Projet de loi Projet de loi de finances pour 2026

Direction de la Séance

N°II-262

28 novembre 2025

(1ère lecture)

SECONDE PARTIE

MISSION TRAVAIL, EMPLOI ET ADMINISTRATION DES MINISTÈRES SOCIAUX

(n° 138 , 139 , 142)


AMENDEMENT

C
G  
En attente de recevabilité financière

présenté par

M. Jean-Baptiste BLANC


Article 49 (crédits de la mission)

(État B)

Consulter le texte de l'article ^

Modifier ainsi les crédits des programmes :

(en euros)

Programmes

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

 

+

-

+

-

Accès et retour à l’emploi

19 800 000

 

19 800 000

 

Accompagnement des mutations économiques et développement de l’emploi

 

19 800 000

 

19 800 000

Amélioration de la qualité de l’emploi et des relations du travail

 

 

 

 

Soutien des ministères sociaux

dont titre 2

 

 

 

 

TOTAL

19 800 000

19 800 000

19 800 000

19 800 000

SOLDE

0

0

Objet

Cet amendement vise à garantir la poursuite et le plein développement, en 2026, de l’expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée (TZCLD), conduite sur le fondement de la loi n° 2020-1577 du 14 décembre 2020.

Alors que 83 territoires sont aujourd’hui habilités et que plus de 6 000 personnes ont déjà retrouvé un emploi durable grâce au projet, les crédits inscrits dans le projet de loi de finances pour 2026 (68,8 M€) ne permettent ni d’assurer le maintien des emplois existants, ni de soutenir les trajectoires d’embauche prévues dans les territoires.

Les évaluations récentes de la Cour des comptes (20 juin 2025) et du Comité scientifique (23 septembre 2025) confirment pourtant la pertinence, l’efficacité et l’utilité sociale du dispositif, qui constitue un levier majeur de lutte contre la privation durable d’emploi et un investissement rentable pour la collectivité.

Afin d’éviter une rupture du principe d’exhaustivité — fondement de la démarche — et d’assurer la continuité de l’action des entreprises à but d’emploi, cet amendement propose de porter les crédits 2026 consacrés à l’expérimentation à 88,6 M€, en prenant en compte :
– les effectifs présents au 31 décembre 2025 (effet report) ;
– les trajectoires d’embauche 2026 des EBE existantes ;
– les besoins des nouvelles EBE à conventionner et des territoires en voie d’habilitation.

Pour respecter les règles de recevabilité financière, ce renforcement est gagé par un ajustement interne au sein des programmes, sans que cette diminution soit souhaitée. Il est donc demandé au Gouvernement de lever le gage.