèle difficile pour les collectivités territoriales.

Aujourd’hui l’exploitation d’une carrière, qui produit des matières inertes, n’est pas considéré comme de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers alors que l’installation d’une plateforme de recyclage et de valorisation des déchets inertes l’est.

Pourtant ces infrastructures ont un impact limité sur les sols, comme les carrières, et sont soumises par le code de l’environnement à une obligation de remise en état.

Le présent amendement vise donc à aligner le régime des installations de recyclage et de valorisation des déchets inertes sur celui des carrières, en prévoyant explicitement qu’elles ne soient pas considérées comme de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers.

Cet amendement a été proposé par la Fédération nationale des travaux publics.



NB :La rectification consiste en un changement de place de l'article additionnel après l'article 4 vers l'article 4.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 32 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. MENONVILLE, BACCI, de LEGGE et GENET, Mme SAINT-PÉ, M. SAUTAREL, Mmes BILLON et Frédérique GERBAUD, MM. CIGOLOTTI, BONHOMME, FARGEOT, LEVI et BELIN, Mme JOSENDE et MM. FAVREAU, PILLEFER, FOLLIOT et BLEUNVEN


ARTICLE 4


Après l’alinéa 4

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

…) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« …° Pour la tranche mentionnée au 2° du présent III, les espaces naturels agricoles et forestiers consommés en vue d’installer de nouvelles installations classées pour la protection de l’environnement ou d’étendre de telles installations ne sont pas comptabilisés. »

Objet

Cet amendement vise à exempter les projets couverts par le régime de l'ICPE (installations classées pour la protection de l'environnement) dans le décompte du ZAN.

Cette mesure est motivée par la nécessité de répondre aux besoins en foncier des projets économiques afin de favoriser et d'accélérer la réindustrialisation. En effet, les ICPE sont de fait soumises à des règles de qualité environnementale beaucoup plus strictes.

 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 144 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. CHASSEING, Vincent LOUAULT et CHEVALIER, Mme Laure DARCOS, MM. ROCHETTE, Alain MARC, GRAND, WATTEBLED et LAMÉNIE, Mme LERMYTTE, MM. CHATILLON et Jean Pierre VOGEL, Mme DUMONT, MM. KHALIFÉ et CANÉVET et Mmes DREXLER et EVREN


ARTICLE 4


Après l’alinéa 4

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

…) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« …° Pour la tranche mentionnée au 2° du présent III, les espaces naturels agricoles et forestiers consommés en vue d’installer de nouvelles installations classées pour la protection de l’environnement ou d’étendre de telles installations ne sont pas comptabilisés. »

Objet

L’objectif de Zéro Artificialisation Nette (ZAN) constitue une avancée essentielle pour la préservation des sols et de la biodiversité. Toutefois, la mise en œuvre de cette mesure entraîne d’ores et déjà des conséquences préjudiciables pour le développement économique de nos territoires, notamment en restreignant l’accès au foncier nécessaire à l’implantation et à l’expansion des entreprises.

Cet amendement propose donc d’exempter les projets couverts par le régime des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) dans le décompte du ZAN, afin de répondre aux besoins en foncier des projets économiques, afin favoriser et accélérer la réindustrialisation, actuellement en perte de vitesse. Les ICPE sont soumises de facto à des règles de qualité environnementale supérieures à celles appliquées aux autres classes d’actifs



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 23 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. KERN, LONGEOT, BONNEAU et CANÉVET, Mme BILLON, MM. CAPO-CANELLAS et LEVI, Mme SOLLOGOUB, MM. DUFFOURG et Jean-Michel ARNAUD, Mme ROMAGNY, MM. PILLEFER et DELCROS, Mme SAINT-PÉ, MM. Pascal MARTIN et FOLLIOT et Mme JACQUEMET


ARTICLE 4


Compléter cet article par deux alinéas ainsi rédigés :

« – d’installations de traitement de déchets mentionnées à l’article L. 541-1-1 du code de l’environnement, indépendamment de leur capacité de traitement, y compris les installations regroupant des activités complémentaires de collecte, tri, recyclage, valorisation, compostage, production de matières premières issues du recyclage, production d’énergies décarbonées ou de transfert, ainsi que de leurs infrastructures de transport, de stockage, et des aménagements et équipements directement liés à ces installations. 

« - Les plateformes de recyclage et de valorisation des déchets inertes. »

Objet

Le présent amendement s’inscrit dans la parfaite continuité des dispositions adoptées en commission visant à exclure les projets industriels et les projets de production d’énergies renouvelables de tout décompte de la consommation d’espace agricole, naturel et forestier (Enaf).

Lui aussi vise à ne pas opposer les politiques environnementales et les planifications régionales en matière de déchets menées dans nos territoires avec les objectifs de sobriété foncière, en étendant le champ de l’exemption de tout décompte d’Enaf aux projets d’installations de traitement, tri et valorisation des déchets y compris les installations de gestion et de stockage des déchets inertes de type ICPE (ICPE 2515, 2516,2517).

En effet, ces installations jouent un rôle moteur pour renforcer la résilience de nos territoires et de nos industriels d’une part, et apporter des réponses locales aux enjeux posés par la lutte contre le dérèglement climatique d’autre part.

Pourquoi ? Parce que ce sont ces installations qui permettent aujourd’hui aux élus locaux de transformer les déchets que tout un chacun produit en matières premières recyclées, en énergies décarbonées ou en fertilisants naturels pour notre agriculture et de traiter les déchets résiduels ultimes.

Par ailleurs, l’adoption de cette mesure serait de nature à simplifier l’installation de projets innovants, alliant par exemple des activités de recyclage et des activités de valorisation des déchets. Or, le recyclage et la valorisation des déchets ne sont aujourd’hui pas comptabilisés de la même manière.

L’exemption telle que proposée permettrait ainsi de lever les écueils rencontrés dans l’appréciation des modalités de comptabilisation de ces projets verts, et favoriserait ainsi dans nos territoires le développement de pôles multi-filières et d’écosystèmes industriels locaux au service de nos souverainetés nationales.

De la sorte, les collectivités n’auront plus à faire des arbitrages entre leurs objectifs d’économie circulaire et de sobriété foncière. Au contraire, elles auront toutes les cartes en main pour mener à bien leurs projets, conformément aux objectifs et aux orientations donnés dans le plan national d’adaptation au changement climatique, la stratégie nationale bas-carbone et la planification régionale.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 49 rect.

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

M. BUIS et Mme SCHILLINGER


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« – d’installations de traitement de déchets mentionnées à l’article L. 541-1-1 du code de l’environnement, indépendamment de leur capacité de traitement, y compris les installations regroupant des activités complémentaires de collecte, tri, recyclage, valorisation, compostage, production de matières premières issues du recyclage, production d’énergies décarbonées ou de transfert, ainsi que de leurs infrastructures de transport, de stockage, et des aménagements et équipements directement liés à ces installations. »

Objet

Cet amendement s’inscrit dans la parfaite continuité des dispositions adoptées en commission visant à exclure les projets industriels et les projets de production d’énergies renouvelables de tout décompte de la consommation d’espace agricole, naturel et forestier (Enaf).

Il s'agit de ne pas opposer les politiques environnementales et les planifications régionales en matière de déchets menées dans nos territoires avec les objectifs de sobriété foncière, en étendant le champ de l’exemption de tout décompte d’Enaf aux projets d’installations de traitement, tri et valorisation des déchets.

En effet, ces installations jouent, d'une part, un rôle moteur pour renforcer la résilience de nos territoires comme de nos industries et apportent, d'autre part, des réponses locales aux enjeux posés par la lutte contre le dérèglement climatique.

Pourquoi ? Parce que ce sont ces installations qui permettent aujourd’hui aux élus locaux de transformer les déchets que tout un chacun produit en matières premières recyclées, en énergies décarbonées ou en fertilisants naturels pour notre agriculture et de traiter les déchets résiduels ultimes.

Par ailleurs, l’adoption de cette mesure serait de nature à simplifier l’installation de projets innovants, alliant par exemple des activités de recyclage et des activités de valorisation des déchets. Or, le recyclage et la valorisation des déchets ne sont aujourd’hui pas comptabilisés de la même manière.

L’exemption telle que proposée permettrait ainsi de lever les écueils rencontrés dans l’appréciation des modalités de comptabilisation de ces projets verts, favorisant ainsi le développement de pôles multi-filières et d’écosystèmes industriels locaux dans nos territoires.

Par conséquent, les collectivités n’auront plus à faire des arbitrages entre leurs objectifs d’économie circulaire et de sobriété foncière. Au contraire, elles auront toutes les cartes en main pour mener à bien leurs projets, conformément aux objectifs donnés dans le plan national d’adaptation au changement climatique, la stratégie nationale bas-carbone et la planification régionale.

 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 149 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. BLEUNVEN, Mme Muriel JOURDA, MM. CANÉVET, CIGOLOTTI, FARGEOT et LEVI, Mme LERMYTTE, M. PILLEFER, Mme SAINT-PÉ, M. DELCROS, Mmes ROMAGNY et BILLON, M. Jean-Michel ARNAUD, Mme SOLLOGOUB, MM. KHALIFÉ et HENNO, Mmes CANAYER et DUMONT et M. KLINGER


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« – d’installations de traitement de déchets mentionnées à l’article L. 541-1-1 du code de l’environnement, indépendamment de leur capacité de traitement, y compris les installations regroupant des activités complémentaires de collecte, tri, recyclage, valorisation, compostage, production de matières premières issues du recyclage, production d’énergies décarbonées ou de transfert, ainsi que de leurs infrastructures de transport, de stockage, et des aménagements et équipements directement liés à ces installations. »

Objet

Dans la parfaite continuité des dispositions adoptées en commission visant à exclure les projets industriels et les projets de production d’énergies renouvelables de tout décompte de la consommation d’Enaf, le présent amendement vise à ne pas opposer politiques environnementales et planifications régionales en matière de déchets face à la sobriété foncière.

Pour ce faire, il entend étendre le champ de l’exemption de tout décompte d’Enaf aux projets d’installations, de traitement, tri et valorisation des déchets.

Ces installations jouent un rôle moteur pour renforcer la résilience de nos territoires et de nos industriels d’une part, et apporter des réponses locales aux enjeux posés par la lutte contre le dérèglement climatique d’autre part. Par ailleurs, l’adoption de cette mesure serait de nature à simplifier l’installation de projets innovants, alliant par exemple activités de recyclage et activités de valorisation des déchets. Or, le recyclage et la valorisation des déchets ne sont aujourd’hui pas comptabilisés de la même manière.

Enfin, la requalification des espaces urbanisés, la déconstruction et la désartificialisation engendreront nécessairement une augmentation des flux de déchets issus du secteur de la construction. Il est donc essentiel d’anticiper ces besoins en facilitant l’installation d’infrastructures adaptées au traitement de ces matériaux, afin d’assurer leur valorisation optimale et d’accompagner la transition vers un modèle d’urbanisation plus durable.

Cette disposition permettra ainsi aux collectivités de concilier leurs objectifs d’économie circulaire et de sobriété foncière, en leur donnant les moyens nécessaires pour mener à bien leurs projets dans le respect des grandes orientations nationales et régionales.

Cet amendement a été rédigé en collaboration avec la FNADE. 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 153 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

MM. BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mmes JOUVE et PANTEL et M. ROUX


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« – d’installations de traitement de déchets mentionnées à l’article L. 541-1-1 du code de l’environnement, indépendamment de leur capacité de traitement, y compris les installations regroupant des activités complémentaires de collecte, tri, recyclage, valorisation, compostage, production de matières premières issues du recyclage, production d’énergies décarbonées ou de transfert, ainsi que de leurs infrastructures de transport, de stockage, et des aménagements et équipements directement liés à ces installations. »

Objet

Le présent amendement s’inscrit dans la parfaite continuité des dispositions adoptées en commission visant à exclure les projets industriels et les projets de production d’énergies renouvelables de tout décompte de la consommation d’espace agricole, naturel et forestier (Enaf).

Lui aussi vise à ne pas opposer les politiques environnementales et les planifications régionales en matière de déchets menées dans nos territoires avec les objectifs de sobriété foncière, en étendant le champ de l’exemption de tout décompte d’Enaf aux projets d’installations de traitement, tri et valorisation des déchets.

En effet, ces installations jouent un rôle moteur pour renforcer la résilience de nos territoires et de nos industriels d’une part, et apporter des réponses locales aux enjeux posés par la lutte contre le dérèglement climatique d’autre part.

Pourquoi ? Parce que ce sont ces installations qui permettent aujourd’hui aux élus locaux de transformer les déchets que tout un chacun produit en matières premières recyclées, en énergies décarbonées ou en fertilisants naturels pour notre agriculture et de traiter les déchets résiduels ultimes.

Par ailleurs, l’adoption de cette mesure serait de nature à simplifier l’installation de projets innovants, alliant par exemple des activités de recyclage et des activités de valorisation des déchets. Or, le recyclage et la valorisation des déchets ne sont aujourd’hui pas comptabilisés de la même manière.

L’exemption telle que proposée permettrait ainsi de lever les écueils rencontrés dans l’appréciation des modalités de comptabilisation de ces projets verts, et favoriserait ainsi dans nos territoires le développement de pôles multi-filières et d’écosystèmes industriels locaux au service de nos souverainetés nationales.

De la sorte, les collectivités n’auront plus à faire des arbitrages entre leurs objectifs d’économie circulaire et de sobriété foncière. Au contraire, elles auront toutes les cartes en main pour mener à bien leurs projets, conformément aux objectifs et aux orientations donnés dans le plan national d’adaptation au changement climatique, la stratégie nationale bas-carbone et la planification régionale.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 24 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

MM. KERN, LONGEOT, BONNEAU et CANÉVET, Mme BILLON, MM. CAPO-CANELLAS et LEVI, Mme SOLLOGOUB, M. Jean-Michel ARNAUD, Mme ROMAGNY, MM. PILLEFER et DELCROS, Mme SAINT-PÉ, MM. Pascal MARTIN et FOLLIOT et Mme JACQUEMET


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« – des projets et installations compatibles avec les objectifs fixés par le plan régional de prévention et de gestion des déchets, y compris leurs infrastructures connexes, leurs aménagements et équipements directement liés. »

Objet

Le présent amendement de repli s’inscrit dans la parfaite continuité des dispositions adoptées en commission visant à exclure les projets industriels et les projets de production d’énergies renouvelables de tout décompte de la consommation d’espace agricole, naturel et forestier (Enaf).

Lui aussi vise à ne pas opposer les politiques environnementales et les planifications régionales en matière de déchets menées dans nos territoires avec les objectifs de sobriété foncière, en étendant le champ de l’exemption de tout décompte d’Enaf aux projets d’installations de traitement, tri et valorisation des déchets compatibles avec les objectifs fixés par les plans régionaux de prévention et de gestion des déchets.

En effet, ces installations jouent un rôle moteur pour renforcer la résilience de nos territoires et de nos industriels d’une part, et apporter des réponses locales aux enjeux posés par la lutte contre le dérèglement climatique d’autre part.

Pourquoi ? Parce que ce sont ces installations permettent aujourd’hui aux élus locaux de transformer les déchets que tout un chacun produit en matières premières recyclées, en énergies décarbonées ou en fertilisants naturels pour notre agriculture et de traiter les déchets ultimes résiduels.

Par ailleurs, l’adoption de cette mesure serait de nature à simplifier l’installation de projets innovants, alliant par exemple des activités de recyclage et des activités de valorisation des déchets. Or, le recyclage et la valorisation des déchets ne sont aujourd’hui pas comptabilisés de la même manière.

L’exemption telle que proposée permettrait ainsi de lever les écueils rencontrés dans l’appréciation des modalités de comptabilisation de ces projets verts, et favoriserait ainsi dans nos territoires le développement de pôles multi filières et d’écosystèmes industriels locaux au service de nos souverainetés nationales.

De la sorte, les collectivités n’auront plus à faire des arbitrages entre leurs objectifs d’économie circulaire et de sobriété foncière. Au contraire, elles auront toutes les cartes en main pour mener à bien leurs projets, conformément aux objectifs et aux orientations donnés dans le plan national d’adaptation au changement climatique, la stratégie nationale bas-carbone et la planification régionale.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 50 rect.

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

M. BUIS et Mme SCHILLINGER


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« – des projets et installations compatibles avec les objectifs fixés par le plan régional de prévention et de gestion des déchets, y compris leurs infrastructures connexes, leurs aménagements et équipements directement liés. »

Objet

Cet amendement de repli s’inscrit également dans la parfaite continuité des dispositions adoptées en commission visant à exclure les projets industriels et les projets de production d’énergies renouvelables de tout décompte de la consommation d’espace agricole, naturel et forestier (Enaf).

Il s'agit de ne pas opposer les politiques environnementales et les planifications régionales en matière de déchets menées dans nos territoires avec les objectifs de sobriété foncière, en étendant le champ de l’exemption de tout décompte d’Enaf aux projets d’installations de traitement, tri et valorisation des déchets.

En effet, ces installations jouent, d'une part, un rôle moteur pour renforcer la résilience de nos territoires comme de nos industries et apportent, d'autre part, des réponses locales aux enjeux posés par la lutte contre le dérèglement climatique.

Pourquoi ? Parce que ce sont ces installations qui permettent aujourd’hui aux élus locaux de transformer les déchets que tout un chacun produit en matières premières recyclées, en énergies décarbonées ou en fertilisants naturels pour notre agriculture et de traiter les déchets résiduels ultimes.

Par ailleurs, l’adoption de cette mesure serait de nature à simplifier l’installation de projets innovants, alliant par exemple des activités de recyclage et des activités de valorisation des déchets. Or, le recyclage et la valorisation des déchets ne sont aujourd’hui pas comptabilisés de la même manière.

L’exemption telle que proposée permettrait ainsi de lever les écueils rencontrés dans l’appréciation des modalités de comptabilisation de ces projets verts, favorisant ainsi le développement de pôles multi-filières et d’écosystèmes industriels locaux dans nos territoires.

Par conséquent, les collectivités n’auront plus à faire des arbitrages entre leurs objectifs d’économie circulaire et de sobriété foncière. Au contraire, elles auront toutes les cartes en main pour mener à bien leurs projets, conformément aux objectifs donnés dans le plan national d’adaptation au changement climatique, la stratégie nationale bas-carbone et la planification régionale.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 154 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

MM. BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. GOLD, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, M. MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« – des projets et installations compatibles avec les objectifs fixés par le plan régional de prévention et de gestion des déchets, y compris leurs infrastructures connexes, leurs aménagements et équipements directement liés. »

 

Objet

Le présent amendement de repli s’inscrit dans la parfaite continuité des dispositions adoptées en commission visant à exclure les projets industriels et les projets de production d’énergies renouvelables de tout décompte de la consommation d’espace agricole, naturel et forestier (Enaf).

Lui aussi vise à ne pas opposer les politiques environnementales et les planifications régionales en matière de déchets menées dans nos territoires avec les objectifs de sobriété foncière, en étendant le champ de l’exemption de tout décompte d’Enaf aux projets d’installations de traitement, tri et valorisation des déchets compatibles avec les objectifs fixés par les plans régionaux de prévention et de gestion des déchets.

En effet, ces installations jouent un rôle moteur pour renforcer la résilience de nos territoires et de nos industriels d’une part, et apporter des réponses locales aux enjeux posés par la lutte contre le dérèglement climatique d’autre part.

Pourquoi ? Parce que ce sont ces installations permettent aujourd’hui aux élus locaux de transformer les déchets que tout un chacun produit en matières premières recyclées, en énergies décarbonées ou en fertilisants naturels pour notre agriculture et de traiter les déchets ultimes résiduels.

Par ailleurs, l’adoption de cette mesure serait de nature à simplifier l’installation de projets innovants, alliant par exemple des activités de recyclage et des activités de valorisation des déchets. Or, le recyclage et la valorisation des déchets ne sont aujourd’hui pas comptabilisés de la même manière.

L’exemption telle que proposée permettrait ainsi de lever les écueils rencontrés dans l’appréciation des modalités de comptabilisation de ces projets verts, et favoriserait ainsi dans nos territoires le développement de pôles multi filières et d’écosystèmes industriels locaux au service de nos souverainetés nationales.

De la sorte, les collectivités n’auront plus à faire des arbitrages entre leurs objectifs d’économie circulaire et de sobriété foncière. Au contraire, elles auront toutes les cartes en main pour mener à bien leurs projets, conformément aux objectifs et aux orientations donnés dans le plan national d’adaptation au changement climatique, la stratégie nationale bas-carbone et la planification régionale.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 53 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mmes BERTHET et BELRHITI, MM. BURGOA et DELIA, Mme DUMONT, M. GENET, Mmes Frédérique GERBAUD, GOSSELIN, HYBERT, JOSENDE et LASSARADE, MM. Daniel LAURENT et MILON, Mme NOËL, MM. PANUNZI et PERNOT, Mme RICHER, MM. SIDO et SOMON, Mme VENTALON et M. Paul VIDAL


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« …. – d’infrastructures permettant la gestion et le stockage des déchets, dès lors qu’elles sont soumises à la réglementation relative aux installations classées pour la protection de l'environnement et tenues d’une obligation de remise en état à la fin de leur exploitation. »

Objet

Dans un souci de cohérence entre les différents objectifs poursuivis par la transition écologique (réduction des émissions de CO2, préservation des ressources, restauration de la biodiversité…), le présent amendement vise à exclure de la comptabilité ZAN les infrastructures permettant la gestion et le stockage des déchets. En effet, ces installations, en tant qu’Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE), sont d’ores et déjà soumises à un régime d’autorisation environnementale, ce qui conditionne de fait leur activité à une durée limitée dans le temps (par exemple, 10 ans en moyenne pour une ISDI). À la fin de celle-ci, le dernier exploitant est tenu à une obligation de remise en état du site.


