Proposition de loi Clarifier les obligations de rénovation énergétique des logements

Direction de la Séance

N°6

28 mars 2025

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 479 , 478 )


AMENDEMENT

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

présenté par

MM. JADOT, GONTARD, BENARROCHE, Grégory BLANC et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. MELLOULI, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 1ER

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Après l’alinéa 16

Insérer un alinéa ainsi rédigé : 

« La réduction de loyer prend fin au terme des travaux de rénovation énergétique, à moins que la consommation énergétique du logement, estimée dans le document mentionné à l’article L. 126-26 du code de la construction et de l’habitation, demeure supérieure à 450 kilowattheures d’énergie finale par mètre carré de surface de référence et par an. »

Objet

La commission des affaires économiques a supprimé la disposition faisant persister la réduction de loyer dans le cas où le propriétaire a exécuté tous les travaux ordonnés par le juge mais que la performance énergétique de son logement demeure supérieure à 450 kilowattheure par mètre carré et par an. 

Il s’agit d’un recul et cet amendement prévoit de rétablir cette continuité de réduction de loyer . 

Cette disposition initialement adoptée en commission à l’Assemblée nationale vise à prévoir une mesure spécifique pour les logements dits « G+ », qui sont considérés comme énergétiquement indécents depuis le 1er janvier 2023.

La gravité de l’indécence énergétique de ces logements justifie que le juge puisse prononcer, en ce qui les concerne, une baisse de loyer permanente, qui reste proportionnée au préjudice subi par le locataire, mais ne s’arrête pas à la fin des travaux que le juge a ordonnés, quand ces travaux ne permettent pas de sortir du statut de G+.

Le loyer sera donc diminué du montant du surcoût énergétique infligé au locataire jusqu’à ce que le bailleur prouve, avec un DPE, que la consommation conventionnelle a diminué en dessous du seuil de 450 kWh / m²/an.