C. LA HAUSSE SOUTENUE DES CRÉDITS DÉDIÉS À L'AIDE ALIMENTAIRE DOIT PERMETTRE UNE PLUS GRANDE SÉCURITÉ DE L'APPROVISIONNEMENT DES BANQUES ALIMENTAIRES
En augmentation de 6,70 %, les crédits consacrés à l'aide alimentaire atteindraient 159 millions d'euros en 2026. Après des années de mise à contribution due à la crise inflationniste, le rapporteur constate que le financement des associations concernées se stabilise, sans pour autant que la précarité alimentaire ne diminue en France. Les associations auditionnées alertent en outre sur les transformations des publics bénéficiaires, avec de plus en plus de jeunes, mais également de personnes en emploi stable.
Par ailleurs, de vraies difficultés demeurent dans les territoires ultramarins, où le coût de la vie demeure élevé du fait des contraintes géographiques et économiques, ainsi que dans certains espaces de la ruralité où la précarité énergétique s'ajoute parfois à l'enclavement en l'absence de moyen de transport individuel.
Le rapporteur tient à relayer les félicitations adressées par les associations à l'opérateur France Agrimer, dont la politique d'achat s'est sensiblement améliorée en trois années. De même, le programme « Mieux manger pour tous », doté de 80 millions d'euros pour 2026, permet dans le cadre du Pacte des solidarités de prendre en compte des objectifs d'amélioration de la qualité nutritionnelle et gustative, avec un volet local qui autorise le développement des alliances entre producteur, associations et collectivités territoriales.