Les activités de valorisation de déchets sont aujourd’hui menacées par la raréfaction du foncier disponible dans tous les territoires. En effet, parmi les arbitrages opérés par les acteurs locaux, la mobilisation du foncier au service du recyclage des matériaux paraît nécessairement moins prioritaire que le développement de l’économie ou des services. La création de nouvelles plateformes de valorisation de déchets s’avère pourtant indispensable au retraitement et à la reformulation de nombreux matériaux (ex. lavage, concassage, criblage, etc.). L’objectif de réutilisation des matériaux de construction constitue un impératif écologique pour réduire les émissions de CO2 et préserver les ressources naturelles, aussi essentiel que la limitation de la consommation de foncier.


Au-delà de la réutilisation des déchets dans la construction, le manque d’infrastructures de traitement des déchets inertes dans les territoires risque de freiner considérablement les opérations de désartificialisation et de renaturation, car ces opérations nécessitent des exutoires pour assurer le traitement des volumes de terres excavées et ainsi permettre une réhabilitation optimale des sols.


Ce manque d'exutoires risque également d’entraver le développement des technosols, qui représentent un potentiel majeur pour la désartificialisation. De même, le développement des bétons poreux (issus de différents matériaux inertes comme le sable ou les granulats) risque d’être entravé, alors même que son utilisation a démontré son efficacité en matière de captation rapide de la ressource en eau.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 175 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. GILLÉ, Mme CANALÈS, MM. BOUAD, FAGNEN et REDON-SARRAZY, Mme ESPAGNAC, MM. KANNER et TISSOT, Mmes ARTIGALAS, BONNEFOY et BRIQUET, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ et Patrice JOLY, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, MM. MONTAUGÉ, OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, M. RAYNAL, Mme Sylvie ROBERT, MM. ROIRON, ROS, STANZIONE, UZENAT, Michaël WEBER

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« ....– d’infrastructures permettant la gestion et le stockage des déchets, dès lors qu’elles sont soumises à la réglementation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement et tenues d’une obligation de remise en état à la fin de leur exploitation. »

Objet

Dans un souci de cohérence entre les différents objectifs poursuivis par la transition écologique (réduction des émissions de CO2, préservation des ressources, restauration de la biodiversité…), cet amendement vise à exclure de la comptabilité ZAN les infrastructures permettant la gestion et le stockage des déchets. Ces installations, en tant qu’ICPE (Installation Classées pour la Protection de l’Environnement) sont d’ores et déjà soumises à un régime d’autorisation environnementale, ce qui conditionne leur activité à une durée limitée dans le temps. À la fin de celle-ci, le dernier exploitant est tenu à une obligation de remise en état du site.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 121 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. Cédric VIAL, Daniel LAURENT, PERNOT et SOL, Mme BERTHET, MM. PANUNZI, CHATILLON, SOMON et LE RUDULIER, Mmes DUMONT et BELRHITI, M. BRISSON, Mmes Frédérique GERBAUD, JOSENDE, CANAYER et BORCHIO FONTIMP et MM. Paul VIDAL, RAPIN, SIDO et GENET


ARTICLE 4


Après l’alinéa 3

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

...) Après le 6°, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« ...° En vue de favoriser le maintien de la population dans les communes touristiques au sens de  l’article L. 133-11  du code du tourisme,  les surfaces artificialisées pour la construction de logements ne sont comptabilisées qu’à hauteur de 50 % dans la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers à condition que ces logements soient strictement réservés au logement de la population résidente ou à celle des travailleurs saisonniers. »;



Objet

Cet amendement a pour objet d’accompagner les communes touristiques qui font face à une désertification de leur population.

En effet, les communes touristiques et les stations de tourisme sont soumises à une forte pression touristique et doivent faire preuve d’ingéniosité pour garantir des logements à leur population locale au risque de les voir partir.

Le présent amendement propose donc une majoration de 50% de l’artificialisation nette pour les logements permanents dans les communes faisant face à une forte demande de logement permanent ou saisonnier.





NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 123 rect. quater

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

Mme CUKIERMAN, M. CORBISEZ

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 4


Après l'alinéa 3

Insérer deux alinéas ainsi rédigés : 

...) Après le 6°, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« ...° Lorsqu'une friche, telle que définie à l'article  L.111-26 du code de l'urbanisme, précédemment à vocation industrielle, est requalifiée, l’enveloppe des collectivités territoriales ou de leurs groupements est abondée de 0,2 hectare pour chaque hectare requalifié ; »

Objet

Alors que plus de 20 000 hectares sont artificialisés chaque année, l'outil cartofriches référence près de 12 000 friches, représentant entre 90 000 et 150 000 hectares, selon les estimations. La requalification de ces friches représente un levier majeur pour réduire l'artificialisation des sols.

En s'appuyant notamment sur le rapport prévu à l'article 10 de la loi industrie verte, les auteurs de l'amendement souhaitent pouvoir développer des moyens nouveaux afin de soutenir les élus locaux confrontés à la présence de friches sur leur territoire.

Afin d'inciter le réemploi de ces friches et pour que les collectivités qui les accueillent puissent gagner en attractivité et en dynamisme, les auteurs de l'amendement proposent qu'un droit à construire supplémentaire soit accordé aux collectivités, avec un pro-rata de 0,2 hectare à bâtir pour chaque hectare requalifié.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 198

13 mars 2025


 

SOUS-AMENDEMENT

à l'amendement n° 123 rect. quater de Mme CUKIERMAN et les membres du groupe CRCE - Kanaky

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

M. BLEUNVEN


ARTICLE 4


Amendement n° 123 rect. quater, alinéa 4

Remplacer les mots :

précédemment à vocation industrielle

par les mots :

y compris de bâtiment agricole amianté

et le chiffre :

0,2

par le chiffre :

0,5

Objet

Ce sous-amendement vise à encourager la requalification des friches en augmentant le ratio d'augmentation des enveloppes foncières des collectivités de 0,2 à 0,5, en cas de requalification de friches. L'amendement intègre également au dispositif les bâtiments agricoles amiantés laissés à l'abandon suite à une cessation d'activité, dont les coûts de désamiantage sont prohibitifs.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 31 rect. quater

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

MM. MENONVILLE, BACCI, de LEGGE et GENET, Mme SAINT-PÉ, M. SAUTAREL, Mmes PATRU, BILLON et Frédérique GERBAUD, MM. BONHOMME, FARGEOT et LEVI, Mme GUIDEZ, M. BELIN, Mme JOSENDE, MM. FAVREAU, PILLEFER et FOLLIOT, Mme ROMAGNY et MM. ANGLARS et BLEUNVEN


ARTICLE 4


Après l’alinéa 3

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

....) Le 7° est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« …) Les constructions, aménagements, équipements, installations et travaux, réalisés par une ou plusieurs collectivités territoriales ou leurs groupements, ou pour leur compte, qui sont nécessaires et directement liés à la réalisation et à l’insertion territoriale d’un projet d’envergure nationale ou européenne sur leur territoire ;»

Objet

Le présent amendement vise à compléter la loi ZAN du 20 juillet 2023 en incluant dans la comptabilisation au niveau national les surfaces nécessaires aux constructions, aménagements, équipements, installations et travaux directement liés aux projets d'envergure nationale ou européenne, réalisés sur leur territoire par des collectivités territoriales ou leurs groupements dans le cadre de son insertion territoriale.
En effet, à ce jour, seuls les projets de décarbonation bénéficiant de la qualification de projets d’envergure nationale ou européenne (PENE) sont décomptés dans le forfait national dans le cadre des objectifs de Zéro artificialisation nette (ZAN).
Or, il est important d’éviter que les quotas d’artificialisation des collectivités ou de leurs groupements concernés ne soient pénalisés par des aménagements qui, en réalité, sont rendus nécessaires par la présence de projets d’envergure nationale ou européenne de décarbonation situés sur leur territoire et leur sont étroitement liés.
A titre d’illustration, le chantier de construction d’une paire d’EPR2 à Penly, qui constitue un projet d’envergure nationale et européenne, va accueillir plus de 8 000 travailleurs, dont la présence impliquera la construction d’infrastructures telles que des logements temporaires, des parkings à proximité du chantier, de moyens de transports, ou encore des centres médicaux... Ces aménagements qui sont portés par les collectivités territoriales ou leurs groupements, peuvent grever lourdement leur quota d’artificialisation des sols, alors même qu’ils sont nécessaires à la réalisation d’un projet d’intérêt national.
Il apparaît dès lors pleinement justifié de sortir ces aménagements connexes aux projets d’envergure nationale et européenne du quota d’artificialisation des communes et groupements de communes d’implantation pour les imputer sur le quota national mis en place par la loi ZAN.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Proposition de loi

Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 196

12 mars 2025


 

SOUS-AMENDEMENT

à l'amendement n° 31 rect. quater de M. MENONVILLE

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

Mme GACQUERRE et M. Jean-Marc BOYER

au nom de la commission des affaires économiques


ARTICLE 4


Amendement n° 31, alinéa 4

Remplacer les mots :

constructions, aménagements, équipements, installations et travaux

par les mots :

aménagements, les équipements et les logements

Objet

Cet amendement vise à préciser la nature des constructions, aménagements, équipements, installations et travaux liés à un projet d’envergure nationale ou européenne (Pene) qui pourront également être qualifiés de Pene, au cas par cas, en y introduisant explicitement les logements liés à la réalisation de ces projets. La qualification se fera au cas par cas. Cette disposition ne fait pas obstacle à la possibilité, dans d’autres cas, de mutualiser la consommation d’espace induite par ces constructions, équipements et logements au niveau régional, comme le prévoit le III quater de l’article 194 de la loi Climat-résilience.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 101 rect. ter

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C
G  
Tombé

M. MICHALLET, Mme PUISSAT, MM. SAVIN, BURGOA, RIETMANN et CHAIZE, Mmes NOËL et VALENTE LE HIR, MM. BOUCHET, KLINGER, Paul VIDAL, BACCI, KHALIFÉ, Jean Pierre VOGEL, SOL, de NICOLAY et de LEGGE, Mme SAINT-PÉ, M. GENET, Mme BELRHITI, M. PERRIN, Mme CANAYER, MM. Cédric VIAL, MILON et FARGEOT, Mme IMBERT, M. BRISSON, Mme JOSENDE, M. DELIA, Mme Pauline MARTIN, M. LEFÈVRE, Mme DUMONT, M. NATUREL, Mme VENTALON et MM. SAURY, ANGLARS, REICHARDT et PILLEFER


ARTICLE 4


I.- Alinéa 6

Après les mots :

établissements publics,

insérer les mots :

et pour les aménagements, équipements et logements qui sont directement liés à leur réalisation,

II. – Alinéa 7

Remplacer cet alinéa par deux alinéas ainsi rédigés :

3° Le III quater est ainsi rédigé :

« III quater . - La consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers qui résulte des aménagements, équipements et logements directement liés à la réalisation d'un projet d'envergure nationale ou européenne s’inscrit dans la stratégie de sobriété foncière mentionnée au III bis du présent article. Le surcroît de ces consommations ne peut pas être imputé sur l'enveloppe des collectivités territoriales ou de leurs groupements.

Objet

La loi du 20 juillet 2023 visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de lutte contre l'artificialisation des sols et à renforcer l'accompagnement des élus locaux instaure les projets d'envergure nationale ou européenne (PENE) recensés par l’arrêté du 31 mai 2024 relatif à la mutualisation nationale de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers des projets d'envergure nationale ou européenne d'intérêt général majeur.

En l’état du droit actuel, la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers résultant des PENE est prise en compte au niveau national et n'est pas prise en compte au titre des objectifs fixés par les documents de planification régionale et par les documents d'urbanisme.

Or, si la consommation d’ENAF par les PENE s’impute à l’enveloppe nationale, les aménagements, les équipements et les logements directement liés à la réalisation de ce projet peuvent être considérés, en raison de leur importance, comme des projets d'envergure régionale ou comme des projets d'intérêt intercommunal. 

En d’autres termes, la consommation d’espaces indispensables à la concrétisation d’un PENE vient grever la capacité de consommation foncière des collectivités locales.

Le présent amendement vise donc à protéger la capacité foncière des territoires, en s’assurant que l’ensemble des consommations d’ENAF liées directement à un projet d’envergure nationale ou européenne viennent uniquement grever l’enveloppe nationale de l’Etat. Ces consommations foncières devront ainsi s'inscrire dans la stratégie de sobriété foncière mentionnée au III bis de l’article 194 de la loi climat et résilience.

Il est également proposé d’instaurer un principe d’interdiction : le surcroît de ces consommations ne pourra pas être imputé sur l'enveloppe des collectivités territoriales ou de leurs groupements.

Ainsi, à titre d’exemple, dans le cadre d’un projet ferroviaire ou nucléaire, relevant du régime des PENE, les installations, aménagements et logements liés au projet principal (voiries, ouvrages d’art, immeubles, infrastructures essentielles au projet principal…) devront s’inscrire dans la trajectoire mise en place par l’État.

 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.
La mention « Tombé » signifie qu'il n'y avait pas lieu de soumettre l'amendement au vote du Sénat dans la mesure où soit l'objectif poursuivi par l'amendement a été atteint par l'adoption d'un autre amendement (ex. : amendement de rédaction globale incluant la modification proposée), soit, au contraire, l'amendement était incompatible avec un amendement précédemment adopté (ex. : l'adoption d'un amendement de suppression fait tomber tous les autres).





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 102 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C
G  
Tombé

M. MICHALLET, Mme PUISSAT, MM. SAVIN et BURGOA, Mme VALENTE LE HIR, M. BOUCHET, Mme NOËL, MM. KLINGER, Paul VIDAL, BACCI, KHALIFÉ, Jean Pierre VOGEL, SOL, de NICOLAY et de LEGGE, Mme SAINT-PÉ, MM. GENET et CHAIZE, Mme BELRHITI, MM. PERRIN et RIETMANN, Mme CANAYER, MM. MILON et FARGEOT, Mme IMBERT, M. BRISSON, Mme JOSENDE, M. DELIA, Mme Pauline MARTIN, M. LEFÈVRE, Mmes DUMONT et VENTALON, M. SAURY, Mme GARNIER, MM. PILLEFER et Cédric VIAL, Mme GUIDEZ et MM. NATUREL, ANGLARS et REICHARDT


ARTICLE 4


I.- Alinéa 6

Après les mots :

établissements publics,

insérer les mots :

et pour les aménagements et équipements qui sont directement liés à leur réalisation  

II. – Alinéa 7

Remplacer cet alinéa par quatre alinéas ainsi rédigés :

3° Le III quater est ainsi modifié :

a) Au début, les mots : « Les aménagements, les équipements et » sont supprimés ;

b) Sont ajoutés cinq alinéas ainsi rédigés :

« La consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers qui résulte des aménagements et des équipements directement liés à la réalisation d'un projet d'envergure nationale ou européenne doit s'inscrire dans la stratégie de sobriété foncière mentionnée au III bis du présent article. Le surcroît de ces consommations ne peut pas être imputé sur l'enveloppe des collectivités territoriales ou de leurs groupements. »

Objet

La loi du 20 juillet 2023 visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de lutte contre l'artificialisation des sols et à renforcer l'accompagnement des élus locaux instaure les projets d'envergure nationale ou européenne (PENE) recensés par l’arrêté du 31 mai 2024 relatif à la mutualisation nationale de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers des projets d'envergure nationale ou européenne d'intérêt général majeur.

En l’état du droit actuel, la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers résultant des PENE est prise en compte au niveau national et n'est pas prise en compte au titre des objectifs fixés par les documents de planification régionale et par les documents d'urbanisme.

Or, si la consommation d’ENAF par les PENE s’impute à l’enveloppe nationale, les aménagements, les équipements et les logements directement liés à la réalisation de ce projet peuvent être considérés, en raison de leur importance, comme des projets d'envergure régionale ou comme des projets d'intérêt intercommunal. 

En d’autres termes, la consommation d’espaces indispensables à la concrétisation d’un PENE vient grever la capacité de consommation foncière des collectivités locales.

Le présent amendement de repli vise donc à protéger la capacité foncière des territoires, en s’assurant que l’ensemble des consommations d’ENAF qui résulte des aménagements et des équipements directement liés à la réalisation d'un projet d'envergure nationale ou européenne viennent uniquement grever l’enveloppe nationale de l’Etat. Ces consommations foncières devront ainsi s'inscrire dans la stratégie de sobriété foncière mentionnée au III bis de l’article 194 de la loi climat et résilience.

Il est également proposé d’instaurer un principe d’interdiction : le surcroît de ces consommations ne pourra pas être imputé sur l'enveloppe des collectivités territoriales ou de leurs groupements.

Ainsi, à titre d’exemple, dans le cadre d’un projet ferroviaire ou nucléaire, relevant du régime des PENE, les installations et aménagements liés au projet principal (voiries, ouvrages d’art…) devront s’inscrire dans la trajectoire mise en place par l’État.

Le présent amendement de repli propose donc de conserver le droit existant sur les espaces consommés par les logements.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.
La mention « Tombé » signifie qu'il n'y avait pas lieu de soumettre l'amendement au vote du Sénat dans la mesure où soit l'objectif poursuivi par l'amendement a été atteint par l'adoption d'un autre amendement (ex. : amendement de rédaction globale incluant la modification proposée), soit, au contraire, l'amendement était incompatible avec un amendement précédemment adopté (ex. : l'adoption d'un amendement de suppression fait tomber tous les autres).





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 103 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C
G  
Tombé

M. MICHALLET, Mme PUISSAT, MM. SAVIN et BURGOA, Mme VALENTE LE HIR, M. BOUCHET, Mmes VENTALON et NOËL, MM. KLINGER, Paul VIDAL, BACCI, KHALIFÉ, Jean Pierre VOGEL, SOL, de NICOLAY et de LEGGE, Mme SAINT-PÉ, MM. GENET et CHAIZE, Mme BELRHITI, MM. PERRIN et RIETMANN, Mme CANAYER, MM. MILON et FARGEOT, Mme IMBERT, M. BRISSON, Mme JOSENDE, M. DELIA, Mme Pauline MARTIN, M. LEFÈVRE, Mme DUMONT, MM. SAURY et Cédric VIAL, Mmes GARNIER et GUIDEZ et MM. NATUREL, ANGLARS et REICHARDT


ARTICLE 4


I.- Alinéa 6

Après les mots :

établissements publics,

insérer les mots :

et pour les aménagements et équipements qui sont directement liés à leur réalisation,

II. – Après l’alinéa 6

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

…° Au début du III quater, les mots : « Les aménagements, les équipements et » sont supprimés ;

Objet

La loi du 20 juillet 2023 visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de lutte contre l'artificialisation des sols et à renforcer l'accompagnement des élus locaux instaure les projets d'envergure nationale ou européenne (PENE) recensés par l’arrêté du 31 mai 2024 relatif à la mutualisation nationale de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers des projets d'envergure nationale ou européenne d'intérêt général majeur.

En l’état du droit actuel, la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers résultant des PENE est prise en compte au niveau national et n'est pas prise en compte au titre des objectifs fixés par les documents de planification régionale et par les documents d'urbanisme.

Or, si la consommation d’ENAF par les PENE s’impute à l’enveloppe nationale, les aménagements, les équipements et les logements directement liés à la réalisation de ce projet peuvent être considérés, en raison de leur importance, comme des projets d'envergure régionale ou comme des projets d'intérêt intercommunal. 

En d’autres termes, la consommation d’espaces indispensables à la concrétisation d’un PENE vient grever la capacité de consommation foncière des collectivités locales.

Le présent amendement de repli vise donc à protéger la capacité foncière des territoires, en s’assurant que l’ensemble des consommations d’ENAF qui résulte des aménagements et des équipements directement liés à la réalisation d'un projet d'envergure nationale ou européenne viennent uniquement grever l’enveloppe nationale de l’Etat. Ces consommations foncières devront ainsi s'inscrire dans la stratégie de sobriété foncière mentionnée au III bis de l’article 194 de la loi climat et résilience.

Il est également proposé d’instaurer un principe d’interdiction : le surcroît de ces consommations ne pourra pas être imputé sur l'enveloppe des collectivités territoriales ou de leurs groupements.

Ainsi, à titre d’exemple, dans le cadre d’un projet ferroviaire ou nucléaire, relevant du régime des PENE, les installations et aménagements liés au projet principal (voiries, ouvrages d’art…) devront s’inscrire dans la trajectoire mise en place par l’État.

Le présent amendement de repli propose de conserver le droit existant sur les espaces consommés par les logements. Il propose ainsi de ne modifier qu’à la marge le III quater de l’article 194 de la loi climat et résilience et de porter le principe de l’amendement sur le III bis.  



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.
La mention « Tombé » signifie qu'il n'y avait pas lieu de soumettre l'amendement au vote du Sénat dans la mesure où soit l'objectif poursuivi par l'amendement a été atteint par l'adoption d'un autre amendement (ex. : amendement de rédaction globale incluant la modification proposée), soit, au contraire, l'amendement était incompatible avec un amendement précédemment adopté (ex. : l'adoption d'un amendement de suppression fait tomber tous les autres).





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 45 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme JOUVE, MM. BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. GOLD, GUIOL et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


ARTICLE 4


Après l’alinéa 3

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

...) Le 7° est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« …) Les marchés d’intérêt national tels que définis par l’article L. 761-1 du code du commerce ; »

Objet

Cet amendement vise à soustraire les marchés d’intérêt national (MIN) du calcul de la réduction de l’artificialisation.

Les marchés d'intérêt national sont des services publics de gestion de marchés offrant à des grossistes et à des producteurs des services de gestion collective adaptés aux caractéristiques de certains produits agricoles et alimentaires. En ce sens, ils sont une plateforme indispensable pour soutenir « logistiquement » la filière agricole. Par exemple, le marché d’intérêt national de Châteaurenard est le numéro 1 en Europe des marchés de gré à gré en fruits et légumes avec un tonnage de 180 000 tonnes par an.

Or, il apparaît regrettable qu’un MIN soit pénalisé alors que nous venons de voter une loi d’orientation pour la souveraineté agricole et le renouvellement des générations futures.

C’est dans ce cadre qu’il est nécessaire d’admettre un certain assouplissement, parmi lesquels la prise en compte des grands projets d'envergure nationale et européenne agricole pour les MIN.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 190

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Mme GACQUERRE et M. Jean-Marc BOYER

au nom de la commission des affaires économiques


ARTICLE 4


I. - Alinéas 4 et 8

Après le mot :

objectif

insérer le mot :

national 

II. - Alinéa 6

Remplacer les mots :

le biais

par les mots :

l’intermédiaire

Objet

Amendement rédactionnel.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 4 rect. quater

10 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. REICHARDT, Mmes MULLER-BRONN, BELRHITI et Nathalie GOULET, MM. LEFÈVRE, DAUBRESSE, KERN et BURGOA, Mmes LASSARADE, JOSENDE et DUMONT, M. BOUCHET, Mmes BELLUROT et Frédérique GERBAUD, MM. Daniel LAURENT, BRUYEN, DELIA et Paul VIDAL, Mmes PLUCHET, SCHALCK et DREXLER et M. GENET


ARTICLE 4


Après l’alinéa 4

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

...) Le 8° est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les projets industriels ne sont pas pris en compte au titre des objectifs de réduction du rythme de l’artificialisation fixés par les documents de planification et par les documents d’urbanisme. » ;

Objet

Cet amendement a pour but de soustraire les projets industriels du calcul de la réduction de l’artificialisation.

L’article 4 exclut du calcul de l’artificialisation des sols les projets d’envergure nationale et européenne. Cependant, ces projets sont arrêtés par le pouvoir règlementaire, comme le traduit l’arrêté du 31 mai 2024 relatif à la mutualisation nationale de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers des projets d'envergure nationale ou européenne d'intérêt général majeur, mais ne permet de favoriser l’initiative privée en matière industrielle.

L’accès au foncier est la principale limite pour les industriels désireux d’installer des usines, c’est pourquoi il faudrait admettre comme dérogation à l’artificialisation nette les projets industriels, et cela sans passer par un système d’autorisation, afin de faciliter l’installation des projets industriels.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 47 rect. bis

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

Mme JACQUEMET, MM. LONGEOT et Jean-Michel ARNAUD, Mmes GUIDEZ et SOLLOGOUB, M. MENONVILLE, Mme BILLON, MM. DUFFOURG et PILLEFER, Mme DEVÉSA et M. FOLLIOT


ARTICLE 4


Après l’alinéa 4

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

…) Le 8° est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Dans les territoires concernés par les projets mentionnés au premier alinéa, les documents de planification régionale et les documents d’urbanisme affectent à la mise en œuvre d’actions de développement économique des espaces naturels, agricoles et forestiers une surface équivalente à celle qui a été artificialisée pour la réalisation desdits projets. » ;

Objet

L'article 4 de la proposition de loi visant à instaurer une trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec des élus locaux acte l'exclusion et la non-mutualisation des projets d'envergure nationale et européenne (PENE), qui représente actuellement un peu moins de 12 500 hectares, au sein des enveloppes de consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF) fixées aux niveaux régionaux et locaux. Ainsi, ces dernières ne seraient pas grevées par des projets ne relevant pas de l'initiative de la région ou des collectivités locales.

Le présent amendement vise à réorienter ces hectares, désormais disponibles, vers la mise en œuvre d'actions de développement économiques dans les documents de planification régionale et les documents d'urbanisme.

Cela permettrait, sans remettre en cause ce dispositif auquel les élus demeurent attachés, d'apporter une réponse aux effets pervers de la mise en œuvre de la garantie de développement communal de 1 hectare, qui a parfois pour conséquence de geler du foncier au détriment des enveloppes disponibles pour les autres collectivités. Ainsi, les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) regroupant un grand nombre de communes de petite à très petite taille pourraient compenser "la perte" de ces hectares pourtant nécessaires à leur développement économique.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 57 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

MM. Jean-Michel ARNAUD et DELCROS, Mmes SOLLOGOUB et SAINT-PÉ, M. PILLEFER, Mmes ROMAGNY et GUIDEZ, MM. LEVI et DELAHAYE, Mme BILLON, MM. FARGEOT, ROCHETTE et HENNO et Mme BOURCIER


ARTICLE 4


Alinéa 6

Après le mot : 

européenne

insérer les mots suivants : 

ou internationale

Objet

Le présent amendement vise à inclure les projets d'envergure internationale dans la stratégie de sobriété foncière de l’État. Cela concerne toute emprise foncière relevant d’organisations internationales comme, par exemple, celle liée à des projets de coopération scientifique. C'est le cas du projet ITER dans les Bouches-du-Rhône ou des installations astronomiques et interférométriques du plateau de Bure dans les Hautes-Alpes. 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 191

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

Mme GACQUERRE et M. Jean-Marc BOYER

au nom de la commission des affaires économiques


ARTICLE 4


Alinéa 6

Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :

Dans le cadre de cette stratégie, il fixe, pour la période 2024-2034, un objectif chiffré de réduction de la consommation d’espaces agricoles, naturels et forestiers par rapport à la consommation réelle de ces espaces observée au cours des dix années précédant la promulgation de la présente loi.

Objet

Amendement de coordination, qui prévoit que dans le cadre de sa stratégie de réduction de consommation d’Enaf, l’Etat, comme les régions, se fixe un objectif intermédiaire de réduction de cette consommation sur la période 2024-2034, par rapport à la période 2011-2021.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 128 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. CIGOLOTTI, DELCROS, LONGEOT, LAUGIER et MENONVILLE, Mme GUIDEZ, M. CANÉVET, Mme SAINT-PÉ, M. PARIGI, Mmes BILLON et SOLLOGOUB, M. KERN, Mme PERROT et MM. FOLLIOT, PILLEFER, Pascal MARTIN et BLEUNVEN


ARTICLE 4


Après l’alinéa 6

Insérer cinq alinéas ainsi rédigés : 

...° Après le III bis, sont insérés quatre alinéas ainsi rédigés : 

« .... - Jusqu’au 31 décembre 2029, en application du second alinéa de l’article 191, les projets présentant un intérêt communal mentionné au 7° de l’article L. 141-8 du code de l’urbanisme ne sont pas comptabilisés dans la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers pour l’atteinte de l’objectif de réduction de l’artificialisation mentionné à l’article 191, ni pour le respect des objectifs fixés par les documents de planification régionale et les documents d’urbanisme dès lors que :

« - la commune sur laquelle le projet est situé appartient à un département dont plus de 75 % des communes sont classées en zone France ruralités revitalisation, mentionnée à l’article 44 quindecies A du code général des impôts ;

« - la commune sur laquelle le projet est situé est elle-même classée en zone France ruralité revitalisation ;

« - la population de cette commune n’excède pas 1000 habitants. » ;

Objet

Le présent amendement vise à exclure de la comptabilisation de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers les projets d’intérêt communal situés dans les territoires ruraux les plus fragiles.

En effet, la présente proposition de loi exclut de la comptabilisation d’espace à artificialiser au niveau national les projets d’envergure nationale ou européenne dont la maîtrise d’ouvrage relève de l’État ou de ses établissements publics.

Cet amendement permet d’appliquer aux projets d’intérêt communal un régime identique, afin de rendre plus attractives les communes rurales les plus vulnérables sur le plan démographique et économique.

Si les projets d’envergure nationale et européenne sont essentiels au développement de notre économie et de notre souveraineté, les projets d’intérêt communal sont cruciaux à l’échelle locale pour la revitalisation des territoires ruraux. Ces deux types de projet sont ainsi convergents et complémentaires, et doivent dès lors être appréhendés de façon identique au regard des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols.

De plus, l’exception proposée par cet amendement est particulièrement limitée dans son champ, puisqu’elle ne s’appliquerait que dans les communes de moins de 1000 habitants classées en zone France ruralité revitalisation, appartenant elles-mêmes à un département dont plus de 75% des communes bénéficient de ce classement. Cette exception prendrait fin à la date d’échéance du dispositif « FRR », c’est-à-dire en fin d’année 2027. 

Enfin, cet amendement est une déclinaison concrète de l’article 191 de la loi du 22 août 2021 qui impose que les objectifs de lutte contre l’artificialisation soient « appliqués de manière différenciée et territorialisée ».



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 116 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. Cédric VIAL, Daniel LAURENT, PERNOT, PANUNZI, CHATILLON, SOMON et LE RUDULIER, Mmes DUMONT et BELRHITI, M. BRISSON, Mmes JOSENDE et CANAYER, M. DELIA, Mme BORCHIO FONTIMP, MM. Paul VIDAL, RAPIN, SIDO et GENET et Mme SCHALCK


ARTICLE 4


Alinéa 8

Supprimer les mots :

Pendant une période de quinze années suivant la promulgation de la présente loi,



Objet

Cet amendement a pour objet de supprimer la date butoir de 2036, dans le décompte de la consommation d’ENAF occasionnée par les implantations industrielles, les logements sociaux dans les communes SRU carencées et les infrastructures de production d’énergies renouvelables. 

En effet, la date de 2036 ne semble pas justifiée. Les implantations industrielles, les logements sociaux dans les communes SRU carencées et les infrastructures de production d’énergies renouvelables ne doivent à aucun moment être intégrés dans le décompte de la consommation d’ENAF.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 169

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. REDON-SARRAZY et FAGNEN, Mme ESPAGNAC, M. KANNER, Mmes ARTIGALAS et BONNEFOY, M. BOUAD, Mmes BRIQUET et CANALÈS, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ, GILLÉ, JACQUIN et Patrice JOLY, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, MM. MONTAUGÉ, OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, M. RAYNAL, Mme Sylvie ROBERT, MM. ROIRON, ROS, STANZIONE, TISSOT, UZENAT, Michaël WEBER

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 4


Alinéa 8

Remplacer le mot :

quinze

par le mot :

dix

Objet

Cet amendement ramène la non comptabilisation des projets visés à l'article 4 pour l'atteinte de l'objectif de réduction de l'artificialisation à une durée de 10 ans, au lieu de 15 ans.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 160 rect. bis

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Sagesse du Sénat
Adopté

MM. GOLD, BILHAC, CABANEL, GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, M. MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


ARTICLE 4


Alinéa 9


Compléter cet alinéa par les mots :

, ainsi que de la création ou de la modification d'ouvrages du réseau public de transport d'électricité ayant pour objet le raccordement desdites implantations industrielles

Objet

Dans un souci de cohérence et d’efficacité, les surfaces des postes électriques servant directement au raccordement des implantations industrielles ainsi que, le cas échéant, au renforcement amont du réseau de transport d’électricité doivent bénéficier du même régime d’exemption que ces dernières.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 181 rect.

10 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Sagesse du Sénat
Adopté

MM. MONTAUGÉ, REDON-SARRAZY et FAGNEN, Mmes ESPAGNAC, ARTIGALAS et BONNEFOY, M. BOUAD, Mmes BRIQUET et CANALÈS, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ, GILLÉ, JACQUIN, Patrice JOLY et KANNER, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, MM. OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, M. RAYNAL, Mme Sylvie ROBERT, MM. ROIRON, ROS, STANZIONE, TISSOT, UZENAT, Michaël WEBER

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 4


Alinéa 9

Compléter cet alinéa par les mots :

, ainsi que de la création ou de la modification d’ouvrages du réseau public de transport d’électricité ayant pour objet le raccordement desdites implantations industrielles

Objet

Cet amendement propose que les surfaces des postes électriques servant directement au raccordement des implantations industrielles ainsi que, le cas échéant, au renforcement amont du réseau de transport d’électricité bénéficient du même régime d’exemption que ces dernières.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 60 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G  
Non soutenu

M. ROS, Mmes ARTIGALAS et POUMIROL, MM. OMAR OILI et KERROUCHE et Mme BÉLIM


ARTICLE 4


Alinéa 9

Compléter cet alinéa par les mots :

à l’exception des centres de données ou infrastructures consacrées au stockage physique, au traitement, au transport et à la diffusion de données numériques, lorsqu’ils ne sont ni construits ni gérés par l’État

Objet

Cet amendement vise à comptabiliser les centres de données et ne pas les exonérer comme les autres implantations industrielles à l’atteinte de l’objectif de réduction de l’artificialisation.

Si ces infrastructures sont essentielles à notre souveraineté numérique, leur expansion rapide représente un risque significatif pour les ressources naturelles, la biodiversité et le foncier.

Le récent sommet sur l’intelligence artificielle en France attire d’ores et déjà et au moins pour les dix prochaines années, d’importants investissements dans ce secteur, accentuant la pression sur les territoires. Or, l’implantation massive et inégalement répartie de ces centres pourrait faire peser sur les collectivités territoriales de nombreuses difficultés : aggravation de l’artificialisation des sols, une consommation excessive d’eau, une production de chaleur fatale non récupérée et une tension sur les réseaux électriques.

Cet amendement vise ainsi à mieux encadrer l’implantation des centres de données et à encourager des infrastructures plus innovantes et respectueuses de l’environnement. Il favorise également le développement de centres de données nationaux, construits et gérés par la France, afin de garantir une meilleure protection des données et de renforcer notre souveraineté numérique.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 176 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. MONTAUGÉ, REDON-SARRAZY et FAGNEN, Mmes ESPAGNAC et BONNEFOY, MM. UZENAT, KANNER et TISSOT, Mmes ARTIGALAS et BRIQUET, M. BOUAD, Mme CANALÈS, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ, GILLÉ et Patrice JOLY, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, MM. OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, M. RAYNAL, Mme Sylvie ROBERT, MM. ROIRON, ROS, STANZIONE, Michaël WEBER

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 4


Alinéa 9

Compléter cet alinéa par les mots :

, sur proposition des collectivités ou de leurs groupements

Objet

Cet amendement propose que les élus gardent la main sur les choix stratégiques en matière de projets industriels pour qu'ils soient mieux intégrés dans la mise en œuvre des politiques locales  de sobriété foncière, dans un objectif de développement économique équilibré des territoires.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 52 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Sagesse du Sénat
Adopté

Mmes BERTHET et BELRHITI, MM. BURGOA et DELIA, Mme DUMONT, M. GENET, Mmes Frédérique GERBAUD, GOSSELIN, HYBERT, JOSENDE et LASSARADE, M. Daniel LAURENT, Mme Pauline MARTIN, M. MILON, Mme NOËL, MM. PANUNZI et PERNOT, Mme RICHER, MM. SIDO et SOMON, Mme VENTALON et M. Paul VIDAL


ARTICLE 4


Alinéa 11

Remplacer les mots :

à l’article L. 211-2

par les mots :

aux articles L. 211-2 et L. 811-1

Objet

Le déploiement des installations de production d’hydrogène renouvelable et bas carbone et des infrastructures de transport et de stockage liées est un préalable à l’atteinte de nos objectifs nationaux de décarbonation et contribue au maintien de nos industries de base (e.g production d’acier et d’engrais).

Bien que les installations de production d’hydrogène renouvelable et bas carbone pourraient être reconnues dans la catégorie des « implantations industrielles » prévue à l’article 4, les infrastructures de transport, de stockage et les aménagements et équipements directement liés aux installations pourraient ne pas bénéficier de l’exemption prévue. Ces briques technologiques sont pourtant vitales pour le développement des projets.

Le présent amendement prévoit donc d’assurer l’exemption de la comptabilisation de l’artificialisation pour l’ensemble des installations, équipements et infrastructures liés à la production d’hydrogène renouvelable et bas-carbone.  

 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 133 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Sagesse du Sénat
Adopté

Mme HAVET, MM. LEMOYNE et FOUASSIN, Mme PHINERA-HORTH et MM. CANÉVET, LÉVRIER, BUIS et BLEUNVEN


ARTICLE 4


Alinéa 11

Remplacer les mots :

à l'article L. 211-2

par les mots :

aux articles L. 211-2 et L. 811-1

Objet

Précision de l’exemption de la comptabilisation de l’artificialisation pour l’ensemble des installations, équipements et infrastructures liés à la production d’hydrogène renouvelable et bas-carbone

Le déploiement des installations de production d’hydrogène renouvelable et bas carbone et des infrastructures de transport et de stockage liées est un préalable à l’atteinte de nos objectifs nationaux de décarbonation et contribue au maintien de nos industries de base. 

Bien que les installations de production d’hydrogène renouvelable et bas carbone pourraient être reconnues dans la catégorie des « implantations industrielles » prévue à l’article 4, les infrastructures de transport, de stockage et les aménagements et équipements directement liés aux installations pourraient ne pas bénéficier de l’exemption prévue.

Ces briques technologiques sont pourtant vitales pour le développement des projets.

Le présent amendement prévoit donc de préciser l’exemption de la comptabilisation de l’artificialisation pour l’ensemble des installations, équipements et infrastructures liés à la production d’hydrogène renouvelable et bas-carbone.  

Source : France Hydrogène



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 159 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G  
Retiré

MM. GOLD, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. GROSVALET et GUIOL, Mme JOUVE, M. MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« – des opérations de construction ou d’extension de postes électriques de tension supérieure ou égale à 63 kilovolts. »

Objet

Du fait de son rôle de garant de la sécurité d’approvisionnement en électricité en France, le réseau public de transport d’électricité, qui fait l’objet d’une concession de service public de l’Etat, joue un rôle essentiel pour permettre à la France d’atteindre ses objectifs en matière de réindustrialisation et de lutte contre le changement climatique. Dans un souci de cohérence et d’efficacité, les opérations de construction ou d’aménagement de postes électriques doivent bénéficier du même régime d’exemption temporaire que les projets d’implantation industrielle et les projets d’installations de production d’énergie renouvelable auxquels ils sont liés.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 180

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

MM. REDON-SARRAZY et MONTAUGÉ


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

«  - des opérations de construction ou d'extension de postes électriques de tension supérieure ou égale à 63 kilovolts. »

Objet

Du fait de son rôle de garant de la sécurité d’approvisionnement en électricité en France, le réseau public de transport d’électricité, qui fait l’objet d’une concession de service public de l’Etat, joue un rôle essentiel pour permettre à la France d’atteindre ses objectifs en matière de réindustrialisation et de lutte contre le changement climatique.

Cet amendement propose que les opérations de construction ou d’aménagement de postes électriques bénéficient du même régime d’exemption temporaire que les projets d’implantation industrielle et les projets d’installations de production d’énergie renouvelable auxquels ils sont liés.

 






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 46 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

Mme JOUVE, MM. BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. GOLD, GUIOL et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« – de l’extension à la marge de l’emprise au sol d’une zone d’activité économique lorsque cela est nécessaire pour accueillir une nouvelle unité de production liée au secteur d’activité dominant sur cette zone et qu’aucune alternative plus favorable d’un point de vue environnemental n’est envisageable. Les modalités d’application du présent alinéa sont fixées par décret. »

Objet

Cet amendement vise à donner de la souplesse aux EPCI compétents dans l’aménagement et la gestion des zones d’activités économiques.

L’objectif de zéro artificialisation nette et l’objectif intermédiaire de réduction de l’étalement urbain sont nécessaires pour préserver la biodiversité et garantir une gestion équilibrée des sols. Toutefois, sa mise en œuvre actuelle crée de forts effets de seuil en matière d’aménagement urbain qui pénalisent l’activité économique à l'échelle des territoires et qui, paradoxalement, engendrent des externalités négatives sur l’environnement. Par exemple, au sein d’une ZAE portuaire, le besoin d’accueillir une entreprise participant directement à la réalisation d’un chantier naval peut se confronter à l’absence d’espace suffisant au sein de la zone, rendant impossible l’implantation de cette dernière qui se retrouvera contrainte de produire loin de ce chantier.

Le dispositif proposé vise à favoriser le regroupement des entreprises autour d’une filière d’activité, dans une logique économique de « cluster ». Au-delà des effets positifs en termes de productivité et d’innovation générés par ce rapprochement géographique, il existe également des effets positifs en matière environnementale, notamment s’agissant de la pollution atmosphérique, grâce à la réduction des distances à parcourir entre les entreprises collaboratrices, par exemple dans le cadre d’une sous-traitance ou d’une fourniture de matériaux.

C’est dans ce cadre que cet amendement a pour objet de soustraire du décompte de la consommation d’Enaf, pendant une durée de quinze années après la promulgation de cette présente proposition de loi, les extensions à la marge de l’emprise au sol d’une zone d’activité économique seulement lorsque cela est nécessaire pour accueillir une nouvelle unité de production. Il ne vise pas à remettre en cause l’objectif du ZAN mais propose un aménagement équilibré en posant une double condition qui permet de cibler les effets recherchés.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 66 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

MM. GROSVALET, CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, M. GOLD, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, M. MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« – d’installations d’unités de production relevant d’activités économiques considérées comme essentielles à la garantie des intérêts nationaux en matière de sécurité publique ou de défense nationale. Les modalités de mise en œuvre du présent alinéa sont précisées par décret en Conseil d’État. »

Objet

Cet amendement a pour objectif de compléter la liste des projets exclus du décompte de la consommation d’Enaf, telle qu'introduite en commission.

Le renforcement de la base industrielle de défense française requiert en effet la création d’un cadre juridique favorable à l’implantation d'unités de production contribuant à cet objectif. En complément des PENE relatifs aux opérations ayant un impact sur la défense ou la sécurité nationale, tels que définis à l'article 194 de la loi Climat et Résilience, cet amendement permettrait aux collectivités locales d'accueillir sur leur territoire des entreprises opérant dans ce domaine, sans être nécessairement désignées comme un PENE par un arrêté du ministre chargé de l’urbanisme, tout en garantissant que ces projets ne pèsent pas sur leur enveloppe de consommation d’Enaf.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 65 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

MM. GROSVALET, CABANEL et BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, M. GOLD, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, M. MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« – d’installation d’unités de production relevant des filières stratégiques au sens de l’article 2 de la loi n° 2023-973 du 23 octobre 2023 relative à l’industrie verte. »

Objet

Cet amendement vise à compléter la liste des projets exclus du décompte de la consommation d’Enaf introduite en commission.

En effet, la France doit faire face à plusieurs défis socio-économiques comme le renforcement souveraineté industrielle et économique. Pour y faire, il apparait justifié de laisser une marge de manœuvre aux collectivités locales pour favoriser la mise en œuvre sur leur territoire de projets de constructions ou d’aménagements qui répondent à ces défis.  



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 55 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. Jean-Michel ARNAUD et DELCROS, Mmes SOLLOGOUB et SAINT-PÉ, M. PILLEFER, Mme PERROT, MM. CIGOLOTTI et FOLLIOT, Mmes ROMAGNY et GUIDEZ, M. LEVI, Mme PATRU, M. DELAHAYE, Mme BILLON, MM. FARGEOT, ROCHETTE et HENNO et Mme BOURCIER


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« – la construction d’infrastructures et d’ouvrages nécessaires à la gestion des milieux aquatiques et à la prévention des inondations »

Objet

Cet amendement vise à exclure les infrastructures nécessaires à la prévention et à la gestion des inondations du décompte ENAF. Sur les deux dernières années, de nombreux territoires ont fait face à des épisodes de crues d'une intensité inédite. Pour les Hautes-Alpes, ce sont 56 communes et intercommunalités qui ont été reconnues en état de catastrophe naturelle à la suite d'inondations. 

Il s'agit d'exclure du décompte ENAF les ouvrages visant à prévenir les risques de crues tout particulièrement dans les territoires de montagne dans lesquels le régime torrentiel des cours d'eau nécessite d'importantes adaptations en matière d’aménagement du territoire. 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 27 rect. ter

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. GOLD, ROUX, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, M. GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET et Mme PANTEL


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« - la construction d’infrastructures et d’ouvrages nécessaires à la prévention et la gestion des inondations ; »

Objet

Cet amendement vise à permettre aux collectivités locales de faire face au risque d’inondations qui s’intensifient ces dernières années en raison du changement climatique. En effet, en 2023 et au début de l'année 2024, du fait d'une suite continue de passages pluvieux intenses, la France a été frappée par des inondations à la portée temporelle et spatiale inédite, ayant occasionné un lourd bilan humain et matériel.

En l’état actuel, les projets de construction d’infrastructures et d’ouvrages nécessaires à la prévention et la gestion des inondations sont décomptées de l’enveloppe d’Enaf. Or, ce décompte pénalise davantage les collectivités qui font fréquemment face à des phénomènes d’inondations et qui doivent – par conséquent – construire ou améliorer des ouvrages pour mieux prévenir, tels que des bassins d’écrêtement de crues. 

Par ailleurs, dans le droit fil du rapport d’information des sénateurs Jean-François Rapin et Jean-Yves Roux sur le défi de l’adaptation des territoires face aux inondations : simplifier l’action, renforcer la solidarité, et notamment sa recommandation n°7, cet amendement pourrait également concerner la création exceptionnelle de zones d’expansion des crues.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 107 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

M. MICHALLET, Mme PUISSAT, MM. SAVIN et BURGOA, Mme VALENTE LE HIR, M. BOUCHET, Mme NOËL, MM. KLINGER, Paul VIDAL, BACCI, KHALIFÉ, Jean Pierre VOGEL, SOL, de NICOLAY et de LEGGE, Mme SAINT-PÉ, MM. GENET et CHAIZE, Mme BELRHITI, MM. PERRIN et RIETMANN, Mme CANAYER, MM. MILON et FARGEOT, Mme IMBERT, M. BRISSON, Mme JOSENDE, M. DELIA, Mme Pauline MARTIN, M. LEFÈVRE, Mme DUMONT, M. SAURY, Mme VENTALON et MM. PILLEFER, NATUREL, ANGLARS et REICHARDT


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« - des constructions, ouvrages, installations ou aménagements nécessaires à l’accomplissement des services publics d’eau et d’assainissement définis à l’article L. 2224-7 du code général des collectivités territoriales. »

Objet

Le code général des collectivités territoriales donne compétence aux communes en matière de service public de distribution d'eau potable (L2224-7-1 CGCT) et d'assainissement des eaux usées (L2224-8 CGCT).

La préservation de la ressource en eau, et de sa qualité, est un objectif fondamental dans les politiques publiques locales. Pour rappel, le code de l’environnement affirme que l’eau fait partie du patrimoine commun de la nation, que sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable, dans le respect des équilibres naturels, sont d'intérêt général (L210-1 code de l’environnement).

Les élus locaux prennent très à cœur cette mission et sont fréquemment interpellés par les usagers à ce titre.

Or, dans les prochaines années, de nouvelles installations seront inévitablement nécessaires : d’une part pour assurer une distribution effective à l’ensemble des usagers, d’autre part, pour respecter les impératifs de dépollution des eaux destinés à la consommation humaine. En ce sens, les contrôles de l’eau vont s’intensifier et de nouvelles installations deviendront nécessaires pour faire face aux nombreux polluants dont les collectivités sont victimes.

Dans cette logique, les collectivités auront inévitablement à consommer des espaces naturels, agricoles et forestiers dans un but d’intérêt général.   

Aussi, le présent amendement vise à exclure la consommation d’ENAF résultant des constructions, ouvrages, installations nécessaires à l’accomplissement du service public d’eau et d’assainissement pour l’atteinte de l’objectif de réduction de l’artificialisation mentionné à l’article 191 pour les 15 prochaines années.

L’objectif est ici de ne pas freiner le développement de ces infrastructures fondamentales pour le développement de nos territoires et la santé des Français.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 64 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. GROSVALET et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. BILHAC et GOLD, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« – d’installations ou d’aménagements d’équipements d’intérêt collectif et de services publics. »

Objet

Cet amendement vise à compléter la liste des projets exclus du décompte de la consommation d’Enaf introduite en commission.

En effet, la France doit faire face à plusieurs défis socio-économiques comme le recul des services publics dans les territoires. Pour y faire, il apparait justifié de laisser une marge de manœuvre pour favoriser la mise en œuvre des projets de constructions ou d’aménagements d’équipements d’intérêt collectif et de services publics tels que listés par l’article 4 de l’arrêté du 10 novembre 2016 définissant les destinations et sous-destinations de constructions pouvant être réglementées par le règlement national d'urbanisme et les règlements des plans locaux d'urbanisme ou les documents en tenant lieu.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 15 rect. sexies

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

Mme NOËL, M. Daniel LAURENT, Mme MULLER-BRONN, M. PANUNZI, Mmes DUMONT et BELRHITI, MM. KHALIFÉ, BRISSON et ANGLARS, Mmes DREXLER et JOSENDE, M. CHATILLON, Mme LASSARADE, MM. MILON et KLINGER, Mmes Pauline MARTIN et Frédérique GERBAUD, M. BRUYEN, Mme BORCHIO FONTIMP, MM. SIDO et BOUCHET, Mme LOPEZ et MM. SOMON, PERNOT, RAPIN et GENET


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé : 

« - Les opérations de construction ou d’aménagement visant à la réalisation de bâtiments scolaires du second degré et de l’enseignement technique peuvent être considérées comme des projets d’envergure régionale mentionnés à l’article L. 141-8 du code de l’urbanisme, dont la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers peut ne pas être prise en compte pour l’évaluation de l’atteinte des objectifs mentionnés au second alinéa de l’article L. 141-3 ou au quatrième alinéa de l’article L. 151-5 du même code, mais mutualisée dans le cadre des objectifs prévus par les documents mentionnés à l’article L. 123-1 du même code ou aux articles L. 4251-1, L. 4424-9 et L. 4433-7 du code général des collectivités territoriales. »

Objet

La proposition de loi TRACE vise à adapter le cadre du Zéro Artificialisation Nette (ZAN) aux réalités locales afin de préserver les capacités d’aménagement des territoires.

Les opérations de construction ou d’aménagement de bâtiments scolaires, sont essentielles au maintien d’un service public de proximité et à l’attractivité des communes. 

L'article L. 141-8 du Code de l'urbanisme dispose que pour  la réalisation des objectifs de réduction de l'artificialisation des sols mentionnés à l'article L. 141-3, le document d'orientation et d'objectifs peut décliner ces objectifs par secteur géographique, en tenant compte notamment des projets d'envergure régionale dont la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers ou l'artificialisation des sols peut ne pas être prise en compte pour l'évaluation de l'atteinte des objectifs mentionnés au second alinéa du même article L. 141-3. 

L'absence de précision quant à l'intégration de ces opérations de constructions à la liste des projets d’envergure régionale rentrant dans ce cadre risque de compromettre la réalisation de nouveaux équipements scolaires indispensables à l’accueil des populations et à l’aménagement équilibré du territoire. 

En effet, ces infrastructures répondent à un impératif d’intérêt général et constituent un élément structurant du développement local, notamment dans les zones en croissance démographique ou en requalification urbaine. 

Cet amendement vise donc à inclure ces opérations dans la liste des projets d’envergure régionale, leur permettant ainsi de bénéficier d’un régime adapté au regard des objectifs de sobriété foncière, tout en garantissant la capacité des collectivités à assurer leurs missions de service public.

Il s’agit d’une mesure de bon sens qui concilie la nécessaire maîtrise de l’artificialisation des sols avec les besoins fondamentaux des territoires en matière d’éducation et de services publics.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 62 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G  
Tombé

MM. BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, MM. GOLD et GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« - d’installations ou d’aménagements d’établissements d'enseignement. »

Objet

Cet amendement a pour objectif de compléter la liste des projets exclus du décompte de la consommation d'Enaf, telle qu'introduite en commission.

En effet, la France fait face à de nombreux défis socio-économiques, notamment en matière d’accès aux services publics, et plus particulièrement à l’éducation. Les auteurs de cet amendement souhaitent rappeler les célèbres paroles de Victor Hugo : « Ouvrez une école et vous fermerez une prison ».

C’est dans cette perspective que cet amendement propose d'exonérer les établissements d’enseignement scolaire (écoles, collèges, lycées) du décompte de la consommation d'Enaf à l'échelle locale. Bien que l'Education nationale relève de la compétence de l'État, la construction des établissements scolaires publics incombe aux collectivités locales, ce qui entraîne, par conséquent, une déduction de ces projets de l'enveloppe de consommation d'Enaf qui leur est allouée.

Cet amendement vise ainsi à corriger cette anomalie.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.
La mention « Tombé » signifie qu'il n'y avait pas lieu de soumettre l'amendement au vote du Sénat dans la mesure où soit l'objectif poursuivi par l'amendement a été atteint par l'adoption d'un autre amendement (ex. : amendement de rédaction globale incluant la modification proposée), soit, au contraire, l'amendement était incompatible avec un amendement précédemment adopté (ex. : l'adoption d'un amendement de suppression fait tomber tous les autres).





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 109 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G  
Tombé

M. MICHALLET, Mme PUISSAT, MM. SAVIN et BURGOA, Mme VALENTE LE HIR, M. BOUCHET, Mme NOËL, MM. KLINGER, Paul VIDAL, BACCI, KHALIFÉ, Jean Pierre VOGEL, SOL, de NICOLAY et de LEGGE, Mme SAINT-PÉ, MM. GENET et CHAIZE, Mme BELRHITI, MM. PERRIN et RIETMANN, Mme CANAYER, MM. MILON et FARGEOT, Mme IMBERT, M. BRISSON, Mme JOSENDE, M. DELIA, Mme Pauline MARTIN, M. LEFÈVRE, Mmes DUMONT et VENTALON et MM. SAURY, PILLEFER, ANGLARS et REICHARDT


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« - des constructions, ouvrages, installations ou aménagements nécessaires aux écoles et établissements d'enseignement scolaire régis par le livre IV de la deuxième partie du code de l’éducation. »

Objet

Le présent amendement vise à exclure la consommation d’ENAF résultant des constructions, ouvrages, et installations nécessaires à l’aménagement des écoles et établissements d’enseignement scolaire pour l’atteinte de l’objectif de réduction de l’artificialisation mentionné à l’article 191 pour les 15 prochaines années.

Il s’agit ici notamment des écoles maternelles, élémentaires, des collèges, et des lycées.

L’objectif est de ne pas bloquer dans les années à venir le développement des écoles, des établissements d’enseignement scolaire et des infrastructures nécessairement liées. Le service public de l’éducation est au cœur de notre société, et il n’est pas souhaitable d’ajouter des contraintes à son développement et son organisation sur le territoire de la République.

Ainsi, le présent amendement vise également les aménagements directement liés au service public de l’éducation, notamment les restaurants scolaires, les gymnases, les cours d’école, les espaces d’accueil périscolaire.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.
La mention « Tombé » signifie qu'il n'y avait pas lieu de soumettre l'amendement au vote du Sénat dans la mesure où soit l'objectif poursuivi par l'amendement a été atteint par l'adoption d'un autre amendement (ex. : amendement de rédaction globale incluant la modification proposée), soit, au contraire, l'amendement était incompatible avec un amendement précédemment adopté (ex. : l'adoption d'un amendement de suppression fait tomber tous les autres).





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 108 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. MICHALLET, Mme PUISSAT, MM. SAVIN et BURGOA, Mme VALENTE LE HIR, M. BOUCHET, Mme NOËL, MM. KLINGER, Paul VIDAL, BACCI, KHALIFÉ, Jean Pierre VOGEL, SOL, de NICOLAY et de LEGGE, Mme SAINT-PÉ, MM. GENET et CHAIZE, Mme BELRHITI, MM. PERRIN et RIETMANN, Mme CANAYER, MM. MILON et FARGEOT, Mme IMBERT, M. BRISSON, Mme JOSENDE, M. DELIA, Mme Pauline MARTIN, M. LEFÈVRE, Mmes DUMONT et VENTALON et MM. SAURY, PILLEFER, ANGLARS et REICHARDT


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« - des constructions, ouvrages, installations ou aménagements nécessaires aux services techniques des collectivités territoriales. »

Objet

Le présent amendement vise à exclure la consommation d’ENAF résultant des constructions, ouvrages, installations nécessaires aux services techniques des collectivités territoriales pour l’atteinte de l’objectif de réduction de l’artificialisation mentionné à l’article 191 pour les 15 prochaines années.

L’objectif est de ne pas bloquer le développement des services publics locaux, nécessaires à la bonne marche du service rendu aux usagers. Il serait dommageable qu’une commune se retrouve bloquée par l’objectif de réduction de l’artificialisation alors même qu’elle est tenue par ses obligations de service public. 

En ce sens, il est proposé d'exclure ces constructions, ouvrages, installations ou aménagements pour faciliter leur implantation et ainsi garantir la continuité du service public local. 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 120 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. Cédric VIAL, Daniel LAURENT, PERNOT, SOL, PANUNZI, CHATILLON, SOMON, BRUYEN et LE RUDULIER, Mmes DUMONT et BELRHITI, M. BRISSON, Mmes Frédérique GERBAUD, JOSENDE et CANAYER, M. DELIA, Mmes Pauline MARTIN, BORCHIO FONTIMP et VENTALON, MM. Paul VIDAL, RAPIN, SIDO et GENET et Mme SCHALCK


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« Les projets mentionnés au premier alinéa du présent III quater font l’objet d’une étude d’impact relative aux conséquences directes du projet sur les besoins locaux en infrastructures et en logement. Cette étude d’impact évalue les surfaces  nécessaires à la réalisation  du projet et des infrastructures et logements qui en sont la conséquence directe. Si les capacités foncières du territoire d’accueil du projet ne permettent  pas de répondre aux besoins identifiés sans remettre en cause son développement endogène, la collectivité ou le groupement de collectivités détermine une enveloppe foncière complémentaire nécessaire à  la réalisation des infrastructures et logements qui sont la conséquence directe du projet. Cette enveloppe complémentaire n’est pas comptabilisée dans la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers. »

Objet

Cet amendement a pour objet de prendre en compte les conséquences directes des projets d’ampleur nationale ou européenne.

Suite à cette loi, la comptabilisation de l’artificialisation des sols et la consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers résultant des projets structurants considérés d’ampleur nationale ou européenne (“PENE”) est comptabilisée sur les documents de planification du territoire.

Toutefois, ce type de projets a des conséquences directes sur les territoires, que ce soit en termes de logements, de services publics ou d’équipements complémentaires. Aussi, est-il nécessaire de pouvoir intégrer dans l’enveloppe nationale, une partie des effets collatéraux de ces projets pour ne pas bloquer tout autre forme de développement endogène sur le territoire.

Cet amendement avait été présenté et adopté par le sénat lors de l’examen de la loi ZAN 2 mais n’avait pas été retenu à la suite de la CMP.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 110 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. MICHALLET, Mme PUISSAT, MM. SAVIN et BURGOA, Mme VALENTE LE HIR, M. BOUCHET, Mme NOËL, MM. KLINGER, Paul VIDAL, BACCI, KHALIFÉ, Jean Pierre VOGEL, SOL, de NICOLAY et de LEGGE, Mme SAINT-PÉ, MM. GENET et CHAIZE, Mme BELRHITI, MM. PERRIN et RIETMANN, Mme CANAYER, MM. MILON et FARGEOT, Mme IMBERT, M. BRISSON, Mme JOSENDE, MM. DELIA, Pascal MARTIN et LEFÈVRE, Mmes DUMONT et VENTALON et MM. SAURY, PILLEFER, NATUREL, ANGLARS et REICHARDT


ARTICLE 4


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« N’est pas comptabilisée pour l’atteinte de l’objectif de réduction de l’artificialisation mentionné à l’article 191, ni pour le respect des objectifs fixés par les documents de planification régionale et les documents d’urbanisme, la consommation d’espaces agricoles, naturels et forestiers résultant des constructions, aménagements, implantations et installations nécessaires aux services d'incendie et de secours mentionnés à l’article L. 722-1 du code de la sécurité intérieure. »

Objet

Les services d'incendie et de secours se composent des services départementaux, territoriaux et locaux, ainsi que de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris et du bataillon de marins-pompiers de Marseille.

Les missions de nos services d'incendie et de secours sont multiples : ils sont chargés de la prévention, de la protection et de la lutte contre les incendies. Ils concourent à la protection et à la lutte contre les autres accidents, sinistres et catastrophes, à l'évaluation et à la prévention des risques technologiques ou naturels ainsi qu'aux secours et aux soins d'urgence.

Aujourd’hui, ces services publics sont confrontés quotidiennement à de nombreuses difficultés qui freinent le développement de la sécurité civile, et la protection des français : difficultés de recrutement, crise des vocations, crise énergétique, incivilités et agressions pendant les interventions...

Or, si les défis sont multiples, l’impératif de sécurité demeure.

Le présent amendement vise à exclure la consommation d’ENAF résultant des constructions, ouvrages, et installations nécessaires au développement des services d’incendie et de secours, pour l’atteinte de l’objectif de réduction de l’artificialisation mentionné à l’article 191.

Il est nécessaire de simplifier le développement de ce service public essentiel à la santé et la sécurité de nos concitoyens. L’objectif est ici de ne pas freiner le développement des installations fondamentales, qui pourraient se trouver compromis sur un territoire, par exemple, avec un projet d’implantation d’une nouvelle caserne sur un territoire ne disposant plus de droit à la consommation d’ENAF.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 16 rect.

10 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Retiré

Mmes DREXLER, de LA PROVÔTÉ et JOSEPH, MM. BURGOA, RAPIN, KLINGER et BUIS, Mmes DUMONT et SCHALCK, M. SAURY, Mmes HOUSSEAU et GARNIER, M. RAMBAUD, Mme LOPEZ, M. SOMON, Mme CANAYER, M. PANUNZI, Mme BILLON, M. CHEVALIER, Mme VENTALON, MM. WATTEBLED et PERNOT, Mme Laure DARCOS, MM. BELIN, REICHARDT et NATUREL, Mme SOLLOGOUB, M. BRISSON, Mme JOSENDE, M. DELIA, Mme PERROT, M. POINTEREAU et Mme BORCHIO FONTIMP


ARTICLE 4


Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :

.... – Au 3° de l'article L. 141-8 du code de l'urbanisme, après les mots : « à urbaniser » sont insérés les mots :  « , en tenant compte des espaces à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier mentionnés à l’article L. 151-19 du code de l’urbanisme, ».

Objet

Dans le cadre de la trajectoire de réduction de l’artificialisation concertée avec les élus locaux, de nombreuses communes rencontrent des difficultés résultant des effets cumulés des législations sur la transition écologique et la réduction de l’artificialisation des sols.

En effet, depuis l’entrée en vigueur de la loi Climat et résilience, les promoteurs bénéficient d’un effet d’aubaine et rachètent au prix du terrain des maisons inhabitées ou dégradées, qui ne peuvent être mises en location, dans les centres des villages et des bourgs en raison de leur classement défavorable au titre du diagnostic de performance énergétique qui évalue mal à ce stage les performances énergétiques réelles du bâti ancien. Nombre de ces constructions sont démolies et remplacées par des constructions neuves. 

Loin d’être une opportunité pour la réhabilitation et la rénovation du patrimoine bâti ancien, le cadre législatif est ainsi à l’origine d’une accélération de la disparition du bâti traditionnel à valeur patrimoniale ou architecturale, qui porte l’identité, le charme et l’attractivité touristique et économique des territoires, au profit de constructions neuves, dans un objectif de densification des zones urbanisées. En Alsace, nombre de maisons et de granges à pans de bois ont déjà fait les frais de ce que certains appellent un « malentendu réglementaire ».

Cet amendement propose en conséquence de tenir compte de ce patrimoine bâti ancien répertorié dans les plans locaux d’urbanisme et les plans locaux d’urbanisme intercommunaux, afin de favoriser sa réhabilitation dans les règles de l’art plutôt que sa démolition.

 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 111 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

M. MICHALLET, Mme PUISSAT, MM. SAVIN et BURGOA, Mme VALENTE LE HIR, M. BOUCHET, Mme NOËL, MM. KLINGER, Paul VIDAL, BACCI, KHALIFÉ, Jean Pierre VOGEL, SOL, de NICOLAY et de LEGGE, Mme SAINT-PÉ, MM. GENET et CHAIZE, Mme BELRHITI, MM. PERRIN et RIETMANN, Mme CANAYER, MM. MILON et FARGEOT, Mme IMBERT, M. BRISSON, Mme JOSENDE, MM. DELIA et LEFÈVRE, Mmes DUMONT, Pauline MARTIN et VENTALON, MM. SAURY, PILLEFER et Cédric VIAL, Mme BORCHIO FONTIMP et MM. REICHARDT, ANGLARS et NATUREL


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l'article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Les opérations d’aménagement pour lesquelles les travaux ont commencé avant la date de promulgation de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets sont comptabilisées en tant que consommation d’espace naturel, agricole et forestier réalisée au titre de la période de comptabilisation précédant cette date.

Objet

Le présent amendement vise à sécuriser les collectivités locales qui ont entrepris une opération d’aménagement avant l’entrée en vigueur de la loi climat et résilience du 21 août 2021. En d’autres termes, cet amendement vise à sécuriser les « coups partis ».

Le montage d’un projet d’aménagement emporte de nombreuses conséquences pour les collectivités locales, notamment juridiques et financières.

En ce sens, cet amendement tend à rendre effective la position de l’État tenue dans la circulaire du 31 janvier 2024 relative à la mise en œuvre de la réforme vers le « zéro artificialisation nette des sols » qui permettait déjà de sécuriser juridiquement les collectivités. En effet, la circulaire prévoyait que pour « une opération d’aménagement prévue en tout ou partie sur des ENAF, l’élément déclencheur de la comptabilisation de la consommation d’espaces n’est pas l’acte administratif de création ou de réalisation d’une ZAC, mais le démarrage effectif des travaux ».



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 54 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mmes BERTHET et BELRHITI, MM. BURGOA et DELIA, Mmes DUMONT, GARNIER, Frédérique GERBAUD, GOSSELIN, HYBERT, JOSENDE et LASSARADE, MM. MILON et NATUREL, Mme NOËL, MM. PANUNZI et PERNOT, Mme RICHER et MM. SIDO, SOMON et Paul VIDAL


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l’article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Les projets d’aménagement engagés avant le 22 août 2021 et faisant l’objet d’autorisations délivrées conformément aux règles en vigueur à cette date sont considérés comme conformes à la trajectoire de sobriété foncière prévue par la présente loi.

II. – Après le 5° du III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, il est inséré un alinéa 5° … bis ainsi rédigé : 

« 5° … La consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers résultant de travaux, de constructions, d’aménagements ou d’installations réalisés au sein du périmètre d’une zone d’aménagement concerté dont l’acte de création est intervenu avant le 22 août 2021 et compris dans le programme global prévisionnel de l’acte de création de ladite zone n’est pas prise en compte pour évaluer l’atteinte des objectifs de réduction du rythme de la consommation d’espaces prévus au présent article pour la première tranche de dix années mentionnée au 1° du présent III. Cette consommation est toutefois comptabilisée comme étant intervenue au cours de la période décennale s’achevant le 22 août 2021. Le présent alinéa est également applicable :

« - aux travaux, aux constructions, aux aménagements ou aux installations réalisés au sein du périmètre d’une grande opération d’urbanisme ou d’une opération d’intérêt national créée avant le 22 août 2021 en application des articles L. 312-4 ou L. 102-12 du code de l’urbanisme.

« - aux travaux, aux constructions, aux aménagements ou aux installations dont la demande d’autorisation d’urbanisme a été déposée avant le 22 août 2021.

« - aux travaux, aux constructions, aux aménagements ou aux installations ayant fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique ou d’une déclaration de projet au titre du code de l’environnement antérieure au 22 août 2021 ; ».

Objet

Certains projets, notamment des ZAC ou opérations d’aménagement ayant déjà mobilisé des emprunts des collectivités, ne peuvent être remis en cause sans provoquer de graves difficultés financières et juridiques pour ces collectivités, notamment pour les tranches de ZAC non encore réalisées en août 2021. Cet amendement vise à sécuriser ces « coups partis », tout en maintenant les objectifs de la loi. Il est par ailleurs conforme à la Circulaire du 31 janvier 2024 relative à la mise en œuvre de la réforme vers le « zéro artificialisation nette des sols » dont il permet de sécuriser juridiquement le contenu dans le code de l’urbanisme.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 70 rect. quater

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. GENET, BACCI et KHALIFÉ, Mme MULLER-BRONN, MM. MOUILLER, BOUCHET et KLINGER, Mme LOPEZ, MM. FAVREAU, LEFÈVRE, Daniel LAURENT, BELIN, BRISSON, ANGLARS et BRUYEN, Mmes Pauline MARTIN et BORCHIO FONTIMP et M. RAPIN


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l'article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Les projets d’aménagement engagés avant le 22 août 2021 et faisant l’objet d’autorisations délivrées conformément aux règles en vigueur à cette date sont considérés comme conformes à la trajectoire de sobriété foncière prévue par la présente loi.

II. – Après le 5° du III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, il est inséré un alinéa 5° … bis ainsi rédigé : 

« 5° … La consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers résultant de travaux, de constructions, d’aménagements ou d’installations réalisés au sein du périmètre d’une zone d’aménagement concerté dont l’acte de création est intervenu avant le 22 août 2021 et compris dans le programme global prévisionnel de l’acte de création de ladite zone n’est pas prise en compte pour évaluer l’atteinte des objectifs de réduction du rythme de la consommation d’espaces prévus au présent article pour la première tranche de dix années mentionnée au 1° du présent III. Cette consommation est toutefois comptabilisée comme étant intervenue au cours de la période décennale s’achevant le 22 août 2021. Le présent alinéa est également applicable :

« - aux travaux, aux constructions, aux aménagements ou aux installations réalisés au sein du périmètre d’une grande opération d’urbanisme ou d’une opération d’intérêt national créée avant le 22 août 2021 en application des articles L. 312-4 ou L. 102-12 du code de l’urbanisme.

« - aux travaux, aux constructions, aux aménagements ou aux installations dont la demande d’autorisation d’urbanisme a été déposée avant le 22 août 2021.

« - aux travaux, aux constructions, aux aménagements ou aux installations ayant fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique ou d’une déclaration de projet au titre du code de l’environnement antérieure au 22 août 2021 ; ».

Objet

Certains projets, notamment des ZAC ou opérations d’aménagement ayant déjà mobilisé des emprunts des collectivités, ne peuvent être remis en cause sans provoquer de graves difficultés financières et juridiques pour ces collectivités, notamment pour les tranches de ZAC non encore réalisées en août 2021. Cet amendement vise à sécuriser ces « coups partis », tout en maintenant les objectifs de la loi. Il est par ailleurs conforme à la Circulaire du 31 janvier 2024 relative à la mise en oeuvre de la réforme vers le « zéro artificialisation nette des sols » dont il permet de sécuriser juridiquement le contenu dans le code de l’urbanisme.

Cet amendement a été travaillé en lien avec la Fédération des SCOT



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 112 rect. ter

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. MICHALLET, Mme PUISSAT, M. SAVIN, Mme VALENTE LE HIR, MM. Jean Pierre VOGEL, SOL, de NICOLAY et de LEGGE, Mme SAINT-PÉ, MM. CHAIZE, PERRIN et RIETMANN, Mme CANAYER, M. FARGEOT, Mme IMBERT, M. SAURY, Mme VENTALON et M. Cédric VIAL


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l’article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Les projets d’aménagement engagés avant le 22 août 2021 et faisant l’objet d’autorisations délivrées conformément aux règles en vigueur à cette date sont considérés comme conformes à la trajectoire de sobriété foncière prévue par la présente loi.

II. – Après le 5° du III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, il est inséré un alinéa 5° … bis ainsi rédigé : 

« 5° … La consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers résultant de travaux, de constructions, d’aménagements ou d’installations réalisés au sein du périmètre d’une zone d’aménagement concerté dont l’acte de création est intervenu avant le 22 août 2021 et compris dans le programme global prévisionnel de l’acte de création de ladite zone n’est pas prise en compte pour évaluer l’atteinte des objectifs de réduction du rythme de la consommation d’espaces prévus au présent article pour la première tranche de dix années mentionnée au 1° du présent III. Cette consommation est toutefois comptabilisée comme étant intervenue au cours de la période décennale s’achevant le 22 août 2021. Le présent alinéa est également applicable :

« - aux travaux, aux constructions, aux aménagements ou aux installations réalisés au sein du périmètre d’une grande opération d’urbanisme ou d’une opération d’intérêt national créée avant le 22 août 2021 en application des articles L. 312-4 ou L. 102-12 du code de l’urbanisme.

« - aux travaux, aux constructions, aux aménagements ou aux installations dont la demande d’autorisation d’urbanisme a été déposée avant le 22 août 2021.

« - aux travaux, aux constructions, aux aménagements ou aux installations ayant fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique ou d’une déclaration de projet au titre du code de l’environnement antérieure au 22 août 2021 ; ».

Objet

 Certains projets, notamment des ZAC ou opérations d’aménagement ayant déjà mobilisé des emprunts des collectivités, ne peuvent être remis en cause sans provoquer de graves difficultés financières et juridiques pour ces collectivités, notamment pour les tranches de ZAC non encore réalisées en août 2021. Cet amendement vise à sécuriser ces « coups partis », tout en maintenant les objectifs de la loi. Il est par ailleurs conforme à la Circulaire du 31 janvier 2024 relative à la mise en œuvre de la réforme vers le « zéro artificialisation nette des sols » dont il permet de sécuriser juridiquement le contenu dans le code de l’urbanisme.

Cet amendement de repli est proposé par la Fédération des SCOT.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 127

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme CUKIERMAN, M. CORBISEZ

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l’article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Les projets d’aménagement engagés avant le 22 août 2021 et faisant l’objet d’autorisations délivrées conformément aux règles en vigueur à cette date sont considérés comme conformes à la trajectoire de sobriété foncière prévue par la présente loi.

II. – Après le 5° du III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, il est inséré un alinéa 5° … bis ainsi rédigé : 

« 5° … La consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers résultant de travaux, de constructions, d’aménagements ou d’installations réalisés au sein du périmètre d’une zone d’aménagement concerté dont l’acte de création est intervenu avant le 22 août 2021 et compris dans le programme global prévisionnel de l’acte de création de ladite zone n’est pas prise en compte pour évaluer l’atteinte des objectifs de réduction du rythme de la consommation d’espaces prévus au présent article pour la première tranche de dix années mentionnée au 1° du présent III. Cette consommation est toutefois comptabilisée comme étant intervenue au cours de la période décennale s’achevant le 22 août 2021. Le présent alinéa est également applicable :

« - aux travaux, aux constructions, aux aménagements ou aux installations réalisés au sein du périmètre d’une grande opération d’urbanisme ou d’une opération d’intérêt national créée avant le 22 août 2021 en application des articles L. 312-4 ou L. 102-12 du code de l’urbanisme.

« - aux travaux, aux constructions, aux aménagements ou aux installations dont la demande d’autorisation d’urbanisme a été déposée avant le 22 août 2021.

« - aux travaux, aux constructions, aux aménagements ou aux installations ayant fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique ou d’une déclaration de projet au titre du code de l’environnement antérieure au 22 août 2021 ; ».

Objet

Certains projets, notamment des ZAC ou opérations d’aménagement ayant déjà mobilisé des emprunts des collectivités, ne peuvent être remis en cause sans provoquer de graves difficultés financières et juridiques pour ces collectivités, notamment pour les tranches de ZAC non encore réalisées en août 2021.

Cet amendement vise à sécuriser ces « coups partis », c'est-à-dire les projets urbains prévus sur plusieurs années qui étaient déjà initiés avant la loi Climat et Résilience, dont l'équilibre général repose sur des opérations qui n'étaient pas soumises à des objectifs de réduction de l'artificialisation des sols, tout en maintenant les objectifs de la loi.

Cet amendement est par ailleurs conforme à la Circulaire du 31 janvier 2024 relative à la mise en œuvre de la réforme vers le « zéro artificialisation nette des sols » dont il permet de sécuriser juridiquement le contenu dans le code de l’urbanisme.

Cette proposition de la fédération des SCOT, soutenue par les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE-K, permettra de conserver l'équilibre financier des projets d'aménagements urbains, comme certaines ZAC, et ainsi par exemple le financement d'équipements publics.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 71 rect. quater

13 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

MM. GENET, SOMON, BACCI et KHALIFÉ, Mme MULLER-BRONN, MM. Daniel LAURENT, BELIN et PANUNZI, Mmes BELRHITI et DUMONT, MM. BRISSON et ANGLARS, Mme Frédérique GERBAUD, M. LEFÈVRE, Mme JOSENDE, MM. FAVREAU et DELIA, Mme LOPEZ, MM. KLINGER, BOUCHET, MOUILLER et Paul VIDAL, Mme Pauline MARTIN, M. BRUYEN, Mme BORCHIO FONTIMP et M. RAPIN


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l'article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après le III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, il est inséré un paragraphe ainsi rédigé :

«…  - La consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers résultant de travaux, constructions, aménagements ou installations réalisés au sein du périmètre d’une zone d’aménagement concerté dont l’acte de création est intervenu avant le 22 août 2021 et compris dans le programme global prévisionnel de l’acte de création de ladite zone peut être comptabilisée comme étant intervenue au cours de la période décennale s’achevant le 22 août 2021.»

Objet

Le présent amendement vise à sécuriser les projets déjà lancés, qui pourraient être remis en cause en raison des incertitudes liées à la mise en œuvre du « ZAN ». Collectivités territoriales comme porteurs de projets privés inscrivent leurs opérations dans le temps long : certains projets déjà autorisés ne sortent de terre que plusieurs mois après leur autorisation, et certaines opérations d’aménagement à l’initiative des collectivités se réalisent en plusieurs « tranches ».

Or, la loi Climat-résilience prévoit d’imputer l’artificialisation (ou la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers, pour la première période) résultant d’un projet à la période décennale ou celui-ci sort effectivement de terre.

C’est extrêmement problématique, par exemple, pour les collectivités territoriales qui avaient décidé, avant que ne soit présentée la loi Climat-résilience, de la création d’une zone d’aménagement concertée (ZAC) ou d’une grande opération d’urbanisme (GOU). Les exigences nouvelles du « ZAN » pourraient conduire les collectivités à renoncer à ces projets d’intérêt général, craignant d’amputer trop fortement leur enveloppe d’artificialisation autorisée, déjà réduite de moitié. Ce, alors même que les collectivités ont souvent lourdement investi pour viabiliser et relier aux réseaux ces périmètres d’aménagement.

De même, les projets autorisés avant l’adoption de la loi, alors que les acteurs locaux ignoraient l’impact que ces consommations pourraient avoir sur l’enveloppe future d’artificialisation pour la période 2021-2031, doivent pouvoir être réalisés sans placer les collectivités qui les accueillent en difficulté quant à leur trajectoire de « ZAN ». On ne peut tenir ces dernières responsables des « coups partis » avant que la loi Climat-résilience ne soit intervenue.

L’amendement propose donc que l’artificialisation résultant des projets réalisés au sein de ZAC, de GOU, mais aussi d’opérations d’intérêt national (OIN) décidées avant le 22 août 2021 ne soit pas imputée à la période 2021-2031, durant laquelle les projets sortiront effectivement de terre, mais à la période 2011-2021, durant laquelle ils ont été décidés. Il propose aussi que les projets ayant fait l’objet, avant la publication de la loi, d’une autorisation d’urbanisme, puissent eux-aussi voir leur artificialisation imputée à la période 2011-2021, même s’ils ont été exécutés après cette publication.

Les mesures portées par le présent amendement traduisent notamment au niveau législatif la circulaire du 31 janvier 2024 relative à la mise en œuvre de la réforme vers le « zéro artificialisation nette des sols » (dite « circulaire Béchu ») afin de clarifier la mise en œuvre du ZAN au sein des territoires, en limitant l’insécurité juridique (conflit de niveau de norme infra- règlementaire / législatif) et pratiques qui en résultent. Elles permettent aussi une application plus juste de la loi Climat-résilience, au regard du contexte qui a présidé aux décisions des collectivités territoriales avant son adoption.

Cet amendement a été travaillé en lien avec France Urbaine et Intercommunalités de France.


    La rectification vise à rendre cet amendement identique au n° 168 rect.bis





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 113 rect. quater

13 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

M. MICHALLET, Mme PUISSAT, MM. SAVIN et BURGOA, Mme VALENTE LE HIR, M. BOUCHET, Mme NOËL, MM. KLINGER, Paul VIDAL, BACCI, KHALIFÉ, Jean Pierre VOGEL, SOL, de NICOLAY et de LEGGE, Mme SAINT-PÉ, MM. GENET et CHAIZE, Mme BELRHITI, MM. PERRIN et RIETMANN, Mme CANAYER, MM. MILON et FARGEOT, Mme IMBERT, M. BRISSON, Mme JOSENDE, M. DELIA, Mme Pauline MARTIN, M. LEFÈVRE, Mme DUMONT, M. SAURY, Mme VENTALON, M. NATUREL et Mme BORCHIO FONTIMP


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l'article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après le III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, il est inséré un paragraphe ainsi rédigé :

«…  - La consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers résultant de travaux, constructions, aménagements ou installations réalisés au sein du périmètre d’une zone d’aménagement concerté dont l’acte de création est intervenu avant le 22 août 2021 et compris dans le programme global prévisionnel de l’acte de création de ladite zone peut être comptabilisée comme étant intervenue au cours de la période décennale s’achevant le 22 août 2021.»

Objet

Le présent amendement de repli vise à sécuriser les projets déjà lancés, qui pourraient être remis en cause en raison des incertitudes liées à la mise en œuvre du « ZAN ». Collectivités territoriales comme porteurs de projets privés inscrivent leurs opérations dans le temps long : certains projets déjà autorisés ne sortent de terre que plusieurs mois après leur autorisation, et certaines opérations d’aménagement à l’initiative des collectivités se réalisent en plusieurs « tranches ».

Or, la loi Climat-résilience prévoit d’imputer l’artificialisation (ou la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers, pour la première période) résultant d’un projet à la période décennale où celui-ci sort effectivement de terre.

C’est extrêmement problématique, par exemple, pour les collectivités territoriales qui avaient décidé, avant que ne soit présentée la loi Climat-résilience, de la création d’une zone d’aménagement concerté (ZAC). Les exigences nouvelles du « ZAN » pourraient conduire les collectivités à renoncer à ces projets d’intérêt général, craignant d’amputer trop fortement leur enveloppe d’artificialisation autorisée, déjà réduite de moitié. Ce, alors même que les collectivités ont souvent lourdement investi pour viabiliser et relier aux réseaux ces périmètres d’aménagement.

De même, les projets autorisés avant l’adoption de la loi, alors que les acteurs locaux ignoraient l’impact que ces consommations pourraient avoir sur l’enveloppe future d’artificialisation pour la période 2021-2031, doivent pouvoir être réalisés sans placer les collectivités qui les accueillent en difficulté quant à leur trajectoire de « ZAN ». On ne peut tenir ces dernières responsables des « coups partis » avant que la loi Climat-résilience ne soit intervenue.

L’amendement propose donc que l’artificialisation résultant des projets réalisés au sein de ZAC décidées avant le 22 août 2021 ne soit pas imputée à la période 2021-2031, durant laquelle les projets sortiront effectivement de terre, mais à la période 2011-2021, durant laquelle ils ont été décidés. Il propose aussi que les projets ayant fait l’objet, avant la publication de la loi, d’une autorisation d’urbanisme, puissent eux-aussi voir leur artificialisation imputée à la période 2011-2021, même s’ils ont été exécutés après cette publication.

Les mesures portées par le présent amendement traduisent notamment au niveau législatif la circulaire du 31 janvier 2024 relative à la mise en œuvre de la réforme vers le « zéro artificialisation nette des sols » (dite « circulaire Béchu ») afin de clarifier la mise en œuvre du ZAN au sein des territoires, en limitant l’insécurité juridique (conflit de niveau de norme infra- règlementaire / législatif) et pratique qui en résultent. Elles permettent aussi une application plus juste de la loi Climat-résilience, au regard du contexte qui a présidé aux décisions des collectivités territoriales avant son adoption.

Cet amendement de repli est proposé par France Urbaine, et partagé par Intercommunalités de France.


    La rectification vise à rendre cet amendement identique au n° 168 rect.bis





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 168 rect. bis

10 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

MM. FAGNEN et REDON-SARRAZY, Mme ESPAGNAC, M. MONTAUGÉ, Mme BRIQUET, MM. RAYNAL, ROIRON et KANNER, Mmes ARTIGALAS, BLATRIX CONTAT et BONNEFOY, M. BOUAD, Mme CANALÈS, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ, GILLÉ, JACQUIN et Patrice JOLY, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, MM. OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mmes POUMIROL et Sylvie ROBERT, MM. ROS, STANZIONE, TISSOT, UZENAT, Michaël WEBER

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l'article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après le III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, il est inséré un paragraphe ainsi rédigé :

«…  - La consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers résultant de travaux, constructions, aménagements ou installations réalisés au sein du périmètre d’une zone d’aménagement concerté dont l’acte de création est intervenu avant le 22 août 2021 et compris dans le programme global prévisionnel de l’acte de création de ladite zone peut être comptabilisée comme étant intervenue au cours de la période décennale s’achevant le 22 août 2021.»

Objet

Cet amendement propose de mieux prendre en compte la comptabilisation de la consommation d’espaces des zones d’aménagement concerté (ZAC), véritable préoccupation des élus locaux compte tenu de l'ampleur de certaines ZAC, des moyens financiers déjà mobilisés et de la réalisation des travaux en plusieurs phases, tout en maintenant les objectifs et trajectoire de sobriété foncière fixés.

Il s'agit de permettre la comptabilisation de la consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers résultant de travaux, constructions, aménagements ou installations réalisés au sein du périmètre d’une ZAC dont l’acte de création est intervenu avant le 22 août 2021 et compris dans le programme global prévisionnel de l’acte de création de ladite zone sur la période 2011/2021.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 14 rect. quater

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme NOËL, M. Daniel LAURENT, Mme MULLER-BRONN, M. PANUNZI, Mmes DUMONT et BELRHITI, MM. KHALIFÉ, BRISSON et ANGLARS, Mmes DREXLER et JOSENDE, M. CHATILLON, Mme LASSARADE, MM. KLINGER et MILON, Mmes Pauline MARTIN et Frédérique GERBAUD, M. BRUYEN, Mme BORCHIO FONTIMP, MM. SIDO et BOUCHET, Mme LOPEZ et MM. SOMON, PERNOT, RAPIN et GENET


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l’article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après le 5° du III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« ...° La consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers résultant de travaux, constructions, aménagements ou installations ayant fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique ou d’une déclaration de projet au titre du code de l’environnement antérieure au 22 août 2021 n’est pas prise en compte pour évaluer l’atteinte des objectifs de réduction du rythme de la consommation d’espaces prévus au présent article pour la première tranche de dix années mentionnée au 1° du présent II ; »

Objet

Le présent amendement vise à sécuriser les projets déjà autorisés par le biais de déclarations d’utilité publique ou de déclarations de projets au titre du code de l’environnement.

La loi Climat-Résilience prévoit d’imputer l’artificialisation (ou la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers, pour la première période) résultant d’un projet à la période décennale où celui-ci sort effectivement de terre.

C’est extrêmement problématique, par exemple, pour les maîtres d’ouvrage d’infrastructures linéaires qui inscrivent leurs opérations dans le temps long : certains projets déjà autorisés ne sortent de terre que plusieurs années après avoir obtenu une DUP ou une déclaration de projet, le temps de poursuivre les études détaillées et les autorisations environnementales ou d’urbanisme nécessaires à leur réalisation effective.

Les mesures portées par le présent amendement sont de nature à apaiser la mise en œuvre du ZAN au sein des territoires, en limitant l’insécurité juridique et pratique qui en résulte.

Lors de l’examen au Sénat de la proposition de loi Objectifs de « zéro artificialisation nette » au cœur des territoires, cet amendement avait reçu un avis favorable de la commission et du rapporteur et avait été finalement adopté en séance.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 26 rect. bis

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

MM. GOLD, BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, M. GROSVALET, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, M. MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l'article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après le 5° du III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

«…° Les opérations de construction ou d'aménagement d'aires d'accueil mentionnées à l'article 1er de la loi n° 2000-614 du 15 juillet 2000 relative à l'accueil des gens du voyage peuvent être considérées comme des projets d'envergure régionale mentionnés à l'article L. 141-8 du code de l'urbanisme, dont la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers peut ne pas être prise en compte pour l'évaluation de l'atteinte des objectifs mentionnés au second alinéa de l'article L. 141-3 ou au quatrième alinéa de l'article L. 151-5 du même code, mais mutualisée dans le cadre des objectifs prévus par les documents mentionnés à l'article L. 123-1 du même code ou aux articles L. 4251-1, L. 4424-9 et L. 4433-7 du code général des collectivités territoriales. »

Objet

Cet amendement vise à décomptabiliser les travaux de création d’aires d’accueil des gens du voyage des quotas de droits à construire des collectivités locales.

La loi et l'Etat imposant aux communes et à leurs établissements publics, à travers les schémas départementaux d’accueil des gens du voyage, la construction, la mise à disposition et l’entretien de ces aires d’accueil, il apparaît justifié d’imputer ces équipements sur un compte foncier national.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 105 rect. ter

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Retiré

M. MICHALLET, Mme PUISSAT, MM. SAVIN et BURGOA, Mme VALENTE LE HIR, M. BOUCHET, Mme NOËL, MM. KLINGER, Paul VIDAL, BACCI, KHALIFÉ, Jean Pierre VOGEL, SOL, de NICOLAY et de LEGGE, Mmes SCHALCK et SAINT-PÉ, MM. GENET et CHAIZE, Mme BELRHITI, MM. PERRIN et RIETMANN, Mme CANAYER, MM. MILON et FARGEOT, Mme IMBERT, M. BRISSON, Mme JOSENDE, M. DELIA, Mme Pauline MARTIN, M. LEFÈVRE, Mme DUMONT, M. SAURY, Mme VENTALON, M. PILLEFER, Mme GARNIER et MM. REICHARDT et ANGLARS


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l'article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Le III quater de l'article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets est complété par deux alinéas ainsi rédigés : 

« - des aires et terrains définis au II de l’article 1er de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage, ainsi que des constructions, installations ou aménagements nécessaires à leur mise en œuvre. »

« - des aires et terrains mentionnés au 3° du I de l’article 9 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage, ainsi que des constructions, installations ou aménagements nécessaires à leur mise en œuvre. »

Objet

La loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage impose aux collectivités locales de participer à l'accueil des personnes dites gens du voyage et dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles installées sur des aires d'accueil ou des terrains prévus à cet effet. Les communes de plus de 5 000 habitants figurent obligatoirement sur un schéma départemental prévoyant les secteurs géographiques d'implantation. Ces communes ont alors l’obligation de participer à sa mise en œuvre, notamment par le financement, la réalisation et l’aménagement de ces aires d’accueil.

Toutefois, les aménagements nécessaires à l’accomplissement des obligations légales viennent inévitablement impacter la capacité foncière des communes concernées. Les collectivités locales n’ont pas d’autres choix que de procéder à l’artificialisation des sols pour réaliser ces aires, et les espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF) sont comptabilisés dans l’enveloppe locale.

Or, l’aménagement de ces aires est une nécessité nationale, imposée par l’État, pour assurer la bonne gestion des déplacements des gens du voyage, et lutter contre les installations illicites qui occasionnent des difficultés de cohabitation avec les populations locales. En ce sens, certaines communes sont très exposées à ces déplacements et sont tenues de réaliser des aires très importantes. Dans une optique d’égalité entre les territoires, il parait justifié de ne pas venir grever la capacité de développement d’une commune qui s’inscrit dans un objectif de politique nationale d’accueil de ces populations.

Aussi, le présent amendement vise à exclure la consommation d’ENAF résultant des constructions, ouvrages, et aménagements nécessaires à la mise en place des aires d’accueil des gens du voyage pour l’atteinte de l’objectif de réduction de l’artificialisation mentionné à l’article 191 pour les 15 prochaines années.

Cet amendement vise les aires permanentes d'accueil, les terrains familiaux locatifs aménagés, les aires de grand passage et les emplacements provisoires agréés par le Préfet.

 

 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 106 rect. ter

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Retiré

M. MICHALLET, Mme PUISSAT, MM. SAVIN et BURGOA, Mme VALENTE LE HIR, M. BOUCHET, Mme NOËL, MM. KLINGER, Paul VIDAL, BACCI, KHALIFÉ, Jean Pierre VOGEL, SOL, de NICOLAY et de LEGGE, Mme SAINT-PÉ, MM. GENET et CHAIZE, Mme BELRHITI, MM. PERRIN et RIETMANN, Mme CANAYER, MM. MILON et FARGEOT, Mme IMBERT, M. BRISSON, Mme JOSENDE, M. DELIA, Mme Pauline MARTIN, M. LEFÈVRE, Mmes DUMONT, VENTALON et SCHALCK, MM. REICHARDT, SAURY et PILLEFER, Mmes HOUSSEAU et GUIDEZ et M. ANGLARS


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l'article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Le III quater de l'article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« – des aires et terrains définis au II de l’article 1er de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage, ainsi que des constructions, installations ou aménagements nécessaires à leur mise en œuvre. »

Objet

La loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage impose aux collectivités locales de participer à l'accueil des personnes dites gens du voyage et dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles installées sur des aires d'accueil ou des terrains prévus à cet effet. Les communes de plus de 5 000 habitants figurent obligatoirement sur un schéma départemental prévoyant les secteurs géographiques d'implantation. Ces communes ont alors l’obligation de participer à sa mise en œuvre, notamment par le financement, la réalisation et l’aménagement de ces aires d’accueil.

Toutefois, les aménagements nécessaires à l’accomplissement des obligations légales viennent inévitablement impacter la capacité foncière des communes concernées. Les collectivités locales n’ont pas d’autres choix que de procéder à l’artificialisation des sols pour réaliser ces aires, et les espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF) sont comptabilisés dans l’enveloppe locale.

Or, l’aménagement de ces aires est une nécessité nationale, imposée par l’État, pour assurer la bonne gestion des déplacements des gens du voyage, et lutter contre les installations illicites qui occasionnent des difficultés de cohabitation avec les populations locales. En ce sens, certaines communes sont très exposées à ces déplacements et sont tenues de réaliser des aires très importantes. Dans une optique d’égalité entre les territoires, il parait justifié de ne pas venir grever la capacité de développement d’une commune qui s’inscrit dans un objectif de politique nationale d’accueil de ces populations.

Aussi, le présent amendement vise à exclure la consommation d’ENAF résultant des constructions, ouvrages, et aménagements nécessaires à la mise en place des aires d’accueil des gens du voyage pour l’atteinte de l’objectif de réduction de l’artificialisation mentionné à l’article 191 pour les 15 prochaines années.

Cet amendement de repli ne vise que les aires permanentes d'accueil, les terrains familiaux locatifs aménagés, et les aires de grand passage.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 87 rect. bis

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Retiré

M. ROCHETTE, Mme Laure DARCOS, M. CHASSEING, Mme PAOLI-GAGIN, MM. BRAULT et LAMÉNIE, Mme Frédérique GERBAUD et M. PILLEFER


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l’article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après le 5° du III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« ...° L’artificialisation des sols ou la consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers résultant de projets liés à l’agrandissement, dans une limite de 50 % de la surface initiale, d’un établissement ou service médico-social, ou d'un établissement en lien avec le grand âge tel que les résidences sénior tel que défini au I de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles est imputé à un compte foncier national ; ».

Objet

Cet amendement vise à ne pas contraindre l'agrandissement d'établissements et services médico-sociaux en excluant ces opérations de l'évaluation de l'atteinte des objectifs de réduction de l'artificialisation des communes et en les intégrant à un compte foncier national. S'agissant notamment du secteur de la dépendance et du grande âge et suite à des enquêtes récentes concernant les conditions de vie dans certains établissement, il paraît primordial de ne pas entraver des opérations pouvant par exemple permettre une meilleure qualité d'accueil de nos aînés. 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 134 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Retiré

M. ROCHETTE, Mme Laure DARCOS, MM. Louis VOGEL et CHASSEING, Mme PAOLI-GAGIN, MM. BRAULT, LAMÉNIE et LEMOYNE, Mme Frédérique GERBAUD et M. PILLEFER


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l’article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après le 5° du III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« ... ° L’artificialisation des sols ou la consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers résultant de projets liés à l’extension d’aires de stations-service pour l’installation d’infrastructures de recharge pour véhicules électriques est imputée à un compte foncier national. »

Objet

Cet amendement vise à ne pas freiner les efforts nécessaires en matière de déploiement d'infrastructures indispensables au développement du véhicule électrique. 

Il impute à un compte foncier national l'artificialisation résultant d'extension d'aires de stations-service en vue de l'installation de bornes de recharge électrique. 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 135 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Retiré

M. ROCHETTE, Mme Laure DARCOS, MM. Jean Pierre VOGEL et CHASSEING, Mme PAOLI-GAGIN, MM. BRAULT, LAMÉNIE et LEMOYNE, Mme Frédérique GERBAUD et M. PILLEFER


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l’article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après le 5° du III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« ... ° L’artificialisation des sols ou la consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers résultant de projets liés à l’extension, dans la limite de 25 % de la surface initiale, d’aires de stations-service pour l’installation d’infrastructures de recharge pour véhicules électriques est imputée à un compte foncier national. »

Objet

Cet amendement est un amendement de repli.

Il vise à ne pas freiner les efforts nécessaires en matière de déploiement d'infrastructures indispensables au développement du véhicule électrique. 

Il impute à un compte foncier national l'artificialisation résultant d'extension d'aires de stations-service en vue de l'installation de bornes de recharge électrique.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 22 rect.

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G  
Non soutenu

M. BURGOA


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l'article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après le III quater de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, il est inséré un paragraphe ainsi rédigé :

« … – Les plateformes de recyclage et de valorisation des déchets inertes peuvent être considérées comme des projets d’envergure régionale, au sens du 6° de l’article L. 141-8 du code de l’urbanisme, ou comme des projets d’intérêt intercommunal, au sens du 7° du même article L. 141-8, auxquels cas l’artificialisation des sols ou la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers qui en résulte est prise en compte selon les modalités propres à ces projets. »

Objet

Le secteur des Travaux Publics génère approximativement 180 millions de tonnes de déchets inertes. Leur valorisation nécessite un traitement mécanique, notamment du broyage et du concassage. Elle est réalisée dans des installations de type ICPE (ICPE 2515, 2516,2517).

Cependant, le manque d’installations de valorisation des déchets issus de la filière des travaux publics empêche les entreprises du secteur d’atteindre les objectifs d’économie circulaire que fixés par l’Etat.

L’objectif de « zéro artificialisation nette », prévu par la loi du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, contribue à l’insuffisante disponibilité de ces infrastructures dans nos territoires.

En effet, les plateformes de recyclage et de valorisation des déchets inertes sont aujourd’hui considérées comme artificialisantes. Dans un contexte de pressions sur le foncier disponible, la création de ces plateformes se révèle difficile pour les collectivités territoriales, même lorsqu’elles réalisent des chantiers d’envergure sur leur territoire.

Afin de respecter les objectifs d’économie circulaire fixés à la filière des travaux publics, notamment dans le cadre de la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire, il convient d’encourager les collectivités au déploiement de plateformes de recyclage et de valorisation des déchets inertes. Cela, d’autant plus que l’économie circulaire est l’un des instruments les plus efficaces pour réduire les émissions carbones d’un chantier.

Le présent amendement propose donc de permettre aux plateformes de recyclage et de valorisation des déchets inertes d’être considérées comme des projets d'envergure régionale.



NB :La rectification consiste en un changement de place de l'article additionnel après l'article 6 vers l'article additionnel après l'article 4.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 125

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

Mme CUKIERMAN, MM. CORBISEZ, LAHELLEC

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l’article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après le III quater de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, il est inséré un paragraphe ainsi rédigé :

« … – Les plateformes de recyclage et de valorisation des déchets inertes peuvent être considérées comme des projets d’envergure régionale, au sens du 6° de l’article L. 141-8 du code de l’urbanisme, ou comme des projets d’intérêt intercommunal, au sens du 7° du même article L. 141-8, auxquels cas l’artificialisation des sols ou la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers qui en résulte est prise en compte selon les modalités propres à ces projets. »

Objet

Le secteur des Travaux Publics génère approximativement 180 millions de tonnes de déchets inertes. Leur valorisation nécessite un traitement mécanique, notamment du broyage et du concassage. Elle est réalisée dans des installations de type ICPE (ICPE 2515, 2516,2517).

Les entreprises du bâtiment soulignent que les déchets produits par le secteur représentent un volume annuel non négligeable, d’environ 46 millions de tonnes.

Cependant, le manque d’installations de valorisation des déchets issus de la filière des travaux publics empêche les entreprises du secteur d’atteindre les objectifs d’économie circulaire que fixés par l’Etat.

L’objectif de « zéro artificialisation nette », prévu par la loi du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, contribue à l’insuffisante disponibilité de ces infrastructures dans nos territoires.

En effet, les plateformes de recyclage et de valorisation des déchets inertes sont aujourd’hui considérées comme artificialisantes. Dans un contexte de pressions sur le foncier disponible, la création de ces plateformes se révèle difficile pour les collectivités territoriales, même lorsqu’elles réalisent des chantiers d’envergure sur leur territoire.

Afin de respecter les objectifs d’économie circulaire fixés à la filière des travaux publics, notamment dans le cadre de la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire, il convient d’encourager les collectivités au déploiement de plateformes de recyclage et de valorisation des déchets inertes. Cela, d’autant plus que l’économie circulaire est l’un des instruments les plus efficaces pour réduire les émissions carbones d’un chantier.

Le présent amendement propose donc de permettre aux plateformes de recyclage et de valorisation des déchets inertes d’être considérées comme des projets d'envergure régionale.

Cet amendement a été proposé par la Fédération nationale des travaux publics.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 92 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Non soutenu

MM. CANÉVET, DELAHAYE et LONGEOT, Mme DEVÉSA, M. BLEUNVEN, Mme JACQUEMET et MM. FOLLIOT et DUFFOURG


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l'article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Une construction, un bâtiment, une installation ou un établissement revêtant un caractère industriel au sens de l’article 1500 du code général des impôts constitue un projet industriel au sens du I de l’article L. 300-6-2 du code de l’urbanisme et du c du 7° du III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience.

Objet

Afin de faciliter le développement d’implantations industrielles sur le territoire national, la loi n° 2023-973 du 23 octobre 2023 relative à l’industrie verte a prévu l’application de règles spécifiques à certains projets en matière de mise en conformité des règles et plans d’urbanisme, d’une part, et de décompte de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF), d’autre part.

Ces dispositions demeurent néanmoins réservées aux projets de nature industrielle, ce qui est susceptible de limiter leur application aux investissements relevant du secteur secondaire.

L’implantation d’installations logistiques d’une certaine ampleur est cruciale pour la pérennité et l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement laquelle est un élément clé de la compétitivité, de l’attractivité et de l’aménagement du territoire.

Cet amendement propose en conséquence d’étendre à ces installations les mesures de simplification concernant le dispositif des projets d’intérêt national majeur (PINM) au sens de l’article L. 300-6-2 du code de l’urbanisme et le dispositif des projets d’envergure nationale ou européenne (PENE) au sens du 7° du III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience.

A cette fin, il est proposé de faire référence aux dispositions de l’article 1500 du code général des impôts définissant les établissements industriels soumis aux dispositions de l’article 1499 du même code. Cette définition inclut les grands entrepôts mettant en œuvre des équipements importants.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 145 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. CHASSEING, Vincent LOUAULT et CHEVALIER, Mme Laure DARCOS, M. ROCHETTE, Mme BOURCIER, MM. Alain MARC, GRAND, WATTEBLED et LAMÉNIE, Mme LERMYTTE, MM. CHATILLON, Jean Pierre VOGEL, BELIN et LEVI, Mme DUMONT, M. KHALIFÉ et Mme EVREN


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4


Après l'article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Une construction, un bâtiment, une installation ou un établissement revêtant un caractère industriel au sens de l’article 1500 du code général des impôts constitue un projet industriel au sens du I de l’article L. 300-6-2 du code de l’urbanisme et du c du 7° du III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience.

Objet

Afin de faciliter le développement d’implantations industrielles sur le territoire national, la loi
n° 2023-973 du 23 octobre 2023 relative à l’industrie verte a prévu l’application de règles spécifiques à certains projets en matière de mise en conformité des règles et plans d’urbanisme, d’une part, et de décompte de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF), d’autre part.

Ces dispositions demeurent néanmoins réservées aux projets de nature industrielle, ce qui est susceptible de limiter leur application aux investissements relevant du secteur secondaire.

L’implantation d’installations logistiques d’une certaine ampleur est cruciale pour la pérennité et l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement laquelle est un élément clé de la compétitivité, de l’attractivité et de l’aménagement du territoire.

Cet amendement propose en conséquence d’étendre à ces installations les mesures de simplification concernant le dispositif des projets d’intérêt national majeur (PINM) au sens de l’article L. 300-6-2 du code de l’urbanisme et le dispositif des projets d’envergure nationale ou européenne (PENE) au sens du 7° du III de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience.

A cette fin, il est proposé de faire référence aux dispositions de l’article 1500 du code général des impôts définissant les établissements industriels soumis aux dispositions de l’article 1499 du même code. Cette définition inclut les grands entrepôts mettant en œuvre des équipements importants.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 17 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Non soutenu

M. PARIGI, Mme BILLON, MM. HENNO et KERN et Mmes PHINERA-HORTH et PERROT


ARTICLE 5


Supprimer cet article.

Objet

En inversant le paradigme de la territorialisation des mesures de réduction de l’artificialisation, les dispositions envisagées conduisent à remettre en cause les compétences et prérogatives des régions en matière d’aménagement du territoire. En l'état elles auraient pour effet de réduire les régions à jouer un simple rôle de secrétariat de la conférence régionale. Par ailleurs, les modalités de fonctionnement de la conférence régionale seraient rendues totalement inopérantes. Toutes ces dispositions conduiraient, in fine, à remettre purement et simplement en question la démarche du ZAN dans sa globalité.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 76

5 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. DANTEC, JADOT et Grégory BLANC, Mme SENÉE, M. BENARROCHE, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et GONTARD, Mme GUHL, M. MELLOULI, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 5


Supprimer cet article.

Objet

Cet amendement vise à supprimer l’article 5 qui prévoit la refonte des conférences régionales de gouvernance de la politique de la réduction de l'artificialisation des sols avec la modification de son intitulé, sa composition avec la territorialisation de la sobriété foncière.

Cet article prévoit une flexibilisation du cadre réglementaire, notamment en permettant aux conférences régionales de gouvernance de s’affranchir du caractère prescriptif des schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET), ce qui est contre-productif. 

La commission des affaires économiques a également modifié le lien d’opposabilité entre les différents documents permettant la territorialisation des objectifs de réduction de l'artificialisation des sols en inversant la hiérarchie des normes.

Les objectifs et leur déclinaison territoriale contenus dans le document régional de planification s’appliqueront donc aux documents d’urbanisme dans un rapport de simple prise en compte au lieu de celui de compatibilité.

Cette proposition de nouvelle conférence de gouvernance sur le ZAN perturbe à nouveau le travail déjà bien engagé dans les territoires. 

De plus, elle affaiblit le SRADDET qui est le document planificateur central sur lequel nous devons construire la cohérence de nos politiques d’aménagement du territoire. 

Par ailleurs, ces constantes modifications rendent les règles très difficiles à s’approprier pour les élu.es locaux. Cette insécurité juridique incite à ne pas mettre en œuvre la loi. 






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 173

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. UZENAT, Mmes Sylvie ROBERT et BONNEFOY, MM. Michaël WEBER et MONTAUGÉ, Mme BRIQUET, MM. RAYNAL, ROIRON, REDON-SARRAZY et FAGNEN, Mme ESPAGNAC, M. KANNER, Mme ARTIGALAS, M. BOUAD, Mme CANALÈS, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ, GILLÉ, JACQUIN et Patrice JOLY, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, MM. OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, MM. ROS, STANZIONE, TISSOT

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 5


Supprimer cet article.

Objet

Les conférences de Gouvernance ont été mises en place par la loi de juillet 2023 avec une réorganisation des instances de dialogue.

Les dispositions prévues dans le cadre de cet article 5 ne paraissent pas de nature à améliorer le fonctionnement de cette instance, et au contraire génère une nouvelle déstabilisation de l’organisation de la mise en œuvre de cette politique foncière et crée de l’insécurité juridique.

Aussi l’amendement du groupe SER propose la suppression de l’article 5.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 42 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Non soutenu

Mme BONNEFOY et M. Michaël WEBER


ARTICLE 5


I. – Après l’alinéa 4

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

…) À la seconde phrase du premier alinéa, les mots : « , siégeant à titre consultatif » sont supprimés ;

II. – Alinéa 9

Supprimer les mots :

, siégeant à titre consultatif

Objet

En tant qu'acteur essentiel dans l'atteinte des objectifs de sobriété foncière et dans la préservation de la biodiversité via la protection des Espaces naturels sensibles (ENS), cet amendement vise à reconnaître pleinement le rôle des Départements en supprimant la mention du caractère consultatif de leur avis.

De nombreux exemples de politiques conduites sur le terrain prouvent que les départements peuvent jouer un rôle actif au sein de la conférence régionale de gouvernance. 

La pleine participation des départements à la conférence régionale de gouvernance a été défendue par de nombreux groupes et adoptée au Sénat en mars 2023 lors de l'examen de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de « zéro artificialisation nette » au cœur des territoires. 






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 80 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. ANGLARS, SOL, PANUNZI et SOMON, Mmes LASSARADE, Frédérique GERBAUD et LOPEZ, MM. BOUCHET et Daniel LAURENT, Mmes DUMONT et MULLER-BRONN, MM. HUGONET et BURGOA, Mme RICHER, MM. BACCI et PACCAUD, Mme JOSEPH, MM. SAUTAREL, KHALIFÉ, REICHARDT et BELIN, Mme BELRHITI, M. PERNOT, Mme Pauline MARTIN, MM. DELIA, BRISSON et PAUMIER, Mmes JOSENDE, DREXLER, IMBERT et BORCHIO FONTIMP et MM. POINTEREAU, ROJOUAN, Paul VIDAL, RAPIN, SIDO et GENET


ARTICLE 5


I. – Après l’alinéa 4

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

…) À la seconde phrase du premier alinéa, les mots : « , siégeant à titre consultatif » sont supprimés ;

II. – Alinéa 9

Supprimer les mots :

, siégeant à titre consultatif

Objet

La conférence régionale de gouvernance de la politique de réduction de l'artificialisation des sols regroupe, à l’échelle régionale, l’ensemble des acteurs publics concernés par la maîtrise de l’artificialisation. Actuellement, chaque niveau de collectivités, ainsi que l’État, disposent d’un représentant de droit pour assurer une coordination optimale des politiques ; à l’exception des départements, dont les représentants siègent uniquement à titre consultatif.

La conférence régionale de gouvernance de la politique de réduction de l’artificialisation des sols est un outil essentiel de coordination entre les différents échelons territoriaux et l’État. Elle vise à assurer une cohérence dans la mise en œuvre des objectifs de sobriété foncière à l’échelle régionale.

Or, les départements exercent des compétences en matière d’aménagement du territoire, de mobilité, d’équipements structurants et de gestion des espaces naturels. Leur rôle est central pour accompagner les communes et intercommunalités dans l’application des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols.

Cet amendement vise donc à renforcer la représentation départementale au sein de la conférence régionale en accordant aux représentants des départements un siège de droit avec pouvoir délibératif, au même titre que les autres collectivités et l’État. Cette évolution garantira une meilleure prise en compte des spécificités départementales, notamment dans les régions dans lesquelles les contrastes départementaux peuvent être marqués.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 114 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. Michaël WEBER et ROS, Mme BONNEFOY, MM. OMAR OILI, DEVINAZ et UZENAT, Mme POUMIROL et MM. TISSOT, TEMAL et CHAILLOU


ARTICLE 5


I. – Alinéa 6

remplacer la référence : 

4° 

par la référence : 

5° 

II. – Après l’alinéa 9

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« 5° Un représentant des parcs naturels régionaux mentionné aux articles L. 333-1 à L. 333-4 du code de l’environnement, siégeant à titre consultatif. » ;

Objet

Le présent amendement propose d’inclure les Syndicats Mixte de Parc naturel régional inclus comme membre de droit dans les conférences régionales de gouvernance de la sobriété foncière.

La loi reconnaît le rôle spécifique des parcs naturels régionaux dans l’aménagement du territoire (L 333-1 du code de l’environnement).  La charte, qui donne lieu au classement, fixe des objectifs de sobriété foncière en lien avec les objectifs de préservation des patrimoines naturels et paysagers. Les syndicats mixtes de gestion des Parcs sont dotés d’une ingénierie pour accompagner sa mise en œuvre. Ce qui leur a permis, à droit constant, de consommer deux fois moins d’espace que la moyenne nationale (observatoire des PNR – issu des données INSEE 2020). Le Syndicat Mixte de Parc naturel régional possède une connaissance approfondie des enjeux écologiques locaux et des méthodes de gestion du foncier qui favorisent la biodiversité et la résilience écologique. Grâce à ses relations étroites avec l’ensemble des collectivités locales, le Syndicat Mixte de Parc naturel régional est en mesure de mobiliser et d'impliquer divers acteurs territoriaux, essentiels pour la réussite de la ZAN.

Ainsi, il est proposé que le Syndicat Mixte de Parc naturel régional soit inclus comme membre de droit dans les conférences régionales de gouvernance de la sobriété foncière. Cette mesure vise à tirer parti de leur capacité à mobiliser les élus locaux et à utiliser efficacement leur ingénierie pour la mise en œuvre de projets locaux respectueux de l'environnement



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 192

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Mme GACQUERRE et M. Jean-Marc BOYER

au nom de la commission des affaires économiques


ARTICLE 5


I. – Alinéa 8

Rédiger ainsi cet alinéa :

« 3° Soixante représentants des établissements publics chargés de l’élaboration d’un schéma de cohérence territoriale et des établissements publics de coopération intercommunale et communes compétents en matière de document d’urbanisme, ainsi que des communes non couvertes par des documents d’urbanisme, dans des proportions représentatives de la répartition de ces différents types de collectivités territoriales et d’établissements publics parmi l’ensemble des communes du ressort régional, de leur répartition entre les différents départements du ressort régional ainsi que, pour les communes et établissements publics de coopération intercommunale, de leur couverture ou non par un schéma de cohérence territoriale ;

II. – Alinéa 31

1° Remplacer les mots :

au deuxième alinéa de

par le mot :

à

2° Remplacer les mots :

au troisième alinéa de

par le mot :

à

et les mots :

au quatrième alinéa du I de

par le mot :

à

3° Remplacer les mots :

au dernier alinéa de

par le mot :

à

III. – Alinéa 32

1° Supprimer les mots :

la seconde phrase du deuxième alinéa de

2° Remplacer les mots :

au quatrième alinéa du I de

par le mot :

à

et les mots :

au troisième alinéa de

par le mot :

à

3° Remplacer les mots :

au dernier alinéa de 

par le mot :

à

IV. – Alinéa 33

Compléter cet alinéa par les mots :

à cette modification

Objet

Amendement rédactionnel.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 179

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Tombé

MM. REDON-SARRAZY et FAGNEN et Mme ESPAGNAC


ARTICLE 5


Alinéas 18 à 31

Supprimer ces alinéas.

Objet

Cet amendement propose de supprimer le caractère non-prescriptif du Sraddet.


NB : La mention « Tombé » signifie qu'il n'y avait pas lieu de soumettre l'amendement au vote du Sénat dans la mesure où soit l'objectif poursuivi par l'amendement a été atteint par l'adoption d'un autre amendement (ex. : amendement de rédaction globale incluant la modification proposée), soit, au contraire, l'amendement était incompatible avec un amendement précédemment adopté (ex. : l'adoption d'un amendement de suppression fait tomber tous les autres).





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 35 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Rejeté

MM. MENONVILLE et BACCI, Mme BILLON, MM. BONHOMME, FARGEOT, LEVI, BELIN et FAVREAU, Mme HOUSSEAU et M. FOLLIOT


ARTICLE 5


Après l’alinéa 9

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« ...° Six représentants des chambres consulaires régionales. » ;

Objet

Cet amendement entend intégrer les élus consulaires, représentants des acteurs économiques locaux,  aux conférences régionales, lors des discussions relatives aux objectifs de sobriété foncière.

Très engagés dans la transition écologique, ces acteurs doivent être pleinement associés aux concertations afin d’assurer la cohérence entre les impératifs de préservation de l’environnement et les réalités économiques locales.

Il est nécessaire que la voix de chacun puisse être entendue dans l'élaboration de la politique foncière locale.L'implication des acteurs économiques garantit un déploiement équilibré des objectifs de sobriété foncière, tout en préservant le dynamisme et l’attractivité économique des territoires.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 85 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Rejeté

M. ROCHETTE, Mme Laure DARCOS, M. CHASSEING, Mme PAOLI-GAGIN et MM. BRAULT, LAMÉNIE, LEMOYNE et PILLEFER


ARTICLE 5


Après l’alinéa 9

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« ...° Six représentants des chambres consulaires régionales. » ;

Objet

La politique de sobriété foncière doit être pensée au plus près des territoires afin de répondre au mieux aux enjeux de ceux-ci. Cette nécessité s’est traduite par la création de conférences régionales de gouvernance de la sobriété foncière.

 Si ces instances ont démontré leur intérêt, il apparait toutefois nécessaire qu’elles soient ouvertes à l’ensemble des parties prenantes afin que la voix de chacun puisse être prise en compte dans le cadre de l’élaboration de la politique foncière locale.

Cela doit notamment être le cas pour les acteurs économiques qui sont confrontés à de véritables problématiques en matière de disponibilité du foncier. Comme le démontre une étude réalisée en 2024 par Intercommunalités de France, 41% des parcs d’activités seront saturés en 2025 et 93% le seront à horizon 2030. Ce manque de foncier peut impliquer le déménagement d’une entreprise faute de place, ou pire le fait qu’elle renonce à des investissements contribuant à sa croissance si son activité ne peut être déplacée en dehors du bassin d’emploi. Pour l’une comme pour l’autre des hypothèses, cela a des conséquences dommageables pour la collectivité sur le territoire de laquelle l’entreprise est installée.

Pour s'assurer de la prise en compte des enjeux économiques dans l'élaboration de la politique de réduction de l'artificialisation, cet amendement vise à inclure des représentants des chambres consulaires au sein des conférences régionales de gouvernance de la sobriété foncière. 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 148 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Rejeté

MM. BLEUNVEN et CANÉVET, Mmes Muriel JOURDA et CANAYER, MM. HENNO, DELAHAYE, DUFFOURG et LAFON, Mmes JACQUEMET et LERMYTTE, M. KERN, Mme SOLLOGOUB, M. KHALIFÉ, Mme DUMONT et M. KLINGER


ARTICLE 5


Après l’alinéa 9

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« …° Six représentants des chambres consulaires régionales. » ;

Objet

La mise en œuvre de la sobriété foncière doit être adaptée aux spécificités des territoires afin de répondre efficacement à leurs enjeux. Cette exigence a conduit à la création des conférences régionales de gouvernance de la sobriété foncière, instances visant à accompagner cette transition de manière concertée.

Si ces conférences ont démontré leur utilité, il apparaît néanmoins indispensable de les ouvrir à l’ensemble des parties prenantes afin de garantir une prise en compte équilibrée des intérêts locaux dans l’élaboration des politiques foncières.

Les acteurs économiques, en particulier, doivent être pleinement associés à ces réflexions, car ils sont confrontés à des difficultés croissantes en matière de disponibilité du foncier. Une étude réalisée en 2024 par Intercommunalités de France met en évidence une saturation imminente des parcs d’activités : 41 % d’entre eux seront complets dès 2025 et 93 % d’ici 2030. Ce déficit foncier contraint les entreprises à envisager un déménagement faute d’espace ou, dans certains cas, à renoncer à des investissements stratégiques lorsqu’un déplacement hors du bassin d’emploi est impossible. De telles situations fragilisent le tissu économique local et ont des répercussions directes sur l’emploi et l’attractivité des territoires.

Afin d’assurer une meilleure intégration des enjeux économiques dans la politique de réduction de l’artificialisation des sols, il est proposé d’inclure des représentants des chambres consulaires au sein des conférences régionales de gouvernance de la sobriété foncière. Cette mesure permettrait d’apporter une expertise complémentaire, garantissant un équilibre entre préservation des espaces naturels et dynamisme économique local.

Cet amendement a été rédigé en collaboration avec le MEDEF. 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 38

5 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Rejeté

M. BUIS, Mme HAVET, MM. BUVAL et PATRIAT, Mmes CAZEBONNE et DURANTON, MM. FOUASSIN, IACOVELLI, KULIMOETOKE, LEMOYNE et LÉVRIER, Mme NADILLE, M. PATIENT, Mme PHINERA-HORTH, M. RAMBAUD, Mme RAMIA, M. ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE

et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants


ARTICLE 5


Après l’alinéa 9

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

«…° Quatre représentants des chambres consulaires régionales. » ;

Objet

La création de conférences régionales de gouvernance de la sobriété foncière a été actée par la loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de lutte contre l'artificialisation des sols et à renforcer l'accompagnement des élus locaux de 2023.

Si ces instances ont démontré leur intérêt, il apparait toutefois nécessaire qu’elles soient ouvertes à l’ensemble des parties prenantes afin que la voix de chacun puisse être prise en compte dans le cadre de l’élaboration de la politique foncière locale.

Cela doit notamment être le cas pour les acteurs économiques qui sont confrontés à de véritables problématiques en matière de disponibilité du foncier. Comme le démontre une étude réalisée en 2024 par Intercommunalités de France, 41% des parcs d’activités seront saturés en 2025 et 93% le seront à horizon 2030. Ce manque de foncier peut impliquer le déménagement d’une entreprise faute de place, ou pire le fait qu’elle renonce à des investissements contribuant à sa croissance si son activité ne peut être déplacée en dehors du bassin d’emploi. Pour l’une comme pour l’autre des hypothèses, cela a des conséquences dommageables pour la collectivité sur le territoire de laquelle l’entreprise est installée.

C’est en ce sens, afin de s’assurer de la prise en compte des enjeux économiques dans l’élaboration de la politique de réduction de l’artificialisation, qu’il est proposé d’inclure des représentants des chambres consulaires au sein des conférences régionales de gouvernance de la sobriété foncière.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 44 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Non soutenu

Mme BONNEFOY et M. Michaël WEBER


ARTICLE 5


Après l’alinéa 9

Insérer un alinéa ainsi rédigé : 

« …° Cinq représentants de la société civile dont au moins un représentant d’association agissant dans le domaine de la protection de l’environnement. » ;

Objet

Cet amendement vise à intégrer dans les conférences de gouvernance de la sobriété foncière des acteurs de la protection de la nature comme les agences régionales de la biodiversité, les agences de l’eau ou les ONG environnementales ainsi que des représentants de l’habitat et du monde agricole.

Une meilleure représentation de ces acteurs permettrait d’enrichir les débats sur la lutte contre l’artificialisation des sols au niveau régional.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 63 rect.

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

MM. GROSVALET, CABANEL, BILHAC et GOLD, Mme GUILLOTIN, M. GUIOL, Mme JOUVE, MM. LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


ARTICLE 5


Après l’alinéa 9

Insérer un alinéa ainsi rédigé : 

« …° Les universités et les établissements publics fonciers qui opèrent sur le territoire, siégeant à titre consultatif. » ;

Objet

Cet amendement vise à associer les experts aux conférences régionales de gouvernance.

En effet, le prisme politique de la gouvernance du ZAN à l’échelon territorial peut être utilement complété par le prisme de l’expertise afin de définir de façon plus éclairée la territorialisation du ZAN. Cette évolution paraît souhaitable à deux égards :

- D’une part, en associant les experts en amont, les collectivités disposeraient d’une ressource supplémentaire pour arbitrer leur choix, dans la perspective notamment d’optimiser la consommation des sols par les projets de construction ;

- D’autre part, cet ajout favoriserait la circulation de l’information entre politiques et experts en matière d’application du ZAN. 

 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 147 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. CHASSEING et Vincent LOUAULT, Mme Laure DARCOS, M. ROCHETTE, Mme BOURCIER, MM. Alain MARC, GRAND, WATTEBLED et LAMÉNIE, Mme LERMYTTE, MM. CHATILLON, Jean Pierre VOGEL, BELIN et LEVI, Mme DUMONT, M. KHALIFÉ, Mme DREXLER, M. PILLEFER et Mme EVREN


ARTICLE 5


Après l’alinéa 9

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

«...° Des représentants des acteurs économiques locaux, désignés par les chambres consulaires et organisations représentatives des secteurs concernés par les objectifs de sobriété foncière, selon les modalités définies en concertation avec les instances régionales. » ;

Objet

Cet amendement a pour objectif d’intégrer les acteurs économiques locaux aux conférences régionales, lors des discussions relatives aux objectifs de sobriété foncière, menées de gouvernance de la politique de réduction de l’artificialisation des sols. Eux-mêmes engagés dans la transition écologique, ces acteurs doivent être pleinement associés aux concertations afin d’assurer la cohérence entre les impératifs de préservation de l’environnement et les réalités économiques locales. Leur implication garantit un déploiement équilibré des objectifs de sobriété foncière, tout en préservant le dynamisme et l’attractivité économique des territoires.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 79 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

MM. ANGLARS, SOL et PANUNZI, Mmes LASSARADE, LOPEZ et Frédérique GERBAUD, MM. BOUCHET et Daniel LAURENT, Mmes DUMONT, GOSSELIN et MULLER-BRONN, MM. HUGONET, BURGOA, BACCI, PACCAUD, SAUTAREL, KHALIFÉ, REICHARDT et BELIN, Mme BELRHITI, MM. DELIA, BRISSON et PAUMIER, Mmes JOSENDE, IMBERT et BORCHIO FONTIMP et MM. POINTEREAU, Paul VIDAL, RAPIN, SIDO et GENET


ARTICLE 5


Après l’alinéa 9

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

…) Au dixième alinéa du I de l'article L. 1111-9-2, les mots : « des territoires urbains, ruraux, de montagne et du littoral » sont remplacés par les mots : « de la diversité des territoires urbains et ruraux, en tenant compte de la grille communale de densité de l’Institut national de la statistique et des études économiques ainsi que des spécificités géographiques des communes de montagne de la loi n° 85-30 du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne et des communes littorales, définies par l’article L. 321-2 du code de l’environnement » ;

Objet

Il est prévu que la composition de la conférence régionale de gouvernance de la politique de réduction de l'artificialisation des sols assure une représentation équilibrée des territoires.

Cependant, l’équilibre doit seulement tenir compte des territoires « urbains, ruraux, de montagne et du littoral » selon la formulation retenue dans la loi. Cette précision est insuffisante et n’assure pas que la représentation soit équilibrée. Pour atteindre les objectifs d’une représentation équilibrée des territoires, il convient d'expliciter comment chaque type de territoire est représenté et selon quels principes.

Concernant la diversité des territoires, l’amendement précise qu’elle doit tenir compte de la grille de densité communale de l’INSEE qui est l’indicateur pertinent pour objectiver la diversité des territoires urbains et ruraux présent sur un territoire donné.

Concernant les communes dites de montagne ou littorale, l’amendement renvoie aux dispositions d'urbanisme prévues dans la loi.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 193

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Mme GACQUERRE et M. Jean-Marc BOYER

au nom de la commission des affaires économiques


ARTICLE 5


Alinéa 17

Rédiger ainsi cet alinéa :

5° Au VI, l'année : « 2027 » est remplacée par l'année : « 2030 ».

Objet

Amendement de coordination qui repousse de trois ans la date du bilan régional effectué par la conférence de sobriété foncière, afin de tenir compte du report de trois ans de la période de référence 2021-2031 à 2024-2034.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 77 rect.

13 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. DANTEC, JADOT et Grégory BLANC, Mme SENÉE, M. BENARROCHE, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et GONTARD, Mme GUHL, M. MELLOULI, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 6 


Alinéa 2

Supprimer cet alinéa.

Objet

Cet amendement a pour objectif de conserver le dispositif de garantie communale d’un hectare sur la période 2021-2031 et d’empêcher son renouvellement à chaque décennie comme cela a été prévu par la commission des affaires économiques tout en conservant la  possibilité de la mutualiser. 

En effet, cette garantie communale a pour inconvénient de complexifier assez largement la planification et l’aménagement des territoires en figeant une grande partie des hectares disponibles.

Par ailleurs, cet amendement vise également à restreindre le recours à la procédure simplifiée pour modifier les plans locaux d’urbanisme, afin d’assurer une information transparente et de qualité du public.



NB :Rectification en séance à la demande de l'auteur pour le rendre identique au 177 rect bis.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 177 rect. bis

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme BONNEFOY, MM. MONTAUGÉ, REDON-SARRAZY, FAGNEN et KANNER, Mme ARTIGALAS, M. BOUAD, Mmes BRIQUET et CANALÈS, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ, GILLÉ et Patrice JOLY, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, MM. OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, M. RAYNAL, Mme Sylvie ROBERT, MM. ROIRON, ROS, STANZIONE, UZENAT, Michaël WEBER

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 6 


Alinéa 2

Supprimer cet alinéa.

Objet

Cet amendement a pour objectif de conserver le dispositif de garantie communale d’un hectare sur la période 2021-2031. 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 194

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

M. Jean-Marc BOYER et Mme GACQUERRE

au nom de la commission des affaires économiques


ARTICLE 6 


I. – Alinéa 2, première phrase

Remplacer les mots :

de la promulgation de la présente loi

par les mots :

du 1er janvier 2024

II. – Après l’alinéa 5

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

- les mots : « cette surface minimale » sont remplacés par les mots : « la surface minimale mentionnée au premier alinéa du présent 3° bis » ;

Objet

Amendement rédactionnel et de coordination.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 5 rect.

7 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Non soutenu

MM. FOLLIOT et CANÉVET, Mme BILLON, M. KERN, Mme LOISIER et M. LEVI


ARTICLE 6 


Alinéa 2, deuxième phrase

Remplacer les mots : 

un hectare

par les mots :

deux hectares

Objet

La lutte contre l'artificialisation des espaces naturels est une priorité nationale, pour autant, elle ne doit pas se faire à l'encontre d'un développement harmonieux de nos territoires. Les communes rurales sont à même d'établir, avec bon sens, ce qui constitue une artificialisation dommageable et ce qui est impérieux ou nécessaire à son développement normal. La garantie communale, ou "surface minimale de développement communal" que nous avions instauré est cependant limitée par l'étendue de l'autorisation, qui est de un hectare.

Or, la limite inférieure d’un hectare de surface minimale de développement communal n’apparaît pas suffisante pour permettre aux communes rurales qui le souhaiteraient de définir des projets d’aménagement et de développement. La surface minimale de développement communal devrait donc être portée à deux hectares, c'est l'objet de cet amendement. Étant entendu que de nombreuses communes ne l'utiliseront pas, et au regard des règles de mutualisation, une telle disposition n'entraînerait dans le bilan national que des conséquences limitées tout en permettant à certaines communes très demandeuses de poursuivre leur développement.



NB :La rectification consiste en un changement de place de l'article additionnel après l'article 5 vers l'article 6.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 141

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Le Gouvernement


ARTICLE 6 


Alinéa 9 à 12

Remplacer ces alinéas par deux alinéas ainsi rédigés :

« Par dérogation aux articles L. 143-29 à L. 143-36 du code de l’urbanisme, et afin d’intégrer l’évolution de la déclinaison territoriale des objectifs de réduction de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers du fait de la mutualisation prévue au deuxième alinéa du présent 3° bis, l’évolution du schéma de cohérence territoriale peut être effectuée selon la procédure de modification simplifiée prévue aux articles L. 143-37 à L. 143-39 du code de l’urbanisme. 

« Par dérogation aux articles L. 153-31 à L. 153-44 du code de l’urbanisme, et afin d’intégrer la mutualisation prévue au deuxième alinéa du présent 3° bis, l’évolution du plan local d’urbanisme de la commune ou de l’établissement public intercommunal de coopération peut être effectuée selon la procédure de modification simplifiée pour modifier l’objectif chiffré de la consommation de l’espace prévu au quatrième alinéa de l’article L. 151-5 du même code, l’échéancier prévu à l’article L. 151-6-1 du même code et la délimitation prévue à l’article L. 151-9 du même code. »

Objet

L’objet du présent amendement est de clarifier les modalités de mutualisation de la garantie communale, à l’échelle de l’EPCI, du SCoT ou de la région, prévues par l’article 6 ajouté en Commission des affaires économiques.

Une surface d’un hectare est en effet garantie dans l’exercice de la territorialisation des objectifs, qui ne peut avoir pour effet de priver les communes d’une surface minimale. Dès lors que cette surface minimale a donc été attribuée par le document de rang supérieur (SRADDET, SCoT, ou PLUi), la commune peut à tout moment la mutualiser avec une autre commune du même EPCI. L’article 6 de la présente proposition de loi étend la possibilité pour une commune de mutualiser cette surface avec une autre commune à l’échelle du SCoT ou à l’échelle régionale.

Le présent amendement clarifie et sécurise les procédures d’urbanisme mobilisables pour faire évoluer les SCoT et les PLU(i) et ainsi tirer les conséquences de la mutualisation des garanties communales le cas échéant. Le recours à la modification simplifiée sera ainsi possible pour toutes les procédures relatives à la mutualisation, garantissant une souplesse d’utilisation aux collectivités. A l’inverse, soustraire l’ouverture et la fermeture de zones à l’urbanisation à toute procédure d’urbanisme, comme le prévoit l’article 6 actuellement, ferait peser un risque juridique fort sur les collectivités.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 78 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

MM. ANGLARS, SOL et PANUNZI, Mmes LASSARADE, Frédérique GERBAUD et LOPEZ, MM. BOUCHET et Daniel LAURENT, Mmes DUMONT, GOSSELIN et MULLER-BRONN, MM. HUGONET, BURGOA, BACCI et PACCAUD, Mme JOSEPH, MM. SAUTAREL, NATUREL, KHALIFÉ, REICHARDT et BELIN, Mme BELRHITI, MM. DELIA, Cédric VIAL, BRISSON et PAUMIER, Mmes JOSENDE, IMBERT et BORCHIO FONTIMP et MM. POINTEREAU, ROJOUAN, Paul VIDAL, RAPIN, SIDO et GENET


ARTICLE 6 


Après l’alinéa 2

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

...° Le premier alinéa est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Dans les communes classées peu denses ou très peu denses, au sens de la grille de densité communale de l’Institut national de la statistique et des études économiques, l’organe délibérant du bloc communal compétent en matière d’urbanisme peut, par une délibération motivée, autoriser la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers au titre de la garantie communale, lorsqu’il estime que l’intérêt de la commune le justifie. Pour bénéficier de la garantie communale, il ne peut être opposé à ces communes, de justifier d’une croissance démographique ou économique particulière, ou de démontrer l’absence de solution alternative en zone déjà artificialisée. » ;

Objet

Introduite par la loi du 20 juillet 2023 modifiant la loi Climat et Résilience, la garantie communale est codifiée à l'article 194 III 3° bis. Ce dispositif prévoit qu'entre 2021 et 2031, toute commune dotée d'un PLU(i) prescrit, arrêté ou approuvé avant le 22 août 2026 ne peut être privée d'une surface minimale de consommation d'ENAF d'un hectare.

Cette formulation « ne peut être privée » créé un droit opposable pour les communes. Néanmoins, ce droit est subordonné à plusieurs conditions cumulatives : l’existence d'un PLU(i), d'une carte communale ou document équivalent, le respect des objectifs de densité fixés par le SCoT et la compatibilité avec les orientations du SRADDET en matière de lutte contre l'étalement urbain. Il faut également noter que les communes soumises au Règlement National d'Urbanisme (RNU) sont exclues du dispositif, sauf si elles ont engagé l'élaboration d'un PLU avant la date limite.

Ces conditions viennent limiter le droit opposable de manière substantielle car la commune ou l’EPCI doit faire la démonstration d’un besoin local avéré, dans le cadre de son PLU/PLUi.

Les projets doivent répondre à des « besoins spécifiques de la commune », sans préciser les critères d'appréciation. Cette imprécision ouvre la voie à des interprétations divergentes entre porteurs de projets et services instructeurs. L’interprétation qui en résulte est souvent défavorable aux communes.

En effet, la jurisprudence récente montre une tendance des tribunaux administratifs à exiger trois critères : une justification démographique ou économique documentée, l'absence de solution alternative en zone déjà artificialisée, une compatibilité avec les objectifs climatiques territoriaux.

Cet amendement vise à éviter à éviter l’interprétation plus stricte qui est faite des dispositions légales et qui dénature ce qui avait été prévu, dans l’esprit du législateur, concernant la garantie communale. Pour cela, l’amendement protège la mise en œuvre de la garantie communale pour les communes peu denses et très peu denses, au sens de la grille communale de l’INSEE.

La garantie communale, qui avait été envisagée à l’origine comme une garantie « rurale », doit reconnaître les spécificités des territoires ruraux, où les besoins de développement sont différents de ceux des zones urbaines.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 81 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Adopté

MM. ANGLARS, SOL et PANUNZI, Mmes LASSARADE, Frédérique GERBAUD et LOPEZ, MM. BOUCHET et Daniel LAURENT, Mmes DUMONT et MULLER-BRONN, MM. HUGONET et BURGOA, Mme RICHER, MM. BACCI, PACCAUD, SAUTAREL, KHALIFÉ, REICHARDT et BELIN, Mme BELRHITI, MM. BRISSON et PAUMIER, Mmes JOSENDE, DREXLER et IMBERT et MM. POINTEREAU, ROJOUAN, Paul VIDAL, RAPIN, SIDO et GENET


ARTICLE 6 


Alinéa 7

Supprimer cet alinéa.

Objet

Dans l’approche ascendante de l’objectif ZAN, l’intention du législateur a été de préserver un droit bâtir dans toutes les communes. La garantie communale est la garantie pour chaque commune de disposer d’au moins un hectare à urbaniser au sein de l’enveloppe du PLUi, permettant à chaque commune de proposer des terrains à bâtir. Dans le cadre de la coopération intercommunale et du projet de territoire, la mutualisation de l’hectare communal a été pensé dès l’origine à l’échelle de l’intercommunalité.

La mutualisation à l’échelle de l’intercommunalité permet une cohérence territoriale à une échelle locale. Elle répond à une logique d’aménagement du territoire à l’échelle des bassins de vie et favorise la solidarité territoriale dans un espace cohérent. Par ailleurs, elle participe des synergies institutionnelles préexistantes et concourt à une intégration renforcée des politiques publiques locales.

La mutualisation à l’échelle régionale fait naitre le risque d’une perte de cette logique, d’une part, et pourrait renforcer l’urbanisation des zones déjà les plus artificialisées au détriment des territoires ruraux, d’autre part.

La régionalisation avait été écartée lors de l’examen parlementaire de la loi Climat Résilience en 2021. Les débats parlementaires au Sénat avaient relevé le risque de déconnexion qu’entrainerait une régionalisation de la mutualisation, en éloignant les décisions des réalités du terrain. Les débats parlementaires avaient également souligné la dimension uniformisante de la régionalisation avec une gestion trop centralisée des enveloppes foncières, qui ignorerait les spécificités micro-locales et risquerait de pénaliser certains territoires.

Cet amendement vise donc à éviter le risque de voir le potentiel de développement absorbé par les zones urbaines plus denses, sous prétexte de mutualisation.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 195

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Tombé

M. Jean-Marc BOYER et Mme GACQUERRE

au nom de la commission des affaires économiques


ARTICLE 6 


Alinéa 7

1° Première phrase

Remplacer les mots :

mentionné à l’article L. 143-16 du code de l’urbanisme compétent

par les mots :

en charge de son élaboration

2° Seconde phrase

Remplacer les mots :

mentionné au même article L. 143-16

par les mots :

en charge de l’élaboration du schéma de cohérence territoriale

Objet

Amendement rédactionnel.


NB : La mention « Tombé » signifie qu'il n'y avait pas lieu de soumettre l'amendement au vote du Sénat dans la mesure où soit l'objectif poursuivi par l'amendement a été atteint par l'adoption d'un autre amendement (ex. : amendement de rédaction globale incluant la modification proposée), soit, au contraire, l'amendement était incompatible avec un amendement précédemment adopté (ex. : l'adoption d'un amendement de suppression fait tomber tous les autres).





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 178

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Tombé

MM. GILLÉ, REDON-SARRAZY et FAGNEN, Mme ESPAGNAC, M. KANNER, Mme BONNEFOY, MM. MONTAUGÉ et UZENAT, Mme ARTIGALAS, M. BOUAD, Mmes BRIQUET et CANALÈS, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ et Patrice JOLY, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, MM. OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, M. RAYNAL, Mme Sylvie ROBERT, MM. ROIRON, ROS, STANZIONE, TISSOT, Michaël WEBER

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 6 


Alinéa 7

1° Après le mot :

compétent

insérer le signe et les mots :

. En l’absence de schéma de cohérence territoriale applicable, cette mutualisation peut être réalisée

2° Remplacer le mot :

régionale

par les mots :

de la région

Objet

Cet amendement vise à simplifier et clarifier la mutualisation de la surface minimale de consommation en priorisant l’échelle du schéma de cohérence territoriale (SCoT) quand celui-ci s’applique. 

Lorsque le SCoT n’est pas applicable, cette possibilité de mutualisation pourra être étendue à l’échelle régionale.

La mutualisation pourra être mobilisée sur la base de projets spécifiques, présentés par les communes à l’établissement public porteur du SCoT ou de la région.

Cette approche garantit une gestion plus locale et adaptée aux réalités du territoire tout en renforçant la capacité des communes à répondre aux enjeux d’urbanisation et en favorisant des projets de développement durable et cohérents à l’échelle du territoire.


NB : La mention « Tombé » signifie qu'il n'y avait pas lieu de soumettre l'amendement au vote du Sénat dans la mesure où soit l'objectif poursuivi par l'amendement a été atteint par l'adoption d'un autre amendement (ex. : amendement de rédaction globale incluant la modification proposée), soit, au contraire, l'amendement était incompatible avec un amendement précédemment adopté (ex. : l'adoption d'un amendement de suppression fait tomber tous les autres).





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 82 rect.

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

MM. ANGLARS, SOL, PANUNZI et SOMON, Mmes LASSARADE, Frédérique GERBAUD et LOPEZ, MM. BOUCHET et Daniel LAURENT, Mmes DUMONT, GOSSELIN et MULLER-BRONN, MM. HUGONET, BURGOA, BACCI et PACCAUD, Mme JOSEPH, MM. SAUTAREL, KHALIFÉ, REICHARDT et BELIN, Mme BELRHITI, MM. PERNOT, DELIA, BRISSON et PAUMIER, Mmes JOSENDE, DREXLER, IMBERT et BORCHIO FONTIMP et MM. POINTEREAU, ROJOUAN, Paul VIDAL, RAPIN, SIDO et GENET


ARTICLE 6 


Après l’alinéa 8

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« Dans les plans locaux d’urbanisme des communes classées peu denses ou très peu denses, au sens de la grille de densité communale de l’Institut national de la statistique et des études économiques, ou des établissements publics intercommunaux, les zones susceptibles de bénéficier de la surface minimale de consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers, mentionnée au 3° bis du III du même article, correspondent à l’ensemble des zones dans la continuité des parties actuellement urbanisées. Ces zones ne sont ouvertes à l’urbanisation qu’en cas d’utilisation de la surface minimale de consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers.

Objet

Lors de l’élaboration des Plan Locaux d’Urbanisme, pour les communes peu denses et très peu denses, qui disposent dans la plupart des cas de la garantie communale (soit 1 hectare, voire 2 hectares tout au plus), qui sont concernées par très peu de permis de construire, la planification de l’urbanisation se révèle problématique. Il est en effet souvent difficile d’identifier les quelques surfaces pouvant être l’objet de projets de construction. Les zonages de PLU sont donc souvent inadaptés et nécessitent de trop nombreuses révisions qu’il s’agit d’éviter.

Pour les communes peu denses et très peu denses, l’amendement vise à ce que les zones susceptibles de bénéficier de la surface minimale de consommation d'espaces naturels, agricoles correspondent à l’ensemble des zones dans la continuité des parties actuellement urbanisées.

Cela permet de permettre l’extension urbaine dans la continuité des parties actuellement urbanisées, dans l’esprit de ce qu’est le RNU, dont il ne s’agit pas de comptabiliser ou de limiter la surface dans le zonage du PLU. Ce nouveau zonage est destiné à recevoir les projets dans la limite de la surface à urbaniser autorisée pour la commune. Le décompte des surfaces ouvertes à l’urbanisation se fait au moment de l’examen des autorisations d’urbanismes.

L’amendement introduit une souplesse qui, tout en respectant la sobriété foncière et les surfaces maximum à urbaniser, offre la possibilité aux communes rurales d’examiner les projets au cas par cas, sur un zonage élargi, susceptible d’accueillir le projet sans bloquer le sens de l’extension urbaine, afin d’assurer une urbanisation maîtrisée et logique.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 155 rect. quater

11 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme VENTALON, MM. BACCI, RIETMANN, SAUTAREL, Daniel LAURENT, BELIN et PANUNZI, Mmes DUMONT, BELRHITI et JOSEPH, MM. SOL, KHALIFÉ, LEFÈVRE, NATUREL et BRISSON, Mmes BERTHET, DREXLER, JOSENDE et IMBERT, M. BOUCHET, Mme LASSARADE, MM. DELIA et KLINGER, Mme Pauline MARTIN et MM. BRUYEN, Paul VIDAL, MILON, SIDO, MEIGNEN, MOUILLER, ROJOUAN, SOMON, PERNOT et RAPIN


ARTICLE 6 


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

...° Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Un décret pris en Conseil d’État précise les modalités et la procédure à suivre pour bénéficier de cette surface minimale de consommation. » 

Objet

La loi n°2023-630 du 20 juillet 2023 visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols et à renforcer l’accompagnement des élus locaux a mis en place la garantie communale 1 ha visant à garantir à chaque commune française une capacité de développement territorial de 1 ha d’ici 2031 à condition d’être couverte par un plan local d’urbanisme (PLU) ou d’un document en tenant lieu, prescrit, arrêté ou approuvé avant le 22 août 2026.

Alors que cette garantie communale est une excellente nouvelle pour nos communes rurales, nombreuses sont celles qui s’interrogent sur sa mise en place. Ainsi, le présent amendement vise à ce qu’un décret pris en Conseil d’Etat précise les modalités et la procédure à suivre pour pouvoir en bénéficier.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 164

6 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. FAGNEN et REDON-SARRAZY, Mmes ESPAGNAC et BONNEFOY, M. KANNER, Mme ARTIGALAS, M. BOUAD, Mmes BRIQUET et CANALÈS, MM. CARDON, CHAILLOU, COZIC, DEVINAZ, GILLÉ, JACQUIN et Patrice JOLY, Mme LE HOUEROU, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, MM. MONTAUGÉ, OMAR OILI, OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, M. RAYNAL, Mme Sylvie ROBERT, MM. ROIRON, ROS, STANZIONE, TISSOT, UZENAT, Michaël WEBER

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 6 


Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé 

… – Une clause de revoyure est créée au plus tard le 1er octobre 2030 sur la garantie de développement communal pour vérifier sa bonne adéquation avec les autres critères de territorialisations, le fonctionnement du dispositif de mutualisation et son impact sur l’enveloppe foncière régionale.

Objet

Le principe de la garantie de développement communal répond à une volonté partagée de protéger les petites communes dans le processus de territorialisation des objectifs de sobriété foncière.

La mise en œuvre concrète du dispositif pose cependant des difficultés : d’une part elle complexifie dans certains cas l’application d’autres critères de territorialisation et elle peut entrainer un gel du foncier qui n’est bien entendu pas l’objectif recherché.

Par ailleurs, alors que la loi n° 2023-630 du 20 juillet 2023 visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de lutte contre l'artificialisation des sols avait fixé la garantie rurale à 1 hectare pour la période 2021/2031, la proposition de loi Trace repart pour un nouveau de délai de 10 ans ce qui nous emmène jusqu’en 2035.

Il nous parait donc essentiel de vérifier à mi-parcours, dans le cadre de la clause de revoyure proposée, si les correctifs proposés seront de nature à lever les blocages actuellement rencontrés.






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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 146 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G  
Retiré

MM. CHASSEING, Vincent LOUAULT et CHEVALIER, Mme Laure DARCOS, M. ROCHETTE, Mme BOURCIER, MM. Alain MARC, GRAND, WATTEBLED et LAMÉNIE, Mme LERMYTTE, MM. CHATILLON, Jean Pierre VOGEL, BELIN et LEVI, Mme DUMONT, MM. KHALIFÉ et LEMOYNE et Mmes DREXLER et EVREN


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 6 


Après l'article 6 

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

L’article L. 300-6-2 du code de l’urbanisme est ainsi rédigé :

« Art. L. 300-6-2. - Un projet présentant, en raison de son objet et de son envergure, notamment en termes d’investissement, une importance stratégique pour l’emploi, l’aménagement du territoire, la transition écologique ou la souveraineté nationale, peut être reconnu par décret comme un projet d’intérêt national majeur. »

Objet

Cet amendement vise à simplifier l’implantation de projets créateurs d’emplois et des projets stratégiques pour l’aménagement du territoire en leur reconnaissant la qualification de projet d’intérêt national majeur (PINM).

Les objectifs de réduction de l'artificialisation des sols ne doivent pas se faire au détriment de la vitalité économique des territoires. Dans un contexte d'optimisation du foncier, il apparaît primordial de protéger les projets les plus significatifs en termes de création d’emplois et de développement stratégique des territoires. Certains projets, en raison de leur importance pour l’emploi, la transition écologique, la souveraineté nationale ou l’investissement, doivent bénéficier d’un cadre juridique spécifique permettant de faciliter leur implantation et de sécuriser leur réalisation.

Les entrepôts logistiques, par leur rôle central dans l’organisation des flux de marchandises et la structuration des chaînes d’approvisionnement, illustrent notamment cette nécessité. Ces infrastructures jouent un rôle central pour préserver la compétitivité des territoires, limiter la fragmentation des installations logistiques et optimiser l’usage du foncier en concentrant les activités sur des sites stratégiques.

Ce dispositif permet donc de sécuriser l’implantation de ces infrastructures essentielles, en garantissant une prise en compte équilibrée des enjeux économiques et environnementaux dans les politiques d’aménagement du territoire.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 373 , 372 , 350)

N° 91 rect. bis

12 mars 2025


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G  
Non soutenu

MM. CANÉVET, DELAHAYE et LONGEOT, Mmes PATRU et DEVÉSA, M. BLEUNVEN, Mme JACQUEMET, M. FOLLIOT, Mme SAINT-PÉ et MM. PILLEFER et DUFFOURG


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 6 


Après l’article 6 

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Au I de l’article L. 300-6-2 du code de l’urbanisme, après les mots : « transition écologique », sont insérés les mots : « , l’aménagement du territoire, ».

Objet

Cet amendement vise à simplifier l’implantation de projets créateurs d’emplois et des projets stratégiques pour l’aménagement du territoire en leur reconnaissant la qualification de projet d’intérêt national majeur (PINM).

Les objectifs de réduction de l'artificialisation des sols ne doivent pas se faire au détriment de la vitalité économique des territoires. Dans un contexte d'optimisation du foncier, il apparaît primordial de protéger les projets les plus significatifs en termes de création d’emplois et de développement stratégique des territoires.

Certains projets, en raison de leur importance pour l’emploi, la transition écologique, la souveraineté nationale ou l’investissement, doivent bénéficier d’un cadre juridique spécifique permettant de faciliter leur implantation et de sécuriser leur réalisation. 

Ce dispositif permet donc de sécuriser l’implantation d'infrastructures essentielles, en garantissant une prise en compte équilibrée des enjeux économiques et environnementaux dans les politiques d’aménagement du territoire.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.